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Monsieur le Président, je suis heureux de prendre la parole au sujet d'un projet de loi très important, dont nous avons beaucoup parlé après les élections fédérales d'avril. Le et le caucus libéral sont déterminés à bâtir l'économie la plus forte du G7. Nous en avons beaucoup parlé, mais, ce qui est plus important encore, c'est que le gouvernement a pris de nombreuses initiatives pour que le Canada soit en voie de devenir l'économie la plus forte des pays du G7.
Nous prenons la question très au sérieux. Peu après les dernières élections, nous avons présenté un certain nombre de mesures législatives, dont le projet de loi , afin de nous attaquer aux problèmes soulevés lors de la campagne électorale et de tenir compte du sentiment général selon lequel nous devons être là pour les Canadiens de toutes les régions du pays.
Quand on examine le projet de loi C‑4, on constate qu'il prévoit principalement trois choses. Il accorde un allégement fiscal à plus de 22 millions de Canadiens. Plus de la moitié de la population canadienne obtient un allégement fiscal.
Nous entendons beaucoup parler de la question de l'abordabilité et nous sommes très préoccupés par celle-ci. C'est pourquoi, lorsque les conservateurs prennent la parole pour tenter de nous contester sur cette question, j'aimerais qu'ils réfléchissent à leur position sur le budget et à des enjeux tels que le projet de loi . Grâce au projet de loi C‑4, l'accessibilité financière consiste littéralement à faire en sorte que les Canadiens aient plus d'argent dans leurs poches, et ce, au moyen d'un allégement fiscal.
Nous comprenons que les gens éprouvent des difficultés financières. C'est la raison pour laquelle il était si important que nous présentions ce projet de loi, comme nous nous y étions engagés lors des dernières élections. Le est en fonction depuis quelques mois à peine. L'une de ses toutes premières mesures a été d'accorder aux Canadiens un allégement fiscal sur la taxe sur le carbone, en reconnaissant que la suppression de cette taxe aurait également un impact positif pour eux.
Je sais que les conservateurs n'apprécient pas nécessairement cette mesure, mais c'est l'un des exemples qui montrent clairement que le Parti libéral a su apporter des changements de l'intérieur pour répondre aux besoins et aux désirs de la population canadienne. Cela nous a finalement permis d'être mieux placés pour les dernières élections fédérales. Lorsque je repense à ces élections, je me souviens qu'un certain nombre de préoccupations ont été soulevées. L'une d'entre elles, que j'ai déjà mentionnée par le passé, concerne trois éléments — Trump, les tarifs douaniers et le commerce —, ainsi que leur impact réel sur le Canada.
Nous avons un qui possède une expérience remarquable, une expérience qui lui a valu d'être nommé gouverneur de la Banque du Canada. Il est intéressant de noter que c'est Stephen Harper qui l'a nommé à ce poste, en raison de ses qualifications. Il a également été gouverneur de la Banque d'Angleterre. C'est un économiste qui comprend vraiment comment fonctionne l'économie. Je pense que les Canadiens ont pris cela en compte lorsqu'ils ont comparé les deux chefs.
Ils peuvent voir les mesures que le premier ministre a prises, notamment le projet de loi , qui prévoit deux allégements fiscaux importants. D'une part, il y a la suppression de la taxe sur le carbone et, d'autre part, l'octroi d'un allégement fiscal à 22 millions de Canadiens grâce au projet de loi C‑4.
Mais ce n'est pas tout. Le projet de loi va plus loin. Il ne fait pas qu'abolir la taxe sur le carbone dans la loi et accorder des allégements fiscaux, il exonère de TPS les acheteurs d'une première habitation, leur permettant ainsi d'acquérir un logement d'une valeur maximale de 1 million de dollars à un coût plus abordable.
Ce sont là les types d'initiatives que le a rises dès son entrée en fonction. Nous reconnaissons qu'on peut faire beaucoup de choses pour aider les Canadiens à faire face au problème de l'abordabilité. Nous nous sommes tournés vers les conservateurs et avons présenté un budget, mais à part deux d'entre eux, ils ont tous voté contre. Il faut qu'ils sachent contre quoi ils ont voté, et en quoi consistent les allégements fiscaux dont nous parlons.
Il y a le Programme national d'alimentation scolaire, dont j'ai eu l'occasion de parler, comme beaucoup de mes collègues l'ont fait, durant la période des questions. Il est intéressant de voir comment réagit le Parti conservateur. Le Programme national d'alimentation scolaire ressemble beaucoup au programme national de soins dentaires, au programme national d'assurance-médicaments et au programme national de garderies. On peut même mentionner l'Allocation canadienne pour enfants. Les conservateurs ont voté contre tous ces programmes.
Fait intéressant, le programme que je souhaite mettre en avant est le Programme national d'alimentation scolaire. Je trouve certaines questions difficiles à croire. Aujourd'hui, des députés ont parlé des enfants et ils ont demandé ce que fait le gouvernement pour apporter une aide alimentaire aux enfants. Les députés devraient réfléchir à ce contre quoi ils ont voté avant de poser certaines de leurs questions.
En collaboration avec les provinces, le Programme national d'alimentation scolaire offre un soutien financier qui garantit que les jeunes enfants ont un petit-déjeuner nutritif à l'école, ce qui est d'une importance capitale. Certains députés de l'extrême droite du Parti conservateur affirment que ce programme est de la foutaise. Ils ne comprennent pas. D'autres encore disent que ce sont les parents qui doivent nourrir leurs enfants.
J'ai déjà parlé de ce qui suit. Je suis député depuis de nombreuses années et je représente le Manitoba. J'éprouve une grande admiration pour Sharon Carstairs, que j'ai comptée parmi mes mentors. Je me souviens qu'à la fin des années 1980, elle a dit que des centaines d'enfants manitobains allaient à l'école le ventre vide et qu'ils ne pouvaient pas apprendre dans de telles conditions. Les raisons pour lesquelles les enfants ne prennent pas de petit-déjeuner sont nombreuses. Ce programme leur permet d'apprendre en ayant l'estomac bien rempli. Et voilà comment les conservateurs réagissent.
S'il n'en tenait qu'à moi, j'adopterais un projet de loi pour instaurer le programme. Les conservateurs sont sans équivoque: ils s'y opposent. On voit le contraste. Nous proposons une politique sociale saine visant à soutenir les enfants, mais les conservateurs, pour des motifs d'extrême droite, s'y opposent. Puis, ils reprochent au gouvernement de ne pas se soucier des enfants. Sont-ils sérieux?
Nous n'avons qu'à regarder toutes les mesures que nous avons prises pour soutenir les enfants et contre lesquelles les conservateurs ont voté. Voilà pourquoi je n'appuie aucune des nombreuses manœuvres du Parti conservateur. Par exemple, combien de temps a-t-il fallu pour amener le projet de loi jusqu'à cette étape? Ça fait des mois qu'il a été présenté.
Une voix: Vous faites le calendrier.
L'hon. Kevin Lamoureux: Monsieur le Président, le fait est que les possibilités sont là, et j'oserais espérer que le Parti conservateur reconnaisse la valeur des initiatives que nous proposons.
Je pense même que l'été dernier, les conservateurs auraient voté en faveur du projet de loi . Les choses ont maintenant changé. Leur a été élu à la Chambre, ce qui a peut-être modifié un peu la dynamique, mais mon point est qu'on dirait qu'ils appuient certaines des initiatives, du moins en principe. Selon moi, ils devraient aller un peu plus loin et reconnaître la valeur du budget lui-même, parce qu'il contient de nombreuses initiatives sur lesquelles le projet de loi s'appuierait.
J'aimerais mentionner quelques initiatives que je crois qu'il est très important de souligner.
L'une consiste à investir dans nos collectivités des centaines de millions de dollars, littéralement, pratiquement chaque année depuis déjà plusieurs années. Nous allons investir dans les infrastructures pour les hôpitaux, les routes, les ponts et les installations communautaires. C'est en nous attaquant à des projets de ce genre que nous construisons des infrastructures plus solides pour notre économie. C'est une grosse partie de la solution.
Aujourd'hui, pendant la période des questions, plusieurs conservateurs ont tenté de se moquer du en parlant de ses voyages. Selon moi, le premier ministre fait exactement ce qu'il devrait faire. En cette époque d'incertitude, personne ici ne peut prédire ce que le président Donald Trump pourrait dire, mais ce que nous savons, c'est que le Canada doit réduire sa dépendance à l'égard de ses échanges commerciaux avec les États‑Unis. Ça ne veut pas dire que nous devons nous en désintéresser. Nous adorons ces échanges, nous voulons qu'ils continuent de croître et nous ferons ce que nous pouvons à cet égard, mais il est très important que nous élargissions nos horizons commerciaux au-delà des États‑Unis. Nous avons un premier ministre qui comprend vraiment cela, même si le Parti conservateur voit ces voyages d'un mauvais œil.
Les résultats ne se matérialisent pas du jour au lendemain. Il faut du temps, mais nous avons déjà beaucoup accompli. Je suis heureux que le soit allé en Malaisie, parce qu'il en a profité pour rencontrer le président Marcos des Philippines. Les deux hommes ont eu une saine discussion et ont convenu, essentiellement, qu'ils voulaient conclure un accord commercial entre les deux pays en 2026. N'est-ce pas là quelque chose de positif? Je dirais que oui.
La Chambre a maintenant été saisie du projet de loi , qui favoriserait les échanges commerciaux entre le Canada, la Grande‑Bretagne et l'Irlande du Nord. Il s'agit d'un projet de loi important, tout comme le projet de loi , que nous étudions en ce moment. Que ferait le projet de loi? Il permettrait de multiplier les échanges commerciaux entre le Canada, l'Angleterre et l'Irlande du Nord.
Examinons ce qui se passe en Indonésie. Le a entrepris des démarches auprès de ce pays et, une fois de plus, sa détermination à trouver des débouchés commerciaux ailleurs qu'aux États‑Unis permettra la conclusion de nouveaux accords.
Quand on examine les mesures prévues par le projet de loi , on constate qu'elles s'inscrivent dans un plan destiné à faire du Canada l'économie la plus forte du G7. Il nous faut reconnaître que, pour protéger la souveraineté économique du Canada, il faut savoir ce qui se passe sur le terrain et comprendre pourquoi il est important d'alléger les impôts. Nous devons également être conscients de ce qui se passe à l'extérieur de nos frontières et y réagir.
C'est pourquoi les députés verront un énorme investissement dans nos forces armées, comme on n'en a pas vu depuis des générations. L'augmentation des dépenses à 2 % du PIB est un engagement important qui fera bouger les choses dans pratiquement toutes les régions de notre pays, car nous élargissons les possibilités pour les entreprises canadiennes et nous investissons dans nos forces armées. Ce sont là des mesures qui ont une incidence sur nos taux d'imposition et sur la manière dont nous développons ce genre de choses.
Parlons de ce qui se passe localement. J'ai fait référence à ce que le a accompli à l'échelle internationale, mais les députés devraient regarder ce que nous avons accompli à l'échelle locale. Presque immédiatement après les dernières élections fédérales, le premier ministre a rencontré les dirigeants des provinces, des territoires et des peuples autochtones pour parler de l'importance d'avoir une économie canadienne unique, ce qui a finalement conduit au projet de loi .
Le projet de loi souligne la nécessité d'une économie canadienne unique. Il traite également de la main-d'œuvre et de sa mobilité dans notre pays. Il s'agit d'un aspect d'une importance cruciale pris en main par le , qui a travaillé avec les premiers ministres provinciaux et territoriaux, les dirigeants autochtones et d'autres personnes, afin que nous puissions présenter, dans le cadre du projet de loi C‑5, une proposition de projets majeurs qui a maintenant connu deux tours. Au premier tour, le montant total des investissements prévus s'élevait à 60 milliards de dollars, ce qui est une somme considérable. Nous pouvons y ajouter le deuxième tour, qui, je crois, dépasse les 50 milliards de dollars, mais je ne peux pas vous le garantir, car je ne le connais pas aussi bien.
Je peux dire aux députés que toutes les régions du pays en bénéficieront. Qu'il s'agisse des mines de cuivre en Saskatchewan, du port de Montréal, du dernier projet en date dans le Canada atlantique, du gaz naturel liquéfié en Colombie‑Britannique ou des efforts déployés pour renforcer les relations entre l'Alberta et Ottawa, le gouvernement cherche vraiment à faire en sorte que toutes les régions du Canada en bénéficient.
C'est exactement comme le projet de loi , qui offre des possibilités de régler un autre grave problème, celui de l'abordabilité. En ce qui concerne le logement, il est intéressant de noter que non seulement l'exonération de taxe accordée aux primo-accédants aide directement des citoyens, mais qu'elle aide aussi le secteur du logement en rendant les choses plus abordables.
Je me réjouis que ce projet de loi accorde un allégement fiscal aux Canadiens. J'ose croire que tous les députés, quelle que soit leur allégeance politique, choisiront de soutenir les Canadiens en appuyant le projet de loi . Plus de 22 millions de personnes bénéficieraient de cet allégement fiscal. Cependant, si on regarde tout de ce que le gouvernement a réussi à accomplir en huit mois, je pense que nous sommes sur la bonne voie pour faire du Canada l'économie la plus forte du G7.
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Monsieur le Président, il y a trois choses qui sont certaines dans la vie: la mort, les impôts et un gouvernement libéral qui ne tient pas ses promesses.
Il y a six mois, les libéraux se sont présentés ici et ont demandé aux Canadiens de leur faire confiance une fois de plus. Ils ont promis de réduire les dépenses, de diminuer les coûts et de réduire la taille et la portée du gouvernement fédéral. Ils ont dit qu'ils avaient entendu haut et fort le message des Canadiens, qu'ils comprenaient enfin le mal qu'ils avaient causé, comme un ex toxique, et que cette fois-ci, les choses seraient différentes. Comme leur bilan, chacune de ces promesses se solde par un échec total.
La Chambre a adopté un budget avec un déficit record de 78 milliards de dollars. C'est plus du double de celui que Justin Trudeau voulait faire adopter il y a des années. Ce n'est pas un changement mineur. Ce n'est pas une erreur d'arrondi. On parle de milliards et de milliards de dollars. Ceux qui pensent que les libéraux vont s'arrêter à 78 milliards de dollars doivent encore croire au père Noël, et je pense que le directeur parlementaire du budget aurait aussi son mot à dire à ce sujet. D'ailleurs, il a déclaré que les chances que les dépenses incontrôlées des libéraux soient inférieures à 78 milliards de dollars étaient de moins de 10 %.
Si une personne se fait dire que les chances que sa voiture démarre le matin sont inférieures à 10 %, elle va s'acheter une nouvelle voiture. Si une personne a moins de 10 % de chances de réussir un test de mathématiques, elle va faire appel à un tuteur. Quand le directeur parlementaire du budget nous apprend qu'il y a moins de 10 % de chances que le gouvernement fasse preuve d'un minimum de prudence financière ou de discipline budgétaire, les libéraux lui font savoir qu'il perdra probablement son poste pour avoir dit la vérité.
En guise de rappel pour les personnes qui nous regardent, voici ce que le directeur parlementaire du budget avait d'autre à dire. Il a dit que le niveau de dépenses était « choquant », « stupéfiant » et « insoutenable ». Il s'agit d'une personne impartiale, et non partisane nommée par la Chambre et dont le bureau a été créé par le gouvernement libéral.
Le gouvernement inscrit dans le livre 90 milliards de dollars de nouvelles dépenses, ce qui représente plus de 5 000 $ par ménage au Canada. Cet argent est directement puisé dans les poches des familles et des aînés canadiens en augmentant l'impôt, les taxes, l'inflation et les taux d'intérêt.
Pourquoi parler de cela? Le Canada consacre déjà plus d'argent au service de la dette qu'il n'en transfère aux provinces pour financer les soins de santé. Chaque dollar perçu par la voie de la TPS au pays ne sert pas à payer les médecins, le personnel infirmier et les hôpitaux, mais il est plutôt versé aux banquiers et aux créanciers obligataires pour financer le besoin irrépressible de dépenser des libéraux.
Si les gens pensent que le cadeau que Justin Trudeau continue de leur offrir, à eux et à leur famille, c'est la responsabilité financière, le se dit sûrement: « Vous n'avez encore rien vu! » Nous continuons de payer ses dépenses irresponsables à raison de 5 000 $ par ménage. La situation ne fera qu'empirer. Le premier ministre et le continuent d'accumuler des dettes avec la carte de crédit des contribuables. En fait, ils sont en train de couler la prochaine génération.
J'en aurai beaucoup plus à dire sur le budget, parce que je pense qu'il est mauvais et dangereux pour de nombreuses raisons, mais nous sommes ici aujourd'hui pour poursuivre le débat sur l'abordabilité.
Parlons de ce que fait le gouvernement pour l'abordabilité, ou plutôt de ce qu'il fait à l'abordabilité. Il suffit de regarder les files d'attente aux banques alimentaires de toutes les villes du pays, grandes et petites. Deux millions de personnes au Canada se rendent maintenant chaque mois dans une banque alimentaire. En l'espace d'un an seulement, 4 millions de Torontois ont eu recours à une banque alimentaire. Une personne sur cinq saute maintenant des repas pour faire durer plus longtemps sa nourriture.
Je ne parle pas de simples statistiques, mais de vraies personnes. Je parle des enfants qui vont à l'école tous les jours le ventre vide, ce qui les empêche d'apprendre et de grandir. Je parle des travailleurs ayant fait des études collégiales qui, même s'ils travaillent à temps plein, n'ont pas suffisamment d'argent à la fin du mois pour payer leurs factures. Je parle des aînés qui, après des années de sacrifices et d'économies, doivent choisir entre chauffer leur maison ou manger un repas chaud. Voilà les histoires que nous entendons tous les jours dans nos quartiers. Tout cela se passe au Canada, un pays qui est censé être l'un des plus riches au monde.
La réponse du est la plus troublante, car elle manque de compassion. Pour lui, l'inflation est un problème qui touche uniquement les autres.
La réponse d'Ottawa reprend la même approche classique: un autre programme gouvernemental, avec une forme de planification centrale, permettra de résoudre ce problème. Or, cette mesure ne résout pas réellement le problème. Il s'agit plutôt d'une augmentation des dépenses. Cet économiste de la banque centrale semble avoir manqué le cours qui lui aurait appris qu'une augmentation de la masse monétaire dans notre pays fait grimper l'inflation. Peu importe comment les libéraux veulent présenter la mesure, il s'agit de dépenses. Qu'ils parlent d'investissement ou d'autre chose, cela n'a aucune importance. C'est la même chose. La petite réduction d'impôt coûte plus de 5 000 $ à chaque famille canadienne. Les députés peuvent croire que nous n'allons pas nous opposer à une réduction d'impôt, mais, si le gouvernement accorde à quelqu'un une petite réduction d'impôt tout en lui faisant payer 5 000 $ pour ses dépenses irresponsables, les Canadiens vont se poser beaucoup de questions. C'est exactement ce pour quoi nous sommes ici.
Avec le gouvernement, un plus un n'égale jamais deux. Il maintient des mesures comme les taxes libérales sur les aliments, qui font grimper le coût de la vie, tout en niant leur existence. Il n'y a que les libéraux pour nier qu'il existe une taxe sur le carbone pour les industries imposée aux agriculteurs qui cultivent les aliments. Il n'y a que les libéraux pour nier qu'il existe une norme sur les carburants imposée aux camionneurs qui transportent les aliments. Il n'y a que les libéraux pour nier qu'il existe une taxe sur les emballages imposée aux personnes qui vendent les aliments. Il n'y a que les libéraux pour nier à la Chambre tous les jours que les personnes qui achètent les aliments paient désormais plus cher à cause de leurs taxes.
Les libéraux disent que leur projet de loi prévoit un allégement fiscal, mais il faut lire les petits caractères. Cet allégement représente jusqu'à 90 $ d'économies par mois pour le Canadien moyen, mais les quelque 5 000 $ qu'il dépensera à cause du budget irresponsable viennent vraiment annuler cette somme. La question est la suivante: qui en sort gagnant?
Quand on joue dans un casino à Las Vegas — et je suis sûre que certaines des personnes qui nous regardent à la maison ont déjà joué dans un casino à Las Vegas —, la maison gagne toujours. À un moment donné, la maison finit par gagner. Quand on vit au Canada, on a l'impression que le gouvernement gagne toujours et que les Canadiens perdent toujours, parce que les 90 $ qu'il leur donne par mois sont complètement annulés par ses dépenses inflationnistes irresponsables, qui causent d'énormes déficits. Le gouvernement avait promis un déficit 16 milliards de dollars moins élevé que ce qu'il a présenté. Le présent déficit est plus important que ceux de Justin Trudeau et il est le plus élevé de l'histoire du pays, si on exclut ceux enregistrés lors de la pandémie de COVID‑19.
Plutôt que de poursuivre dans cette voie, dans ces manœuvres de diversion auxquelles on assiste, voici ce que le bon sens nous dicte, selon moi: réduisons réellement l'impôt sur le revenu, non pas de 90 $, mais de plusieurs centaines de dollars, voire de plusieurs milliers de dollars par année et par Canadien, afin que les familles puissent vraiment respirer un peu et s'en sortir. Réduisons les taxes sur la construction de logements afin que les jeunes puissent enfin s'offrir une maison dans ce pays. Réduisons la taxe sur le carbone sous toutes ses formes: la taxe sur le carbone pour les industries, les taxes cachées sur les aliments, l'interdiction visant les plastiques et la norme sur les carburants. Toutes ces taxes font augmenter les coûts pour cultiver, transporter et vendre les aliments.
Il est temps de supprimer toutes ces taxes. Arrêtons de prétendre qu'elles sont imaginaires, car des millions de familles à travers le pays savent qu'elles paient davantage cette année que l'année dernière, et qu'elles ont payé davantage l'année dernière que celle d'avant. On parle ici de Canadiens qui, contrairement au , savent ce que c'est que d'aller à l'épicerie. C'est une honte dans ce pays, car ce sont les taxes mises en place par les libéraux qui font augmenter le prix des aliments.
Tous les Canadiens qui ont actuellement du mal à joindre les deux bouts devraient pouvoir compter sur Ottawa pour dépenser l'argent de leurs impôts de manière responsable. Le gouvernement n'a pas d'argent. Le seul moyen pour lui d'en avoir plus, c'est en augmentant le fardeau fiscal. S'il dépense cet argent de manière irresponsable, ça va coûter plus de 5 000 $ par an aux familles canadiennes. Tout le monde doit prendre conscience de cette réalité.
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Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui au sujet du projet de loi et de la crise de l'abordabilité, qui ne cesse de s'aggraver et qui affecte les Canadiens d'un océan à l'autre. Nulle part ailleurs cette crise n'est aussi aiguë que dans ma circonscription, Vernon—Lake Country—Monashee. Comme tant d'autres projets de loi présentés par le gouvernement libéral, celui-ci n'est pas à la hauteur de la situation. Les libéraux proposent des slogans et de la bureaucratie au lieu de solutions concrètes porteuses d'espoir.
Pendant que nous continuons de débattre ici à Ottawa, les familles canadiennes sont contraintes de faire des choix que personne dans un pays aussi riche en ressources que le Canada ne devrait jamais avoir à faire, à savoir choisir entre chauffer leur maison et nourrir leurs enfants. Dans l'Okanagan, à Lumby, à Nakusp et dans la vallée de la Slocan, j'ai discuté avec des parents qui ont commencé à sauter des repas discrètement pour que leurs enfants puissent manger à leur faim. Des personnes âgées qui ont travaillé toute leur vie dépendent désormais des banques alimentaires. Dans nos collectivités, les banques alimentaires accueillent plus que jamais des familles de travailleurs — des gens qui ont un emploi, mais qui ont besoin d'aide juste pour survivre.
Ce n'est pas le Canada qu'on leur avait promis. Les données sont aussi brutales que honteuses. L'inflation alimentaire au Canada augmente plus rapidement que dans presque tous les autres pays du G7. Les familles canadiennes continuent de payer davantage chaque mois, alors qu'aux États‑Unis, en France et en Allemagne, le prix des aliments commence à se stabiliser. Selon Statistique Canada, le prix des aliments a augmenté de plus de 20 % depuis 2020, ce qui représente des centaines de dollars par mois pour la famille moyenne. Pourtant, le gouvernement continue d'imposer des taxes aux agriculteurs et aux camionneurs grâce à qui nous avons de la nourriture. Le gouvernement a triplé la taxe sur le carbone, ce qui ajoute des coûts à chaque étape de la chaîne d'approvisionnement alimentaire, de l'engrais dans les fermes à l'essence dans les camions, en passant par l'électricité dans les épiceries. Résultat: chaque produit à l'épicerie coûte plus cher.
Avec le projet de loi , le gouvernement veut accroître la bureaucratie et la surveillance réglementaire, à un moment où les Canadiens réclament une aide économique et moins de formalités administratives.
Comprenons-bien ce que cela signifie pour les familles de ma circonscription. Récemment, des dizaines d'employés ont été mis à pied à l'usine de bois d'œuvre d'Armstrong et à l'usine de placage de White Valley, qui appartiennent à Tolko. Ce sont des hommes et des femmes qui travaillent fort, des mécaniciens-monteurs et des conducteurs de chariot élévateur à fourche qui participent tous à une industrie locale dont ils sont fiers.
La déclaration de Tolko était sans équivoque: la scierie ne ferme pas faute de débouchés, mais parce qu'il n'y a pas assez de ressources forestières abordables et que la réglementation rend la concurrence pratiquement impossible. Les droits de douane sur le bois d’œuvre que les États‑Unis continuent d'imposer ne font qu'aggraver la situation. Ces droits de douane illégaux que le gouvernement libéral a été totalement incapable de faire lever ont coûté aux producteurs canadiens plus de 8 milliards de dollars depuis 2017. C'est de l'argent qui aurait pu éviter la fermeture des scieries, les pertes d'emploi et les bouleversements dans la région.
L'argent a plutôt fini par être englouti à cause d'un différend commercial apparemment sans issue que le gouvernement relègue au second plan. Pour couronner le tout, les personnes qui ont été licenciées doivent de surcroît composer avec la hausse des prix des aliments qu'elles ne peuvent plus se permettre, une hausse directement attribuable aux décisions des libéraux.
Les Canadiens méritent un gouvernement qui se bat pour les familles des travailleurs forestiers du Nord de l'Okanagan et non un gouvernement qui les laisse pour compte. Ils méritent un gouvernement qui protège les agriculteurs et les producteurs d'aliments canadiens et non un gouvernement qui les taxe et les impose au point de les acculer à la faillite et qui traite leurs biens comme si c'étaient les siens.
Les Canadiens méritent un gouvernement qui a conscience que faire baisser le coût de la vie est bien plus qu'une politique abstraite. Il s'agit de savoir si une mère peut se permettre d'acheter du lait pour ses enfants, si une personne âgée peut se chauffer ou si un jeune couple pourra un jour espérer accéder à la propriété.
cLa solution n'est pas un autre projet de loi qui élargit la portée du gouvernement. La solution consiste à rétablir la discipline économique, à mettre fin aux dépenses inutiles et à éliminer les obstacles à la croissance dans toutes les régions du pays. Cela signifie qu'il faut lutter pour mettre fin une fois pour toutes aux droits de douane sur le bois d'œuvre en employant des mesures diplomatiques vigoureuses et fondées sur des principes soutenues par un gouvernement qui défend réellement les travailleurs canadiens. Cela signifie qu'il faut éliminer la taxe cachée sur le carbone pour les industries, qui fait grimper le prix de tout à toutes les étapes. En fin de compte, le débat ne porte pas sur la partisanerie. Il porte sur les priorités.
À Lumby, un père m'a dit qu'il occupait deux emplois depuis sa mise à pied dans le secteur forestier, mais qu'il n'avait toujours pas les moyens de faire l'épicerie et de payer le loyer au cours du même mois. Voilà le cycle absurde de la politique économique libérale: taxer davantage, réglementer davantage et rendre la vie plus chère pour ceux qui peuvent le moins se le permettre, puis, pour couronner le tout, se vanter de ses cadeaux.
Le projet de loi a été présenté comme un pas en avant pour rendre la vie plus abordable; toutefois, enfouies sous les notes d'allocution, nous découvrons une autre mesure visant à accroître le contrôle du gouvernement, une autre couche d'interventionnisme d'Ottawa qui ne ferait rien pour réduire les factures d'épicerie ou payer le loyer.
Au lieu de s'attaquer aux véritables moteurs de l'inflation, à savoir les dépenses excessives, les impôts trop lourds et la surréglementation, le gouvernement continue de prétendre qu'il peut, en dépensant, se sortir de la crise qu'il a justement créée parce qu'il dépensait trop. N'oublions pas que l'inflation n'est pas simplement apparue au Canada: elle a été créée au Canada. Elle a été provoquée par un gouvernement qui a imprimé et emprunté un demi-billion de dollars, et a ensuite nié que ce serait une source d'inflation.
Pendant que les Canadiens ordinaires se serraient la ceinture, le gouvernement prenait du poids. Il a augmenté la taille de la fonction publique de près de 40 % depuis 2015, mais les services fédéraux n'ont jamais été plus lents. Comme le personnel de ma circonscription peut en témoigner, tout prend plus de temps et coûte plus cher, qu'il s'agisse des passeports, des prestations aux anciens combattants ou des demandes d'assurance-emploi.
Les Canadiens méritent mieux que ce cycle sans fin de dépenses, d'imposition et de manipulation. Ils méritent des dirigeants qui croient en la force des travailleurs du pays, en la promesse des industries et au bon sens de la population canadienne. Croyons-nous qu'il faut donner aux Canadiens les moyens de bâtir, de croître et de prospérer, ou croyons-nous plutôt qu'Ottawa a toujours raison?
Mes concitoyens ont été clairs. Ils veulent un gouvernement qui ne leur met pas de bâtons dans les roues, qui les laisse travailler et qui leur permet de conserver une plus grande partie de ce qu'ils gagnent. Ils veulent des aliments abordables, des emplois sûrs et un avenir pour lequel il vaut la peine de rester au Canada. Le projet de loi ne répond pas à ces attentes.
Il est temps que le gouvernement cesse de gérer le déclin et qu'il commence à bâtir la prospérité pour les travailleurs forestiers de Lumby, pour les familles qui font la file aux banques alimentaires de Vernon et pour tous les Canadiens qui croient encore que l'ardeur au travail doit être récompensée.
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Monsieur le Président, d'une certaine façon, c'est un plaisir de parler aujourd'hui du projet de loi à la troisième lecture. Ce projet de loi a été présenté au début de la législature, puis il a passé l'été à dormir. Au retour, à l'automne, nous l'avons beaucoup retravaillé en comité. Je l'expliquerai plus tard, mais c'est un des projets de loi pour lesquels la balance du pouvoir que le Bloc québécois détient en comité a permis de faire des gains pour les premiers acheteurs.
Commençons par faire la genèse de ce projet de loi. Cela a été une drôle de campagne électorale, cette année. On avait un qui ne savait pas ce qu'il disait en matière économique. Je sais bien que le premier ministre est un économiste, mais il s'est rapidement transformé en politicien. Je suis aussi un politicien. Ce n'est pas nécessairement un défaut. Cependant, être un politicien libéral, ce n'est pas toujours une qualité.
Alors, on a un premier ministre qui est arrivé et qui s'est dit que les gens avaient peur des conservateurs et que le président Trump faisait des menaces alors qu'il allait dire n'importe quoi pour se faire élire, sans égard aux conséquences budgétaires. C'est dans ce contexte que celui qui est le premier ministre actuel est arrivé, au mois de janvier ou février, en disant qu'il allait éliminer le déficit.
Il est ensuite entré dans une salle, probablement une antichambre quelque part, où les gens autour lui ont dit que ça n'arriverait pas. Il a donc choisi d'inventer une définition de déficit de fonctionnement, qui est d'ailleurs contestée par le directeur parlementaire du budget, qui n'est pas conforme à ce qui se fait à Singapour, qui n'est pas conforme à ce qui se fait en Grande‑Bretagne et qui viole les principes comptables généralement établis. Il a décidé d'inventer ça de façon à revenir sur sa promesse.
C'est la même chose pour le cadre budgétaire des libéraux en campagne électorale. Le premier ministre disait qu'on allait avoir 20 milliards de dollars en contre-mesures tarifaires, qu'on allait les utiliser pour financer des dépenses courantes et que cela aiderait à faire moins de déficits. On sait que, finalement, le gouvernement a eu une fraction de ce montant en contre-mesures tarifaires. Cela fait qu'on se ramasse aujourd'hui avec un déficit prévu de presque 80 milliards de dollars.
Si on se fie à la plupart des analystes, dont le directeur parlementaire du budget et l'agence Fitch, qui considèrent d'ailleurs que le gouvernement ne sera pas capable d'atteindre sur cinq ans ses objectifs de réduction de coûts de 50 milliards de dollars, on va avoir un déficit plus important.
Malgré cela, malgré le fait que le Parti libéral a été incapable de déposer un cadre financier minimalement correct que nous avons déboulonné pendant toute la campagne électorale avec un certain succès, le projet de loi C‑4 inclut des promesses électorales qui ont été faites à la va-vite par le premier ministre chaque fois qu'il voulait grappiller un vote à gauche ou à droite.
Parlons de la baisse d'impôt de 26 milliards de dollars sur cinq ans. Ça peut être correct, une baisse d'impôt. C'est correct de s'occuper de la classe moyenne. Cependant, quand est-ce qu'on voit une baisse d'impôt comme ça sans budget, sans prévision budgétaire et sans égard aucun à l'impact que cela aura sur le solde budgétaire des finances publiques? D'ailleurs, on ne nous a pas dit dans quoi on allait couper. Chacun sait aujourd'hui que c'est la santé et les aînés qui paient. C'est la taxe sur le carbone.
Les libéraux, qui étaient les chantres de la taxe sur le carbone lors de la dernière législature, invectivaient les conservateurs de façon assez agressive sur la fameuse abolition de la taxe sur le carbone. Tout à coup, en campagne électorale, ils ont décidé que les votes, les sièges et le pouvoir étaient plus importants que les principes, la planète, l'environnement et, surtout, plus importants que leur crédibilité. Alors, ils ont supprimé la taxe sur le carbone tout en volant le Québec. C'est ce qu'il y a dans le projet de loi C‑4.
Il y a des mesures sur lesquelles nous sommes plus d'accord, notamment le remboursement de TPS à l'achat d'une maison neuve par de premiers acheteurs. Toutefois, somme toute, c'est un stunt électoral et il faut considérer cela comme suit. En première partie, on a le remboursement de TPS sur une première maison neuve. Il faut comprendre que c'est une mesure qui est faite pour stimuler la demande, un peu comme le Compte d’épargne libre d’impôt pour l'achat d'une première propriété, ou CELIAPP.
Ce que les libéraux font depuis plusieurs années, c'est de dire que le prix des maisons est de plus en plus élevé. Les coûts de construction augmentent. La demande a augmenté beaucoup. On sait aujourd'hui qu'il y a un élément relié à l'immigration, à la population et à la demande. Les libéraux ont décidé d'aider les premiers acheteurs, qui sont fâchés en raison du marché actuel, à financer des surenchères avec des abris fiscaux. Ils ont donc créé le CELIAPP.
Selon les données de la SCHL, le CELIAPP permet à une personne, par exemple un jeune dont le papa, la maman, le grand-papa ou la grand-maman ont des sous pour aider à remplir le CELIAPP, d'aller nourrir la surenchère dans le marché immobilier, parce que l'offre de maisons, à très court terme, est fixée. Alors, les gens se battent pour les mêmes maisons.
Aujourd'hui, il y a une autre mesure qui est comme ça, et c'est le remboursement de la TPS. Les maisons neuves, à très court terme, elles sont à vendre dans des nouveaux lotissements. Il y a des gens qui ont les moyens de payer la mise de fonds de maisons qui coûtent très cher. Dans ma circonscription, il y a maintenant des bungalows à presque 1 million de dollars. Je sais que, à des endroits comme Vancouver ou aux alentours de Toronto, ce prix est encore abordable selon la définition de certains. Par contre, chez nous, les gens ne peuvent pas se payer ça. Si ces gens se font rembourser la TPS sur une maison neuve parce que ce sont des premiers acheteurs ou qu'ils n'ont pas été propriétaires depuis quatre ans, c'est une bonne chose.
Or, les libéraux nous accusent d'avoir voté contre le budget alors que nous avions présenté nos priorités. Le Bloc québécois avait fait six demandes qui étaient somme toute abordables. Il fallait que ces six demandes soient satisfaites pour que le Bloc québécois appuie le budget. Une des mesures que nous avons proposées visait à aider les premiers acheteurs qui ne reçoivent pas l'argent de papa, de maman, de grand-papa, de grand-maman, de matante ou de mononcle pour remplir le CELIAPP. Cette mesure s'adressait à ceux qui n'ont pas nécessairement un salaire qui leur permettrait de remplir ces comptes et qui n'ont pas encore la mise de fonds qui leur permettrait d'acheter une première maison et, par le fait même, d'obtenir le remboursement de TPS.
La mesure que nous proposions, c'était un prêt sans intérêt du gouvernement pour aider ces gens à financer leur mise de fonds. C'était une mesure qui aurait coûté 200 ou 300 millions de dollars pour l'ensemble du Canada, d'un océan à l'autre. Par tranche de 10 000 $ de prêt pour la mise de fonds, et non pour le prix total de la maison, cette mesure aurait coûté environ 300 $ par année à l'État. Cela nous aurait permis de ne pas laisser les gens les moins nantis derrière. Le gouvernement a dit non.
Revenons au projet de loi . Le projet de loi C‑4 est encore un exemple du fait que le ne connaissait pas, à l'époque, la différence entre un chef de parti, quelqu'un qui fait campagne, et un premier ministre. Le 20 mars, alors qu'il était premier ministre, il a publié un communiqué de presse en disant que le gouvernement allait rembourser la TPS sur les maisons neuves pour les premiers acheteurs. Il y a des gens qui ont commencé à les acheter, les maisons neuves. Ils se sont dit que ce serait peut-être une bonne idée d'acheter une maison dans un nouveau lotissement. Les gens ont acheté des maisons et ils ont signé des contrats. Ils se disaient qu'ils allaient obtenir leur remboursement parce que le premier ministre l'avait dit. Nous n'étions pas en campagne électorale et c'est le premier ministre qui l'a dit. Par la suite, le premier ministre a déclenché les élections et a entamé sa campagne électorale. Il a fait son spectacle pendant 36 jours et il a ensuite rappelé le Parlement. Tout à coup, on nous a dit que le remboursement de TPS allait être offert à ceux qui signeraient le contrat à partir du 28 mai.
Tous ceux qui ont cru le alors qu'il était premier ministre, qui ont pensé que cet homme avait un minimum de parole et de principes et qui ont signé un contrat pour l'achat d'une maison, n'étaient pas admissibles au remboursement. Nous avons reçu les représentants de l'association des constructeurs résidentiels de l'Ontario. Ils nous ont dit que plusieurs personnes étaient dans cette situation. Nous avons aussi reçu les représentants de l'APCHQ, soit l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec. Ils nous ont dit que plusieurs de leurs clients étaient dans cette situation, qu'ils en avaient rencontré.
Nous avons déposé au Comité permanent des finances un amendement pour que le remboursement de la TPS sur les maisons neuves s'applique aussi à ces gens, pour qu'on devance la date. Quelle a été la réponse du gouvernement? Il a fait de l'obstruction systématique. Il y a eu de l'opposition de la part du secrétaire parlementaire du secrétaire parlementaire du premier ministre, qu'on appelle aussi le ministre des Finances. Je ne suis pas certain qu'il prend beaucoup de décisions dans le gouvernement actuel. Le s'est opposé à ce qu'on inclue ces gens qui avaient eu la candeur de croire les paroles du du Canada. Les libéraux ont refusé.
À ce moment-là, en comité, les greffiers législatifs avaient considéré que nos amendements étaient recevables. Or, le gouvernement a essayé de convaincre la présidente du Comité qu'on ne pouvait même pas amender le projet de loi pour qu'il soit conforme à la parole du premier ministre. La présidente a accepté les arguments du gouvernement et on a refusé nos amendements. Or, Dieu merci, le Bloc québécois a la balance du pouvoir au Comité permanent des finances. Nous avons cassé la décision de la présidente du Comité permanent des finances, pas une fois, pas deux fois, pas cinq fois, pas huit fois, mais bien onze fois.
Finalement, nous sommes revenus ici, à la Chambre, pour plaider la cause des premiers acheteurs qui s'étaient fait flouer par le gouvernement libéral. Le Président de la Chambre nous a dit que nous avions raison, que la présidente du Comité permanent des finances avait tort et que nous pouvions obtenir un gain pour les premiers acheteurs au Québec et dans les provinces. C'est un gain pour le Québec.
Cela montre encore une fois comment les libéraux travaillent. On fait des promesses avant l'élection, on se fait élire, puis, après ça, on s'arrange pour en donner le moins possible et on dit aux gens de s'arranger avec leurs troubles s'ils ont eu la naïveté d'y croire. C'est exactement ce qui est arrivé.
Maintenant, parlons de l'autre partie du projet de loi concernant la baisse d'impôt. La baisse d'impôt va coûter 26 milliards de dollars sur cinq ans. C'est drôle, mais les libéraux, quand ils offrent une baisse d'impôt de 26 milliards de dollars sur cinq ans, ils font un déficit minimum de 78 milliards de dollars. On s'en reparlera dans un an, car le déficit risque d'être 5, 6, 7, 8, 10 milliards de dollars de plus. Pour eux, 26 milliards de dollars, ce n'est pas beaucoup d'argent. Pourtant, au Bloc québécois, quand nous disons que nous avons des demandes raisonnables en vue du budget, le gouvernement nous dit que ça coûte trop cher.
Le , qui est, je présume, un homme qui sait compter, était tellement déterminé à montrer que nos demandes budgétaires étaient déraisonnables qu'il les a multipliées par cinq pour dire que nous en demandions trop. Nous avions présenté des demandes totalisant 6,6 milliards de dollars. La part de ce que nous demandions, c'est un demi-point de PIB. Ce n’est à peu près rien.
Nous demandions un programme pour les premiers acheteurs, le programme dont j'ai parlé. Nous demandions un investissement de 1,4 milliard de dollars par année pour du logement social, car le Québec ne reçoit généralement pas sa part des programmes de la Société canadienne d'hypothèques et de logement. Ces programmes ciblent des immeubles résidentiels à beaucoup d'étages, alors que le parc immobilier québécois se compose surtout de petits plex et d'immeubles de cinq étages ou moins, avec 5, 6 ou 8 logements. C'est aussi un programme pour le logement social et communautaire parce qu'il y a une province au Canada qui a des programmes permanents de construction de logements sociaux, communautaires, coopératifs: le Québec.
Nous demandions donc notre part dans un programme séparé, qui est l'Initiative pour la création rapide de logements, c'est-à-dire 1,4 milliard de dollars. La prestation de la Sécurité de la vieillesse pour les aînés représentait 3,18 milliards de dollars. Pour ce qui est des transferts en santé, nous demandions essentiellement que les sommes prévues dans les ententes temporaires sous le gouvernement Trudeau, qui arrivaient à échéance, soient reconduites. Cela représentait 6,6 milliards de dollars. Or c'était trop. Sur cinq ans, juste cette baisse d'impôt aurait financé les demandes du Bloc québécois, mais nos demandes étaient trop chères.
Pire encore, la baisse d'impôt, c'est une manœuvre électorale qui a été mal ficelée, mal pensée. C'est une baisse d'impôt qui est assez petite. On parle, selon les chiffres du directeur parlementaire du budget que je cite de mémoire, d'environ 180 $ par personne en moyenne au Canada. Quand on voit le coût du logement et celui du panier d'épicerie augmenter, on comprend bien que ce n'est pas ce qui permet de sortir la tête hors de l'eau. Or, pour 60 000 personnes au Canada, c'est une augmentation d'impôt. De qui parle-t-on? On parle des gens les plus fragilisés, les plus vulnérables, dont les personnes handicapées.
Il existe au Canada une chose qu'on appelle le crédit d'impôt pour personnes handicapées. Ce crédit d'impôt est calculé en fonction du taux d'imposition applicable à la même tranche, laquelle a été réduite. Alors, quand on baisse l'impôt sur la première tranche d'impôt sur le revenu des particuliers, on baisse le crédit d'impôt. C'est un crédit d'impôt qui est remboursable. Alors, les gens qui sont trop pauvres et qui ont un handicap et qui, parfois, ne paient même pas d'impôt sur le revenu des particuliers parce qu'ils sont dans une situation trop difficile perdaient de l'argent. On parle de 60 000 personnes.
Est-ce que c'est le gouvernement qui a pensé à ces gens? La réponse est non. C'est le Bloc québécois. Ce sont aussi les conservateurs qui ont travaillé avec ces groupes, qui sont venus nous dire qu'ils n'avaient pas reçu de réponse du gouvernement. Le gouvernement leur a dit qu'il ne pouvait rien faire, que c'est ainsi que se calcule un crédit d'impôt. On parle de 60 000 personnes.
Ces personnes n'ont pas bénéficié d'une baisse d'impôt de 180 $. Pour une personne seule, c'est plutôt une perte de 141 $. Pour des personnes en situation de handicap qui ne paient pas d'impôt sur le revenu, la baisse d'impôt du gouvernement augmentait leurs impôts de 141 $, alors qu'il s'agit des personnes parmi les plus fragilisées de la société. Pour un couple, on parle d'une perte de 155 $, en raison de la forme que prennent ces crédits d'impôt.
Il a fallu que nous poussions le ministre à annoncer qu'il allait essayer de trouver une solution. Il a fini par l'annoncer dans le hall du parlement, ici, avant d'entrer à la réunion du Comité permanent des finances, parce qu'il avait peur que son témoignage lui fasse trop mal lorsqu'on allait l'exposer à cela. C'est cela, la balance du pouvoir dans les comités. C'est cela, faire des gains. C'est permettre à de vrais premiers acheteurs d'avoir un vrai crédit d'impôt de TPS alors que le gouvernement les avait abandonnés. C'est permettre aux personnes fragilisées de ne pas être abandonnées par le ministère des Finances. Nous sommes en train d'étudier la loi de mise en œuvre du budget et, grâce au travail du Bloc québécois avec les groupes qui nous ont signalé cette chose dès le printemps dernier, nous savons que le ministère des Finances va se pencher sur cette question. Nous avons confiance que cela va arriver.
La taxe sur le carbone est un recul environnemental parmi tant d'autres. Juste avant de déclencher les élections, le a décidé d'abolir la taxe sur le carbone, parce qu'il ne voulait pas de carbon tax election. Les conservateurs l'avaient un peu cherché, sauf que le mécanisme était le suivant. Dans les provinces où la taxe s'appliquait, on remboursait d'abord la taxe qui allait être payée plus tard dans le trimestre. On la collecterait après. Cela visait à rendre le mécanisme socialement acceptable lors de sa mise en place. Le gouvernement se disait qu'il allait donner le chèque en premier et prélever la taxe après. Qu'a fait le gouvernement libéral? Il a aboli la taxe. Il ne l'a jamais perçue pour le trimestre et l'a remboursée à des gens qui ne l'avaient jamais payée dans sept provinces. Il leur a envoyé des chèques.
Le gouvernement nous a dit que nous avions un système de tarification différent, au Québec, et que c'était la raison pour laquelle nous n'avions pas reçu de chèque. Au moment où il a envoyé ces chèques avec l'argent du fonds consolidé du gouvernement constitué à 22 % de l'argent des Québécois, aucune province, y compris le Québec, ne payait de taxe sur le carbone fédérale. Une motion adoptée à l'unanimité à l'Assemblée nationale a décrié cela, tout comme le directeur parlementaire du budget, les journalistes et les analystes. Les seuls pour qui la Terre était plate dans ce dossier-là, c'étaient les libéraux. Il y a ici 42 libéraux du Québec qui disent qu'ils sont fièrement québécois et qu'ils représentent le Québec. Comment peut-on prétendre représenter le Québec quand on répond à l'appel du premier ministre ontarien, qui a son siège en Ontario, du secrétaire parlementaire de Winnipeg et de la bande de la Colombie‑Britannique qui dit de voter contre le Québec et qu'on se lève, alors que 125 députés de l'Assemblée nationale ont adopté une motion? C'est exactement ce qui est arrivé et ce n'est qu'un recul climatique parmi d'autres.
Dans le dernier budget, il y a 4 millions de dollars pour l'environnement. J'étais à la réunion à huis clos sur le budget avec le député de et nous cherchions la politique environnementale du gouvernement. Pour faire semblant qu'ils investissaient de l'argent, les libéraux ont été obligés de mettre les minéraux critiques là-dedans. On parle de 4 millions de dollars sur cinq ans pour l'environnement. Là, on veut maintenant s'attaquer au seul morceau qui reste, soit la taxe industrielle sur le carbone. C'est drôle que les libéraux veuillent s'attaquer à cela, parce qu'on a reçu le gouverneur de la Banque du Canada au Comité permanent des finances.
Les conservateurs ont dit que tout ce que produisent les grandes entreprises qui se verront imposer la taxe industrielle coûte cher, notamment l'acier. Pourtant, elles produisent les matériaux qui servent à construire des maisons. Cela aura donc pour effet d'augmenter la taxe sur les maisons. Le gouverneur de la Banque du Canada a dit qu'il n'y avait aucun effet sur l'inflation, et de chercher ailleurs pour trouver une source d'augmentation des prix, parce que ces grandes entreprises exportent leurs matériaux.
Le projet de loi est un pêle-mêle de toutes sortes de choses. Nous sommes évidemment en faveur de la portion sur les maisons, mais comment peut-on être en faveur d'un recul environnemental qui est majeur, qui n'a servi qu'aux intérêts électoraux des libéraux? Comment peut-on être en faveur de cela? C'est quand même assez difficile. Comment peut-on être sans réserve en faveur d'une baisse d'impôt qui néglige les personnes handicapées, qui donne très peu aux ménages et qui, finalement, sert à financer les coupes dans les transferts en santé qu'on a eus dans le dernier budget?
On comprend qu'on devrait un jour arrêter de déposer des projets de loi comme celui-là, dans lequel on mélange tout et son contraire.
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Monsieur le Président, j'aimerais préciser que je partagerai mon temps de parole avec le député de Québec‑Centre.
Le printemps dernier, notre nouveau gouvernement a été élu avec le mandat de bâtir une économie plus forte et plus résiliente. Depuis le jour 1 de notre arrivée au pouvoir, nous nous sommes mis à l'ouvrage. Je pense à tous les investissements que nous avons faits en matière de logement et d'infrastructures qui vont stimuler l'économie, à la création du Bureau des grands projets ou encore à la levée des barrières au commerce interprovincial. Je pense à notre politique « Achetez canadien », qui va prendre le pouvoir d'achat du gouvernement fédéral et le mettre au service de nos entreprises pour encore une fois stimuler notre économie. Je pense à tous les accords que nous sommes en train de négocier ou que nous avons déjà signés avec différents pays dans le monde.
Qu'est-ce qui sous-tend tout cela? Dans notre volonté de renforcer l'économie canadienne, il y a un principe qui est très important pour nous. C'est de s'assurer que l'économie fonctionne pour tout le monde. En rendant notre économie plus forte, cela nous permet de financer des mesures qui sont importantes pour rendre la vie plus abordable pour la population canadienne. Dès le début de notre mandat, nous avons présenté à la Chambre le projet de loi , qui comporte trois mesures principales ayant un impact concret sur la vie des gens.
Tout d'abord, nous proposons une réduction d'impôt pour la classe moyenne. Pour la première tranche d'imposition, cela va passer de 15 à 14 %. Cette mesure va profiter à plus de 22 millions de Canadiennes et de Canadiens et permettra des économies allant jusqu'à 840 $ par famille. Cela veut dire plus d'argent dans les poches des gens pour qu'ils puissent l'utiliser pour leurs priorités.
Le deuxième élément qui est important dans le projet de loi , c'est l'élimination de la TPS pour l'achat d'une première maison neuve d'une valeur jusqu'à 1 million de dollars. Nous voulons aider les Canadiens à pouvoir devenir propriétaires, que ce soit les jeunes, les jeunes familles ou encore quelqu'un qui est locataire depuis des années et qui aimerait accéder au marché immobilier et donc devenir propriétaire d'une maison. Nous voulons aider les Canadiens et les Canadiennes à réaliser ce rêve et nous voulons que ce soit abordable. C'est pour cela que nous éliminons la TPS sur l'achat d'une première maison. Cela s'ajoute à toutes les autres mesures que nous mettons en place en matière de logement. Si on regarde le budget de 2025, on voit que nous investissons plus de 13 milliards de dollars par l'entremise de Maisons Canada pour stimuler la construction de logements partout au pays, y compris du logement abordable. Avec l'élimination de la TPS sur l'achat d'une première maison, ce que nous espérons faire, en plus de tout ce que nous faisons avec Maisons Canada, c'est d'offrir un incitatif financier aux gens afin qu'ils puissent acheter une maison, et donc d'encourager les promoteurs immobiliers à accroître le parc de maisons disponibles au pays.
Finalement, dans le projet de loi , nous annonçons aussi que nous éliminons la tarification du carbone pour les consommateurs. Lorsque cela a été fait le 1er avril, on a vu en très peu de temps un effet à la baisse sur le prix à la pompe, y compris dans Madawaska—Restigouche, au Nouveau‑Brunswick. Dans les provinces atlantiques, cela a eu aussi un impact concret sur le coût du chauffage, car on sait que, dans les provinces atlantiques, il y a encore beaucoup de personnes qui utilisent le gaz pour chauffer leur domicile durant l'hiver. Soyons clairs, cela n'entache en rien tous nos engagements dans notre lutte contre les changements climatiques. La tarification du carbone était devenue une politique qui divisait et qui était rendue controversée, malheureusement. La lutte contre les changements climatiques est tellement importante que nous ne pouvions pas nous permettre de conserver une politique qui faisait ombrage à tous nos autres efforts pour le climat. Je pense notamment à notre stratégie de compétitivité climatique, qui est annoncée dans le budget de 2025, et à toutes les autres mesures que nous mettons en place.
Que faut-il comprendre? C'est que le projet de loi fait partie d'un ensemble de mesures que met en place notre gouvernement pour aider la population à faire face à la montée du coût de la vie. Dans le budget de 2025, il y a plusieurs mesures concrètes. Je pense au fait que nous avons rendu permanent le Programme national d'alimentation scolaire du Canada. Ce programme permet à des enfants d'avoir le ventre plein en début de journée. Parce que si les enfants veulent avoir une journée productive à l'école et pouvoir apprendre, ils ne peuvent pas avoir le ventre vide. Nous le comprenons et nous sommes là pour les enfants de partout au pays. Il y a un accord qui a été signé avec la province du Nouveau‑Brunswick qui permet d'élargir le programme d'alimentation scolaire à de nombreuses écoles, y compris certaines dans ma circonscription. Je pense notamment à l'école Marie‑Gaétane de Kedgwick, dont je suis un diplômé depuis plusieurs années et qui bénéficie de ce programme, et à plusieurs autres écoles dans ma circonscription. Ce programme est essentiel et a un effet concret sur la vie de nos enfants. Dans le budget de 2025, nous le rendons permanent. Nous avons aussi annoncé l'octroi de prestations fédérales automatiques.
Nous avons constaté qu'il y avait un problème. Plusieurs personnes ont besoin de prestations et ont droit à des prestations fédérales comme l'Allocation canadienne pour enfants, la Prestation canadienne pour les personnes handicapées et les remboursements de la TPS. Cependant, une partie de ces personnes n'accédaient pas à ces prestations auxquelles elles avaient droit, car elles ne remplissaient pas leur déclaration de revenus. Une nouvelle mesure sera mise en place pour la production automatique de déclaration de revenus pour les gens qui ont un faible revenu et une situation fiscale simple. C'est une mesure concrète pour que le système s'assure que les gens qui ont le plus besoin des prestations fédérales peuvent les obtenir.
Nous avons aussi annoncé un crédit d'impôt pour les préposés aux bénéficiaires, qui peut atteindre 5 % de leur salaire ou 1 100 $ par année. C'est une mesure concrète pour aider nos préposés aux bénéficiaires, qui font un travail essentiel. Ce sont ces gens qui prennent soin de nos personnes aînées. C'est à ces gens que nous confions la responsabilité de prendre soin de nos parents et de nos grands-parents. Ils font un travail essentiel pour les Canadiens et les Canadiennes et nous reconnaissons ce travail. C'est pour cela que, dans le budget de 2025, nous proposons un crédit d'impôt pour les aider.
Le programme Emplois d'été Canada est un autre exemple. Ce programme permet aux jeunes d'avoir accès à un emploi, qui peut peut-être les aider à financer leurs études. Le programme Emplois d'été Canada permet souvent aux jeunes d'acquérir une première expérience de travail. Dans le budget de 2025, non seulement nous avons maintenu le financement, mais nous l'avons bonifié. L'été dernier, j'ai visité plus de 200 milieux de travail dans ma circonscription, Madawaska—Restigouche. Je peux témoigner de l'importance de ce programme pour les jeunes de chez moi. Il y a aussi toutes les autres mesures que nous proposons pour aider les jeunes à obtenir un emploi. Par exemple, nous allons investir 300 millions de dollars dans la Stratégie emploi et compétences jeunesse par le truchement du budget de 2025 dans le courant des deux prochaines années.
Il est très important de comprendre que, dans le budget de 2025, nous nous sommes assurés de protéger l'ensemble des programmes sociaux essentiels pour aider les Canadiens et les Canadiennes à faire face au coût de la vie. Je pense ici à l'Allocation canadienne pour enfants, dont bénéficient plus de 6 millions de parents partout au pays. Ce programme permet notamment de transférer plus de 40 millions de dollars aux gens de ma circonscription pour répondre aux besoins de leurs enfants.
On a appris tout récemment que c'est plus de 5 millions de Canadiens et de Canadiennes qui sont désormais inscrits au Régime canadien des soins dentaires. Ce régime a des retombées concrètes. Je me souviens de l'histoire d'une personne de ma circonscription, qui m'a raconté qu'elle avait des problèmes dentaires. Elle n'avait tout simplement pas les moyens de payer pour des soins dentaires et cette situation perdurait depuis des années. Avec l'élargissement à tous les groupes d'âge annoncé en mai dernier, cette personne a pu avoir accès cet été aux soins dentaires abordables dont elle avait grandement besoin. C'est encore un exemple de mesure concrète qui améliore la vie des gens.
Nous avons aussi préservé notre programme national de places en garderie abordables, dont bénéficient plus de 900 000 enfants. De ce côté-ci de la Chambre, nous comprenons que, pour avoir un Canada fort, il nous faut des familles fortes. Nous avons aussi préservé la Prestation canadienne pour les personnes handicapées, dont bénéficient plus de 465 000 personnes au pays. Nous avons aussi préservé l'Allocation canadienne pour les travailleurs, dont bénéficient plus de 3 millions de personnes.
Tous les autres investissements que nous faisons en infrastructure peuvent aussi avoir des retombées pour aider à rendre le coût de la vie plus abordable. J'aimerais donner un exemple concret d'une annonce qui a été faite dans ma circonscription récemment en matière de transport en commun. La semaine dernière, j'ai eu la chance d'annoncer, au nom du , un investissement de plus de 700 000 $ pour l'expansion d'un service de transport en commun dans différentes communautés de ma circonscription, Madawaska—Restigouche. Cela permettra à des gens de Vallée‑des‑Rivières, de Grand‑Sault, de Saint‑Quentin et de Kedgwick d'avoir accès à un service de transport en commun flexible, abordable, de qualité et réellement adapté aux besoins des communautés rurales.
Cela s'ajoute à un premier financement fédéral qui avait permis de lancer ce service dans la région d'Edmundston, dans le Madawaska. Une personne de Saint‑Quentin pourra se rendre à Edmundston pour seulement 5 $. Cela permettra notamment à des personnes aînées qui n'ont pas de moyen de transport d'aller visiter leur famille ou de se déplacer pour des rendez-vous médicaux. Des travailleurs pourront faire la navette entre leur domicile et leur lieu de travail. Des étudiants postsecondaires pourront se rendre au campus d'Edmundston de l'Université de Moncton. Cette mesure, cet investissement aura un effet concret sur la vie des familles de Madawaska—Restigouche, des aînés, des personnes vulnérables et des travailleurs.
De ce côté-ci de la Chambre, quand nous parlons de mesures pour aider les gens à faire face au coût de la vie, c'est suivi d'actions concrètes. J'ai hâte que nous votions en faveur du projet de loi , afin qu'il soit adopté et qu'il devienne loi.
:
Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour appuyer le projet de loi , la Loi visant à rendre la vie plus abordable pour les Canadiens.
Le projet de loi prévoit trois mesures importantes visant à rendre la vie plus abordable pour les Canadiens à un moment où divers facteurs économiques défavorables se combinent pour nuire à l'abordabilité. Premièrement, nous réduirions les impôts de 22 millions de Canadiens; deuxièmement, nous éliminerions la TPS pour la plupart des acheteurs d'une première maison neuve; et troisièmement, nous annulerions la tarification du carbone pour les consommateurs tout en maintenant les régimes de tarification industrielle en place et, en fait, en les renforçant afin de rendre la vie plus abordable pour les Canadiens tout en relevant le défi existentiel que représentent les changements climatiques.
Dans un monde en rapide évolution et incertain, le gouvernement du Canada se concentre sur ce qu'il peut contrôler. Nous protégeons nos collectivités et notre pays, nous renforçons notre économie grâce à des projets d'envergure et à la construction de millions de logements supplémentaires, et nous donnons aux Canadiens les moyens d'aller de l'avant en réduisant leurs coûts et en leur offrant de nouvelles possibilités. Le projet de loi s'inscrit dans la stratégie du gouvernement pour garantir à chaque Canadien plus de contrôle sur son propre avenir.
[Français]
Le projet de loi propose de baisser les impôts de 22 millions de Canadiens. Concrètement, cela veut dire que le taux d'imposition de la première tranche de revenus des particuliers passe de 15 à 14 %. Cette première tranche d'imposition s'applique en 2025 aux revenus imposables jusqu'à concurrence de 57 375 $. Pour les particuliers dont les revenus imposables sont inférieurs à ce seuil, ce sont leurs impôts en entier qui sont réduits. Pour ceux qui gagnent plus que le seuil, les impôts seront réduits sur les premiers 57 375 $. En tout, cela représente une baisse d'impôts pouvant aller jusqu'à 420 $ en 2026 par contribuable. Pour une famille de deux contribuables, c'est jusqu'à 840 $.
Par ailleurs, à la suite du dépôt du projet de loi, l'Agence du revenu du Canada a mis à jour ses tables de retenue à la source pour la deuxième moitié de l'année d'imposition 2025. Par conséquent, de nombreux Canadiens ont déjà commencé à bénéficier de ce taux d'imposition réduit. Je rappelle que la réduction d'impôt prévue dans le projet de loi entrait en vigueur le 1er juillet.
[Traduction]
Au bout du compte, comme la réduction de 1 point de pourcentage du taux d'imposition le plus bas serait entré en vigueur au milieu de l'année, le taux d'imposition pour toute l'année 2025 serait de 14,5 %, tandis que celui pour toute l'année 2026 et les années d'imposition suivantes serait de 14 %. Cependant, pour que cela se concrétise, le projet de loi doit être adopté. Il s'agirait d'un sérieux coup de pouce pour les Canadiens. C'est une très bonne raison de voter en faveur du projet de loi.
Il y a autre bonne raison de voter en faveur du projet de loi : le remboursement de la TPS, qui aiderait les Canadiens à accéder à la propriété. Selon la loi, la TPS s'applique habituellement à la vente de logements neufs ou ayant fait l'objet de rénovations majeures. Le projet de loi éliminerait soit la TPS, soit la partie fédérale de la TVH pour les acheteurs d'une première habitation neuve d'une valeur maximale de 1 million de dollars. Il permettrait également aux acheteurs d'une première habitation de réduire le montant de la taxe qu'ils paient sur une habitation neuve évaluée à entre 1 et 1,5 million de dollars.
Le remboursement de la TPS pour l'achat d'une première habitation prévu dans le projet de loi permettrait aux Canadiens d'économiser jusqu'à 50 000 $ sur l'achat d'une nouvelle habitation. Il permettrait à un plus grand nombre de jeunes et de familles d'accéder au marché du logement. De plus, cette mesure pourrait inciter les acheteurs d'une première habitation à opter pour une habitation neuve. À son tour, la demande accrue encouragerait les promoteurs à miser sur la construction résidentielle, ce qui aurait une incidence positive sur l'offre domiciliaire. En effet, pour faire baisser le prix du logement, il faut élargir le parc immobilier. C'est essentiel.
[Français]
Le Canada traverse une crise du logement depuis déjà plusieurs années. Notre gouvernement a un plan pour doubler le rythme de la construction résidentielle au cours de la prochaine décennie. Chaque politique qui peut y contribuer est la bienvenue. Il y en a d'autres, qu'on pense entre autres à Maisons Canada, qui investit et investira dans la rénovation et la construction de nombreux logements sociaux et très abordables partout au pays.
[Traduction]
La troisième chose que ferait le projet de loi , c'est de retirer de la loi la tarification du carbone pour les consommateurs, puisque celle-ci a été annulée en avril.
[Français]
La tarification de la pollution pour les grands émetteurs, elle, va demeurer en place, car c'est un pilier important et central du plan du Canada visant à bâtir à la fois une économie forte et un avenir plus vert. Les systèmes de tarification du carbone pour l'industrie favorisent les investissements dans les technologies qui permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Notre gouvernement a été très clair. La tarification de la pollution pour les grands émetteurs restera un élément clé de notre plan pour bâtir une économie forte et une économie plus verte.
En conclusion, le projet de loi propose trois mesures claires qui permettraient d'aider les Canadiens de façon bien concrète. Premièrement, il y a une baisse d'impôt qui mettra plus d'argent dans les poches des travailleuses et des travailleurs canadiens, jusqu'à 420 $ par contribuable et jusqu'à 840 $ pour une famille de deux personnes, soit 22 millions de contribuables au pays. Deuxièmement, il y a un remboursement de la TPS pour les premiers acheteurs qui font l'acquisition d'une nouvelle maison. Ça représente une économie pouvant aller jusqu'à 50 000 $ sur le coût initial lié à l'achat d'une nouvelle construction afin d'aider les premiers acheteurs et les jeunes en particulier à accéder au marché immobilier. Troisièmement, il y a le retrait de la tarification du carbone pour les consommateurs.
J'invite donc tous les membres de la Chambre à voter en faveur de ce projet de loi.