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PCC (AB)
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2022-10-04 10:15 [p.8051]
Madame la Présidente, la prochaine pétition est signée par des Canadiens de partout au pays qui veulent qu'on cesse l'utilisation de l'application ArriveCAN et qu'on lève les mesures obligatoires relatives aux vaccins et toutes les restrictions liées à la COVID‑19. À l'heure actuelle, le gouvernement s'est contenté de suspendre certaines de ces mesures. Les pétitionnaires veulent que toutes ces mesures et restrictions soient éliminées.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de mettre définitivement fin à l'application de toutes les règles fédérales relatives aux vaccins et aux restrictions liées à la COVID‑19.
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Lib. (MB)
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2022-10-04 10:21 [p.8052]
Madame la Présidente, c’est un plaisir de prendre la parole aujourd’hui au sujet d’une importante mesure législative qui apporterait un appui considérable aux Canadiens de toutes les régions de notre pays. C’est une bonne journée.
Nous veillons à ce que les Canadiens disposent d'un revenu disponible plus élevé pour les aider à faire face à des problèmes comme l’inflation en leur fournissant un appui financier supplémentaire, afin qu’ils puissent disposer d’un peu plus pour leurs dépenses. Il est très encourageant de voir l’appui manifesté envers l’adoption de ce projet de loi.
Réfléchissons-y. Depuis de nombreuses années, le gouvernement, sous la direction du premier ministre, avec les conseils du Cabinet et des membres du caucus libéral, parle beaucoup de la classe moyenne du Canada et de ceux qui aspirent à en faire partie. Nous fournissons le soutien nécessaire pour montrer que nous pouvons bâtir une classe moyenne plus saine et plus forte.
En évaluant l’importance de la classe moyenne du Canada, nous avons une meilleure idée de notre économie. Une classe moyenne en santé nous donne une économie en santé. Il y a de bonnes raisons pour que cela se produise. Nous vivons dans une société où la consommation de produits améliore la qualité de vie. Elle augmente la demande de produits manufacturés et de services locaux et elle crée des emplois.
En fait, si nous regardons les premières années depuis que nous sommes au pouvoir, l’économie a connu une croissance relativement saine. Nous avons investi dans les infrastructures, concrètement, pour la première fois depuis de nombreuses années. Tout cela pour soutenir la classe moyenne du Canada et ceux qui aspirent à en faire partie.
Nous avons investi dans les personnes qui avaient des besoins financiers beaucoup plus importants que d’autres Canadiens au bas de l’échelle des revenus des ménages. Nous l’avons fait en améliorant le programme national de garderies. Nous l’avons fait en aidant certains des aînés les plus pauvres du pays, des aînés qui ont un revenu fixe, et nous avons trouvé des moyens de faire en sorte qu’ils aient plus d’argent dans leurs poches, comme des augmentations substantielles du Supplément de revenu garanti. C’était pour nos aînés les plus démunis.
Le gouvernement et le caucus libéral ont pour priorité de veiller à ce que nous ayons une économie qui est saine pour tous les Canadiens. Nous prenons cela très au sérieux. Sept jours sur sept, nous nous efforçons d’être là, de façon tangible, pour les Canadiens, où qu’ils vivent dans notre grand pays.
Nous avons vu la réaction du Canada lorsque la pandémie a frappé le monde. Nous n'avions rien à envier à qui que ce soit relativement aux mesures que nous avons prises. Les résultats concrets que nous avons obtenus le montrent bien. La coopération entre les entités politiques a été excellente, et c'est encore ce que nous constatons aujourd’hui avec le projet de loi C-30, qui jouit d'un appui universel parmi les députés et qui sera donc adopté.
Cela ressemble beaucoup à ce que nous avons vu pendant les premiers mois de la pandémie, lorsque le gouvernement s'est rendu compte que la pandémie aurait un coût. Nous avons décidé qu’il était préférable pour le gouvernement d’emprunter pour éviter les conséquences qu'auraient à subir la population et les petites entreprises si elles étaient livrées à elles-mêmes.
C’est pourquoi nous avons consacré des milliards de dollars à aider les Canadiens comme le ferait le projet de loi C-30 en mettant de l’argent dans les poches des Canadiens.
Nous avons financé des programmes comme la PCU. Plus de neuf millions de Canadiens ont bénéficié de ce programme. Ce projet de loi prévoit de l'aide dont bénéficieraient plus de 11 millions de Canadiens et leur famille. Nous avons été présents pour soutenir les Canadiens.
Nous avons soutenu les petites entreprises. Je demande aux députés de songer à ce qui serait arrivé si nous n’avions pas fourni des milliards de dollars aux petites entreprises pour les aider, que ce soit par le biais de prêts, de subventions au loyer ou de programmes de subventions salariales. Que se serait-il passé sans les milliards de dollars qu'ont reçus les Canadiens moyens? Ces mesures ont coûté cher, ce qui signifie que nous avons dû emprunter.
Ces derniers jours, les conservateurs ont beaucoup critiqué le gouvernement en parlant du déficit et en essayant de se positionner comme s’ils n’avaient pas appuyé les dépenses du gouvernement pendant la pandémie. Ils affirment que nous avons le déficit le plus élevé de tous les gouvernements de l’histoire du Canada tout en sachant très bien qu’ils ont voté pour les milliards de dollars d'emprunts visant à soutenir les Canadiens pendant la pandémie mondiale.
Maintenant, après la pandémie, même si elle n’est pas complètement terminée, ils commencent à changer d’attitude à l’égard de l’argent que nous avons dû emprunter pour soutenir les petites entreprises et les Canadiens pendant la pandémie. Cela témoigne de la mentalité politique des conservateurs. Nous l’avons constaté. Des politiques du Parti conservateur auraient été désavantageuses pour les Canadiens, à mon avis. Le Parti conservateur fait maintenant volte-face, ce qui devrait inquiéter les Canadiens.
Je suis en train d'énoncer des faits, et non de parler simplement pour remplir les pages du hansard. S'agissant des politiques que préconise le Parti conservateur, rappelons-nous qu'il y a moins d’un an, le chef actuel de ce parti donnait des conseils sur l'économie à qui voulait l’entendre et disait que la cryptomonnaie, le bitcoin, était un bon moyen de lutter contre l’inflation. C’est ce qu’il disait aux Canadiens il y a moins d’un an, alors qu’il critiquait le gouverneur de la Banque du Canada.
Le député d’Abbotsford le sait très bien. Après tout, il a donné à ce candidat à la chefferie quelques conseils judicieux, qui ont été bien accueillis, non seulement par le caucus libéral, mais aussi par Bay Street et, de façon générale, par tous ceux qui comprennent l’importance de la Banque du Canada et de son gouverneur.
Des voix: Oh, oh!
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PCC (AB)
Monsieur le Président, je suis heureux de pouvoir prendre la parole aujourd'hui sur une question qui me tient beaucoup à cœur, à savoir la contribution que Taïwan peut apporter aux discussions mondiales sur la santé.
Le rapport dont nous débattons et que nous voulons faire adopter est le reflet d'une motion présentée par mon collègue de Leeds—Grenville—Thousand Islands et Rideau Lakes. Je tiens à le féliciter de son excellent travail dans le dossier de la santé et du soutien qu'il apporte à Taïwan pour qu'elle participe aux discussions mondiales sur la santé. Je sais qu'il est un ardent défenseur et grand ami de Taïwan à la Chambre.
Mes observations d'aujourd'hui porteront sur deux points précis. D'abord, je tiens à parler du succès de Taïwan dans sa lutte contre la pandémie de COVID‑19. Le Canada et d'autres pays auraient eu intérêt à consulter et à écouter davantage Taïwan.
Je suis conscient que notre relation avec Taïwan et les pressions que nous exerçons pour l'inclure dans ce genre de discussions liées à la COVID-19 relèvent en partie d'un engagement à soutenir ce pays et sa démocratie. Toutefois, c'est aussi dans notre propre intérêt que nous collaborons avec Taïwan et que nous tirons des enseignements de nos relations avec ce pays. S'inspirer de son expérience et de ses points de vue ne peut que nous être bénéfique. Quand nous intensifions les échanges commerciaux avec Taïwan, nous créons des emplois et des débouchés au Canada. Je pourrais citer plusieurs autres bienfaits du genre.
Je vais d'abord parler du succès de Taïwan dans la lutte contre la COVID‑19 et de la manière dont nous pourrions tous en bénéficier, mais je veux aussi consacrer un peu de temps à la question actuelle de l'escalade des menaces du gouvernement de la Chine continentale contre Taïwan. Nous pouvons tirer des leçons de notre incapacité à empêcher la Russie d'envahir l'Ukraine pour parler des mesures que nous devons prendre maintenant pour répondre aux menaces qui pèsent sur Taïwan.
Parlons du succès de Taïwan dans sa réponse à la COVID‑19. Lorsque la pandémie de COVID‑19 a commencé à devenir un problème majeur au Canada, nous avons tous essayé, en tant que politiciens, de déterminer ce que nous devions faire. Nous nous demandions quelles mesures nous étions censés proposer et quels sujets nous étions censés aborder.
La discussion s'est rapidement orientée vers des mesures de soutien pour aider les Canadiens et les entreprises à traverser cette épreuve. Il s'agit là de conversations importantes. Cependant, d'une certaine façon, une conversation antérieure portait sur la façon de minimiser les répercussions du virus. Comment devons-nous gérer la situation au chapitre de la santé publique afin que davantage de personnes puissent continuer à travailler et à sortir dans la mesure du possible?
J'ai donc entrepris d’examiner les données provenant d’ailleurs dans le monde pour comparer l’incidence de la COVID‑19 d’un pays à l’autre. J’ai cherché à savoir quels pays ont répondu le plus efficacement à la pandémie en vue de présenter mes conclusions à la Chambre. J'ai pu constater que les taux d’infection et de mortalité sont plus bas dans certains pays. J’aimerais que le gouvernement examine la possibilité que le Canada reproduise les approches adoptées par les pays qui ont lutté contre la pandémie avec le plus de succès.
Si on regarde les chiffres depuis le début de la pandémie, il est très évident que ce sont surtout des démocraties de l’Asie de l’Est, tout particulièrement Taïwan et la Corée du Sud, qui ont lutté de manière extrêmement efficace contre la COVID‑19, peu importe la phase de la pandémie. Fait notable, ces démocraties de l’Asie de l’Est sont plus densément peuplées que le Canada, et elles sont situées beaucoup plus près de l’épicentre de la pandémie. Simplement en examinant ces facteurs, on pourrait conclure que ces démocraties seraient plus vulnérables à la propagation de la COVID‑19. Or, elles ont répondu en mettant en place des stratégies très efficaces.
À l'époque, voyant que ces démocraties d'Asie de l'Est avaient d'excellents résultats au chapitre du contrôle de la pandémie, j'ai demandé à la ministre de la Santé, comme certains de mes collègues l'ont aussi fait ensuite, je crois, si nous pourrions tirer des leçons de leur expérience. Évidemment, elles tiraient elles-mêmes des leçons de leurs expériences précédentes, puisque ces pays ont été beaucoup plus touchés que nous par les épidémies de SRAS, le syndrome respiratoire aigu sévère.
Les données montraient clairement que Taïwan avait de bons résultats. Le gouvernement de Taïwan faisait d'ailleurs savoir, partout dans le monde, qu'il pourrait aider d'autres pays si on acceptait qu'il participe à des conversations internationales sur la santé. Il s'agissait d'inclure Taïwan et de lui donner la possibilité de participer sur un pied d'égalité, comme il se doit. Il s'agissait aussi de reconnaître que Taïwan avait vraiment bien réussi à juguler la COVID et qu'elle avait des connaissances à partager à ce sujet. Si nous avions été davantage prêts à insister pour que Taïwan soit incluse, et si la communauté internationale avait davantage inclus Taïwan dans ces conversations et l'avait écoutée, beaucoup de gens qui sont tragiquement décédés seraient encore vivants aujourd'hui. Il y avait, je crois, des avantages concrets et très clairs à inclure Taïwan.
Quelles ont été les stratégies employées par Taïwan? Dès le début, le gouvernement taïwanais a encouragé le port du masque comme outil contre la pandémie. Dès le début, Taïwan a mis en place des mesures strictes à la frontière. Les voyageurs provenant de l'étranger ont été soumis à des quarantaines obligatoires. Taïwan n'a pas cru sur parole le gouvernement chinois. Taïwan avait suffisamment d'expérience pour savoir que le risque de désinformation de la part d'un gouvernement communiste était élevé. Cela ne devrait pas nous surprendre outre mesure. Il devrait être assez évident qu'un régime communiste autoritaire pratique la désinformation, mais je crois que nous avons fait preuve d'une naïveté excessive vu qu'il s'agissait d'une question de santé. Taïwan avait mis en place des mesures fermes concernant le port du masque et l'accès à la frontière.
Par ailleurs, nos partenaires démocratiques de l'Asie de l'Est ont réagi rapidement en instaurant des protocoles de dépistage et de recherche de contacts, des éléments essentiels d'une boîte à outils gagnante comprenant notamment un sens critique à l'égard de toute information provenant de la Chine continentale, le port du masque, des mesures à la frontière, le dépistage et la recherche de contacts. Il est facile de l'oublier, mais au tout début ces idées étaient très différentes de celles prônées par les ministériels. Une représentante du gouvernement, l'administratrice en chef de la santé publique, avait laissé entendre au comité que ce serait faire preuve d'étroitesse d'esprit que d'imposer des restrictions aux frontières en réponse à la pandémie. Cela a ralenti notre vitesse de réaction.
Évidemment, ce qui est paradoxal, c'est que le gouvernement met en place les mauvaises mesures au mauvais moment. Il aurait dû mettre en place des mesures frontalières rigoureuses dès le début, mais il ne l'a pas fait. Le gouvernement a maintenu des mesures frontalières inefficaces pendant très longtemps, même si le virus était déjà dans différentes régions du monde et si la plupart des Canadiens étaient vaccinés. Il était particulièrement important d'imposer des mesures frontalières au début de la pandémie pour empêcher le virus d'entrer au pays et pour retarder sa propagation au Canada, mais une fois que le virus s'est retrouvé dans tous les pays, les mesures frontalières ont évidemment perdu de leur utilité.
Si nous avions écouté Taïwan et si nous avions tiré des enseignements de l'expérience de Taïwan, nous aurions été en mesure de réagir plus tôt et plus rapidement. On oublie facilement, aussi, que les autorités de santé publique du Canada et des États‑Unis décourageaient l'utilisation du masque au début de la pandémie, à un moment où, bien sûr, des recherches montraient la valeur du masque parce que, encore une fois, Taïwan et d'autres démocraties d'Asie de l'Est favorisaient son utilisation.
Beaucoup de gens étaient perplexes lorsque le gouvernement nous disait de faire confiance aux autorités de santé publique, alors que des autorités de santé publique semblables d'autres pays disaient des choses différentes. Les données scientifiques sur la pandémie n'auraient pas dû être différentes d'un pays à l'autre. Les membres de notre caucus et moi avons alors suggéré de regarder ce que disaient les autorités de santé publique dans les pays qui avaient obtenu le plus de succès et qui avaient été les plus efficaces dans leur réaction à la pandémie.
Nous aurions dû écouter Taïwan. Nous aurions dû agir rapidement pour mettre en place des mesures frontalières de dépistage et de traçabilité. Si nous l'avions fait, je pense que nous aurions pu éviter les confinements dévastateurs, qui ont considérablement exacerbé les problèmes de santé mentale de nombreux Canadiens et qui ont provoqué la faillite de nombreuses entreprises.
Si nous avions adopté cette approche stratégique, en tirant des leçons de l'expérience de Taïwan, de la Corée du Sud et d'autres partenaires d'Asie de l'Est, nous aurions pu faire beaucoup mieux, ce qui montre bien l'intérêt d'inclure Taïwan de même que les avantages pour le Canada de prendre en compte sa perspective à l'égard de la santé publique.
Reconnaissons que Taïwan a fait don d'un nombre considérable de masques au Canada et à d'autres pays durant la première vague, mais je pense que, malheureusement, certains renseignements initiaux erronés du gouvernement alléguant que les masques ne fonctionnaient pas peuvent avoir signifié qu'il n'y avait pas assez de masques pour tous ceux qui en avaient besoin. À ce moment-là, lorsqu'il y avait une pénurie de masques, Taïwan a vraiment pris les choses en main pour essayer de soutenir les autres pays.
Par ailleurs, pour élargir un peu la discussion, il serait extrêmement avantageux pour le Canada de favoriser l'inclusion de Taïwan dans davantage d'organisations internationales, ainsi que de collaborer activement avec cet État sur le plan commercial. Je suis fier de représenter une circonscription productrice d'énergie de l'Ouest canadien. Bon nombre de nos partenaires en Asie de l'Est, y compris le Japon, ne possèdent pas un accès aussi stable et sûr aux ressources énergétiques de pays aux vues similaires que le Canada, chose que nous tenons ici pour acquise. Nous devrions chercher à exporter davantage de nos ressources énergétiques et à nouer des partenariats nous permettant de vendre nos ressources naturelles à Taïwan, au Japon, à la Corée du Sud et à d'autres partenaires démocratiques de l'Asie de l'Est. Je pense que nous avons une occasion formidable d'élargir nos relations commerciales avec Taïwan, dans le secteur de l'énergie ainsi que dans de nombreux autres secteurs.
Bien sûr, nous pourrions mentionner des points positifs, comme le fait que Taïwan peut contribuer à la réponse mondiale lors de futures pandémies et à d'éventuelles conversations sur le thème de la santé et le fait qu'un accroissement des échanges commerciaux entre Taïwan et le Canada pourrait grandement profiter à l'économie. Outre ces points positifs, nous devons aussi reconnaître les nuages sombres qu'il y a à l'horizon. Nous avons assisté à une escalade des menaces et à des comportements très hostiles du gouvernement chinois à l'égard de Taïwan, et ce, dans la foulée de l'invasion génocidaire illégale de l'Ukraine par le régime de Vladimir Poutine.
Je pense sincèrement que le gouvernement chinois a observé l'invasion de l'Ukraine par la Russie et qu'il envisage ses propres actions à l'égard de Taïwan. Nous pouvons constater le partenariat étroit entre Xi Jinping et Vladimir Poutine, ainsi que la façon dont certains des types de discours qui ont été tenus à l'égard de l'Ukraine et continuent de l'être sont maintenant utilisés à propos de Taïwan. Si Xi Jinping observe et apprend, nous devrions également prendre note de ce qui s'est passé avec l'invasion russe de l'Ukraine et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter qu'une telle situation, où un pouvoir autoritaire envahit une démocratie voisine et la prive de son droit à l'existence et du droit de son peuple à l'autodétermination, ne se reproduise.
Quelles leçons pouvons-nous en tirer? La première est que nous devons tenter de dissuader la Chine de lance cette invasion de façon plus claire et plus ferme. Je pense que si Poutine a choisi de suivre une telle voie, c'est en grande partie parce que nous n'avons pas été assez efficaces pour empêcher cette invasion. Certaines puissances occidentales ont fait passer le message à Poutine que l'Ukraine se débrouillerait toute seule si elle était envahie. De nombreux pays se sont mobilisés pour fournir des armes et appliquer des sanctions débilitantes, et l'armée ukrainienne s'est montrée très efficace jusqu'à présent, de sorte que la guerre ne s'est pas déroulée comme Poutine l'avait prévu, fort heureusement. Toutefois, si nous avions été en mesure d'envoyer plus tôt des signaux plus forts concernant les soutiens qui seraient apportés, nous aurions peut-être été en mesure de contrecarrer cette agression dès le départ.
Nous devons être prêts à rechercher la paix en faisant preuve de puissance. Ainsi, dans le cas d'une invasion possible de Taïwan par la Chine, nous devons envoyer des signaux clairs et éloquents à propos de ce que nous ferions pour soutenir Taïwan. Bien sûr, l'objectif de ces signaux est d'empêcher que l'invasion ait lieu. Si nous voulons la paix, nous devons faire preuve de puissance et de fermeté pour prévenir les agressions.
Le risque, c'est que l'invasion de l'Ukraine par Poutine établisse en quelque sorte un précédent. Elle change les normes sur la scène internationale: d'autres pays commencent à penser qu'ils peuvent impunément recourir à la force pour s'emparer d'un territoire dans une région qu'ils considèrent comme faisant partie de leur sphère d'influence passée. Par conséquent, vaincre Poutine en Ukraine est important pour l'Ukraine et pour la Russie — nous espérons qu'une Russie libre et démocratique remplacera le régime de Poutine —, mais ce l'est aussi en ce qui concerne le précédent établi sur la scène internationale.
J'espère que, dans le contexte de la rhétorique belliqueuse visant Taïwan que nous avons entendue, nous appuierons clairement et fermement Taïwan en nous préparant en vue d'une agression possible, mais aussi en saisissant toutes les occasions d'inclure Taïwan dans les conversations internationales, notamment à l'Assemblée mondiale de la santé et à l'Organisation de l'aviation civile internationale, sur un large éventail de questions et en reconnaissant les contributions que Taïwan peut faire dans les échanges commerciaux avec le Canada. Nous pouvons collaborer avec Taïwan de bien des façons et nous devrions développer beaucoup plus cette collaboration. Le gouvernement du Canada doit en faire plus pour soutenir nos amis et alliés à Taïwan.
Je voudrais souligner quelques éléments concernant la réponse à la COVID de Taïwan. Certains commentateurs ont parlé d'une réponse à la COVID inégale dans les pays occidentaux, notamment au Canada, et du manque de préparation du gouvernement face à cette crise. Certains ont affirmé que la Chine avait peut-être mieux fait que les pays démocratiques et se sont demandé s'il ne s'agissait pas d'une autre situation où, apparemment, le modèle autoritaire aurait été plus efficace. Or, si on regarde ce qui s'est fait à Taïwan, en Corée du Sud et dans d'autres démocraties d'Asie de l'Est, on constate immédiatement que les démocraties ont bien mieux géré la pandémie. Si on tient compte de facteurs comparables comme l'expérience passée des pandémies et la géographie, entre autres, ce sont les pays démocratiques qui ont répondu le plus efficacement à la pandémie.
Nous le constatons encore présentement avec Taïwan qui adapte son approche, ce qui constitue, à mon avis, une des caractéristiques des démocraties. Le pays a laissé tomber sa politique zéro COVID et il s'est adapté avec une approche du type « il faut apprendre à vivre avec le virus ». Taïwan a réussi à réagir au virus, mais aussi à s'adapter à la lumière des nouvelles informations, alors que le gouvernement chinois s'est vraiment retranché derrière sa politique zéro COVID, qu'il applique de façon brutale en Chine continentale.
Je crois qu'il est important de réfléchir à la façon dont la capacité d'adaptation de Taïwan lui a permis de lutter beaucoup plus efficacement contre le virus que la Chine continentale et bien d'autres pays. Cela fait ressortir l'importance d'entretenir des relations solides avec Taïwan, de s'en inspirer et d'appuyer des démocraties alliées en établissant des partenariats avec Taïwan et d'autres démocraties partout dans le monde.
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Lib. (MB)
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2022-10-04 19:03 [p.8129]
Monsieur le Président, il est intéressant de voir à quel point le député et le Parti conservateur préconisent de suivre l'exemple de Taïwan. En ce qui concerne la pandémie, le gouvernement a suivi les conseils des experts et des professionnels de la santé au Canada dès le début. Nous avons adopté une approche proprement canadienne pour faire face à la pandémie.
Les conservateurs encourageaient le convoi de différentes manières. Ils s'opposaient aux exigences relatives à la vaccination lorsque des exigences provinciales étaient encore en place. Ils ont tiré dans toutes les directions sur la question.
Pourquoi les conservateurs font-ils plus confiance à Taïwan et à ses politiques de lutte contre la pandémie qu'à Santé Canada et aux experts en santé et aux données scientifiques dont nous disposons au Canada? Pourquoi accorder tant de confiance là-bas et si peu dans la population du Canada?
Voir le profil de Garnett Genuis
PCC (AB)
Monsieur le Président, un ministériel veut savoir pourquoi j'ai davantage confiance dans les autorités de santé publique de Taïwan que dans la réponse de son gouvernement. C'est très simple: c'est parce que Taïwan a connu moins de décès et moins de cas par habitant. Pourquoi voudrais-je adopter une attitude chauvine dans ce dossier et déclarer que la réponse de mon pays est meilleure, alors que les données démontrent que l'approche adoptée par Taïwan a clairement permis de sauver plus de vies et de réduire davantage le nombre de cas? Cette approche nombriliste ne s'est pas révélée aussi efficace que celle de Taïwan pour ce qui est du nombre de décès évités.
Dans son commentaire, le député a fait allusion au convoi et au fait que de nombreux Canadiens ont été profondément affectés par les restrictions arbitraires qui ont été mises en place. Ils ont été profondément affectés par les confinements et d'autres politiques que le gouvernement a mis en place et qui ont eu d'autres conséquences désastreuses. Je le répète, nos partenaires de l'Asie de l'Est ont su éviter bon nombre de ces situations. Ils ont su voir plus tôt la valeur des mesures aux frontières, du dépistage, de la recherche de contacts et du port du masque. Nous aurions dû apprendre de leur expérience.
Voir le profil de Rechie Valdez
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec le député de Whitby.
Je suis heureuse de prendre la parole aujourd'hui au sujet du travail essentiel que les responsables du portefeuille de la santé ont réalisé en collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé et d'autres organismes internationaux. L'importance de la collaboration et de la coopération internationale n'a jamais été aussi évidente. Aucun pays, y compris le Canada, ne peut résoudre à lui seul des problèmes sanitaires complexes.
Comme nous le savons trop bien, la COVID‑19 ainsi que d'autres virus et problèmes de santé ne respectent pas les frontières. C'est pourquoi les responsables du portefeuille de la santé travaillent en coopération et en collaboration avec leurs partenaires internationaux et mondiaux. Ces efforts sont déployés de façon multilatérale en partenariat avec l'Organisation mondiale de la santé, le G7, le G20 et d'autres organisations.
Nous collaborons aussi directement avec nos partenaires internationaux pour renforcer nos mesures à l'échelle nationale. En tant que membre fondateur, le Canada appuie fermement l'Organisation mondiale de la santé et collabore avec elle pour faire avancer les dossiers prioritaires en matière de santé à l'échelle nationale et internationale, pour mettre en commun l'expertise dans le domaine de la santé et protéger la santé des Canadiens et de la population mondiale. Par exemple, nous mettons nos ressources et notre expertise à contribution dans le cadre des interventions sanitaires d'urgence, comme ce fut le cas pendant la pandémie de COVID‑19, nous avons participé à l'élaboration d'un vaccin contre le virus Ebola, nous avons soutenu fermement les efforts d'éradication de la poliomyélite et nous avons contribué à améliorer la sécurité sanitaire mondiale.
Le Canada collabore également avec l'OMS à des questions importantes pour les Canadiens, comme le changement climatique et la salubrité de l'environnement, le vieillissement en santé, la santé mentale et les maladies non transmissibles.
Le Canada est fermement déterminé à faire progresser l'égalité entre les sexes et l'autonomisation des femmes et des filles. L'OMS s'avère un partenaire majeur dans la promotion de ces objectifs, notamment pour les approches à l'égard des systèmes de santé fondés sur l'équité, le renforcement des soins de santé primaires et la réduction des écarts en matière de santé et de droits sexuels et génésiques.
Le Canada est un ardent défenseur de l'égalité entre les sexes et des questions d'équité, et ce leadership se reflète dans son engagement auprès de l'OMS. Le Canada est reconnaissant du rôle de leadership et de coordination qu'a joué l'OMS dans l'intervention liée à la COVID‑19. En effet, l'OMS joue un rôle essentiel en supervisant les règlements internationaux en matière de santé, en favorisant les efforts internationaux de recherche sur les nouveaux vaccins et les nouveaux traitements, en remédiant aux pénuries de fournitures médicales essentielles et d'équipement de protection individuelle, en contribuant aux efforts de vaccination mondiaux et en soutenant les pays vulnérables dans leurs efforts de préparation et d'intervention.
Nous savons qu'il est possible de tirer des leçons de l'expérience que nous a offerte la COVID‑19 et de renforcer le travail que font l'OMS et la communauté internationale en matière de préparation et de riposte aux pandémies. C'est pourquoi nous avons appuyé la décision d'élaborer un nouvel instrument pour la prévention des pandémies ainsi que la préparation et la riposte à celles-ci pendant la session extraordinaire de l'Assemblée mondiale de la Santé, en décembre 2021. Le Canada s'emploiera à ce que ce nouvel instrument renforce la coopération internationale pour que nous soyons tous mieux préparés si une nouvelle pandémie survient, tout en protégeant les intérêts canadiens. Par ailleurs, nous sommes fortement convaincus qu'il faut améliorer les outils et les mécanismes existants, y compris le Règlement sanitaire international.
La pandémie de COVID‑19 a montré que les attentes des États membres envers l'OMS dépassent les ressources et les capacités de celle-ci. Il y a actuellement d'importantes conversations, à l'échelle internationale, sur les façons d'améliorer la gouvernance et le financement durable de l'OMS. Le Canada travaille sur ces enjeux avec d'autres États membres et continuera de militer activement pour une supervision de l'organisation et la mise en œuvre des principales conclusions et recommandations tirées des analyses mondiales sur la COVID‑19.
Soulignons que l'OMS joue aussi un rôle important lorsque surviennent des crises. C'est le cas en Ukraine, où le conflit armé a grandement perturbé les services de santé et a un effet disproportionné sur les femmes et les enfants. Le Canada contribue à l'intervention sanitaire générale de l'OMS en Ukraine, qui vise à sauver des vies et à faire en sorte que les personnes touchées par le conflit aient accès à des services de santé de base. Le Canada a versé plus de 7,5 millions de dollars à l'OMS pour l'amélioration des services de santé essentiels en Ukraine, ce qui comprend les soins d'urgence pour les blessés et la poursuite des soins liés à la COVID‑19.
Tous ces grands enjeux ont été abordés lors de la 75e Assemblée mondiale de la santé, qui s’est déroulée en mai dernier. Le Canada occupe un rôle de premier plan au sein de cette assemblée pour faire progresser les dossiers qui représentent une priorité pour l’OMS et d’autres partenaires. Cela comprend notamment le renforcement de l’OMS au moyen d’un leadership et d’une gouvernance accrus, la mobilisation des efforts internationaux pour améliorer la prévention, la préparation et la réponse en cas d’urgences sanitaires, et l'accélération des progrès sur l’équité en matière de santé et les déterminants de la santé.
Je veux rappeler que le Canada croit que le monde a besoin d’une OMS puissante et que celle-ci doit représenter une communauté globale de la santé où tout le monde est inclus et peut apporter sa contribution.
Il y a beaucoup d'acteurs qui contribuent à obtenir de meilleurs résultats en matière de santé publique à l'échelle mondiale, y compris Taïwan. Cette dernière a été une bonne partenaire bilatérale pour notre pays dans le domaine de la santé, comme nous l'avons constaté quand elle nous a donné de l'équipement de protection individuelle au début de la pandémie. Nous continuons d'appuyer la pleine participation de Taïwan à des organisations comme l'Organisation mondiale du commerce et le Forum de coopération économique Asie-Pacifique, dont elle est membre à part entière. Nous appuyons aussi sa participation significative à des tribunes internationales lorsqu'il existe un impératif pragmatique et que l'absence de Taïwan serait préjudiciable à l'intérêt mondial.
Par conséquent, conformément à la politique d'une seule Chine en vigueur depuis longtemps au Canada, nous sommes en faveur de l'inclusion de Taïwan comme État observateur à l’Assemblée mondiale de la santé. Durant la séance plénière de cette année, le ministre de la Santé a d'ailleurs réclamé que Taïwan participe de manière significative à cette assemblée.
Par ailleurs, le Canada continue de collaborer étroitement avec ses partenaires du G7 en ce qui a trait à la pandémie et à d'autres enjeux de santé prioritaires. Il a participé à de nombreuses rencontres de ministres de la Santé du G7, où il a souligné la nécessité de collaborer afin de mettre fin à la phase aiguë de la pandémie. Les sous‑ministres de la Santé du G7 se réuniront dans une semaine à Berlin, où ils discuteront de questions cruciales comme la fin de la pandémie de COVID‑19 et l'application des leçons apprises, de même que la corrélation entre les changements climatiques et la santé, et la lutte contre la résistance aux antimicrobiens.
Poursuivre le dialogue au sein du G20 a aussi été important pour la coopération mondiale relativement à la pandémie. Sous la présidence de l'Indonésie, les ministres de la Santé du G20 se sont rencontrés en juin dernier et ils se rencontreront de nouveau à la fin octobre. Le Canada est impatient de collaborer avec ses partenaires du G20 pour contribuer à accroître la résilience du système de santé mondial, notamment grâce au financement durable, à l'harmonisation des normes et des protocoles mondiaux en matière de santé, au renforcement de la capacité de fabrication mondiale et à l'élargissement des carrefours du savoir pour la prévention, la préparation et l’intervention en cas de pandémie.
En juin dernier, les ministres de la Santé ont aussi rencontré les ministres des Finances du G20 dans le but de réduire l'important écart dans le financement destiné à la prévention, à la préparation et à l’intervention en cas de pandémie mondiale, et une deuxième rencontre est prévue en novembre.
Les responsables du portefeuille de la Santé collaborent étroitement avec leurs partenaires du G7 et du G20, ainsi qu'avec des organisations et des organismes internationaux, dont l'OMS, pour s'attaquer à d'importants problèmes sanitaires mondiaux, notamment la COVID‑19, la résistance aux antimicrobiens, les changements climatiques et la santé mentale.
La résistance aux antimicrobiens constitue une menace qui pourrait être à l'origine de la prochaine crise sanitaire mondiale, étant donné que les médicaments antimicrobiens, particulièrement les antibiotiques, deviennent de moins en moins efficaces parce que les pathogènes développent la capacité d'y résister. Cette situation augmente le risque de propagation des maladies, de maladie grave et de mort. Il s'agit vraiment d'un problème mondial pour lequel le Canada doit collaborer étroitement avec ses partenaires internationaux ainsi que les organismes internationaux, notamment l'OMS.
Les répercussions des changements climatiques sur la santé sont devenues une priorité mondiale en matière de santé. Il est important que le lien entre la santé et l'environnement demeure au cœur des discussions internationales et des mesures de lutte contre les changements climatiques. Lors de la 26e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, le Canada a soutenu les engagements visant à bâtir et à développer des systèmes de santé durables, à l'épreuve des changements climatiques et à faibles émissions de carbone, ce qui a été reconnu par l'OMS.
Nous sommes dans une période de transformation sur le plan de la santé mentale dans le monde. La pandémie a eu des répercussions considérables sur la santé mentale et le bien-être des gens et elle a fait ressortir à la fois les lacunes et le potentiel de nos systèmes de santé mentale. Nous devons transformer cet élan en actions et collaborer avec l'OMS et nos partenaires internationaux pour atteindre les buts et les cibles que nous nous sommes fixés, dans l'optique de créer un monde où l'on valorise, encourage et protège la santé mentale, et où l'on prévient et prend en charge la maladie mentale de manière équitable et respectueuse.
Le Canada a contribué au développement de relations internationales solides et d'une communauté mondiale résiliente, deux éléments nécessaires pour faire face aux défis posés par la COVID‑19, pour mieux se relever de la pandémie et pour continuer à progresser sur d'autres questions de santé importantes qui ne connaissent pas de frontières.
À l'avenir, nous redoublerons d'efforts pour que l'OMS soit une institution efficace, efficiente, pertinente, transparente, responsable et bien dirigée, dont les actions et les recommandations se fondent sur l'avis des États membres et les meilleures données scientifiques et factuelles disponibles.
Le monde a besoin d'une OMS forte, transparente et inclusive. Le Canada est prêt à travailler avec d'autres pays pour concrétiser cet objectif.
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Lib. (ON)
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2022-10-04 19:27 [p.8132]
Monsieur le Président, je vous remercie de m'accorder le privilège de prendre la parole au sujet de la pleine participation de Taïwan aux organisations internationales.
Mon opinion à cet égard est simple. Taïwan doit participer pleinement aux organisations internationales chaque fois qu'il existe un impératif pratique et chaque fois que l'absence de Taïwan est préjudiciable pour l'intérêt mondial.
Prenons, par exemple, la question de l'exclusion continue de Taïwan de l'Assemblée mondiale de la Santé. Cette exclusion est néfaste pour les efforts mondiaux de suivi et de lutte contre la COVID‑19. Je crois que nous convenons tous que les réponses à la pandémie, aux futures pandémies et aux préoccupations mondiales en matière de santé publique en général représentent un impératif pratique justifiant l'inclusion de Taïwan à titre d'observateur. Cette position s'aligne tout à fait avec la politique d'une seule Chine du Canada. Selon cette politique, le Canada reconnaît que la République populaire de Chine est le seul gouvernement légitime de la Chine, en prenant acte de la position du gouvernement de la Chine par rapport à Taïwan, sans s'y opposer ni l'approuver. Le Canada entretient des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine tout en continuant de forger et d'entretenir des liens économiques, de peuple à peuple et culturels non officiels avec Taïwan.
Les liens entre le Canada et Taïwan sont très profonds et solides. Nos deux sociétés partagent le même engagement envers les valeurs démocratiques, le respect des droits de la personne et des libertés fondamentales, et la primauté du droit. Les liens entre nos deux peuples sont également très forts. Les quelque 50 000 Canadiens qui vivent aujourd'hui à Taïwan constituent la quatrième plus importante diaspora canadienne au monde. Des vols directs quotidiens entre Vancouver et Taipei ont contribué à renforcer ces liens. Lorsque la pandémie de COVID‑19 a frappé, Taïwan a été parmi les premiers pays à donner des masques au Canada.
Les relations économiques entre le Canada et Taïwan sont également florissantes. Les échanges bilatéraux de marchandises entre le Canada et Taïwan ont atteint 10,2 milliards de dollars en 2021, soit une hausse de 38,1 % par rapport aux 7,4 milliards de dollars de l'année 2020. En 2021, Taïwan était le onzième partenaire commercial du Canada pour les marchandises et son cinquième partenaire commercial en Asie.
Taïwan est un maillon essentiel des chaînes d'approvisionnement mondiales, notamment pour la fabrication de puces et le transport maritime international. Pour renforcer le commerce, le Canada et Taïwan coopèrent par l'intermédiaire de certaines organisations multilatérales, notamment la Coopération économique Asie-Pacifique et l'OMC.
Afin de faire progresser la coopération économique entre nos peuples et la coopération culturelle, de hauts représentants des deux pays participent aux consultations économiques annuelles entre le Canada et Taïwan. Lors de la dernière réunion, qui s'est tenue à distance en décembre, nos représentants ont discuté d'un large éventail de sujets liés au commerce et aux investissements, tels que l'économie verte, la sécurité des chaînes d'approvisionnement, la propriété intellectuelle, l'accès aux marchés agricoles et une collaboration accrue dans les domaines de la science, de la technologie et de l'innovation.
Le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et Taïwan viennent de négocier l’Accord de coopération économique et commerciale avec les peuples autochtones. Cet accord établit un cadre pour cerner et éliminer les obstacles au renforcement du pouvoir économique des peuples autochtones.
Plus tôt cette année, le Canada et Taïwan ont annoncé qu’ils avaient l’intention de tenir des pourparlers préliminaires en vue d’un accord éventuel sur la promotion et la protection des investissements étrangers, également connu sous le nom d’APIE. Un APIE vise à protéger et à favoriser les investissements étrangers par la négociation d’un cadre commun qui crée un environnement d’investissement stable et fondé sur des règles pour les entreprises canadiennes qui investissent à l’étranger et pour les entreprises étrangères qui investissent au Canada. Le Canada tient à poursuivre, conformément à sa politique de longue date, ses relations avec Taïwan en matière de commerce, d’innovation et d’investissement.
En ce qui concerne la participation active de Taïwan aux discussions mondiales, la meilleure façon de résumer ma position à ce sujet est peut-être de reprendre une vieille maxime: c’est bon pour Taïwan, bon pour le Canada et bon pour le reste du monde.
L’essor qu’a connu Taïwan au cours des dernières décennies est largement reconnu comme une réussite démocratique et économique. Beaucoup l’appellent le « miracle taïwanais ». Il y a environ 40 ans, l’île a amorcé sa transition, passant d’un système autoritaire à parti unique à une démocratie multipartite. Aujourd’hui, l’économie industrielle de Taïwan, axée sur les exportations, se classe au 21 rang mondial pour ce qui est du PIB nominal et au 15e rang pour ce qui est du PIB par habitant.
L'île se classe aussi parmi les meilleurs en ce qui concerne les indicateurs des libertés politiques et civiles, de l'éducation, des soins de santé et du développement humain. Au cours des 20 dernières années, Taïwan a pu participer à titre d'observateur ou d'invité à certaines institutions spécialisées des Nations unies.
Toutefois, plus récemment, Taïwan a été activement exclue des principales agences et des grands événements sur la scène internationale. Cette exclusion a des répercussions négatives non seulement sur les 24 millions d'habitants de Taïwan, mais également sur la communauté internationale. Par exemple, Taïwan continue d'être exclue de l'Assemblée mondiale de la santé, alors qu'elle peut apporter beaucoup aux activités mondiales de lutte contre la pandémie.
En effet, la communauté internationale fait face à un nombre sans précédent de problèmes complexes liés aux changements climatiques, à la santé publique, à la dégradation de l'environnement et plus encore. La collaboration entre tous les partenaires est notre meilleur espoir de résoudre ces problèmes. Lorsqu'il existe un impératif technique, nous devons permettre à toutes les parties prenantes de faire des contributions utiles. C'est sur cette base que le Canada appuie la pleine participation de Taïwan aux discussions mondiales pertinentes.
Nous pouvons tirer de nombreuses leçons de la pandémie. Tout au long de la pandémie de COVID‑19, la collaboration internationale a été à l'avant-plan. La façon la plus efficace, en fait, la seule façon de mettre fin à la pandémie est de mobiliser autant de parties prenantes que possible pour freiner la propagation de la COVID‑19. Les organisations internationales comme l'Organisation mondiale de la santé facilitent ces efforts.
Tout au long de la pandémie, l'OMS a été un relai fiable des informations faisant autorité sur tous les sujets, allant des taux d'infection et des modes de transmission à l'efficacité des vaccins et des campagnes de vaccination. Bien que chaque pays soit et doive être responsable de la santé de sa population, l'OMS permet de formuler une réponse mondiale cohérente à la pandémie. Plus que jamais, le monde a besoin d'une Organisation mondiale de la santé transparente, inclusive et responsable. Le Canada continue de travailler de concert avec d'autres partenaires internationaux pour atteindre cet objectif.
Un exemple de l'appui du Canada à l'OMS est l'investissement de 865 millions de dollars du gouvernement pour améliorer le dispositif pour accélérer l'accès aux outils de lutte contre la COVID‑19. Ce dispositif est une collaboration mondiale qui vise à accélérer la mise au point et la production de produits de diagnostic, de traitements et de vaccins efficaces et à en assurer un accès équitable. Une partie du dispositif est le connecteur de systèmes de santé, qui représente un partenariat entre diverses organisations. Il est codirigé par l'OMS, l'UNICEF, le Fonds mondial et la Banque mondiale, avec le soutien du Mécanisme de financement mondial. Le connecteur de systèmes de santé coordonne les efforts des différents pays dans trois volets: financement, planification et suivi; soutien technique et opérationnel; et protection du système de santé et de la main-d'œuvre. Cette coordination aide les pays à repérer et à éliminer les goulets d'étranglement dans leur système de santé et permet aux outils de lutte contre la COVID‑19 d'être déployés le plus efficacement possible.
Taïwan est une démocratie progressiste. C'est une société qui a défendu les droits et les libertés de la personne, y compris ceux des femmes, de la communauté LGBTQ2+ et des peuples autochtones. Cet État insulaire a beaucoup à offrir sur la scène internationale. Par ailleurs, l'expertise de Taïwan dans les domaines des semi-conducteurs, de la biotechnologie et de la technologie de l'information a contribué au dynamisme de son économie axée sur les exportations ainsi qu'à la croissance mondiale.
Taïwan demeurera un chef de file novateur dans le domaine des semi-conducteurs pour de nombreuses années et continuera de jouer un rôle central dans les chaînes d'approvisionnement technologiques mondiales. Une meilleure intégration de Taïwan à l'économie mondiale favorise la croissance et le développement à l'échelle mondiale.
Il est bon qu'une structure inclusive permette à tous les intervenants d'apporter leur contribution. C'est pourquoi le Canada continuera d'appuyer Taïwan pour qu'il participe pleinement à des domaines où ses efforts peuvent contribuer de façon importante au bien public.
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PCC (AB)
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2022-10-03 12:01 [p.7987]
Madame la Présidente, je prends la parole au sujet du projet de loi C- 31, qui est présenté comme une loi concernant des mesures d’allégement du coût de la vie. J’insiste sur « présenté » comme une loi concernant des mesures d’allégement du coût de la vie parce que les mesures qui y sont proposées peuvent, au mieux, être qualifiées de demi-mesures et de semblants de solutions qui ne s’attaquent pas aux causes profondes de la crise du coût de la vie à laquelle font face les citoyens ordinaires.
Le projet de loi offre des mesures en jetant de l’argent à droite, à gauche, le tout dans un effort désespéré d’un gouvernement désespéré qui veut avoir l’air de faire quelque chose, n’importe quoi, pour lutter contre la crise du coût de la vie, une crise dont le gouvernement libéral est responsable. Je dois dire qu’il est un rien paradoxal que, même si le projet de loi est présenté comme une loi s’attaquant à la crise du coût de la vie, cette loi ne fera, en fait, qu’exacerber cette crise. La raison en est qu’elle coûtera plusieurs milliards de dollars qui seront empruntés, ce qui attisera la flambée inflationniste qui est au cœur de la crise du coût de la vie au Canada.
On ne peut minimiser la crise du coût de la vie. Elle est là. Elle est réelle, et les Canadiens souffrent comme jamais auparavant. L’inflation est au plus haut en 40 ans. Elle a atteint 8,1 % en juin. L’inflation sur des produits essentiels comme l’alimentation est encore plus élevée. Les prix de l’épicerie augmentent comme jamais au cours des 40 dernières années, avec une inflation sur les produits alimentaires de 10,8 %. Si nous prenons certains aliments essentiels, les prix ont encore plus augmenté. Les fruits frais ont augmenté de 13,2 %. Les œufs, de 10,9 %. Le pain, de 17,6 %. Les pâtes, de 32,4 %. Je pourrais continuer ainsi. La famille moyenne de quatre personnes dépense maintenant 1 200 $ de plus en épicerie cette année que l’an dernier. C’est 1 200 $ de plus cette année que l’an dernier pour nourrir une famille.
Les députés d’en face et leurs partenaires de coalition du NPD se congratuleront certainement de verser des chèques de loyer de 500 $, auxquels, soit dit en passant, la plupart des locataires n’auront même pas droit, mais cela ne représente qu’une fraction des augmentations de prix que les Canadiens paient maintenant juste pour se nourrir. Cela montre la gravité de la crise du coût de la vie et la vacuité de la réponse du gouvernement quand il s’agit de la contrer.
Comment en sommes-nous arrivés là? Il y a assurément plusieurs facteurs, mais les politiques budgétaires imprudentes et les dépenses effrénées du gouvernement viennent peut-être en tête. Jamais dans l’histoire du Canada un gouvernement n’a dépensé autant, emprunté autant et alourdi à ce point la dette. Pour vous donner une idée, au cours des sept dernières années, le premier ministre a accumulé plus de dettes que toute la dette accumulée en 148 ans d’histoire du Canada avant l’élection de l’actuel gouvernement.
Le premier ministre a ajouté plus de dettes que tous ses prédécesseurs ensemble. C’est stupéfiant. Cela dénote un manque total de prudence et une parfaite irresponsabilité de la part du gouvernement qui nous vaut maintenant cette crise du coût de la vie avec une inflation au plus haut en 40 ans. Le gouvernement nous a dit de ne pas nous inquiéter et qu’il peut encore et encore dépenser parce que les taux d’intérêt sont faibles, jusqu’au jour où ils ne le sont plus.
Nous avons assisté l’été dernier à la plus forte hausse des taux d’intérêt en 25 ans, et il est certain que les taux d’intérêt vont encore grimper. Les libéraux disent qu’ils n’avaient pas le choix à cause de la COVID, sauf que si l’on regarde les faits, le gouvernement ne peut pas se servir de la COVID comme excuse pour ses dépenses effrénées.
Prenons certains de ces faits. Pour commencer, le gouvernement a ajouté 100 milliards de dollars de dettes au cours de ses cinq premières années au pouvoir, avant la COVID. Autrement dit, le gouvernement a ajouté plus de dettes quand les choses allaient bien et même plus de dettes que tout autre gouvernement a accumulé en cinq ans, laissant les coffres vides.
Sur les 500 milliards de dollars de nouvelles dépenses que nous avons vues au cours des deux dernières années, ce déluge de dépenses, le directeur parlementaire du budget a déterminé que plus de 40 % étaient sans rapport avec la COVID. Les libéraux disent que c’est à cause de la COVID, mais d’après le DPB, des centaines de milliards de dollars sur les 500 milliards en nouvelles dépenses étaient sans rapport avec la COVID.
Ensuite, en janvier, le directeur parlementaire du budget a dit que les dépenses de relance ne servaient plus l’objectif visé. Le DPB a, en effet, demandé au gouvernement d’arrêter les nouvelles dépenses. Quelle a été la réponse du gouvernement au directeur parlementaire du budget? Faire exactement le contraire. Le gouvernement a fait la seule chose qu’il sache faire, c’est-à-dire dépenser l’argent des autres, avec 71 milliards de dollars de nouvelles dépenses pour le projet de loi C-8, 60 milliards de nouvelles dépenses dans le budget de 2022 et maintenant, des milliards de dollars de plus pour ce projet de loi de dépenses inflationnistes.
Pour financer le tout, le gouvernement a fait, par l'entremise de la Banque du Canada, ce qu'aucun autre gouvernement n'a fait auparavant, à savoir de procéder à un assouplissement quantitatif ou, autrement dit, d'imprimer de l'argent. Toutes ces dépenses, cet endettement et cette impression d'argent ont eu un coût. Ce coût, c'est le taux d'inflation le plus élevé que nous ayons connu depuis les 40 dernières années. Plus le gouvernement dépense, plus le coût de la vie augmente. Plus le gouvernement dépense, plus les produits qu'achètent les Canadiens coûtent cher. Les chèques de paie des Canadiens perdent de leur valeur, et le pouvoir d'achat diminue, tout cela à cause des politiques budgétaires irresponsables du gouvernement.
Bien que nous connaissions un taux d'inflation jamais vu depuis 40 ans en raison des dépenses inconsidérées du gouvernement, cette inflation ne devrait pas être une surprise pour lui. En effet, il n'y avait rien de plus prévisible. Lorsqu'il y a plus de dollars en circulation, tandis que la quantité de produits sur le marché diminue, cela entraîne de l'inflation. C'est un principe économique de base.
Lorsqu'il était ministre du cabinet fantôme en matière de finances, le chef de l'opposition officielle a demandé au gouvernement de surveiller l'inflation. Il prévoyait qu’il y aurait de l’inflation si le gouvernement ne contrôlait pas les dépenses. Quelle a été la réponse de la ministre des Finances et du premier ministre? Ils ont complètement ignoré le chef de l'opposition. Selon eux, il ne fallait pas s'inquiéter de l'inflation, mais plutôt de la déflation. Comme ils avaient tort.
Voilà ce qui arrive, je suppose, quand on a un premier ministre qui a admis ne pas beaucoup penser à la politique monétaire. Peut-être que s'il y avait réfléchi un peu, le pays et nous ne nous retrouverions pas dans ce gâchis financier, et les Canadiens ordinaires ne seraient pas aux prises avec la crise du coût de la vie qui en découle. Si le gouvernement voulait vraiment s'attaquer à cette crise, il procéderait autrement, sauf qu'il persiste et signe dans l'approche ratée qui nous a mis dans ce pétrin en dépensant encore plus.
Ce que le gouvernement devrait faire, c'est suivre les conseils du chef de l'opposition, soit réduire les dépenses, revenir à une orientation financièrement responsable et à une politique monétaire saine, trouver des économies et éliminer le gaspillage à l’intérieur de l'appareil gouvernemental — et ce n'est pas le gaspillage qui manque.
Si le premier ministre voulait vraiment s'attaquer à la crise du coût de la vie, ce qui commence par la restriction des dépenses incontrôlées de l'État, il ferait ce que le chef de l'opposition a prié le gouvernement de faire: présenter un projet de loi imposant le plafonnement des dépenses de l'État, c'est-à-dire qu'il faudrait trouver 1 $ d'économies pour chaque nouveau dollar de dépenses.
Certains libéraux pourraient se moquer de l'idée d'adopter une mesure législative de ce genre, mais cette méthode a déjà fait ses preuves. Elle a fonctionné dans la plus grande démocratie et la plus grande économie du monde, celle des États‑Unis. En effet, il y a plus de 20 ans, le Congrès, alors dominé par les républicains, a adopté une telle mesure, et le président démocrate de l’époque, Bill Clinton, l’a promulguée. Quel a été le résultat? Un budget équilibré pour la première fois depuis des décennies, et les États‑Unis ont ensuite remboursé plus de 400 milliards de dollars de dette.
Il ne faut pas s'attendre à ce que le gouvernement actuel mette en œuvre des mesures telles que celle-là. Il ne faut pas s'attendre à ce qu'il réduise ses dépenses. Il ne faut pas s'attendre à ce qu'il repense ses politiques inefficaces et à ce qu'il fasse marche arrière parce que, comme toujours, le gouvernement mesure ses succès au montant de ses dépenses.
Nous le constatons en ce qui concerne le logement. Le gouvernement a dépensé des milliards de dollars, plus de 40 milliards, pour le logement. Des milliards de plus ont été annoncés dans le budget de 2022. Quels ont été les résultats?
Tout d'abord, le Canadien moyen consacre aujourd'hui environ la moitié de son revenu mensuel à ses frais de logement. Lorsque le gouvernement est arrivé au pouvoir, c’était environ 32 %. Maintenant, le coût du logement compte pour 50 % du revenu. De plus, le prix des maisons a doublé. Il a augmenté de 52 % au cours des deux dernières années seulement.
Nous sommes le pays du G7 qui a le plus de territoire, mais qui compte le moins de maisons par rapport au nombre d'habitants. Les libéraux peuvent bien se féliciter de dépenser tout cet argent pour le logement, mais quand on regarde les résultats, nous sommes le pays qui a le moins de maisons des pays du G7 et qui a les prix parmi les plus élevés, lesquels ont doublé sous le gouvernement actuel. Maintenant, il en coûte aux Canadiens la moitié de leur chèque de paie seulement pour avoir un toit sur la tête. J'appellerais cela une politique d'échec. Les Canadiens n'ont assurément pas obtenu une bonne valeur pour tout cet argent qui a été dépensé.
Si le gouvernement voulait sérieusement s'attaquer à l'abordabilité du logement, il se tournerait, encore une fois, vers le chef de l'opposition, qui a présenté un plan complet pour rendre le logement plus abordable afin que les Canadiens puissent acheter une maison ou louer un logement. Il préconise notamment de s’attaquer à l'offre, d’augmenter l'offre, de vendre une partie du parc immobilier du gouvernement fédéral pour construire plus de logements et d’inciter les municipalités à permettre la construction de plus de maisons, notamment en rendant les fonds fédéraux d’infrastructure destinés aux municipalités conditionnels à la construction de nouveaux logements. Ce sont là des solutions acceptables pour tenter de résoudre un problème très réel qui touche tant de Canadiens.
Quelle est la solution du gouvernement? Un chèque de 500 $ pour le loyer. Sa solution est un chèque de 500 $ qui ne couvre même pas une semaine de loyer dans la plupart des villes canadiennes. En outre, plus de six locataires sur dix n'auront même pas droit à ce chèque, et ceux qui y auront droit verront les avantages à court terme de ces 500 $ réduits à néant par l'inflation, la hausse des taux d'intérêt et, surtout, les hausses de taxes prévues par les libéraux au cours de la nouvelle année.
À une époque où les Canadiens paient plus en impôts qu'ils paient pour le logement, le transport, la nourriture et les vêtements réunis, à une époque où les Canadiens sont confrontés à une inflation qui n'a jamais été aussi élevée depuis 40 ans, le gouvernement libéral a soudainement décidé que c'était le bon moment pour augmenter les charges sociales et tripler la pire taxe de toutes, la taxe sur tout, la taxe sur le carbone, une taxe détestée, qui, soit dit en passant, contribue à l'inflation.
Nous pouvons voir ainsi que le gouvernement ne veut pas sérieusement s'attaquer à la question de l'abordabilité. S'il le voulait, pour commencer, il tiendrait compte des conseils du chef de l'opposition et annulerait les hausses de taxes prévues. Il ne le fera pas, de sorte que nous avons un gouvernement qui, d'une main, distribue des chèques à certains Canadiens et, de l'autre, leur retire les avantages que ces chèques leur procurent en leur imposant les hausses de taxes prévues par les libéraux.
Ce projet de loi peut s'intituler Loi concernant les mesures d'allègement du coût de la vie, mais il ne s'agit pas d'un plan sérieux pour s'attaquer au coût de la vie; c'est plutôt de la poudre aux yeux de la part des libéraux. C'est un exercice de relations publiques vide en l'absence d'un véritable plan. Voilà pourquoi je m'opposerai à ce projet de loi.
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NPD (MB)
Voir le profil de Leah Gazan
2022-10-03 14:48 [p.8012]
Monsieur le Président, les libéraux récupèrent des prestations de l'Allocation canadienne pour enfants à des parents qui avaient besoin d'aide pendant la pandémie, mais les députés savent-ils ce qu'ils ne récupèrent pas? Ils ne récupèrent pas la subvention salariale des mains des grandes entreprises qui ont versé des primes à leurs dirigeants ou des dividendes à leurs actionnaires. Air Canada, par exemple, a reçu 554 millions de dollars et versé 10 millions de dollars de primes. Il y a aussi l'Imperial Oil, qui a reçu 120 millions de dollars et versé 324 millions de dollars de dividendes.
Pourquoi les libéraux récupèrent-ils des prestations pour enfants à des mères seules qui tentent de nourrir leurs enfants pendant qu'ils laissent les grandes sociétés s'en tirer à bon compte?
Voir le profil de Chrystia Freeland
Lib. (ON)
Monsieur le Président, notre gouvernement croit fermement qu’il faut aider les enfants et les familles du Canada. C'est pourquoi nous avons travaillé si fort afin d'instaurer un programme national d'apprentissage et de garde des jeunes enfants. Ce programme va aider à la fois les familles qui éprouvent des problèmes d'abordabilité et notre économie. C'est pourquoi l'Allocation canadienne pour enfants, qui a permis de sortir des centaines de milliers d'enfants de la pauvreté, est un programme si important.
Nous savons que tous les Canadiens doivent payer leur juste part. C'est pourquoi nous imposons aux banques et aux compagnies d'assurance un dividende de relance lié à la COVID.
Voir le profil de Andrew Scheer
PCC (SK)
propose:
Que, étant donné que les coûts du gouvernement font grimper l’inflation, ce qui rend inabordable le coût des biens que les Canadiens achètent et des intérêts qu’ils paient, cette Chambre demande au gouvernement de s’engager à n’imposer aucune nouvelle taxe sur l’essence, l’épicerie, le chauffage des foyers et les chèques de paie.
— Monsieur le Président, c'est un honneur de prendre la parole aujourd'hui pour présenter cette motion très importante et très opportune.
La politique économique du gouvernement peut se résumer en quatre mots simples: paies réduites, prix élevés. Les coûts du gouvernement font augmenter le coût de la vie. Que veulent dire ces paroles des conservateurs? Si l’on examine pourquoi les prix augmentent, on constate que c’est directement lié aux déficits colossaux que le premier ministre accumule depuis quasiment le premier jour de son entrée en fonction. Durant sa première année au pouvoir, le gouvernement a consciemment décidé de dépenser plus d’argent que ce qu’il perçoit, plongeant ainsi le pays dans le gouffre de ces déficits sans fin. Cette décision a affaibli notre économie avant même le début de la pandémie.
S'il est juste de dire que personne n'a vu venir la pandémie de COVID, il est aussi prudent pour un gouvernement de se préparer à l'imprévu. On ne savait peut-être pas qu'une telle crise aurait lieu, mais les gouvernements doivent être prêts à affronter toutes sortes d'événements d'envergure mondiale auxquels ils seront obligés de répondre. Plonger le pays dans un déficit alors que les choses allaient bien était pure folie. Évidemment, a posteriori, on constate que ce fut extrêmement nuisible, car, en raison des politiques du gouvernement, le pays était en position de faiblesse lors de l'arrivée de la pandémie.
Je sais que mes collègues sont nombreux à vouloir s'exprimer sur la motion, qui est très importante et dont le sujet touche la vie des gens de manière bien réelle et concrète. Je vais donc partager mon temps de parole ce matin afin de donner à un plus grand nombre d'entre eux la possibilité de participer au débat.
Comment les déficits du gouvernement ont-ils conduit à cette hausse des dépenses? Eh bien, le gouvernement a dû emprunter un tas d’argent qu’il n’avait pas, alors il s’est tourné vers la Banque du Canada, qui a décidé de garantir les dépenses déficitaires du gouvernement en achetant des obligations d’État, ou reconnaissances de dette. Lorsqu’un gouvernement doit emprunter de l’argent, il rédige une promesse de remboursement. C’est ce qu’on appelle une obligation. Normalement, les particuliers ou les institutions peuvent acheter ces obligations et s’attendre à recevoir les intérêts, et le gouvernement rembourse l’obligation à l’échéance. Cependant, la Banque du Canada a fait quelque chose d’un peu différent: elle a créé de l’argent frais à partir de rien pour acheter ces obligations d’État.
Elle a commencé à créer 5 milliards de dollars de nouvelle monnaie chaque semaine, à partir de mars 2020, pour acheter ces obligations d’État. Cette nouvelle monnaie, non soutenue par une nouvelle production, non soutenue par la croissance économique et non soutenue par une production supplémentaire de biens ou de services, s’est déversée dans le système.
Il peut y avoir de grands gagnants lorsque le gouvernement crée de l’argent à partir de rien. Les grands gagnants sont les grandes institutions financières qui obtiennent l’argent en premier, parce qu’elles se lancent dans l’achat d’actifs. Elles achètent des biens et des matières premières. Elles le font avec le nouvel argent avant que tout le monde ne se rende compte qu’il y a un tout nouvel afflux de monnaie dans le système. Quand tout le monde reçoit cet argent, quand il finit par faire son chemin dans l’économie, les prix commencent à monter. Les grandes institutions financières et ces riches investisseurs peuvent alors vendre ces produits et gagner de l’argent sur la différence. C’est pourquoi les prix ont augmenté, et c’est aussi pourquoi nous avons vu des profits records dans les grandes institutions financières comme les grandes banques.
C’est pourquoi nous disons que le coût du gouvernement a fait augmenter le coût de la vie. Littéralement, les dépenses supplémentaires du gouvernement, les dépenses inutiles, ont forcé la Banque du Canada à garantir ces déficits, créant ainsi de l’argent frais et provoquant la hausse des prix. Voilà pour les prix plus élevés.
Qu’en est-il des chèques de paie plus petits? Eh bien, ce que le gouvernement prévoit de faire le 1er janvier, c’est de prendre une plus grande part des chèques de paie des Canadiens en augmentant l’impôt sur les chèques de paie. Les Canadiens seront forcés de payer plus d’impôt sur leurs chèques de paie, et le gouvernement prendra une partie de l’impôt supplémentaire qu’il perçoit, l’extraira de la caisse de l’assurance-emploi et le dépensera.
Nous le savons. Nous savons que le montant des cotisations supplémentaires à l'assurance-emploi sera tout simplement absorbé par les dépenses ordinaires du gouvernement. En fait, les cotisations supplémentaires que le gouvernement percevra feront en sorte que la caisse de l’assurance-emploi affichera un excédent de 10 milliards de dollars à court terme, et le premier ministre s’emparera de tout cet argent pour financer ses projets de dépenses favoris.
Où va aller une grande partie de cet argent supplémentaire? Il va servir à payer les intérêts de notre dette nationale. Le premier ministre a accumulé plus de dettes que tous les autres premiers ministres réunis, et le rapport du directeur parlementaire du budget indique que les intérêts de la dette nationale — que les contribuables canadiens vont devoir payer — vont doubler. Bientôt, la part de nos impôts qui servira à payer les intérêts de la dette nationale sera plus élevée que le montant dépensé pour les Forces armées canadiennes. Voilà les proportions que le problème a atteintes.
Le résultat? Eh bien, nous avons tous entendu les histoires déchirantes dans nos circonscriptions. Nous avons tous entendu le témoignage des aînés qui ont dû retarder leur retraite et voir leurs économies s’évaporer avec l’inflation. Des jeunes de 30 ans sont coincés dans de minuscules appartements de 400 pieds carrés dans nos grandes villes ou, pire, vivent encore dans le sous-sol de leurs parents parce que le prix des maisons a doublé sous les libéraux. Des mères seules mettent de l’eau dans le lait de leurs enfants pour pouvoir payer l’augmentation de 10 % du prix de l’épicerie sur 12 mois.
Il n’est pas étonnant que les gens soient inquiets. La plupart des gens ont la chance de s’en sortir, mais beaucoup d’entre eux sont loin derrière. Il y a des gens dans ce pays qui s’en sortent à peine. Ce sont nos amis et nos voisins, et nous, à la Chambre, sommes leurs serviteurs. C’est à nous de prendre des mesures concrètes pour résoudre cette crise de l’inflation provoquée par les libéraux.
Les conservateurs proposent des solutions très simples et pratiques pour aider les Canadiens partout au pays. Aujourd’hui, les conservateurs demandent au gouvernement de ne pas aggraver la situation. Les libéraux ont déjà fait des dégâts en augmentant les prix. Ils n’ont pas besoin de réduire les chèques de paie des Canadiens, ce que ce gouvernement prévoit de faire. Non seulement ils jettent de l’huile sur le feu avec leurs plans constants pour augmenter les dépenses, mais ils réduisent la capacité des Canadiens de faire face à l’inflation causée par le gouvernement en amenuisant ces chèques de paie.
Un nouveau sondage publié aujourd’hui est tout simplement stupéfiant: 90 % des Canadiens resserrent leur budget familial en raison de l’inflation. Près de la moitié d’entre eux, soit 46 %, affirment que leur situation financière est pire qu’à la même époque l’an dernier, ce qui représente le plus haut niveau en 12 ans. Plus de la moitié disent qu’il est difficile de nourrir leur famille, et ce chiffre passe à sept sur dix, ou 68 %, chez ceux dont le revenu familial est inférieur à 50 000 $. Les Canadiens ne peuvent pas suivre le rythme.
En ce qui concerne le prix du panier d'épicerie, j’ai cinq enfants et notre facture d’épicerie est déjà assez élevée avec quelques adolescents à la maison. Les prix ont monté en flèche, augmentant de plus de 10 % au rythme le plus rapide en 40 ans. Avec de telles pressions inflationnistes, les mesures de soutien du gouvernement non seulement n’aident pas à régler le problème, mais elles y contribuent, car ces dépenses supplémentaires s’ajoutent à la somme d’argent que le gouvernement doit emprunter, ce qui alimente le cercle vicieux d’une inflation plus élevée.
La famille canadienne moyenne consacre aujourd’hui aux impôts une part plus importante de son revenu qu’aux produits de première nécessité, comme la nourriture, le logement et les vêtements réunis. En comparaison, en 1961, 33,5 % du revenu de la famille moyenne servait à payer les impôts. Aujourd’hui, ce chiffre est de 43 %, ce qui signifie que l’on dépense plus en impôts qu’en nourriture, logement et vêtements réunis. C’est tout simplement ahurissant.
Mardi, les conservateurs ont proposé que le gouvernement annule son projet de tripler la taxe sur le carbone. Tous les coûts sont appelés à monter en flèche lorsque le gouvernement triplera le montant qu'il impose aux Canadiens sur le chauffage domestique et le carburant, sans parler de tous les effets de cette mesure sur littéralement tout ce que les Canadiens doivent acheter. Les prix des produits d'épicerie, du bois de construction et des articles ménagers augmentent tous lorsque le gouvernement hausse la taxe sur le carbone de 300 %.
Aujourd'hui, nous proposons une autre solution pratique: le gouvernement devrait ne pas toucher au chèque de paie des Canadiens et laisser ceux-ci conserver une plus grande partie de l'argent qu'ils ont durement gagné. Il a déjà subtilisé aux Canadiens le pouvoir d'achat qu'ils avaient, et le chèque de paie de ces derniers se trouve déjà dévalué en raison des politiques inflationnistes du gouvernement. Ce n'est jamais le bon moment pour augmenter les impôts, mais le pire moment pour grever le chèque de paie des Canadiens, c'est quand ils ont déjà tant de mal à s'en sortir pour acheter les produits courants.
J'espère que tous les députés appuieront cette motion pratique et pleine de bon sens qui vise à bloquer les hausses de taxe que le gouvernement prévoit d'imposer sur le chèque de paie des Canadiens.
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Lib. (ON)
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2022-09-29 13:52 [p.7935]
Madame la Présidente, c’est un plaisir de prendre la parole aujourd’hui pour discuter de cette motion de l’opposition. Je pense que je ne surprendrai pas les députés en déclarant qu’elle est, selon moi, vouée à l’échec, surtout lorsqu’on lit les sept ou huit premiers mots de la motion, qui mentionne: « Que, étant donné que les coûts du gouvernement font grimper l’inflation […] ».
Nous devons, encore une fois, composer avec une représentation inexacte de la réalité par le Parti conservateur, qui soutient que l’inflation ne touche que le Canada. Actuellement, l’inflation est un problème mondial. Tous les pays développés dans le monde doivent composer avec cette situation.
Donnez-moi l’occasion de rappeler aux députés ce qui se passe dans le monde. Parmi les pays du G7, le Japon a un taux d’inflation de 3 %; la France, un taux de 5,9 %; le Canada, un taux de 7 %; l’Allemagne, un taux de 7,9 %; les États-Unis, un taux de 8,3 %; l’Italie, un taux de 8,4 %; et le Royaume-Uni, un taux de 8,6 %. Actuellement, le taux moyen de l’inflation dans les pays de l’OCDE atteint 10,3 %. Ainsi, en présentant une motion blâmant le gouvernement pour l'inflation, les conservateurs font, au mieux, une déclaration malhonnête et, au pire, de la fausse représentation.
Étudions pourquoi les conservateurs affirment cela. En fait, ce qu'ils disent vraiment, comme c'est leur habitude, c'est que l’inflation n’existerait pas si le gouvernement n’avait pas dépensé autant d'argent pendant la pandémie. Ce qu'ils disent vraiment, c'est que, si nous n’avions pas dépensé tout cet argent pendant la pandémie, nous ne serions pas cette situation, parce que tous les pays que j'ai nommés ont pris les mêmes mesures et se trouvent dans la même situation que nous.
Ainsi, ils affirment donc indirectement, et c’est le chef du Parti conservateur qui l'a dit il y a environ 2 ans, qu’ils ne soutiennent pas le fait que nous ayons fourni aux Canadiens les soutiens dont ils avaient besoin pendant la pandémie. Au bout du compte, c'est bien cela qu'ils disent, même s’il est très ironique que les conservateurs aient voté pour des dépenses de 300 milliards de dollars pour les mesures de soutien pendant la pandémie.
Les conservateurs reprochent au gouvernement le problème d’inflation qui touche maintenant l’ensemble de la planète. Je tiens à leur rappeler que c’est plutôt ironique, car ils ont tendance à dire que le premier ministre est incapable de faire quoi que ce soit, mais ils disent maintenant qu'il serait responsable de l'inflation mondiale. Mettons ce point de côté pour un instant.
Les conservateurs disent que nous n’aurions pas dû permettre qu’une telle situation se produise, mais ils ont voté en faveur des mesures d'aide financière que nous avons prises pendant la pandémie. S’ils laissent entendre que c'est l’augmentation des dépenses qui a causé l’inflation, alors ils sont exactement dans le même bateau que ce côté-ci de la Chambre, le Bloc, le NPD, le Parti vert et, en fait, tous les gouvernements de la planète Terre, comme le chef du Parti conservateur se plaît à l’appeler.
Je veux m’attarder sur un point plus important, soit le nouvel intérêt du Bloc québécois à dénoncer les conservateurs pour le populisme qui tient actuellement la vedette. Je suis d’accord avec mes collègues du Bloc québécois, surtout aujourd’hui. À quelques reprises aujourd’hui, ils semblent avoir emboîté le pas au reste de la Chambre, sauf au Parti conservateur, qui dénonce l’approche populiste des conservateurs. C’est l’approche populiste que nous voyons à la Chambre depuis un an et demi. C'est cette même approche que le chef de l’opposition a adoptée pendant sa campagne à la direction du parti. En fait, c’est la même approche qu’ils adoptent maintenant. Que font les populistes? Ils proposent des idées saugrenues pour obtenir l’appui des gens, et surtout des personnes vulnérables.
Qu’a fait le chef de l’opposition il y a à peine six mois? Il s’est présenté pour acheter un shawarma et l’a payé en bitcoins. Il a présenté le bitcoin comme solution de rechange viable au dollar canadien. S’il achetait aujourd’hui le même shawarma, il paierait 22,35 $ pour le shawarma de 10 $ qu’il a acheté il y a six mois. Est-ce une solution de rechange viable au dollar canadien?
Le chef de la loyale opposition de Sa Majesté à la Chambre des communes du Canada a laissé entendre que le bitcoin devrait être une solution de rechange viable. Je trouve tout à fait ridicule que nous ne puissions même pas obtenir du chef de l’opposition qu’il fasse maintenant connaître sa position officielle à ce sujet. Depuis son élection comme chef de l’opposition, je lui ai demandé à trois reprises à la Chambre quelle était sa position sur les cryptomonnaies et s’il pouvait dire franchement aux Canadiens s’il croit toujours que le bitcoin est une solution de rechange viable. Il n’a même pas voulu prononcer les mots « bitcoin » ou « cryptomonnaie ».
J’ai posé la même question à d’autres députés du Parti conservateur aujourd’hui. Je leur ai demandé s’ils pouvaient au moins dire les mots « bitcoin » ou « cryptomonnaie ». C’est comme s’ils avaient complètement enlevé ces mots de leur vocabulaire. Ils refusent carrément de parler de bitcoin et de cryptomonnaie, sans parler du fait que le chef de l’opposition officielle a brandi un shawarma il y a à peine six mois, son téléphone dans l’autre main, alors qu’il payait en bitcoins. Maintenant, où est-il? Il ne dit absolument rien à ce sujet. À mon avis, cela donne aux Canadiens l’occasion de réfléchir à leur position.
Ils me chahutent depuis le début, parce qu'ils ne veulent pas entendre la vérité. Je comprends qu'ils ne veulent pas qu'on parle de cette question. Je comprends, c'est tout à fait normal. Pourquoi voudraient-ils qu'on en parle alors que la pièce maîtresse de la politique du chef de l'opposition a changé du tout au tout? Je comprends comment ils se sentent, mais je crois qu'ils ont l'obligation d'expliquer aux Canadiens pourquoi ils avaient adopté une telle position au sujet des cryptomonnaies et pourquoi ils n'en parlent plus du tout.
Je crois qu'il est grand temps que le chef de l'opposition officielle s'explique devant la Chambre et les Canadiens, en particulier ceux qui ont suivi ses conseils lorsqu'il recommandait d'acheter des bitcoins il y a six mois et qui ont peut-être vu s'envoler toutes leurs économies. Il leur doit des explications et il doit venir à la Chambre expliquer sa position au sujet des cryptomonnaies. Il ne peut pas simplement attendre un rebond du cours du Bitcoin pour venir s'expliquer quand cela fera son affaire. Il doit des explications aux Canadiens et j'espère qu'il les leur donnera bientôt.
Voir le profil de Alex Ruff
PCC (ON)
Voir le profil de Alex Ruff
2022-09-28 14:11 [p.7848]
Monsieur le Président, en avril 2021, j'ai demandé au gouvernement libéral quelles procédures étaient en place pour que tous les Canadiens, y compris ceux n'ayant pas accès à Internet ou à un téléphone, disposent des renseignements nécessaires pour traverser la frontière canado‑américaine et demander une dispense de quarantaine pour des raisons d'ordre humanitaire, entre autres.
J'ai posé cette question au nom des amish et des mennonites de ma circonscription, qui possèdent la double citoyenneté et peuvent entrer dans les deux pays en vertu de la Constitution. Je rappelle au gouvernement que les amish n'ont pas de voiture, de téléphone ni d'ordinateur, qu'ils n'utilisent pas Internet et qu'ils n'ont pas non plus recours au système universel de soins de santé et au système d'éducation du Canada. Toutefois, ils paient des impôts fonciers, des taxes scolaires et des impôts sur le revenu. Ils ne votent pas aux élections publiques.
En février, j'ai demandé au gouvernement comment il informait les Canadiens des restrictions ou des exigences relatives aux voyages, qui changent constamment et sont souvent déroutantes. La réponse écrite qui m'a été fournie explique comment ces changements ont été communiqués sur Internet, mais pas comment ils ont été communiqués aux Canadiens n'ayant pas d'Internet ni de télévision. Les membres de la communauté amish de ma circonscription font maintenant face à des amendes de plus de 250 000 $ parce qu'ils ne se sont pas conformés à ces exigences du gouvernement libéral.
Les députés ministériels croient‑ils que c'est juste? Dans la négative, que feront‑ils pour corriger la situation?
Voir le profil de Michael Barrett
PCC (ON)
Madame la Présidente, même si les libéraux ont finalement imité leurs alliés ailleurs dans le monde en déclarant que les voyageurs peuvent monter à bord d’avions ou de trains en toute sécurité sans vaccin contre la COVID‑19, même chose pour le retour au travail des fonctionnaires fédéraux, le gouvernement continue de prétendre que les membres des Forces armées canadiennes doivent être vaccinés pour servir notre pays en toute sécurité.
Nous savons depuis longtemps que les libéraux se fient davantage à la science politique qu’aux données scientifiques éprouvées sur la COVID‑19. Il n’est donc pas surprenant qu’ils ne veuillent pas annuler cette obligation vaccinale qui est non scientifique et très contradictoire. Les soldats, les marins et les pilotes du Canada sont les meilleurs au monde. Je vais le répéter: ils sont les meilleurs au monde.
Nos militaires nous ont prouvé maintes et maintes fois à quel point ils sont compétents dans le cadre des missions pour porter secours à la population canadienne et aux autres pays. Cette semaine, nous avons été témoins de l’aide qu’ils ont offerte aux sinistrés du Canada atlantique après le passage de l’ouragan. Nous avons vu des grands-mères pousser un soupir de soulagement à l’arrivée de nos soldats dans leurs villages pour leur prêter main-forte.
Pendant que la Russie est déterminée à mener une guerre, les Forces armées canadiennes doivent être préparées à défendre nos alliés. Le temps est venu pour le premier ministre de laisser tomber sa dernière exigence vaccinale motivée par la politique, sans compter qu’elle sème la division, afin que nos braves hommes et femmes en uniforme puissent reprendre leurs emplois.
Nous avons appris cette semaine que les restrictions relatives à la COVID en place aux frontières se termineront vendredi. C'est le cas de la preuve de vaccination, de la quarantaine et des exigences en matière de tests et d'isolement à l'intention des personnes qui arrivent au Canada. C'est donc dire que le gouvernement fédéral se décide enfin à suivre l'exemple des provinces et à se fier aux données scientifiques. Ajoutons que l'utilisation de l'application ArriveCAN cessera aussi d'être obligatoire après vendredi.
Ces changements sont importants, puisque les Canadiens traversent des moments terriblement difficiles. Des gens ont perdu leur emploi. Certains ont eu du mal à composer avec l'isolement causé par les confinements. D'autres ont raté des événements cruciaux, comme l'arrivée d'un nouveau bébé ou les derniers adieux à un être cher.
Alors que les Canadiens sont aux prises avec des hausses du coût de la vie comme plusieurs n'en avaient encore jamais vu, le gouvernement a imposé à des gens qui cherchaient à entrer au Canada des amendes totalisant plus d'un million de dollars, et ce, à cause de l'application inefficace ArriveCAN. Le gouvernement doit faire ce qui s'impose et agir avec compassion. Il doit éliminer ces amendes, annuler la perception des paiements et rembourser aux Canadiens les sommes qu'ils ont versées. En toute franchise, je crois qu'il doit aussi présenter ses excuses aux Canadiens pour les effets négatifs qu'a eus cette application médiocre.
Je ne sais pas quelles données scientifiques expliquent que les restrictions sont nécessaires aujourd'hui, mais ne le seront plus samedi, reste qu'il est grand temps que ces restrictions disparaissent. Nous saluons leur élimination. Nous demandons au gouvernement de faire le nécessaire et de rembourser les personnes qui ont reçu, à tort, une amende à cause de l'application ArriveCAN.
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Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Gerretsen
2022-09-28 19:38 [p.7894]
Madame la Présidente, je respecte entièrement les opinions du député, dont la circonscription est voisine de la mienne. Toutefois, je ne suis pas d’accord avec lui quand il allègue que le gouvernement fait des jeux politiques dans ce dossier. Le gouvernement a toujours écouté les experts scientifiques pour prendre ses décisions. Il n’a pas écouté la science politique ni tenté de faire des gains politiques. Malheureusement, on ne peut pas en dire autant du député ni des députés conservateurs, surtout dans le contexte de la pandémie.
En réalité, chaque décision a été prise en tenant compte de notre compréhension de ce qui était dans l'intérêt fondamental des Canadiens, à tout moment, que ce soit pour la levée des obligations vaccinales ou l’annulation de l’application ArriveCAN.
Il est également important de souligner que les Canadiens, et notamment les employés de la fonction publique fédérale, qui comprend les membres des Forces armées canadiennes, se sont présentés en grand nombre pour se faire vacciner et que, dans l'ensemble, la grande majorité des Canadiens étaient d'accord avec les exigences établies par le gouvernement fédéral avec les conseils d'experts qui lui ont été fournis pour prendre ces décisions. Je suis d'accord avec le député pour dire que les membres des Forces armées sont les meilleurs du monde. Ils agissent pour répondre aux demandes en cas de besoin. En tant que représentant d'une circonscription où se trouve la Base des Forces canadiennes Kingston, j'en suis témoin quotidiennement lorsque je me trouve dans ma circonscription.
Il est extrêmement regrettable, à mon avis, que les conservateurs, comme ils le font presque depuis le premier jour, qualifient cette mesure d'attaque contre les Canadiens et de motivation politique, alors que le seul objectif depuis le début a été de prendre soin des Canadiens et de les protéger, afin que nous puissions traverser cette pandémie dans les meilleures conditions possible.
En ce qui concerne la situation du Canada, depuis le début de la pandémie, nous avons toujours été en meilleure position, surtout en nous comparant à nos voisins du Sud. Par habitant, nous avons déploré moins de morts, plus de gens se sont fait vacciner et plus de gens ont respecté les mesures imposées par les divers ordres de gouvernement. Aujourd'hui, nous commençons enfin à voir la fin de la pandémie et à nous en sortir. Parce que nous y sommes parvenus ensemble, notre pays s'en trouve meilleur.
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