Interventions à la Chambre des communes
 
 
 
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Lib. (NS)
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2019-05-16 18:55 [p.28027]
Monsieur le Président, c'est un honneur pour moi de prendre la parole à la Chambre pour parler des nombreux aspects du petit discours que le député vient de prononcer.
Selon moi, le point de départ de cette analyse est que les changements climatiques sont réels. Nous savons qu'ils sont attribuables aux activités humaines et que nous avons l'obligation et l'occasion de faire quelque chose si nous unissons nos forces et faisons preuve de la volonté politique nécessaire pour mettre en œuvre les solutions qui sont à notre portée.
Nous savons, d'après les experts en la matière, y compris le lauréat du prix Nobel d'économie de l'an dernier, que la mise en œuvre d'un mécanisme de tarification pour réduire les émissions de gaz à effet de serre est la chose la plus efficace que nous puissions faire pour aider à réduire nos émissions et prévenir les pires conséquences des changements climatiques. Ce n'est pas le seul geste que nous posons. En fait, notre plan comporte plus de 50 mesures. Je me ferai un plaisir à un autre moment, de les expliquer au député.
En ce qui concerne les observations qu'il a faites à la Chambre il y a quelques instants, je tiens à corriger un certain nombre d'éléments erronés. Il a laissé entendre que la taxe sur le carbone pourrait atteindre 300 $ la tonne. Il ne s'agit pas d'une initiative que le gouvernement souhaite prendre. Prétendre le contraire équivaudrait à induire la Chambre en erreur.
Le député a très mal interprété le contenu du rapport du directeur parlementaire du budget, qui indiquait en réalité que 80 % des ménages assujettis au régime fédéral s'en porteront mieux et que seuls les 20 % de résidants les plus riches des quatre provinces où le régime s'applique devront payer davantage. Je tiens surtout à souligner que, une fois l'Incitatif à agir pour le climat pris en compte, les 20 % de Saskatchewanais les plus riches sont ceux qui y perdront le plus au change. En tout, ils perdront environ 50 $ par année. C'est un dollar par semaine pour les Canadiens les plus riches. Pendant ce temps, le ménage moyen de quatre personnes recevra un remboursement de 609 $.
Le député a également laissé entendre que notre plan exempte en quelque sorte les grands émetteurs. C'est tout à fait faux. Je peux affirmer sans équivoque que les grands émetteurs paient. C'est grâce à ce que paient les grands émetteurs dans le cadre du plan que les familles obtiennent plus d'argent: 90 % des revenus sont versés aux habitants de la province où l'argent a été perçu, et 10 % aux petites entreprises, aux municipalités, aux universités, aux écoles et aux hôpitaux.
En ce qui concerne les communautés rurales, je pense que c'est très important. Je représente des communautés rurales et je sais que ce ne sont pas toutes qui ont accès à des transports en commun. Nous faisons des investissements sans précédent dans les transports en commun au Canada pour réduire le nombre de véhicules sur les routes. Il est important de dire que les habitants des régions rurales peuvent aussi faire certaines choses.
C'est avec plaisir que je souligne les investissements que nous faisons dans l'efficacité énergétique. Dans ma province, la Nouvelle-Écosse, nous injectons 56 millions de dollars dans un programme qui est mené conjointement avec la province et qui contribue à réduire le coût des dispositifs permettant des gains d'efficacité, que ce soit pour le chauffage ou l'électricité. Avec quelques collègues à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, j'ai fait une annonce décrivant les rabais sur certains produits domestiques, comme les thermostats intelligents ou les ampoules écoénergétiques, des produits qui accroîtraient l'efficacité tout en réduisant le coût de la vie puisque les gens verront leurs factures d'électricité baisser.
Pour conclure, si le député s'inquiète du caractère abordable des mesures, je lui demande pourquoi son caucus en entier s'est opposé à l'Allocation canadienne pour enfants, qui a permis de mettre plus d'argent dans les poches de neuf familles canadiennes sur dix, pourquoi il s'est opposé à la réduction d'impôt pour la classe moyenne qui profite à neuf millions de familles canadiennes alors que nous avons haussé les impôts du 1 %, et pourquoi il s'est opposé à une augmentation du Supplément de revenu garanti pour les personnes âgées à faible revenu vivant seules.
Le député sait que, selon le directeur parlementaire du budget, les ménages disposent en moyenne de 2 000 $ de plus grâce aux mesures que nous avons mises en place. Nous savons que les Canadiens qui peinent à joindre les deux bouts feront bon usage de cet argent. Nous savons que nous pouvons adopter des solutions plus efficaces pour nos foyers et notre pays tout en stimulant l'économie et en rendant le coût de la vie plus abordable pour les familles canadiennes.
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