Madame la Présidente, je suis très heureux de prendre la parole au sujet d'un projet de loi important qui s'inscrit dans la vision beaucoup plus large que le gouvernement du Canada a adoptée depuis les dernières élections fédérales.
Lors des plus récentes élections fédérales, les députés se rappelleront que le débat qui a eu lieu pendant la campagne et les principaux sujets d'inquiétude pour les Canadiens portaient sur notre sécurité économique et notre souveraineté. Je dirais que nous avions la bonne personne, au bon moment, à la tête du Parti libéral. Le savait à quel point il était important de voir à ce que l'économie tourne au bénéfice des Canadiens, même en période difficile, lorsque nous avons eu des problèmes avec le président Trump ainsi qu'au chapitre des négociations et des discussions entourant le commerce avec le principal partenaire commercial du Canada. C'était l'enjeu de la dernière campagne électorale, et nous avions à notre tête un premier ministre qui a merveilleusement bien expliqué à quel point il était nécessaire que le gouvernement cherche des débouchés commerciaux ailleurs qu'aux États‑Unis.
Par suite de ces élections, nous avons un et un gouvernement qui se concentrent sur cette question. Une partie de cette attention a été consacrée à unifier l'économie canadienne de manière à la renforcer. Les députés se souviendront ainsi du projet de loi , qui visait l'élimination des barrières provinciales, la collaboration avec les gouvernements provinciaux et la construction d'infrastructures afin d'améliorer notre capacité d'exportation. C'est exactement l'objet du projet de loi . Il répond à notre besoin d'avoir des partenaires commerciaux ailleurs qu'au Canada et aux États‑Unis. En tant que chef d'État et ancien gouverneur de la Banque du Canada et de la Banque d'Angleterre, quelqu'un qui est doté de compétences irréprochables en économie, le premier ministre en a parfaitement compris toute l'importance.
Voilà pourquoi le ainsi que divers ministres, dont le ministre chargé de présenter ce projet de loi, cherchent activement des débouchés à l'exportation. Je suis parlementaire depuis de nombreuses années et je peux affirmer que je n'ai jamais vu un et un cabinet aussi motivés et strictement concentrés sur l'augmentation des exportations et l'édification d'un Canada plus fort et plus prospère.
Ce que je vois dans le projet de loi , ce sont des résultats concrets en ce qui concerne l'Irlande du Nord et l'Angleterre en tant que partenaires commerciaux. Examinons un aspect que beaucoup de gens ignorent peut-être. Nous exportons de l'or vers l'Angleterre. Pratiquement toutes les régions de notre pays contribuent à l'exportation d'or. C'est important de sécuriser des marchés, d'autant plus qu'on facilite ainsi le resserrement des relations. Que ce soit le ou pratiquement tous les ministres qui sont allés à l'étranger au nom des Canadiens dans le but d'élargir notre marché et de diversifier nos exportations, tous ont souligné à quel point le monde souhaite davantage de Canada, car le Canada a vraiment un potentiel énorme.
C'est notamment pour cette raison que je suis en désaccord avec les conservateurs qui sillonnent le pays en disant que rien ne va plus au Canada. Il leur suffirait de se rendre n'importe où ailleurs, dans pratiquement n'importe quel pays allié, dans n'importe quel pays du G7 ou du G20, pour constater un fort désir que le Canada se taille une place dans leur économie respective et la volonté de nouer avec lui des relations solides et fructueuses.
Si nous mettons de côté les considérations partisanes en nous contentant de considérer le nombre de pays où le s'est rendu, nous constatons que la liste est assez longue. En fin de compte, je dirais que le plus grand atout dont dispose un pays, quel qu'il soit, pour développer ses exportations, c'est la personne qui est à sa tête. Voilà pourquoi je dis que, dans notre cas, il s'agit de la bonne personne au bon moment, quelqu'un qui comprend vraiment l'économie et son fonctionnement, les avantages du commerce international et l'importance capitale de ne pas s'en tenir à la relation entre le Canada et les États‑Unis. C'est pourquoi le premier ministre effectue des déplacements.
Aujourd'hui, nous discutons d'un accord avec l'Angleterre et l'Irlande du Nord. Parmi les industries canadiennes qui en profiteront, il y a l'industrie aurifère, mais ce n'est pas la seule. Il est essentiel que nous élargissions nos perspectives commerciales au bénéfice de ces nombreuses industries différentes.
Hier, un député du Parti conservateur a parlé du commerce et de l'industrie porcine, une industrie qui représente 8 milliards de dollars pour le Canada et qui génère des dizaines de milliers d'emplois de qualité dans tout le pays, surtout au Québec et au Manitoba. Au Manitoba, nous avons Maple Leaf, HyLife et d'autres producteurs, sans oublier les centaines d'agriculteurs qui soutiennent indirectement cette industrie.
Je soulève cette question parce que le député conservateur parlait d'un accord commercial avec l'Indonésie, le projet de loi dont nous étions saisis. D'autres députés conservateurs ont dit que cela représentait un pourcentage relativement faible du commerce, mais nous devons considérer le total cumulé. Rien qu'en Indonésie, avec l'accord commercial dont nous avons débattu hier, nous parlons de milliards de dollars en commerce de marchandises. C'est l'une des économies à la croissance la plus rapide dans une région du monde où nous cherchons davantage de débouchés.
Le député d'en face parlait de l'industrie porcine et disait qu'il y avait des préoccupations en Europe, et j'en conviens. Il y a certaines préoccupations concernant l'Europe, mais nous devons également reconnaître que le a été proactif dans pratiquement toutes les régions du monde.
Les représentants de l'industrie porcine du Manitoba ont été très heureux d'apprendre que le se rendait au Japon. HyLife possède un extraordinaire centre de transformation à Neepawa. HyLife offre de nombreuses retombées économiques à une petite et belle collectivité rurale du Manitoba. Je peux assurer aux députés que la collectivité de Neepawa considère le Japon comme une formidable occasion de poursuivre sa croissance et son expansion pour rester la belle collectivité qu'elle est.
Je pourrais parler de Maple Leaf, qui possède une immense usine dans la ville de Winnipeg. Le meilleur bacon au monde provient de l'usine Maple Leaf de Winnipeg. En fait, 50 % de tout le bacon consommé au Canada provient de cette usine de Winnipeg, au Manitoba.
Une voix: Qu'en est-il de Neepawa?
L'hon. Kevin Lamoureux: Madame la Présidente, je viens tout juste de parler de Neepawa. Si les députés veulent voir à quel point une usine de transformation de porc peut être efficace, ils devraient visiter l'usine de Brandon.
Une voix: L'avez-vous visitée?
L'hon. Kevin Lamoureux: Madame la Présidente, oui, j'ai fait tout le tour de l'usine, du point où les porcs arrivent jusqu'à la zone où on expédie le produit final. Une partie du produit est d'ailleurs envoyée à Maple Leaf, à Winnipeg. Je connais bien l'industrie porcine.
Quand on parle de commerce mondial, nous avons aujourd'hui sous les yeux un bon exemple d'un qui a des relations incroyables. Certains dirigeants mondiaux sont impatients de rencontrer le premier ministre. Je pense à son voyage en Asie où il a rencontré le président des Philippines. Les deux hommes ont discuté de la possibilité de conclure un accord commercial entre le Canada et les Philippines. Il existe toutes sortes de possibilités, qu'il s'agisse de l'importation au Canada d'eau de coco des Philippines ou de l'exportation du porc canadien là-bas. J'espère que je ne me suis pas trompé: de l'eau de coco des Philippines importée au Canada et du porc, idéalement du Manitoba, mais assurément du Canada, exporté vers les Philippines. Il y a de merveilleuses possibilités.
Je pense à ce qui s'est passé lors de la visite du en Inde. Les députés savent-ils à quel point cela serait avantageux pour l'ensemble du Canada, mais en particulier pour les Prairies? L'Inde a besoin d'énergie. Nous avons vu un gouvernement qui s'efforce de fournir de l'énergie au monde entier et d'être un chef de file.
Je dirais qu'il est extrêmement important pour ceux qui s'intéressent au débat sur les échanges commerciaux et à l'importance de ceux-ci d'examiner ce que fait le gouvernement canadien aujourd'hui, et de réaliser que la population canadienne représente environ 0,5 % de la population mondiale. Or, le Canada représente environ 2,5 % du commerce mondial. Ces chiffres à eux seuls démontrent clairement pourquoi il est crucial que le Canada soit actif dans le commerce. Si nous voulons améliorer les conditions ici au Canada, nous devons examiner l'impact du commerce mondial et continuer à rechercher des débouchés.
Le contexte actuel entre le Canada et les États-Unis a renforcé l'importance de ne pas dépendre autant des États-Unis. J'aime les États-Unis. Les Américains et les Canadiens entretiennent depuis de nombreuses années des relations exceptionnelles, mais comme le l'a dit, les choses ont changé et le Canada doit envisager d'autres moyens de préserver sa souveraineté et son sentiment de sécurité, afin d'être en meilleure posture pour l'avenir et de ne pas se laisser intimider par son voisin au sud, beaucoup plus grand. C'est un facteur de motivation énorme.
Les députés d'en face, du Parti conservateur, nous demanderont de leur montrer l'accord. Il est important que nous comprenions tous que nous devons présenter un front uni. Nous devons nous présenter devant les États-Unis comme une équipe canadienne unie afin de pouvoir négocier en position de force.
L'une des façons d'y parvenir consiste à montrer que nous avons des débouchés commerciaux dans de nombreux autres pays qui souhaitent accroître leurs échanges avec le Canada. Nous en avons vu un exemple. Si nous remontons plusieurs générations en arrière, je me demande si d'autres premiers ministres ont fait cela il y a 40 ou 50 ans. Je ne remonterais pas très loin, mais je peux affirmer aux députés que nous avons un programme ambitieux pour bâtir un Canada fort. Une partie importante de ce programme, dont nous discutons aujourd'hui, concerne le commerce mondial.
Il s'agit simplement d'un projet de loi qui concerne l'Irlande du Nord et l'Angleterre. Ce sont des partenaires commerciaux de longue date. Que ce soit avec des partenaires commerciaux comme ceux-ci ou de futurs partenaires commerciaux, je crois que des possibilités s'offrent à nous. Les exportateurs qui souhaitent participer au commerce mondial et exporter au-delà des États-Unis, et même au-delà des frontières canadiennes, bien évidemment, sont de plus en plus sensibilisés à cette question.
J'ai eu l'occasion de me rendre aux Philippines dans le cadre d'une mission commerciale. Des centaines de représentants d'entreprises et d'entrepreneurs s'étaient réunis à Manille pour discuter des possibilités commerciales entre le Canada et les Philippines. Lors d'un autre séjour aux Philippines, nous avons inauguré le Bureau d'agriculture et d'agroalimentaire. Je crois qu'il dessert 35 pays de la région du Pacifique pour les produits agroalimentaires. J'ai visité une épicerie aux Philippines qui mettait en évidence des produits canadiens...
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Madame la Présidente, je suis heureuse de prendre la parole au nom des éleveurs de bétail de la circonscription agricole d'Algonquin—Renfrew—Pembroke au sujet du projet de loi , qui concerne l'adhésion du Royaume‑Uni au Partenariat transpacifique.
Les Canadiens anglophones qui regardaient la télévision dans les années 1980 se souviennent peut-être d'une publicité populaire de la chaîne de restaurants Wendy's qui posait une question simple: « Where's the beef? », c'est-à-dire « Où est passé le bœuf? » C'était une publicité tellement efficace que le slogan est entré dans la culture populaire anglophone comme façon de décrire un manque de substance. Ces jours-ci, ce sont les producteurs de bœuf de ma circonscription et de partout au pays qui examinent ce projet de loi qui se demandent où est passé le bœuf.
Depuis plus d'une décennie, le gouvernement libéral n'a pas réussi à conclure d'accord avec le Royaume‑Uni pour mettre fin au traitement injuste du bœuf canadien. Ce projet de loi est notre outil de négociation pour éliminer les barrières non tarifaires imposées par le Royaume‑Uni sur notre bœuf. À l'heure actuelle, le Royaume‑Uni n'approuve pas l'application d'un lavage des carcasses dans les usines de transformation canadiennes. Le Royaume‑Uni s'oppose également aux stimulateurs de croissance dans la production bovine ou porcine. Ces objections ne sont pas fondées sur des preuves scientifiques. Elles ont été adaptées au fil des ans pour empêcher les produits canadiens d'entrer sur le marché britannique.
Les résultats sont clairs. En 2024, le Royaume‑Uni a exporté pour plus de 42 millions de dollars vers le marché canadien. La même année, nous avons exporté pour 25 000 $ de bœuf au Royaume‑Uni. Ce n'est pas du libre-échange. Ce n'est pas du commerce équitable. C'est un autre échec des libéraux.
Au cours des 360 derniers jours, notre anglophile a rencontré son homologue britannique au moins quatre fois. Cela ne comprend même pas leurs appels de fin de soirée pour discuter des derniers potins londoniens. Depuis que le Royaume‑Uni a quitté l'Union européenne, ses cinq premiers ministres successifs ont cherché désespérément de nouveaux partenaires commerciaux. Si une personne est en mesure de bien comprendre l'avantage que possède le Canada pour négocier avec le Royaume‑Uni, c'est bien l'ancien gouverneur de la banque centrale du Royaume‑Uni. Pourtant, malgré ces quatre réunions et une autre prévue la fin de semaine prochaine, aucune entente n'a été conclue pour mettre fin à ce traitement injuste.
Peut-être que, après toutes ces années passées au Royaume‑Uni, notre a développé une préférence pour le bœuf écossais à fourrure. Nous ne pouvons que spéculer. Après tout, c'est le premier ministre lui-même qui s'est présenté aux Canadiens comme étant l'ultime initié, grâce à ses superpouvoirs de négociation de gouverneur de banque centrale. Pourtant, même s'il détient toutes les cartes dans son jeu, il continue de capituler. Ses 24 voyages à l'étranger en tant que premier ministre ont été un véritable festival de la capitulation. Un seul nouvel accord commercial a été conclu, mais ne vous inquiétez pas, chers Canadiens, nous avons conclu six nouveaux partenariats stratégiques.
Lors de son quatrième voyage à l'étranger, le a signé un nouveau partenariat stratégique avec l'Union européenne. À son sixième voyage, il a signé un accord de partenariat stratégique avec la Pologne, un pays qui, aux dernières nouvelles, fait partie de l'Union européenne. Pour son neuvième voyage, il a signé un partenariat stratégique avec le Mexique, qui est bien sûr un pays avec lequel nous avons déjà conclu deux accords commerciaux, soit l'Accord Canada—États-Unis—Mexique et le Partenariat transpacifique. Lors de son 21e voyage, il a formé un partenariat stratégique tristement célèbre avec les communistes qui sont aux commandes de la Chine. Il a même promis que ce partenariat déboucherait sur un nouvel ordre mondial. Ce mois-ci, il a signé un nouveau partenariat stratégique avec le Japon.
Malheureusement pour mes petits-fils, il n'y a aucune promesse concernant Super Mario World dans cet accord. Que nous puissions avoir un partenariat stratégique en même temps avec la Chine et le Japon ou avec l'Union européenne et un de ses membres, c'est révélateur. Les Canadiens ont raison de se demander où est passé le bœuf. Ces fausses ententes manquent désespérément de substance.
Les consultants raffolent de l'expression « partenariat stratégique ». Elle semble significative, mais elle ne veut rien dire. C'est la version sans substance d'un accord international. C'est la métaphore parfaite pour le . Comme le dit l'expression: « grand parleur, petit faiseur ».
Outre le fait que ce projet de loi est un rappel douloureux de l'incapacité du gouvernement à soutenir les agriculteurs, il jette un nouvel éclairage sur la plus récente manipulation des Canadiens par le gouvernement. Le cynisme du Parti libéral peut parfois être assez ahurissant. Ce parti a choisi un mondialiste autoproclamé comme nouveau chef, mais il s'est ensuite lancé dans une campagne ouvertement protectionniste et nationaliste tout en dénonçant le président protectionniste et nationaliste des États‑Unis. Les libéraux ont annoncé en grande pompe la mise en œuvre d'une nouvelle politique d'achat au Canada. Voici ce que le a déclaré lors de l'annonce de cette politique teintée de cynisme: « Les pratiques d'approvisionnement public du Canada suivent des règles dépassées issues d'un ordre économique libéral qui n'existe plus. »
Voilà un autre exemple de la façon dont les discours grandiloquents du soulignent un paradoxe flagrant. Comment peut-il prétendre que l'ordre économique libéral n'existe plus alors qu'il dépose un projet de loi visant précisément à élargir cet ordre économique? Le projet de loi ferait entrer le Royaume‑Uni dans l'Accord de partenariat transpacifique, mais l'une des principales dispositions de cet accord est que nous ne pouvons pas appliquer de politiques d'approvisionnement discriminatoires à l'égard des entreprises des pays partenaires. Le premier ministre le sait très bien, mais il est prêt à parier que les médias à sa solde ne le confronteront jamais à ce sujet. C'est une grave erreur.
Le pire, c'est que cette erreur a déjà été commise. Les habitués de Davos n'ont rien appris du ressac nationaliste ayant fait suite à la mondialisation. Trop souvent, des politiciens cyniques ont utilisé des accords commerciaux pour couvrir leurs arrières au lieu de travailler fort pour défendre le principe du libre-échange. Les avantages de la mondialisation n'ont pas été partagés équitablement. Ceux qui se sont enrichis grâce à la mondialisation ont utilisé leur richesse et leurs privilèges pour mettre en place des politiques qui empirent la situation. Ils érigent de nouvelles barrières et embauchent des dizaines de milliers de chiens de garde pour protéger la valeur de leurs actifs. Ils externalisent la compassion et la bienfaisance à l'État, ce qui leur donne plus de temps pour gagner plus d'argent pendant que les travailleurs perdent du temps coincés dans la circulation et doivent faire la navette entre le travail et les grandes banlieues abordables comme Arnprior.
Auparavant, un seul col bleu pouvait gagner un revenu suffisant pour être propriétaire d'une maison et élever une famille. Aujourd'hui, toutes les familles ont besoin de deux revenus simplement pour couvrir la facture fiscale des libéraux.
Bon nombre des vaillants Canadiens de ma circonscription et de circonscriptions semblables sont fiers d'être des Canadiens. Ils entendront la promesse du d'acheter des produits canadiens et ils y croiront. Ils y croiront jusqu'au moment où ils apprendront que l'entreprise pour laquelle ils travaillent a été coiffée au fil d'arrivée pour un contrat gouvernemental par une entreprise du Royaume‑Uni. Il en résulte une perte de confiance non seulement envers les politiciens libéraux, mais envers la démocratie.
Le a choisi une approche cynique parce qu'il est lâche. Il n'a pas eu le courage de défendre sa taxe chérie sur le carbone pour les consommateurs. Il se cache derrière des slogans d'achat au Canada et signe des partenariats stratégiques pour acheter chez les communistes. Il forme sa coalition majoritaire de lâches...
Madame la Présidente, je vais poursuivre dans la même veine que ma collègue avec son excellente intervention. Le a passé beaucoup de temps à voyager à l'étranger, à conclure des protocoles d'entente et à participer à des événements internationaux de grande envergure. Bien que les missions internationales jouent certainement un rôle important dans la promotion des intérêts du Canada, elles ne doivent pas se faire au détriment des priorités urgentes auxquelles nous sommes confrontés ici, chez nous. Les Canadiens recherchent un leadership solide, ciblé et attentif aux défis auxquels sont confrontés les familles, les travailleurs et les entrepreneurs partout au pays, mais pour l'instant, ce n'est pas ce qu'ils voient.
La vigueur de nos échanges commerciaux dépend de la vigueur de notre économie nationale. La réalité est simple: aucun accord conclu à l'étranger ne permettra de réformer le régime fiscal obsolète du Canada. Aucune poignée de main à l'étranger ni aucun sommet de haut niveau ne modernisera nos structures réglementaires. Aucun de ces voyages n'améliorera la prestation des services de nos institutions publiques, n'augmentera les effectifs de nos forces armées ou ne mettra à jour nos lois sur la protection de la vie privée et la propriété intellectuelle afin de les adapter à un environnement mondial en rapide évolution. Ce sont là des tâches qui exigent un leadership national engagé, un leadership qui commence ici, et non dans le circuit des conférences internationales.
Le 22 octobre 2025, le a annoncé à Ottawa un objectif ambitieux: doubler les exportations canadiennes hors États‑Unis au cours des 10 prochaines années. Les conservateurs prennent cet objectif au sérieux. Nous avons collaboré de manière constructive avec le gouvernement et avons accordé aux libéraux des pouvoirs sans précédent dans le cadre du projet de loi , la Loi sur l'unité de l'économie canadienne, afin de permettre au gouvernement de réaliser ces ambitions. Nous pensions que si le gouvernement était prêt à agir avec audace, nous pourrions créer collectivement pour le Canada les conditions propices pour renforcer l'économie à long terme, mais un an s'est écoulé, et la patience des entrepreneurs canadiens s'amenuise.
Prenons la situation économique à laquelle nous sommes confrontés. Au cours de la dernière décennie, sous le gouvernement libéral, environ 500 milliards de dollars de capitaux étrangers ont quitté le Canada. Ce n'est pas un chiffre abstrait. Ça représente des occasions manquées, une perte de productivité et une perte de confiance dans l'orientation économique du Canada. Des investissements qui auraient pu contribuer à renforcer des industries, créer des emplois et soutenir l'innovation sont allés ailleurs, dans des pays comme l'Irlande, dont le est citoyen. L'Irlande bénéficie d'investissements étrangers directs importants grâce à un régime fiscal moderne.
Parallèlement, selon la Banque de développement du Canada, le pays compte aujourd'hui 100 000 entrepreneurs de moins qu'il y a 10 ans, alors que la population a augmenté de 10 millions d'habitants. Il s'agit d'un revirement stupéfiant. Cela signifie moins de nouvelles entreprises, moins d'idées novatrices et moins de perspectives de croissance économique. Pour un pays fondé sur l'ambition, la créativité et l'esprit d'entreprise, ce déclin devrait préoccuper tous les décideurs politiques à Ottawa, mais personne n'en parle.
Les défis économiques du Canada ne seront pas résolus par des gestes symboliques à l'étranger ni même par le projet de loi , mais par des mesures concrètes ici même, chez nous. Par conséquent, si le est véritablement déterminé à renforcer l'économie canadienne, voici ce qu'il doit faire dès maintenant, à mon avis.
Premièrement, nous devons réformer le régime fiscal canadien. Nous avons besoin d'un régime qui récompense l'effort, l'investissement et l'innovation au lieu de les pénaliser. Les entrepreneurs doivent considérer le Canada comme un endroit où la prise de risques est encouragée et où le succès n'est pas sanctionné par des charges fiscales punitives. Ainsi, il faut revoir les modèles de participation aux bénéfices, les règles relatives aux gains en capital et l'environnement fiscal des entreprises en démarrage afin que les Canadiens talentueux puissent transformer leurs idées en entreprises florissantes qui prennent de l'expansion au Canada.
Deuxièmement, le devrait collaborer avec les conservateurs pour abroger les lois anti-énergie qui ont contribué à faire fuir les investissements du pays. Il sait que ces politiques ne fonctionnent pas. Elles ont créé de l'incertitude, découragé le développement et affaibli l'un des plus grands avantages concurrentiels du Canada. Il est temps de les supprimer, et non de les examiner et de les laisser en place, afin d'inverser la tendance à la fuite des capitaux que nous observons. Hier, j'ai eu le plaisir d'appuyer le projet de loi émanant du député de , visant précisément à supprimer le moratoire sur les pétroliers en Colombie‑Britannique.
Troisièmement, il faut cesser de choisir les gagnants et les perdants économiques, comme le gouvernement en a pris l'habitude. L'expérience menée par le avec d'importantes subventions à la production pour les constructeurs automobiles n'a pas donné les résultats que les Canadiens escomptaient. Il y a moins de deux ans, on nous promettait à la Chambre une industrie automobile florissante. Cet exemple devrait montrer à tous les Canadiens que les grasses subventions accordées aux grandes entreprises ne se traduisent pas par de meilleurs emplois pour les travailleurs canadiens et leur famille.
Quatrièmement, nous devons réformer la prestation des services publics. La fonction publique a connu une croissance exponentielle, mais nous n'en voyons pas les résultats. Nous devons nous atteler à cette tâche.
Cinquièmement, le gouvernement doit définir les améliorations aux infrastructures essentielles et s'engager à les réaliser. Les ports de la Colombie-Britannique sont magnifiques. Nous les adorons. Cependant, ils ne fonctionnent pas à leurs pleines capacités. Nous manquons d'investissements stratégiques dans les infrastructures à travers le Canada pour transporter les personnes et les marchandises d'une manière qui est à la hauteur d'une économie du G7. Nous devons nous prendre en main et accomplir ce travail.
Le sixième point est très important. Le devrait consacrer autant de temps à dialoguer avec les dirigeants des Premières Nations ici, chez nous, qu'avec des dirigeants mondiaux à l'étranger. Pourquoi est-ce que je dis cela? Ces dernières années, la Cour suprême du Canada a rendu de nombreuses décisions encadrant les droits et les titres des Premières Nations. Pour que la réconciliation économique dans son ensemble puisse avoir lieu, nous devons envisager de nouveaux modèles de collaboration avec les Premières Nations.
Je crois en un Canada où les membres des Premières Nations vivant dans les réserves sont tous millionnaires, ont un potentiel et un dynamisme économiques supérieurs à la moyenne des Canadiens et lancent de nouveaux projets dans les régions rurales du Canada qui stimulent l'économie canadienne et contribuent au PIB comme nous ne l'aurions jamais imaginé. Le dispose du mandat social pour le faire, mais il préfère voyager à l'étranger plutôt que de dialoguer avec les Canadiens ici même, chez nous.
Justement, en Colombie‑Britannique, nous connaissons des problèmes concrets et importants relatifs à la propriété privée et aux biens-fonds détenus en fief simple. C'est mon septième point. Miser sur la Colombie-Britannique nous permettrait de doubler nos exportations. Si le ne prend pas au sérieux les préoccupations de tous les Britanno-Colombiens par rapport aux biens-fonds détenus en fief simple et à la propriété privée comme éléments essentiels de l'économie canadienne, les gens continueront de sortir leur argent de la province. Les réserves de minéraux stratégiques ne seront pas mises en valeur, et les exportations n'augmenteront pas; ce sera plutôt le contraire. Le premier ministre doit suivre ce dossier de près. Nous ne pouvons pas vivre dans une société où la propriété privée n'est pas protégée, et c'est de loin la principale question qui préoccupe les citoyens de la Colombie-Britannique en ce moment.
Enfin, nous devons améliorer les lois du Canada sur la propriété intellectuelle et sur la protection des renseignements personnels. Elles doivent être modernisées, car nous vivons dans le passé, ce qui nuit aux entrepreneurs. Nous devons faire mieux. La doit proposer la loi nécessaire pour améliorer des éléments tels que le système bancaire ouvert, pour faire en sorte que les enfants soient protégés sur Internet et pour veiller à ce que les entreprises de technologie en obtiennent plus pour leur argent si elles décident de rester au Canada.
Malgré les défis auxquels nous faisons face, le potentiel du Canada est extraordinaire. Nous avons le bonheur d'avoir d'abondantes ressources qu'aucun autre pays sur Terre ne possède, mais nous gaspillons une occasion critique, alors que nous pourrions faire beaucoup plus. En remettant l'accent sur les aspects fondamentaux, c'est-à-dire accorder la priorité à la croissance économique ici et opérer les réformes structurelles nécessaires dans l'économie, ce que nous ne pouvons faire qu'à la Chambre, nous pouvons rétablir dans une certaine mesure la confiance dans l'économie canadienne, ramener 100 000 entrepreneurs dans la société canadienne et renverser l'exode des investissements étrangers directs. Aucun de ces accords commerciaux n'importera si nous ne mettons pas d'ordre dans notre économie.
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Madame la Présidente, ça me fait plaisir de me lever aujourd'hui pour parler du projet de loi . Je me perds toujours avec ces numéros. On finit toujours par se perdre, car il y a tellement de projets de loi. Toutefois, je veux rassurer mes collègues: en ma qualité de porte-parole du Bloc québécois en matière de commerce international, je sais de quoi il est question dans le projet de loi.
C'est une entente que nous avons pu étudier au comité auquel je siège. Bien que cette entente ne change pas grand-chose au sens où il s'agit de l'entrée du Royaume‑Uni dans un accord qui existe déjà, c'est tout de même positif. Or, nous allons faire quelques détours et nous allons parler de plusieurs aspects qui sont différents en cette matière. Rappelons que c'est l'entrée du Royaume‑Uni dans l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste, une entente qui existe déjà et qui remonte à plusieurs années. Toutefois, comme le Royaume‑Uni a acquis sa souveraineté douanière, la plupart des ententes étaient à refaire.
Je me permets de faire un détour et un comparatif avec la situation du Québec. Pendant longtemps, au Québec, nous avons vécu ce grand débat que nous vivons toujours et qui parviendra bientôt à son terme dans les prochaines années. C'est celui de l'indépendance du Québec, bien entendu. En 1995, il y a eu un important référendum dont on a souligné le 30e anniversaire l'automne dernier. On nous disait à l'époque que le Québec n'aurait pas automatiquement sa présence dans les accords commerciaux négociés par le Canada.
Jean Charest, dont on ne sait plus trop s'il est libéral ou conservateur, était à l'époque progressiste-conservateur. Il disait des choses au sein du camp du non pendant qu'il agitait un passeport canadien qui n'était pas le sien parce qu'il n'était pas de la bonne couleur. Comme député fédéral, son passeport aurait dû être vert. Il agitait un passeport bleu, qui n'était pas le sien, pour exprimer sa fierté. Sa fierté, c'était donc d'être quelque chose qu'il n'était pas vraiment. Refermons la parenthèse.
Jean Charest, à l'époque, nous disait qu'il y aurait une période de trou noir. Il disait qu'un Québec indépendant pourrait peut-être prendre part à l'Accord de libre-échange nord-américain, mais qu'il y aurait quand même une période de transition durant laquelle il ne prendrait pas part aux accords commerciaux. Durant cette période, les entreprises n'auraient pas l'accès garanti au marché qui est prévu dans les accords négociés et signés par le Canada. À l'époque, il y avait certains précédents, mais ils renvoyaient à des ententes multilatérales. Il n'y avait pas vraiment de précédent concernant ce qui arrive quand un pays conquiert ou regagne sa souveraineté commerciale, ce qui arrive concernant les ententes négociées par une union douanière, comme le Canada en est une ou comme l'Union européenne en est une.
Or, la réponse, c'est le Brexit, qui s'est produit il y a quelques années. Que s'est-il passé? Ça a démontré ce à quoi on pouvait s'attendre, c'est-à-dire le gros bon sens: l'ensemble des partenaires d'un pays qui regagne sa souveraineté commerciale veulent continuer de faire des affaires avec ce pays. C'est logique. C'est clair comme de l'eau de roche. C'est simple comme bonjour.
Le Brexit est entré en vigueur le 1er janvier 2021. En 2020, on a vu le Royaume‑Uni faire des copier-coller très rapidement de la totalité des ententes qui avaient été négociées par l'Union européenne auparavant. C'étaient des ententes dites temporaires. Il y en a eu une à ce moment qui était l'accord de continuité entre le Royaume‑Uni et le Canada, dont le Canada avait débattu à l'époque ici même. Ça a démontré que, en un temps record, le Royaume‑Uni a pu tout simplement reconduire les ententes que l'Union européenne avait négociées et signées et rester dans ces ententes. Il n'y a donc eu aucune période d'incertitude, il n'y a eu aucune période où les entreprises britanniques n'ont pas pu bénéficier des partenaires avec lesquels l'Union européenne avait signé des ententes. Le Royaume‑Uni a même pu, dans cette même année, signer une entente avec le Japon, avec lequel l'Union européenne n'en avait pas.
Une nation qui reconquiert sa souveraineté commerciale regagne l'intérêt des partenaires sortants, et ça peut même créer des nouveaux partenariats, comme c'est le cas avec l'entrée du Royaume‑Uni dans le partenariat transpacifique. Le Royaume‑Uni est un pays relativement petit en nombre, c'est une île. Ça donne raison à Jacques Parizeau, qui disait que, peu importe la taille d'un pays, quand on est dans un grand marché, c'est tout à fait viable.
Ça nous fait plaisir de constater ça et je remercie les parlementaires canadiens qui, par leur appui probablement unanime à cette entrée, désamorcent l'argument qu'ils auraient avancé dans quelques années sur l'indépendance du Québec. Je remercie donc à l'avance mes chers amis.
Grâce au tirage au sort, mon collègue de a présenté au nom du Bloc québécois un projet de loi, dont j'étais le porte-parole, qui visait à améliorer la place du Parlement dans les négociations commerciales et dans la manière d'entériner les résultats de ces négociations. Le but, c'était que les accords ne soient pas toujours comme des vampires, c'est-à-dire qu'ils se mettent à fondre quand ils sont au soleil, et qu'on puisse savoir un petit peu plus ce qui se passe.
En parlant du Royaume-Uni, moi, j'ai déjà vécu une situation où, dans une réunion de comité, on nous demandait d'étudier l'entente avec le Royaume-Uni sans en avoir le texte. C'est ça, la monarchie canadienne. C'est ça, un Parlement qui n'en a que pour son exécutif, que pour quelques ministres forts et qui prétend pourtant être de tradition britannique, où le Parlement serait roi et maître de tout, mais dans les faits, c'est le règne de l'opacité où on ne sait rien.
On le sait, dans le système canadien, on va étudier un projet de loi de mise en œuvre dans lequel il n'y a à peu près rien qui peut être amendé. En comité, chaque fois que j'essaie d'amender les projets de loi qui mettent en œuvre des accords, la première chose qui se passe, c'est que la présidence me dit qu'on doit juger mon amendement irrecevable, parce qu'il va à l'encontre de l'intention du projet de loi ou parce qu'il engagerait de nouveaux fonds, un nouveau budget. Quand on veut créer des nouveaux comités, des comités de surveillance ou d'autres, on se fait immédiatement répondre que c'est irrecevable, parce qu'on ne peut pas modifier l'intention. On modifie seulement quelques pages du projet de loi de mise en œuvre alors que les accords commerciaux sont parfois pavés de milliers de pages réglementaires.
Bien sûr, l'accord est déjà signé avant même de se retrouver devant le Parlement. Donc, finalement, on ne fait que l'estampiller. Après ça, on se fait dire que quand on veut modifier quelque chose dans un accord ou qu'on est contre, c'est qu'on est contre le principe même du commerce. C'est un sophisme qui est manifeste sur tous les plans.
Un des autres problèmes, c'est le délai. Sur papier, il n'y a aucune loi qui impose un délai minimal entre le moment où un accord — qui, je le rappelle, va parfois être un pavé de milliers de pages — est rendu public et le moment où il se retrouve devant le Parlement. Théoriquement, ça pourrait être annoncé et, le lendemain matin, ça pourrait se retrouver au Parlement. Il n'y a rien qui l'interdit par la loi. C'est un des éléments du projet de loi que le Bloc québécois avait souligné il y a quelques semaines.
Je trouve aberrant de voir une majorité de parlementaires dire qu'ils n'ont pas le goût de faire leur job dans la vie, que ça ne les intéresse pas de faire leur travail et qu'ils vont faire confiance. Même l'opposition officielle dit qu'elle fait confiance au gouvernement pour nous amener dans le précipice, s'il le faut. Étudier les accords commerciaux, ce serait bien trop de travail. Il ne faut surtout pas faire ça. C'est toute une opposition officielle.
Notre projet de loi aurait entériné le principe d'un délai minimal de 21 jours entre le moment où un accord est rendu public et le moment où il se retrouve devant la Chambre. Pourtant, je me souviens que des représentants du Parti libéral s'étaient levés et avaient dit qu'on n'avait pas besoin de cette loi, parce qu'on a déjà la politique officielle qui mentionne ce délai de 21 jours. Or, une politique, ce n'est pas une loi. La preuve, c'est ce dont on parle aujourd'hui même, parce que ça a pris 15 jours entre le moment où le protocole d'adhésion du Royaume-Uni au partenariat transpacifique a été rendu public et le moment où il s'est retrouvé devant la Chambre. C'est donc la preuve qu'il faut une loi et qu'on ne peut pas se contenter d'avoir uniquement une politique qui mentionne ce délai minimal.
Le gouvernement devrait avoir honte d'avoir fait ça, en pensant qu'on ne s'en rendrait pas compte. Désolé, mais je m'en suis rendu compte. Ça démontre la nécessité d'avoir des lois qui vont entériner des délais minimaux entre le moment où on rend les choses publiques et le moment où on s'en saisit, où c'est présenté et déposé ici. Il me semble que c'est la moindre des choses.
En outre, il n'y a absolument rien dans la Constitution canadienne qui permettrait à une province qui serait contre un accord d'avoir un veto là-dessus. On est très loin du fédéralisme belge. Si une région est contre un quelconque accord international, malgré l'appui du Parlement belge, le pays au complet n'embarque pas. Ça, c'est un vrai fédéralisme d'ouverture, c'est un vrai fédéralisme respectueux de ses régions. Le Canada n'en est pas un. On en a la preuve avec ça.
Rien ne permet non plus au Québec ou à n'importe quelle autre province de dire qu'elle aimerait avoir des négociateurs, qu'elle aimerait nommer quelqu'un pour s'asseoir à la table, négocier des ententes et y défendre ses intérêts et ses valeurs. Rien de tout cela ne figure là-dedans.
Parlons maintenant du fond de l'entente. Sur ce plan, nous n'avons pas de grand problème en soi. C'est une entente de libre-échange. Le Royaume‑Uni n'est pas un pays qui est réputé pour son esclavage moderne. Ce n'est pas un pays qui va brimer les droits de la personne. Ce n'est pas non plus un pays qui se trouve responsable de grandes catastrophes écologiques. C'est une société développée. On ne peut donc pas penser, de prime abord, que ça va être une concurrence déloyale.
Le Royaume‑Uni est aussi un pays qui a une bonne grappe en aérospatiale. Pour le Québec, il est notre deuxième partenaire, après les États‑Unis. C'est situé très loin des États‑Unis, mais c'est quand même le deuxième partenaire en exportation, et c'est dans le domaine de l'aérospatiale qu'il y a le plus de collaboration et d'échanges. C'est donc souhaitable à cet égard. Rappelons que le grand Montréal est la troisième grappe en aérospatiale au monde après Seattle et Toulouse, que c'est un des trois seuls endroits où on aurait l'ensemble des composantes pour assembler un avion dans son entièreté. On ne le fait pas, mais, si on voulait faire un avion au complet dans le grand Montréal, on pourrait le faire. On a assez de PME, assez de grandes entreprises, assez de tout ce qu'il faut pour dire qu'on est capable de fournir les composantes et d'assembler un avion dans son entièreté. L'aérospatiale est un domaine extrêmement important. Je m'inquiète par ailleurs du fait que le Canada n'a pas de politique en aérospatiale. C'est le seul pays possédant une grappe d'une telle ampleur qui n'a pas de politique en aérospatiale. Cela a été promis de multiples fois; la dernière fois, c'était à la fin du dernier mandat. Or cela n'a pas vu le jour et c'est tout simplement honteux, compte tenu de l'importance de notre industrie et de notre secteur dans le domaine. Toutefois, comme je le disais, ça va assez bien à cet égard.
Il n'y a pas de nouvelle brèche non plus dans la gestion de l'offre. Il y en a malheureusement eu en vertu du Partenariat transpacifique global et progressiste, mais cela a déjà été cédé. Concernant les contingents qui avaient déjà été cédés, il y a eu une entente pour qu'avec l'entrée du Royaume‑Uni, ce soit déjà partagé, mais à l'intérieur de ce qui avait déjà été cédé. Là où le bât blesse, cependant, c'est que chaque fois qu'il y a des brèches dans la gestion de l'offre, on nous dit de ne pas nous inquiéter sous prétexte qu'on gagne autre chose ailleurs. Dans le cas de l'entente avec l'Union européenne ou dans le cas du Partenariat transpacifique global et progressiste, on nous disait que les vendeurs de viandes au Canada allaient avoir accès au marché européen. On sait que, dans le cas précis du Royaume‑Uni, tout comme dans celui de l'Union européenne, il y a des barrières non tarifaires. Il est vrai que, sur papier, on a baissé les droits de douane pour le porc, pour le bœuf, pour les producteurs, mais il y a toutes sortes de mesures sanitaires et phytosanitaires qui, sur le plan scientifique, ne tiennent pas la route. À cet égard, il devrait y avoir une réciprocité des normes. On devrait avoir des négociations avec ces pays afin de conclure une entente pour qu'on puisse vérifier, lorsqu'on importe un produit, que les règles scientifiques s'appuient véritablement sur la science.
J'avais moi-même proposé un amendement lors de l'étude du projet de loi dont nous discutons aujourd'hui. Cet amendement prévoyait que l'accord n'entre en vigueur qu'une fois qu'un protocole sanitaire et phytosanitaire aurait été négocié et signé avec le Royaume‑Uni. Les deux partis n'ont malheureusement pas voulu appuyer mon amendement, alors qu'il me semble que c'est ainsi qu'on négocie dans la vie. D'une certaine façon, permettre au Royaume‑Uni d'adhérer au Partenariat transpacifique global et progressiste, c'est un peu lui faire une faveur, même si ça nous aide économiquement aussi.
Le Canada nous prouve chaque fois qu'il est un junior en matière de négociation. Il me semble que, quand on sait négocier, on s'assure de s'asseoir pour discuter préalablement. Si on dit qu'on est prêt à permettre l'adhésion du Royaume‑Uni et qu'on sait qu'on lui fait en grande partie une faveur, ne pourrait‑on pas au moins s'asseoir pour discuter? D'autant plus qu'on sait que le Royaume‑Uni autorise techniquement l'importation de nos viandes, mais que celles‑ci n'y entrent pas, dans les faits. Il conviendrait donc de s'asseoir pour discuter avant de permettre son adhésion au Partenariat transpacifique global et progressiste, afin de conclure une entente pour que nos viandes y entrent pour vrai. On a déjà permis à ses fromages d'entrer au Canada. On lui a déjà cédé des bouts. En échange, ce pays ne permet pas à nos viandes d'y entrer. On devrait donc s'asseoir pour conclure une entente.
Je trouve dommage que mon amendement, qui visait à interdire l'entrée en vigueur de la présente entente avant la conclusion d'un accord, ait été rejeté. Dans un cas comme celui-là, ça aurait été vite réglé. Je trouve dommage d'avoir vu les libéraux et les conservateurs se comporter comme les meilleurs amis du monde et rejeter un amendement qui aurait été dans le sens de nos agriculteurs et de nos agricultrices et de leurs intérêts.
Je vais maintenant aborder mon dernier point. Je ne comprends toujours pas pourquoi le Canada va signer des accords, et va même avoir comme position officielle le règlement des différends entre investisseurs et États. J'en ai parlé hier aussi dans mon discours sur l'Indonésie. J'en parle généralement chaque fois que nous parlons d'un accord commercial ici même. Ça sonne toujours très abstrait, très juridique et très complexe. Ça semble très loin des préoccupations du citoyen moyen, mais, dans les faits, c'est majeur. Dans les faits, il s'agit de permettre aux multinationales d'être des puissances souveraines et de poursuivre les États quand les gouvernements ou les Parlements adoptent des mesures qui vont dans le sens d'une meilleure protection de l'environnement, de plus de justice sociale et de plus de droits des travailleurs.
Ça a été le cas, par exemple, quand le Mexique a imposé une taxe sur les boissons gazeuses pour contrer l'épidémie d'obésité au pays; il a été poursuivi par une multinationale. Ça a été le cas quand l'Égypte a augmenté le salaire minimum; elle a été poursuivie par une multinationale. Ce sont les accords commerciaux que signe le Canada qui permettent des clauses comme ça. Ça a été le cas quand l'Australie a voulu adopter le paquet neutre pour contrer la promotion des cigarettes; elle a été poursuivie par la compagnie Philip Morris.
Dans la circonscription de mon collègue de , en ce moment même, il y a une poursuite venant de la compagnie américaine à cause de l'annulation du projet Énergie Saguenay de GNL Québec. Combien ça coûte-t-il à l'État?
Sur le plan démocratique, qu'est-ce que ça veut dire quand le Canada dit fièrement qu'il porte le règlement des différends entre investisseurs et États et qu'il est pour l'autocensure de ses politiques? Il est pour le fait que, quand le Parlement se lève et adopte massivement une mesure qui va dans le sens du monde et des populations, une multinationale, au nom du droit au profit, puisse l'amener devant un tribunal constitué en vertu des accords commerciaux? Est-ce que ça semble sensé? Je pose la question. Je trouve que ce n'est pas sensé, parce que les peuples ont encore des droits. Les démocraties ont encore des droits.
Il peut y avoir d'autres manières de trancher des litiges. Avant que l'ALENA ne fasse diffuser massivement ce mécanisme, c'était tout simplement le règlement des différends entre États. Ainsi, si une compagnie se sentait lésée par la politique d'un autre État où elle investissait, elle appelait son propre État, son propre gouvernement. Évidemment, des abus de la part des États, ça peut arriver. Tout n'est pas juste. Or, ça devenait diplomatique, et, si ça devait se régler par une poursuite, c'était d'un État à l'autre. Il me semble que c'est pas mal plus sensé que de dire qu'on érige les multinationales au rang de puissances souveraines à part entière, ce qui coûte très cher.
Les deux partis à la Chambre qui sont les amis des multinationales sont tellement convaincus des bienfaits du RDIE, soit le règlement des différends entre investisseurs et États. J'avais dont fait une proposition d'amendement pour cet accord comme pour celui avec l'Indonésie, dont nous avons débattu hier. Puisque le RDIE est si bon que ça, je proposais que le ministre fasse un rapport annuel sur les coûts et les effets du RDIE. Cet amendement a été rejeté par les deux partis amis des multinationales. Ils sont tellement convaincus des bienfaits qu'ils ne veulent pas nous les dire. Bon, ça va bien. Je leur dis: bravo, champions.
La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, une agence de l'ONU, avait documenté que le règlement des différends entre investisseurs et États s'était soldé par une victoire de la multinationale ou par une entente à l'amiable dans 60 % des cas. Ça veut dire que, dans 60 % des cas, la multinationale a pu faire reculer, en totalité ou partiellement, la volonté démocratique des milieux politiques. Toutefois, il y a quelque chose qui n'est pas évaluable quantitativement. Il y a quelque chose que les chiffres ne démontrent pas. C'est la manière dont ça agit aussi en amont. À huis clos, les décideurs politiques doivent se dire qu'ils ne mettront pas une mesure en parce qu'ils ont peur de se faire poursuivre. Il y a un effet d'autocensure en amont aussi.
Encore une fois, je ne comprends pas que le Canada signe ça.
Je vois que mon temps de parole est écoulé. Nous poursuivrons ça dans les échanges avec nos dignes collègues dans un instant.
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Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec le député de .
Je suis très contente de prendre la parole aujourd'hui en tant que fière membre du Comité permanent du commerce international. C'est quand même ma quatrième année et c'est toujours très intéressant, ce comité. Nous avons étudié plusieurs accords de libre-échange. Aujourd'hui, je prends la parole pour discuter du projet de loi , qui vise à mettre en œuvre l'adhésion du Royaume‑Uni à l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste, ou PTPGP.
Avant toute chose, il est important de rappeler un point fondamental: ce projet de loi ne crée pas un nouvel accord commercial. Le PTPGP existe déjà. Le Canada en est membre depuis 2018 aux côtés de 10 autres économies importantes dans la région indo-pacifique. Ce que nous faisons aujourd'hui, c'est accueillir un nouveau partenaire dans cet accord, et c'est un ajout majeur. Avec l'adhésion du Royaume‑Uni, le PTPGP passera de 11 à 12 économies, et représentera désormais près de 600 millions de consommateurs, soit environ 15 % du PIB mondial.
Le commerce international est au cœur de la prospérité du Canada. Notre nation est une nation commerçante. Environ un emploi sur cinq dépend des exportations et plus de 60 % de notre produit intérieur brut est lié au commerce international. Chaque année, les entreprises canadiennes exportent plus de 780 milliards de dollars de biens et de services dans le monde. Ces exportations soutiennent des millions d'emplois dans toutes les régions du pays.
Dans un monde en constante évolution, il est essentiel pour le Canada de diversifier ses partenaires commerciaux. On n'a qu'à penser à ce qui se passe au sud de la frontière. C'est une des raisons majeures pour lesquelles il faut justement diversifier nos marchés. Il est donc stratégique pour notre pays d'ouvrir davantage de marchés ailleurs dans le monde.
L'adhésion du Royaume‑Uni au PTPGP va justement dans ce sens. Le Royaume‑Uni est la sixième économie mondiale, avec un PIB de plus de 3 000 milliards de dollars et une population de près de 70 millions de personnes. Aujourd'hui déjà, le commerce bilatéral entre le Canada et le Royaume‑Uni dépasse 40 milliards de dollars par année. C'est notre troisième partenaire en importance. Le Royaume‑Uni est aussi l'un des plus importants investisseurs au Canada, avec plus de 90 milliards de dollars d'investissement direct dans notre économie. L'intégration du Royaume‑Uni au PTPGP va donc renforcer ces liens économiques et ouvrir des nouvelles possibilités pour nos entreprises.
Ce projet de loi est aussi stratégique pour une autre raison. Il positionne le Canada comme un point économique entre l'Europe et la région indo-pacifique. En étant membre du PTPGP et en ayant également un accord commercial avec l'Union européenne, le Canada se trouve dans une position unique. Nous sommes l'un des rares pays au monde à avoir un accès préférentiel à des marchés représentant plus de 1,5 milliard de consommateurs. Cela crée des possibilités extraordinaires pour des entreprises canadiennes. Dans ma circonscription des Basses‑Laurentides, qui comprend notamment Rosemère, Boisbriand, Saint‑Eustache et Deux‑Montagnes, plusieurs entreprises dépendent directement du commerce international.
Dans les Basses‑Laurentides, nous avons une industrie aérospatiale très importante, mais il y a aussi toute l'industrie agroalimentaire, la transformation alimentaire. Nous avons des PME innovantes, des manufacturiers dynamiques et des entrepreneurs qui exportent leurs produits partout dans le monde. Pour ces entreprises, les accords commerciaux ne sont pas des concepts abstraits. Ils représentent des occasions concrètes de croissance. Ils signifient de nouveaux marchés, de nouveaux partenaires et de nouveaux emplois ici, au Québec et au Canada. Plusieurs secteurs clés de notre économie bénéficieront de cet élargissement du PTPGP.
Je pense notamment, comme je le disais un peu plus tôt, à l'aérospatiale, à l'agroalimentaire, aux technologies propres,s aux services et aux industries innovantes. Ces secteurs jouent un rôle essentiel dans l'économie canadienne. Par exemple, l'industrie agroalimentaire représente 140 milliards de dollars d'activité économique au Canada et emploie plus de 2 millions de Canadiens. L'aérospatiale, quant à elle, représente près de 215 000 emplois hautement qualifiés et plus de 28 milliards de dollars de contributions à l'économie canadienne. L'accès à de nouveaux marchés peut donc avoir des retombées directes et positives sur ces industries.
J'aimerais soulever un autre point. Comme présidente du caucus des femmes libérales, je souhaite souligner une dimension importante du commerce moderne. Le commerce international doit être plus inclusif. Aujourd'hui, de plus en plus de femmes dirigent des entreprises au Canada. Les entreprises détenues par les femmes représentent plus de 18 % des PME canadiennes, et ce chiffre continue de croître. Même plusieurs entrepreneures font encore face à des obstacles lorsqu'il s'agit d'accéder aux marchés internationaux. Les accords commerciaux modernes, comme l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste, ou PTPGP, peuvent contribuer à créer davantage d'occasions pour les femmes entrepreneures en facilitant l'accès au marché et en soutenant la croissance des PME. Lorsque les femmes réussissent en affaires, toute l'économie en bénéficie.
Il est également essentiel que le commerce international reflète les valeurs que nous défendons. Le PTPGP comprend des dispositions importantes en matière de droits des travailleurs et de protection de l'environnement. Ces dispositions contribuent à garantir que la croissance économique se fasse dans le respect de normes élevées et dans une perspective de développement durable. Le commerce peut être un puissant moteur de prospérité, mais il doit être aussi équitable, responsable et durable.
Dans un contexte mondial marqué par l'incertitude économique, les tensions géopolitiques et les transformations rapides des chaînes d'approvisionnement, il est plus important que jamais pour le Canada de renforcer ses partenariats avec des pays qui partagent nos valeurs. L'adhésion du Royaume‑Uni au PTPGP envoie un message clair. Elle démontre que le Canada croit à un commerce international ouvert, fondé sur des règles basées sur la coopération entre partenaires fiables.
Ce projet de loi permettra d'ouvrir de nouvelles portes pour nos entreprises, de soutenir la création d'emplois et de renforcer la position du Canada dans l'économie mondiale. Les accords commerciaux ne sont pas seulement des textes juridiques. Ils sont des outils de prospérité. Lorsqu'ils sont bien négociés, comme le PTPGP, ils permettent au Canada d'exporter non seulement ses produits, mais aussi ses valeurs: des normes élevées pour les travailleurs, pour l'environnement et pour une concurrence équitable.
C'est exactement ce que fait ce projet de loi aujourd'hui.
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Monsieur le Président, je suis très fier de prendre la parole aujourd'hui pour appuyer le projet de loi , qui mettra en œuvre l'adhésion du Royaume‑Uni à l'Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste.
Ce débat ne porte pas uniquement sur un accord commercial, mais sur la place du Canada dans le monde. Il porte sur le type d'économie que nous bâtissons et sur les possibilités que nous créons pour les personnes que nous représentons ici.
Le Canada a toujours été une nation commerçante. Depuis les tout premiers jours de notre histoire, les Canadiens sont ouverts sur le monde, établissant des relations, forgeant des partenariats et partageant leurs idées, leurs talents et leurs ressources avec le reste du monde. Le commerce n'est pas simplement un choix politique pour le Canada. Il fait partie intégrante de notre identité et de la manière dont nous prospérons.
En cette ère moderne, le Canada a fait preuve d'un leadership remarquable en bâtissant un réseau mondial d'accords commerciaux de haut niveau qui ouvrent des portes à nos travailleurs, à nos agriculteurs, à nos entrepreneurs et à nos innovateurs. L'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste en est l'un des meilleurs exemples. Lorsque l'avenir de cet accord était incertain, le Canada est intervenu. Il a travaillé avec ses partenaires de la région du Pacifique pour préserver l'ambition de l'Accord et veiller à ce qu'il demeure un cadre moderne et rigoureux pour le commerce dans la région indo-pacifique. Grâce à ce leadership, l'Accord est entré en vigueur en 2018.
Aux côtés du Canada, l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste réunit un groupe diversifié d'économies de la région du Pacifique et d'ailleurs. L'Australie et la Nouvelle‑Zélande en font partie, deux exportateurs agricoles de premier plan qui s'appuient largement sur les ressources et la technologie canadiennes. Singapour, une plaque tournante mondiale de la finance et de la logistique qui relie les entreprises canadiennes aux marchés du Sud-Est asiatique, est aussi signataire de l'Accord, tout comme des économies de l'Asie du Sud-Est en plein essor telles que le Vietnam, la Malaisie et Brunei, dont les secteurs manufacturiers et énergétiques en expansion représentent des marchés en croissance pour les exportations canadiennes. Dans les Amériques, nos partenaires comprennent le Mexique, le Chili et le Pérou qui entretiennent de solides liens avec le Canada dans les secteurs minier, agricole et industriel ainsi que des relations bilatérales grandissantes en matière de commerce et d'investissement. L'Accord a aussi été signé par le Japon, l'un des plus importants partenaires commerciaux du Canada en Asie et un marché de taille pour les Canadiens.
Le Japon compte environ 250 grandes entreprises ici au Canada, et je peux dire aux députés que Mississauga, grâce à la direction de notre ancienne mairesse, Hazel McCallion, en a attiré plus d'une centaine. Nous entretenons des relations très solides avec le Japon, et grâce à l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste, nous continuons de renforcer ces liens. L'impact est considérable pour tant de citoyens de Mississauga et de ma circonscription, Mississauga-Est—Cooksville.
Ensemble, ces partenaires, ainsi que le premier nouveau membre de l'Accord, le Royaume-Uni, créent un vaste réseau de marchés qui soutiennent les exportateurs canadiens, renforcent les chaînes d'approvisionnement et élargissent les débouchés commerciaux dans plusieurs régions de l'économie mondiale. Pour dire les choses simplement, en 2026, cet accord représente l'un des partenariats économiques les plus dynamiques et les plus tournés vers l'avenir au monde. Son impact est réel. Depuis son adoption, le commerce entre le Canada et nos partenaires de l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste a considérablement augmenté.
Les exportateurs canadiens, qu'il s'agisse de pêcheurs de fruits de la mer, de céréaliculteurs, de fabricants ou d'entreprises technologiques, réussissent à percer de nouveaux marchés et à établir de nouvelles relations dans l'ensemble de la région indo-pacifique. Cette croissance représente une véritable occasion pour le fabricant familial dans une petite ville qui exporte ses produits pour la première fois, pour l'agriculteur qui trouve de nouveaux clients à l'autre bout du monde et pour l'innovateur canadien qui s'impose face à la concurrence sur la scène mondiale. Voilà à quoi ressemble concrètement la diversification du commerce, et c'est pourquoi le gouvernement poursuit le programme de diversification du commerce le plus ambitieux depuis une génération.
Le Canada aura toujours une relation profonde et durable avec les États-Unis. C'est notre allié le plus proche et notre principal partenaire commercial. Toutefois, dans une économie mondiale en évolution rapide, le Canada doit continuer d'étendre sa portée et de renforcer ses liens avec des partenaires du monde entier. C'est pourquoi nous nous sommes fixé l'objectif ambitieux de doubler les exportations du Canada hors des États-Unis au cours de la prochaine décennie. Réfléchissons à ce que cela signifie. Cela signifie qu'un plus grand nombre d'entreprises canadiennes accéderont aux marchés mondiaux. Cela signifie davantage d'investissements dans les collectivités canadiennes. Cela signifie plus d'emplois bien rémunérés pour les travailleurs de partout au pays. Atteindre cet objectif ne se fera pas par hasard. Il faudra de la détermination, du leadership et un véritable effort d'équipe canadien.
C'est ici que le projet de loi entre en jeu. Intégrer le Royaume-Uni à l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste serait un grand pas en avant pour le partenariat et la stratégie de diversification du commerce du Canada. Le Royaume-Uni est l'une des plus grandes économies du monde et l'un des amis et alliés les plus proches du Canada. Nos deux pays partagent des liens historiques profonds, des relations interpersonnelles dynamiques et une croyance commune dans la démocratie, la transparence et la primauté du droit.
En adhérant à l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste, le Royaume-Uni rejoindrait un partenariat économique dynamique qui s'étend à travers la région Indo-pacifique, donnant accès à des marchés regroupant des centaines de millions de consommateurs. Pour le Canada, cette intégration consoliderait un partenariat fondé sur des normes rigoureuses, l'ouverture des marchés et l'équité des règles commerciales. Elle créerait de nouveaux débouchés pour nos exportateurs, notamment dans les secteurs de la fabrication de pointe, des services financiers et de l'économie numérique. En outre, cette alliance renforcerait la résilience des chaînes d'approvisionnement entre partenaires de confiance, tout en resserrant nos relations commerciales avec un allié fiable et fidèle du Commonwealth, à une époque où de telles relations revêtent une importance accrue.
Ouvrir des portes n'est qu'un début. L'enjeu crucial — et l'étape suivante — consiste à faire en sorte que les Canadiens franchissent ces portes. Pour atteindre notre objectif de doubler les exportations hors des États-Unis, il faudra que toutes les régions du pays s'engagent: toutes les provinces, tous les territoires, toutes les circonscriptions et toutes les collectivités. En effet, le potentiel commercial avec le reste du monde n'appartient pas à une seule partie du Canada. Il appartient à l'ensemble du pays.
En tant que députés, nous avons tous un rôle à jouer. Nous adoptons en effet les lois qui permettent la mise en œuvre d'accords comme celui-ci, et de nombreux membres du comité du commerce en ont parlé. Nous nous concentrons sur l'examen des projets de loi relatifs au commerce et sur la réalisation d'études visant à améliorer les relations commerciales du Canada. Cependant, nous pouvons faire beaucoup plus. Nous pouvons notamment nous assurer que les entreprises de nos collectivités savent que le Canada dispose de l'un des réseaux d'accords de libre-échange les plus étendus au monde. Nous pouvons travailler main dans la main avec nos chambres de commerce pour promouvoir les débouchés qui s'offrent à elles.
Je le fais chaque fois que nous concluons un accord commercial. Je réunis toutes les parties prenantes de la chambre de commerce de Mississauga pour m'assurer qu'elles comprennent bien l'accord et qu'elles sont en mesure d'en tirer pleinement parti, ainsi que des possibilités qu'il représente.
Nous pouvons établir un dialogue avec nos universités et nos collèges, qui préparent la prochaine génération d'entrepreneurs, d'innovateurs et de chefs de file mondiaux dans le domaine des affaires. Nous pouvons aider les entreprises canadiennes, en particulier les petites et moyennes entreprises, à trouver les outils et les connaissances dont elles ont besoin pour réussir dans ces marchés internationaux. Quand elles obtiennent leur première commande, des organismes comme Exportation et développement Canada et nos agences de développement régional, entre autres, ont en place des programmes et des mesures de soutien pour favoriser cette croissance, afin que ces entreprises puissent atteindre de nouveaux sommets. C'est l'approche « Équipe Canada ».
Le Canada a contribué à la création de l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste. Il a contribué à sa mise en œuvre. Aujourd'hui, nous avons l'occasion de le rendre nettement plus fort. En appuyant le projet de loi et en accueillant le Royaume‑Uni dans le partenariat, nous multiplierions les possibilités pour les Canadiens et nous renforcerions notre économie et notre leadership pour construire un système commercial mondial plus ouvert et plus prospère. Ensemble, en adoptant une approche « Équipe Canada », nous pouvons faire croître nos exportations, élargir nos horizons et bâtir un avenir axé sur une prospérité partagée pour les Canadiens de ma collectivité, Mississauga, et pour toutes les régions du pays. C'est là un avenir qui vaut la peine d'être protégé.
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Monsieur le Président, je suis heureux de prendre la parole aujourd'hui au nom des habitants de Calgary‑Centre pour discuter de ce projet de loi crucial qui vise à amener le Canada à accepter l'adhésion du Royaume‑Uni à l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste. Le Royaume‑Uni fera ainsi son entrée dans cette famille de partenaires commerciaux internationaux, où le Canada joue évidemment un rôle de premier plan.
Le Parti conservateur du Canada, qui est le parti du commerce libre et équitable à l'échelle mondiale, a défendu cette cause de multiples façons. Bien entendu, le commerce libre et équitable suppose un commerce équitable pour les Canadiens. Parlons-en un peu.
Auparavant, parlons de ce qui existait avant l'approbation de ce nouvel accord commercial avec le Royaume‑Uni. Lorsque le Royaume‑Uni a quitté l'Union européenne, nous avons conclu avec lui l'accord de continuité commerciale, qui régit depuis les échanges commerciaux entre les deux pays.
Fait intéressant, si l'on remonte 10 ans en arrière — alors même que le gouvernement affirme vouloir doubler les échanges commerciaux avec des partenaires autres que les États‑Unis au cours des 10 prochaines années —, on constate que l'inflation a augmenté de 30 % au cours des 10 dernières années. Même si les libéraux brandissent la promesse de doubler la valeur des échanges commerciaux avec des pays autres que nos voisins du Sud, s'agit-il du double en dollars canadiens? Jusqu'où l'inflation continuera‑t‑elle d'augmenter avant que cet accroissement ne corresponde en réalité à un volume d'échanges à peu près équivalent? Pendant ce temps, nos déficits records contribuent à affaiblir la valeur du dollar canadien sur les marchés internationaux.
C'est un facteur important. Lorsqu'on mesure ces éléments en valeur constante, dans un contexte où le gouvernement fait baisser la valeur du dollar pour tous les Canadiens, on constate que cette dévaluation entraîne concrètement une réduction des échanges commerciaux. Il faut donc comprendre ce que le gouvernement veut vraiment dire lorsqu'il affirme que son objectif consiste à doubler les échanges commerciaux avec des partenaires autres que les États‑Unis.
Examinons les échanges que le Canada fait actuellement, ses exportations réelles vers le Royaume‑Uni. Il y exporte principalement des métaux, l'or étant en tête de liste. Le Canada produit beaucoup d'or et l'exporte. Le Royaume‑Uni acquiert cet or. Ce pays est l'une des réserves mondiales où les autres pays du monde entreposent leur or. Le système bancaire du Royaume‑Uni s'intéresse à l'or depuis très longtemps, y compris à des aspects tels que la fixation du cours de l'or sur le marché. Pendant plus d'un siècle, cinq banques privées dans le monde ont plus ou moins fixé le prix de l'or. Aujourd'hui, cette responsabilité est en partie partagée avec les États‑Unis, mais l'or est sur une lancée ici.
Le cours actuel de l'or atteint presque 7 000 dollars canadiens sur le marché, parce qu'il est demandé partout dans le monde. À mesure que les gouvernements comme le gouvernement actuel du Canada déprécient leur monnaie en accumulant des déficits toujours plus grands, les métaux précieux comme l'or prennent de la valeur. Nous en exportons énormément.
Les députés savent-ils quelle banque centrale du monde n'a pas de réserve d'or? C'est la banque centrale du Canada. La Banque du Canada ne possède pas d'or. Elle détient beaucoup de dollars américains. Elle a déjà accru de 60 milliards de dollars ses ventes de cette devise cette année. Il n'en est pas ainsi parce que le dollar américain se porte bien; en fait, il se porte mal par rapport à la plupart des autres devises du monde.
La Banque du Canada achète des dollars américains parce qu'elle manipule la devise canadienne. Ce n'est pas censé être l'objectif, mais j'ignore quel est l'autre objectif qu'elle poursuit. J'ai déjà été gestionnaire de portefeuille. La banque achète des dollars qui fléchissent. Elle achète des dollars américains quand la devise est à la baisse, ce qui signifie qu'elle est défaillante si l'on s'en tient à l'équation de valeur. Il y a ici un autre objectif, et le reste du monde le sait. Le reste du monde achète moins de dollars américains, ce qui fait monter le cours de toutes les autres devises. C'est là un aparté.
Je reviens à l'accord commercial. Un des éléments que nous avons au Canada, quand on pense à un accord commercial, est l'investissement étranger direct. Certes, c'est un élément important, mais le Canada accuse tellement de retard pour ce qui est de la fuite des capitaux. C'est un créancier net par rapport au Royaume-Uni, si l'on regarde l'argent qui est sorti du Canada en faveur de lieux d'investissement plus sûr ailleurs dans le monde. Le Royaume‑Uni est un de ces lieux où les investisseurs canadiens continuent de trouver de meilleures perspectives d'investissement que dans leur propre pays. Cela est dû aux politiques du gouvernement.
Il n'y a pas de bons rendements ici. Toutes les initiatives auxquelles participe le gouvernement doivent être soutenues pour inciter les investisseurs à venir au Canada. Un gouvernement doit entretenir des relations pour attirer les investissements dans le pays, car les règles n'ont plus d'importance, compte tenu de la manière dont il gère l'économie canadienne. Le système réglementaire est désormais plus contraignant et plus coûteux que le coût réel des projets d'investissement dans le pays. Cela doit changer, et nous en sommes conscients.
Pour en revenir au Royaume‑Uni, nous acceptons que ce pays vienne ici. Il s'agit d'un changement par rapport à l'accord de continuité commerciale, remplacé par cet accord que nous avons conclu avec plusieurs autres pays à travers le monde, un accord de partenariat transpacifique global et progressiste. C'est important, mais il y a également eu des négociations. Je ne sais pas qui mène les négociations pour le gouvernement. Le gouvernement ne cesse de vanter les mérites du et de ses excellentes relations avec le Royaume‑Uni, mais qu'avons-nous obtenu de ces négociations commerciales?
Je pose cette question parce qu'il y a toute une série de lacunes qui auraient dû être comblées, et de nombreuses industries à travers le Canada se demandent pourquoi nous n'avons pas des échanges commerciaux libres et équitables avec le Royaume‑Uni dans certains secteurs clés. L'un d'entre eux se trouve bien sûr en Alberta, d'où je viens, et il s'agit de l'industrie bovine.
L'industrie bovine a demandé à plusieurs reprises l'annulation de l'accord de continuité commerciale, car celui-ci crée un désavantage pour les producteurs canadiens par rapport aux producteurs britanniques. Pour mettre les choses en perspective, l'industrie bovine canadienne compte environ 11,5 millions de têtes de bétail, contre 9,5 millions pour le Royaume‑Uni. Ce dernier exporte néanmoins du bétail vers le Canada. Est-ce logique? La population canadienne est beaucoup moins nombreuse que la population britannique. Le Canada compte environ 40 millions d'habitants, comparativement à environ 65 millions d'habitants au Royaume‑Uni. Or, ce dernier exporte une partie de son cheptel bovin, pourtant moins important, pour notre consommation au Canada, mais n'achète pas de bétail canadien. Y a-t-il un problème avec le bétail canadien? D'un point de vue scientifique, il n'y a aucun problème. Nous faisons le commerce de bovins avec tous les autres pays du PTPGP; cette question aurait donc dû être négociée dans le cadre de l'accord PTPGP avec le Royaume‑Uni.
Je vais également vous donner quelques statistiques concernant le porc. Le cheptel porcin canadien compte environ 13,9 millions de têtes. Le Royaume‑Uni en compte environ 4,7 millions, mais il n'accepte pas le porc canadien. Le Royaume‑Uni va-t-il parler au Japon, à la Corée, à la Chine et à tous les autres pays avec lesquels le Canada fait du commerce de la qualité du porc canadien et des raisons pour lesquelles il ne serait pas assez bon pour les consommateurs britanniques? Il n'est pas assez bon parce qu'une mesure de protection est en place. Selon nous, le Royaume‑Uni doit protéger son industrie au détriment des nations qui pratiquent un commerce libre et équitable dans le monde, dont le Canada.
C'est l'une des occasions que le gouvernement a manquées. Je ne sais pas ce que ses négociateurs ont obtenu en échange de cette omission, mais une autre inquiétude dont mes concitoyens me parlent souvent concerne les pensions. Beaucoup de citoyens britanniques résident au Canada, et 100 000 d'entre eux touchent une pension du Royaume‑Uni. Pour une raison ou une autre, les retraités qui vivent au Canada ne bénéficient pas d'une indexation au coût de la vie, comme c'est le cas dans la plupart des autres pays du monde. Cela nuit aux Canadiens qui touchent une pension du Royaume‑Uni, mais qui ont emménagé au Canada. Les retraités britanniques ne sont pas traités de la même manière aux États‑Unis. Pourquoi? Apparemment, c'est parce que les négociateurs canadiens sont moins efficaces.
Je soumets de nouveau cette question au gouvernement. J'entends des députés faire l'éloge du , le présenter comme un négociateur hors pair et comme l'homme du moment. Pourtant, il semblait assez facile d'obtenir gain de cause dans ce dossier, et il n'y est même pas parvenu.
C'est une question d'équité pour ces retraités. Ils ont gagné leur pension après avoir passé toute leur vie active au Royaume‑Uni. Ensuite, ils ont émigré au Canada, et ils ne bénéficient pas des mêmes augmentations liées au coût de la vie que le reste de leurs compatriotes dans le monde, ainsi qu'au Royaume‑Uni. C'est regrettable et c'est manifestement quelque chose que le gouvernement a laissé passer. Il n'a même pas tenu compte de ce dossier, alors que nombre de mes collègues et moi-même lui avons écrit pour lui demander d'inclure cette mesure et de veiller à ce que le gouvernement du Royaume‑Uni y prête attention, car elle est importante pour nos concitoyens.
Il y a beaucoup d'autres problèmes, mais je vais maintenant parler d'autre chose. J'invite les députés à réfléchir aux échanges commerciaux du Royaume‑Uni dans le domaine des produits énergétiques. Je peux d'ores et déjà dire aux députés qu'en 2024, le Royaume‑Uni a importé pour 19,5 milliards de dollars de pétrole provenant de toutes sortes de pays, principalement de la Norvège et des États‑Unis, complètement de l'autre côté de l'Atlantique. Quelle quantité de pétrole a‑t‑il importée du Canada? Pas une seule goutte. Bravo. Côté négociations et accessibilité de notre produit à nos partenaires du monde entier, c'est du joli. Il en va de même pour le gaz naturel. L'année dernière, le Royaume‑Uni a importé pour 39 milliards de dollars de gaz naturel. Quelle proportion de ce gaz naturel provenait du Canada? Encore une fois, aucune, car nous ne sommes pas préparés. Nous n'avons rien fait depuis 10 ans pour développer nos ressources.
J'aurais dû dire que je vais partager mon temps de parole avec un bon ami le député d'. Sur ce, je vais cède la parole à quelqu'un d'autre. Merci.
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Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui au sujet de la mesure législative dont nous sommes saisis, le projet de loi , Loi portant mise en œuvre du Protocole d'adhésion du Royaume‑Uni de Grande‑Bretagne et d'Irlande du Nord à l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste. C'est un nom bien long, mais l'acronyme est PTPGP.
Avant de commencer mon discours, je tiens à souligner une grande victoire dans ma circonscription. L'équipe de basketball des Similkameen Sparks de Keremeos a remporté le championnat de la Colombie‑Britannique la fin de semaine dernière, parmi toutes les écoles de la province. Tous les gens de la circonscription sont très fiers de ces jeunes athlètes extraordinaires.
Des voix: Bravo!
Helena Konanz: Le projet de loi est présenté à la Chambre à un moment où nous sommes préoccupés par les tensions mondiales dans nos relations commerciales. Soyons clairs: le Canada est et restera toujours un grand pays commerçant. Le commerce est le fondement de toutes les économies fortes de l'histoire et le commerce avec le Royaume‑Uni fait partie intégrante de l'histoire canadienne depuis longtemps.
Le a récemment abordé ce sujet lors d'un discours devant un public britannique, évoquant la possibilité de renforcer nos relations en tant qu'alliés. Cela ne signifie pas pour autant que notre pays doive accepter n'importe quel accord. En fin de compte, nous voulons nous assurer que le libre-échange est réciproque. Autrement dit, qu'il est équitable. Si nous accordons l'accès aux marchés canadiens, nous devons en contrepartie avoir accès aux marchés de l'autre pays.
Le libre-échange et le commerce équitable ne sont pas incompatibles. Ils sont complémentaires, ou du moins ils devraient l'être. Le projet de loi aurait dû être l'occasion pour le Canada de faire preuve de force et de réflexion stratégique sur la scène internationale en cette période de turbulence. Or, il s'agit plutôt d'un autre exemple d'un gouvernement qui ne cesse de priver les Canadiens de ce à quoi ils sont en droit de s'attendre.
Soyons clairs: le fait que le Royaume‑Uni adhère à l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste n'est pas le problème. Le problème, c'est le peu que le gouvernement a réussi à obtenir pour les Canadiens lors de ces négociations. Lorsqu'un pays comme le Royaume‑Uni souhaite adhérer à un accord commercial majeur avec le Canada, cela constitue un levier dans la négociation. C'est un levier pour commercialiser davantage de nos produits et pour offrir aux Canadiens davantage de produits que nous ne pouvons pas produire au Canada. C'est à ce stade des négociations que les gouvernements responsables défendent avec vigueur les intérêts de leurs travailleurs, de leurs exportateurs et de leurs aînés. Cependant, une fois de plus, les libéraux ont négocié une victoire pour leurs homologues de l'autre côté de la table, alors qu'il y avait largement matière à en obtenir une pour nous.
Au cours de la dernière décennie, le gouvernement a agi comme si les graves déséquilibres commerciaux avec le Royaume‑Uni ne le préoccupaient pas. Le bœuf britannique entre au Canada en franchise de droits et sans limites. Selon les données de la Bibliothèque du Parlement, la Grande‑Bretagne a exporté pour 28,3 millions de dollars de bœuf et 3,6 millions de dollars de porc vers le Canada au cours du premier semestre de 2025 seulement. Pendant ce temps, le bœuf et le porc canadiens sont soumis à des quotas stricts et font face à des barrières commerciales. Le Canada n'a exporté que pour 122 000 $ de porc et aucun bœuf en 2025.
Le Royaume-Uni continue de refuser d'accepter le système canadien d'hygiène des viandes, bien qu'il soit reconnu à l'échelle internationale et qu'aucune étude scientifique n'ait remis en question sa fiabilité. C'était le moment idéal pour remédier à cette situation. Le Royaume-Uni souhaitait adhérer à l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste. Le Canada aurait pu insister pour que nos exportateurs de bœuf et de porc soient traités équitablement. Or, rien n'a changé. Les mêmes obstacles, les mêmes inégalités persistent. Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas obtenu des améliorations tangibles pour les producteurs canadiens? Il avait le pouvoir, il avait le temps et il avait l'occasion de le faire. Ce qui manquait au gouvernement, c'était la volonté politique de défendre les intérêts de tous les Canadiens.
Je souhaite également attirer l'attention de la Chambre sur les milliers de retraités britanniques qui résident actuellement au Canada, en particulier en Colombie-Britannique, et dont les pensions de retraite restent bloquées, sans aucune augmentation pour compenser l'inflation, sans aucune indexation et sans aucun ajustement.
Ce ne sont pas tous des résidents permanents. Beaucoup sont devenus ce qu'il y a de mieux: ils sont devenus Canadiens. Pourtant, ces personnes âgées ont cotisé au système. Elles ont travaillé au Royaume-Uni. Elles ont construit leur vie en Colombie-Britannique et partout au Canada, mais elles sont traitées de manière injuste par rapport aux retraités qui demandent des prestations à d'autres pays. Cette question aurait pu, elle aussi, être abordée à la table des négociations lorsque le Royaume-Uni a cherché à adhérer à l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste. Mais au lieu de cela, ce fut le silence, une autre occasion manquée. Étant donné que le se vante souvent de ses relations étroites avec le premier ministre britannique et avec le Royaume-Uni dans son ensemble, on se dit qu'il aurait pu aborder cette question.
Le gouvernement libéral aurait pu profiter de cette occasion pour défendre les intérêts de nos producteurs agricoles ou des 100 000 retraités britanniques en cette période de crise du coût de la vie et d'inflation. Il s'agit là d'un schéma de négociation récurrent de la part du gouvernement. Les libéraux ont le don de s'engager dans d'importantes négociations commerciales et d'en ressortir les mains vides. Qu'il s'agisse du bois d'œuvre, de l'acier ou de l'aluminium, le résultat est toujours le même. Le Canada donne beaucoup, mais reçoit très peu en retour.
Comme beaucoup de députés le savent, le secteur du bois d'œuvre occupe une place centrale dans ma circonscription, qui a déjà perdu des centaines d'emplois en cette période tumultueuse. En négociation, on est censé faire des concessions et obtenir quelque chose en retour. Or, c'est exactement l'inverse qui se produit. Depuis un an maintenant, les familles de ma région qui dépendent des emplois dans ce secteur voient le libéral parcourir le monde. Il voyage souvent aux États‑Unis et dans le monde entier en promettant des accords, mais revient toujours les mains vides en ce qui concerne le bois d'œuvre.
Dans ce secteur, le temps joue contre nous. Alors que l'administration Trump s'attaque sans relâche à notre industrie en imposant des droits de douane injustifiés, des scieries ferment leurs portes et des collectivités perdent espoir. Le gouvernement libéral propose d'augmenter légèrement la production intérieure et offre des prêts qui ne feront qu'alourdir l'endettement déjà élevé des scieries, ce qui explique pourquoi beaucoup choisissent plutôt de fermer leurs portes. Des fournisseurs européens de bois d'œuvre tentent de combler le vide que ces droits de douane ont laissé sur le marché américain. Les marchés asiatiques potentiels ne suffisent pas à combler le manque à gagner des fournisseurs canadiens, pas plus que le marché britannique.
L'industrie canadienne du bois d'œuvre a les ressources, les talents et la motivation nécessaires pour prospérer pendant des décennies, mais seulement si ces collectivités peuvent rester unies. J'implore le et son gouvernement de collaborer avec les collectivités forestières et les députés qui les représentent, tous partis confondus, afin de faire front commun à Washington. Nous devons mettre fin à l'absence d'accord sur le bois d'œuvre, qui dure depuis une décennie et quatre administrations présidentielles, tout du long sous un gouvernement libéral. Nous savons que c'est possible. Le gouvernement Harper est parvenu à conclure un accord en quelques semaines seulement. Les familles de ma circonscription, dans les régions de la Similkameen, de Boundary et des Kootenays, ne peuvent plus attendre.
La Chambre ne recherche-t-elle pas toujours des avantages pour le Canada dans les accords commerciaux? A-t-on progressé sur les questions importantes pour nos exportateurs? Qu'a fait le gouvernement pour tirer parti de cette occasion au profit des Canadiens?
Le gouvernement aurait pu défendre fermement les agriculteurs canadiens et exiger du Royaume‑Uni qu'il élimine enfin les obstacles non tarifaires que sont les mesures sanitaires et phytosanitaires qui bloquent nos produits. Il aurait pu défendre les personnes âgées dont les pensions sont gelées depuis des décennies. Cela aurait pu être l'occasion pour le Canada de rappeler au monde entier que l'accès à notre marché est précieux et qu'il n'est pas accordé sans contrepartie.
Au lieu de cela, nous nous retrouvons avec un projet de loi qui met à jour la loi, clarifie les annexes relatives aux droits de douane et confirme l'accès dont le Royaume‑Uni aurait bénéficié de toute façon, sans régler les questions les plus importantes. C'est très décevant.
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Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec mon collègue de .
J'interviens aujourd'hui à l'étape de la troisième lecture du projet de loi , qui vise à mettre en œuvre l'adhésion du Royaume‑Uni à l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste, ou PTPGP.
Avant de parler de commerce international, je vais parler un peu de ma circonscription, Beauport—Limoilou, car ce qui se décide ici, à Ottawa, a des effets très concrets chez nous. Ma circonscription occupe une position stratégique dans la région de Québec et pour le Canada. Elle se trouve à la jonction de plusieurs axes de transport majeurs qui relient la capitale nationale à tout l'Est du Québec et qui vont vers l'Europe. Chaque jour, des marchandises transitent par notre région pour se rendre vers la Côte‑Nord, à Sept‑Îles, à Fermont et jusqu'au Labrador. Les camions empruntent l'autoroute 40, et ensuite la route 138, et ils poursuivent leur route le long du fleuve Saint‑Laurent pour approvisionner les régions industrielles et minières de l'Est du pays. Concrètement, cela signifie que notre territoire fait partie d'un corridor économique dynamique.
Dans Beauport, par exemple, la proximité de ces axes routiers a favorisé l'implantation de nombreuses entreprises de services. On y retrouve des hôtels, des restaurants, des entreprises de transport et de logistique qui accueillent chaque semaine des travailleurs venant de partout: des camionneurs, des ingénieurs, des entrepreneurs, des travailleurs des secteurs minier, forestier, et même de l'énergie. Un camion qui transporte des pièces industrielles vers les mines de la Côte‑Nord peut très bien s'arrêter à Beauport pour la nuit. Un entrepreneur qui vient superviser un chantier à Sept‑Îles peut passer par Québec pour rencontrer des partenaires. C'est ça, la réalité économique de ma circonscription.
À Limoilou, cette dynamique est encore plus visible avec la proximité du port de Québec. On y retrouve des entreprises qui travaillent dans la manutention, l'entreposage, la logistique maritime et le transport intermodal. Lorsque des cargaisons arrivent par bateau ou par train, que ce soit du minerai, des produits forestiers, ou même du blé pour les marchés européens, elles transitent par ce réseau d'entreprises et de travailleurs. Ce sont des emplois bien réels pour les gens de ma circonscription.
Cette réalité nous rappelle quelque chose d'important: le commerce international est un passage obligé pour chaque nation qui cherche à prospérer, et parfois même à survivre.
Partout au pays, l'économie repose sur un tissu d'entreprises locales: des PME familiales, souvent présentes depuis plusieurs générations; des entreprises dans la construction, le transport, la fabrication, les services professionnels ou la transformation. Certaines vendent leurs produits uniquement sur le marché local, mais beaucoup ont aussi le potentiel de les vendre ailleurs. Pensons par exemple aux productions de bois d'œuvre du Québec, aux entreprises d'aluminium de la région du Saguenay—Lac‑Saint‑Jean, aux entreprises agroalimentaires qui exportent du porc, du sirop d'érable ou des produits transformés, ou encore aux entreprises technologiques canadiennes qui développent des solutions numériques et industrielles. Lorsque ces entreprises trouvent de nouveaux marchés, elles grandissent, et, lorsqu'elles grandissent, elles embauchent du personnel.
Nous vivons actuellement dans un contexte international marqué par beaucoup d'incertitude. Les tensions géopolitiques augmentent, les chaînes d'approvisionnement se transforment, les règles du commerce mondial évoluent. Dans ce contexte, le Canada doit agir avec stratégie. Je me permets de faire une comparaison simple que j'aime beaucoup et que j'ai utilisée dans mon dernier discours. Les relations économiques internationales ressemblent parfois beaucoup à une partie d'échecs. Sur un échiquier, un joueur ne pense jamais seulement au prochain coup: il pense trois, quatre ou cinq coups d'avance. Chaque mouvement vise à renforcer sa position, chaque pièce déplacée ouvre une nouvelle possibilité. Surtout, un bon joueur évite de dépendre d'une seule stratégie. Il multiplie ses options.
Pour un pays comme le Canada, la diversification commerciale fonctionne exactement de la même manière. Nous ne pouvons dépendre d'un seul marché. Nous devons avoir plusieurs partenaires, plusieurs avenues et plusieurs possibilités, parce que, dans un monde incertain, avoir des options devient une force stratégique.
C'est exactement ce que représente l'élargissement du PTPGP. Depuis l'entrée en vigueur de cet accord, le commerce entre le Canada et les pays partenaires a connu une croissance importante. Pourquoi? C'est parce que les accords de libre-échange créent de la prévisibilité, une prévisibilité si importante qu'elle permet aux entreprises d'investir en diminuant leur risque.
Pour des entreprises qui souhaitent investir de grosses sommes d'argent pour moderniser une usine, faire de la recherche et développement ou expédier leur marchandise sur de longues distances, l'apport des banques est essentiel dans leur montage financier. Pour un banquier, comme j'en ai été un pendant près de 20 ans, le premier élément qui est examiné et qui est un des plus important avant d'investir, c'est la pérennité des entreprises. La prévisibilité qu'offre ce type d'accord est donc un élément pour rassurer autant les entreprises que les banques lorsqu'il s'agit d'investir. Ces accords réduisent les droits de douane, éliminent plusieurs obstacles administratifs et permettent aux entreprises d'investir en sachant quelles sont les règles du jeu.
Prenons un exemple concret. Lorsqu'un producteur agroalimentaire canadien veut vendre ses produits à l'étranger, les droits de douane peuvent parfois atteindre 20 %, 30 %, voire plus. Avec un accord commercial, ces barrières peuvent disparaître. Cela signifie que l'entreprise canadienne devient immédiatement plus compétitive. C'est la différence entre gagner un contrat ou le perdre. L'adhésion du Royaume‑Uni au PTPGP vient renforcer cette dynamique. Le Royaume‑Uni représente l'une des plus grandes économies du monde. C'est un marché de près de 70 millions de consommateurs, mais c'est aussi un partenaire qui partage avec nous plusieurs valeurs économiques: la primauté du droit, la transparence commerciale et des règles prévisibles.
Dans notre analogie avec les échecs, l'arrivée du Royaume‑Uni dans l'accord renforce notre position sur l'échiquier mondial. Cela élargit l'espace économique dans lequel les entreprises canadiennes peuvent évoluer et cela ouvre de nouvelles portes à nos exportateurs. Les dernières années nous ont appris une leçon importante: une dépendance excessive envers un nombre limité de marchés peut fragiliser une économie. Lorsque les tensions commerciales apparaissent, les conséquences peuvent être rapides. C'est pourquoi la diversification commerciale est essentielle. Elle permet de réduire les risques, de multiplier les débouchés et d'ouvrir de nouvelles possibilités pour les entreprises canadiennes.
À cette étape de la troisième lecture, notre responsabilité est simple: nous devons nous demander si ce projet de loi contribue à la prospérité des Canadiens. Les citoyens de Beauport—Limoilou, comme ceux du reste du pays, nous demandent d'agir, de protéger et de construire. Ils veulent des emplois stables, des entreprises compétitives et des possibilités d'avenir pour leurs enfants. Si nos accords commerciaux permettent à nos entreprises d'innover, d'exporter et de croître ici même au Canada, alors ils remplissent leurs rôles. Cependant, cette ouverture doit toujours s'accompagner de vigilance. Nous devons suivre attentivement les impacts sectoriels, protéger les secteurs sensibles, soutenir activement nos entreprises et les accompagner pour qu'elles puissent profiter de ces nouvelles possibilités au maximum.
L'élargissement du PTPGP n'est pas seulement une mesure technique. C'est un choix stratégique, un choix d'ouverture dans un monde incertain, un choix de diversification plutôt que de dépendance, et surtout un choix qui vise à créer des retombées concrètes pour les travailleurs, les entrepreneurs et les communautés que nous représentons. Comme dans une partie d'échecs, ce qui compte n'est pas seulement le prochain mouvement, c'est la position que nous préparons pour les années à venir.
Aujourd'hui, avec ce projet de loi, nous avons l'occasion de renforcer la position du Canada sur l'échiquier du commerce international. J'invite donc tous les députés à la Chambre à appuyer le projet de loi qui vise à mettre en œuvre l'adhésion du Royaume‑Uni à l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste pour une économie plus diversifiée, plus résiliente et plus prospère. Dans la grande partie économique mondiale qui se joue, le Canada ne défend pas seulement sa position, le Canada joue pour gagner.
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Monsieur le Président, c'est avec plaisir que je prends la parole aujourd'hui au sujet du projet de loi , qui vise à permettre l'adhésion du Royaume‑Uni à l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste, un partenariat avec 11 autres pays. Je vais essayer de prononcer tout mon discours en français. Peut-être qu'une partie de mon discours sera en anglais — nous verrons.
J'ai un lien familial avec le Royaume‑Uni. Ma femme a des origines écossaises et, des deux côtés de ma famille, j'ai également des liens familiaux avec le Royaume‑Uni, plus précisément avec des communautés en Écosse. Je suis aussi le président de l'Association interparlementaire Canada—Royaume‑Uni. Notre groupe parlementaire réunit des conservateurs, des bloquistes et des sénateurs. La semaine dernière, nous avons eu l'occasion de participer à une rencontre avec nos homologues britanniques. Nous avons pu échanger avec le premier ministre Starmer ainsi qu'avec le premier ministre Swinney, qui est responsable du gouvernement écossais. Le sujet dont nous discutons aujourd'hui est lié à mon travail, à mes liens familiaux et à ma communauté. Bien sûr, dans Kings—Hants, beaucoup de gens ont un héritage lié au Royaume‑Uni et à la Grande‑Bretagne et nos liens avec ces communautés sont très forts.
Je voudrais commencer par souligner que le partenariat entre le Canada et le Royaume‑Uni est absolument incroyable. Nous avons le même roi et la même tradition parlementaire. Le Parlement canadien s'inspire directement du modèle de Westminster, à Londres, sans compter les liens familiaux qui nous unissent. Nous avons combattu ensemble durant la Première et la Deuxième Guerre mondiales. Nous avons défendu et soutenu la Grande‑Bretagne au cours de ces deux conflits et, bien sûr, nous continuons aujourd'hui à collaborer dans le cadre de l'OTAN. Nous entretenons des partenariats militaires avec plusieurs pays, mais aussi avec le Royaume‑Uni. Enfin, à mon avis, le Canada et le Royaume‑Uni partagent les mêmes valeurs.
Ce projet de loi est relativement simple et j'imagine qu'il bénéficie de l'appui de tous les députés à la Chambre des communes. À tout le moins, je crois que les deux grands partis, le Parti conservateur et le Parti libéral, ont l'intention de faire avancer ce projet de loi, puisque, dans l'ensemble, il n'est pas compliqué et il ne soulève pas de difficultés majeures.
Il est important de souligner que 97 % du libre‑échange des produits, des biens et des services entre le Canada et le Royaume‑Uni se fait sans droits de douane. Cela dit, il y a certains problèmes, relativement petits, que je tiens aussi à souligner. Je crois qu'il est essentiel que tous les parlementaires réfléchissent à la manière de faire progresser nos autres partenariats. Nous avons, selon moi, l'occasion de faire avancer nos partenariats, notamment dans les domaines de la défense et de l'approvisionnement. À titre d'exemple, je représente une circonscription de la Nouvelle‑Écosse, Kings—Hants. À Halifax, il y a des chantiers navals. On construit des navires militaires pour l'avenir de la Marine royale canadienne. Nous avons un système qui est géré avec le Royaume‑Uni, BAE Systems.
Il y a beaucoup d'exemples qui montrent que notre industrie d'approvisionnement militaire a envoyé des produits au Royaume‑Uni. Leur système est le même. Les gouvernements à Londres et à Ottawa veulent maintenant tous deux augmenter leurs dépenses en matière de défense et nous avons l'occasion d'élargir ce partenariat. Je pense aussi à l'aspect touristique. Nous avons, en Nouvelle‑Écosse, la plus grande population parlant le gaélique à l'extérieur de l'Écosse. Peut-être que cela peut attirer chez nous les personnes qui parlent le gaélique ou qui ont des liens familiaux, par exemple.
Je vais maintenant soulever quelques points qui rendent la relation difficile. Nous avons eu des conversations avec nos homologues la semaine dernière au sujet des règles d'origine pour le secteur de l'automobile. Beaucoup de pièces qui servent à la fabrication des véhicules en Grande‑Bretagne viennent du marché européen, et les Britanniques éprouvent de la frustration quant au principe de la nation la plus favorisée, qui fait qu'ils doivent payer des droits de douane de 6,1 % pour importer des pièces de véhicules du Canada.
De notre côté, comme ma collègue l'a mentionné, nous éprouvons une certaine frustration relativement à l'accès aux secteurs du bœuf et du porc. Nous sommes frustrés en raison de spécifications techniques, plus précisément le lavage des carcasses, nos normes ne répondant pas aux leurs. Je comprends le gouvernement d'avoir soulevé ces points et de vouloir continuer à les soulever en ce qui a trait à l'accès pour nos fermiers. Je voudrais toutefois ajouter que, grâce au travail qu'a fait mon honorable collègue avec la Chine, avec l'Inde et avec d'autres pays, particulièrement en ce qui concerne les éleveurs de bœufs, nos fermiers ont désormais beaucoup de débouchés.
[Traduction]
Pendant le temps qu'il me reste, je voudrais parler des retraités britanniques et évoquer brièvement les spécificités européennes. On estime qu'il y a environ 100 000 retraités britanniques au Canada. L'absence d'indexation de leurs pensions demeure un point de friction persistant dans nos relations bilatérales. Les retraités britanniques résidant aux États‑Unis bénéficient d'une pension entièrement indexée, mais dans 50 des 56 pays du Commonwealth, leurs pensions ne sont pas indexées. Les estimations du coût que cela représenterait pour le Trésor britannique varient, mais en tant que président de la délégation, je tiens à ce que les retraités britanniques au Canada sachent que cette question a été soulevée.
Nous continuons à faire pression sur le gouvernement britannique à ce sujet. Nous comprenons les défis auxquels le Trésor britannique est confronté, mais nous pensons que tous les parlementaires canadiens devraient soutenir cette cause. Nous indexons les prestations sociales et les pensions des Canadiens au Royaume‑Uni et nous estimons qu'il devrait y avoir réciprocité. Je tiens à ce que mes collègues sachent que c'est la position du gouvernement et que notre ancien ministre du Commerce ainsi que notre actuel ont soulevé cette question. Nous espérons voir une résolution à ce sujet. C'est une question que le gouvernement soulève.
Monsieur le Président, vous représentez , une circonscription où l'agriculture — surtout la production laitière, si je ne m'abuse — revêt une importance particulière. J'aimerais soulever la question de la réglementation de l'Union européenne en matière de normes sanitaires et phytosanitaires. C'est un sujet sur lequel le Royaume‑Uni est actuellement en négociation avec l'Union européenne. Nous devons suivre de près ce genre de délibérations, car l'Union européenne tend à réduire la liste des produits disponibles pour les intrants agricoles essentiels. Le gouvernement doit veiller à ce que cette question soit soulevée auprès de l'Union européenne. En ce qui concerne la facilitation des échanges, en particulier dans les secteurs de l'agriculture et de l'agroalimentaire, c'est un travail que nous pouvons continuer à faire. Nous bénéficions d'un excellent accès aux marchés du monde entier, et il s'agit là de la prochaine étape.
Le projet de loi dont nous sommes saisis ne prête pas à controverse, et nous devons l'adopter. Le Royaume‑Uni est un excellent partenaire pour le Canada, mais il existe certains domaines précis sur lesquels nous devons continuer de nous concentrer dans les jours à venir. J'attends avec impatience les questions de mes collègues.
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Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec mon collègue d', un parlementaire avec qui il est agréable de travailler, un homme soucieux des autres et un ami.
Aujourd'hui, comme les députés ont pu le constater, le débat porte sur le commerce international. C'est l'un des sujets qui préoccupent le plus les Canadiens en ce moment. D'un océan à l'autre, les Canadiens s'inquiètent pour leur famille et leurs économies. Ils craignent de ne pas arriver à joindre les deux bouts à la fin du mois. Certains ont déjà perdu leur emploi, et je pense que beaucoup d'autres se demandent si ce sera bientôt leur tour. C'est la dure réalité. Certains aspects de cette réalité échappent entièrement à leur contrôle. Toutefois, les Canadiens sont nombreux à savoir qu'ils ont peut-être un certain contrôle sur beaucoup d'autres aspects.
Je tiens à être très claire sur un point à ce sujet. Ce ne sont pas les Canadiens qui échouent. En fait, on les laisse tomber, selon moi. Ils vont travailler tous les jours. Ils subviennent aux besoins de leur famille. Ils contribuent à leurs collectivités. Ils acquièrent de nouvelles compétences et ils aspirent tout simplement à une vie meilleure. Si quelqu'un les laisse tomber, c'est bien le gouvernement, qui ne tient pas ses promesses.
Je dirai ceci: les conservateurs sont favorables au libre-échange parce que nous sommes une nation commerçante. C'est une évidence. Notre prospérité dépend de la vente de biens et de ressources au reste du monde, et bon nombre d'entre nous ici présents n'ont aucune idée de ce qu'était la vie avant le libre-échange, en particulier avec nos principaux partenaires.
Cependant, nous sommes également favorables à un commerce équitable. C'est sur ce point que je souhaite axer mon propos. Pour que le commerce soit équitable, les producteurs canadiens doivent avoir un accès véritable aux marchés de notre pays, sans barrière. Nous devons défendre les éleveurs, les agriculteurs et les producteurs canadiens lorsqu'ils sont traités injustement. Je sais que beaucoup de députés pensent que la nourriture vient des épiceries, mais beaucoup de gens la produisent avant qu'elle y arrive, comme les éleveurs de bétail, les agriculteurs et tous les autres qui nous permettent d'avoir de quoi manger. C'est en pensant à ces gens que nous sommes amenés à parler du Royaume-Uni et à nous intéresser à cette question.
Dans le cadre de l'Accord de continuité commerciale, le Royaume-Uni a imposé sur le porc et le bœuf canadiens des obstacles non tarifaires qui ne reposent pas sur des données scientifiques, ce qui est problématique. Le Royaume-Uni refuse d'accepter le lavage des carcasses, méthode utilisée en toute sécurité dans les abattoirs canadiens, et il a mis en place une réglementation contre le bœuf canadien à cause des méthodes que nous employons ici et qui sont conformes à notre propre réglementation. Ces mesures ont pour effet d'interdire à nos produits l'accès au marché britannique. Or, il faut une égalité de traitement en matière de commerce.
Il résulte de cette situation un déséquilibre flagrant. Je sais que notre connaît ces chiffres par cœur, mais j'ai dû les vérifier à la Bibliothèque du Parlement. La Grande-Bretagne a exporté vers le Canada pour 16 millions de dollars de bœuf en 2023, pour 42 millions de dollars en 2024 et pour 28 millions de dollars au cours du seul premier semestre de 2025. Parallèlement, le Canada n'a exporté vers la Grande-Bretagne que pour 85 000 $ de bœuf en 2023 et 25 000 $ en 2024. Il n'a rien exporté du tout en 2025.
Il en va de même pour le porc. Le Royaume-Uni a exporté pour des millions de dollars vers le Canada, tandis que le Canada n'a exporté aucun porc vers le Royaume-Uni en 2023 et n'en a exporté que pour environ 120 000 $ au cours de l'année écoulée. On ne peut parler d'échanges équitables, et quiconque examine les chiffres le comprendra.
Après près d'une décennie au pouvoir, le gouvernement libéral fait de grands discours sur le commerce. Il n'a pas réussi à résoudre ces problèmes, et cela a des conséquences. Ce sont nos producteurs qui subissent ces conséquences, ainsi que les personnes qui consomment ces produits ici, au Canada. Cela va bien au-delà de l'agriculture et révèle, à mon avis, un échec plus profond du gouvernement, un échec qui devrait inciter tout le monde à remettre en question ces beaux discours sur le commerce. C'est là que nous entrons dans les détails. Le gouvernement demande maintenant au Parlement d'approuver l'adhésion du Royaume-Uni au PTPGP sans supprimer ces obstacles et sans rendre les choses équitables. Il semble que le gouvernement se prépare à accorder un nouvel accès au marché canadien tout en empêchant nos agriculteurs d'accéder au marché britannique. Ce n'est pas fort comme négociation, et tout le monde le comprend.
Il y a une autre question que le gouvernement a ignorée. Bien que le député l'ait mentionnée, ils vont de l'avant sans l'avoir résolue. Je parle du dossier des 100 000 retraités britanniques et plus qui vivent au Canada. Contrairement aux retraités qui prennent leur retraite dans des pays comme les États-Unis, leurs pensions ne sont pas indexées sur l'inflation, et nous savons tous ce qui s'est passé avec l'inflation au cours des deux dernières années sous la direction des libéraux.
Les retraités soulèvent la question depuis des années et ils réclament le même traitement que les retraités d'autres pays, ce qui est tout à fait légitime. Compte tenu de la relation étroite entre le et son homologue du Royaume‑Uni, on aurait pu s'attendre à ce que le gouvernement profite des négociations pour défendre les intérêts des agriculteurs canadiens et des 100 000 retraités qui vivent ici, au Canada, en pleine crise du coût de la vie. Au lieu de cela, ces questions demeurent non résolues.
Aujourd'hui, nous parlons du projet de loi , et le débat à la Chambre nous porte à croire qu'il s'agit d'un tout nouvel accord commercial ou d'une percée majeure. Or, ce n'est pas le cas. Le projet de loi C‑13 ne constitue pas un nouvel accord commercial. Il s'agit simplement d'une mesure législative qui vise à mettre à jour la loi canadienne des années après la négociation d'un accord. Autrement dit, le Parlement ne débat pas d'une nouvelle stratégie commerciale pour le Canada. On nous demande d'approuver des changements nécessaires à l'issue de négociations qui ont eu lieu il y a des années. Même si le gouvernement a réussi à retarder le processus — et je peux maintenant comprendre l'urgence de la situation —, on en est aux médailles de participation. Ce n'est pas la voie à suivre pour élargir nos marchés à un moment critique.
Les libéraux parlent souvent de l'importance de la diversification commerciale, mais le Canada a été parmi les derniers signataires de l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste à ratifier l'adhésion du Royaume‑Uni, et ce retard a son importance. Il est important pour les entreprises canadiennes qui, parce que cette adhésion a tardé, ont attendu plus longtemps pour accéder au marché britannique.
Le gouvernement se réjouit des modifications techniques apportées à un accord commercial, sauf qu'en vérité, le la principale relation commerciale du Canada reste profondément instable. Plus de 70 % des exportations canadiennes sont destinées aux États‑Unis. Nous le savons tous, mais aujourd'hui, cette relation est manifestement assombrie par l'incertitude, les droits de douane, les différends non résolus et l'absence d'une stratégie commerciale sérieuse qui ne fasse pas abstraction de la réalité.
Pour les Canadiens, de nombreuses questions restent en suspens: où en sommes-nous exactement? Quel est le plan? Que pense le par rapport à l'industrie automobile américaine, au secteur des ressources et à tout le reste? Nous ne le saurons peut-être jamais. Nous avons appris que le se rendait à Washington, puis plus rien. Les Canadiens ont besoin d'être informés, sinon ils doivent se contenter d'autres débats à la Chambre sur des amendements techniques concernant l'adhésion à un accord négocié il y a longtemps.
J'aimerais ajouter un autre point. Les accords commerciaux sont importants, mais ils ne peuvent à eux seuls résoudre les problèmes économiques plus profonds du Canada. Ils ne peuvent compenser une économie qui est devenue moins compétitive en raison de l'augmentation des taxes et de la réglementation. Au cours de la dernière décennie, nous avons constaté une baisse des investissements par travailleur et une faible croissance de la productivité par rapport à nos pairs. Nous ne parlons pas de statistiques abstraites sur le commerce, car le commerce consiste à attirer des partenaires ici et à exporter nos produits ailleurs. Ces facteurs se traduisent également directement par une diminution du nombre d'emplois, un ralentissement de la croissance des salaires et une réduction des débouchés pour les Canadiens. Lorsque les entreprises doivent décider où investir et si elles doivent se développer au pays ou s'installer ailleurs, ces facteurs sont vraiment importants. Il est essentiel de bâtir une économie compétitive qui récompense le travail, encourage l'investissement et élimine les obstacles inutiles à la croissance, car c'est ainsi que nous progresserons dans le domaine du commerce.
Nous avons l'intention de soutenir l'expansion des marchés pour les produits canadiens. Nous l'avons toujours fait et nous continuerons de le faire, mais nous examinerons également l'incapacité du gouvernement à obtenir des gains et des résultats concrets pour les Canadiens, ce qui est le sujet de ce débat. Nous ne comprenons pas vraiment pourquoi nous signons un accord qui nous désavantage. Pourquoi les libéraux ont-ils laissé la situation se détériorer au point où nos producteurs de porc, nos producteurs de bœuf et 100 000 retraités britanniques se retrouvent tous dans une situation moins favorable, et pourquoi persiste-t-on avec cet accord?
Les Canadiens méritent un accord qui fonctionne pour le Canada. Cela vaut pour cet accord et pour tous les autres. Nous n'allons pas brandir une médaille de participation pour célébrer quelque chose qui aurait dû être fait depuis longtemps. C'est pourquoi je voulais prendre la parole dans ce débat.