Interventions à la Chambre des communes
 
 
 
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Voir le profil de Pierre Paul-Hus
PCC (QC)
Monsieur le Président, nos hommes et nos femmes en uniforme sont aux premières loges pour voir le triste spectacle offert par les libéraux et le premier ministre.
Depuis un an, l'opposition, les experts et les militaires disent au gouvernement de cesser d'induire les Canadiens en erreur, avec l'achat inutile de 18 appareils Super Hornet. Le ministre a perdu toute sa crédibilité. Les citoyens comprennent aussi que le premier ministre improvise sur le dos de la sécurité nationale.
Le gouvernement peut-il cesser d'improviser et enfin tenir un processus ouvert et transparent dans le dossier de remplacement des avions de chasse, et ce, afin de donner aux militaires l'équipement auquel ils ont droit dès maintenant?
Voir le profil de Harjit S. Sajjan
Lib. (BC)
Monsieur le Président, j’ai été très fier d’annoncer, dans le cadre de la nouvelle politique de défense du gouvernement, que nous allons acheter non pas 65 mais 88 avions de chasse au terme d’un appel d’offres concurrentiel, complet et transparent qui nous permettra de remplacer toute la flotte.
Nous investissons aussi dans la flotte actuelle. Il existe bel et bien une lacune sur le plan de la capacité que nous devons combler pour faire en sorte que la force aérienne dispose de tous les avions nécessaires pour répondre simultanément à tous ses engagements.
Voir le profil de Anthony Housefather
Lib. (QC)
Voir le profil de Anthony Housefather
2017-06-20 18:20 [p.13044]
Monsieur le Président, c'est pour moi un honneur et un plaisir de prendre la parole aujourd'hui pour appuyer le projet de loi S-232.
Les députés savent-ils qui a inventé le téléphone? Je suis certain que la plupart le savent. C'est Alexander Graham Bell. Toutefois, savent-ils qui a rendu le téléphone exploitable? Je ne suis pas certain qu'ils le savent. C'était un Juif canadien qui s'appelait Emile Berliner. Cet homme a rendu le téléphone exploitable, mais aussi le microphone, et il a créé le gramophone.
Combien de députés savent qui est le premier champion mondial canadien de patinage artistique? En 1891, un Montréalais du nom de Louis Rubenstein est allé à Saint-Pétersbourg participer au premier championnat mondial de patinage non officiel. En guise de bienvenue, les Russes ont jeté M. Rubeinstein en prison parce qu'il était Juif, mais, comme il était porteur d'une lettre de son ami, le gouverneur général lord Stanley, demandant qu'on lui délivre un sauf-conduit, l'ambassadeur britannique est intervenu. M. Rubenstein a donc pu participer aux compétitions et il remporté le championnat mondial. De retour à Montréal, il a créé l'Association de patinage amateur du Canada. Il a ensuite été conseiller municipal pour la Ville de Montréal jusqu'à la fin de sa vie. Ce sont là deux exemples de Canadiens de confession juive qui, au cours des 280 dernières années, ont contribué au dynamisme de notre pays et de notre continent.
Avant de parler de ce que les Juifs ont apporté au Canada, je veux parler de ce que le Canada a apporté aux Juifs.
En tant que juif canadien, je ne peux pas exprimer à quel point je suis fier que le Canada soit mon pays, que le Québec soit ma province et que je sois un Montréalais.
Ces trois identités sont interchangeables. Elles ont permis aux générations précédentes de ma famille et à moi-même de prospérer.
Au cours de leur histoire, les Juifs ont été persécutés dans le monde entier, que ce soit en Europe, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. De nombreux pays ont expulsé les Juifs, ils les ont enfermés dans des ghettos et ils les ont forcés à porter des symboles pour montrer leur différence. Or, l'expérience des Juifs en Amérique du Nord — au Canada et aux États-Unis —, où ils sont arrivés comme des égaux, qu'ils ont été accueillis et où la liberté de religion régnait, a fait du Canada ce que mes ancêtres ont appelé goldene medina, ce qui signifie l'État doré. Il s'agissait des États-Unis et du Canada. C'est pourquoi de nombreuses générations de Juifs fuyant la persécution au XIXe et au XXe siècles sont venues ici pour fonder une communauté qui compte plus de 400 000 Canadiens d'origine juive et qui considèrent maintenant le Canada comme leur pays.
Je remercie le Canada de ce qu'il a fait pour ma communauté et pour moi-même. La raison pour laquelle nous aimons ce pays et que nous sommes tellement patriotiques, c'est qu'il nous a offert des débouchés qu'aucun autre pays n'était prêt à nous offrir. Par conséquent, le Mois du patrimoine juif canadien célébrera non seulement les contributions des Canadiens d'origine juive, mais, pour les Canadiens d'origine juive, il célébrera aussi le pays qui leur a donné des possibilités aussi formidables.
Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, les Canadiens juifs ont été parmi les premiers immigrants au pays après les Autochtones. Même dans l'histoire de la Nouvelle-France, des Juifs sont venus ici. Il y a l'histoire d'Esther Brandeau, qui est venue ici habillée comme un homme et a finalement été expulsée et renvoyée en France parce qu'elle refusait de se convertir au catholicisme, et la Nouvelle-France était fermée aux gens qui n'étaient pas catholiques.
Les Juifs ont toujours fait partie du paysage. En 1740, un dénommé George Hart s'est établi à Montréal, en provenance de la Nouvelle-Angleterre. Il a été le premier Juif à s'établir au Québec, et non Aaron Hart, qui est arrivé en 1760 avec l'armée britannique. Le Québec, le Bas-Canada, a été le premier pays au monde à accorder aux Juifs les pleins droits politiques et civils en 1832, sous l'intendance de Louis-Joseph Papineau.
La communauté juive a grandement contribué aux débuts de ma ville, Montréal. David David a été l'un des premiers gouverneurs de la Banque de Montréal et a siégé au premier conseil d'administration. Un dénommé Jesse Joseph a été président de la première Montreal Gas Company, connue plus tard sous le nom de Montreal Light, Heat and Power Company, et a créé la Montreal Telegraph Company. Moses Hayes a été chef de police de Montréal dans les années 1850 et 1860.
En 1871, Henry Nathan, de Victoria, est devenu le premier Canadien d'origine juive à être élu à la Chambre des communes. Depuis, des Canadiens d'origine juive ont servi leur pays avec honneur au sein des trois principaux partis politiques. David Barrett, un néo-démocrate juif, a été premier ministre de la Colombie-Britannique. M. Marshall, un conservateur juif, a été premier ministre de Terre-Neuve. Des générations et des générations de Juifs, comme David Croll et Irwin Cotler, ont fait partie des trois principaux partis politiques du Canada, dont le Parti libéral. Encore de nos jours, nous avons des gens qui viennent de Montréal, ma ville d'origine. Je pense aux sénateurs Judith Seidman et Marc Gold, ainsi qu'aux députés Irwin Cotler, Lawrence Bergman et David Birnbaum, qui ont siégé à la Chambre des communes ou à l'Assemblée nationale. Mitchell Brownstein, Bill Steinberg, Russell Copeman ont été maires. Marvin Rotrand a été conseiller municipal. La liste est longue. Nous faisons partie de la discussion et de l'histoire de ce pays.
Les Juifs servent honorablement dans nos forces armées depuis la guerre de 1812.
Les juifs ont servi pendant la rébellion des Patriotes en 1837. Durant la Première Guerre mondiale, plus de 4 000 juifs ont servi dans les Forces armées canadiennes et pendant la Seconde Guerre mondiale, plus de 20 000 juifs ont servi leur pays fidèlement.
Pendant cette période, nous avons créé des institutions qui ont servi non seulement notre communauté, mais également l'ensemble des Canadiens.
C'est curieux, mais les gens s'imaginent que les Canadiens d'origine juive viennent uniquement de grandes villes, comme Toronto, Montréal, Vancouver, Edmonton et Calgary. Cependant, la première vague d'immigrants juifs, des Juifs séfarades, est arrivée dans les années 1760. Par la suite, d'autres vagues d'immigrants juifs sont arrivées d'Europe, et ces immigrants se sont établis dans de petites villes canadiennes et ont créé des peuplements agricoles en Saskatchewan et en Alberta, comme ceux d'Edenbridge et de Wapella, et ouvert des magasins de quartier et des commerces à des endroits comme Glace Bay et Yarmouth, en Nouvelle-Écosse.
Partout au pays, des Canadiens d'origine juive se sont intégrés dans les collectivités et ont travaillé aux côtés de leurs soeurs et de leurs frères chrétiens, ainsi qu'aux côtés de personnes d'autres confessions qui sont arrivées plus tard pour bâtir le pays.
À Montréal, nombre de nos institutions, pas seulement des institutions juives, mais d'autres également, ont été créées par des familles juives, notamment les familles Bronfman, Kolber, Reitman, Vineberg, Segal, Adam, Azrieli, Goodman, Bissell, Martz, Goldbloom, Pascal, Gewurtz, Weiner, Steinberg, Garber, Cumming, Paperman et Black.
Nous avons été rejoints par une communauté vibrante venue des pays arabes et qui avait été victime d'antisémitisme après la Seconde Guerre mondiale. Cette communauté s'est établie au Canada, particulièrement au Québec et à Montréal. Cette communauté a non seulement trouvé une sérénité, mais elle a produit des leaders communautaires très forts. Ils ont bâti des institutions, non seulement pour la communauté juive, mais pour tous les Québécois et tous les Canadiens. Ce sont des personnes comme Emile et Aline Malka, Moise Ohana, Sylvain Abitbol, Geneviève Busbib, Marc Kakon, Laurent Amram, Henri et Edmond Elbaz, Betty Elkaim, Jo et Dolly Gabay, Jacques Golbert, Haim Abenhaim, Sidney Elhadad, et plusieurs autres personnes encore. Il y en a tellement.
Nous soulignons cette année le 100e anniversaire de la Fédération CJA, de la UJA Federation of Greater Toronto et de la Fédération CJA de Montréal. Cette fédération est le principal organisme qui regroupe tous les autres organismes juifs.
Je m'en voudrais de ne pas saluer également les chefs de file de la communauté qui ont contribué à bâtir les organismes juifs du pays et de la région de Montréal, y compris Dorothy Reitman, Sheila Kussner, Barbara Seal, Lillian Vineberg, Nancy Rosenfeld, David Cape, Goldie et Shelly Hershon, Susan Laxer, Evan Feldman, David Amiel, Jack et Pascale Hasen, Deborah Corber, Reuben Poupko, Dean Mendel, Gail et Heather Adelson, Karen Laxer, Joel Shalit, Stanley Plotnick, Mark Merson, Sidney Margles, Eta Yudin, Eddy Wiltzer, Gary Shapiro, Monica Bensoussan et, bien sûr, le grand rabbin Wilfred Shuchat, qui, à l'âge de 96 ans, sert toujours la congrégation Shaar Hashomayim. Tout en soulignant les contributions individuelles de ces membres de la communauté juive, je tiens à rappeler que toute la communauté a apporté sa contribution.
J'espère que le Mois du patrimoine juif canadien sera une occasion pour tous les Canadiens de prendre le temps de découvrir la communauté juive de leur région. De cette façon, nous pourrons combattre et éradiquer l'antisémitisme sous toutes ses formes. Lorsque nous apprenons à connaître nos concitoyens, nous avons moins de préjugés à leur endroit.
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PCC (MB)
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2017-06-20 22:54 [p.13079]
Monsieur le Président, je suis heureux de prendre la parole aujourd'hui pour revenir sur une question que j'ai soulevée le 4 mai dernier. J'ai demandé au ministre de la Défense nationale d'expliquer pourquoi les libéraux avaient décidé de supprimer la prime de danger à laquelle avaient droit les troupes canadiennes qui se trouvaient à ce moment-là au Koweït, au camp Arifjan, pour lutter contre le groupe armé État islamique. Nous avions déjà établi que le ministre de la Défense nationale avait une relation très particulière avec les troupes.
Nous avons entendu ce qu'avaient à dire les anciens combattants. Ils nous ont dit ce qu'ils pensaient non seulement du fait que le ministre avait embelli ses états de service, mais également du fait que le moral des militaires en cours de déploiement et de leur famille avait été miné par l'idée que le gouvernement tentait de s'en prendre à leur prime de danger.
Un militaire avec 27 ans d'expérience a déclaré: « Le ministre de la Défense ne peut plus rester à la tête des hommes et des femmes des Forces armées canadiennes après avoir ainsi perdu leur confiance et leur respect. »
Je reconnais que le problème de la prime de danger a été réglé. Le gouvernement a été obligé de faire marche arrière en raison de la pression que les députés de l'opposition et les Canadiens ont exercée contre lui. Le gouvernement a été obligé d'accepter une motion que j'ai proposée à la Chambre dans le but de rétablir la prime de danger pour tous les soldats qui participaient à la lutte contre le groupe armé État islamique, y compris ceux qui étaient déployés au Koweït, surtout au camp Arifjan. On sait que les libéraux ont eu tellement honte qu'ils l'ont incluse dans l'examen de la politique de défense.
Aujourd'hui, je voudrais parler du bilan de la dernière année du ministre de la Défense nationale. Des membres des Forces armées canadiennes et des anciens combattants nous ont dit qu'ils avaient été offusqués que le ministre ait dit qu'il avait été l'architecte de l'opération Méduse. Ce n'était pas un lapsus. C'était écrit dans ses notes d'allocution pour un discours en Inde, le 18 avril. Il a dit qu'il avait été l'architecte de l'opération Méduse la première fois qu'il avait été nommé à Kandahar, en 2006. Il l'a aussi dit en 2015 en tant que candidat libéral.
Pour décrire les effets de cette déclaration sur les anciens combattants et les troupes, le lieutenant-colonel à la retraite Shane Schreiber a affirmé que le ministre, en tant que soldat, n'aurait probablement pas dit une telle chose, mais que le ministre, en tant que politicien, a pensé qu'il pourrait s'en tirer. Il a dit: « Lorsqu'un politicien ne pèse pas ses mots, ses paroles peuvent venir le hanter. » Il a ajouté: « Aucun bon soldat ne tenterait de s'approprier les honneurs qui reviennent à un frère d'armes. » C'est ce qu'on appelle couramment l'usurpation de hauts faits.
Le ministre a présenté ses excuses à ce sujet, mais il a miné sa crédibilité parce que la déclaration induisait délibérément en erreur la Chambre, les Canadiens et les gens qui l'écoutaient en Inde.
Nous savons également qu'il a induit la Chambre en erreur à diverses autres occasions.
Il a ainsi affirmé que le retrait des CF-18 de l'opération Impact dans le cadre de la guerre contre le groupe État islamique était accepté par nos alliés. Il a dit en décembre 2015 qu'il n'avait pas discuté une seule fois des CF-18. Toutefois, dans des courriels envoyés par de hauts fonctionnaires — que nous avons obtenus au moyen d'une demande d'accès à l'information —, on peut lire que le ministre irakien de la Défense s'est montré clairement préoccupé par la décision du Canada d'ordonner le retrait de ses chasseurs CF-18 et de ne plus participer aux frappes aériennes de la coalition. Il a d'ailleurs demandé à plusieurs reprises au ministre de la Défense de reconsidérer cette décision.
Nous savons également que, à de nombreuses reprises, des porte-parole kurdes ont affirmé vouloir que nos CF-18 soient maintenus dans la lutte contre le groupe État islamique, mais le ministre de la Défense nationale libéral les a rapatriés.
Nous savons en outre que, au cours de la dernière année, le ministre s’est occupé de toute la question de…
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Lib. (QC)
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2017-06-20 22:58 [p.13080]
Monsieur le Président, la question initiale de mon collègue concernait notamment la rémunération des troupes qui sont déployées au Koweït pour lutter contre Daech dans le cadre de l'opération Impact. Le député d'en face a aussi fait allusion au ministre de la Défense nationale dans son allocution.
Je suis heureux qu'il me donne l'occasion de réaffirmer que le ministre est un ancien réserviste qui comprend parfaitement les besoins des militaires et de leurs familles et qui estime que nos militaires constituent de loin notre plus grand atout. C'est un ministre qui, chaque jour, met son expérience de terrain, son expertise et son énergie au service des hommes et des femmes qui portent l'uniforme. C'est un ministre qui veille à ce que les militaires disposent des ressources, de la formation, de l'équipement et du soutien dont ils ont besoin pour mener à bien les missions et les opérations qui leur sont confiées.
Tout comme le ministre, l'ensemble de notre gouvernement est déterminé à faire en sorte que les membres des Forces armées canadiennes bénéficient de toutes les prestations nécessaires pour s'occuper de leurs familles ici, au Canada, en particulier lorsqu'ils sont envoyés en mission à l'étranger.
C'est pourquoi nous avons appuyé la motion déposée par le député d'en face en mars dernier concernant les allégements fiscaux en vigueur pour les militaires envoyés au Koweït. Cette motion a été débattue le 9 mars dernier et a été adoptée à l'unanimité à la Chambre.
Le ministre de la Défense nationale s'est personnellement engagé dans ce dossier dès février 2016. Le 18 mai, le ministre de la Défense nationale a annoncé que nous offririons un allégement fiscal à tous les membres des Forces armées canadiennes qui participent aux opérations internationales nommées par le chef d'état-major de la Défense, jusqu'au taux de solde le plus élevé de lieutenant-colonel. Ce changement est rétroactif à janvier 2017. De plus, cette mesure n'affecte pas les indemnités de difficulté, de risque ou d'opération qui sont prévues dans les Directives sur le service militaire à l'étranger et dont le versement se poursuivra.
Nos femmes et nos hommes en uniforme qui participent à des opérations à l'étranger accomplissent un travail extraordinaire. Ils sont bien entraînés et hautement qualifiés et font la fierté de tous les Canadiens d'un océan à l'autre. Ils représentent le Canada avec professionnalisme et courage, et nous leur en sommes très reconnaissants.
Ainsi, notre nouvelle politique comprend plusieurs mesures qui feront en sorte que nos troupes seront prises en charge de façon adéquate, tant lors de leur transition de la vie civile à la vie militaire que lors de leur transition à la vie civile au terme de leur carrière.
Nous avons placé nos militaires et leurs familles au coeur de cette politique en nous assurant qu'ils ont les soins, le soutien, la formation et les ressources dont ils ont besoin pour accomplir ce que nous leur demandons. La nouvelle politique de défense du gouvernement comporte une nouvelle vision et une nouvelle approche en matière de défense. Nous avons fourni une orientation claire concernant les priorités en matière de défense pour les 20 prochaines années, et nous avons fait correspondre à cette orientation des investissements à long terme pour financer pleinement la mise en oeuvre de notre nouvelle politique.
Le gouvernement a établi un plan ambitieux, mais réaliste, pour que le Canada puisse répondre aux défis d'aujourd'hui et de demain en matière de défense. Les dépense militaires annuelles augmenteront au cours des 10 prochaines années et passeront de 18,9 milliards de dollars à 32,7 milliards de dollars par année. Les effectifs de la Force régulière augmenteront de 3 500 membres, tandis que ceux de la Force de réserve augmenteront de 1 500 membres. Nous ferons également des investissements pour acquérir, maintenir et actualiser les capacités des Forces armées canadiennes.
Le ministre de la Défense nationale a beaucoup à coeur les troupes, et la nouvelle politique de défense en est le reflet.
Voir le profil de James Bezan
PCC (MB)
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2017-06-20 23:02 [p.13081]
Monsieur le Président, nous ne remettons pas en question le bilan du ministre. Nous nous demandons s’il est digne de confiance. Par exemple, on s’est adressé à un fournisseur unique pour l’acquisition de 18 Super-Hornet alors que le déficit de capacité dans ce secteur est imaginaire. Nous savons déjà que 88 % des experts en matière de défense et 13 anciens commandants de l’Aviation royale du Canada ont déclaré qu’il n’y avait pas de déficit de capacité.
Sous ce ministre, on a déjà constaté des compressions de l'ordre de 12 milliards de dollars en deux budgets. Le gouvernement a procédé à un examen de la politique de défense, mais aucun budget n’est prévu pour l’étayer. S’il n’y a pas de budget, tout ce qu’il contient ce sont des promesses creuses.
Le ministre fait sa tournée. Les Canadiens et les membres des Forces armées canadiennes espèrent que ce sera sa tournée d’adieu parce qu’il s’agit d’un ministre qui a essayé de mousser une idée qui n'est pas financée. Le ministre des Finances a déclaré que les Forces armées canadiennes sont actuellement bien équipées. Je peux dire à la Chambre qu’il n’y a pas d’argent pour financer les mesures annoncées par le gouvernement.
Voir le profil de Jean Rioux
Lib. (QC)
Voir le profil de Jean Rioux
2017-06-20 23:03 [p.13081]
Monsieur le Président, dans un contexte de sécurité internationale complexe et imprévisible, le Canada se doit d'anticiper les nouvelles menaces et les nouveaux défis, de s'adapter à l'évolution du contexte et d'agir avec des capacités militaires décisives.
Je tiens à souligner que le ministre a présidé à la plus importante consultation des dernières années en vue de l'élaboration de la nouvelle politique de défense du Canada. Sa passion indéfectible a permis de planifier pour les 20 prochaines années la protection du Canada, la sécurité de l'Amérique du Nord et l'engagement lié au maintien de la stabilité dans un monde en constante évolution.
Comme le chef d'état-major de la Défense l'a mentionné lors du dévoilement de la nouvelle politique de défense, c'est une bonne journée pour les gens en uniforme. La satisfaction et le respect que portent les membres des Forces armées canadiennes à l'égard du ministre de la Défense nationale sont très manifestes sur le terrain, et j'en ai maintes fois été témoin.
Voir le profil de Robert Oliphant
Lib. (ON)
Voir le profil de Robert Oliphant
2017-06-19 14:47 [p.12924]
Monsieur le Président, pendant des décennies, les gais, les lesbiennes, les bisexuels, les trans et les queers ont été victimes de discrimination de la part du gouvernement canadien. Des milliers de fonctionnaires et de membres des forces armées ont été renvoyés en raison de leur orientation sexuelle ou forcés à avoir une double vie s'ils ne voulaient pas perdre leur emploi ou même être poursuivis en justice.
Je suis fier des efforts déployés par le gouvernement pour bâtir une meilleure relation avec les gens de ma communauté, pour défendre leurs droits au pays et à l'étranger. Il reste cependant beaucoup de travail à accomplir. La ministre de la Justice pourrait-elle nous expliquer ce que le gouvernement compte faire pour panser les plaies de la communauté LGBTQ2?
Voir le profil de Jody Wilson-Raybould
Lib. (BC)
Monsieur le Président, je suis incroyablement fière du travail que le gouvernement accomplit.
Le Canada embrasse la diversité et l'inclusion. Nous voulons que chacun ait la liberté d'être lui-même. C'est pourquoi je suis incroyablement fière que le Sénat ait adopté le projet de loi C-16 la semaine dernière. J'ai hâte qu'il reçoive la sanction royale et que le Code canadien des droits de la personne contienne une interdiction de la discrimination contre l'identité de genre et l'expression de genre.
Nous en faisons plus. Nous remontons en arrière pour trouver les lois injustes et nous en défaire. Comme c'est le Mois de la fierté, je veux célébrer et applaudir...
Voir le profil de James Bezan
PCC (MB)
Voir le profil de James Bezan
2017-06-19 14:48 [p.12925]
Monsieur le Président, la gestion du remplacement des avions de chasse de la part des libéraux a commencé par un scandale national et suscite maintenant un embarras sur la scène internationale.
Au cours du week-end, les fonctionnaires ont reçu instruction de rencontrer les représentants des entreprises aérospatiales à Paris. On leur a ensuite demandé d'annuler ces rencontres, puis de les réorganiser. Le ministre de la Défense nationale a semé une pagaille totale dans ce dossier.
Y a-t-il dans les banquettes libérales un député — n'importe lequel — qui peut corriger cette série d'erreurs et en fait lancer un appel d'offres pour remplacer dès maintenant nos chasseurs vieillissants?
Voir le profil de Jean Rioux
Lib. (QC)
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2017-06-19 14:49 [p.12925]
Monsieur le Président, le gouvernement du Canada est déterminé à mener un processus concurrentiel, ouvert et transparent pour remplacer la flotte de chasseurs de façon permanente. Ce processus concurrentiel garantira que nous ferons l'acquisition du chasseur qui convient aux Forces armées canadiennes à long terme, et ce, au bon prix et en procurant au Canada les bonnes retombées économiques. Nous avons commencé à élaborer le processus de demande de soumission. Les premières consultations avec l'industrie débuteront en 2017.
Voir le profil de Pierre Paul-Hus
PCC (QC)
Monsieur le Président, les libéraux ont transformé le dossier de remplacement des avions de chasse en véritable farce, et la farce se transporte même sur la scène internationale, alors que les gens d'en face sont incapables d'organiser une simple rencontre avec des représentants de l'industrie aérospatiale. Si on ajoute à cela que la plupart des intervenants ont totalement perdu confiance dans le ministre de la Défense nationale, ce dossier est un gâchis monumental.
Le premier ministre comprend-il l'ampleur du problème? Va-t-il ramener son ministre à l'ordre et enfin mettre sur pied immédiatement un processus ouvert et transparent?
Voir le profil de Jean Rioux
Lib. (QC)
Voir le profil de Jean Rioux
2017-06-19 14:50 [p.12925]
Monsieur le Président, j'aimerais rappeler à mon collègue que le chef d'état-major, lors de l'énoncé de la politique, a dit que c'était un grand jour pour les gens en uniforme.
Oui, nous veillerons à équiper nos militaires, afin qu'ils puissent accomplir leur mission. Principalement, nous avons des engagements envers le NORAD et l'OTAN. C'est pourquoi nous voulons assurer le remplacement de notre équipement vieillissant, afin que nos hommes et nos femmes en uniforme puissent bien accomplir leurs missions, tant au Canada qu'à l'étranger.
Voir le profil de James Bezan
PCC (MB)
Voir le profil de James Bezan
2017-06-19 14:51 [p.12925]
Monsieur le Président, personne ne croit que les libéraux tiendront cette promesse.
Les libéraux ont dévoilé leur politique en matière de défense et leur politique en matière d'affaires étrangères et, ô surprise, ni l'une ni l'autre ne contient le moindre détail sur la mission de maintien de la paix de l'ONU. Voilà près d'un an que le premier ministre a promis naïvement le déploiement de 600 soldats dans une mission de maintien de la paix de l'ONU. Selon les documents publiés, les libéraux ont refusé cinq rôles de chef de file que leur proposait l'ONU et ne s'engageront dans aucune mission de maintien de la paix.
Le premier ministre a déclaré que le Canada est de retour. Or, voilà qu'il tourne maintenant le dos à des missions de maintien de la paix de l'ONU, après avoir reculé dans la lutte contre le groupe État islamique. Quand le premier ministre va-t-il agir et cesser d'embarrasser le Canada sur la scène mondiale?
Voir le profil de Matt DeCourcey
Lib. (NB)
Voir le profil de Matt DeCourcey
2017-06-19 14:52 [p.12925]
Monsieur le Président, comme le sait le député, le Canada a annoncé qu'il est de retour et qu'il jouera un rôle majeur au sein des institutions internationales et multilatérales, et notamment que, à titre d'architecte résolu de la paix, il reprendra les opérations de maintien de la paix. Le gouvernement s'est engagé à rétablir le rôle du Canada dans des missions de soutien de la paix, et c'est ce que nous ferons. Nous prenons de le temps de réfléchir soigneusement à la mission que dirigera le Canada parce que c'est ce que les Canadiens attendent de nous.
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