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Voir le profil de Claude DeBellefeuille
BQ (QC)
Monsieur le Président, conformément à l'article 43(2)a) du Règlement, je souhaite préciser que toutes les interventions réservées au Bloc québécois seront partagées en deux pour le débat d'aujourd'hui portant sur la journée de l'opposition.
Voir le profil de Salma Zahid
Lib. (ON)
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2021-05-13 10:07 [p.7149]
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le cinquième rapport du Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration, intitulé « L'immigration au temps de la COVID-19: enjeux et défis ».
Conformément à l'article 109 du Règlement, le Comité demande que le gouvernement dépose une réponse globale à ce rapport.
J'aimerais remercier tous les membres du comité de leur esprit de collégialité et des efforts qu'ils ont consacrés à l'étude de cet important dossier et à l'élaboration de recommandations complètes.
Je remercie toutes les personnes qui ont raconté leur histoire difficile au comité, de vive voix ou par écrit.
De plus, j'aimerais remercier nos analystes, Julie Béchard, Madalina Chesoi, Martin McCallum et Graeme McConnell, pour les longues et nombreuses heures qu'ils ont consacrées à la rédaction de ce rapport.
Voir le profil de Chris Lewis
PCC (ON)
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2021-05-13 10:19 [p.7151]
Monsieur le Président, je présente aujourd'hui une pétition au nom des 12 000 conseillers en voyage du Canada. Leurs revenus proviennent exclusivement des commissions et, lorsqu'ils font des réservations pour un client, ces commissions peuvent n'être versées que 11 mois plus tard. En raison des restrictions de voyages liées à la COVID, ces 12 000 conseillers en voyage n'ont pas gagné de commissions depuis plus d'un an.
Comme on ne prévoit aucune réouverture et aucun relâchement des restrictions pour le moment, les pétitionnaires demandent à la Chambre, premièrement, de prolonger la Prestation canadienne de la relance économique pour une période de six mois à partir de la date de levée de toutes les restrictions de voyages et, deuxièmement, de conserver la Prestation canadienne de la relance économique au montant actuel pour les secteurs les plus touchés par la COVID, y compris les conseillers en voyage.
Voir le profil de Arnold Viersen
PCC (AB)
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2021-05-13 10:21 [p.7151]
Monsieur le Président, j'interviens ici aujourd'hui pour présenter une pétition au nom des habitants de ma circonscription, qui ont exprimé leurs inquiétudes à propos des mesures de confinement. Ils demandent au gouvernement de les abolir immédiatement.
Les pétitionnaires reconnaissent que les travailleurs veulent nourrir leur famille avec des chèques de paie et non pas des chèques d’aide du gouvernement. Ils font remarquer que les opinions divergent grandement quant aux mesures de confinement et que les données scientifiques peuvent être interprétées de maintes façons. De plus, ils soulignent que l’Organisation mondiale de la santé admet que les mesures de confinement nuisent inutilement à la santé des gens à long terme et à leurs moyens de subsistance.
Par conséquent, les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de collaborer avec tous les ordres de gouvernement pour abolir immédiatement les mesures de confinement nuisibles et rouvrir l’économie, afin que les chèques de paie puissent permettre de nouveau aux familles de se nourrir.
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BQ (QC)
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2021-05-13 10:25 [p.7152]
propose:
Que:
a) la Chambre rappelle au gouvernement que des élections générales se sont tenues en octobre 2019 et constate avec tristesse que plus de 1,3 million de Canadiens, dont près de 360 000 Québécois, ont été atteints de la COVID-19 et que près de 25 000 personnes en sont mortes;
b) de l’avis de la Chambre, tenir des élections en temps de pandémie serait irresponsable, et qu’il est de la responsabilité du gouvernement de tout mettre en œuvre pour éviter que les électeurs soient appelés aux urnes tant et aussi longtemps que durera cette pandémie.
— Monsieur le Président, il serait irresponsable de tenir des élections en temps de pandémie. Je pense que ce mot, que nous avons inclus dans la motion, est approprié. Je répète que ce serait irresponsable de le faire alors qu'on demande depuis 14 mois aux gens de réduire au minimum leurs activités. Ils font des sacrifices et ne voient pas leurs proches. Souvent, les parents ne voient pas leurs enfants et les grands-parents ne voient pas leurs petits-enfants. Or, on dit aux gens qu'ils doivent aller voter malgré tout cela, parce qu'il est important de faire son devoir de citoyen.
Certes, les élections sont importantes, mais, tenir des élections en temps de pandémie, c'est jouer avec le feu. Nous n'avons pas besoin de cela. Nous ne pouvons pas remettre en cause ce qui s'en vient probablement. En fait, nous espérons que cela s'en vient, vu la vaccination tardive. Nous sommes néanmoins sur la bonne voie pour sortir de cette pandémie.
Je dois toutefois mettre un bémol à ce que je viens de dire. Au Québec, la situation s'est améliorée, et nous touchons du bois. Cependant, la situation ailleurs au Canada est problématique. La semaine passée, un débat d'urgence s'est tenu à la Chambre sur la situation en Alberta. Pense-t-on que les Albertains veulent des élections? J'en doute.
L'Ontario est en pleine troisième vague et est aux prises avec des variants, parce que le gouvernement libéral n'a pas fermé ses portes et a laissé entrer les variants. Le premier ministre a dit à répétition qu'il avait fermé les frontières, qu'il était tellement sévère, et ainsi de suite. Pourtant, au Québec, 84 % des cas de COVID-19 sont causés par des variants. Comment ces variants sont-ils entrés ici? Ont-ils sauté par-dessus l'Atlantique?
Non, ils sont entrés par les aéroports, dont les employés n'étaient pas mandatés par le gouvernement pour s'assurer que les voyageurs faisaient leur quarantaine. Les voyageurs n'ont pas été mis en quarantaine et, maintenant, la pandémie se poursuit à cause des variants. Voilà la réalité.
Le gouvernement, qui a laissé entrer les variants et qui a reçu ses vaccins deux mois après presque tous les autres, nous dit que ce serait peut-être une bonne idée de tenir une élection. Bien sûr, il ne le dit pas aussi clairement.
M. Trudeau se promène. On lui pose des questions et il répond que les libéraux ne veulent pas d'élections.
Voir le profil de Mark Gerretsen
Lib. (ON)
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2021-05-13 10:28 [p.7152]
Madame la Présidente, je suis convaincu que le député du Bloc Québécois, un député chevronné, sait qu'il ne peut pas utiliser le nom du premier ministre dans cette enceinte. Il voudra peut-être revenir sur ce qu'il a dit.
Voir le profil de Alain Therrien
BQ (QC)
Voir le profil de Alain Therrien
2021-05-13 10:29 [p.7153]
Madame la Présidente, je présente mes excuses au député. Je suis vraiment désolé. Cela m'est arrivé quelques fois d'employer le nom d'une personne. Quand je siégeais à l'Assemblée nationale, à Québec, les députés n'employaient jamais le nom d'une autre personne. Ici, on le fait dans certaines circonstances, par exemple lors des réunions de comités. Je vais essayer de ne plus le refaire.
Le premier ministre dit à qui veut l'entendre qu'il ne veut pas tenir des élections alors que nous vivons une pandémie. On le voit à la télévision dire que le gouvernement ne veut pas d'élections, que c'est bien évident et qu'on peut lui faire confiance. Ce n'est pas clair du tout.
Par la suite, les libéraux ont tenu un congrès, où tout le monde faisait la fête. De quoi parlaient-ils? Ils ne parlaient que d'élections. À un certain moment, le leader du gouvernement, qui dit que c'est l'opposition qui parle d'élections, a fait un topo à Radio-Canada. Tout ce qu'il avait dans la bouche, c'était le mot « élections ». En parlant d'élections, il était excité comme un caniche qui attend des amis. Il dit que nous parlons d'élections, mais je crois qu'il fait de la projection.
Bien qu'il dise ne pas vouloir déclencher des élections, nous nous doutons qu'il veut en déclencher. C'est peut-être moins le cas maintenant, puisque les sondages à ce sujet commencent à être moins bons.
Le Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre a travaillé sur un rapport d'élections durant la pandémie. Nous avons rencontré des dizaines de témoins, notamment des gens de la santé publique, des professeurs et des gens de divers horizons. Ils nous ont expliqué qu'il ne fallait pas tenir d'élections en temps de pandémie, mais qu'ils avaient des propositions à nous faire si l'on décidait d'en tenir. Tout le monde disait ne pas vouloir déclencher des élections.
Selon le professeur Blais, il ne devrait pas y avoir d'élections en temps de pandémie et le gouvernement minoritaire ne devrait pas déclencher des élections durant la pandémie. Plus encore, il a dit qu'un gouvernement minoritaire ne devrait jamais déclencher d'élections, à part aux quatre ans. Je l'ai trouvé original, mais je ne dis pas que c'est ce que je pense. C'est un clin d'œil que je lui fais.
Les chefs sont d'accord sur le fait de ne pas déclencher des élections. Le Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre a tout de même analysé cela, et tous ses membres ont voté à l'unanimité pour dire qu'ils ne voulaient pas d'élections. En comité, les députés libéraux présents ont dit qu'ils ne voulaient pas tenir d'élections. Dans ce cas, pourquoi ne le disent-ils pas à leur chef? Tout cela est douteux. La bonne volonté du gouvernement est aussi éphémère qu'une balloune dans une fête de porcs-épics.
Le gouvernement dit qu'il ne veut pas tenir d'élections, mais qu'il va déposer un projet de loi. S'il ne veut pas tenir d'élections, pourquoi dépose-t-il un projet de loi? Je ne comprends pas trop. On a répondu que c'était au cas où. Ensuite, il a convaincu le NPD. Quand les libéraux ont demandé aux députés du NPD ce qu'ils en pensaient, ils ont répondu que ce n'était pas une idée folle. Ils ne veulent pas tenir d'élections, mais ils déposent un projet de loi pour préparer les élections en temps de pandémie. Voilà ce qu'ils ont dit.
Les députés qui siègent au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre étaient tout énervés. Nous avons travaillé très fort afin de publier un rapport. Nous voulions le publier rapidement, afin d'éclairer leur lanterne. Nous voulions que notre travail porte ses fruits. Or ils ont déposé le projet de loi C-19 avant que nous déposions notre rapport. Qu'est-ce que cela veut dire? Cela veut dire que nous avons travaillé fort, mais qu'ils n'en avaient rien à cirer. Ils ont déposé leur projet de loi. Nous étions fâchés, et nous nous demandions pourquoi nous travaillions. Ainsi va la vie.
J'aimerais maintenant prêter ma voix à quelques analystes politiques, afin de démontrer à mes collègues que celui qui parle, ce n'est ni le député de La Prairie ni le bloquiste, mais plutôt les analystes qui commentent le fait de tenir des élections en temps de pandémie. Emmanuelle Latraverse, une analyste politique, a dit que le gouvernement avait attendu au 10 décembre pour déposer un projet de loi. Quand le projet de loi a-t-il été débattu pour la première fois? C'est au mois de mars.
Ils se sont dépêchés à déposer un projet de loi en décembre, mais il a seulement été étudié au mois de mars. Nous nous sommes demandé pourquoi ils n'ont pas attendu au mois de mars pour déposer le projet de loi. Ainsi, nous aurions pu commencer à travailler immédiatement, et nous aurions pu déposer notre rapport. Or cela semble trop compliqué.
Ils ont dit que le projet de loi avait été déposé le 10 décembre et n'ont jamais expliqué pourquoi.
Par ailleurs, même si c'était prétendument important, ils ne s'en sont jamais occupés avant le 8 mars, et, au cours des 51 derniers jours, il n'y a eu que trois heures de débat.
Tout à coup, le gouvernement se réveille. Cela devient une urgence nationale, et il impose le bâillon. Je me mets à la place des citoyens, qui doivent se demander quel est l'intérêt de cette manœuvre. Pourquoi ne pas avoir négocié et trouvé un compromis?
C'est le genre de gestion de calendrier parlementaire qui envenime les relations entre les partis politiques. Si nous en sommes rendus là, c'est à cause de la prorogation, à cause de WE Charity. Quand le gouvernement a prorogé le Parlement, tous les projets de loi qui étaient inscrits au Feuilleton sont morts. Nous avons dû refaire le travail, ce qui nous a fait perdre des journées. Nous avons dû repartir à zéro, parce que le gouvernement avait décidé de proroger le Parlement. Soudainement, c'est péril en la demeure et on impose un bâillon.
Ce gouvernement est le gouvernement du désordre législatif. Les libéraux se cherchent. Ils ne savent pas où ils s'en vont. Le calendrier est toujours très maigre, parce que le gouvernement ne sait pas comment le gérer. Voilà le problème fondamental: les libéraux multiplient les bâillons parce qu'ils ont de la difficulté à gérer leurs projets de loi.
J'aime bien ce que dit Pierre Nantel: pour l'adoption d'un tel projet de loi, on sent que les députés du PLC suivent un script qui a été écrit par le professeur de théâtre.
Puis, Pierre Nantel nomme le premier ministre et poursuit en disant: les libéraux agissent de la sorte avec ce projet de loi avec l'unique objectif de présenter les conservateurs comme étant toujours contre tout.
Je pourrais continuer longtemps, mais, en terminant, je tiens à dire que, quand on joue avec la loi électorale, surtout en temps de pandémie, il faut un consensus. Nous en aurions eu besoin, mais nous avons affaire à un gouvernement de cow-boys qui ne fait que brusquer la Chambre, malheureusement.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Voir le profil de Kevin Lamoureux
2021-05-13 10:36 [p.7154]
Madame la Présidente, si les députés de l'opposition continuent de refuser leur confiance au gouvernement, il serait irresponsable de leur part de ne pas adopter des mesures visant à protéger les Canadiens. Le gouvernement est minoritaire, ce qui signifie que nous avons besoin du soutien de l'opposition. C'est l'une des raisons qui a fait que nous avons pu renvoyer le projet de loi au comité.
Ma question pour le député porte sur la cohérence. L'an dernier, les députés du Bloc Québécois ont présenté une motion de confiance. Ils voulaient une élection générale à moins que le premier ministre ne démissionne, mais le premier ministre ne l'a pas fait. Les députés du Bloc québécois ont-ils changé d'avis et accordent-ils désormais un appui sans réserve au premier ministre?
Voir le profil de Alain Therrien
BQ (QC)
Voir le profil de Alain Therrien
2021-05-13 10:37 [p.7154]
Ce qu'on entend souvent de la part des libéraux, c'est que le Bloc québécois vote toujours contre le gouvernement lors des votes de confiance qui peuvent mener au déclenchement d'élections. Ça, c'est ce que fait le gouvernement. De notre côté, nous votons en faveur des projets de loi qui vont être bons pour le Québec. Quand les libéraux déposent des projets de loi qui ne sont pas bons, nous votons contre.
Or, les libéraux font des menaces en disant que, si nous votons contre, des élections vont être déclenchées. Le gouvernement utilise les votes de confiance pour faire adopter ses projets de loi, qui ne sont pas bons. Le truc que j'aurais à leur donner, c'est de faire de bons projets de loi. Ainsi, nous n'aurions pas besoin de voter contre et ils n'auraient pas besoin d'en faire des votes de confiance.
De plus, si le premier ministre arrête de jouer dans le mauvais film du manque d'éthique, peut-être qu'à un moment donné, on va le laisser tranquille.
Voir le profil de Pierre Paul-Hus
PCC (QC)
Madame la présidente, je dois dire d'entrée de jeu que je suis d'accord sur la motion de nos amis du Bloc québécois.
Par contre, j'aimerais savoir ce que pense mon collègue du fait que, selon certains, le Bloc québécois ne voudrait pas que des élections soient déclenchées, parce que les sondages sont moins bons qu'en 2019 et que les bloquistes craindraient de perdre des sièges au profit des libéraux. Que répond le député à cela?
Voir le profil de Alain Therrien
BQ (QC)
Voir le profil de Alain Therrien
2021-05-13 10:38 [p.7154]
Il y a des situations où la partisanerie n'a pas sa place. En période de pandémie, il faut penser au bien-être de nos citoyens. Il faut s'élever au-dessus de la mêlée. Il est inacceptable qu'on utilise le Parlement à des fins électoralistes, à des fins partisanes.
Au Bloc québécois, ce n'est pas ce que nous faisons. Représenter nos gens nous rend fiers et heureux, et nous allons continuer à travailler en ce sens. C'est notre unique objectif.
Voir le profil de Heather McPherson
NPD (AB)
Voir le profil de Heather McPherson
2021-05-13 10:39 [p.7154]
Madame la Présidente, je remercie les bloquistes d'avoir présenté cette motion que je considère d'une importance cruciale. Mon collègue de La Prairie vient tout juste de parler du débat d'urgence que la Chambre des communes a tenu concernant la situation de la COVID-19 en Alberta. La situation est catastrophique et très inquiétante ici dans le moment. Il serait carrément irresponsable de tenir une élection à l'heure actuelle et, nous, néo-démocrates, n'appuierions pas une telle décision.
J'ai une question à laquelle je crois avoir la réponse, mais j'aimerais tout de même entendre le point de vue du député sur le sujet. Estime-t-il urgent et prioritaire de modifier les règles électorales en fonction de la pandémie, ou croit-il que le premier ministre fera passer le bien commun avant ses intérêts partisans?
Voir le profil de Alain Therrien
BQ (QC)
Voir le profil de Alain Therrien
2021-05-13 10:40 [p.7154]
Madame la Présidente, si on veut changer les règles au cas où des élections seraient déclenchées, il ne faut pas le faire en imposant un bâillon; cela nécessite un consensus.
Selon la tradition, on ne peut pas changer une loi électorale ni modifier les fondements d'une démocratie en enfonçant dans le fond de la gorge une décision prise par le gouvernement. Il faut travailler afin de trouver un consensus, mais ce n'est pas du tout ce qui a été fait.
Le gouvernement s'est associé au NPD pour imposer une loi qui ne correspond pas en tout point à ce que nous aimerions avoir. Il faudrait travailler sur cette loi, mais cela prend un consensus en partant. Malheureusement, le gouvernement ne va pas dans cette direction.
Voir le profil de Marilène Gill
BQ (QC)
Voir le profil de Marilène Gill
2021-05-13 10:41 [p.7154]
Madame la Présidente, cela me fait plaisir de prendre la parole aujourd'hui en cette journée de l'opposition au sujet du projet de loi C-19 et de la volonté très ferme du gouvernement — du moins pour ce qui est du moment, parce que ce n'était pas le cas il y a quelques semaines ou quelques mois — de le faire adopter sous bâillon, sans le consensus d'aucun parti.
Pour ma part, je qualifierais cette manœuvre d'égoïste, d'irresponsable et même d'arrogante et j'aimerais expliquer pourquoi si besoin est. Évidemment, il y a plusieurs raisons. Mon collègue de La Prairie en a parlé plus tôt et je suis d'accord sur ce qu'il a dit, mais j'aimerais en rajouter une couche.
La première des choses est la question de la démocratie. Cela évoque le souvenir de la prorogation du Parlement l'été dernier. Cette même question de principe était mise de l'avant. On fait cela sous prétexte d'exercer un devoir démocratique, celui d'être en mesure de voter s'il le faut.
En même temps, de façon tout à fait paradoxale sinon ironique, ce qu'on fait est un déni de la démocratie. On décide d'imposer un bâillon sur un projet de loi qui concerne l'ensemble des Québécois et des Canadiens pour une élection en temps de pandémie. Le gouvernement dit qu'il veut que les gens puissent exercer leur droit démocratique. Or, quand c'est le moment de représenter l'ensemble de la population et de dégager un consensus avec l'ensemble des élus et des partis à la Chambre des communes, eh bien là, on s'en lave les mains.
Pour moi, c'est vraiment complètement incohérent. Je ne suis pas nécessairement surprise, car on n'en est pas à une incohérence près. Or, dans ce cas-ci, c'est tellement gros qu'on peut se poser des questions absolument légitimes quant à la volonté du gouvernement d'adopter un projet de loi aussi rapidement au printemps, alors qu'avant, ce projet de loi n'était même pas dans leur programme législatif. On l'a oublié pendant des mois, et, tout à coup, on a besoin de cette loi de façon urgente.
Selon moi, c'est un prétexte. S'il y a présentement une majorité qui est en faveur de ce projet de loi, c'est une majorité qui l'est par dépit. Nous avons pu le constater lors du bâillon. Mes collègues du NPD ont mentionné précédemment qu'ils n'étaient pas pour la tenue d'élections et qu'ils n'en voulaient pas.
Nous pouvons travailler sur un projet de loi, car nous sommes ici pour cela, sauf que personne ne veut d'élections. Tant qu'à faire un projet de loi, faisons-le correctement et écoutons l'ensemble des partis. Tout à l'heure, mon collègue a mentionné qu'on n’avait même pas pris en considération les travaux que les membres du Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre avaient faits. Encore une fois, le gouvernement refuse de faire un bon travail en voulant faire adopter ce projet de loi rapidement.
Ce n'est pas une question de chicane ou de ne pas vouloir collaborer, bien au contraire. Nous parlons de consensus et de travailler ensemble pour arriver à une solution qui représente l'ensemble de la population. Je pense que c'est une façon responsable et transparente d'y arriver et qui évite toute volonté partisane et disgracieuse dans la situation.
Hier, le chef du Bloc québécois a proposé une solution pour le projet de loi C-19, qui éviterait l'imposition du bâillon. C'est très simple. Il propose que le premier ministre rencontre, par exemple, les chefs des différents partis derrière des portes closes. Ils pourraient discuter pour en arriver à un consensus. Il y aurait bien évidemment des compromis, car c'est cela, un consensus, toutes les parties doivent s'y retrouver. Ensuite, les députés à la Chambre continueraient de travailler pour le faire adopter. Ce serait la seule et unique bonne façon de le faire.
Nous n'avons pas entendu le premier ministre accepter cette proposition. Pourtant, quand on change les règles démocratiques, on le fait pour tout le monde. Il ne revient pas à un parti unique de décider de ces règles. En la matière, je dois ajouter que le Québec est exemplaire, car c'est ainsi qu'il fonctionne. Lorsque le Québec change la Loi électorale, il le fait avec la participation de tout le monde, parce qu'il veut représenter l'ensemble de la population. C'est une processus transparent.
Je le répète: il n'y a pas d'urgence dans la demeure. Je sais que le gouvernement dit deux choses en même temps: d'une part, il propose ce projet de loi afin de déclencher des élections et, d'autre part, il dit qu'il ne veut pas d'élections et que c'est l'opposition qui le pousse dans ce sens.
Comme le disait si bien mon collègue de La Prairie, si nous votons contre certains projets de loi, c'est tout simplement parce qu'ils sont mauvais. Je pense que l'opposition a encore le droit de voter contre de mauvais projets de loi.
Ensuite, j'aimerais parler de la tour d'ivoire du gouvernement et des raisons pour lesquelles il veut déclencher des élections. C'est certain qu'avec la pandémie, on a envoyé des dollars un peu partout. On a l'impression que ce gouvernement est si généreux. Il a donné de l'argent à tout le monde et on a l'impression que ce qu'il a fait est extraordinaire. J'aimerais rappeler que l'argent qu'il dilapide, même si l'aide est nécessaire, appartient aux contribuables. Certains de mes collègues seront d'accord avec moi. Il a aussi une responsabilité. Ce sont les contribuables eux-mêmes qui se donnent de l'argent en temps de pandémie, il faut le rappeler.
Le gouvernement donne l'impression, en mettant son drapeau dans le coin des chèques, qu'il est généreux. S'il est généreux, c'est envers lui-même, pour proposer un projet de loi comme celui-ci et déclencher rapidement des élections, en espérant que les chiffres soient bons et que ce soit pour lui la façon de former un gouvernement majoritaire. À mon sens, cela démontre qu'il est incapable de gouverner, parce qu'il serait capable de gouverner en situation minoritaire, j'ose l'espérer. Le problème, c'est son manque de collaboration. C'est pour cela qu'il y a des chicanes.
J'aimerais parler de ce qui se passe chez moi. Oui, nous sommes en temps de pandémie, mais nous devons aussi faire notre travail. Je dois être présente à la Chambre pour représenter mes concitoyens de la Côte-Nord et les Québécois. Je dois continuer à travailler, et on devrait travailler deux fois plus fort.
Comme il nous l'a démontré avec la prorogation, le gouvernement aime mieux s'en aller, en temps de pandémie. Il préfère déclencher des élections et proroger la Chambre plutôt que de faire son travail, non seulement celui qu'il a à faire en temps de pandémie, mais le travail régulier qu'il doit faire aussi.
J'aimerais donner des exemples concrets de ce qui se passe chez moi en ce moment. Une personne de Baie-Comeau a téléphoné à mon bureau parce qu'elle avait besoin d'aide. Sa demande de Prestation canadienne de la relance économique, ou PCRE, a été refusée parce qu'elle avait fait une demande d'assurance-emploi par erreur, tout simplement. Cette personne est obligée d'avoir de l'aide d'un organisme pour les personnes sans abri, parce qu'elle n'est pas capable de payer son loyer et de se nourrir. Le gouvernement devrait travailler sur des problèmes criants comme celui-là, surtout en temps de pandémie, plutôt que de prendre une pause.
Il y a aussi une étudiante au cégep qui a été fraudée et qui s'est fait demander de rembourser les sommes. C'est une étudiante de l'extérieur de ma région. Elle n'arrive pas à se nourrir. On parle encore de besoins essentiels tels que définis par la pyramide de Maslow. Elle a besoin de se nourrir, et cela met en péril son projet de vie et son projet d'étude chez nous. C'est ce qui se passe en ce moment. Pendant ce temps, la ministre du Revenu national, elle, ne travaille pas là-dessus. Notre région n'est pas épargnée par la pandémie non plus. Ce sont donc vraiment des cas concrets.
Je pourrais parler de Cap-aux-Meules, où certains pêcheurs n'ont plus de quai et mettent leur sécurité et leur vie en péril. Le gouvernement ne travaille pas vraiment sur ce dossier-là, et il veut déclencher des élections. Les pêcheurs ne savent même pas s'ils vont pouvoir pêcher l'année prochaine. Même cette année, ils ne le savaient pas. Cela n'a aucun sens. Il y a d'autre travail à faire que d'imposer des bâillons et dire qu'on va fort probablement aller aux urnes. Bien franchement, si on ne voulait pas déclencher des élections au mois d'août, on pourrait prendre le temps de le travailler, ce projet de loi, plutôt que d'imposer un bâillon.
J'ai énormément de sujets à aborder. Je peux parler de la forêt de la Côte-Nord, chez nous, qui est en train de se mourir. On pourrait travailler là-dessus.
Si le gouvernement voulait vraiment travailler en faveur de la population, il aurait pu faire deux choses dans le dernier budget sans devoir attendre une élection. Je dis qu'il y en a deux, mais il y en a une multitude. Premièrement, il faut penser aux transferts en santé. Il n'en a pas parlé et il n'en parle plus. Deuxièmement, il y a le projet de loi C-19. Troisièmement, il y a la question des aînés. Ce gouvernement crée deux classes d'aînés: ceux qui ont 65 ans ou plus et ceux qui ont 75 ans ou plus. Ce n'est pas tout le monde qui a droit à la même chose. C'est de la discrimination.
Je ne comprends absolument pas où le gouvernement veut s'en aller, mais il ne travaille certainement pas pour la population du Québec et les Nord-Côtiers. Il travaille tout simplement pour lui-même. Ce que les libéraux veulent, c'est déclencher des élections et être totalement irresponsables. Je ne peux penser à un mot plus précis qu'« irresponsable » pour qualifier le gouvernement.
Alors, j'aimerais tout simplement rappeler à la population que je représente, celle de la Côte-Nord, mais également aux Québécois, que je souhaite rester à la Chambre pendant la pandémie pour travailler deux fois, voire trois fois plus que nécessaire pour aider la population, et non travailler pour des intérêts partisans comme le fait le gouvernement.
Voir le profil de Mark Gerretsen
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Gerretsen
2021-05-13 10:51 [p.7156]
Madame la Présidente, je remercie le Bloc québécois d'avoir présenté cette très importante motion. Elle nous donne une belle occasion de faire le point sur la position des divers partis politiques au sujet d'une élection et de connaître les mesures qu'ils ont prises à ce jour en fonction d'une telle éventualité.
Dans cet ordre d'idées, voici la question que je pose à la députée. Si le Bloc québécois est vraiment opposé à l'idée d'une élection, pourquoi en réagissant à une réponse du premier ministre, mardi, le député de Beloeil—Chambly, en l'occurrence le chef du Bloc québécois, a-t-il dit « je n'ai pas peur d'une élection, qu’ils y viennent »?
Pourquoi a-t-il dit cela s'il ne veut pas d'élection? On a l'impression que le chef bloquiste met le gouvernement au défi, en lui demandant d'en venir à une élection.
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