La Chambre reprend l'étude, interrompue le 9 mars, de la motion portant que le projet de loi , soit lu pour la deuxième fois et renvoyé à un comité.
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Monsieur le Président, par votre entremise, j'aimerais souhaiter à mon mari, Mike, un heureux 20
e anniversaire à l'occasion de la Saint‑Patrick. Nous sommes dans cette folle aventure ensemble, et c'est vraiment merveilleux.
En tant qu'ancienne conseillère municipale, je connais très bien le processus de développement et je suis très consciente de la crise du logement. Je suis donc très heureuse d'avoir l'occasion non seulement de souhaiter un heureux anniversaire à Mike, mais aussi de parler de l'importance de la Loi sur Maisons Canada.
Ce projet de loi établit Maisons Canada en tant que société d'État vouée à la construction de logements vraiment abordables partout au pays. Le projet de loi est la prochaine étape importante pour renforcer la capacité du gouvernement fédéral à s'attaquer à la crise du logement au Canada. Le besoin est très clair. Partout au pays, beaucoup trop de Canadiens ont du mal à trouver un logement abordable. Le phénomène n'est pas nouveau, mais il est urgent. En 2010, le Centre canadien de politiques alternatives a publié un rapport sur la bulle immobilière au Canada, qui entraînera tôt ou tard une catastrophe. Selon le titre du communiqué de presse, la bulle immobilière a atteint un sommet précaire jamais vu depuis 30 ans.
C'était en 2010. Nous voici, 16 ans plus tard, et le problème persiste à cause de différents dirigeants politiques et de différentes conditions du marché. De nombreuses raisons expliquent les problèmes complexes que l'on connaît en lien avec le système de logement du Canada. Au cours des 30 dernières années, l'indice des prix de la construction de bâtiments au Canada a plus que doublé, le coût des terrains et de la main-d'œuvre a augmenté et, en toile de fond, l'offre de logements n'a tout simplement pas suivi la demande croissante de logements du marché. Les gouvernements, tous ordres confondus, n'ont pas investi dans les logements communautaires, abordables, sociaux et supervisés, car ils croyaient à tort que le secteur privé comblerait cet écart, alors que ce n'est pas son mandat. Même si on commence à observer des améliorations prometteuses dans plusieurs villes du pays, il est évident qu'il faut en faire davantage et, surtout, qu'il faut procéder autrement. C'est pourquoi nous adoptons une nouvelle approche.
Depuis son lancement en septembre 2025, Maisons Canada a fait des progrès dans l'augmentation de l'offre de logements abordables partout au Canada. L'agence stimule la productivité et l'innovation du secteur de la construction résidentielle et elle fait office de catalyseur pour les méthodes de construction modernes. En réunissant l'accès aux terres fédérales, l'expertise en matière de développement et des outils financiers souples sous un même toit, Maisons Canada facilite et accélère le lancement de grands projets.
Grâce à des prêts à faible taux d'intérêt, à des placements en actions, à des contributions et à des garanties, Maisons Canada travaillera en étroite collaboration avec des partenaires de toutes les sphères du milieu du logement, notamment avec des organismes sans but lucratif, des organisations autochtones, des promoteurs privés et les différents ordres de gouvernement. L'investissement fédéral dans le logement stimule l'emploi et appuie les entreprises locales, ce qui contribue à dynamiser tous les secteurs de l'économie canadienne.
Maisons Canada applique aussi la politique « Achetez canadien » du gouvernement. L'objectif est de privilégier les projets qui misent sur des matériaux canadiens, de renforcer les chaînes d'approvisionnement nationales et de créer des emplois bien rémunérés. Cette approche s'inscrit pleinement dans les investissements importants du gouvernement dans la formation pour les métiers de la construction.
En privilégiant le recours à des méthodes de construction modernes, telles que la construction d'habitations en usine, Maisons Canada stimulera une industrie de la construction résidentielle plus productive. Je l'ai vu de mes propres yeux. L'entreprise Pacd Homes, établie à Guelph, est en mesure de livrer une maison emballée à plat. Elle assemble des unités d'habitation supplémentaires en s'inspirant des méthodes mises au point par le secteur de l'automobile, l'un des plus productifs au pays, à partir de nouveaux matériaux. Ces unités peuvent être expédiées puis assemblées en quatre à six semaines, sous réserve du zonage et de la disponibilité du terrain. Nous verrons ce genre d'innovations se répandre partout au Canada. Elles généreront une demande continue pour des logements fabriqués en usine, afin d'accélérer la livraison, de réduire les coûts et d'améliorer la durabilité.
Le comité de l'industrie vient de terminer une étude sur la productivité et la façon dont le Canada peut la stimuler. Les députés savent-ils que les secteurs affichant la productivité la plus faible sont souvent ceux qui exigent beaucoup de main-d'œuvre, qui tardent à adopter de nouvelles technologies ou qui sont principalement composés de petites entreprises? Ce sont toutes des caractéristiques du secteur de la construction résidentielle. En fait, en 2024, la Banque TD a désigné la construction comme l'un des secteurs les moins productifs, indiquant que la productivité y était à son plus bas niveau en 30 ans.
Les besoins sont si grands que même en stimulant la productivité dans la construction de logements, il y aura encore beaucoup de place pour les petits constructeurs. Chaque nouveau logement construit entraînera une augmentation de la demande d'acier, de bois d'œuvre et d'aluminium canadiens, ce qui aidera les travailleurs et les entreprises à prospérer. Une forte augmentation de l'offre exercera une pression à la baisse sur les prix du logement. Ce sont là des résultats tangibles déjà livrés par Maisons Canada.
En quelques mois à peine, Maisons Canada a permis d'accomplir des progrès mesurables. On a signé des accords historiques avec de nombreuses provinces et municipalités, et six projets fonciers fédéraux sont en cours de réalisation. Nous nous attaquons à la crise du logement au Canada. Souhaiterions-nous que cela se règle instantanément? Absolument. Grâce aux innovations, des milliers de logements abordables ont été promis, et les travaux devraient commencer cette année. Partout au pays, des centaines de projets sont en cours d'examen et seront bientôt prêts à être mis en chantier. Voilà des résultats concrets qui montrent comment une nouvelle approche peut permettre de réaliser ses ambitions. C'est ce qu'on peut accomplir lorsqu'on accorde la priorité à la rapidité, à l'innovation et, surtout, à la collaboration.
Les défenseurs du droit au logement de tout le pays sont ravis. La semaine dernière à Guelph, j'ai rencontré des promoteurs de projets de logement qui collaborent à la présentation d'un portefeuille de projets. L'un est un projet de logements abordables pour les familles vulnérables, et l'autre est un projet d'immeubles à logements supervisés permanents pour les aînés aux prises avec une maladie mentale. Habituellement, on ne s'attendrait pas à ce que ce genre de projets soit entrepris par le secteur privé. En effet, on le dit motivé par le profit, ce qui est normal, mais les promoteurs du secteur privé de Guelph ont aussi un grand cœur. Au cours des dernières années, ils ont fourni de nombreux services, investi des sommes considérables, mis en place une multitude de mesures de soutien et, surtout, offert des terrains pour aider des projets locaux à voir le jour.
Les terrains se trouvent souvent au cœur de cette question. Par conséquent, le projet de loi donnerait également au gouvernement fédéral le pouvoir de transférer les biens immobiliers et l'expertise en matière d'aménagement de la Société immobilière du Canada Limitée à Maisons Canada. Ce transfert permettrait de rationaliser et de regrouper les outils fédéraux afin de construire directement des logements abordables sur des terrains publics dans l'intérêt général. Maisons Canada et la Société immobilière du Canada continueraient à travailler en étroite collaboration. Elles poursuivraient la mise en œuvre des projets prioritaires, y compris les sites de construction directe, et elles veilleraient à une transition en douceur.
À titre de société d'État, Maisons Canada serait chapeautée par un conseil d'administration chargé de définir l'orientation stratégique, de gérer les risques et de superviser les activités et le rendement. Cette structure garantirait le respect du mandat législatif de Maisons Canada. Un président et un premier dirigeant, tous deux nommés par le gouverneur en conseil, assureraient la direction et veilleraient à ce que les activités de la société correspondent aux priorités du gouvernement. Il est important de noter que le projet de loi conférerait à Maisons Canada l'indépendance nécessaire pour fonctionner efficacement, tout en garantissant des obligations redditionnelles claires envers le Parlement.
[Français]
Avec l'adoption de cette loi et son entrée en vigueur, Maisons Canada deviendra une société d'État. Elle se verra accorder l'indépendance nécessaire pour prendre des risques et l'autonomie opérationnelle pour se concentrer sur la réalisation de son mandat, tout en restant responsable devant les Canadiens.
La création de Maisons Canada en tant que société d'État lui confère la souplesse et l'autonomie juridique et opérationnelle nécessaires pour remplir son mandat. En parallèle, elle maintiendra un cadre de responsabilité clair envers le Parlement. Elle pourra exercer un plus large éventail de pouvoirs qu'un organisme de service spécial. Elle pourra détenir des actifs, effectuer des placements et effectuer des transactions financières complexes.
Ce projet de loi donne suite à l'engagement pris par le gouvernement dans le budget de 2025. C'est une loi historique qui contribuera à faire progresser le mandat de Maisons Canada, qui consiste à construire plus de logements plus rapidement et de façon plus abordable. Elle permettra de garantir à chaque Canadien un logement sécuritaire et abordable.
[Traduction]
Toute personne au Canada, quel que soit l'endroit où elle vit, devrait avoir accès à un logement abordable. Un logement n'est pas seulement un abri. C'est une source de sécurité, de stabilité et d'enracinement dans la collectivité. Nous sommes confrontés à une crise du logement qui s'aggrave depuis des dizaines d'années. Pour y remédier, le nouveau gouvernement adopte un nouveau modèle, une nouvelle approche et de nouvelles méthodes de construction, en plus de miser sur de nouveaux partenariats et de nouvelles collaborations, afin d'accélérer les mises en chantier, de rétablir l'abordabilité du logement et de réduire l'itinérance.
Les Canadiens ont besoin de logements abordables dès maintenant. Le projet de loi permettrait à Maisons Canada de donner suite à la promesse faite par le gouvernement fédéral aux Canadiens. Il ouvrirait des perspectives d'avenir meilleures et prometteuses pour le secteur de la construction résidentielle dans tout le pays.
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Monsieur le Président, le Canada traverse une crise du logement. Ça ne surprend personne à la Chambre et ça ne surprend certainement pas les Canadiens qui cherchent une résidence ou un endroit où vivre, qu'il s'agisse d'accéder à la propriété ou de simplement trouver un espace où se loger.
Nous convenons qu'il y a une crise, c'est vrai, mais comment la résoudre? Le gouvernement a fait des propositions et il a des idées sur la meilleure façon de régler le problème. Selon le directeur parlementaire du budget, les coûts de fonctionnement de Maisons Canada s'élèveraient à environ 219 millions de dollars. Ce serait le prix administratif de cette structure bureaucratique. Ce n'est pas la première version d'une structure bureaucratique chargée du logement du gouvernement libéral, mais c'est la plus récente.
On prévoit une forte baisse des mises en chantier résidentielles. Le gouvernement a promis 500 000 logements par année, mais il n'élimine pas les vrais obstacles, et c'est pourquoi la baisse ou la croissance insuffisante des mises en chantier vont persister.
Les conservateurs proposeraient différentes solutions pour régler ce problème. En ce qui concerne les logements du marché, il y a évidemment un problème d'offre, et il faut y remédier. Le secteur privé sera le principal moteur de la construction de logements. Le gouvernement doit en prendre conscience et faire ce qui s'impose, c'est-à-dire se tasser du chemin pour réduire le fardeau administratif. L'élimination de taxes et d'impôts, comme la TPS sur les maisons neuves, et le versement de fonds fédéraux aux municipalités pour la construction de logements s'inscrivent dans une approche qui permettrait à coup sûr d'accélérer l'approbation des projets et de réduire les prix pour les acheteurs.
Nous avons également besoin de logements sociaux. Les promoteurs privés ne suffiront pas à répondre à ce besoin. Il faut construire de toute urgence des logements supervisés, des logements pour les Autochtones et des logements pour les personnes en situation d'itinérance. Malheureusement, cette structure bureaucratique fédérale — dont le directeur parlementaire du budget a estimé le coût de fonctionnement à 219 millions de dollars — monopoliserait des fonds au détriment d'approches qui ont fait leurs preuves et que nous préconisons.
Nous sommes d'accord avec le gouvernement pour dire qu'il y a une crise du logement, une crise de l'itinérance et une crise de la dépendance. En revanche, il n'y a pas de crise due à une pénurie de structures bureaucratiques au sein de l'État.
Que se passe-t-il lorsque le gouvernement accorde directement des fonds aux personnes dans le besoin sans multiplier les structures administratives? J'ai un bon exemple en tête. Dans ma région, où j'ai plaidé en faveur de la construction de logements supervisés, il y avait un immeuble municipal qui abritait autrefois les bureaux administratifs de l'usine d'épuration. En collaboration avec le député provincial Steve Clark, j'ai encouragé l'administration locale à céder l'immeuble pour la construction de logements supervisés, ce qu'elle a fait en partenariat avec les Comtés unis de Leeds et Grenville. Les partenaires ont ensuite cherché un fournisseur de services et du financement afin de loger des personnes en situation d'itinérance ou aux prises avec des problèmes de dépendance. L'objectif consiste à leur offrir un soutien concret pour se rétablir, cesser la consommation, acquérir des compétences professionnelles ainsi que trouver un emploi et un logement du marché. À la fin de leur parcours, leur place est offerte à quelqu'un d'autre.
Le projet de logements supervisés Pathways, situé à Brockville et administré sur le site par la Société John Howard, offre un excellent exemple de ce qu'on peut faire avec un financement du gouvernement. Ce programme, dont le coût de fonctionnement est de 850 000 $, va changer la vie de dizaines de personnes chaque année, puisqu'il va les aider à sortir de la rue, à cesser de consommer des drogues, à trouver un emploi, à accéder à des logements du marché et à renouer avec leur famille. C'est incroyable. C'est la voie à suivre.
L'Alliance canadienne pour mettre fin à l'itinérance administrait ces fonds. Ils proviennent d'un programme gouvernemental, plus précisément du Fonds d'innovation pour la réduction de l'itinérance. Les paramètres de ce programme sont-ils parfaits? Non, aucun programme gouvernemental ne l'est, mais si on compare l'efficacité de différents investissements, on peut remarquer que cette somme de 850 000 $ va aider des dizaines de personnes parmi les plus vulnérables chaque année dans une collectivité. À titre de comparaison — je penche constamment la tête pour être certain de ne pas me tromper à propos du chiffre fourni par le directeur parlementaire du budget —, il faudra 219 millions de dollars rien que pour les coûts de fonctionnement de cette nouvelle entité bureaucratique. Nous n'avons rien à redire au sujet de ce qui est considéré comme la nature du problème, ni de quelques-unes des solutions pour le résoudre. Par contre, nous n'approuvons pas l'idée de financer une bureaucratie supplémentaire, comme c'est le cas ici.
Pour accélérer la construction de logements au pays, nous pouvons également miser sur une participation accrue des métiers spécialisés et continuer à mobiliser les investissements privés, afin que les constructeurs puissent construire des logements plus rapidement et à plus grande échelle. J'ai eu le privilège de servir au sein des Forces armées canadiennes, où j'exerçais un métier spécialisé. J'étais monteur de lignes de télécommunications, ce qui m'a permis de travailler avec toutes sortes de corps de métier du bâtiment. Ce fut une occasion formidable pour moi. J'ai eu la chance de travailler avec les Canadiens les plus extraordinaires que j'aie jamais rencontrés.
En fréquentant les ouvriers du bâtiment de ma collectivité, j'ai pu constater que ces vaillantes personnes qui construisent et réparent toutes sortes de choses nous montrent clairement que ces investissements en valent le coût. Si nous voulons trouver des moyens pour que tous les ordres de gouvernement collaborent, nous devons établir des partenariats avec eux, investir dans les métiers spécialisés et reconnaître leurs qualifications de manière uniforme partout au pays et leur accorder un traitement fiscal équitable — aussi équitable, voire plus équitable, que celui dont bénéficient les PDG qui peuvent déduire leurs frais de déplacement. Que faisons-nous pour encourager les gens à se lancer dans les métiers du bâtiment?
Il y a une pénurie de logements depuis des années, et l'offre est insuffisante depuis des années. Cependant, il y a eu une augmentation de la bureaucratie liée au logement au cours de la même période, sans que cela règle le problème. Nous convenons qu'il y a un problème, mais nous ne sommes pas d'accord pour qu'on dépense des centaines de millions de dollars afin d'augmenter la bureaucratie.
Nous pouvons nous entendre sur des investissements dans les domaines qui comptent le plus. En réduisant le fardeau fiscal et en éliminant la TPS pour les acheteurs d'une première maison, nous obtiendrons des résultats. Trouvons des moyens de travailler ensemble pour aider les Canadiens sans alourdir la bureaucratie, ce qui fera simplement augmenter l'inflation en raison de la hausse du fardeau fiscal, mais qui ne fera rien pour résoudre de manière significative la crise du logement actuelle au Canada.
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Monsieur le Président, je ne veux pas commencer par un argument politique, mais par une question plus fondamentale que la plupart des Canadiens se posent en ce moment: la prochaine génération aura-t-elle les moyens de vivre là où elle a grandi? Pour trop de Canadiens, et c'est certainement le cas dans la circonscription de Vancouver Granville, la réponse est non. Je pense qu'il vaut la peine d'y réfléchir un instant avant d'entrer dans les détails du projet de loi.
Les détails ne comptent que si nous sommes honnêtes quant à l'ampleur de ce que nous essayons de résoudre. Il ne s'agit pas d'une fluctuation temporaire du marché. Nous sommes aux prises avec un déficit structurel de l'offre de logements qui s'est aggravé au fil des décennies dans les localités, grandes et petites, de toutes les provinces et de tous les territoires. Le coût de l'inaction se répercute sur les familles dont le nombre de membres double dans des logements qui n'ont pas été conçus pour elles, sur les travailleurs qui ne peuvent pas vivre à proximité du lieu des emplois qu'on leur demande d'occuper, parce qu'ils n'en ont pas les moyens, et sur les jeunes qui ont discrètement cessé d'imaginer l'accession à la propriété comme un rêve réalisable. Ce projet de loi est une partie de la réponse du gouvernement à cette réalité.
Le projet de loi , Loi sur Maisons Canada, propose de transformer Maisons Canada, qui est un organisme de service spécial au sein de Logement, Infrastructures et Collectivités Canada, en une société d'État. Je tiens à prendre un moment pour expliquer pourquoi la distinction est importante, parce que je pense qu'il est facile d'entendre « société d'État » et de penser qu'il s'agit d'un détail technique bureaucratique ou d'un projet futile, mais c'est tout le contraire.
Un organisme de service spécial, aussi bien doté en ressources et bien intentionné soit-il, fonctionne dans les limites du ministère dont il dépend. Il ne peut pas détenir d'actifs indépendamment. Il ne peut pas assumer le genre de risque financier nécessaire à la construction de projets résidentiels complexes ou à grande échelle, et il ne peut pas agir avec la rapidité et la souplesse qu'exige l'ampleur de la crise du logement. En revanche, une société d'État peut faire tout cela en restant pleinement tenue de rendre des comptes au Parlement et aux Canadiens.
Concrètement, le projet de loi donnerait à Maisons Canada l'indépendance juridique et opérationnelle nécessaire pour déployer 13 milliards de dollars de capitaux supplémentaires afin de détenir et d'aménager des terrains publics, afin de conclure des accords financiers complexes avec les provinces, les municipalités, les organismes sans but lucratif et les fournisseurs de logements autochtones, et afin de faire tout cela sans les frictions structurelles qui, en toute honnêteté, ont ralenti la construction de logements par le gouvernement fédéral dans le passé, peu importe qui était au pouvoir.
Le projet de loi autoriserait Maisons Canada à intégrer la Société immobilière du Canada, qui viendrait avec ses importantes propriétés foncières et sa grande expertise en matière de développement immobilier. Des organismes sans but lucratif, des groupes confessionnels et d'autres organisations pourraient ainsi faire œuvre utile de leurs terrains dans le contexte de la crise du logement qui sévit au pays. C'est important. Les terrains fédéraux sont un des actifs les plus sous-exploités dont nous disposons pour remédier à la pénurie de logements, et le projet de loi entamerait un virage à cet égard.
Les arguments qu'on pourrait avancer contre le projet de loi sont prévisibles, et ils méritent une réponse étoffée. Nous entendrons — en fait, nous avons déjà entendu — qu'il ajoute encore une autre structure bureaucratique fédérale, que le gouvernement s'immiscerait là où il n'a pas sa place et que ce sont les constructeurs qui construisent des logements, pas les bureaucrates. Je dirais, en toute déférence, que ces arguments dénotent un manque de compréhension de ce que Maisons Canada vise à faire.
Maisons Canada ne rivalisera pas avec le secteur privé et ne remplacera pas les constructeurs, les promoteurs immobiliers, ni les mécanismes du marché, qui demeurent essentiels à l'offre de logements. Son rôle est plutôt de combler les lacunes du marché et donc de financer la construction de logements à prix modique, de logements hors marché, de logements avec services de soutien et de transition, de logements pour les communautés autochtones, ainsi que de logements dans des marchés moins attrayants pour les investisseurs privés. Il ne s'agit pas d'ingérence de la part du gouvernement. Le gouvernement fait ce que seul le gouvernement peut faire.
J'aimerais donner un exemple concret, car je pense que ce débat mérite de passer de la théorie aux faits. Le mois dernier, Maisons Canada et la Colombie‑Britannique ont annoncé un partenariat qui, à mon sens, montre précisément ce que ce modèle permet d'accomplir. L'entente se traduit par un investissement de 170 milliards de dollars de la part de Maisons Canada et de 640 millions de dollars de la part de BC Housing.
Au total, ce partenariat permettra de construire au moins 700 logements supervisés et de transition prêts à être mis en chantier au cours des 12 prochains mois, ainsi que de fournir au moins 400 logements locatifs abordables au moyen du portefeuille Digitally Accelerated Standardized Housing de la Colombie‑Britannique, qui utilise des composantes préfabriquées fabriquées au Canada pour réduire les coûts et raccourcir les délais de construction. Il s'agit d'un investissement fédéral qui génère plusieurs fois sa valeur en investissements provinciaux. Ce sont plus de 1 000 logements qui seront construits grâce à des méthodes de construction canadiennes innovantes, dans des délais qui n'auraient pas été réalisables avec l'ancien modèle.
C'est la mise en œuvre concrète de l'intention du législateur, et ce n'est pas un exemple isolé. Depuis son lancement en septembre, l'agence Maisons Canada a déjà conclu des partenariats et des accords avec la Ville d'Ottawa et avec la Nouvelle‑Écosse et le Québec, ainsi qu'un accord tripartite avec le Nunavut et la Nunavut Tunngavik Incorporated. Tous ces projets, combinés à l'accord avec la Colombie‑Britannique, représentent déjà plus de 8 600 nouveaux logements.
Depuis que j'ai été élu, je me suis engagé auprès des habitants de ma circonscription à faire tout mon possible pour livrer des logements abordables et locatifs dans notre région. Plus de 10 000 logements abordables et locatifs ont déjà été construits depuis dans Vancouver Granville. Cependant, cela ne suffit pas. C'est pourquoi le travail avec Maisons Canada est essentiel.
Je tiens à dire un mot sur l'abordabilité et la reddition de comptes, car je sais que cette question sera soulevée, comme il se doit. La reddition de comptes ne détourne pas l'attention de l'urgence de la crise du logement; elle qui permet plutôt d'assurer une mise en œuvre soutenue et à long terme. En tant que société d'État, Maisons Canada serait dirigée par un conseil d'administration dont la direction serait nommée par le gouverneur en conseil. Elle serait assujettie à la Loi sur la gestion des finances publiques. Elle ferait rapport au Parlement. Le ministre conserverait le pouvoir de donner des directives.
Ce ne sont pas des mécanismes de reddition de comptes laxistes, au contraire. Il s'agit du cadre standard qui régit les sociétés d'État efficaces au Canada depuis des générations. La question n'est pas de savoir s'il y aura une reddition de comptes, mais de déterminer si nous sommes disposés à donner à cette institution l'indépendance dont elle a besoin pour s'acquitter de ses fonctions. Le projet de loi vise à établir un juste équilibre à cet égard.
Je pense à ce que le projet de loi permettrait d'accomplir dans 10, 15 ou 20 ans. Qu'est-ce qu'il permettrait de réaliser dans ce délai? L'histoire nous a appris que les investissements les plus importants que font les gouvernements sont rarement ceux qui produisent des résultats immédiatement visibles. Il ne s'agit pas seulement de ce qui se passera d'ici les prochaines élections, mais de la sécurité et de la stabilité pour des générations de Canadiens.
Les infrastructures construites par les générations précédentes, les institutions créées au fil des décennies et les paris à long terme sur l'innovation et la capacité qui se sont additionnés avec le temps sont ce qui détermine si un pays bâtit son avenir ou s'il ne fait que gérer son présent. L'abordabilité du logement est l'un de ces paris à long terme. Transformer Maisons Canada en une institution durable, bien capitalisée et indépendante sur le plan opérationnel n'est pas une solution rapide. C'est une mesure qui, si elle est bien menée, permettra de jeter les bases de la construction de logements pour les Canadiens bien après la fin des jeux politiques actuels.
De ce côté-ci de la Chambre, nous croyons, et j'abonde en ce sens, que ce programme en vaut la peine, et qu'il vaut la peine de le mettre en œuvre de toute urgence. Les données probantes amassées au cours des six derniers mois, les partenariats, les projets, les capitaux déployés, les collectivités mobilisées de la Colombie‑Britannique à la Nouvelle‑Écosse en passant par le Nunavut, suggèrent que Maisons Canada est une institution prête à assumer cette responsabilité.
Quand je pense à ce qu'on a déjà accompli dans ma circonscription, qu'il s'agisse du projet Soroptimist, qui vise à offrir des logements dirigés par des femmes à des femmes et à des familles dirigées par des femmes, du projet Ashley Mar, qui a transformé un petit nombre de logements coopératifs en centaines de logements coopératifs côtoyant des logements locatifs, ou du projet Sen̓áḵw, dans le Nord de ma circonscription, je constate que chacun de ces projets, qui sont appuyés par le gouvernement fédéral, a permis de construire différents types de logements. Ils ont permis de pallier la pénurie de logements intermédiaires et de répondre aux besoins des travailleurs pour qu'ils puissent vivre près de leur lieu de travail.
Cependant, il en faut davantage. Il faut être capable d'agir rapidement, et je pense que tous les députés sont conscients que la Société canadienne d'hypothèques et de logement n'a pas été en mesure d'y parvenir à elle seule. C'est pourquoi, compte tenu de la latitude, des pouvoirs, des moyens et de l'indépendance dont elle dispose pour agir, l'agence Maisons Canada fera ce que nous avons tous besoin qu'elle fasse.
En effet, l'agence libérera le potentiel des capitaux privés, des investisseurs qui pourront collaborer avec le gouvernement et des terres que possède le gouvernement fédéral. Elle permettra à toutes sortes de groupes et d'organismes qui possèdent des terrains, mais qui n'ont pas les moyens de les aménager, de travailler avec le gouvernement fédéral et d'envisager une approche par portefeuille dans tout le pays pour construire des logements dans les collectivités qui en ont désespérément besoin.
Ce projet de loi transformerait de façon positive la vie des Canadiens, des jeunes et des personnes qui en ont le plus besoin. Il ferait également en sorte que les collectivités soient résilientes, que les villes soient fortes et que les régions rurales du Canada aient ce à quoi elles ont droit: le type de logements pour lequel la demande augmentera. J'invite fortement tous les députés à soutenir le projet de loi . Je sais qu'en adoptant le projet de loi et qu'en faisant une place à Maisons Canada, tout en lui donnant le mandat qu'elle mérite, nous obtiendrions les résultats auxquels les Canadiens sont en droit de s'attendre de nous tous.
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Monsieur le Président, dans Montmorency—Charlevoix, comme partout au pays, les familles travaillent fort et font les bons choix. Les gens se lèvent chaque matin, se rendent au travail. Ils paient leurs taxes et impôts. Ils veulent bâtir une vie meilleure pour leurs enfants. Toutefois, aujourd'hui, pour trop de jeunes familles, pour trop de travailleurs, pour trop d'aînés, une chose essentielle est en train de leur échapper: la possibilité de se loger convenablement à un prix raisonnable dans leur propre région.
Ce n'est pas seulement une crise du logement. C'est une crise du coût de la vie. C'est une crise du développement de nos régions. C'est aussi une crise de confiance envers nos institutions et envers le gouvernement, qui promet beaucoup, annonce beaucoup, dépense beaucoup, mais ne livre pas de résultats.
Les libéraux ont promis de bâtir 500 000 logements par année. Selon les projections actuelles, on construira plutôt 212 000 logements par année d'ici 2028, soit moins que la moitié. On est donc très loin de la promesse des libéraux. On est très loin du besoin. On est surtout très loin de ce que vivent concrètement les familles qui cherchent une maison, mais qui vont devoir rester en appartement plus longtemps parce que le marché n'est manifestement pas au rendez-vous.
Qu'a fait le gouvernement libéral pour essayer de répondre à cette crise? Au lieu de bâtir un vrai plan, il a créé plus de bureaucratie. Au lieu d'accélérer les mises en chantier, il a ajouté un quatrième département dans le domaine du logement. Au lieu de fixer des objectifs clairs, le ministre lui-même nous dit qu'aucun objectif global n'a été fixé relativement au nombre de logements à construire. Quand un gouvernement n'est même pas capable de savoir combien de logements il veut vraiment construire, comment pouvons-nous, comme élus et comme population, faire confiance aux libéraux?
Ce n'est pas tout. L'évaluation indique que, même quand la machine va se mettre en marche, Maisons Canada va seulement être capable de construire 5 000 maisons par année. C'est 1 % de ce qui a été annoncé. Ce n'est pas une stratégie à la hauteur de la crise. Ce n'est pas une réponse à la hauteur des familles. Ce n'est pas un plan de construction. C'est une illusion de travail. Ce sont des annonces, de belles photos, mais ça ne répond pas aux vrais problèmes.
Pendant ce temps, que vivent les gens? Ils voient les prix d'à peu près tout grimper. Ils voient les taux d'intérêt augmenter, ce qui leur ferme les portes à la possibilité d'acheter une maison. Ils voient leur budget de famille être dévoré par le prix payé pour le loyer. Ils voient leurs enfants quitter les régions parce qu'ils ne sont pas capables de venir s'y installer.
Chez nous, dans Montmorency—Charlevoix, cette réalité frappe de plein fouet les jeunes couples, les travailleurs du tourisme, les employés des commerces, les familles monoparentales, les personnes âgées qui veulent demeurer dans leur communauté, mais aussi les petites entreprises qui ne sont pas capables de trouver des employés parce que les employés ne sont pas capables de venir s'établir dans les villes. Avoir accès à un toit, c'est la fondation du développement d'une famille, d'un futur, de l'avenir d'une communauté. C'est une question de vitalité économique. C'est une question de santé sociale. C'est une question d'occupation du territoire. C'est effectivement une question existentielle pour nos régions.
Le fédéral ne peut pas tout faire tout seul, ça, on le sait. Au Québec, l'aménagement du territoire, l'urbanisme, les permis et plusieurs leviers relèvent du municipal et du provincial. Cependant, le gouvernement fédéral a des responsabilités bien réelles et il peut vraiment aider là où son champ de compétence le lui permet. Le fédéral peut alléger les taxes fédérales, mieux orienter ses transferts dans certains programmes, libérer rapidement ses terrains et ses immeubles vides, mettre fin aux obstacles fiscaux qui freinent l'investissement dans la construction.
Le fédéral peut conclure des ententes claires avec le Québec et avec les municipalités pour récompenser ceux qui travaillent réellement au lieu de financer de la paperasse. Autrement dit, Ottawa ne délivre pas les permis municipaux, mais Ottawa peut cesser de compliquer la crise et commencer à récompenser ceux qui bâtissent. C'est pour ça que les conservateurs proposent une approche simple et claire, et surtout responsable sur le plan fédéral.
Premièrement, il faut éliminer la TPS sur toutes les maisons neuves qui coûtent moins de 1,3 million de dollars. Ça, c'est un geste qui est strictement fédéral. Ça baisse directement le coût d'achat. Ça aide les familles et ça encourage la construction de maisons neuves. Ça pourrait aussi représenter des économies allant jusqu'à 65 000 $ pour une famille.
Deuxièmement, on peut lier les fonds fédéraux d'infrastructure à la performance en construction résidentielle. Soyons clairs: ce sont les municipalités qui décident des permis, cela relève de leur compétence. Par contre, le fédéral a le droit, et même le devoir, d'exiger des résultats quand il verse des milliards de dollars aux villes.
Nous, les conservateurs, proposons que les municipalités autorisent une augmentation minimale de 15 % par année de la construction résidentielle pour recevoir pleinement l'appui du fédéral. Ce n'est pas de l'intrusion dans les champs de compétence des municipalités, c'est une condition fédérale à un financement fédéral. C'est exactement comme ça qu'un gouvernement sérieux peut travailler en partenariat en félicitant les villes qui souhaitent vraiment trouver des solutions pour leurs concitoyens.
Troisièmement, on peut réduire de 50 % les taxes et les charges qui font exploser les coûts de construction. Ici aussi, on va se le dire, les charges, c'est municipal, ou souvent même encadré par des programmes provinciaux. Cependant, le fédéral peut établir des normes. Il ne peut pas abolir toutes ces normes lui-même, mais il peut travailler sur des ententes avec le Québec et les municipalités, utiliser ses programmes et mettre sur la table des incitatifs financiers pour obtenir des réductions de taxes et des réductions de charges. Autrement dit, la coopération, ce n'est pas juste un slogan, ça doit devenir une méthode de travail. Québec garde ses compétences, les municipalités gardent leurs compétences, mais Ottawa utilise ses outils financiers pour obtenir plus de logements plus vite et à moindre coût.
Quatrièmement, on peut mettre fin à l'impôt sur le gain en capital sur les réinvestissements dans les logements neufs au Canada. Ça, encore une fois, c'est une responsabilité fédérale. C'est un levier puissant pour débloquer des milliards de dollars d'investissement dans des constructions résidentielles. Voici ce que nous proposons: moins de pénalités fiscales, plus d'investissements privés, plus de logements, moins de discours et plus d'actions.
Finalement, le gouvernement fédéral doit faire le ménage chez lui. Il nous a été révélé que ça prend jusqu'à neuf ans pour se départir d'une propriété fédérale. Quand on sait ça, on comprend le problème. Le gouvernement libéral parle de vitesse, mais il agit en tortue. On parle d'urgence, mais il fonctionne comme s'il n'y avait pas de presse, comme si la vie était belle. Si le fédéral possède des terrains, des immeubles et des sites qui sont sous-utilisés, voire complètement vides, il doit les rendre disponibles rapidement avec des critères qui sont clairs, des ententes qui sont simples et des obligations de résultat.
Il ne faut pas que ce soit neuf ans plus tard et il ne faut pas que ce soit avec trois ou quatre structures administratives de plus. Pendant que les libéraux prennent leur temps, les familles paient les factures. Les familles paient plus cher pour tout. Les familles renoncent à acheter, présentement. Les familles repoussent même le projet d'avoir des enfants parce qu'elles ne sont pas capables de se trouver une maison abordable. Les familles quittent nos régions parce qu'elles ne sont pas capables de rester là pour s'établir.
Qu'est-ce que ça veut dire, concrètement, dans Montmorency—Charlevoix? Ça veut dire qu'une préposée aux bénéficiaires, un employé de l'hôtel, un jeune entrepreneur, un couple avec deux enfants, un pêcheur et un aîné qui veulent rester dans la région se demandent tous la même chose. Ils se demandent comment ils vont faire pour rester dans notre région, dans leur chez-soi. C'est ça, la vraie question.
La réponse ne viendra pas avec une nouvelle agence qui n'a pas de cibles claires. Elle ne viendra pas avec plus de délais. Ça ne viendra pas avec plus de communiqués de presse. Ça ne viendra pas avec plus d'annonces devant des faux projets. Ça va venir avec une réponse claire du gouvernement fédéral qui respecte ses compétences et qui les utilise pleinement pour baisser les taxes fédérales, pour récompenser la construction, pour accélérer la mise à disposition des terrains fédéraux, pour attirer l'investissement privé et pour conclure des partenariats avec le Québec, les MRC, les municipalités et le secteur privé.
Les conservateurs croient qu'un pays fort, ça commence par des familles capables de se loger. Nous croyons qu'une économie forte, ça commence par des travailleurs capables de rester dans leur région. Nous croyons qu'une société juste commence avec un toit abordable au-dessus de la tête de tous. Nous croyons surtout qu'après 10 ans de promesses, les Canadiens méritent des résultats. C'est assez, la bureaucratie. C'est assez, les faux départs. C'est assez, les promesses de plan. Le temps est venu de bâtir plus, de taxer moins, d'approuver plus vite et de redonner aux familles la possibilité non seulement de survivre, mais de réussir.