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Règles du décorum

Le Président applique un certain nombre de règles et de traditions pour s’assurer que les débats se déroulent dans l’ordre et avec civilité. Les députés doivent rester à leur place pour prendre part aux débats de la Chambre des communes et doivent adresser leurs remarques au Président. Pour éviter toute perturbation inutile durant le discours d’un député, aucun autre député n’est autorisé à s’interposer entre le Président et le député qui s’adresse à celui‑ci. L’unique raison permettant une interruption est un rappel au Règlement par un député.

Comme rien ne doit s’interposer entre le Président et le symbole de son autorité (la masse), aucun député ne doit passer entre le Président et le Bureau ou entre le Président et la masse lorsque celle-ci est enlevée du Bureau par le Sergent d’armes. Les députés doivent s’asseoir lorsque l’occupant du fauteuil se lève.

Lorsque les députés traversent la Chambre ou quittent leur siège, ils doivent s’incliner devant le Président. Lorsque la séance est levée, les députés sont censés rester à leur siège jusqu’à ce que le Président ait quitté son fauteuil, quoique, dans la pratique, les députés se contentent de suspendre leurs activités, qu’ils soient debout ou assis, tandis que le cortège quitte la Chambre.

Au cours du débat, les députés peuvent prendre un verre d’eau pour se désaltérer, mais la consommation de toute autre boisson ou de nourriture est interdite. Il n’a jamais été permis de fumer en Chambre. L’utilisation de téléphones cellulaires ou d’appareils photo de toutes sortes est également interdite en Chambre. Les députés peuvent se servir d’ordinateurs portatifs et d’autres technologies de communication, pourvu que leur usage ne cause pas de désordre ni ne perturbe le député qui a la parole.

Le Président ignore généralement les nombreuses interruptions mineures, comme les applaudissements, les cris d’approbation ou de désapprobation ou le chahut qui ponctuent parfois les discours, à condition qu’aucun désordre ne s’ensuive. Les interruptions exagérées sont rapidement résorbées, notamment lorsque le député qui a la parole demande l’aide du Président. Les titulaires de la présidence s’efforcent systématiquement de décourager les conversations privées en Chambre et ils invitent les intéressés à avoir ce genre d’échanges en dehors des lieux.

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