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Entrée principale

La Tour de la Paix
La Tour de la Paix

La Tour de la Paix est le joyau d'une structure magnifique, et elle est l'un des monuments les mieux connus au Canada. Tout comme l'ancienne Tour Victoria, cet élément dominant de la Colline du Parlement est un campanile séparé de l'édifice principal par des murs vitrés.

Pendant la construction de l'édifice du Centre, l'architecte John A. Pearson a soigneusement étudié la conception de la tour et a produit, à différents intervalles, des croquis et des modèles d'étude. On dit que Pearson rêvait de la tour et que, selon ses propres mots, elle occupait ses pensées nuit et jour, tellement il souhaitait réaliser un plan qui traduirait de manière satisfaisante sa vision esthétique et technique. Son souci du détail lui a permis de créer une œuvre architecturale splendide agrémentée, à l'intérieur et à l'extérieur, de détails raffinés. La tour comprend une Chapelle du Souvenir, un carillon, une horloge, une aire d'observation et une flèche qui s'élance vers le ciel.

Le 1er septembre 1919, le prince de Galles a posé la pierre angulaire de la tour et l'a nommée Tour de la Paix et de la Victoire. C'est en 1927 cependant, à l'occasion des célébrations marquant le 60e anniversaire de la Confédération, que la tour a reçu son nom définitif. Le premier ministre Mackenzie King tenait beaucoup à donner à cet important monument un nom qui témoignerait de son rôle de symbole des principes pour lesquels le Canada avait combattu pendant la Première Guerre mondiale et aussi des nobles aspirations de la population canadienne. Comme pour bien d'autres décisions entourant la reconstruction de l'édifice du Centre, l'opinion de l'architecte Pearson a dû avoir une influence considérable. Dans une lettre qu'il adressait au premier ministre, il disait que, dans sa conception de la tour, la paix était la valeur dominante, et qu'il croyait qu'elle évoquait une dignité paisible.

À l'exception des entrées voûtées, la sculpture architecturale de la Tour de la Paix a été terminée à la fin de 1928. Conformément à la tradition architecturale gothique, Pearson a voulu donner une place importante à l'ornementation héraldique en installant d'énormes blocs de grès destinés à être sculptés. À l'automne 1937, alors que la décoration à la base de la Tour de la Paix prenait forme, des journalistes comparaient l'élégante arche principale aux plus beaux portails d'Europe. Sculptée dans du grès de Wallace provenant de la Nouvelle-Écosse, l'ornementation de l'archivolte est remarquable en raison de la grande qualité de l'exécution et de son caractère distinctif, qui met en relief l'identité canadienne. Les symboles et les emblèmes nationaux et provinciaux, alliés à des éléments du patrimoine naturel du pays, ont été choisis pour les principales entrées du plus important édifice public du Canada.

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