Interventions à la Chambre des communes
 
 
 
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Voir le profil de Geoff Regan
Lib. (NS)
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2019-03-19 10:02 [p.26147]
Conformément à l'article 79.13 de la Loi sur le Parlement du Canada, il est de mon devoir de présenter à la Chambre un rapport du directeur parlementaire du budget intitulé « DPB - Plan de travail pour 2019-2020 ».
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
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2019-03-19 10:03 [p.26147]
Monsieur le Président, conformément à l'article 36(8) du Règlement, j'ai l'honneur de déposer, dans les deux langues officielles, la réponse du gouvernement à huit pétitions.
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je suis ravie de présenter, dans les deux langues officielles, le 28e rapport du Comité permanent des transports, de l'infrastructure et des collectivités, intitulé « Évaluation de l'incidence du bruit des avions près des grands aéroports canadiens ».
Je tiens à remercier les membres du Comité de leur coopération. Dans ma circonscription, Humber River—Black Creek, le bruit causé par l'aéroport est un problème important, comme c'est aussi le cas à Calgary et dans bien d'autres localités situées à proximité d'aéroports partout au pays. Nous devons nous pencher sur ce problème. Nous espérons que ce rapport fournira quelques lignes directrices qui aideront le ministère à donner suite à certaines des recommandations.
Voir le profil de Alexander Nuttall
PCC (ON)
Monsieur le Président, je propose que le 51e rapport du Comité permanent des comptes publics, présenté le jeudi 4 octobre 2018, soit adopté.
C'est assurément un honneur de prendre la parole à ce sujet aujourd'hui.
Avant de commencer, je signale que je partagerai mon temps de parole avec le député de Sherwood Park—Fort Saskatchewan.
C'est un rapport très intéressant. Il remonte à 14 ou 15 ans, jusqu'au gouvernement libéral précédent. Il y est question des décisions qui n'ont pas été prises relativement à l'entretien du pont. En vieillissant, le pont a eu besoin de diverses réparations. Celles-ci ont fait l'objet d'un nouveau plan d'activités, mais le gouvernement fédéral n'est jamais passé à l'action.
Avec le temps, il a été déterminé que le gouvernement fédéral et d'autres intervenants de la région fassent affaire avec nulle autre que la société SNC-Lavalin pour travailler à la conception du pont Champlain. Les députés se demandent sans doute s'il s'agit de la même société dont il aurait été question en comité aujourd'hui, si ce n'était des efforts d'un groupe de députés d'une certaine allégeance politique, nommément libérale, qui ont essayé d'empêcher la poursuite de la procédure en comité. Pour revenir au sujet qui nous occupe, oui, il s'agit bel et bien de la même société SNC-Lavalin.
Parcourir ce rapport du comité nous donne certainement l'occasion de réfléchir au travail que fait SNC et nous pouvons enfin parler de SNC et de ce qui est arrivé. À la lumière de ce qui s'est passé au cours des derniers mois, nous savons que SNC a des problèmes avec la justice — appelons cela ainsi — liés à certains dignitaires étrangers, si je peux utiliser ce terme, qui entraient dans notre pays. Nous savons qu'il y a eu une demande d'accord bonbon pour éviter des poursuites.
Nous avons vu l'ancienne procureure générale défendre le système de justice canadien, faisant ce qu'elle estimait alors juste et qui consistait essentiellement à endosser le rôle de la personne qui allait défendre la primauté du droit. Malheureusement, nous l'avons entendue expliquer au comité que les membres du gouvernement actuel, jusqu'au premier ministre, lui avaient demandé d'agir à l'encontre de ce qu'elle estimait être juste pour protéger la primauté du droit et notre démocratie dans son ensemble, et d'aider l'entreprise en question, chargée des plans et des travaux d'ingénierie pour le pont Champlain.
Depuis que l'affaire a éclaté au grand jour, l'ancienne procureure générale a démissionné au motif — je paraphrase — qu'elle était incapable de dire publiquement que le premier ministre et le gouvernement avaient encore sa confiance. Peu de temps après, une autre ministre très bien en vue, à qui l'on avait confié le portefeuille des Affaires autochtones puis celui du Conseil du Trésor, a démissionné à cause de ce scandale et des suites de l'affaire SNC-Lavalin. C'est sans parler du secrétaire principal du premier ministre, son bras droit, qui est parti, lui aussi, à cause du scandale qui entoure SNC-Lavalin. Vient enfin le greffier du Conseil privé, dont la démission devrait être officielle très bientôt si l'on a bien compris.
Personnellement, tout cela est loin de me donner l'impression qu'il n'y a rien à voir. Si c'était effectivement le cas, nous n'aurions pas eu toutes ces ministres qui ont quitté le Cabinet, nous n'aurions pas eu trois remaniements ministériels en un mois, le chef de la fonction publique n'aurait pas quitté ses fonctions et le principal conseiller du premier ministre, avec qui il est ami depuis l'université, n'aurait pas donné lui aussi sa démission.
S'il n'y avait vraiment rien à voir et s'il n'y avait effectivement aucune raison pour le comité de la justice et tous les autres de s'intéresser de plus près à cette affaire, s'il n'avait aucun motif de lancer une commission d'enquête, il me semble qu'il devrait y avoir au moins une personne dans cette salle qui pourrait nous expliquer le tout de manière claire et cohérente. Ce n'est hélas pas ce qui s'est passé, et la demande de SNC pour un accord de suspension des poursuites s'est transformée en véritable tempête, que dis-je, en ouragan.
Nous savons que les Canadiens regardent la situation et se demandent pourquoi SNC recevrait un traitement de faveur pour éviter un procès alors que le Canadien moyen est laissé pour compte. Les Canadiens pensent qu'ils sont tenus de respecter la loi et de suivre les règles, et que, s'ils le font et qu'ils travaillent très fort, ils auront des chances de prospérer. Pendant ce temps, le premier ministre, le conseiller principal du premier ministre et le premier fonctionnaire en importance cherchent tous à obtenir pour une grande société, SNC-Lavalin, qui a réalisé la conception du pont Champlain, un traitement de faveur afin qu'elle puisse se soustraire aux lois en vigueur.
Comment expliquer à nos enfants que la personne moyenne qui ne respecte pas la loi doit payer pour ses erreurs, mais que les grandes sociétés comme SNC-Lavalin, qui ont beaucoup d'amis au sein du Parti libéral du Canada, qui font du lobbying à gogo auprès de ce dernier et qui recrutent les bons ex-fonctionnaires pour s'assurer leurs services peuvent en fait influencer le premier ministre du pays afin qu'il modifie la loi en leur faveur? Ce n'est pas correct. Ce n'est pas la leçon que nous souhaitons enseigner à nos enfants. Il faut leur apprendre que des lois existent et qu'il faut les respecter. Il faut leur apprendre que chaque décision a des conséquences.
Le fait est que le premier ministre, son cabinet, les hauts fonctionnaires et les conseillers principaux ont créé un ensemble de règles qui s'appliquent aux gens riches et célèbres et qui diffèrent des règles que doit respecter le reste de la population canadienne. J'invite les députés à imaginer un instant qu'un jeune Canadien mis en état d'arrestation pour quelque raison ait accès aux mêmes ressources pour faire du lobbying auprès du premier ministre et de son entourage. Dans la réalité, ce n'est pas le cas, et nous devons donc promouvoir le principe selon lequel tous les citoyens devraient être traités de façon égale en vertu de la loi. Voici la raison fondamentale qui explique pourquoi l'ancienne procureure générale a senti le besoin de donner sa démission dans la foulée du remaniement ministériel. Elle avait compris ce qui allait bientôt se passer suite aux entretiens qu'elle a eus avec le secrétaire principal, le président du Conseil privé et d'autres personnes dans l'entourage du premier ministre, ainsi qu'avec le premier ministre lui-même. Elle savait qu'un traitement de faveur risquait d'être accordé à SNC-Lavalin, et elle savait que la primauté du droit et notre démocratie allaient être bafouées.
Je sais que SNC a conclu un grand nombre de contrats avec le gouvernement fédéral. Comme je l'ai dit, le remplacement du pont Champlain en est un exemple. Or, cette relation d'affaires ne devrait en aucun cas influer sur les processus juridiques, sur les idéaux du Canada. Le premier ministre ne devrait jamais pouvoir contourner ce qui est écrit noir sur blanc dans la Constitution du pays ni faire fi des principes établis en ce qui concerne le bien public et la confiance de la population.
Nous savons qu'un lien de confiance a été brisé, mais ce n'est pas par rapport à la primauté du droit. La population ne doute pas de la primauté du droit ni du régime démocratique canadien. C'est leur confiance dans le premier ministre, dans le gouvernement qui s'étiole depuis un bon moment. Cette affaire fait toutefois passer les choses à la vitesse supérieure. Les Canadiens savent maintenant que le premier ministre est prêt à changer les lois de façon à permettre à ses amis, qui sont des gens influents, riches et célèbres, qui sont de gros bonnets du milieu des affaires, de commettre des actes impensables et de s'en tirer à bon compte.
Je ne parlerai même pas du problème initial, c'est-à-dire des sommes dépensées par SNC lors de la visite au Canada d'une personne que j'ose à peine qualifier de dignitaire et de ce à quoi elles ont servi. C'était ignoble et inacceptable. Nous devrions déposer des accusations avec toute la rigueur de la loi. La société SNC-Lavalin ne mérite pas de traitement de faveur parce qu'elle entretient des relations privilégiées avec des gens haut placés dans ce gouvernement tentaculaire.
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Lib. (MB)
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2019-03-19 10:14 [p.26148]
Monsieur le Président, les Montréalais attendaient depuis longtemps le remplacement du pont Champlain. Stephen Harper et le gouvernement conservateur les ont toutefois laissé tomber, trahissant du même coup tous les Québécois. En fait, ils ont laissé tomber tous les Canadiens dans de nombreux domaines. Le gouvernement Harper était incapable de mener un projet à bien, et celui-là en est un bon exemple. Pour sa part, le gouvernement libéral fait des investissements d'envergure historique dans toutes les régions du pays, comme en témoigne l'exemple du pont Champlain.
Aujourd'hui, les conservateurs cherchent une fois de plus à empêcher le débat sur le projet de loi C-92, une mesure cruciale présentée par le gouvernement. Des centaines d'enfants de ma circonscription, Winnipeg-Nord, sont placés en foyer d'accueil. Alors que ce projet de loi s'inscrit dans un effort de réconciliation, les conservateurs veulent encore court-circuiter le débat sur une mesure législative importante.
Comment le député d'en face peut-il croire que le Parti conservateur a le droit de priver les Canadiens d'un débat et d'une mesure législative judicieuse et solide et de s'adonner à de petits jeux politiques à propos du dossier de SNC-Lavalin, alors que son chef et son parti ont eux-mêmes rencontré des représentants de cette entreprise? Le député n'a pas dit un mot à ce sujet.
Voir le profil de Alexander Nuttall
PCC (ON)
Monsieur le Président, il est incroyable que le député me pose une question dans laquelle il affirme que nous tentons de priver les Canadiens d'un projet de loi et d'empêcher le débat alors que le gouvernement libéral a mis fin aujourd'hui au débat du comité de la justice et qu'il empêche les Canadiens de connaître la vérité, de comprendre ce cas de corruption et de savoir pourquoi tous ces gens démissionnent. On dirait un jeu de dominos. Les Canadiens veulent savoir pourquoi c'est ainsi, mais les libéraux refusent d'aller plus loin.
Pourquoi le député ne se regarde-t-il pas dans le miroir avant de poser ce genre de questions?
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PCC (ON)
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2019-03-19 10:16 [p.26149]
Monsieur le Président, j'ai une observation à faire et une question à poser.
J'ai entendu le premier ministre et les libéraux insister sur le fait que l'accord avec SNC-Lavalin avait comme visée de sauver les emplois canadiens. Je ne sais pas si les députés se souviennent du fait que je suis ingénieure. J'ai été directrice commerciale. À ce moment-là, j'étais responsable de vendre des services d'ingénierie et de construction au Québec et j'étais en concurrence directe avec SNC-Lavalin. Je peux dire en toute connaissance de cause que nous n'allons pas perdre d'emplois si SNC-Lavalin perd la capacité de soumissionner des contrats gouvernementaux. Cela veut simplement dire que Stantec, Cegertec et WorleyParsons obtiendront ces contrats, et tous les ingénieurs migreront là où se trouvent les projets. Ainsi, c'est une manoeuvre de diversion pure et simple. Dans ce scandale, les libéraux ne se sont souciés que des élections et du fait de se protéger.
Il me semble que le fait que des hauts placés de SNC-Lavalin soient actifs au sein du Parti libéral représente un énorme conflit d'intérêts. Le député pourrait-il nous dire ce qu'il en pense?
Voir le profil de Alexander Nuttall
PCC (ON)
Monsieur le Président, je tiens simplement à préciser un point soulevé précédemment par le député qui a posé une question tout à l'heure. C'est le gouvernement Martin qui a d'abord été saisi du dossier du pont Champlain et qui n'en a rien fait. Je tenais seulement à rétablir les faits.
Pour ce qui est des liens entre le Parti libéral et SNC-Lavalin, ils sont partout. Nous savons qu'ils sont partout. Il faut des réponses et des explications aux questions. Malheureusement, le Parti libéral fait passer ses propres idées, l'avenir du premier ministre ainsi que l'emploi de ce dernier et celui des députés avant les intérêts du pays.
Voir le profil de Charlie Angus
NPD (ON)
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2019-03-19 10:18 [p.26149]
Monsieur le Président, je suis profondément préoccupé parce que l'unité de lutte contre la corruption de l'OCDE a dit qu'elle...
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
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2019-03-19 10:18 [p.26149]
Je dois interrompre le député de Timmins—Baie James un moment.
J'essaie d'entendre sa question, mais, étant donné qu'il se trouve à l'autre bout de la Chambre et qu'il y a beaucoup de jacassements, j'y arrive difficilement, alors j'imagine que c'est la même chose pour tout le monde. Tout le monde souhaite entendre sa question, alors laissons-le poursuivre.
Voir le profil de Charlie Angus
NPD (ON)
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2019-03-19 10:18 [p.26149]
Monsieur le Président, tout le monde sait que je suis quelqu'un de timide. Je suis bien soulagé que vous soyez intervenu pour défendre mon droit de parler à la Chambre.
Ce dont il est question, c'est l'unité de lutte contre la corruption de l'OCDE qui a donné un avertissement au gouvernement libéral. Elle va surveiller de très près le travail du comité de la justice, entre autres. Le Cabinet du premier ministre a promis de mener une enquête robuste, mais les libéraux y ont mis fin.
Le député peut-il me parler de la crédibilité d'un premier ministre qui a jeté par la fenêtre son programme de réconciliation, son programme féministe, son idée d'un gouvernement ouvert et responsable et, plus récemment, sa politique étrangère, qu'il sacrifie pour conclure un accord de suspension des poursuites pour ses amis de SNC-Lavalin?
Selon le député, dans quelle mesure le premier ministre est-il prêt à sacrifier la crédibilité des députés libéraux pour conclure cet accord?
Voir le profil de Alexander Nuttall
PCC (ON)
Monsieur le Président, nous avons en fait un premier ministre qui est prêt à aider ses amis des grandes entreprises aux dépens d'à peu près tout le monde autour de lui: l'ancienne procureure générale, le greffier du Conseil privé, son secrétaire principal.
Je sais, car nous le voyons dans nos bureaux, que tous les députés libéraux du pays entendent la même chose de la part des Canadiens, à savoir que le premier ministre a perdu leur confiance. Les libéraux doivent remettre le gouvernement sur les rails. Malheureusement, ils s'y prennent mal.
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PCC (QC)
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2019-03-19 10:20 [p.26149]
Monsieur le Président, le torchon brûle au sein du Cabinet du premier ministre et on appelle les pompiers. On engage des avocats de l'extérieur, mais personne ne semble capable d'éteindre le feu. C'est incroyable.
Six semaines se sont écoulées depuis la parution de l'article du Globe and Mail qui a révélé que des pressions indues et soutenues avaient été exercées à l'endroit de l'ancienne procureure générale par le Cabinet du premier ministre, le premier ministre lui-même et son personnel. Cela fait six semaines que le premier ministre lui-même a refusé de faire ce qui devait être fait, c'est-à-dire faire toute la lumière sur l'affaire de SNC-Lavalin et permettre à tous les acteurs de parler afin de préserver la confiance des Canadiens dans nos institutions.
Ce qui est en jeu ici, c'est la relation de confiance entre les citoyens canadiens, leur gouvernement et leurs institutions judiciaires. Ce n'est pas rien. Malgré toutes les tentatives de ce gouvernement, du premier ministre, des membres du Cabinet et des députés libéraux afin d'atténuer la crise et de cacher ce dossier sous le tapis, quand la poussière qu'on veut cacher est plus grosse que le tapis, on ne peut pas la cacher.
Malheureusement, c'est ce qui arrive. Depuis six semaines, ce gouvernement essaie de camoufler la vérité concernant l'affaire SNC-Lavalin. Il tente délibérément et répétitivement de faire croire qu'il ne s'est absolument rien passé. C'est ce qui est encore plus aberrant. Je n'ai jamais vu cela de mon vivant. Je suis jeune, mais je suis sûr que la plupart de mes collègues qui ont plus d'expérience que moi à la Chambre n'ont jamais vu quelque chose de semblable se produire ici, à la Chambre, ou dans d'autres législatures. On n'aura jamais vu autant de personnes démissionner alors qu'on dit qu'il ne s'est rien passé. C'est la vérité. C'est cela qui est arrivé. C'est ce que le gouvernement tente de nous faire croire. Les quatre personnes les plus influentes et importantes au sein du Cabinet du premier ministre et dans l'entourage du premier ministre ont décidé de démissionner, mais celui-ci dit qu'il ne s'est rien passé et que c'est normal.
On dit qu'il faut agir comme si de rien n'était et que ce sont des choses qui arrivent, mais ce n'est pas vrai. Ce ne sont pas des choses qui arrivent ou qui devraient arriver. En tout cas, ce ne sont pas des choses qui sont déjà arrivées, mais je crois que ce sont des choses qui vont arriver de plus en plus souvent avec le gouvernement libéral si on est encore pris avec lui quelques années. Malheureusement pour les libéraux, ce n'est pas ce qui va arriver.
L'ancienne procureure générale, qui avait été mutée au ministère des Anciens Combattants, la présidente du Conseil du Trésor, le conseiller principal et meilleur ami du premier ministre — c'est ce qui a été dit plusieurs fois dans les journaux, je ne connais pas leur relation — ont démissionné, et c'est maintenant au tour du greffier du Conseil privé. Ces quatre démissions sont liées à l'affaire SNC-Lavalin, mais elles sont surtout liées à la confiance du public dans le système judiciaire du Canada. Voilà de quoi il est question ici.
Comment peut-on faire confiance à un gouvernement qui a perdu quatre personnes parce qu'elles n'ont plus confiance en lui? Comment peut-on avoir la certitude que le gouvernement ne s'ingérera pas dans d'autres causes? Comment peut-on faire confiance à un gouvernement qui a déjà fait trop de choses pour tenter de camoufler ce qui s'est réellement passé? Les Canadiens n'ont plus confiance en lui.
Tout le monde connaît un peu la vie des députés. La fin de semaine, nous nous promenons, nous allons rencontrer des citoyens et nous faisons notre épicerie, car nous devons aussi mettre des choses dans notre réfrigérateur. Cette fin de semaine, mon épouse et moi faisions notre épicerie, et pour la première fois depuis mon élection en 2015, je n'ai pas été capable de la compléter, car les gens m'arrêtaient pour me parler.
Ils voulaient me dire à quel point ils sont choqués par l'attitude du premier ministre et de son Cabinet. Ils veulent connaître toute la vérité maintenant qu'ils savent sans aucun doute que l'ancienne procureure n'a pas pu parler. Cela n'est jamais arrivé depuis que j'ai été élu en 2015.
Les gens ne font plus confiance au premier ministre et au gouvernement actuel. Des gens à qui je n'ai jamais parlé m'arrêtent sur la rue pour me le dire. Les gens nous disent spontanément de ne pas lâcher le morceau. Ils nous disent qu'ils veulent absolument connaître toute la vérité. En fin de semaine passée, cela m'est arrivé à l'épicerie, au restaurant et à plusieurs autres endroits. Le résultat de six semaines de camouflage, c'est que les gens sont tannés que le gouvernement refuse de dévoiler aux Canadiens l'ensemble de la vérité.
La vérité, c'est que l'ancienne procureure générale a encore des choses à dire. Je vais revenir sur son témoignage. C'est important que les gens le sachent, parce que les libéraux vont nous accuser de faire de la petite politique dans cette affaire. Faire de la petite politique, c'est faire ce qu'ils font, c'est-à-dire refuser de dire aux Canadiens toute l'histoire qui est actuellement devant nous.
Pourquoi faut-il entendre de nouveau l'ancienne procureure générale? Je vais lire quelques extraits de son témoignage.
La chef adjointe de l'opposition officielle lui a demandé ceci: « Par souci de clarté, pouvez-vous nous dire de quoi vous avez discuté avec le premier ministre lors de vos rencontres à Vancouver le 11 février? » L'ancienne procureure générale a répondu: « Je ne peux pas. »
La chef adjointe de l'opposition officielle lui a ensuite demandé: « Pouvez-vous nous dire pourquoi vous avez démissionné du Cabinet? » L'ancienne procureure générale a répondu: « Je ne peux pas. »
La chef adjointe de l'opposition officielle poursuit en lui demandant: « Pouvez-vous nous dire ce qui a été discuté avec le Cabinet le 19 février? » L'ancienne procureure générale a répondu: « Je ne peux pas. »
Finalement, la chef adjointe de l'opposition officielle a posé cette question très importante: « Si ce qui entrave votre aptitude à communiquer le contenu de ces conversations au Comité était réglé et que vous puissiez être libérée du secret du Cabinet ou du secret professionnel, seriez-vous disposée à revenir devant le Comité et à témoigner de nouveau? » L'ancienne procureure générale a répondu: « Oui. »
L'ex-procureure générale a des choses à dire, et les Canadiens veulent les entendre. Les Canadiens que j'ai rencontrés à l'épicerie et au restaurant la semaine dernière veulent entendre l'ancienne procureure. Les Canadiens veulent que le gouvernement laisse parler l'ex-procureure générale une fois pour toutes.
On voulait entendre son témoignage au Comité permanent de la justice et des droits de la personne. L'opération camouflage a continué ce matin: les libéraux ont décidé de mettre fin à l'étude du comité de la justice. Ils ont mis fin à l'étude supposément indépendante du comité de la justice, afin d'empêcher l'ex-procureure générale de venir dire toute sa version des faits.
On nous dit qu'elle a déjà témoigné pendant quatre heures. Toutefois, c'est le premier ministre qui a décidé de ce qu'elle pouvait dire et de ce qu'elle ne pouvait pas dire. Son témoignage aurait pu durer six heures, mais elle n'avait pas le droit de dire ce qu'on veut entendre. Elle n'avait pas le droit de donner sa version des faits, parce que le premier ministre le lui a interdit. C'est cela, la réalité. Les Canadiens veulent connaître la vérité, et ils en ont le droit.
Je rappelle qu'il y a eu quatre démissions au sein du Parti libéral, soit l'ancienne procureure générale, la présidente du Conseil du Trésor, le conseiller principal et meilleur ami du premier ministre et le greffier du Conseil privé. Ont-ils tous démissionné sans raison?
Nous ne sommes pas fous; nous savons bien que quelque chose se cache sous la couverture. Tant et aussi longtemps que nous pourrons nous lever pour parler à la Chambre, nous le ferons pour les Canadiens et les Canadiennes. Nous allons tenter par tous les moyens de faire connaître la vérité afin qu'elle soit connue par tous les Canadiens et les Canadiennes.
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PCC (ON)
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2019-03-19 10:30 [p.26150]
Monsieur le Président, mon collègue a soulevé toute cette idée de camouflage, mais je tiens à parler de quelque chose qui est vraiment important dans ma collectivité, et ce sont les emplois.
Le député est au courant des mauvaises nouvelles à Oshawa. Le gouvernement est totalement incompétent. Les libéraux affirment qu'il s'agit d'emplois, mais qu'ont-ils fait pour sauver les emplois dans le secteur énergétique? Ils n'ont absolument rien fait. Qu'ont-ils fait à Oshawa pour sauver les emplois dans le secteur de l'automobile? Ils n'ont absolument rien fait. Il y a quatre mois, en novembre dernier, ils avaient promis qu'ils auraient un plan, mais ils ont été tellement absorbés par leurs corruptions et scandales qu'ils en ont oublié tout le reste.
Sur place, des politiciens et des syndicats collaborent pour préserver les emplois à Oshawa, pendant que les libéraux ne s'inquiètent que de leur scandale. Le budget sera présenté aujourd'hui et portera sur d'autres distractions.
De l'avis de mon collègue, jusqu'où est prêt à aller le premier ministre pour sauver son poste sans se soucier des emplois au Canada?
Voir le profil de Luc Berthold
PCC (QC)
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2019-03-19 10:31 [p.26151]
Monsieur le Président, depuis six semaines maintenant, le premier ministre nous a montré qu’il n’y avait rien à son épreuve. Rien ne l’arrêtera dans son opération de camouflage.
Il faut s’attendre à ce que, lors du dépôt du budget cet après-midi, on saupoudre des milliards de dollars, qu’on n’a pas et qu’on va emprunter, pour poursuivre cette opération de camouflage. Est-ce que cela va aider les travailleurs d’Oshawa? Je l’espère, mais je n'en suis pas convaincu. Les seuls emplois qui se sont révélés être à risque dans cette affaire, ce sont les emplois autour du premier ministre. Quatre personnes de l'entourage du premier ministre ont déjà perdu leur emploi. Le premier ministre craint beaucoup d'être le prochain. C’est le seul emploi pour lequel il a vraiment des craintes. Quand on a posé des questions sur les emplois de SNC-Lavalin, on nous a clairement dit qu’absolument aucune étude ne démontrait que des emplois étaient en jeu à SNC-Lavalin. On sait qu’il y a encore des milliards de dollars de contrats avec des municipalités, avec d’autres provinces et avec des entreprises privées, et on sait que SNC-Lavalin a une entente avec la Caisse de dépôt et placement du Québec jusqu’en 2024 pour le siège social au Québec.
C’est une opération de camouflage qui se poursuit. On en est maintenant à inventer des faits qu’on n’est même pas en mesure de démontrer.
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