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FEWO Communiqué de presse de comité

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Comité permanent de la condition féminine
house of commons
HOUSE OF COMMONS
CHAMBRE DES COMMUNES
OTTAWA, CANADA
K1A 0A6

Standing Committee on the Status of Women

Pour publication immédiate


COMMUNIQUÉ DE PRESSE


Un comité parlementaire s'empresse de déposer un rapport provisoire urgent sur la violence faite aux femmes autochtones

Ottawa, 25 mars 2011 -

Le Comité permanent de la condition féminine s’est empressé de déposer aujourd’hui à la Chambre des communes un rapport provisoire unanime et urgent. Les membres du Comité, qui représentent tous les partis, ne voulaient pas que, dans l’éventualité de la dissolution de la Chambre, leurs conclusions sur la violence faite aux femmes autochtones du Canada tombent dans l’oubli.

« Il est rare qu’un comité multipartite fasse preuve à l’unanimité d’autant d’empressement et d’ardeur à faire passer son message, a indiqué l’honorable Hedy Fry, présidente du Comité. Les membres ont tous été tellement renversés et accablés par le caractère systémique et institutionnalisé de la violence contre les femmes autochtones qu’ils voulaient être sûrs, cette fois, que la voix de ces femmes serait entendue, que leurs appels à l’aide et l’espoir mis dans le Comité par ces femmes désespérées ne s’évanouiraient pas à cause du déclenchement d’élections », a-t-elle ajouté.

Le Comité a passé presqu’un an à se déplacer dans diverses régions du pays pour aller à la rencontre des femmes autochtones qui vivent dans des réserves et dans des collectivités rurales, isolées ou urbaines. L’étude a porté sur les causes fondamentales, l’étendue et la nature de la violence faite aux femmes autochtones. « Notre but était d’entendre ces femmes donner leurs témoignages personnels et d’écouter leurs idées sur les moyens à prendre pour prévenir et endiguer la violence qui se perpétue d’une génération à l’autre, a signalé Mme Fry. Malgré les efforts bien intentionnés des gouvernements, le problème s’amplifie. »

Le Comité a recueilli des témoignages sur le racisme systémique et institutionnalisé dont sont victimes des femmes autochtones et leurs enfants. Les statistiques montrent qu’il y a actuellement trois fois plus d’enfants autochtones placés dans des foyers d’accueil non autochtones qu’il y en avait dans les pensionnats indiens. La crainte que leurs enfants soient placés amène des femmes autochtones à faire le choix de nourrir leur famille, payer le loyer et demeurer dans une situation de violence. Les statistiques montrent aussi que les enfants des Premières nations sont surreprésentés dans le système de protection de l’enfance. Au 31 mars 2010, environ 8 682 enfants, ou 5,4 % de ceux qui vivent dans une réserve, étaient pris en charge à l’extérieur du foyer parental, soit presque huit fois plus, proportionnellement, que les enfants vivant à l’extérieur des réserves.

« Partout, le Comité a entendu des témoignages sur les causes fondamentales de la violence, a précisé Mme Fry. La pauvreté, le racisme, les stéréotypes, la colonisation et l’aliénation par rapport à leur culture et à leur communauté ont créé un cycle de violence intergénérationnel odieux tant au sein des communautés autochtones que du fait de non-Autochtones. L’exemple le plus grave est le cas des plus de 500 femmes autochtones portées disparues ou assassinées au cours des dix dernières années et l’indifférence affichée par les médias généraux devant cette situation », a dit la présidente du Comité en terminant.

Le rapport provisoire devait être suivi, l’automne prochain, d’un rapport détaillé assorti de recommandations.

Le rapport du Comité se trouve à l’adresse suivante : www.parl.gc.ca/FEWO

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Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Marie-France Renaud, Greffier(ère) du Comité permanent de la condition féminine
Téléphone: (613) 995-6119
Courriel: FEWO@parl.gc.ca