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Voir le profil de Chris d'Entremont
PCC (NS)
Compte tenu de l’adoption hier soir d’un ordre spécial, j’aimerais rappeler aux députés certaines meilleures pratiques lorsqu’ils participent par vidéoconférence à nos délibérations.
Il incombe aux députés de veiller à ce que leur connexion Internet et la qualité sonore soient bonnes pour leur permettre de prendre part aux travaux. Une connexion filaire est plus fiable que le Wi-Fi, et un ordinateur fourni par la Chambre est une meilleure option qu’une tablette ou un téléphone cellulaire. Il est préférable d’utiliser un casque d’écoute avec microphone intégré afin d’avoir la meilleure qualité sonore, ce qui est essentiel pour permettre aux interprètes de faire leur travail en toute sécurité. Si on ne vous a pas fourni de casque d’écoute, prière de communiquer avec notre équipe des TI.
Si les députés perdent le contact visuel ou leur audio pendant un discours, la présidence interrompra momentanément les délibérations le temps de régler le problème technique. Si le député ne parvient pas à commencer ou à continuer son intervention assez rapidement, le débat reprendra avec le prochain député dans la liste des intervenants, à moins qu'il n'y ait une entente pour ajuster la liste pour accommoder le député aux prises avec un problème technique.
Afin de prévenir de telles situations et de permettre à l'Administration de la Chambre de fournir l'aide nécessaire, je rappelle aux députés qui participent par vidéoconférence de se connecter amplement d'avance du moment prévu de leur intervention.
La présidence a souvent rappelé aux députés que les séances virtuelles sont un prolongement des délibérations de la Chambre et que leur conduite doit respecter nos règles et pratiques, même s’ils participent à distance. Dès qu’un député se connecte à une séance virtuelle et allume sa caméra, celui-ci est considéré comme étant, à toute fin pratique, à la Chambre.
Le code vestimentaire est le même que l’on participe en personne ou par vidéoconférence. L’interdiction des étalages et des accessoires s’applique également et les députés devraient donc utiliser un arrière-plan qui est neutre. Les députés ne doivent pas prendre des captures d’écran de nos délibérations, tout comme ceux et celles présents à la Chambre ne peuvent pas prendre de photos.
Les députés sont priés de garder leur microphone éteint, sauf si la présidence leur accorde la parole. Il n'est pas approprié d'allumer son microphone pour interrompre un député à qui on a dûment donné la parole, car cela interrompt la transmission audio et vidéo. Je remercie les députés de leur collaboration et je leur rappelle que l'équipe de soutien des TI est là pour les aider en cas de problème technique.
Voir le profil de Randy Boissonnault
Lib. (AB)
propose que le projet de loi C‑2, Loi visant à fournir un soutien supplémentaire en réponse à la COVID‑19, soit lu pour la deuxième fois et renvoyé à un comité.
— Monsieur le Président, je suis très heureux d'être de retour au Parlement.
C'est avec plaisir que je prends la parole à la Chambre pour discuter du projet de loi C‑2, Loi visant à fournir un soutien supplémentaire en réponse à la COVID‑19. Cependant, avant de parler des aspects plus substantiels du projet de loi C‑2, je veux d'abord remercier brièvement les résidants d'Edmonton‑Centre de m'avoir accordé une fois de plus le grand honneur de les représenter à la Chambre. Je tiens également à offrir mon amour et mes sincères remerciements à mon partenaire David, à ma famille et à mes amis, ainsi qu'aux innombrables bénévoles qui ont rendu cette journée possible. Servir les Edmontoniens et la ville que j'aime est le plus grand honneur de ma vie. Je continuerai de faire entendre à Ottawa la voix de cette collectivité remarquable, située sur les rives de la rivière Saskatchewan Nord.
J'aimerais ramener les députés en 2020, au début de la pandémie. On a demandé aux Canadiens de prendre des mesures sans précédent pour se protéger mutuellement, de renoncer à souligner les événements importants, à passer du temps avec leur famille et à faire beaucoup d'autres choses qui les rendent heureux. Les travailleurs de première ligne ont répondu à l'appel du devoir, ils ont fait deux ou même trois quarts de travail de suite pour soutenir notre société et assurer la sécurité de la population. Nous avons fait face à une situation d'urgence qui a exigé des confinements généralisés, a compromis la capacité de travailler de millions de Canadiens et a mis en péril des centaines de milliers d'entreprises.
En réaction à cette situation sans précédent, le gouvernement a pris des mesures inédites. Sous la direction du premier ministre, et grâce aux efforts collectifs de nombreuses personnes, nous avons travaillé sans relâche pour mettre en place un ensemble complet de mesures destinées à aider les entreprises et les travailleurs canadiens. Nos programmes de soutien au revenu, de subvention salariale et d'aide au loyer ont permis aux ménages de se maintenir à flot, à des millions de Canadiens de conserver leur emploi et à des centaines de milliers d'entreprises de survivre pendant les jours les plus sombres de la pandémie.
Il ne s'agit pas de chiffres vides de sens. Derrière ces chiffres, il y a des gens réels qui ont pu nourrir leur famille et de vraies entreprises qui sont restées en affaires. Je pense à une femme que j'ai rencontrée lorsque je faisais du porte-à-porte à Edmonton pendant la campagne électorale, qui m'a dit de jeter un coup d'œil aux trois maisons à droite et aux trois maisons à gauche de la sienne. Sans les mesures d'aide du gouvernement, m'a-t-elle dit, les habitants de tout le pâté de maisons auraient risqué de perdre leur maison. Je pense aussi au café-restaurant Credo, qui compte trois établissements, dont un est situé sur la 124e Rue, qui est géré par Geoff et Andrew, ainsi que leur équipe. Ils ont pu continuer d'offrir un service incomparable et de la caféine aux habitants d'Edmonton, y compris à leur député fédéral.
Grâce au dur labeur et aux sacrifices des Canadiens et de nos travailleurs de la santé, l'avenir semble maintenant plus prometteur. Les taux de vaccination — près de 80 % des Canadiens admissibles — sont élevés; la vaccination des enfants commence; les grands-parents reçoivent des doses de rappel et notre système de santé trouve de plus en plus de moyens de traiter le virus. Les écoles ont rouvert, tout comme les entreprises d'un bout à l'autre du pays. Le Canada a maintenant récupéré 101 % des emplois perdus pendant le pire de la récession causée par la COVID‑19, contre seulement 81 % aux États-Unis. Je tiens à féliciter ma collègue et amie, la vice-première ministre et ministre des Finances, pour son travail. Sa gestion de l'économie a redonné espoir à de nombreux Canadiens. En résumé, le gouvernement a agi et a obtenu des résultats.
Toutefois, nous comprenons aussi que certains secteurs de l'économie ont toujours besoin de soutien. La situation sur le plan de la santé publique étant toujours imprévisible, nous devons nous assurer qu'il existe des mesures de soutien ciblées afin de permettre aux Canadiens de continuer à prendre les précautions nécessaires pour sauver des vies, et cela inclut les restrictions de santé publique qui limitent certaines activités économiques. Le moment est venu d'adapter les mesures fédérales de soutien aux circonstances actuelles, qui sont meilleures. Nous avions mis en œuvre des mesures d'urgence temporaires, qui devaient justement ne servir qu'en cas d'urgence.
Le projet de loi C‑2 permettra donc au gouvernement de mettre en œuvre des mesures ciblées pour soutenir ceux et celles qui ont encore besoin d'aide.
En tant que parlementaires, nous avons une fois de plus le devoir d'agir et de prendre d'importantes mesures de soutien ciblées grâce auxquelles les entreprises et les travailleurs canadiens qui ne se sont pas encore complètement remis des répercussions de la COVID‑19 obtiendront l'aide dont ils ont besoin. C'est exactement ce que propose le projet de loi C‑2.
Tout comme les mesures pour les entreprises, les programmes d'aide offerts aux Canadiens seraient ciblés pour répondre aux besoins de ceux qui en ont toujours besoin. Nous le voyons, la quatrième vague de la pandémie est particulièrement féroce dans certaines régions du pays. Il est d'ailleurs toujours possible que les autorités de santé publique imposent au cours des prochaines semaines ou même des prochains mois de nouvelles mesures temporaires de confinement dans certaines régions.
Nous proposons donc de mettre en place dès maintenant un programme sur lequel les Canadiens et les Canadiennes pourraient compter si cela devenait nécessaire.
La Prestation canadienne pour les travailleurs en cas de confinement est le nouveau programme proposé. Comme c'était le cas pour la Prestation canadienne de la relance économique, ce nouveau programme ciblé assure une aide financière de 300 $ par semaine aux travailleurs admissibles. Il viendrait très rapidement soutenir les employés qui ne peuvent pas travailler en raison d'un confinement local à tout moment d'ici mai 2022, et cette mesure serait rétroactive au 24 octobre. Le programme s'adresserait aux travailleurs qui ne sont pas admissibles à l'assurance-emploi de même qu'à ceux qui y sont admissibles, mais qui ne reçoivent pas de prestations d'assurance-emploi pour la même période.
C'est ainsi que nous apportons notre aide, mais nous savons que des Canadiens pourront encore avoir besoin de l'aide fournie par la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique et de la Prestation canadienne de relance économique pour les proches aidants, car nous devons tous nous protéger et protéger notre famille, nos amis et nos collègues en restant à la maison quand nous sommes malades. En outre, beaucoup d'enfants ne peuvent pas encore être vaccinés et sont donc particulièrement vulnérables, ce qui veut dire que les parents doivent pouvoir rester à la maison pour s'occuper d'eux.
Nous proposons ainsi de prolonger la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique et la Prestation canadienne de la relance économique pour proches aidants jusqu'au 7 mai 2022. De plus, le projet de loi C‑2 permettra d'augmenter de deux semaines la durée maximale des deux prestations.
Nous savons que les Canadiens veulent d'abord et avant tout de bons emplois, c'est pourquoi nous devons faire en sorte que les entreprises canadiennes, surtout les petites entreprises, reçoivent le soutien dont elles ont besoin.
Ce projet de loi prolongerait le Programme d'embauche pour la relance du Canada jusqu'au 7 mai 2022, à un taux de subvention salariale accru, soit 50 %. Ce programme encouragerait les entreprises à réembaucher les travailleurs, à augmenter leurs heures de travail et à créer les nouveaux emplois dont le Canada a besoin pour se relever complètement de la récession causée par la pandémie de COVID‑19.
Cela dit, le gouvernement est conscient que certaines entreprises sont présentement incapables de reprendre toutes leurs activités et de créer ces emplois à cause des mesures de santé publique, des mesures qui, je le répète, sont nécessaires pour protéger les Canadiens et les Canadiennes.
Nous proposons donc deux nouveaux programmes pour soutenir les entreprises dans des groupes très ciblés et ainsi appuyer la relance de l'économie. Dans les deux cas, les entreprises devront démontrer qu'elles ont subi des pertes de revenus importantes au cours des 12 premiers mois de la pandémie ainsi que pendant le mois en cours.
Je vais d'abord parler du Programme de relance pour le tourisme et l'accueil. Ce programme aidera les hôtels, les restaurants et les agences de voyages, qui doivent composer non seulement avec les restrictions de la santé publique, mais aussi avec les mesures qui font que les gens voyagent moins.
Les taux de la Subvention salariale d'urgence du Canada et de la Subvention d'urgence du Canada pour le loyer accordés à ces entreprises seraient de 40 % pour celles qui ont subi une perte de revenus de 40 % dans le mois en cours. Le taux augmenterait en fonction de cette perte de revenus, jusqu'à concurrence de 75 %.
À cet effet, prenons le temps d'examiner ce que cela signifie pour le secteur du tourisme. Depuis ma nomination au rôle de ministre du Tourisme et ministre associé des Finances, j'ai été frappé par la passion et la fierté des travailleurs de l'industrie touristique pour ce qu'ils font. J'ai moi-même déjà été propriétaire d'une entreprise et j'ai connu cette passion et cette fierté. De plus, je sais à quel point les propriétaires d'entreprise peuvent vivre de l'anxiété et du désarroi quand le rêve de leur vie est mis en péril par des forces hors de leur contrôle.
Ce sont ces entreprises touristiques, ces organisateurs de voyage, qui font connaître le Canada au monde. Ils font naître les expériences mémorables que les voyageurs gardent dans leur cœur jusqu'à la fin de leurs jours.
Malheureusement, cette incroyable industrie a été frappée de plein fouet par la pandémie mondiale. En 2020, ses revenus ont chuté de presque 50 %, passant de 104,4 milliards de dollars à 53,4 milliards de dollars. De plus, durant la même période, les emplois directement associés au tourisme ont chuté de 41 %, passant de 692 000 emplois à 409 000 emplois. On s'attend à ce que les recettes pour l'été 2021 correspondent à la moitié des recettes de l'été 2019.
Cependant, malgré les difficultés, le secteur canadien du tourisme ne reste pas les bras croisés. L'ensemble du gouvernement reconnaît la contribution essentielle du tourisme, un secteur propice à la création d'emplois et de PME, qui alimente la croissance économique. Bref, l'économie canadienne ne se sera pas complètement rétablie tant que le secteur du tourisme ne se sera pas rétabli.
Grâce au soutien du gouvernement, les entreprises touristiques se préparent à accueillir les Canadiens pour qu'ils puissent de nouveau profiter des lieux et des activités exceptionnelles que le Canada a à offrir. Parmi les mesures de soutien, il y a celles présentées dans le budget de 2021 pour le secteur du tourisme, totalisant 1 milliard de dollars sur trois ans.
Ce montant comprend 500 millions de dollars sur deux ans. Il sera versé par l'entremise des agences de développement régional pour aider les entreprises touristiques durement touchées à adapter leurs produits et services et à investir dans une croissance future. Les agences de développement régional disposent aussi de 200 millions de dollars pour soutenir les entreprises et faire en sorte que le Canada continue d'attirer des millions de visiteurs de partout dans le monde à ses grands festivals artistiques et culturels et à d'autres événements majeurs. Ainsi, les visiteurs pourront continuer de célébrer l'excellence artistique et le caractère unique du Canada. Enfin, Patrimoine canadien, dans le cadre de ce programme, dispose de 200 millions de dollars pour attirer les visiteurs aux plus petits festivals et événements locaux.
Le pays recommence à s'ouvrir, mais les organismes qui accueillent des manifestations artistiques, patrimoniales ou sportives et des expositions figurent parmi les plus durement éprouvés par la pandémie, et de nombreux artistes et travailleurs du milieu de la culture ont du mal à trouver du travail. Parce que leurs revenus ont baissé, de nombreux organismes culturels, artistiques et patrimoniaux risquent de fermer leurs portes avant la fin de la pandémie si on ne leur vient pas en aide. Nous avons promis au secteur du tourisme que nous l'aiderions à traverser la pandémie. Grâce à cette panoplie de mesures et aux nouveaux mécanismes de soutien prévus dans le projet de loi C‑2, nous pouvons dire: promesse tenue.
Parlons maintenant de l'autre programme que nous proposons, le Programme de relance pour les entreprises les plus durement touchées, qui sera offert aux employeurs de tous les secteurs qui ont subi des pertes importantes et durables. Pour les demandeurs dont les revenus pendant la période visée ont chuté d'au moins 50 %, la subvention salariale et celle pour le loyer débuteront à un taux de 10 %, et celui-ci pourra grimper à 50 % si les pertes subies atteignent ou dépassent 75 %.
Nous proposons en outre de créer un programme pour les confinements ciblés. Les organismes qui sont situés dans une région où un confinement temporaire est décrété et dont les pertes de revenus pour le mois courant dépassent 40 % auront droit à une subvention salariale et à une autre pour le loyer à un taux pouvant atteindre 75 %. Ces programmes seront offerts rétroactivement à compter du 24 octobre 2021 et jusqu'au 7 mai prochain.
La lutte contre la COVID‑19 ainsi que les confinements qui ont été nécessaires pour sauver des vies ont nécessité des dépenses d'envergure historique au Canada et partout dans le monde. Dans ce contexte de crise historique, les Canadiens ont appuyé ces dépenses extraordinaires parce qu'ils comprenaient l'importance d'agir ainsi non seulement par compassion, mais aussi pour la santé de l'économie.
Le soutien économique fourni par le gouvernement a permis d'éviter des séquelles économiques semblables à celles qui ont suivi la récession de 2008, qui auraient causé des torts irréparables à l'économie et aux collectivités du pays. Plus important encore, les sommes investies dans notre pays ont sauvé des vies. Maintenant, le soutien nécessaire est plus ciblé. Nous devons nous adapter afin de fournir de l'aide là où elle est nécessaire tout en gérant les dépenses du gouvernement avec soin et avec prudence.
Les mesures dans ce projet de loi permettraient de soutenir les Canadiens et les entreprises qui sont encore touchés par la pandémie.
Nous avons réussi, ensemble, à aider une grande partie de l'économie à traverser les pires moments de la pandémie. Grâce à nos gestes, les entreprises canadiennes ont survécu à une crise comme il n'en arrive que tous les 100 ans. Nous avons déjà accompli beaucoup de choses, et il faut aller jusqu'au bout. Cette période difficile tire à sa fin. Je demande à tous les députés d'appuyer ce projet de loi crucial afin que le secteur du tourisme et les autres secteurs les plus durement touchés puissent traverser la pandémie et arriver à bon port.
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Monsieur le Président, je tiens à vous féliciter pour votre nomination. Je tiens aussi à féliciter le ministre du Tourisme et ministre associé des Finances pour sa réélection. C'est un plaisir de le voir à la Chambre, car c'est quelqu'un de toujours enjoué et de très disponible pour les élus de l'opposition.
Au Bloc québécois, nous croyons que nous avons besoin d'avoir des mesures ciblées et prévisibles, comme le dit le ministre. C'est ce que l'on trouve dans le projet de loi C‑2. Néanmoins, nous estimons que des mesures de soutien pour les travailleuses et les travailleurs autonomes, en particulier pour le secteur de la culture, sont les grandes absentes de ce projet de loi.
Qu'est‑ce que le gouvernement entend mettre en place pour les travailleuses et les travailleurs autonomes du secteur de la culture?
Voir le profil de Randy Boissonnault
Lib. (AB)
Monsieur le Président, je remercie mon honorable collègue de sa question et de son soutien indéfectible au secteur culturel. Ma porte est toujours ouverte, et je serais très heureux d’avoir une conversation avec lui sur cette question.
J'aimerais rappeler à la Chambre que j’ai eu le grand honneur de servir en tant que secrétaire parlementaire de la ministre du Patrimoine canadien en 2015 et en 2016. J’ai bien apprécié le travail acharné du secteur de la culture, de même que le fait qu'il représente 3,5 % de notre PIB et compte plus de 600 000 travailleurs.
Ce gouvernement est ici pour les travailleurs autonomes du secteur culturel. Nous devons être là pour les travailleurs et les entreprises. Nous nous sommes engagés à soutenir ces employés et nous continuerons de le faire.
Voir le profil de Eric Melillo
PCC (ON)
Voir le profil de Eric Melillo
2021-11-26 10:24
Monsieur le Président, je vous félicite pour votre nomination. J'aimerais aussi féliciter le ministre à la fois pour sa nomination et son élection. J'ai hâte de travailler avec lui pour la première fois dans cette nouvelle législature.
J'ai aimé beaucoup de ce que le ministre a dit au sujet du tourisme, compte tenu du fait que le Nord de l'Ontario compte de nombreuses entreprises touristiques et que le tourisme représente une bonne part de notre économie. Je n'ai pas de question à l'intention du député, mais quelques commentaires au sujet desquels j'aimerais avoir son avis. Lorsque je discute avec les pourvoyeurs et les petits entrepreneurs de ma circonscription, ils me disent généralement que l'aide financière du gouvernement ne leur est pas indispensable. Ils préféreraient que le gouvernement leur offre la possibilité de croître, qu'il cherche des façons de faciliter les déplacements, non seulement pour les Canadiens, mais aussi pour les touristes étrangers, et qu'il s'efforce, une fois l'été revenu, de faire en sorte que les entreprises puissent fonctionner et faire de l'argent comme c'était le cas avant la COVID.
Voir le profil de Randy Boissonnault
Lib. (AB)
Monsieur le Président, moi aussi, j'ai hâte de travailler avec mon collègue d'en face afin de déterminer comment stimuler le tourisme dans le Nord de l'Ontario et partout au pays. Notre pays doit maintenant satisfaire divers critères: pouvoir accueillir les touristes d'une façon qui est sécuritaire pour les Canadiens, veiller à ce que les Canadiens se sentent en sécurité et le soient lorsqu'ils voyagent au pays, et faire en sorte que nous puissions nous appuyer sur le projet de loi C‑2 pour aider les gens dont il a parlé à traverser la saison hivernale qui, espérons-le, sera la dernière de la pandémie mondiale avant que les entreprises touristiques puissent reprendre leurs activités comme avant et accueillir davantage de touristes canadiens et étrangers.
Notre pays est l'un des plus sûrs au monde où voyager, et nous avons bien l'intention qu'il le demeure.
Voir le profil de Daniel Blaikie
NPD (MB)
Monsieur le Président, à propos de la Prestation canadienne pour les travailleurs en cas de confinement, le ministre a indiqué qu'elle est rétroactive au 23 octobre. Les néo-démocrates craignent que la définition de l'ordre de confinement soit très restrictive et qu'en pratique, elle ne s'applique pas à beaucoup de cas.
Ma question pour le ministre est la suivante. Dans quelles régions pourra-t-on demander rétroactivement la Prestation canadienne pour les travailleurs en cas de confinement pour la période du 23 octobre à aujourd'hui?
Voir le profil de Randy Boissonnault
Lib. (AB)
Monsieur le Président, je respecte le porte-parole en matière de finances, qui sert depuis longtemps à la Chambre. Nous collaborerons étroitement avec les régions sanitaires du pays pour assurer le déclenchement du versement des prestations en cas de confinement. Le gouvernement fédéral ne dictera pas aux unités de santé publique la manière d'appliquer les critères relatifs au confinement, car il s'agit d'un champ de compétence provinciale. Nous devons veiller à ce que, lorsqu'un confinement est ordonné, la prestation soit rétroactive à la période du confinement. Comme il n'y a pas de confinement en cours à l'heure actuelle, le versement de la prestation n'a pas été déclenché. Il s'agit donc d'un programme anticipatoire. Une fois que la Chambre l'aura adopté, les prestations seront versées en cas de confinement.
Voir le profil de Judy A. Sgro
Lib. (ON)
Félicitations, monsieur le Président. Je félicite aussi mon collègue de s'être fait élire au terme d'une lutte serrée, et surtout, je lui offre mes félicitations pour ses nouvelles fonctions.
Dans la circonscription torontoise que je représente, il y a une petite agence de voyage, Islington Travel Agencies, qui emploie six personnes. Dans les deux dernières années, l'unique propriétaire a continué de l'exploiter tout en essayant de se maintenir à flot.
Comment ce projet de loi aidera-t-il les agences de voyage comme celle-là?
Voir le profil de Randy Boissonnault
Lib. (AB)
Monsieur le Président, comme j'ai pu voir la députée remplir ses fonctions avec brio pendant de nombreuses années, j'aimerais dire que c'est un honneur de la côtoyer de nouveau à la Chambre.
Un ensemble de services seront offerts pour aider les secteurs le plus durement touchés, y compris, en l'occurrence, le secteur du tourisme. Pour les petites entreprises constituées en sociétés qui font de leur mieux pour traverser la pandémie, ces services répondront à leurs besoins si elles ont connu une baisse de revenu d'au moins 40 % depuis le début de la pandémie de même qu'une diminution de leur revenu de 10 % d'un mois à l'autre. Nous tentons aussi d'établir s'il y a d'autres façons dont nous pourrions aider ce secteur.
Nous avons entendu ce que les agents de voyage de la circonscription de la députée avaient à nous dire, et nous allons continuer de leur offrir du soutien.
Voir le profil de Cathay Wagantall
PCC (SK)
Monsieur le Président, je suis heureuse de vous voir occuper le fauteuil et je félicite le ministre.
J'aimerais que les prestations liées au confinement soient acheminées au bon endroit, c'est-à-dire directement à ceux qui en ont vraiment besoin. Je suis inquiète, parce qu'avec la PCU, l'ARC et l'assurance-emploi ont suspendu les protections logicielles qui assuraient le suivi des fonds pour faire en sorte qu'ils ne soient pas acheminés au mauvais endroit. Il en a résulté une appropriation non justifiée de l'argent des contribuables canadiens.
Le ministre peut-il nous assurer que le gouvernement réactivera ces systèmes pour que les fonds soient traités de façon éthique?
Voir le profil de Randy Boissonnault
Lib. (AB)
Monsieur le Président, je remercie la députée de sa question. Elle a bien cerné cet enjeu important.
Au début de la pandémie, le gouvernement avait la responsabilité d'acheminer les fonds le plus rapidement possible à ceux qui en avaient le plus besoin. Il n'a ménagé aucun effort pour y arriver. La PCU a aidé plus de 8 millions de Canadiens à se nourrir et à se loger.
Nous savons que les temps sont encore durs pour de nombreux Canadiens et nous continuerons de les aider. En ce qui a trait aux Canadiens qui étaient admissibles à la PCU, je me penche sur cet enjeu avec mes collègues. Le moment venu, nous informerons la Chambre de l'évolution de nos travaux à ce sujet.
Voir le profil de Maxime Blanchette-Joncas
BQ (QC)
Monsieur le Président, tout d'abord permettez-moi de vous féliciter de votre élection.
Puisque je prends la parole pour la première fois à la Chambre dans la 44e législature, je profite de l'occasion pour remercier sincèrement du fond du cœur mes concitoyens et concitoyennes de Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques, qui m'ont réitéré leur confiance pour un second mandat.
Lors de la dernière législature, j'étais le porte-parole en matière de tourisme pour le Bloc québécois. Il y a un mot que j'ai bien retenu de la part des acteurs du milieu touristique, et c'est le mot « prévisibilité ».
Le présent projet de loi va jusqu'au mois de juillet. On le sait, le mois de juillet est la prochaine période touristique en importance pour cette industrie.
Je demande à mon collègue s'il est possible que le soutien à l'industrie touristique soit plus prévisible et qu'il demeure en place jusqu'à ce que l'ensemble des mesures sanitaires soient retirées.
Voir le profil de Randy Boissonnault
Lib. (AB)
Monsieur le Président, je félicite mon honorable collègue pour son deuxième mandat.
En ce qui concerne la prévisibilité, en tant qu'ancien entrepreneur, je connais bien la valeur de la prévisibilité. Il est important de noter dans le projet de loi C‑ que nous souhaitons soutenir les entreprises jusqu'au printemps, et même jusqu'en juillet. En effet, nous sommes sûrs qu'avec le taux de vaccination et la reprise de l'économie, nous allons être capables de soutenir les entreprises jusqu'à ce qu'elles n'en aient plus besoin.
Voir le profil de Pierre Poilievre
PCC (ON)
Monsieur le Président, tout le monde se pose la même question. Qu'il s'agisse des couples de 28 ans qui vivent dans le sous-sol de leurs parents parce qu'ils n'ont pas les moyens de payer l'augmentation de 300 000 $ du prix moyen d'une maison qui a eu lieu depuis que le gouvernement est au pouvoir, de la mère seule qui se promène dans l'allée de l'épicerie et qui constate qu'elle n'a pas les moyens d'acheter des aliments nutritifs pour ses enfants, ou de l'aîné qui voit ses économies disparaître à mesure que l'inflation fait des ravages dans son compte bancaire et engloutit l'argent qu'il a passé sa vie à mettre de côté pour sa retraite, tous se posent la même question. Pourquoi les prix augmentent-ils si vite?
Même la ministre des Finances a eu la révélation qu'il y a une crise d'inflation. En fait, l'automne dernier, elle a déclaré que la déflation posait un plus grand risque que l'inflation. Elle a ignoré mes mises en garde quand je disais que ce serait l'inverse qui se produirait. Elle n'était pas la seule à faire cette fausse prophétie. L'actuel gouverneur de la Banque du Canada, son prédécesseur, un journaliste libéral et des universitaires libéraux ont tous ri lorsque j'ai commencé à faire des mises en garde contre l'inflation en mai 2020.
Avant de passer aux causes de la hausse des prix en ce moment, je dois d'abord répondre à une autre question qu'on me pose souvent: comment ai-je pu avoir raison à ce point quand tant de gens se sont trompés du tout au tout? C'est que les universitaires, les journalistes et la ministre des Finances qui sont d'allégeance libérale se sont appuyés sur une idéologie alors que je me suis tourné vers les sciences économiques empiriques.
L'homme qui a écrit la grande référence sur l'inflation, le spécialiste en sciences économiques empiriques qui a remporté le prix Nobel pour cet ouvrage, M. Milton Friedman, a publié de célèbres graphiques où il démontrait qu'il y avait une parfaite corrélation entre la hausse de l'inflation et l'augmentation de la masse monétaire pour chaque unité d'extrant économique. Il a montré dans ses cinq graphiques, qui portaient sur les États‑Unis, le Royaume‑Uni, l'Allemagne, le Japon et le Brésil, que la corrélation était pratiquement parfaite. Lorsqu'il y a plus de dollars pour acheter moins de marchandises, il y a toujours une augmentation des prix.
Lorsque j'ai vu que le gouvernement commençait à imprimer de l'argent pour payer des dépenses exorbitantes, je savais que l'inflation attendait au détour. Les libéraux ont affirmé que ces vieilles règles ne s'appliquaient pas parce qu'ils avaient réinventé les lois de l'économie. Selon leur dire, c'était de l'histoire ancienne, l'histoire ne se répétait plus et ils pouvaient faire fi de milliers d'années d'histoire économique, laquelle a pourtant démontré cette corrélation à maintes reprises. Je m'attendais à ce que les libéraux présentent un projet de loi abrogeant la loi de la gravité, compte tenu de leur propension à penser qu'ils peuvent se soustraire aux lois de l'économie.
De toute évidence, ni les leçons de l'histoire, ni les lois économiques n'ont été abolies. L'immense injection de fonds liée au demi-billion de dollars de déficit a effectivement fait grimper les prix. Le plus comique dans tout cela, c'est que les gens qui disaient que la COVID entraînerait une déflation la tiennent maintenant responsable de l'inflation. Les médecins qui avaient mal diagnostiqué la maladie nous disent maintenant qu'ils ne sont pour rien dans ce qui l'a causée.
Quels sont les coûts? Certaines personnes mentionnent les anomalies dans la chaîne d'approvisionnement causées par la COVID. Elles soulignent que d'autres États sont aussi confrontés à des taux d'inflation élevés, et qu'on ne peut donc pas blâmer le gouvernement du Canada pour cette situation. Il est vrai qu'il y a de l'inflation dans d'autres pays. Les pays qui prennent les mêmes mesures stupides que notre gouvernement sont confrontés à une forte inflation, et cette corrélation est encore présente aujourd'hui.
Par exemple, hier, la ministre a signalé que d'autres pays du G20 affichent des niveaux élevés d'inflation, et elle a raison. L'Argentine, par exemple, a un taux d'inflation de 52 %. Pourquoi? C'est parce qu'elle a augmenté sa masse monétaire de 80 % en un an et demi. En Turquie, l'inflation s'élève à 20 %. Pourquoi? Elle a augmenté sa masse monétaire de 43 %. Au sud de la frontière, les États‑Unis, qui impriment des sommes d'argent colossales à Washington, ont un taux d'inflation de 6,2 %. Pourquoi? C'est parce qu'ils ont augmenté leur masse monétaire de 35 %. Au Canada, notre inflation s'élève actuellement à 4,7 %, le plus haut taux en deux décennies, après une augmentation de la masse monétaire de 23 %.
En fait, des graphiques sur les pays du G20 montrent qu'il y a une corrélation presque parfaite entre la croissance de la masse monétaire et l'inflation. Les pays qui ont fait crouler leur économie sous des déficits budgétaires affichent des niveaux élevés d'inflation, tandis que les pays qui dépendent eux aussi de la chaîne d'approvisionnement, mais qui ont contrôlé leur masse monétaire, ont de faibles taux d'inflation.
Je vais vous donner quelques exemples. Au Japon, l'inflation s'élève à seulement 0,2 %. Pourquoi? C'est parce que, toutes proportions gardées, sa masse monétaire a augmenté deux fois moins que la nôtre. L’Arabie saoudite, quant à elle, affiche un taux d'inflation de 0,8 % parce que sa masse monétaire a augmenté trois fois moins que la nôtre. En Suisse, le taux d'inflation est de 1,2 %. L'augmentation de sa masse monétaire est de seulement 6,5 %, ce qui est le quart de la nôtre. Autrement dit, dans les pays qui n'impriment pas d'argent pour payer leurs factures, le coût de la vie est demeuré faible, ce qui rend la vie abordable pour les citoyens. En revanche, les pays qui inondent leur économie d'argent ayant peu de valeur font grimper le coût de la vie pour leur population.
Les libéraux nous diront qu’ils n’ont pas eu le choix, que c’est à cause de la COVID. La pandémie a le dos large. N’oublions pas que le premier ministre a tenté de donner un demi-milliard de dollars à un groupe qui avait payé les services de sa famille à hauteur d’un demi-million de dollars. Il a avancé que c’était « à cause de la COVID ».
La COVID nous a obligés à dépenser de l’argent, mais elle ne nous a pas obligés à avoir le plus important déficit du G20. Tous les autres pays du G20 ont aussi connu la pandémie. La COVID n’a pas forcé le premier ministre à distribuer des chèques de la PCU aux familles aisées qui n’en avaient pas besoin, ni aux personnes qui auraient pu travailler — car il y a plus d’un demi-million d’emplois vacants —, ni aux prisonniers, ni aux membres du crime organisé, ni à des gens que les fonctionnaires soupçonnaient de fraude. Il n’était pas obligé de donner des subventions salariales à de grandes entreprises qui avaient tellement d’argent qu’elles versaient parallèlement des dividendes et des primes à leurs hauts dirigeants.
La COVID n’a aucunement forcé le gouvernement à faire tout cela. C’est lui qui l’a décidé. Le gouvernement savait qu’il ne pouvait pas financer ces décisions en empruntant seulement sur le marché. Il n’y avait en effet pas assez d’argent à emprunter dans le monde entier pour satisfaire les envies de dépenses du gouvernement. C’est pourquoi il a ordonné à la Banque du Canada de fabriquer de l’argent comme par magie; ce que la Banque s’est malheureusement empressée de faire avec joie. Nous en constatons aujourd’hui les effets.
Maintenant que j'ai montré le lien entre la croissance de la masse monétaire et l'inflation dans les pays du G20, je vais donner une preuve incontestable que le problème de l'inflation au Canada n'est pas que la conséquence des anomalies dans la chaîne d'approvisionnement.
Cette preuve, c'est le fait que le secteur de l'économie qui connaît la plus forte inflation au pays, soit la valeur des terrains, n'est pas touché par la chaîne d'approvisionnement. Il n'y a pas de terrains qui attendent d'être livrés au port ou qui sont coincés sur un paquebot. Il n'y a pas de terrains qui sont retenus dans un pays lointain à cause d'une éclosion de COVID.
Le territoire a été façonné par les forces géologiques il y a des millions d'années avant même que nous existions; il est là, sous nos pieds et, pourtant, le prix des terrains a augmenté de 20 %. Quelle est l'explication du gouvernement? Est-ce que les terrains ont attrapé la COVID et sont devenus soudainement plus chers? Bien sûr que non. Le prix des terrains a commencé à augmenter lorsque le gouvernement a commencé à imprimer de l'argent.
Examinons les faits. Pendant les deux premiers mois de la pandémie, les prix de l'immobilier ont en fait commencé à diminuer, ce qui est normal. Il est normal que les prix baissent lorsque la demande en immobilier s'effondre parce que le revenu des gens diminue, que des centaines de milliards de dollars disparaissent du PIB, que les gens craignent de ne pas trouver de travail et que l'immigration est pratiquement arrêtée. D'ailleurs, la SCHL, l'autorité en matière de logement, prévoyait une réduction du prix des maisons de 14 %. À l'époque, il était logique de prévoir une telle diminution. Or, soudainement, en mai 2020, les prix de l'immobilier ont commencé à grimper. En plein milieu du confinement, alors que les gens ne pouvaient même pas aller visiter les propriétés qui les intéressaient, qu'est-ce qui a pu pousser les prix à augmenter de façon surnaturelle?
M. Kevin Lamoureux: L'offre et la demande.
L’hon. Pierre Poilievre: « L'offre et la demande », nous répond un génie de l'économie des libéraux. D'où provenait cette demande? D'où provenait l'argent? Alors que l'économie venait de perdre 100 milliards de dollars et que tout le monde était confiné dans son sous-sol, qu'est-ce qui a pu provoquer cette demande? Ce sont les presses de la machine à fabriquer de l'argent du gouvernement. Cette machine s'est mise à tourner au printemps 2020 et, en quelques semaines, on a assisté à une surchauffe des prix de l'immobilier.
Je rappelle que tous les terrains qui ont fait l'objet de transactions dans le cadre de ces achats immobiliers existent depuis des milliers d'années. Cette situation ne résulte pas d'une anomalie de la chaîne d'approvisionnement causée par la pandémie de COVID‑19. Les logements existaient déjà avant la l'arrivée de la COVID‑19. Aujourd'hui au Canada, environ 96 % des maisons ont été construites avant la pandémie de COVID‑19. Il est donc chronologiquement impossible d'attribuer le coût de leur construction à ce phénomène. Autrement dit, ce n'est pas une question d'offre et de demande, comme mon collègue le laisse entendre, c'est seulement une question de demande, qui a été stimulée par l'impression d'une quantité importante d'argent, 400 milliards de dollars pour être précis, soit la plus importante augmentation de la masse monétaire depuis l'inflation galopante dans les deux chiffres provoquée par le premier Trudeau dans les années 1970 et 1980.
Nous disposons maintenant de preuves incontestables que ce sont les décisions du gouvernement — lesquelles, je le concède, sont reproduites par d'autres gouvernements dépensiers et irresponsables partout dans le monde — qui ont provoqué l'inflation actuelle.
Quelles sont les conséquences de cette inflation? Nous les voyons bien. D'abord, le fossé entre les riches et les pauvres ne cesse de se creuser. Les gens riches adorent l'inflation. Comment se fait-il que les politiques d'impression de billets du gouvernement réjouissent tant les grandes banques?
Bob Fife a dit à CTV l'autre jour que les gros bonnets de Bay Street ne sont pas contents que le député de Carleton ait été nommé porte-parole en matière de finances. Évidemment qu'ils sont mécontents, puisque je dénonce tout l'argent gratuit que le gouvernement injecte dans le système financier, faisant augmenter la valeur de leurs actifs et leur permettant de réaliser des profits grâce à l'arbitrage: ils achètent des bons du gouvernement puis les revendent plus cher à la Banque du Canada. Il est donc évident que les gros bonnets de Bay Street n'aiment pas que je dénonce cette pratique. La bonne nouvelle, c'est que je ne me soucie aucunement de ce qui plaît ou déplaît aux gros bonnets de Bay Street. Je travaille pour monsieur et madame Tout-le-Monde à la Chambre des communes.
Oui, l'élite du monde des finances se réjouit de l'assouplissement quantitatif. Aux États-Unis, elle s'en est réjouie, tant à Washington que sur Wall Street. D'ailleurs, l'assouplissement quantitatif est la seule mesure qui jouit d'un appui bipartisan à Washington. Les républicains adorent faire gonfler les valeurs mobilières de Wall Street et les démocrates adorent faire gonfler celles de Washington. Par conséquent, ensemble, ils se réjouissent lorsque la banque centrale américaine inonde l'économie de liquidités et fait gonfler la valeur de l'actif des personnes très riches dans les centres urbains, érodant par le fait même le salaire des gens de la classe ouvrière.
Le premier ministre regarde l'écart qui se creuse entre les riches et les pauvres de l'autre côté de la frontière, il y voit le coût de la vie supérieur et le fait que les pauvres et les jeunes n'ont pas les moyens d'habiter là où se trouvent les emplois parce que le prix des propriétés immobilières est trop élevé, et il dit: « Faisons pareil ici. » Puis, il adopte les mêmes politiques désastreuses qui mènent à tant de division sociale et économique au sud de la frontière.
De ce côté-ci de la Chambre, nous croyons que demander à la banque centrale d'imprimer de l'argent pour payer nos factures n'est pas la solution. Lors de la grande récession mondiale, nous avons rejeté cette approche, alors que d'autres gouvernements dans le monde l'ont adoptée.
Au Canada, nous avons affiché de modestes déficits, les plus petits du G7, mais nous l'avons fait en empruntant de l'argent bien réel et en revenant rapidement à un budget équilibré. Nous avons donc connu peu d'inflation, peu de chômage et la relance la plus rapide au sortir de la grande récession mondiale.
Il s'avère qu'en plus de garder le taux d'inflation bas, une monnaie saine contribue aussi à la croissance et à la création d'emplois. Nous savons que l'inflation ne fait pas que réduire les chèques de paie: elle jugule l'emploi. Par exemple, notre taux de chômage est maintenant parmi les plus élevés du G7, sans compter le million de postes vacants. Est-ce que les députés peuvent s'imaginer cela: un taux de chômage élevé et un nombre record de postes vacants? Eh bien, ce n'est pas étonnant. Quand le gouvernement imprime des billets et paie les gens pour rester à la maison, qu'est-ce que cela donne? Nous avons des emplois sans travailleur et des travailleurs sans emploi. Bien sûr, tout l'argent versé dans l'économie pour payer des gens à ne rien faire se traduit par plus de dépenses associées à moins de production, ce qui entraîne une hausse des prix. Nous devons faire exactement le contraire.
Nous devons revenir à une monnaie saine. Nous devons arrêter la presse à billets et demander à la Banque du Canada de se concentrer sur son véritable mandat, soit garder le taux d'inflation bas. Nous devons ramener les dépenses gouvernementales à un niveau acceptable, annuler la caisse noire postpandémique de centaines de milliards de dollars créée par le gouvernement et revenir aux dépenses gouvernementales d'avant la pandémie. Bref, une gouvernance plus abordable se traduira par un coût de la vie plus abordable pour les Canadiens, et c'est ce qu'appuient les conservateurs.
Au lieu d'imprimer plus de billets, pourquoi ne pas créer plus d'articles qu'on peut se procurer avec ces billets? Pourquoi ne pas libérer toute la puissance de notre secteur énergétique de manière à accroître l'offre d'énergie renouvelable aux consommateurs et distribuer plus de chèques de paye aux travailleurs? Pourquoi ne pas approuver des pipelines pour créer des emplois pour les travailleurs du secteur énergétique dans l'Ouest canadien et les travailleurs des raffineries dans l'Est, libérer les agriculteurs de la taxe sur le carbone et autres tracasseries administratives pour qu'ils se consacrent à produire plus de denrées nutritives et abordables, inciter les municipalités à délivrer un plus grand nombre de permis de construction pour multiplier les maisons plutôt que les prêts hypothécaires, et nous départir de 15 % de nos 37 000 immeubles fédéraux sous-utilisés pour augmenter les possibilités de logement abordable pour les jeunes et les travailleurs de la classe ouvrière? Ici même, dans la capitale nationale, les biens immobiliers sont complètement sous-utilisés alors qu'ils pourraient être confiés au secteur privé sur le libre marché pour construire des logements abordables destinés à nos jeunes.
Autrement dit, nous devons passer d'une économie du crédit d'endettement à une économie axée sur les chèques de paye. Nous devons stimuler la production et diminuer les coûts. Nous devons délier les ailes du système de libre entreprise pour que les travailleurs aient accès à des chèques de paye et les consommateurs, à des produits et services abordables.
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