Que la Chambre reconnaisse que le premier ministre libéral a donné au Canada :
(i) la seule économie en récession parmi les pays du G7,
(ii) le pire endettement des ménages parmi les pays du G7,
(iii) les coûts de logement les plus élevés parmi les pays du G7,
(iv) le deuxième taux de chômage le plus élevé parmi les pays du G7, qui dépasse d’un tiers celui des États-Unis;
par conséquent, la Chambre demande au premier ministre libéral de présenter immédiatement un plan pour renverser toutes les politiques économiques du gouvernement libéral qui ont fait en sorte que le Canada ait la pire économie parmi les pays du G7.
— Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec mon ami le député de , qui est un joueur de hockey respectable.
Où est le ? Il se cache, il esquive et se dérobe depuis vendredi matin. C'est lui qui était supposément passé maître dans l'art de la négociation, qui allait conclure un accord. Il a dit qu'il était celui qui remettrait le Canada sur la bonne voie, qu'il était celui qui avait un plan. Cependant, tout ça n'était en fin de compte qu'une mascarade parce que, vendredi matin, les Canadiens ont appris une terrible nouvelle, confirmant ce qu'ils pressentaient depuis 10 ans sous le gouvernement libéral incompétent: le Canada est en pleine récession libérale.
En fait, le libéral est le seul dirigeant de tout le G7 à avoir plongé l'économie dans une véritable récession. Tous les autres pays du G7 subissent les mêmes pressions externes et les mêmes droits de douane. Pourquoi ce premier ministre, qui était censé être l'homme de la situation, a-t-il plongé notre économie dans une récession? En fait, le Canada est un des deux seuls pays de l'OCDE en récession en ce moment.
Les grands pontes libéraux et leurs médias ne cessent de dire qu'il s'agit seulement d'une récession technique. Qu'est-ce qu'une récession technique? La véritable récession libérale que nous vivons répond aux critères en raison des deux trimestres consécutifs de décroissance de l'économie, mais regardons ce qui s'est passé depuis l'arrivée au pouvoir du actuel. Pendant trois des quatre trimestres qui se sont écoulés depuis son arrivée, l'économie s'est contractée. Les investissements des entreprises ont diminué pendant cinq trimestres consécutifs, et 20 milliards de dollars d'investissements nets ont fui le pays depuis qu'il est devenu premier ministre. Rien qu'au cours des trois premiers mois de l'année, 120 000 emplois ont disparu, et 48 000 des travailleurs touchés sont toujours à la recherche d'un emploi.
On doit à ce le fait que le Canada affiche le deuxième taux de chômage le plus élevé de tout le G7 et les coûts de logement les plus élevés du G7. Sous ce premier ministre, le Canada a le pire endettement des ménages. Examinons cela de plus près. Que signifie cette récession? Les médias des libéraux la qualifient peut-être de récession « technique », mais, dans le contexte canadien, elle signifie qu'une mère seule doit remettre des aliments sur les tablettes de l'épicerie parce qu'elle n'a pas les moyens de les payer ou qu'elle doit acheter de petites portions chaque semaine parce que le coût de la vie a monté en flèche sous les libéraux. Le coût de la vie quotidienne, y compris le coût du logement et de la nourriture, est maintenant plus élevé à cause des taxes libérales et de l'échec des politiques libérales.
C'est le père de Windsor qui a perdu son emploi. Il fait partie des 120 000 personnes qui, au cours des trois premiers mois de l'année sous le gouvernement libéral, ont perdu leur emploi. Il doit s'asseoir à la table afin d'expliquer à ses enfants les activités qu'ils ne pourront pas faire pendant l'été et les vacances qu'ils ne pourront pas prendre parce qu'il ne sait pas comment il paiera les factures, l'hypothèque ou le loyer ni comment il nourrira sa famille. C'est la mère qui vivotait et qui vient d'être mise à pied. Il pourrait s'agir de la majorité des Canadiens qui sont à 200 $ de l'insolvabilité. Il pourrait s'agir de l'un des 2,2 millions de Canadiens qui font la queue devant les banques alimentaires chaque mois — ce nombre pourrait même augmenter en raison des pertes d'emplois sous le gouvernement actuel.
Ce s'est présenté comme un homme différent. Il disait qu'il ne serait pas comme le gars d'avant. En fait, il est pire, alors, dans un certain sens, il a raison. Non seulement il dépense encore plus, aussi invraisemblable que ça puisse paraître, mais il a doublé le déficit que Justin Trudeau lui a laissé. Le premier ministre s'est ensuite repris dans la mise à jour économique pour également devenir le deuxième pire premier ministre, en enregistrant le deuxième plus grand déficit de l'histoire du Canada, si on exclut la période de la pandémie. Ce déficit signifie plus de coûts, plus de dettes et plus d'impôts pour les Canadiens. C'est toujours la même chose et tout est mis sur la carte de crédit du Canada. Il s'en fiche. Ce type est meilleur pour voyager et serrer beaucoup de mains, signer un tas de faux documents et faire la belle vie aux quatre coins du monde. Par contre, il ne se contente pas des voyages de luxe à l'international. Il s'assure d'avoir les meilleurs repas à bord de l'avion. En fait, il vient de dépenser 200 000 $ en mets raffinés durant ces vols.
Alors que les Canadiens font la queue en nombre record devant les banques alimentaires, et que celles-ci commencent même à manquer de provisions, le mène la grande vie, parcourant le monde en jet privé en faisant semblant de s'activer. Or, tout ce cirque et toute cette mise en scène n'ont pas empêché Mark Carney de plonger l'économie canadienne dans une récession libérale en bonne et due forme. Il y a des familles qui pâtissent et pour lesquelles ce n'est pas la première fois.
Les faillites d'entreprises sont en hausse. En fait, dans le monde des affaires, depuis plusieurs trimestres consécutifs, il y a au Canada plus d'entreprises qui ferment qu'il n'y en a qui se créent. Les gens sont de plus en plus nombreux à ne plus être en mesure de payer leur hypothèque et leurs factures de carte de crédit. Sous ce libéral incompétent, le coût de la vie ne fait qu'augmenter. D'ailleurs, l'endettement du Canada est le plus élevé de tous les pays du G7. À cause des politiques libérales, les coûts de l'alimentation et du logement ont grimpé en flèche, et ces deux postes à eux seuls occupent désormais environ 120 % du revenu d'une personne. Cela signifie qu'une personne doit consacrer tout son salaire à ces dépenses, puis emprunter ou recourir au crédit pour se procurer la nourriture qui manque ou d'autres produits de première nécessité. Les dettes finissent par s'accumuler, et les gens se retrouvent en défaut de paiement, ce qui est exactement ce qui se passe présentement.
Le nombre de défauts de paiement, d'arriérés et de cas d'insolvabilité est en hausse. Nous n'avons pas vu de tels chiffres depuis 2009, alors que nous traversions une crise financière mondiale. La différence à l'époque, c'est que nous avions un gouvernement conservateur très responsable qui savait où dépenser l'argent et qui savait comment créer des emplois. Il n'y a pas eu de crise de l'inflation à l'époque. Je ne me souviens pas d'une telle crise. Je ne me souviens pas d'avoir vu les taux d'intérêt grimper à un tel rythme, atteignant des sommets jamais vus dans l'histoire du Canada. C'est le gouvernement libéral qui détient ce record, car tout ce qu'il fait, c'est dépenser, dépenser, dépenser. Les dépenses ne veulent rien dire pour lui.
Le se préoccupe davantage de ses amis banquiers, créanciers obligataires et de Brookfield que du Canadien moyen. D'ailleurs, c'est lui qui a fait croire qu'il était l'homme de la situation pour traiter avec Donald Trump. Il a dit qu'il jouerait du coude. Aujourd'hui, rien ne va plus, y compris l'économie. Nous sommes en récession, et le premier ministre fait maintenant partie de l'équipe Trump. Il répète même les propos de M. Trump en disant qu'il veut redonner sa grandeur à l'Amérique. Je me demande ce qu'il en est du Canada. Aussi bien donner au premier ministre une casquette « Make America great again ».
Ce que nous demandons aujourd'hui, c'est que ce libéral incompétent présente un plan, qu'il arrête de se cacher et qu'il sorte du programme de protection des témoins. Il est censé diriger un pays membre du G7, celui-là même qu'il a précipité dans la récession. Il doit dire aux Canadiens quel est son plan.
Les conservateurs ont un plan. Si les libéraux veulent un plan qui nous aidera à sortir du gâchis qu'ils ont créé, ils peuvent s'approprier le nôtre et s'en attribuer le mérite. Ils peuvent y apposer leur cachet, et au moins les Canadiens auront un avenir plus sûr et avec un coût de la vie moins élevé. Les conservateurs mettraient fin aux lois contre l'exploitation des ressources adoptées par les libéraux, comme le projet de loi et le projet de loi , qui empêchent l'exportation des produits canadiens à partir de la côte Ouest et la construction de pipelines. Nous supprimerions la taxe sur le carbone pour les industries, qui fait augmenter le coût de tout. Nous baisserions les impôts des particuliers, des petites entreprises et des sociétés, afin de créer l'environnement commercial dont nous avons besoin. Nous adopterions une loi pour que, chaque fois qu'une entreprise canadienne réinvestit ses gains en capital au Canada, elle n'ait pas à payer d'impôt sur ces gains. Elle pourrait les reporter, ce qui nous permettrait de créer de meilleurs emplois et une meilleure économie ici même, au Canada.
Nous pourrions évidemment mettre un terme à tout le gaspillage des libéraux, y compris les milliards de dollars que des proches du parti touchent pour leurs services d'expertise-conseil étant donné que les ministres libéraux sont trop incompétents pour préparer eux-mêmes des plans, sans parler du projet Alto, ce fiasco qui a déjà englouti des millions de dollars en primes alors qu'il n'est même pas encore en chantier. Nous enrayerions la corruption des libéraux.
Les libéraux n'ont qu'à reprendre notre plan. Travaillons main dans la main, pour le bien des Canadiens. Il est temps que sorte de sa cachette afin de présenter son plan.
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Madame la Présidente, c'est toujours un honneur et un privilège de prendre la parole au nom des formidables habitants du Sud‑Ouest et du Centre‑Ouest de la Saskatchewan. Je prends la parole aujourd'hui au sujet de la motion de l'opposition que nous avons présentée, mais auparavant, je tiens à prendre quelques instants pour offrir nos sincères condoléances aux familles de Pelican Narrows touchées par une fusillade survenue là‑bas hier. Nos pensées et nos prières accompagnent la communauté et la famille de la victime. Je tenais à le souligner d'entrée de jeu.
Que faisons-nous ici aujourd'hui? Nous parlons d'une récession. Dans une entrevue accordée à la BBC lors de son passage en Angleterre, le lui-même a déclaré que, selon la définition technique, une récession technique se produit lorsque le PIB stagne ou recule deux trimestres de suite. C'est tout. C'est assez simple.
Qu'est-ce qui se passe ici, au Canada? Examinons les faits. Le PIB réel a reculé de 0,1 % au premier trimestre, et d'environ 1 % au trimestre précédent. Selon les propres mots du , cela correspond à la définition d'une récession technique, et c'est donc ce qui se passe.
Le est au pouvoir depuis un peu plus d'un an. Il est censé être le grand maître de l'économe qui va sauver le Canada. Il a eu l'audace de dire devant les micros que les États‑Unis se dirigeaient vers une récession, mais pas le Canada. Il se peut que la situation aux États‑Unis ait quelques répercussions, mais le pays se dirigeait vers une récession, contrairement à nous. C'est ce qu'il a dit. Il a fait ce commentaire aux alentours des dernières élections et c'était l'un des premiers points qu'il a essayé de faire valoir auprès des Canadiens.
Très bien, jetons donc un coup d'œil à son bilan. Lorsqu'il était en Angleterre, il a dit que le Brexit provoquerait une récession massive. Eh bien, il avait tort. Je viens de parler de ce qu'il a dit au sujet des États‑Unis. Il avait tort. Il a affirmé que le Canada n'entrerait pas en récession. Devinez quoi? Il avait tort, car voilà où nous en sommes aujourd'hui. La situation répond à la définition même du : deux trimestres consécutifs de croissance négative ou nulle.
Une voix: Oh, oh!
Jeremy Patzer: Madame la Présidente, je ne fais que citer le . Je sais qu'il est difficile pour le député de comprendre les paroles de son propre chef, mais c'est ce qu'il a dit. Je ne fais que citer son chef. S'il n'aime pas les propos du premier ministre, il peut lui en parler.
Parlons un peu plus de certains des signes et des indicateurs que nous avons observés en discutant avec les Canadiens. Depuis quelques années, nous disons au gouvernement que les pressions exercées sur les ménages sont de plus en plus fortes. Au cours du premier trimestre seulement, plus de 37 000 Canadiens ont déclaré faillite. C'est le taux le plus élevé depuis 2009, alors que le monde était en pleine récession et que le marché immobilier s'effondrait dans le monde entier. Il n'a pas été aussi élevé depuis. C'est ce que nous avons constaté.
Examinons l'endettement des ménages. L'endettement des ménages canadiens représente 103 % du PIB. La dette non hypothécaire au Canada s'élève à 43 300 $, comparativement à 40 200 $ il y a deux ans, ce qui était déjà un chiffre extrêmement élevé. Maintenant, lorsqu'on examine le portrait pour les propriétaires seulement, la dette non hypothécaire s'élève à 82 400 $, ce qui représente une hausse de 19 % en deux ans. Les Canadiens ressentent la pression et utilisent davantage leurs cartes de crédit. On dirait qu'ils s'inspirent de ce que fait le gouvernement.
Que fait le gouvernement? Le gouvernement vit à crédit, grâce à l'argent que lui fournissent en quelque sorte les contribuables. Chaque annonce qu'il fait repose sur de l'argent emprunté. Le gouvernement fonctionne avec des déficits constants depuis très longtemps. Nous avons récemment constaté une légère augmentation des recettes publiques, car les prix du pétrole ont légèrement augmenté, et le gouvernement en a effectivement profité. Qu'ont fait les libéraux? Ils ont dépensé cet argent. Ils l'ont gaspillé. Le déficit pour cette année seulement s'élève à près de 80 milliards de dollars.
Examinons l'état de la dette nationale. Le Canada a une dette de plus de 1,3 billion de dollars. Ce chiffre augmente considérablement chaque jour.
Que nous dit la Banque du Canada? Eh bien, il y a 523 milliards de dollars de dette qui doivent être refinancés. Cette dette a été refinancée lorsque l'ancien premier ministre a déclaré: « Les taux d'intérêt n'ont jamais été aussi bas, Glen. » Ils étaient à 1 %. Elle est aujourd'hui refinancée à 3 %, ce qui signifie que la part de chaque Canadien, rien que pour ce chiffre, passe de 1 500 $ à 1 900 $ en raison de ce bond de 1 % à 3 %. Cela aura un impact énorme, et ce n'est qu'à court terme. Il y a des intérêts à plus long terme qui devront être renouvelés au fil des ans, et ces taux seront de plus en plus élevés. Un effet boule de neige et une réaction en chaîne vont secouer les ménages canadiens.
Regardons à nouveau ce qui se passe dans le monde des affaires. Au premier trimestre, les dépenses en immobilisations des entreprises ont diminué de 0,7 %, affichant leur cinquième baisse trimestrielle consécutive. Ce déclin s'inscrit dans la foulée d'une décennie sous le gouvernement libéral, période au cours de laquelle des investissements étrangers directs de plus de 1 billion de dollars ont quitté le Canada. Pour chaque dollar investi au pays, deux dollars en sortaient. C'est ce que nous observons ici. La situation actuelle en est la conséquence directe.
Examinons maintenant certaines des autres statistiques. Selon les données de la Banque du Canada et d'autres institutions financières, les dépenses gouvernementales ont diminué de 2,5 %, ce qui a causé une légère baisse du PIB. La corrélation entre le PIB et les dépenses publiques révèle que le gouvernement tente de soutenir artificiellement l'économie. Le secteur privé est en difficulté, comme en témoigne l'absence d'investissements privés massifs. Malgré quelques projets ici et là, les investissements à grande échelle qui s'imposent tardent à se matérialiser.
Voyons ce que les libéraux voulaient faire. Après les élections, ils ont dit qu'ils voulaient construire à des vitesses jamais vues. Qu'ont-ils proposé à la Chambre? Ils ont présenté le projet de loi . Ils ont dit qu'ils en avaient besoin pour faire quoi? C'était pour leur permettre de déroger aux mauvaises lois qu'ils ont eux-mêmes mises en place, parce qu'ils ont reconnu que le problème était là. Ils ont dit qu'ils avaient besoin du projet de loi C‑5 pour pouvoir contourner les lois qu'ils avaient eux-mêmes créées. Nous avons dit qu'il serait préférable qu'ils se débarrassent des mauvaises lois, mais que nous allions jouer le jeu et les aider. Nous avons donc travaillé avec le gouvernement pour faire adopter le projet de loi C‑5. Nous avons mis en place certaines mesures de protection pour veiller à ce que le ne graisse pas la patte de ses copains de Brookfield, et nous les avons aidés à faire adopter le projet de loi C‑5.
Ensuite, ils ont dressé une liste de projets, dont certains projets de gaz naturel liquéfié. Ces projets figurent sur cette liste depuis plus de 250 jours. Pour certains, cela fait presque un an, et rien n'a bougé. Absolument rien. L'Allemagne est venue ici en affirmant vouloir notre gaz naturel liquéfié, et le gouvernement a répondu: « Bien sûr, cette fois-ci, nous allons collaborer avec vous pour vous en fournir. » Et quand a-t-il promis que nous fournirions du gaz naturel liquéfié à l'Allemagne? Dans les années 2030. Il n'y a pas de date précise parce que le gouvernement lui-même ne le sait pas. Qu'a fait l'Allemagne? Lorsque l'ancien premier ministre a déclaré que ce n'était pas rentable, l'Allemagne est rentrée chez elle et a construit un terminal d'importation en 194 jours. Les projets dorment sur la liste du Bureau des grands projets depuis plus longtemps que ça.
Qu'ont fait les conservateurs? Eh bien, nous avons proposé la loi sur la souveraineté du Canada parce que nous voulions aider le gouvernement à se tasser du chemin. Nous l'avons proposée de la même manière que nous le faisons ici aujourd'hui, au moyen d'une motion de l'opposition, afin de donner au gouvernement un modèle pour lancer le processus, pour l'aider à faire bouger les choses. Les libéraux ont voté contre. Ils avaient l'occasion de mettre en œuvre un autre de nos grands plans, mais ils ont voté contre.
Ils ont suivi notre recommandation et ont éliminé la taxe sur le carbone pour les consommateurs. Maintenant, ils disent que c'est l'une des meilleures mesures d'économie qu'ils aient jamais prises, et ce, grâce aux conservateurs. Ce sont les conservateurs qui ont exercé des pressions pour qu'ils passent à l'action, et ils ont fini par céder.
Peut-être que, si les libéraux adoptaient la loi sur la souveraineté du Canada, qui abrogerait les mauvaises dispositions issues des projets de loi et , ils seraient sur la bonne voie. Cela les aiderait à surmonter ces obstacles, d'autant plus que le projet de loi devait justement servir de mécanisme pour les contourner. S'ils adoptaient la loi sur la souveraineté du Canada, ce serait un pas dans la bonne direction. Cette loi abolirait également la taxe sur le carbone pour les industries, qui, comme nous le savons, freine considérablement les investissements au Canada. Aucun autre pays ne dispose d'un mécanisme de tarification aussi contraignant que celui que le gouvernement entend imposer à l'industrie canadienne. Ce sera un coup terrible pour les Canadiens.
Les libéraux devraient se pencher sur les propositions des conservateurs. Nous avons présenté d'excellentes idées qui auraient pu les aider et qui auraient sans doute pu leur éviter la récession qu'ils ont eux-mêmes provoquée. S'ils souhaitent travailler avec nous, nous avons de vraies solutions à offrir. Or, ils ont rejeté bon nombre de nos solutions, et aujourd'hui ils en paient le prix, un prix que les Canadiens doivent assumer, puisque le gouvernement est à court de ressources. Les seules ressources du gouvernement viennent des impôts payés par les Canadiens et de l'argent qu'il imprime, au détriment des générations futures. À ce stade-ci, s'il veut relancer l'économie, le gouvernement devrait reprendre certaines de nos bonnes idées pour ainsi éviter la récession.
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Madame la Présidente, je suis heureux de pouvoir participer au débat d'aujourd'hui et de rétablir les faits en réponse aux fréquentes tentatives de l'opposition de dénigrer l'économie canadienne, les industries canadiennes et les travailleurs canadiens.
Avant de commencer mon discours, je tiens à prendre un moment pour remercier le du Nord de la Saskatchewan, de ce côté-ci de la Chambre, qui est, de loin, le meilleur représentant de cette province à la Chambre des communes. Il s'est battu pour que la Saskatchewan puisse fournir l'uranium nécessaire à l'énergie nucléaire dont l'Inde a besoin, et il a également défendu les producteurs de canola pour que nous fassions ce qu'il fallait pour leur redonner accès au marché chinois. Il a accompli un travail incroyable depuis son arrivée à la Chambre, et les députés d'en face devraient avoir honte de le dénigrer comme ils le font chaque jour avec l'économie canadienne. Alors que les députés d'en face semblent se réveiller chaque matin en espérant de mauvaises nouvelles pour le Canada, de ce côté-ci de la Chambre, nous nous levons chaque jour pour nous mettre au travail au service des Canadiens.
Nous savons que ce n'est pas le Canada qui est à l'origine des différends en matière de droits de douane et d'échanges commerciaux qui bouleversent l'économie mondiale. De ce côté-ci de la Chambre, nous savons également que ce n'est pas le Canada qui a déclenché la guerre au Moyen-Orient. Cela peut sembler une évidence inutile à répéter à la Chambre des communes, sauf qu'il arrive parfois, pour une raison ou une autre, que l'évidence échappe aux conservateurs.
La guerre au Moyen‑Orient fait grimper le prix de l'énergie, une situation qui, une fois de plus, n'est nullement de notre ressort. La volatilité accrue des marchés et l'instabilité géopolitique perturbent les chaînes d'approvisionnement et assombrissent les perspectives économiques mondiales. Ni notre économie ni aucune autre ne peut échapper aux répercussions de ces événements malheureux.
Nous ne pouvons pas contrôler tout ce qui se passe à l'étranger, mais nous contrôlons ce que nous faisons ici, chez nous. C'est précisément là-dessus que nous nous concentrons. Nous nous concentrons sur ce qui est de notre ressort. Imputer au gouvernement du Canada la responsabilité des répercussions d'événements qui bouleversent le monde revient à voir une mariée danser avec son père et en conclure que les deux se marient. Bref, cela revient à ne pas tenir compte de l'ensemble des faits pertinents pour l'analyse, ce que les conservateurs semblent toujours omettre, et à tirer des conclusions erronées. Ce n'est pas ainsi qu'on dirige un pays.
Les difficultés auxquelles se heurtent les Canadiens et leur gouvernement trouvent leur origine au‑delà des frontières canadiennes. Les pays du monde entier sont touchés, certains beaucoup plus durement que d'autres. Examinons, par exemple, quelques faits bien connus. L'économie canadienne est fortement intégrée à celle de notre voisin du Sud, ce qui nous expose encore davantage aux répercussions de cette relation commerciale sur laquelle nous avons souvent compté. C'est pourquoi les industries les plus tributaires du commerce — comme l'automobile, l'acier, l'aluminium, etc. — sont celles où les pertes d'emplois se concentrent le plus. Cependant, nous observons aussi une croissance dans la moitié des secteurs de notre économie. Ainsi, ceux qui sont moins tributaires du commerce connaissent une expansion.
Malgré les difficultés que nous observons dans l'économie canadienne, où certaines industries sont tributaires du commerce et frappées par les droits de douane, et d'autres connaissent une croissance en période de crise, le Fonds monétaire international continue de dire que le Canada a la position financière la plus solide du G7 et s'attend à ce qu'il soit le deuxième pays du G7 où la croissance est la plus forte cette année et l'année suivante. Le Fonds monétaire international croit, tout comme nous, que l'économie canadienne reste résiliente, compte tenu de l'augmentation continue des dépenses des ménages et des investissements des entreprises.
Les dépenses de consommation ont augmenté de 1,5 % au dernier trimestre et de près de 2 % en glissement annuel. Les investissements des entreprises dans de nouveaux équipements, des machines et la protection de la propriété intellectuelle ont également augmenté de plus de 10 % cette année, mais les conservateurs préfèrent ne pas en tenir compte. C'est le résultat direct des superdéductions à la productivité et des mesures de passation en charges immédiate que nous avons inscrites au budget de 2025, qui sont axées sur ces domaines pour aider les entreprises à faire des investissements en capital en cette période d'incertitude mondiale. C'est peut-être une mauvaise nouvelle pour les conservateurs, mais c'est une bonne nouvelle pour les Canadiens.
Les conservateurs aiment brosser un tableau sombre parce que cela sert le discours qu'ils véhiculent dans leurs vidéos sur les médias sociaux et leurs courriels de collecte de fonds. C'est apparemment la seule chose qui les intéresse lorsqu'ils s'expriment à la Chambre. Ils ne tiennent pas compte du fait que notre PIB par habitant est en hausse. Au premier trimestre, le PIB par habitant est passé à 0,9 %, une augmentation de presque 1 %.
Pourtant, pendant des années — je ne me souviens pas exactement combien, mais cela devait être pendant au moins cinq ans —, les conservateurs ont soutenu à la Chambre que le PIB par habitant était l'indicateur clé de la force de notre économie. Ils l'ont répété sans cesse mais, aujourd'hui, ils s'en fichent complètement. Le PIB par habitant a augmenté de presque 1 %, et les conservateurs sont complètement muets à ce sujet, même s'ils ont affirmé à la Chambre pendant plus de cinq ans qu'il s'agissait de l'indicateur clé de la force de notre économie.
Ils font abstraction du fait que les investissements étrangers directs ont atteint leur plus haut niveau depuis près de 20 ans et progressent deux fois plus vite que ceux de notre plus proche homologue du G7. Ils omettent également de mentionner que les arriérés de crédit et les cas d'insolvabilité restent globalement conformes aux moyennes historiques. Nous venons de mener une étude à ce sujet au comité des finances, où le gouvernement et les députés de ce côté-ci ont tous appuyé la motion conservatrice visant à examiner l'endettement des ménages. Nous avons constaté que l'endettement des ménages correspond aux moyennes historiques après avoir atteint un creux pendant la pandémie. Ce qui est vraiment intéressant au sujet de l'endettement des ménages au pays, c'est que les Canadiens possèdent en moyenne cinq fois plus d'actifs que de dettes. Ils possèdent cinq fois plus d'actifs. Il s'agit là d'une statistique importante que, de toute évidence, les conservateurs aimeraient ignorer parce qu'elle ne leur est pas utile.
Ils omettent commodément de mentionner que les exportations hors États‑Unis sont en passe de doubler au cours des 10 prochaines années, avec une hausse de 36 %, grâce à la signature de 20 nouveaux accords commerciaux et de sécurité en un peu plus d'un an. Leurs petits slogans partisans passent sous silence le fait que les salaires augmentent plus vite que l'inflation chaque mois depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement. En effet, les salaires augmentent plus vite que l'inflation. Ils ont même augmenté à un rythme deux fois plus rapide que celui de l'inflation selon les dernières statistiques.
Je regarde deux députés qui ne sont pas ici depuis très longtemps, alors ils n'ont pas forcément de mémoire institutionnelle à ce sujet, mais depuis des années, les conservateurs nous répètent à la Chambre que les salaires doivent grimper et que les Canadiens ont besoin de meilleurs revenus et d'un allégement de leur fardeau fiscal. C'est justement ce que le gouvernement a accompli. Chaque année depuis que le gouvernement est au pouvoir, la hausse des salaires dépasse celle de l'inflation. Les conservateurs préfèrent passer sous silence le fait que le Canada constitue désormais le pays le plus attractif au chapitre des investissements infrastructurels. En plus, il a créé plus d'emplois par habitant que ne l'ont fait les États‑Unis; c'est même carrément le double.
Je rappelle par ailleurs que notre plus grande banque, notre plus gros régime de pension et même le gouverneur de la banque centrale, de la Banque du Canada, ont tous déclaré devant le comité des finances que le Canada n'a jamais autant attiré les investisseurs. Je sais que ça ne cadre pas avec le tableau que les conservateurs se plaisent continuellement à brosser, c'est-à-dire que rien ne va plus au Canada. Ils choisissent simplement de faire abstraction de l'ingéniosité à la canadienne, de l'ardeur au travail à la canadienne, de la résilience à la Canadienne et de la ténacité des Canadiens lorsqu'il s'agit de prospérer malgré les obstacles qui s'érigent devant nous. Ce n'est pas vrai, point à la ligne. Il faut faire entendre la vérité à la Chambre.
La résilience repose sur le fait que le gouvernement a pris des mesures pour aider les Canadiens à relever ces défis en bâtissant une économie plus forte au pays, en protégeant les emplois et les secteurs canadiens, en diversifiant nos relations commerciales, en rendant le coût de la vie plus abordable pour les Canadiens, en attirant des investissements et en augmentant la productivité.
Nous savons, par exemple, qu'en raison de l'instabilité mondiale actuelle, les Canadiens ont déjà du mal à gérer le coût de la vie. Par conséquent, même si notre plan visant à bâtir l'économie la plus forte du G7 entre en vigueur, les pressions qui touchent l'abordabilité, notamment en ce qui concerne la nourriture et les produits et services de première nécessité, nous obligent à offrir une aide immédiate aux Canadiens. C'est pourquoi nous agissons. Par exemple, l'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels, qui fait fond sur l'ancien crédit pour la TPS, aidera les familles canadiennes. Le montant augmentera de 25 % pour cinq ans à partir de juillet. De plus, le montant supplémentaire unique qui sera versé ce vendredi 5 juin équivaut à une augmentation de 50 % de la valeur annuelle du crédit pour la TPS pour 2025-2026.
Ensemble, ces mesures font qu'une famille de quatre personnes recevra jusqu'à 1 890 $ cette année, puis environ 1 400 $ par année pour les quatre prochaines années. Une personne seule recevra jusqu'à 950 $ cette année, puis environ 700 $ par année pour les quatre prochaines années. Nous rendons littéralement la vie plus abordable pour des millions et des millions de Canadiens. En fait, la nouvelle Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels fournira un soutien supplémentaire important à plus de 12 millions de Canadiens. Ce n'est pas rien.
Les conservateurs ne reconnaissent pas que nous agissons pour fournir ces mesures de soutien. Ils qualifieraient de « poubelle » les mesures et les programmes fiscaux que nous offrons. Ils ne semblent pas du tout vouloir aider les Canadiens.
Alors même que nous réduisons les dépenses de fonctionnement du gouvernement, nous investissons également dans l'économie canadienne et nous offrons des prestations, des mesures de soutien et des mesures fiscales pour aider les Canadiens. Non seulement nous mettons plus d'argent dans les poches de ceux qui en ont le plus besoin, mais nous leur laissons aussi plus d'argent en réduisant les impôts pour la classe moyenne. En faisant passer le taux marginal d'imposition du premier palier de revenu des particuliers de 15 % à 14 % — un changement en vigueur depuis le 1er juillet 2025 —, nous permettons aux familles à deux revenus d'économiser jusqu'à 840 $ cette année.
Cette mesure s'applique à 22 millions de Canadiens. La première mesure, comme je l'ai mentionné, vise 12 millions de Canadiens. Cette réduction fiscale profitera à 22 millions de Canadiens. C'est plus de la moitié de la population canadienne. Beaucoup de gens vont bénéficier de cette réduction d'impôt; il s'agit d'un répit important pour les Canadiens de la classe moyenne en cette période d'incertitude économique.
De plus, le gros de cet allégement fiscal ira aux Canadiens dont le revenu se situe dans les deux tranches d'imposition les plus basses. C'est un engagement que nous avons toujours respecté, un engagement que les conservateurs ne partagent pas, je le sais: aider les personnes qui en ont le plus besoin. C'est une valeur libérale fondamentale. C'est une valeur fondamentale de ce côté-ci de la Chambre. Je sais que les conservateurs se sont toujours contentés d'appuyer les réductions d'impôt pour les riches, mais au moins, nous, nous comprenons les défis auxquels les Canadiens sont confrontés. Nous sommes là pour soutenir ceux qui en ont réellement besoin.
Nous savons que personne n'est plus important que nos enfants lorsqu'il est question de sécurité économique. J'ai trois jeunes filles à la maison, et je serais prêt à tout pour assurer leur santé, leur sécurité et leur prospérité, et pour qu'elles puissent vivre leur vie pleinement. Je suis sûr que tous les parents diraient la même chose de leurs enfants. C'est pourquoi nous avons pérennisé le Programme national d'alimentation scolaire, que les conservateurs qualifient de « foutaise ». Ils ont induit les Canadiens en erreur, alors que j'ai moi-même vu ce programme à l'œuvre, distribuer de la nourriture dans les écoles et dans les salles de classe. En fait, j'ai participé à ce programme et j'ai vu les bienfaits qu'il apporte dans ma région et dans celle de Durham.
Les conservateurs ont déclaré qu'il n'y avait pas de nourriture dans le programme d'alimentation. Ils l'ont répété à maintes reprises. Ils ont tenté de désinformer la population au sujet de l'aide alimentaire destinée aux enfants qui ont faim. En fait, ils ont voté contre un programme destiné à nourrir plus de 400 000 enfants supplémentaires en situation de précarité alimentaire à l'échelle du pays. Pourtant, jour après jour, ils se lèvent à la Chambre en affirmant qu'ils sont du côté de la population, qu'ils soutiennent les familles et qu'il faut en faire davantage pour aider les personnes en situation d'insécurité alimentaire. Quelle absurdité! Je n'ai jamais vu de plus grande absurdité de toute ma vie que ces conservateurs qui feignent de se soucier plus que nous des familles et des enfants canadiens qui font la queue devant les banques alimentaires. C'est nous qui avons pris les devants pour soutenir ces familles et ces enfants grâce à l'octroi de 1 milliard de dollars sur cinq ans, et qui avons rendu ce programme permanent.
C'était une demande du Réseau pour une alimentation durable et de la Coalition pour une saine alimentation scolaire, qui existent depuis des décennies. Notre gouvernement réalise les investissements nécessaires dans ce programme pour veiller à ce que les enfants soient nourris partout au pays. Je suis extrêmement fier de cette mesure.
De plus, nous stimulons l'offre de logements partout au Canada grâce à la loi prévue à cette fin, ce qui signifie que 1,7 milliard de dollars seront versés aux provinces et aux territoires pour éliminer les obstacles et accélérer la construction de logements, notamment en réduisant les droits d'aménagement et les taxes sur la construction de nouvelles maisons.
Pour aider les Canadiens à accéder à la propriété, nous avons instauré le remboursement de la TPS pour les acheteurs d'une première habitation. Grâce à cette mesure, nous avons effectivement éliminé la TPS pour les acheteurs d'une première propriété dont la valeur ne dépasse pas 1 million de dollars, et réduit la TPS pour les acheteurs d'une première propriété dont la valeur se situe entre 1 et 1,5 million de dollars. Cette mesure fiscale fera économiser jusqu'à 50 000 $ aux Canadiens, ce qui permettra à davantage de jeunes et de familles d'accéder au marché immobilier et fera de l'accession à la propriété une réalité pour plus de gens.
Chez moi, en Ontario, l'accord que nous avons signé avec la province permettra de réduire de 13 % la TVH appliquée à l'achat d'une habitation neuve. Cela représente jusqu'à 130 000 $ de rabais sur une propriété d'une valeur d'un million de dollars et, avec la réduction de 50 % des droits d'aménagement, c'est une aide importante. Cela représente jusqu'à 200 000 $ d'économies. On ne peut pas le nier. Si nous voulons augmenter l'offre de logements, remédier au problème du coût du logement et venir en aide à la jeunesse, comme les conservateurs le prétendent souvent à la Chambre, nous devons appuyer ces mesures. Ces mesures produisent des résultats. Nous en avons déjà observé les effets, et nous avons entendu des témoignages de la part du secteur de l'aménagement immobilier.
Afin de rendre la vie encore plus abordable pour les Canadiens, nous réduisons également le prix du carburant et la pression exercée sur les Canadiens à la pompe en suspendant la totalité de la taxe d'accise fédérale sur l'essence, le diésel et les carburants d'aviation jusqu'à la fête du Travail, le 7 septembre 2026. Cette mesure devrait atténuer la pression sur les prix à la pompe et réduire la facture des Canadiens à la station-service, ce qui devrait générer des économies pouvant atteindre 5,75 $ pour un plein d'essence, sur la base d'un réservoir de 50 litres. Au total, on estime que cela se traduira par un allégement fiscal total de plus de 2,4 milliards de dollars en 2026, dans le but, bien sûr, de continuer à alléger la pression qui pèse sur les familles. Cette mesure fait fond sur l'une des toutes premières mesures que nous avons prises en tant que gouvernement, à savoir la réduction des coûts à la pompe dans les provinces et les territoires grâce à la suspension de la taxe sur le carbone pour les consommateurs, qui était source de division.
Je pourrais continuer, mais je vais me contenter de dire que nous soutenons aussi les Canadiens en leur offrant des services de garderie, des soins dentaires et l'Allocation canadienne pour enfants. Je sais que les familles de ma circonscription économisent beaucoup d'argent parce qu'elles ont accès à des soins dentaires et à des services de garderie. Dans ma circonscription, la famille moyenne payait environ 1 800 $ par enfant par mois pour des services de garde. Après la mise en place de notre programme, ces frais ont diminué de moitié. Ils ont diminué encore plus depuis. Les familles paient maintenant environ 410 $ par mois. Pensons aux économies que cela représente tous les mois. Les familles de ma circonscription, Whitby, économisent 1 400 $ par mois. C'est une mesure de soutien importante pour les familles qui ont de jeunes enfants.
Nous avons aussi préservé toutes les prestations fédérales sur lesquelles les Canadiens comptent. Nous avons allégé le fardeau fiscal. Nous n'avons haussé aucune taxe ni aucun impôt. Nous avons économisé plus de 60 milliards de dollars pour les 5 prochaines années en rationalisant l'appareil fédéral. Ce n'est pas rien. La semaine dernière, je suis allé à l'OCDE, où j'ai eu la chance de faire une présentation dans le cadre d'une table ronde avec la Grèce, l'Argentine, le Portugal, le Royaume‑Uni et l'Irlande au sujet des finances publiques, alors je suis bien placé pour dire que nos homologues du monde entier sont envieux de la situation budgétaire du Canada et de notre gestion judicieuse des finances publiques. Je sais que les conservateurs croient le contraire, et grand bien leur fasse. Comme on le voit quotidiennement à la Chambre, ils sont souvent déconnectés de la réalité.
Ce ne sont là que quelques exemples des mesures que nous avons prises pour accroître le pouvoir d'achat des Canadiens. Ce qu'il faut retenir, c'est que pour donner un coup de pouce aux Canadiens en cette période difficile, le gouvernement leur apporte rapidement un répit concret, viable sur le plan budgétaire et ciblé, sous diverses formes, de manière à ce qu'ils résistent aux perturbations du marché mondial de l'énergie.
En ne tenant pas compte des causes principales des pressions économiques dont les Canadiens font les frais, la motion d'aujourd'hui reflète une analyse incomplète et donc fautive des faits. Non, la mariée n'a pas convolé avec son père, et contrairement à ce que la motion sous-entend, le Canada ne s'en sort pas moins bien que le reste du monde. Comme l'a conclu le célèbre philosophe pragmatiste étatsunien William James, et avec raison: « Le pessimisme engendre la faiblesse. L'optimisme engendre la vigueur. »
Pour notre part, nous choisissons l'optimisme et la vigueur. C'est ça, bâtir un Canada fort. En conséquence, nous exhortons les députés à rejeter la motion d'aujourd'hui.
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Madame la Présidente, je remercie l'ensemble de mes collègues d'être intervenus sur cette importante motion. Je ne dis pas que tout ce qu'il y a là-dedans a du sens, et je ne dis pas que tout est faux, mais c'est une motion importante.
Tout d'abord, j'aimerais dire que nous avons des inquiétudes concernant l'effet qu'aura l'intelligence artificielle dans nos vies. Je pense qu'aujourd'hui, on a eu un exemple des glissements que l'intelligence artificielle peut avoir sur les débats parlementaires. On a le whip du gouvernement qui se lève et qui nous lit un truc d'intelligence artificielle dont la source n'est pas vérifiable. On ne peut même pas savoir si c'est vrai ou si c'est faux. On a aussi le député de , avec qui je m'entends très bien. Nous ne sommes pas d'accord sur tout, mais nous avons de bonnes relations de travail. Ce député a étudié en philosophie. Il est philosophe et il se lève dans l'assemblée du peuple pour dire en toute philosophie que, si ça fait son affaire d'un point de vue partisan, l'intelligence artificielle a raison, et que c'est ça qui est ça.
Moi, je pense que nous sommes capables d'avoir des débats plus sains à la Chambre, d'autant plus que nous sommes dans un débat technique, un débat de chiffres, où il faudra peut-être à un moment donné couper la poire en deux. Dans le cas de cette motion, ce qui déterminera notre vote à la fin, ce sera probablement la véracité des faits qui y sont mentionnés. Ce que dit la motion dit, c'est qu'on est en récession. On a eu deux trimestres de décroissance consécutifs; un trimestre avec une bonne décroissance, soit de 1 % pour le dernier trimestre, puis un trimestre avec des données préliminaires. On sait que les données vont être réévaluées, mais il s'agit d'une toute petite décroissance d'un dixième de 1 %.
D'abord, je n'aime pas le terme « récession technique ». J'en parlais hier avec le député de , qui dit qu'on n'est pas en récession. Il ne nous dit pas que l'économie va bien. Il nous dit qu'on n'est pas en récession, comme si c'était un trophée, comme s'il pouvait se sauver avec la rondelle en disant qu'on n'est pas en récession et que c'est ça, leur objectif, en tant que gouvernement. Le but d'une économie, ce n'est pas de ne pas être en récession, c'est d'avoir de la croissance réelle qui permet d'augmenter le pouvoir d'achat des gens et d'augmenter le niveau de vie. Je n'aime pas l'expression « récession technique ». C'est comme si on avait la pneumonie. Peut-on avoir une pneumonie technique, mais pas de pneumonie? Peut-on avoir une grippe technique, mais pas la grippe? Ça n'existe pas vraiment. On est en récession ou on ne le sait pas et on le saura plus tard. Il y a des symptômes. C'est un peu comme la psychiatrie, c'est-à-dire qu'on a des critères cliniques. Des fois, ils ne sont pas tous rencontrés. Des fois, on n'est pas sûr du diagnostic et on le saura plus tard. Toutefois, une chose est sûre. C'est que ça ne va pas bien.
D'ailleurs, les libéraux nous disent qu'on n’est pas en récession. Je tiens à envoyer un message au député de Marc‑Aurèle‑Fortin. Les données du PIB sont révisées sans arrêt. Là, c'est négatif, mais peut-être que, quand on aura les versions ultérieures des données, ça deviendra positif. C'est ce que les libéraux nous disent. Ils nous disent d'attendre les données à venir. Toutefois, au cours des derniers trimestres, des trimestres positifs sont devenus négatifs lors de la révision des données. Au deuxième trimestre de 2025, c'était une baisse de 0,2 %. Au quatrième trimestre de 2025 aussi, les données ont été révisées, mais pas à l'avantage du gouvernement. Il faut quand même comprendre que, quand les données sont révisées et que c'est pire qu'on le pensait, il faut aussi que les libéraux disent qu'ils ont une part de tort là‑dedans. Ça, ils ne le font pas.
Comment alors sait-on si on est en récession? D'abord, ce n'est pas Statistique Canada qui décide ça, ce n'est pas le gouvernement et ce n'est pas nous. Aux États‑Unis, c'est le National Bureau of Economic Research qui détermine s'il y a une récession selon un ensemble de critères qui, généralement, concordent avec deux trimestres de décroissance consécutifs, mais le critère n'est pas deux trimestres consécutifs. Au Canada, on a un comité sur le cycle économique à l'Institut C.D. Howe qui a ses propres critères. Pour savoir si on est en récession, il faut déterminer l'amplitude de la variation du PIB. Dans ce cas-ci, au premier trimestre, on a une décroissance, mais elle est toute petite. Il faut déterminer la durée. On peut avoir une récession avec un trimestre de décroissance. Si l'économie plantait de 30 %, on n'attendrait pas le trimestre d'après pour savoir qu'on est dans le trouble. Ça dépend des circonstances particulières. Ça dépend de l'étendue du ralentissement. On veut savoir à combien d'industries ça se propage. On veut savoir si l'impact sur le PIB était important dans beaucoup d'industries.
Est-ce qu'on est en récession ou est-ce qu'on ne l'est pas? On ne le sait pas. Ni les conservateurs ne le savent ni les libéraux ne le savent. C'est un débat qui est absolument absurde.
En effet, ce débat occulte le fait que l'économie ne va pas bien. C'est épouvantable qu'on passe une journée à se demander si on satisfait aux critères 1, 2, 3, si ce sera le cas dans deux mois ou si le premier mois du deuxième trimestre est positif ou négatif. C'est épouvantable, parce que personne ne pense que l'économie canadienne est viable dans son état actuel. Je pense que c'est une déviation du débat.
Cependant, on a raison de craindre une récession, parce que, présentement, le taux de chômage est élevé, mais il s'est maintenu. Le taux d'emploi s'est relativement maintenu, mais il est fragile. C'est vrai, et ça fait partie des critères pour une récession. On voit, dans les données du PIB, que des entreprises canadiennes qui ont des problèmes à exporter ont commencé à augmenter leur stock. Qu'est-ce que ça veut dire? Ça veut dire que les entrepôts se remplissent. Ils n'ont pas encore mis à pied de gens. Il y a des fermetures. Il y a des effets importants sur des entreprises. Or, certaines entreprises ont décidé de maintenir des quarts de travail, de ne pas licencier tout le monde et d'accumuler des stocks. La taille des entrepôts n'est pas infinie. On ne peut pas stocker de la marchandise sans arrêt. Ça nous montre qu'en matière d'exportation, de commerce et de négociation avec les États‑Unis, on est assis sur une bombe à retardement. L'état des stocks est important.
Pour la même raison, il y a parfois des reprises économiques après une récession, mais sans emploi, parce que les entreprises se remettent à vendre les stocks qui étaient dans les entrepôts sans réembaucher des gens. On peut avoir des signes précurseurs de récession sans avoir licencié de gens parce que nos entreprises sont résilientes et se disent qu'elles ne voudraient pas tout de suite perdre leur main-d'œuvre et congédier des gens.
Nous avions parlé de l'importance de la subvention salariale pour maintenir le lien d'emploi pour les gens qui se font congédier. Aujourd'hui, une entreprise qui congédie ses employés va se faire voler son expertise par quelqu'un d'autre. Évidemment, ça fait un an que le nous dit que la situation va se régler incessamment. Or, quand la situation sera réglée, ces gens-là ne pourront pas ravoir leurs employés.
Je disais donc qu'il y a des signes précurseurs. J'écoutais soigneusement le député de . Ce n'est pas toujours facile, mais je l'ai fait. Il nous a décomposé le PIB. Il nous a dit que les investissements sont maintenus, que c'est grâce à leur super déduction. D'ailleurs, la super déduction, c'est un peu comme la crème chantilly de la politique fiscale. Ce n’est pas une super déduction. Sait-on ce qu'est la crème chantilly? C'est de la crème fouettée avec un peu de sucre. On lui donne un joli nom pour que ça ait l'air plus sexy. Il en va de même pour la super déduction. Ce n'est pas une super déduction. C'est de l'amortissement accéléré, comme il y en a partout, comme il y en a aux États‑Unis. De plus, ils ont choisi les gagnants.
Certaines compagnies viennent nous dire qu'on a un problème de souveraineté numérique au Canada. Elles nous disent qu'elles veulent faire de la fibre optique parce que le a oublié la fibre optique dans ces secteurs, parce qu'il a choisi des gagnants. Maintenant, le gouvernement nous dit que c'est une super déduction. Ce n'est pas une super déduction. C'est de l'amortissement accéléré. Il en parle comme si c'était la meilleure invention depuis le pain tranché, comme si personne n'avait ça, comme si c'était générationnel d'accélérer l'amortissement. On dirait un cours de fiscalité 101. Ça nous montre que c'est un langage ampoulé, que c'est de l'emphase.
Le secrétaire parlementaire du ministre nous disait donc que l'investissement a augmenté et que la consommation s'est maintenue. Il est vrai que la consommation des ménages s'est maintenue. C'est parce qu'on est solidaires. Le premier ministre fait ce qu'on enseigne dans un cours de première année à l'université. Ça s'appelle des mesures de stimulation. Les gens ont des problèmes, alors on envoie des chèques pour soutenir la consommation. Ça s'ajoute au déficit de l'État et ça sera repayé à un moment donné. Ça fonctionne pour l'instant, mais envoyer des chèques n'est pas la recette du succès pour les 10 prochaines années. Ça prend de la croissance. Les dépenses du gouvernement viennent pallier ça aussi. L'approvisionnement commence tranquillement, mais ces dépenses gouvernementales ne sont pas la recette de la croissance.
Qu'est-ce qui fait mal dans le PIB? On décompose les chiffres du PIB. Je vois le député de : il le sait, parce qu'il les décompose, ces chiffres. Il est un peu comme moi, il est un maniaque de ce genre de chose. Ce qui a échoué dans le PIB, ce sont les exportations. Nous vivons une crise des exportations. Si je peux me permettre d'inventer un terme à des fins un peu pédagogiques, on pourrait presque parler de « récession d'exportation ». Ça nous montre l'importance de notre relation avec le voisin américain, l'importance de la polir, même s'ils ne sont pas des gens faciles. On négocie peut-être des accords commerciaux avec la Maison‑Blanche, mais on fait affaire avec des entreprises qui nous aiment encore partout aux États‑Unis, et c'est avec des entreprises qu'on fait des échanges commerciaux. Il faut donc polir la relation qu'on a avec ces gens-là. Ça montre l'importance de commencer et de déclencher cette négociation avec les États‑Unis. Le Mexique a commencé à le faire. Les négociations officielles ont commencé.
Lorsque le a été élu, il nous a dit qu'il était le meilleur négociateur de l'histoire de l'humanité, qu'il fallait l'élire, qu'il allait faire des miracles et que les négociations se dérouleraient bien. C'est ce qu'il nous a dit. Depuis ce temps, on observe que ce qui fait gagner des votes au Canada nuit à la relation avec les États-Unis. Il y a eu des propos très durs. Je n'aime pas Donald Trump plus que quiconque; je ne trouve pas que ce qu'il fait soit acceptable. Cependant, force est de constater que le premier ministre a lui-même décidé de nuire à sa relation avec les États-Unis pour gagner des votes au Canada, et cela coûte cher.
Nous avons la décomposition des données. Qu'on le prenne comme on le veut, l'absence d'accord et l'absence de négociations ont un effet critique sur l'économie du Canada et sur les exportations. C'est drôle, tantôt, le député de , qui nous parlait de toutes les composantes du PIB, ne souhaitait pas nous présenter celle qui est en crise. Je vais donc citer les chiffres. Au dernier trimestre, comparativement au même trimestre de l'année précédente, les exportations ont diminué de 4,1 %. Il s'agit d'une baisse de 4 %. C'est énorme, et c'est ça, le problème. Cela s'en va juste en s'empirant. Les négociations, elles, ne commencent pas. Sommes-nous en récession aujourd'hui ou non? Ce n'est pas la question. La question, c'est que l'avion pique du nez et on se demande s'il a déjà frappé le sol ou non. C'est exactement ce qui est en train de se produire à la Chambre.
Les exportations réelles du Canada, c'est-à-dire après correction pour l'inflation, ont diminué de 4,1 % au premier trimestre. Le trimestre précédent, elles avaient diminué de 2,9 %. Le trimestre d'avant, elles avaient diminué de 2,3 %. Le trimestre précédent encore, elles avaient diminué de 3,5 %, et ce, toujours par rapport à l'année précédente.
Les chiffres que je viens de donner — rappelons que nous avons toujours les statistiques un peu plus tard et que nous venons de commencer un trimestre — couvrent essentiellement l'ensemble du mandat du premier ministre. Comment définissons-nous le mandat du premier ministre? Il est arrivé en pleine crise tarifaire, c'est vrai. Ce n'est pas lui qui l'a créée, c'est vrai. Il ne pouvait pas tout négocier dès la première semaine, c'est vrai. Cependant, chaque trimestre de son mandat, nous n'avons ni accord ni négociation. Nos relations s'enveniment et ça plante. Près de 80 % de nos exportations sont destinées aux États-Unis. Je comprends que le premier ministre se promène avec son carnet d'adresses, qu'il fasse des voyages, qu'il conclue des accords commerciaux et c'est correct. Cependant, c'est faux de croire que nous devons mettre entièrement de côté notre relation avec les Américains; cela relève du suicide économique. C'est littéralement ce que le premier ministre est en train de faire. C'est ce qu'on voit avec la baisse de 4,1 % des exportations. Voilà ce dont nous devrions discuter aujourd'hui, c'est de ce chiffre, et de ce chiffre seulement.
C'est toujours délicat de parler de la situation économique au Parlement. Il faut dire la vérité: lorsque des emplois sont créés, le gouvernement affirme souvent qu'il les a créés. La plupart du temps, ce n'est pas vrai. Il existe des facteurs cycliques et des facteurs liés à la conjoncture internationale. Ce ne sont pas nécessairement les gouvernements qui créent les emplois. De la même façon, une récession n'est pas toujours la faute d'un gouvernement.
Je vais donner l'exemple du gouvernement Harper en 2015. Stephen Harper devient premier ministre, il y a une crise dans le secteur énergétique qui a entraîné un effondrement du prix du pétrole. Cela n'était aucunement la faute du gouvernement canadien. Le Canada s'est alors retrouvé en récession. Ce n'était pas la faute du premier ministre Harper. Les pertes d'emploi et la baisse des investissements découlaient d'une conjoncture à laquelle le gouvernement a dû répondre. Dans ce cas-là, ce n'était pas la faute du gouvernement. La plupart du temps, c'est ainsi que les choses se passent.
Cependant, dans le cas qui nous occupe, le gouvernement joue un rôle particulier. Il présente la situation comme si elle n'était pas de sa faute. Le gouvernement nous dit...
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Madame la Présidente, le gouvernement dit et répète qu'il essaie de contrôler ce qu'il peut contrôler et qu'il ne contrôle à peu près rien. Il va donc verser des prestations, faire une offre groupée de mesure de stimulation, comme si ça pouvait durer toujours. Il répète que ce n'est pas de sa faute. Or, dans ce cas, le gouvernement a commis une faute, et ce, parce que le avait été élu sur la promesse solennelle qu'il serait plus habile que toute autre personne sur la surface de la Terre pour négocier avec les Américains. Ça a été ça, sa promesse. Aujourd'hui, les exportations se plantent. Moi, je pense que c'est un grave problème.
Les libéraux vont se lever. Je le sais. Je vois des députés de l'autre côté et nous commençons à les connaître. Ils vont nous dire que le PIB par habitant augmente et qu'ils ont mis fin à la récession par habitant. Cependant, quand nous leur disions, au cours des deux dernières années, que le PIB par habitant baissait et que le Canadien moyen s'appauvrissait, ils nous disaient que nous étions des racistes anti‑immigration, que ça n'avait aucun sens de parler contre les immigrants, que c'étaient eux qui nous soignaient dans les CHSLD. Or, tout à coup, il faudrait parler de mesures par habitant. On retournera dans les bleus et on verra que, moi, je parle depuis longtemps de mesures par habitant.
Qu'est-il donc arrivé? Les libéraux ont réduit le niveau d'immigration. Avant, ils étaient sous l'influence de la personne qui est maintenant leur ambassadeur à Washington, une personne impliquée dans le groupe de l'Initiative du siècle. Ces gens s'étaient dit qu'il y aurait 100 millions de Canadiens en 2100 et qu'il fallait donc commencer tout de suite, sans faire de coordination avec les provinces pour s'assurer que ces gens auraient des services, que l'immigration serait réussie et que tout fonctionnerait bien.
Moi, je suis en faveur de l'immigration. L'immigration m'a emmené la femme de ma vie. Ce n'est pas la question. Nous voulons qu'il y ait de l'intégration, qu'il y ait du logement, etc. Or les libéraux coupent là‑dedans, la population baisse, ils s'en vantent et ils nous disent que le PIB par habitant monte. Habituellement, quand on est économiste, on est content que le PIB par habitant monte. Ça démontre une augmentation de la productivité. Or, dans ce cas, c'est ce qu'on appelle un effet de dénominateur. Le PIB est divisé par le nombre de personnes. Les libéraux réduisent le nombre de personnes, il y a donc un problème chronique de productivité, et il faudrait que nous les applaudissions alors que, quand nous disions la même chose, il y a trois ans, ils nous attaquaient sans arrêt.
C'est la même chose du côté du logement. Je ne suis pas nécessairement d'accord sur tout ce qui est dans la motion. En effet, je pense qu'elle n'est pas formulée de façon à ce que nous l'appuyions. Le gouvernement sait très bien qu'il ne construira pas 500 000 logements en trois ans. Il comprend très bien qu'il y avait une pression sur le logement. On l'a vu dans les dernières données, par exemple dans la région métropolitaine de Montréal: on a presque atteint ce qu'on appelle le point d'équilibre, soit un taux d'inoccupation autour de 3 %. Il y a un lien. Ce n'est pas l'identité des gens dans le logement qui est importante, c'est le nombre de personnes comparativement au nombre de logements. Il faut que le nombre de logements augmente proportionnellement au nombre de personnes si on ne veut pas créer de pression.
Les libéraux vont nous dire que, si le prix du logement baisse, c'est grâce à Maisons Canada, que personne n'a encore compris. Nous ne comprenons pas comment ça fonctionne. La société d'État signe des ententes et elle fait des annonces, mais aucun logement n'est sorti de terre. Les libéraux vont se vanter que leurs politiques fonctionnent. Nous leur disons tout ça depuis des années.
Le député de disait tantôt aux conservateurs qu'ils ne proposaient jamais rien et qu'ils ne faisaient que se plaindre. Nous, nous proposions une immigration réussie et intelligente depuis des années, mais on nous traitait de racistes. Aujourd'hui, ils vont nous dire que nous ne faisons que nous plaindre, alors que le est incapable de négocier un accord commercial, que la scierie Saint‑Michel à Saint‑Michel‑des‑Saints est sur le point de fermer et que notre secteur du meuble est en crise. Les libéraux vont nous dire que les exportations vers l'Europe ont augmenté. C'est certain, les alumineries envoient en Europe l'aluminium qu'elles ne vendent pas aux États‑Unis, et c'est ce qui gonfle les statistiques. C'est exactement ce qui se produit. Non, il n'y a pas de résultats.
Quand nous faisons des propositions aux libéraux et qu'ils rient de nous, quand nous demandons de créer une subvention salariale pour libérer le régime d'assurance-emploi, dont la structure actuarielle ne permettra pas de subir deux crises à l'intérieur de sept ans avec la COVID‑19, ils devraient nous écouter. Quand nous leur disons de réformer aussi l'assurance-emploi, ils se vantent d'avoir fait encore des mesures temporaires. Les gens vivent dans l'incertitude. Quand ça fait 15 ans qu'on a des projets pilotes, on serait peut-être mûr pour dire s'ils ont fonctionné et pour une réforme. Créer projet pilote sur projet pilote, ce n'est pas une politique, c'est de l'improvisation.
Nous demandons aussi d'acheter une partie des paiements faits à l'avance en droits compensateurs aux États‑Unis pour l'industrie forestière. C'est un actif pour le gouvernement qui donnerait des liquidités aux acteurs du secteur forestier pour leur permettre de maintenir leurs opérations et de faire face aux injustices que les Américains leur imposent. Qu'est-ce que je fais? Est-ce du pleurnichage?
Nous leur demandons que les transferts en santé suivent les coûts de système de 6 %. C'est 5 % cette année et ça va descendre à 3 %. Qu'est-ce que c'est? Est-ce du pleurnichage? Sont-ils en train de nous dire que, refaire un hôpital, ça crée moins d'emplois qu'une base militaire?
Pour relancer l'économie, il y a des choix à faire.
Quand ils sortent des chiffres, quand ils décomposent le PIB, quand ils nous expliquent que tout va bien, qu'ils font tout correctement et que, quand ça va mal, ce n'est pas de leur faute, mais que, quand ça va bien, c'est à cause des politiques qu'ils ont mises en place il y a quatre à cinq mois, j'invite l'ensemble des députés du gouvernement à faire preuve de légèrement plus d'humilité, parce qu'en cette matière, on part de très loin.
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Madame la Présidente, je suis bien heureux de participer à ce débat aujourd'hui concernant l'avenir économique du Canada, et particulièrement en ce qui a trait à la réalité à laquelle sont confrontés tous les Canadiens au moment où nous nous parlons, parce que, oui, le Canada, malheureusement, est en récession. C'est avec grand bonheur et plaisir que je vais partager mon temps de parole avec mon éminent collègue de et je remercie tous ceux et celles qui sont vigilants, contrairement à moi qui ai malheureusement erré. À cet égard, j'aurai quelques mots à prononcer sur des gens qui ont erré.
Ce n'est pas de gaieté de cœur que nous constatons que le Canada est en récession. Comme tous les économistes le savent, quand il y a deux trimestres consécutifs où le produit intérieur brut, ou PIB, est négatif, nous parlons de récession. Certains peuvent chercher à apporter des qualificatifs à cette récession-là, mais, mathématiquement parlant et de façon très claire, cela se définit de la manière suivante: si, au cours de deux trimestres consécutifs, le PIB est en baisse, c'est une récession; et c'est ce à quoi nous sommes confrontés.
D'aucuns ont voulu faire une bataille de mots avec cette définition de la récession. Cependant, au-delà de la bataille de mots, il y a la réalité des maux des Canadiens, des maux qui frappent le Canada depuis trop longtemps. Nous avons la pire inflation alimentaire des pays du G7. Chaque mois, 2,2 millions de Canadiens se rendent dans des banques alimentaires pour se nourrir. Rappelons que nous sommes au Canada. De ce nombre, le tiers sont des enfants. Des familles, des pères, des mères n'ont pas les moyens de subvenir à leurs besoins et doivent frapper à la porte des banques alimentaires.
Je me permets de saluer les gens de ma circonscription, notamment ceux de l'organisme Amélie et Frédérick, ceux du Frigo collectif et écologique de Val‑Bélair, ceux du frigo-partage de L'Ancienne‑Lorette et ceux du frigo‑partage de Loretteville, sur la rue Racine. Ces gens s'occupent de façon très particulière de l'aide alimentaire, et Dieu sait que leur travail est essentiel. Heureusement que ces bénévoles des différents organismes caritatifs dans toutes les circonscriptions, en particulier dans ma circonscription, Louis‑Saint‑Laurent—Akiawenhrahk, pensent aux plus démunis. Or, ce qu'ils me disent, c'est que des gens qui ont contribué aux banques alimentaires pendant des années sont aujourd'hui les mêmes qui viennent frapper à leur porte pour obtenir de quoi nourrir décemment leur famille.
Le Canada affiche malheureusement aussi le deuxième plus haut taux de chômage des pays du G7. C'est ça, la réalité du Canada. C'est ça, les maux auxquels les Canadiens sont confrontés. Cela confirme d'une triste façon la récession au Canada. Ce sont les 112 000 emplois perdus depuis le début de l'année. C'est la réalité des entrepreneurs qui veulent investir, mais qui font face à des préoccupations majeures en matière de stabilité économique. Ils ne peuvent pas investir dans un milieu qui n'est pas solide, et l'économie canadienne s'essouffle actuellement. Le résultat, on le constate aussi avec les échanges commerciaux. C'est 20 milliards de dollars en investissements qui ont quitté le Canada, ce qui se rajoute aux 1 000 milliards de dollars en investissements qui n'ont pas été faits au Canada au cours des 10 dernières années sous Justin Trudeau et l'actuel . C'est pourquoi nous sentons que l'économie canadienne est en faiblesse, est en recul, est en récession.
Il faut comprendre aussi qu'au cours des 10 dernières années, la gouvernance libérale n'a malheureusement pas beaucoup changé. Regardons ce qui s'est passé de 2015 à 2025, et depuis 2025 jusqu'à aujourd'hui. On est malheureusement dans la même lancée: une lancée où l'on dépense sans compter, une lancée où l'on n'a pas la préoccupation de gérer convenablement les deniers des Canadiens qui paient la TPS tous les jours et qui paient leurs impôts tous les mois, alors que notre responsabilité première, comme parlementaires, est de nous assurer que l'argent est bien dépensé. Nous vivons au-dessus de nos moyens depuis bientôt 11 ans. La dette a augmenté de 1 000 milliards de dollars, soit presque deux fois plus que l'ensemble de la dette accumulée au cours des 125 années précédentes. C'est ça, la réalité de la gestion libérale: 1 000 milliards de dollars de dette supplémentaire.
La semaine dernière, j'ai eu un échange, en comité plénier, avec le ministre des Finances. Je lui ai rappelé de bonne mémoire qu'il est le troisième plus ancien ministre du gouvernement, puisque le et la ont tous les deux été nommés ministres dès l'élection de M. Trudeau. Six mois plus tard, le député de , l'actuel ministre des Finances, avait été nommé.
Aujourd'hui, en tant que ministre des Finances, il porte la signature de dettes totalisant 1 000 milliards de dollars, parce que c'est au cours des 10 dernières années que cette dette de 1 000 milliards de dollars s'est constituée. C'est autant d'argent que nous n'avons pas, c'est autant d'argent qu'il a fallu imprimer, et c'est autant d'argent que nous facturons à nos enfants, à nos petits-enfants et à nos arrière-petits-enfants, qui ne sont pas encore nés, mais qui devront payer pour ça. C'est pourquoi il faut faire attention. C'est pourquoi il faut avoir un plan d'attaque positif et gagnant pour les citoyens canadiens.
Notre approche à nous, les conservateurs, c'est fondamentalement de laisser plus d'argent dans les poches des gens. Nous avions amorcé, il y a deux mois, un débat sur les taxes concernant le transport et concernant l'essence. Ça touche tous les Canadiens, et pas que ceux qui ont une voiture à essence. En effet, on sait que les biens que l'on achète, comme la nourriture, ne tombent pas du ciel. Cela a été transporté, et le transport se fait avec de l'essence dans bien des cas. Cette taxe sur l'essence touche donc tous les Canadiens.
Notre proposition était très claire. Il s'agissait d'abolir toutes les taxes fédérales pendant l'année au complet. C'est 5 milliards de dollars de plus qu'on laisserait dans les poches des gens. Nous pensons que les gens savent mieux gérer leur argent que nous, à qui ils l'envoient sous forme de taxes.
Le gouvernement a quand même pris l'essence, sans jeu de mots, de l'idée qu'on avait. Il a décidé d'abolir la taxe d'accise de 10 ¢ de façon temporaire, soit pendant quelques mois. Pour paraphraser à sens inverse les paroles de Neil Armstrong, abolir une taxe est peut-être un bond de géant pour les libéraux, mais c'est un petit pas pour les contribuables. C'est pourquoi il faut aller beaucoup plus loin.
Notre approche visait à abolir toutes les taxes fédérales. C'étaient 5 milliards de dollars de plus dans les poches des gens. Ça, c'est aider les citoyens.
Nous souhaitions également être sûrs de débloquer le plein potentiel des ressources naturelles du Canada. J'ai eu la chance d'en débattre souvent depuis que je suis ici, à la Chambre, et en d'autres temps, quand j'étais à l'Assemblée nationale. Je suis un partisan et un fervent admirateur de toutes les ressources naturelles que nous avons et de tous les types d'énergie. Quand je parle d'énergie, je parle des énergies vertes, je parle des énergies renouvelables et je parle des énergies dites fossiles.
Le Canada a tout. Le Canada a toutes les sources d'énergie pour lesquelles les pays se feraient la guerre. Le Canada a toutes les ressources naturelles nécessaires pour son plein développement et le plein développement de la planète. Le Canada est prêt à y aller. Malheureusement, le gouvernement, pendant 10 ans, a freiné cet élan essentiel pour le Canada, essentiel pour les Canadiens et essentiel pour le monde entier. Le monde entier a besoin de plus d'énergie, de ressources naturelles et des matériaux rares qui viennent du Canada. À cet égard, de mon point de vue, on n'ira jamais trop loin.
Par ailleurs, il faut continuer d'ouvrir la porte au libre-échange avec tous les pays du monde. Comme je le disais il y a quelques instants, c'est le cas au Canada, depuis les mandats de Brian Mulroney, depuis l'accord de libre-échange de 1988 et depuis les efforts déployés par Jean Chrétien pour prolonger cet accord nord-américain. J'ajoute aussi avec fierté que, sous Stephen Harper, on a vraiment fait tomber des cloisons en ayant des ententes avec près de 40 pays, et c'est tant mieux. Je suis bien heureux de voir que le gouvernement actuel marche dans ces pas.
Il faut continuer en ce sens, tout en reconnaissant que le Canada est le champion du libre-échange. Si le libre-échange crée de la richesse pure pour les Canadiens, cela devrait se conjuguer avec moins de taxes et moins d'impôts. Si on en est capable, si on est le modèle mondial en matière de libre-échange, il faudrait aussi faire du libre-échange dans notre propre pays.
J'invite donc le gouvernement à aller plus loin que ça. C'est pourquoi, malheureusement, le Canada est en récession. Le Canada mérite mieux.
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Monsieur le Président, c'est toujours un plaisir de prendre la parole au sujet des motions de l'opposition. Aujourd'hui, les conservateurs demandent à la Chambre de reconnaître que le libéral a fait du Canada le seul pays du G7 à tomber en récession. Il est tellement triste que l'on en soit arrivé là et que nous devions demander à la Chambre de reconnaître la triste réalité que le Canada est en récession et qu'il est le seul pays du G7 dans cette situation.
Pourquoi le Canada est-il le seul pays du G7 dans cette situation? Le gouvernement a imputé la contre-performance économique du Canada à des événements internationaux et il persiste à le faire, mais je tiens à signaler à la Chambre que tous les autres pays du G7 sont confrontés aux mêmes facteurs internationaux. Les libéraux invoquent les guerres en Ukraine, dans le golfe Persique et en Iran, mais elles touchent tous les pays. Ils parlent de la guerre commerciale dont nous ne voulons certainement pas et que le Canada n'a pas demandée, mais je tiens à souligner que les États‑Unis s'imposent eux-mêmes des droits de douane. Ils sont confrontés à des droits de douane. Ils ont pris la décision de faire payer à leurs propres citoyens des droits de douane sur ce qu'ils importent, et pourtant, ils ne sont pas en récession. Le Canada est le seul pays du G7 à être en récession; nous devons donc chercher d'autres facteurs à l'origine de cette situation.
Dans la motion conservatrice, on demande au gouvernement de reconnaître que le Canada affiche le pire endettement des ménages parmi les pays du G7. Il y a environ un mois, le comité des finances a entendu des témoignages accablants. Equifax et TransUnion, deux des entreprises qui suivent l'évolution de l'endettement des consommateurs, ont informé le comité que les Canadiens endettés s'endettaient de plus en plus. Leur endettement se creuse, et la bulle du crédit continue de gonfler, mais sans la participation de nouveaux acteurs.
Ce n’est pas que les Canadiens achètent leur première maison, ou quelque chose de ce genre, et qu’ils deviennent ainsi de nouveaux emprunteurs. Non, les dettes des Canadiens endettés ne cessent d'augmenter. Ces Canadiens font face à cette situation non pas en touchant des salaires et des revenus plus élevés leur permettant de rembourser leurs dettes, mais plutôt en étalant leurs paiements, en refinançant leurs prêts, en se privant de produits de première nécessité, en réduisant leurs autres dépenses et en épuisant leurs économies. La situation pas viable. Cela ne nous mènera pas à une reprise suscitée par la consommation, car les consommateurs sont à bout de ressources.
En effet, Banques alimentaires Canada vient de publier un rapport indiquant que, chez les Canadiens à faibles revenus, les dépenses liées à l'alimentation, aux autres produits de première nécessité et au logement représentent, à elles trois, plus de 100 % du budget moyen des ménages. Ce sont les personnes les plus démunies qui s'endettent de plus en plus. Elles n'ont pas les moyens de se nourrir. Elles n'ont pas les moyens de faire le plein d'essence. Elles n'ont pas les moyens de se loger. Pour faire face à la situation, elles épuisent les maigres économies qu'elles ont pu accumuler et s'endettent de plus en plus.
L'abordabilité fait partie intégrante de la crise que nous traversons. En ce qui concerne le logement, nous demandons au gouvernement, dans la motion, de reconnaître que le Canada a la pire abordabilité du logement parmi les pays du G7. Un acheteur d'une première maison, un jeune ou une jeune famille qui espère fonder un nouveau ménage et acheter une maison dans le cadre d'un plan financier à long terme ou comme moyen de s'enraciner dans une collectivité, n'a aucun espoir sous le gouvernement actuel.
Les libéraux ont présidé à la hausse stupéfiante du coût du logement, qui a privé toute une génération de jeunes Canadiens de l'accession à la propriété et piège les gens dans des loyers qu'ils ont de plus en plus de mal à payer. Les loyers ont plus que doublé sous le gouvernement libéral. Même si, comme le gouvernement l'a souligné, les loyers sont en baisse depuis 18 mois, ils sont toujours plus du double de ce qu'ils étaient lorsque le gouvernement est arrivé au pouvoir.
Nous considérons que le logement est inabordable. Les libéraux ont anéanti le rêve d'accéder à la propriété pour toute une génération de Canadiens. Ils ont créé un pays où la capacité d'une personne à devenir propriétaire dépend en réalité du fait que ses parents soient ou non propriétaires et qu'ils puissent transférer à leurs enfants une partie de leur capital en refinançant leur propre logement, en leur prêtant de l'argent, en se portant garants, ou par d'autres moyens.
J'ai travaillé dans le secteur des prêts hypothécaires et, pendant toute ma carrière, une personne normale qui avait un emploi normal et convenable et qui voulait acheter une maison pouvait épargner pendant un an ou deux en vue de constituer une mise de fonds, puis présenter une demande, obtenir un prêt hypothécaire et acheter une maison. C'est tout simplement impossible aujourd'hui dans presque toutes les grandes villes du Canada. C'est une vraie honte. Nous avons entendu des témoignages en ce sens au comité des finances.
Notre motion demande au gouvernement de présenter un plan pour renverser la situation actuelle. Le gouvernement libéral a raté l'occasion qui s'offrait à lui quand il a été élu pour la première fois. Revenons un instant en arrière, en 2015. Cette année-là, quand le gouvernement a été assermenté, il avait un budget équilibré et un projet de pipeline vers la côte Ouest approuvé sous conditions. Seulement quelques jours après son arrivée au pouvoir, il a annulé le projet d'oléoduc Northern Gateway.
Si ce pipeline avait été construit, il acheminerait actuellement 525 000 barils par jour vers les marchés mondiaux. Pensons à l'activité économique qu'aurait générée ce projet à lui seul. Au prix actuel, cela représente près de 50 millions de dollars par jour. Pensons aux recettes fiscales auxquelles le gouvernement a renoncé. Pensons à tous les emplois qu'auraient créés la production et l'acheminement de 525 000 barils par jour aux prix actuels et aux chèques de paie qui ne seront jamais versés.
Le gouvernement libéral a manqué son coup, et il ne s'agissait que d'un seul pipeline. Un projet de pipeline était également envisagé sur la côte Est, même si aucune demande officielle n'avait encore été déposée. Le gouvernement a rejeté ce projet lorsqu'il a commencé à envisager des changements, même avant de présenter le projet de loi , qui a définitivement éliminé toute possibilité de construire des pipelines. Le gouvernement libéral a gâché l'occasion qui s'offrait à lui.
Dans les premiers temps du gouvernement libéral, nous avons connu des années où l'économie mondiale se portait bien, mais les libéraux ont tout bousillé. Ils ont quand même fait des déficits. Ils ont vidé les coffres alors que la prospérité était relativement bonne dans le monde. Depuis, ils ont été moins bien placés pour faire face aux crises, ce qui nous amène à la situation actuelle, avec une dette gigantesque et un déficit de 67 milliards de dollars, selon le budget que le gouvernement vient de déposer. Il n'a plus la moindre cible budgétaire. Lorsqu'il en annonce une, il l'abandonne aussitôt.
Les libéraux étaient aux commandes, il y a deux ans bien comptés, lorsque la première sous-gouverneure de la Banque du Canada a déclaré que nous vivions une crise de la productivité qu'elle a qualifiée d'urgence extrême. Eh bien, les libéraux n'ont rien fait pour faire face à cette urgence, et ils ne font que cafouiller depuis.
Il y a environ 15 mois, le a dit à tout le monde qu'il était l'homme de la situation en temps de crise et qu'il conclurait un accord avec les États‑Unis de Trump au plus tard en juillet 2025. Le premier ministre a dit que le moment était venu de faire preuve d'une gestion financière prudente et qu'à titre de banquier, il avait les compétences nécessaires pour gérer le budget national. Il a dit qu'il était l'homme de la situation pour régler la crise. Ce n'était qu'une illusion. Nous sommes désormais en récession. Nous sommes le pays le plus endetté du G7. Le recours aux banques alimentaires atteint des sommets sans précédent. Les logements sont absolument hors de prix.
Nous avons les mêmes préoccupations que tous les autres pays au sujet de la situation mondiale, mais nous sommes le seul pays en récession. La responsabilité en incombe au et aux 10 années et demie de mauvaise gestion financière et économique des gouvernements libéraux et du premier ministre.
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Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec le député de .
Je vais commencer par parler de ce dont cette motion ne parle pas. Je ne commencerai pas par les chiffres, mais par les personnes dont cette motion est censée parler. Quelque part, aujourd'hui, il y a un parent assis à la table de la cuisine, en train de refaire le calcul du renouvellement de son hypothèque pour la deuxième fois, car la première réponse ne pouvait pas être juste. Il y a un jeune dans cette même maison qui a fait tout ce qu'on lui avait demandé et qui, face au coût d'une maison, se demande s'il a encore sa place dans ce pays. Je ne vais pas dire à l'un ou à l'autre que la situation est meilleure qu'ils ne le pensent. En réalité, elle ne l'est pas, et nous le savons tous. Cette inquiétude est réelle et mérite une réponse sérieuse, ce que cette motion n'est absolument pas; c'est donc là que je me démarque du qui a présenté cette motion.
Le Parti conservateur raconte à cette famille que tout est la faute d'une ou deux personnes, comme si les problèmes étaient apparus du jour au lendemain, et que la solution, à en croire le député, consiste simplement à tout démolir. C'est une histoire bien ficelée, qui ne demande aucun effort au parti qui la raconte. C'est une stratégie pour gagner des avantages politiques et produire un coup d'éclat sur les médias sociaux, déguisé en réponse, mais cela reste faux. Les conservateurs se trompent sur la façon dont nous en sommes arrivés là. Au lieu de proposer de véritables solutions, ils se livrent à des discours creux. Les députés d'en face ne sont pas ce qu'ils prétendent être et ils sont à court d'idées.
Soyons honnêtes avec cette famille. Les difficultés ne sont pas apparues du jour au lendemain. Elles se sont accumulées progressivement au fil des décennies, en raison des choix, et des reports répétés, des gouvernements successifs, toutes allégeances et tous ordres confondus. Trop peu de logements ont été construits année après année, les projets d'infrastructure ont été continuellement remis à plus tard et la productivité a été négligée, alors que d'autres pays avançaient. Ce que je constate surtout, c'est que, pendant des décennies, nous avons rendu la construction de grands projets inutilement difficile au Canada. Les gouvernements ont aussi laissé subsister des obstacles entre les provinces, si bien qu'il est plus facile, encore aujourd'hui, de commercer avec un autre pays qu'avec une province voisine.
Rien de tout cela n'était inéluctable. Il s'agit plutôt du prix d'une inaction prolongée. La facture de tous ces retards s'est présentée au moment où l'économie mondiale était en plein bouleversement et en pleine transformation. Les droits de douane n'ont jamais été aussi élevés depuis des décennies, et les chaînes d'approvisionnement se désagrègent à cause des tensions en Europe et au Moyen‑Orient. Le l'a dit sans détour: il s'agit d'une rupture, pas d'une transition.
Je ne suis pas arrivé à la Chambre en tant qu'attaché politique. Je n'ai pas grandi dans la sphère politique. Je viens du monde de l'entrepreneuriat, où j'ai créé de véritables emplois. Je sais ce qu'il faut pour lancer une entreprise, payer les salaires et faire évoluer une entreprise jusqu'à ce qu'elle dépasse le stade de la fragilité.
Je connais les schémas dont les députés d'en face ne parlent jamais. Au Canada, nous produisons de la recherche de calibre mondial. Nous créons des entreprises compétitives, puis, nous voyons parfois l'industrie, la propriété intellectuelle, les emplois et les talents partir ailleurs. Ce schéma n'est pas une loi de la nature, mais le résultat des choix qui sont faits. Le gouvernement actuel a enfin fait un autre choix. Il a choisi de soutenir les champions, de garder la propriété intellectuelle ici, de garder les emplois ici, de former des talents ici et de permettre aux entreprises canadiennes de se développer sans jamais plus avoir à quitter le Canada pour y parvenir.
Nous avons fait en sorte qu'il soit plus facile de construire de grandes choses avec le Bureau des grands projets afin que les projets d'intérêt national cessent de mourir sur une pile. Des projets ont déjà été lancés, comme l'expansion du port de Montréal, qui permettra d'acheminer les marchandises canadiennes dans le monde pendant des décennies. En outre, quatre grands projets sont en cours dans ma province, la Colombie‑Britannique. La Loi sur l'unité de l'économie canadienne fait tomber les murs du commerce intérieur que je viens de décrire. Nous avons mis en place une superdéduction à la productivité qui permet aux entreprises d'amortir immédiatement leurs investissements et qui leur donne ainsi une raison de les faire ici. Nous avons adopté un plan visant à débloquer 1 billion de dollars d'investissements au cours des cinq prochaines années. Nous avons prévu un investissement de 6 milliards de dollars et avons formé 100 000 nouveaux travailleurs spécialisés grâce à l'initiative Une Équipe Canada forte, de sorte que nous avons la main-d'oeuvre nécessaire pour construire les projets que nous approuvons. Nous avons créé Maisons Canada, qui n'est pas un autre groupe de travail, mais un véritable bâtisseur, qui bâtit déjà plus de 7 500 logements au pays.
Je sais que cela fonctionne parce qu'on en voit les résultats dans ma propre province. Anglo Teck a choisi d'établir son siège social au Canada, ce qui créera des emplois de cols bleus et de cols blancs en Colombie‑Britannique. Torys ouvre un nouveau bureau à Vancouver. Lululemon garde son siège social en Colombie‑Britannique. Ce sont des entreprises qui pourraient s'établir n'importe où dans le monde, et elles choisissent le Canada parce qu'elles comprennent ce que la Colombie‑Britannique et le Canada ont à offrir. Elles misent sur notre prospérité. Elles ne parieraient pas sur un pays en déclin.
Les conservateurs se réjouissent du fait que ce pays ait des défis à relever. Ils ne proposent aucune solution et ils continuent de tout démolir, mais ce que le reste du monde observe — grâce aux investissements étrangers directs, aux entreprises qui ouvrent leur siège social ici et aux talents et aux chercheurs qui viennent dans ce pays — c'est que c'est l'endroit idéal pour bâtir un avenir. C'est parce que nous avons un et un gouvernement qui se concentrent là-dessus, qui savent quelles mesures sont nécessaires pour construire de grandes choses et qui sont prêts à faire le gros du travail pour y parvenir.
Les preuves sont là. Depuis l'arrivée au pouvoir de ce gouvernement, les salaires ont dépassé l'inflation chaque mois. Comme je l'ai dit, les investissements étrangers affluent chez nous plus rapidement que dans n'importe quel pays comparable au nôtre, et ils sont à leur plus haut niveau en 18 ans. Le Canada a dépassé les États‑Unis en devenant le marché le plus attrayant au monde en matière d'investissements dans les infrastructures. Selon les prévisions, notre économie devrait arriver au deuxième rang des pays du G7 pour sa croissance cette année et l'année prochaine. Pour moi, ce n'est pas là le portrait d'un pays sur le déclin, mais celui d'un pays qui a choisi de se reconstruire.
Le d'en face a demandé au gouvernement d'« immédiatement […] renverser toutes les politiques économiques » qui nous ont menés là où nous en sommes. Je lui demanderais d'être honnête quant à ce que cela signifie réellement. Cela signifie-t-il la suppression du Bureau des grands projets? Cela signifie-t-il la suppression de la superdéduction qui récompense les entreprises qui investissent dans ce pays? Cela signifie-t-il l'abandon des efforts visant à faire tomber les barrières entre nos provinces ou la suppression des 6 milliards de dollars destinés à former 100 000 travailleurs qualifiés?
Pendant qu'il y est, qu'il dise à cette famille assise à sa table de cuisine quelles économies il compte récupérer. Est-ce le programme national d'alimentation scolaire, que son propre parti a qualifié de « foutaise »? Est-ce le programme de garde d'enfants que le de son parti qualifie de « caisse noire », et dont bénéficient les habitants de sa propre circonscription? S'agit-il des soins dentaires dont bénéficient actuellement les aînés des collectivités qu'il représente? Est-ce là les programmes qu'il choisirait de supprimer?
Pour les conservateurs, l'aide qui permet à une famille de joindre les deux bouts est un poste budgétaire qu'ils méprisent. C'est quelque chose à regarder de haut. Pour nous, c'est précisément l'essentiel. Il s'agit de donner un coup de pouce aux familles pour qu'elles puissent réussir. On ne peut pas démanteler l'échafaudage, récupérer ce sur quoi les familles comptent et appeler cela un plan de construction.
Je comprends l'impatience des Canadiens. Après avoir construit trop peu pendant des années, voire des décennies, les Canadiens ont tout à fait le droit d'être impatients, mais cela n'est pas une raison pour arrêter de bâtir ni pour démonter les échafaudages. C'est plutôt une raison pour accélérer le rythme. Une famille qui traverse une période difficile n'a pas besoin d'entendre ses peurs amplifiées à outrance par un politicien. Cette famille vit déjà dans la peur. Elle n'a pas besoin qu'on en fasse un spectacle politique. Le jeune qui se demande s'il a un avenir dans ce pays n'a pas besoin d'une autre démonstration d'indignation de la part des députés d'en face, ce qui, malheureusement, semble être devenu la seule chose qu'ils savent faire. Les jeunes ont besoin que nous bâtissions quelque chose à la hauteur de leur confiance, et c'est ce que le gouvernement a choisi de faire.
En temps de crise et en période de difficulté, les Canadiens s'attendent à ce que nous unissions nos efforts pour réaliser de grands projets. Ils s'attendent à ce que nous mettions de côté la mesquinerie et toutes les choses que nous ne pouvons pas faire afin de nous concentrer sur ce que nous pouvons et devons accomplir. Ils s'attendent à ce que nous proposions des solutions.
Ceux d'entre nous qui ont des enfants savent que quand on discute de sujets pénibles, ce n'est pas en piquant une crise qu'on trouve des solutions, mais plutôt en agissant de concert et en montrant l'exemple. Les conservateurs veulent nous faire croire que c'est en détruisant tout et en garrochant nos jouets avant de partir en courant que nous arriverons à bâtir une économie solide. Or, ce n'est pas ainsi que les économies fonctionnent. Elles sont le fruit des efforts des gens qui sont prêts à investir dans là nôtre; ils sont d'ailleurs plus nombreux que jamais. Elles fonctionnent grâce aux travailleurs qui sont prêts à se recycler dès aujourd'hui en prévision des emplois de demain. C'est ce qui est en train de se passer. Elles comptent aussi sur des gouvernements qui sont prêts à donner des ailes aux ambitions des Canadiens en leur procurant les ressources et le soutien nécessaires pour les concrétiser.
Danielle Smith a dit que travailler avec le est un plaisir. David Eby a dit la même chose au sujet de ce gouvernement. Je me demande bien comment il se fait que tous ces premiers ministres provinciaux, que ce soit Wab Kinew, David Eby, Doug Ford ou Danielle Smith, arrivent à travailler avec ce gouvernement, alors que les conservateurs, eux, restent les bras croisés et s'étonnent que leur cote de popularité chute dans les sondages et que les Canadiens ne veuillent pas les ramener au pouvoir. C'est parce que les premiers ministres de tous les partis ont reconnu que le gouvernement est prêt à travailler fort pour les Canadiens, à construire pour eux, à investir dans l'économie qu'ils veulent voir se développer dans ce pays et à préparer un avenir que leurs enfants pourront envisager et dont ils pourront être fiers.
Oui, nous savons tous que les temps sont durs. Quand les temps sont durs, nous travaillons ensemble. Nous offrons des solutions aux gens pour leur donner le soutien dont ils ont besoin pour traverser cette période. Nous leur montrons la voie vers un avenir meilleur grâce à des investissements, à du soutien, à des engagements et, surtout, à la compassion et à l'espoir qu'ils peuvent accomplir de grandes choses. C'est ce que nous faisons. Et nous le faisons en mobilisant les provinces et le secteur privé.
J'encourage les conservateurs à cesser de répéter leurs slogans et à se mettre au travail avec nous pour les Canadiens.
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Monsieur le Président, la motion d'aujourd'hui porte sur un sujet sérieux. Toutefois, son libellé l'est beaucoup moins.
On le sait, les États-Unis ont fondamentalement modifié leur approche commerciale avec l'ensemble des pays du monde, pas seulement avec le Canada. Cependant, comme les États-Unis sont notre principal partenaire commercial et, en raison de notre proximité géographique, ce conflit tarifaire, que nous n'avons pas demandé, a des répercussions particulières sur l'économie canadienne, nos travailleurs et nos entreprises. Parallèlement, différents conflits dans le monde, notamment au Moyen-Orient et en Europe, ont des incidences importantes sur les chaînes d'approvisionnement, ce qui a des répercussions sur l'économie mondiale.
Face aux défis de l'heure, les Canadiens n'ont pas besoin d'un spectacle politique, ils ont besoin d'un plan sérieux pour renforcer notre économie et la rendre plus résiliente. Lors de la dernière élection générale, l'an dernier, les Canadiens avaient un choix à faire entre une équipe qui présentait des slogans vides et une politique clivante, et une équipe dotée d'un plan pour renforcer notre économie. C'est précisément ce qu'ils ont choisi.
Depuis notre élection, nous travaillons à diversifier l'économie canadienne, faciliter la réalisation de grands projets d'intérêt national, renforcer la demande intérieure et appuyer nos travailleurs et nos entreprises.
Lorsqu'on examine la motion proposée aujourd'hui, on constate que l'opposition officielle ne prend pas suffisamment au sérieux les défis de l'heure. Elle nous présente encore une motion qui semble davantage conçue pour alimenter les médias sociaux et produire des clips que pour proposer de solutions concrètes et travailler avec nous au bénéfice de la population canadienne.
Quelques exemples illustrent notre travail et les résultats que nous obtenons. En matière de diversification économique, cela fait plus d'un an que nous travaillons à renforcer nos partenariats commerciaux partout dans le monde. Cela permet à nos entreprises d'accéder à de nouveaux marchés et, en même temps, d'attirer des investissements étrangers au Canada.
D'ailleurs, au cours des 12 derniers mois, nous avons réalisé d'importants progrès à cet égard. Nous avons signé plus de 20 nouveaux partenariats économiques et de défense, ainsi qu'obtenu des engagements d'investissements étrangers totalisant près de 97 milliards de dollars. Ce sont là des résultats concrets. Ils ont des retombées sur l'économie canadienne, mais aussi sur le terrain, dans nos circonscriptions.
Par exemple, dans Madawaska—Restigouche, l'agriculture est un secteur important de l'économie et de nombreux producteurs cultivent la pomme de terre. Le nouvel accord conclu avec le Mexique permettra aux producteurs canadiens de pommes de terre d'avoir accès à un marché de plus de 130 millions de consommateurs. J'en ai parlé avec les entrepreneurs de chez nous et ils sont très enthousiastes quant aux retombées de cette nouvelle entente. C'est ainsi que l'on construit une économie forte: en offrant de nouveaux marchés et de nouvelles possibilités aux entreprises canadiennes.
J'aimerais également mentionner que, dans notre travail visant à renforcer l'économie canadienne, nous cherchons aussi à développer de nouveaux secteurs et à renforcer nos capacités dans des domaines où nous sommes peut-être moins compétitifs à l'heure actuelle. Je prendrai l'exemple de l'industrie spatiale commerciale. En ce moment, le Canada est le seul pays du G7 à ne pas disposer de capacité souveraine de lancement spatial. Cela signifie que notre pays, nos entreprises et nos institutions doivent compter sur des pays étrangers, notamment les États-Unis, pour mettre leurs satellites en orbite.
Cette dépendance a des conséquences concrètes. Elle détourne les investissements vers d'autres pays. Bien entendu, puisque nous n'avons pas de capacité souveraine, les investisseurs se tournent vers d'autres pays. Cela entraîne des retards coûteux pour nos entreprises qui doivent lancer leurs satellites à l'étranger et expose nos infrastructures essentielles à des décisions qui échappent à notre contrôle.
Dans un monde de plus en plus incertain et concurrentiel, le Canada ne peut plus dépendre d'autrui pour garantir son accès à l'espace. C'est pourquoi nous avons notamment déposé un projet de loi sur les lancements spatiaux canadiens. Cette loi changera véritablement la donne en établissant le cadre nécessaire à la création de capacités souveraines de lancement spatial au Canada. L'idée, c'est de donner une impulsion à l'industrie canadienne des lancements spatiaux commerciaux.
Ces changements auront des retombées concrètes pour l'économie canadienne. Ils permettront de développer une nouvelle industrie spatiale commerciale au Canada et offriront de nombreuses perspectives, notamment dans le secteur des télécommunications. Il s'agit d'un domaine particulièrement intéressant. On parle souvent des enjeux de connectivité en milieu rural. Lorsqu'on observe les technologies qui se développent, notamment les satellites en orbite basse, on constate un fort potentiel pour mieux connecter les régions qui sont actuellement mal desservies par les réseaux cellulaires. Toutefois, si nous voulons être à la table, il faut être équipés pour développer ces technologies au Canada et être ensuite en mesure de lancer nos propres satellites. Cela offre aussi toutes sortes de perspectives intéressantes dans les domaines de la navigation et de l'exploitation des ressources naturelles dans les régions éloignées et dans le secteur de la défense.
Cela permettra aussi de réduire les délais coûteux pour les entreprises canadiennes. Nous nous attendons également à ce que cela attire des milliards de dollars en investissements au Canada. Déjà, depuis l'annonce de ce projet de loi, plusieurs entreprises de lancement spatial canadiennes et étrangères, ainsi que de gouvernements étrangers, ont approché notre gouvernement pour nous faire savoir qu'ils souhaitent faire affaire au Canada pour le lancement de satellites. Cela crée de nouvelles possibilités de partenariat avec nos alliés de l'OTAN et renforce la souveraineté canadienne. Voilà un exemple concret de la façon dont notre plan visant à renforcer l'économie permet également de renforcer nos capacités en matière de défense et notre souveraineté. D'ailleurs, en tant que député d'une circonscription de l'Atlantique, je suis content de mentionner que ce potentiel est particulièrement important dans les provinces de l'Atlantique, où plusieurs spatioports sont en développement, dont celui de Maritime Launch Services, en Nouvelle‑Écosse, et le complexe spatial de l'Atlantique de NordSpace, à Terre‑Neuve‑et‑Labrador.
Lorsqu'on parle de faire des investissements qui vont renforcer le marché intérieur, lorsqu'on parle d'investir dans les infrastructures, de construire des logements, de réaliser les grands projets d'intérêt national, il faut à la base investir dans notre main-d'œuvre, dans nos travailleurs. Dans la mise à jour économique présentée le mois dernier, nous avons annoncé un plan concret visant à augmenter le nombre de travailleurs spécialisés dans les métiers désignés Sceau rouge au pays. D'abord, lorsqu'ils suivent leur formation technique, les apprentis pourront obtenir un soutien financier allant jusqu'à 16 000 $ par année, soit 400 $ par semaine, en plus d'une prime de 5 000 $ lorsqu'ils obtiennent leur certification. Nous voulons leur offrir un incitatif financier pour qu'ils complètent leur formation de A à Z. Nous offrirons également un soutien financier aux petites et moyennes entreprises qui offrent des possibilités de formation en milieu de travail, puisque les apprentis doivent accumuler un certain nombre d'heures pour obtenir leur certification. Ainsi, nous accorderons jusqu'à 10 000 $ en subventions salariales aux PME qui accueillent des apprentis. C'est une façon concrète d'augmenter le nombre de soudeurs, d'électriciens, de plombiers et de charpentiers, pour ne nommer que ceux-là, des travailleurs essentiels à la réalisation de notre ambition de construire davantage au Canada.
Lorsqu'on parle d'offrir des possibilités d'emploi, cela concerne aussi la jeunesse. Dans le budget de 2025, nous avons annoncé une bonification du financement du programme Emplois d'été Canada. Concrètement, dans ma circonscription, cela représente plus de 1,5 million de dollars qui seront investis cet été afin de soutenir plus de 400 emplois. Ce sont donc des expériences de travail concrètes pour les jeunes de Madawaska—Restigouche. Ils auront l'occasion de travailler dans des organismes communautaires, dans des municipalités, dans des camps de jour, dans le secteur de la construction ou au sein de PME. Il s'agit d'une grande diversité de possibilités d'emploi qui, sans ce financement, ne seraient peut-être pas offertes. Pour les employeurs, les PME, les organismes communautaires et les municipalités, cela change la donne de manière concrète. Au cours des dernières semaines, j'ai fait plus de 200 appels à différents employeurs de ma circonscription pour leur annoncer la bonne nouvelle qu'ils avaient obtenu du financement grâce à ce programme pour l'été. D'après les témoignages que j'ai reçus, cela change réellement les choses pour eux. J'en profite d'ailleurs pour souhaiter une excellente saison estivale à tous les jeunes de ma région qui obtiendront un emploi grâce au programme Emplois d'été Canada.
Lorsqu'on parle de bâtir une économie canadienne plus forte, il faut aussi s'assurer de bâtir un système équitable et juste, et d'être là pour les personnes qui en ont le plus besoin. C'est pourquoi tous les efforts que nous déployons pour renforcer l'économie canadienne s'accompagnent également d'un filet social. Je pense à tous les programmes que nous avons mis en place au cours des années, notamment à l'Allocation canadienne pour enfants, à la Prestation canadienne pour les personnes handicapées, au Régime canadien de soins dentaires, aux programmes de services de garde abordables, ainsi qu'à l'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels. Ce sont des programmes qui améliorent grandement les choses pour les personnes qui en ont le plus besoin. Malheureusement, du côté de l'opposition officielle, lorsqu'on propose des mesures qui aident réellement les gens, leur réflexe est généralement de s'y opposer.
En terminant, je pense qu'on peut voir un contraste entre ce côté-ci de la Chambre et l'autre. La motion dont nous sommes saisis aujourd'hui manque de sérieux. Elle a été rédigée de manière à ne pas pouvoir être appuyée. Elle semble davantage avoir été conçue pour produire des clips pour les médias sociaux. Elle offre très peu de mesures concrètes. De notre côté de la Chambre, nous ne nous laissons pas distraire par ce genre de spectacle politique. Depuis le premier jour, nous restons concentrés sur notre travail. Les Canadiens et les Canadiennes nous ont confié un mandat clair: renforcer l'économie canadienne et la rendre plus résiliente. C'est ce que nous faisons afin d'obtenir les résultats attendus par la population.
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Monsieur le Président, vendredi matin, nous avons appris que le Canada était le seul pays du G7 en récession. C'est le sujet que le député d'Edmonton‑Ouest va aborder, parce que je partage avec lui mon temps de parole. Comme il va le dire, on est le seul pays dans le G7 en récession. Depuis maintenant cinq jours, nous attendons une réponse du , un homme qui s'est présenté comme étant un génie en économie et en gestion de crises. Depuis cinq jours, nous sommes en crise à cause de la révélation que notre économie est la seule en déclin, pour deux trimestres consécutifs. Nous sommes le seul pays, en Amérique du Nord, qui est en récession.
Que dit le premier ministre à cet égard?
D'abord, il n'a rien dit. Il a fallu quatre jours, avant pour qu'il parle aux journalistes. Hier soir, il a approché une journaliste. Il pensait qu'elle allait lui poser une belle question, peut-être, lui lancer une fleur. Il était très heureux. En arrivant devant le microphone, la journaliste lui a posé une question sur la récession. Soudainement, il est devenu incapable de parler. Il s'est retourné et a fui la question. C'est toute une réponse de la part d'un grand économiste!
Ce matin, nous lui avons posé la question: le Canada est-il en récession?
Il n'a pas répondu, sauf pour dire que l'économie est faible. Oui, elle est faible. Ce n'est pas la plus grande économie et la plus rapide du G7, comme il l'avait promis. C'est une économie faible. Ensuite, il a commencé à donner des excuses.
Aujourd'hui, nous allons nous attaquer aux excuses que le premier ministre essaie de donner pour justifier la seule récession du G7. Aujourd'hui, il a dit que c'était un simple hasard et que, si on regardait les données de plus près, on constaterait que la partie de notre PIB qui est composée de l'investissement est en hausse.
Regardons le rapport de Statistique Canada, diffusé le 29 mai 2026. Que dit-il à propos de l'investissement?
Je souhaite citer un passage de ce rapport:
Au premier trimestre de 2026, les dépenses en immobilisations des entreprises ont diminué de 0,7 %, affichant la cinquième baisse trimestrielle consécutive.
Les investissements sont en baisse depuis cinq trimestres. L'une des causes de cette récession est une pénurie d'investissements. Si on regarde les chiffres depuis l'arrivée au pouvoir du premier ministre, l'investissement est tombé de façon nette de 20 milliards de dollars. En fait, on a le pire investissement du G7 et on constate que les seuls aspects de l'économie ayant connu une croissance lors du dernier trimestre, ce sont les dépenses gouvernementales et la consommation. Ce n'est pas l'investissement.
La deuxième excuse utilisée par les libéraux, c'est qu'il ne s'agit que d'une récession technique.
Il n'y a pas de récession technique, ça n'existe pas. Deux trimestres de décroissance, l'un après l'autre, c'est la définition d'une récession. Les libéraux et leurs amis disent qu'on ne peut pas regarder qu'une seule donnée. D'accord, regardons d'autres données.
Il y a eu 112 000 pertes d'emplois au cours des trois premiers mois de cette année. Le nombre net d'emplois perdus s'élève à 45 000, depuis l'arrivée au pouvoir du premier ministre, il y a un an.
Le taux de chômage au Canada arrive au deuxième rang du G7. Il est un tiers plus élevé qu'aux États‑Unis. L'économie s'est contractée au cours de trois des quatre derniers trimestres depuis l'arrivée au pouvoir du premier ministre. Plus de 20 milliards de dollars d'investissements nets ont fui notre économie. Un total de 109 milliards de dollars a quitté l'économie canadienne alors que seulement 89 milliards de dollars y ont été introduits. La plupart des investissements de l'étranger ont pour but de permettre aux entreprises étrangères de prendre le contrôle des entreprises canadiennes. Il n'y a pas d'investissements réels ou matériels.
Le Canada affiche, et de loin, le niveau d'endettement des ménages le plus élevé parmi les pays G7. C'est peut-être pour ça qu'Equifax a signalé que le nombre de cas d'insolvabilité avait atteint des niveaux jamais vus depuis 2019, avec une hausse de 19 % par rapport à l'année précédente. En effet, 1,5 million de Canadiens ont manqué un paiement minimum de leurs dettes. Le taux de défaut de paiement des prêts hypothécaires a grimpé de 32 % par rapport à l'année précédente.
Quand nous regardons les chiffres au Canada, nous voyons clairement que nous sommes en récession à cause des politiques libérales qui ont été imposées. Non, on ne peut pas utiliser l'excuse traditionnelle des droits de douane ou des effets mondiaux. Toutes les autres nations du monde y font face, mais aucun pays du G7, hormis le Canada, n'est en récession. Le Mexique, qui fait partie de l'Amérique du Nord et qui partage une frontière avec les Américains, n'est pas en récession. C'est le cas seulement ici, au Canada.
C'est pour ça qu'il faut renverser les politiques libérales qui ont causé la récession. Les taxes, les lois anti-développement, la lourdeur de l'État et le doublement du déficit, c'est ce qui a causé la récession. Nous, les conservateurs, nous proposons de réduire les taxes sur le travail, l'énergie, l'investissement et la construction de logements. Pour réduire le coût et la taille de l'État, nous proposons de réduire la bureaucratie, les consultants, l'assistance aux entreprises, l'aide à l'étranger, les bonbons pour les faux réfugiés, et j'en passe. Le système de la libre entreprise va nous permettre de faire grandir notre économie et de réduire les coûts. C'est une vraie solution et c'est ce que nous proposons aujourd'hui.
[Traduction]
Je veux aussi parler de la nouvelle qui est tombée vendredi: le Canada est le seul pays du G7 à être en récession. Cinq jours se sont écoulés depuis, mais le ne s'est pas donné la peine de répondre à la moindre question sur cette annonce catastrophique à la Chambre des communes. Lui qui a dit être un homme avec un plan, un gars en mesure de gérer une crise, refuse depuis quatre jours de répondre ne serait-ce qu'aux questions des médias à propos du fait que le Canada est le seul pays du G7 à être en récession.
Hier, le premier ministre a prononcé un discours. À sa sortie, un journaliste lui a fait signe. Le premier ministre affichait un grand sourire parce qu'il croyait qu'on allait encore lui envoyer des fleurs. Or, quand il a découvert que la question du journaliste portait sur la récession, il a bafouillé avant de s'éloigner. Voilà la première réaction de sa part depuis que nous avons appris, il y a quatre jours, que le Canada est en récession, qu'il est le seul pays du G7 à être en récession.
Aujourd'hui, il a enfin accepté de répondre à quelques questions des médias, mais il a refusé de dire que nous sommes en récession. Il a cependant donné toutes sortes d'excuses. Il a soutenu que ce ne sont que certains aspects du PIB qui se sont contractés et que, en réalité, les investissements sont en hausse.
Que dit Statistique Canada à ce sujet? Le rapport qui a annoncé la récession indiquait: « Au premier trimestre de 2026, les dépenses en immobilisations des entreprises ont diminué de 0,7 %, affichant leur cinquième baisse trimestrielle consécutive. »
Ce n'est pas vrai, , que les investissements ont augmenté. En réalité, les seules choses qui ont augmenté, ce sont les dépenses et la consommation du gouvernement, ce qui signifie que les Canadiens ont dû dépenser davantage simplement pour survivre. Les éléments que l'on souhaiterait voir augmenter, comme les exportations nettes, ont quant à eux diminué. Le Canada a un déficit commercial. Les investissements ont diminué, eux aussi.
Le premier ministre a ensuite affirmé qu'il s'agissait en réalité d'une simple récession technique. En quoi est-ce technique? La définition classique d'une récession, c'est deux trimestres consécutifs de croissance négative. Or, cette définition est respectée.
Les libéraux affirment ensuite, comme l'a dit aujourd'hui le , qu'on ne peut pas se concentrer uniquement sur un seul aspect de la situation. J'en conviens. Concentrons-nous alors sur les autres éléments.
Nous avons perdu 112 000 emplois au cours des trois premiers mois de cette année. Depuis que le est entré en fonction, nous avons connu une hausse nette de 45 000 Canadiens au chômage. Nous affichons le deuxième taux de chômage le plus élevé du G7, et il est un tiers plus élevé que celui des États‑Unis. Sous la direction du premier ministre, trois des quatre derniers trimestres ont été marqués par un ralentissement économique. Les investissements des entreprises ont diminué de 0,7 %. Depuis qu'il est au pouvoir, le pays a perdu plus de 20 milliards de dollars d'investissements nets. Selon Equifax, les taux d'insolvabilité ont connu une hausse de 19 % par rapport à l'année précédente et ont atteint des niveaux jamais vus depuis 2009, et 1,5 million de Canadiens ont manqué un paiement de dette au cours des trois premiers mois de cette année seulement, les taux de défaut de paiement hypothécaire ayant augmenté de 32 % par rapport à l'année précédente. Le Canada a le taux d'endettement des ménages le plus élevé parmi tous les pays du G7. Le PDG de la Daily Bread Food Bank, à Toronto, a déclaré qu'un dixième de la population torontoise a maintenant recours à une banque alimentaire. Ce sont là les coûts véritables.
Ce n'est pas qu'une question de chiffres. Quand des Canadiens ont faim et qu'ils n'arrivent pas à payer leurs factures, ça n'a rien de technique. Les Canadiens ont besoin qu'on change de cap et qu'on renverse les politiques libérales, et c'est pour cela que nous nous battons aujourd'hui. Bâtissons un Canada fort et sécuritaire, où la vie est abordable.
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Monsieur le Président, je suis très heureux de prendre la parole aujourd'hui au sujet de notre motion.
Banques alimentaires Canada a lancé ce sombre avertissement dans son plus récent rapport: « Un changement fondamental s'est opéré au Canada. » Le rapport ajoute qu'au Canada, « un emploi ne suffit plus à garantir une voie sûre vers la stabilité ». Un Canadien sur quatre fait face à l'insécurité alimentaire, et 20 % des 2,2 millions de personnes qui font la queue chaque mois devant les banques alimentaires ont un emploi. Je vais relire cette phrase du rapport: au Canada, « un emploi ne suffit plus à garantir une voie sûre vers la stabilité ». Voilà ce que le gouvernement libéral a infligé au Canada pendant plus d'une décennie. Les choses ont changé de manière fondamentale dans ce pays, et elles ont changé pour le pire à cause du gouvernement.
À Edmonton seulement, deux banques alimentaires sont entièrement consacrées aux vétérans. Des personnes qui ont servi notre pays au sein des forces armées, mais aussi dans la GRC, doivent aujourd'hui compter sur deux banques alimentaires pour répondre à leurs besoins et les aider à s'en sortir. Pendant ce temps, le dépense près de 200 000 $ pour des repas gastronomiques à bord de son jet rien que pour trois voyages, et les libéraux dépensent 200 millions de dollars pour permettre à des proches du Parti libéral d'acheter une dalle de béton — une base en ciment — en Nouvelle‑Écosse.
Le Canada est entré en récession. Les libéraux vont sans doute ergoter en disant que ce n'est qu'une récession technique qui ne compte pas vraiment, sauf que ça ne fait pas que deux trimestres, mais bien trois trimestres de suite que notre économie se contracte. Nous sommes le seul pays du G7 dont l'économie se contracte. Même en France et en Italie, où la situation est désastreuse, il n'y a pas de contraction. Nous sommes en fait la seule économie du G7 qui se contracte depuis quatre trimestres. Les autres pays ne sont pas dans cette situation, que ce soit les États‑Unis, l'Allemagne, qui poursuit sa route vers un suicide économique lié à sa politique de carboneutralité, ou l'Italie, qui ne dispose pas des ressources pétrolières dont nous bénéficions; nous sommes les seuls. Je répète que les pays du vieux continent, ceux du G7, qui doivent gérer une multitude de problèmes liés à la guerre en Ukraine et au fait qu'ils sont privés d'une grande partie de leurs ressources en gaz naturel, ont malgré tout réussi à éviter une récession comme la nôtre.
La mauvaise performance du PIB est le reflet de la stagnation de notre niveau de vie et d'une croissance anémique de la productivité, et elle met en évidence la faiblesse des investissements des entreprises au Canada. Selon l'Institut Fraser, les investissements dans les usines, les machines et la propriété intellectuelle ont chuté de 20 % en proportion de l'économie au cours des 10 dernières années. Je me demande ce qui s'est passé il y a 10 ans pour que le pays connaisse un tel déclin. De plus, ce déclin s'est accéléré au cours des quatre dernières années, ce qui coïncide avec le moment où l'actuel a commencé à aider le gouvernement en tant que conseiller économique spécial. Quelle coïncidence, je sais.
Le Rapport sur la politique monétaire de la Banque du Canada apporte des nouvelles encore plus inquiétantes. Le député de vient de dire que les libéraux font confiance à la Banque du Canada et que celle-ci dispose de toutes les informations, et il nous a demandé si nous ne faisions pas confiance à la Banque du Canada. Eh bien, je fais confiance au Rapport sur la politique monétaire de la Banque du Canada, qui montre en fait que le gouvernement induit les Canadiens en erreur au sujet de la croissance. La Banque du Canada prévoit, pour l'année prochaine, une croissance du PIB inférieure de 16 % à celle que le gouvernement vient d'annoncer dans son budget du printemps. L'année suivante, elle prévoit une croissance inférieure de 13 %. Je demande au député de Winnipeg‑Nord qui il croit. Croit-il la Banque du Canada, comme il vient de l'affirmer, ou ne la croit-il plus maintenant que cela ne l'arrange pas?
Même la Banque du Canada ne croit pas le gouvernement quand il affirme que l'économie canadienne est celle qui connaît la croissance la plus rapide du G7. Ce n'est effectivement pas le cas.
De plus, ce qui est encore plus inquiétant, pour 2026, sur la croissance anémique que nous connaissons sous le gouvernement libéral, la Banque du Canada estime qu'une part de 75 % provient d'une augmentation des dépenses publiques. Cette croissance ne provient pas des exportations de pétrole, ni de la propriété intellectuelle ou des investissements, mais bien des dépenses publiques. En 2027, 44 % de la croissance prévue est attribuable aux dépenses publiques. L'année suivante, 25 % de toute la croissance du PIB prévue par la Banque du Canada proviendra des dépenses publiques. Ce n'est pas ainsi que nous sortirons des difficultés dans lesquelles nous nous trouvons, c'est-à-dire en nous contentant d'emprunter davantage et de dépenser plus. Au cours des 5 prochaines années, nous allons devoir payer près de 400 milliards de dollars rien qu'en intérêts. Qu'obtenons-nous en retour? Nous n'obtenons pas la croissance que l'on observe dans d'autres pays. Nous assistons plutôt à un rétrécissement de l'économie.
Que faire en pareil cas? Eh bien, à défaut de nous joindre à Marty McFly et au Doc Brown dans une DeLorean pour remonter en 2015 afin de nous assurer que Justin Trudeau ne soit pas élu, nous pouvons changer les politiques dès maintenant. Nous pouvons commencer à démanteler les politiques libérales qui sont en train de ruiner l'économie.
Dans le mémoire qu'elle a soumis dernièrement au comité des finances, la chambre de commerce soutient que le gouvernement doit se concentrer sur la capacité concurrentielle étant donné qu'à cause de son régime qui cumule les règlements et les formalités administratives, perçu comme étant lourd et dissuasif pour les investissements, le Canada est incapable de soutenir la concurrence mondiale. Nous avons en effet amplement plus de 300 000 règlements distincts et plus de 450 lois distinctes, dont certaines comportent également des milliers de règles, ce qui étrangle l'économie tout en ralentissant sa croissance. Quelle est la réaction du gouvernement? Normalement, les gouvernements à l'étranger proposeraient par exemple d'alléger les formalités administratives, de couper dans la paperasserie.
On sait que les marchés publics de la Défense sont un gâchis, sauf qu'au lieu d'y remédier, le gouvernement a créé une énième structure bureaucratique pour contourner les règles qu'il avait lui-même imposées. C'est la même chose avec les grands projets: il ajoute une structure bureaucratique pour contourner l'autre structure bureaucratique qu'il avait mise sur pied. Le pire, c'est qu'il a aussi institué une structure bureaucratique pour qu'elle se charge de la réduction des formalités administratives. Pour réduire les formalités administratives, il a ainsi ajouté 34 équivalents temps plein dans la fonction publique.
Nous avons fait inscrire une question au Feuilleton pour savoir ce que le gouvernement avait éliminé au chapitre de la réglementation. Les 34 employés à plein temps se sont traduits par la révocation de 29 règlements. En voici un aperçu. Ils ont révoqué le règlement sur les résolutions de l'ONU au sujet de la Sierra Leone. Chapeau: ça, ça va stimuler l'économie. Ils ont révoqué le Règlement sur les couvre-fenêtres à cordes. Ils ont révoqué le règlement qui encadrait les élections au conseil d'administration de la Commission canadienne du blé, alors que la Commission a été abolie il y a des années. Voilà ce que 34 employés à plein temps sont parvenus à accomplir en quelques années en matière de réduction des formalités administratives. Ils ont apporté des changements au règlement sur l'élection du conseil d'administration de la Commission canadienne du blé, qui n'existe plus.
Comment allons-nous relancer l'économie si c'est là le mieux que le gouvernement soit capable de faire? Nous pourrions construire des pipelines et acheminer nos produits énergétiques vers les marchés. Nous pourrions supprimer le plafond d'émissions pour l'industrie pétrolière et gazière. Le gouvernement dira que ce plafond n'existe plus, mais il n'a pas encore déclaré officiellement qu'il était aboli. Nous pourrions supprimer l'interdiction des pétroliers qui nuit à l'exploitation des ressources de l'Alberta, le projet de loi . Un projet de loi d'initiative parlementaire visant à éliminer cette interdiction a été déposé à la Chambre, et les libéraux s'y opposent. Il est tout à fait acceptable que le pétrole saoudien remonte le Saint‑Laurent, mais nous ne pouvons pas accepter que le pétrole de l'Alberta soit transporté au large de la côte nord de la Colombie‑Britannique. Nous pourrions nous débarrasser de la coûteuse taxe sur le carbone pour les industries et du projet de loi anticonstitutionnel visant à interdire la construction de pipelines, le projet de loi .
Si nous voulons que le projet Northern Gateway se concrétise, ce qui pourrait générer des dizaines de milliards de dollars de croissance supplémentaire pour l'économie, le gouvernement doit cesser de faire obstacle. Il doit abolir le projet de loi , qui interdit les pétroliers et nuit à l'exploitation des ressources de l'Alberta. Il doit abolir le projet de loi . Il doit supprimer le plafond d'émissions pour l'industrie pétrolière et gazière. Nous devons mettre fin à la détermination du gouvernement à ruiner notre économie.
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Monsieur le Président, je suis heureux de partager mon temps de parole avec le député de .
Je m'opposerai à cette motion. Nous avons un plan complet. D'ailleurs, lors de mes déplacements à travers le pays et dans ma circonscription, je constate que ce plan commence à porter ses fruits. En examinant de façon objective l'ensemble des stratégies annoncées par le gouvernement, depuis les mesures prises en juin dernier — notamment la réduction de l'impôt sur le revenu et la mise en place du Bureau des grands projets —, jusqu'à la mise à jour économique du printemps et les stratégies que nous avons annoncées depuis lors, en passant par le budget de l'automne et les mesures importantes pour relancer notre économie, nous voyons un plan qui commence à porter ses fruits et à avoir des retombées concrètes.
Je veux mentionner quelques-unes de nos stratégies, car elles fournissent un contexte important puisque l'opposition officielle réclame un plan. Nous avons présenté nos plans et, à mon avis, ils commencent à être accueillis de manière plutôt positive par les Canadiens.
Je vais donner l'exemple de la stratégie nationale en matière d'électricité, que nous avons annoncée dernièrement et qui vise à doubler notre capacité d'ici 2050. Nous savons que l'électricité constitue un avantage concurrentiel considérable pour le Canada et que nous disposons d'une électricité abondante et relativement propre. Dans ce domaine, nous disposons, d'un océan à l'autre, de l'ingéniosité, des travailleurs et des moyens nécessaires pour mettre au point des technologies qui réduisent les coûts et les émissions, qui contribuent à stimuler les industries canadiennes et qui leur seront utiles, et qui, dans certains cas, permettront de mettre au point des technologies exportables.
Je sais qu'il y a, dans Taiaiako'n—Parkdale—High Park, beaucoup d'innovateurs qui travaillent sur des innovations et des projets fructueux. Il peut s'agir de l'amélioration de l'efficacité du réseau, de solutions qui réinjectent de l'énergie dans le réseau, ou même de solutions qui rendent plus propres d'anciennes technologies fondées sur des moteurs à combustion interne ou sur des combustibles fossiles. La stratégie nationale en matière d'électricité est un exemple très éloquent de mesure comprise dans notre plan global, dont l'objectif est d'assurer le bien-être économique des Canadiens.
Je tiens également à parler de la stratégie sur les minéraux critiques, qui représente elle aussi un important avantage concurrentiel pour le Canada. Nous devons disposer des capacités de transformation nécessaires et recenser les minéraux précis dont nous disposons. Le et d'autres ministres ont joué un rôle de premier plan dans la création de groupes d'achats en réunissant des entreprises, des pays et des fonds d'investissement pour cerner les véritables possibilités et ensuite en utilisant le Bureau des grands projets pour offrir des possibilités d'accélérer la mise en œuvre de ces projets. Une stratégie sur les minéraux critiques est essentielle à notre plan économique.
Je tiens également à parler de la stratégie automobile, à laquelle j'ai grandement contribué en tant que secrétaire parlementaire de la ministre de l'Industrie, car il s'agit de la stratégie de la . Elle travaille très fort pour préserver l'accès au marché américain et pour protéger les investissements existants au Canada, mais aussi pour attirer non seulement de nouveaux investissements dans l'électrification et les véhicules électriques, mais aussi des investissements connexes dans les logiciels et les infrastructures de recharge des véhicules électriques. Je suis très fier de voir que certains de ces secteurs, qui se limitaient auparavant au Sud de l'Ontario, s'étendent désormais à l'ensemble du pays.
J'ai récemment eu le plaisir d'assister à l'exposition sur les véhicules électriques et les bornes de recharge à Toronto. C'était vraiment bien de voir des entreprises d'un bout à l'autre du pays proposer des produits novateurs, comme des bornes de recharge pour les immeubles d'habitation de Vancouver, des solutions logicielles clé en main au Québec, et même le premier véhicule lourd fonctionnant à l'hydrogène, mis au point par Elemental Trucks, à Rexdale. Il y a tellement d'innovations qui proviennent du Canada et des Canadiens. C'est le genre d'économie que nous bâtissons. Les chiffres le montrent. Mes collègues le et le ont déjà mentionné un certain nombre de statistiques et d'avantages concrets qui découlent de ces stratégies.
Je vais aussi parler d'un domaine sur lequel je passe un peu plus de temps, à savoir le portefeuille de la recherche et des sciences, où nous voyons arriver des centaines de personnes de partout dans le monde. Cela inclut certains scientifiques parmi les plus talentueux, qui sont attirés par nos programmes de chaires de recherche et de formation Impact+. Le Canada est l'endroit de choix pour faire avancer la science. Tout récemment, nous avons annoncé l'arrivée de 658 chercheurs doctoraux et postdoctoraux. Les meilleurs et les plus brillants au monde choisissent le Canada, notamment pour deux grandes raisons. Premièrement, parce que c'est l'endroit idéal où travailler en science et en recherche à l'abri des manipulations politiques. Deuxièmement, parce qu'on y trouve des débouchés économiques et la possibilité de mettre en œuvre ces innovations au Canada, pour le Canada et pour les Canadiens.
Je constate que les retombées positives de notre stratégie économique commencent à se concrétiser dans des lieux comme l’Université de Calgary, où j’ai récemment eu l’occasion de visiter un projet financé par Génome Canada. C’est une des belles réussites, et j’en vois aujourd’hui de nombreuses autres un peu partout au pays, où l’Est et l’Ouest du Canada unissent leurs forces pour donner naissance au genre d’innovations qui feront croître l'économie. Le projet spécifique que j’ai vu visait à rendre le stockage souterrain d’énergie plus sûr en utilisant de minuscules microbes souterrains. Il s’agit d’une équipe de chercheurs de l’Université de Calgary qui collabore avec Triple Point Resources, une entreprise en démarrage de Terre‑Neuve‑et‑Labrador. Encore une fois, il y a de la confiance. Cette entreprise en démarrage de Terre‑Neuve‑et‑Labrador investit son précieux capital dans l’innovation pour trouver une solution de réduction des émissions de carbone, en collaboration avec des scientifiques de l’Université de Calgary. C’est le genre d’esprit économique national que l’on voit de plus en plus, et que l'actuel met en œuvre avec l'actuel gouvernement.
Nous savons qu'au Canada, cette année a été placée sous le signe de l'espace. Je me suis récemment rendu à Longueuil, au Québec, au siège de l'Agence spatiale canadienne, dans le cadre de la conférence Horizons, organisée conjointement par l'Agence spatiale canadienne et Espace Canada, une agence gouvernementale et une association industrielle qui collaborent étroitement pour faire en sorte que le Canada puisse compter sur l'économie spatiale de demain et en tirer profit. Pour le Canada, cette année de la science est marquée par le fait que nous avons non pas un, mais trois astronautes de l'Agence spatiale canadienne qui sont étroitement impliqués dans certaines des missions clés qui ont captivé l'attention du monde entier: Jeremy Hansen, Jenni Gibbons et Joshua Kutryk, qui s'apprête à se rendre à la Station spatiale internationale. L'engouement suscité par ces missions au Canada a entraîné un regain d'intérêt et une augmentation des investissements. Je rencontre aujourd'hui de nombreux jeunes qui créent des « clubs de fusées », qui sont enthousiastes à l'idée de s'engager dans ce secteur et qui, dans bien des cas, peuvent obtenir du soutien grâce aux fonds de recherche que nous offrons pour développer davantage ce type de science et d'innovation. C'est un autre volet de notre stratégie économique.
Je vois cela également au niveau local, avec des entreprises comme TransPod, dans ma circonscription, qui développe une solution de transport à grande vitesse entre Calgary et Edmonton. Là encore, il s'agit d'une entreprise canadienne de l'Est du pays qui collabore avec des acteurs de l'Ouest. Je le vois aussi avec une entreprise comme Beachman Industries, toujours dans ma circonscription, Taiaiako'n—Parkdale—High Park, qui est l'une des premières entreprises depuis des décennies à obtenir la certification de Transports Canada pour la fabrication de motos. C'est le seul fabricant canadien de motos électriques. Les cofondateurs ont de grandes ambitions: ils souhaitent exploiter cette technologie innovante pour la développer dans le secteur des transports et proposer des solutions de transport. Ce sont des innovateurs canadiens du domaine de la construction automobile, et dans ce cas-ci, cela se passe en plein cœur du centre-ville de Toronto.
Ce que j'apprécie également dans notre stratégie économique, et dont je n'entends pas beaucoup parler de la part de l'opposition, c'est que l'économie ne se résume pas au PIB. C'est le PIB par habitant, et je tiens donc à féliciter mon collègue le , mais cela va bien au-delà de n'importe quelle statistique. Il s'agit du type de collectivité que nous créons et qui rend possible l'activité économique. Il s'agit du type de collectivité que nous créons et qui donne aux gens la confiance, le soutien et les ressources nécessaires pour participer de manière productive à l'économie, comme le programme national de garderies et le crédit d'impôt pour les préposés aux services de soutien à la personne.
J'ai eu le plaisir de prendre la parole lors de la cérémonie des prix d'excellence du Service Employees' International Union, la toute première cérémonie organisée par ce syndicat en l'honneur des travailleurs de la santé faisant partie de la section locale 1. Ces préposés aux services de soutien à la personne — en majorité des femmes ayant fait des études à l'étranger — ont affirmé que, oui, grâce au travail accompli ensemble et à la reconnaissance de ce travail par le gouvernement, un crédit d'impôt allait être mis en place pour saluer leurs efforts particuliers pendant la pandémie et au-delà. Cette mesure représentera environ 1 100 $ pour ces travailleurs, surtout des femmes. Les députés peuvent être certains que cette somme stimulera l'économie, car ces familles, ces femmes, vont dépenser cet argent dans leur région.
Je constate même les retombées dans des endroits comme les nombreuses zones d'amélioration commerciale dont nous avons la chance de disposer dans Taiaiako'n—Parkdale—High Park. C'est dans cette circonscription que se trouve la toute première zone d'amélioration commerciale, à Bloor West Village. Les gens nous disent que la sécurité publique est vraiment importante et qu'ils saluent les nouvelles dispositions relatives à la mise en liberté sous caution. Ils ajoutent que la sécurité publique, la sphère publique ainsi que le soutien aux personnes de différents niveaux de revenus sont essentiels à une économie forte. Dans Taiaiako'n—Parkdale—High Park, nous sommes très reconnaissants de pouvoir le constater.
Enfin, dans ma circonscription, je constate les retombées dans les logements que nous construisons, qu'il s'agisse de logements sociaux, de logements supervisés ou de certains logements coopératifs ou du secteur privé dont je parlerai avec plaisir dans les mois à venir dans ma circonscription. Les types de logements que nous créons dans la circonscription sont une occasion de participer à l'économie d'une manière beaucoup plus productive. Il s'agit d'un investissement dans le logement d'un genre que, malheureusement, j'entends régulièrement critiquer de l'autre côté.
Nous avons un plan économique qui commence à trouver un écho auprès des Canadiens, et j'ai hâte de répondre aux questions de mes collègues à son sujet.
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Monsieur le Président, c'est littéralement la réponse que l'intelligence artificielle m'a donnée au sujet de la motion. Voici, mot pour mot, ce qu'elle a dit: « Cette motion a été rédigée pour avoir un impact rhétorique maximal, et non pour sa rigueur factuelle ou analytique. Elle réduit des indicateurs économiques complexes à un discours simpliste, qui présente la situation comme étant la pire du G7, sélectionne des données hors de leur contexte et réclame une solution irréalisable qui n'a aucun sens sur le plan politique. »
J'entends mon collègue de la Saskatchewan, de l'autre côté, critiquer l'intelligence artificielle. Je lui rappellerais de bien peser ses mots à cet égard, car je suis presque certain qu'au moins 70 à 80 % des questions posées par les conservateurs pendant la période des questions sont générées par l'intelligence artificielle. Je peux comprendre pourquoi il n'aime pas entendre la réponse qui a été générée, mais c'est la réalité.
La grande ironie, ce n’est pas que l’intelligence artificielle ait énoncé une évidence que tout le monde connaît déjà. Ce qui ressort surtout, c’est que c’est exactement ce que ressentent les Canadiens en ce moment en voyant la réaction du face à la situation. Revenons simplement à vendredi matin, lorsque Statistique Canada a publié des données indiquant que nous sommes en récession technique en raison d’une baisse de croissance de — écoutez bien — 0,03 %. Il s’agit d’un pourcentage vraiment minime.
Le s'est jeté sur cette nouvelle comme s'il s'agissait du plus beau cadeau qu'il ait jamais reçu. Il en était tout simplement ravi. Il a rassemblé tous ceux qu’il a pu trouver parmi les membres de son caucus qui étaient encore là un vendredi; d’habitude, ils disparaissent au milieu de la période des questions le jeudi. Il les a traînés devant l'édifice, les a alignés derrière lui à 9 h 30 et a donné une conférence de presse avec un immense sourire aux lèvres. Il était emballé par cette nouvelle.
Imaginez que vous soyez l’un des 343 députés — et, surtout, chef de l’opposition — et que vous tiriez une telle satisfaction de la souffrance des Canadiens. C’est exactement ce que nous avons vu de sa part. Cela ne s’est pas arrêté là, car il y a pire.
Un journaliste du Hill Times a demandé au , avec raison, s'il n'allait pas trop loin en disant que la conjoncture économique est désastreuse. Le chef de l'opposition, le député de , s'est moqué du journaliste et a répliqué: « Bien sûr, vous trouvez des excuses pour le . De quel média êtes-vous? » En entendant sa réponse, le chef conservateur a dit: « Oh, évidemment, le Hill Times. »
Ce que je trouve tout à fait étonnant, c'est l'incapacité des conservateurs, et encore plus du , à comprendre que leur stratégie, qui a été vraiment efficace en 2024, ne l'est plus. Or, malgré tout ce qui se passe dans le monde en ce moment, malgré l'hostilité des États‑Unis à l'égard du Canada et le fait qu'ils nous traitent parfois comme un ennemi économique, et malgré la fierté extraordinaire des Canadiens, qui souhaitent se serrer les coudes et faire front commun face à cette situation, les conservateurs persistent à croire que c'est une stratégie gagnante que de dénigrer les Canadiens, le et les circonstances dans lesquelles nous nous trouvons. Je ne peux pas m'empêcher de me demander pourquoi les conservateurs pensent que c'est une stratégie efficace, pourquoi ils font cela et pourquoi ils ne se sont pas rendu compte que leur stratégie de 2024 tombe dans l'oreille d'un sourd en ce moment.
Les gens n'ont même pas besoin de m'écouter. Ils n'ont même pas à tenir compte de ce que je viens de leur signaler. Il leur suffit de regarder les sondages et le résultat des dernières élections, qui parlent d'eux-mêmes. Les Canadiens ne veulent pas des conservateurs. Ils ne veulent pas d'un tel discours. Ils ne veulent pas de ce genre d'approche. Ils ne veulent pas d'un chef de l'opposition qui ridiculise les journalistes, remet en cause leur média, puis les envoie promener. Ce n'est pas ce que veulent les Canadiens.
J'aimerais vraiment que mes collègues d'en face, qui n'arrêtent pas de me chahuter en ce moment, prennent un instant pour réfléchir au fait qu'il y a peut-être un fond de vérité dans ce que je dis. Peut-être que les Canadiens aimeraient voir un peu d’humilité. Peut-être qu'ils aimeraient voir un qui prend réellement le temps de réfléchir au monde dans lequel vivent les gens et qui ne saute pas sur toutes les occasions pour se réjouir de la possibilité de dire « je vous l’avais bien dit » au à propos de ce qui n’est qu’une erreur statistique.
Une voix: Oh, oh!
L'hon. Mark Gerretsen: Monsieur le Président, il s’agit d’une croissance négative de 0,03 %. Je suis désolé. C’est catastrophique. Regardez‑les. Ils sont en train de le faire en ce moment même. Ils refusent catégoriquement de croire qu'ils font fausse route. Ils veulent en faire la chose la plus grave, la plus énorme et la plus inadmissible qui puisse arriver. C’est le discours qu’ils tiennent.
En fait, cela ne me surprend pas, car ils ne font que suivre l'exemple que leur a donné leur vendredi. Il est sorti du Parlement et a profité de l'occasion pour se réjouir de la situation dans laquelle se trouve le Canada.
Les conservateurs peuvent continuer à faire ce qu'ils font présentement. Ils peuvent le faire toute la journée, mais je leur dis tout de suite que cela n'a rien pour convaincre le public canadien. Le public canadien n’embarque pas là‑dedans.
Au fait, les conservateurs ont déjà utilisé cette approche. Et où cela les a‑t‑il menés? Ils ne se demandent pas ce qu'ils peuvent faire pour améliorer la vie des Canadiens. Ils préfèrent discréditer les autres, les attaquer et les réduire au silence pour ensuite se présenter comme les héros.
Devinez quoi? Ils ont tenté cette approche en 2024. Dans une certaine mesure, ils ont été plutôt efficaces, mais ils n'ont tout de même pas réussi à former le gouvernement. Non, ils se sont retrouvés exactement dans la même position qu'avant. Manifestement, leur stratégie n'a pas abouti à un gouvernement conservateur.
Ce qu'ils ne comprennent pas, c'est qu'au lieu d'attaquer sans arrêt, ils doivent proposer des solutions. Ils doivent proposer d'autres solutions. C'est ce que je répète à la Chambre.
Dans le fond, je leur donne des conseils politiques en ce moment. Au centre de crise, certains se demanderont probablement pourquoi je ne garde pas ça pour moi, car je leur dis carrément quoi faire, mais je dis la vérité. J'essaie simplement de les aider parce qu'ils semblent en avoir terriblement besoin.
La réalité, c'est que les conservateurs continueront d'agir ainsi, encore et encore. Ils n'en retireront rien, parce que les Canadiens s'attendent à ce que les parlementaires travaillent ensemble pour trouver des idées — surtout dans le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui —, et certainement pas à ce qu'ils se réjouissent des échecs possibles, comme le font le et son caucus.
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Monsieur le Président, je tiens à préciser que je vais partager mon temps de parole avec la députée de .
Je me lève aujourd'hui à la Chambre pour appuyer la motion conservatrice appelant le à agir pour faire face à la récession. Je le fais avec un profond sentiment de responsabilité, mais aussi avec une grande inquiétude devant l'avenir économique de notre pays, de nos enfants et de nos petits-enfants.
Le constat est sans appel, brutal et incontestable: le Canada est en récession. La motion déposée aujourd'hui le dit clairement. Elle demande à la Chambre de reconnaître que le premier ministre libéral a fait de l'économie du Canada la seule de tous les pays du G7 à être en récession. Le premier ministre actuel a la distinction peu enviable d'être le seul et unique dirigeant parmi tous nos partenaires à avoir entraîné son pays sur une telle trajectoire.
Alors que nos partenaires internationaux affrontent les défis mondiaux avec résilience, le Canada, lui, coule. Les libéraux aiment se cacher derrière des mots doux et leurs discours. Ils qualifient cette situation de récession technique. Soyons très clairs: il n'y a absolument rien de technique là-dedans. Il n'y a rien de technique dans une famille qui doit choisir entre faire un plein d'essence ou faire les courses à l'épicerie. Il n'y a rien de technique pour les milliers de travailleurs qui ont perdu leur emploi, alors que notre pays affiche désormais le deuxième taux de chômage le plus élevé du G7, supérieur du tiers à celui des États‑Unis. Il n'y a rien de technique pour les citoyens qui voient leur rêve de propriété s'envoler à jamais parce que les politiques de ce gouvernement nous ont menés vers les coûts de logements les plus élevés du G7.
Ce que les libéraux appellent une anomalie technique est en réalité une crise créée de toutes pièces par leurs propres décisions qui étouffent la population en créant le plus fort endettement par ménage du G7. C'est une bien mauvaise nouvelle pour le Canada, pour les Canadiens et les Canadiennes, pour les Québécois et les Québécoises, pour les Beaucerons et les Beauceronnes, comme le dirait fièrement mon collègue. D'un océan à l'autre, les citoyens ont besoin d'une économie forte et d'un gouvernement qui la soutienne plutôt que des libéraux affaiblis.
Malheureusement, je ne suis pas surpris. Personne de notre côté de la Chambre n'est surpris. Cette récession n'est pas le fruit du hasard ni d'une conjoncture internationale imprévisible. C'est le résultat direct d'une décennie de mauvaise gestion libérale.
Après 10 ans de ce gouvernement, la dette fédérale du Canada a plus que doublé, bondissant de 616 milliards de dollars à 1 473 milliards de dollars. Ce gouvernement libéral a accumulé plus de dettes sur la carte de crédit des Canadiens et des Canadiennes que tous les gouvernements précédents mis ensemble. Ils ont inondé l'économie de dollars imprimés, provoqué une crise inflationniste et rendu la vie plus chère pour tout le monde d'un océan à l'autre. C'est l'économie qui en souffre et ce sont les Canadiennes et les Canadiens qui doivent en payer la facture.
Pendant que notre économie s'effondre, où est le leadership du ? Quelle est sa réponse relativement à cette crise majeure qui frappe les familles canadiennes? C'est le silence. Le premier ministre n'a pas dit un mot sur la récession. Il refuse même de prononcer le mot. Il refuse d'affronter la réalité. Il refuse de répondre aux questions légitimes des Canadiens et des Canadiennes. Au lieu de présenter un plan économique sérieux, il préfère détourner le regard et feindre l'ignorance. Ce mutisme est une insulte pour les travailleurs qui perdent leur emploi et pour les familles qui ne réclament qu'une chose: du leadership. Le premier ministre a choisi de se cacher derrière ses ministres et ses phrases de communication toutes faites. Son absence de parole publique sur le sujet démontre une déconnexion totale et un profond mépris pour la détresse économique des citoyens.
Parlons de la gestion désastreuse des libéraux et de ses effets dévastateurs. Pendant que le citoyen ordinaire doit réduire son propre budget, que les banques alimentaires du pays connaissent des taux de fréquentation historiques, ce gouvernement continue de jeter l'argent des contribuables par les fenêtres dans des projets insensés, des contrats d'amis et des bureaucraties inefficaces. On gère les fonds publics comme s'il n'y avait aucune obligation d'en être le bon gestionnaire.
Regardons quelques exemples flagrants de ce gaspillage.
Pensons au scandale d'ArriveCAN, une application informatique qui devait coûter 80 000 $. Son coût final a été de 60 millions de dollars.
Pire encore, il y a le fiasco de Cúram, dont la soumission se chiffrait à 1,75 milliard de dollars. Le résultat final, c'est que cela a coûté 6,6 milliards de dollars. Dans la dernière mise à jour, on y ajoute 500 millions de dollars supplémentaires. Cela représente un dépassement de coûts de plus de 5 milliards de dollars. Qui paie cela? Ce sont les Canadiens et les Canadiennes. Ce sont nos travailleurs acharnés qui travaillent tous les jours. Ce seront nos enfants et nos petits-enfants qui paieront pour la mauvaise gestion libérale. C'est une honte nationale.
La liste continue. J'en ai parlé cette semaine. Une entreprise privée loue un bout de terrain au gouvernement provincial pour 13 500 $. Cette entreprise privée se retourne ensuite vers le gouvernement libéral fédéral et lui loue 20 millions de dollars par année et signe un contrat de 10 ans, pour un total de 200 millions de dollars. C'est 200 millions de dollars de nos poches pour un bout de terrain qui vaut 13 500 $.
Au lieu de fournir de véritables réponses, le ministre m'a répondu cette semaine qu'il voulait m'organiser une rencontre avec des astronautes. J'inviterai mon ami de la Beauce à venir à cette rencontre. Comme gestionnaire aguerri, on nous offre de rencontrer des astronautes pour expliquer un contrat de location de 13 500 $ qui se transforme en frais de location totalisant 20 millions de dollars par année pendant 10 ans. Ce n'est pas sérieux.
La récession dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui n'est pas un accident de parcours. C'est le résultat inévitable de 10 ans de déficits structurels, de bureaucratie étouffante, de taxes punitives et de mépris flagrant pour la saine gestion des finances publiques. On ne peut pas dépenser pour atteindre la prospérité. On ne peut pas taxer les gens pour s'enrichir.
En conséquence, et c'est le cœur même de notre motion aujourd'hui, la Chambre doit demander au libéral de présenter immédiatement un plan visant à renverser toutes les politiques économiques libérales qui ont fait de l'économie canadienne l'économie la plus en difficulté du G7.
Les Canadiens et les Canadiennes sont fatigués d'un gouvernement qui leur demande de se serrer la ceinture pendant que le premier ministre garde le silence et que ses ministres gaspillent des milliards de dollars dans un système informatique défaillant. Rien ne justifie un tel gaspillage de l'argent des contribuables.
Les Québécois et les Canadiens méritent un gouvernement responsable, un gouvernement qui respecte chaque dollar durement gagné par ses citoyens. Ils méritent un gouvernement qui comprend que l'argent des contribuables n'appartient pas à l'État.
C'est pourquoi j'appuie avec fierté et détermination cette motion. Il est grand temps de couper dans le gaspillage libéral, d'abolir les taxes libérales, de rétablir l'équilibre budgétaire, de renverser ces politiques destructrices et de redonner enfin aux Canadiens et aux Canadiennes le contrôle de leur économie, de l'espoir et la possibilité de rêver à nouveau à un pays grand et fier.