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Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, le Bureau d'assurance du Canada a déclaré que les inondations en Colombie‑Britannique sont le phénomène météorologique violent le plus coûteux dans l'histoire de la province.
Les dommages privés assurés sont évalués à 450 millions de dollars, mais leur coût réel est beaucoup plus élevé, car de nombreuses personnes touchées n'étaient pas assurées ou étaient sous-assurées. Ce montant ne tient pas compte non plus des pertes du côté de l'infrastructure publique. De plus, le coût des dommages causés aux biens assurés par les feux de forêt s'élève cette année à 155 millions de dollars, mais là encore, cela n'inclut pas les biens des gens qui n'étaient pas assurés.
Hier, l'énoncé économique de l'automne promettait un montant de 5 milliards de dollars, dans le cadre du mécanisme des Accords d'aide financière en cas de catastrophe, pour éponger les coûts de reconstruction liés aux récentes catastrophes naturelles en Colombie-Britannique. La réponse aux efforts soutenus déployés par mes collègues conservateurs et moi est appréciée et témoigne de l'approche Équipe Canada dont j'ai parlé, en particulier avec le ministre de la Protection civile, mais j'attends avec impatience de voir le gouvernement mettre à exécution sa promesse et préciser où et comment le soutien financier sera versé en collaboration avec le gouvernement de la province.
Les fonds sont prévus pour l'année financière 2021-2022, qui se termine dans un peu plus de trois mois. Les barrages et les routes qui ont été emportés ne peuvent pas être reconstruits aussi vite. Sera-t-il possible d'avoir accès à ces fonds après le 31 mars?
Fournir ces fonds par l'entremise des Accords d'aide financière en cas de catastrophe suscite d'autres préoccupations et d'autres questions. Les petites collectivités comme Princeton et Merritt, dans la circonscription de mon collègue le député de Central Okanagan—Similkameen—Nicola, s'inquiètent qu'en raison de l'ampleur des dégâts, leurs assiettes fiscales ne suffiraient tout simplement pas à fournir les fonds de contrepartie exigés. Qu'en est-il de Lytton, dans ma circonscription? Il n'y a littéralement pas d'assiette fiscale, car 90 % du village a été rasé pas les flammes.
Les Accords d'aide financière en cas de catastrophe entre le gouvernement fédéral et la Colombie-Britannique n'offrent aucune assurance que ces petites collectivités recevront le soutien dont elles ont besoin, ce qui cause beaucoup de stress aux dirigeants locaux.
Dans la réponse qu'il a donnée lundi, le ministre de la Protection civile a indiqué que les représentants des gouvernements fédéral et provincial et les dirigeants autochtones avaient une réunion le jour même à ce sujet. Le ministre pourrait-il partager avec la Chambre les résultats de cette réunion? Plus précisément, une partie des fonds annoncés sera-t-elle affectée à la réparation et au renforcement des digues?
Je suis heureux que les dirigeants autochtones aient participé à ces réunions, car lorsque les incendies de forêt ont dévasté Lytton et les Premières Nations des environs, l'été dernier, il était clair que la coordination des mesures d'urgence avec les collectivités autochtones touchées, ainsi que les préavis qui leur ont été fournis étaient tristement insuffisants. Les récentes inondations ont de nouveau montré cette réalité.
En Colombie‑Britannique, la First Nations' Emergency Services Society a demandé la mise en place d'un système d'alerte plus intégré et d'un financement plus stable après qu'il a fallu plusieurs jours pour coordonner les efforts et atteindre les communautés autochtones isolées par les inondations. La semaine dernière, j'ai parlé avec le chef Lampreau de la Première nation Shackan. Tout comme lui, de nombreux chefs des Premières Nations sont désemparés.
Selon l'Assemblée des Premières Nations, en 2018, la Colombie‑Britannique a signé une entente de 29 millions de dollars avec Services aux Autochtones Canada concernant les services d'urgence. L'entente prévoyait 28 postes de coordonnateur de la gestion des urgences pour les Premières Nations. Cependant, ces postes n'ont pas été pourvus. Pourquoi? Quelles mesures concrètes le gouvernement prendra-t-il pour mettre en place des ressources pour les communautés autochtones éloignées qui ont été les plus touchées par certaines des plus récentes catastrophes naturelles?
Je remercie encore une fois le gouvernement d'avoir versé 5 milliards de dollars à la Colombie‑Britannique et le ministre de la Protection civile d'avoir adopté une approche collaborative à mon égard. J'espère entendre des réponses concrètes à certaines de mes questions ce soir.
Voir le profil de Yasir Naqvi
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je remercie le député de Mission—Matsqui—Fraser Canyon de me permettre de fournir une réponse plus complète à cette question très importante.
Les récentes inondations en Colombie‑Britannique ont provoqué une catastrophe presque sans précédent pour les habitants de la vallée du bas Fraser. Elles ont dévasté des collectivités locales, notamment certaines que mon collègue représente. Il ne faut pas oublier non plus qu'il ne s'agit que de la plus récente catastrophe liée au climat à frapper la Colombie‑Britannique cette année: de nombreuses collectivités se remettent encore des violents incendies de forêt qui ont eu lieu il y a à peine quelques mois. Malheureusement, aussi dévastateurs que ces événements aient pu être, nous savons qu'ils ne seront probablement pas les derniers. Les recherches montrent que les catastrophes naturelles liées au climat ne feront qu'augmenter en fréquence et en gravité partout au Canada dans les prochaines années à cause des effets des changements climatiques.
Les changements climatiques sont l'une des plus grandes menaces de notre époque. Nous devons agir rapidement pour renforcer notre résilience et mieux protéger les collectivités. Il sera essentiel de poursuivre la collaboration avec nos homologues provinciaux et territoriaux alors que nous allons de l'avant avec ces travaux. C'est pourquoi le gouvernement a créé un comité sur l’intervention en cas de catastrophe et la résilience climatique avec ses homologues de la Colombie‑Britannique. Le comité collaborera étroitement avec des dirigeants autochtones pour répondre aux besoins immédiats des Britanno-Colombiens et pour trouver des moyens de rebâtir avec une plus grande résilience.
Parmi les principales mesures de soutien offertes aux Canadiens par le gouvernement fédéral dans la foulée de désastres semblables, il y a les Accords d'aide financière en cas de catastrophe, ou AAFCC. Les AAFCC nous permettent d'offrir un financement direct aux provinces et aux territoires touchés pour les coûts qu'ils doivent assumer. Dans le cadre de ce programme, le gouvernement fédéral partage avec les provinces et les territoires jusqu'à 90 % des coûts d'intervention en cas de catastrophe et de rétablissement admissibles lorsque ces dépenses admissibles dépassent un seuil établi en fonction de la population. Les AAFCC prévoient aussi un supplément de 15 % pour des améliorations en matière d'atténuation concernant des activités de rétablissement novatrices qui permettent d'améliorer la résilience future.
Comme le député l'a reconnu, comme l'indique l'énoncé économique de l'automne présenté hier, le gouvernement a réservé 5 milliards de dollars en 2020, en 2021 et en 2022 pour couvrir sa part des coûts de rétablissement aux termes des AAFCC et d’autres coûts attribuables aux récentes catastrophes naturelles survenues en Colombie-Britannique. Je peux aussi confirmer que le 19 novembre dernier, la Colombie-Britannique a présenté une demande d'aide financière et indiqué son intention de présenter une demande de paiement anticipé aux termes des AAFCC. Comme l'événement n'est pas terminé, les estimations de la province restent à venir et les représentants de la sécurité publique discutent activement avec leurs homologues provinciaux afin d'entreprendre le travail dans ce dossier. Nous savons qu'il reste du travail à faire pour aider les Britanno-Colombiens, pas seulement pendant la reprise après cette crise, mais aussi pour protéger l'ensemble des Canadiens contre toute catastrophe future.
Par l'intermédiaire du Programme national d'atténuation des catastrophes, le gouvernement appuie les investissements fondés sur le partage des coûts visant à atténuer les inondations, notamment en cherchant quelles mesures peuvent contribuer à identifier, à planifier et à prévenir les risques d'inondations. Le Fonds d'atténuation et d'adaptation en matière de catastrophes administré par Infrastructure Canada offre aussi des fonds pour les projets d'infrastructure qui contribuent à réduire les risques. De plus, nous avons créé un groupe de travail sur les assurances contre les inondations qui réfléchira, d'une part, aux moyens de protéger les propriétaires fortement exposés au risque d'inondation et, d'autre part, à la viabilité d'un programme national d'assurance-inondations à faible coût. Le rapport de ce groupe de travail est attendu au printemps 2022. Parallèlement, Services aux Autochtones Canada collabore avec des partenaires des Premières Nations pour examiner le contexte particulier des réserves. Ainsi, un comité directeur sera créé pour examiner les besoins des Premières Nations en matière d'assurance habitation contre les inondations.
Dans le cadre de nos efforts de reconstruction, les Canadiens méritent de savoir quels sont leurs risques d'inondations pour mieux planifier leur avenir. C'est pourquoi le gouvernement investira 63,8 millions de dollars sur trois ans pour collaborer avec les provinces et les territoires afin de compléter la cartographie des lieux à haut risque d'inondations.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, je souhaite la bienvenue à la Chambre des communes au député d'Ottawa-Centre et je le félicite de ses nouvelles fonctions de secrétaire parlementaire. Je lui demanderais de répondre à quelques questions précises.
Premièrement, les fonds annoncés en vertu des Accords d'aide financière en cas de catastrophe s'appliquent au présent exercice financier. Seront-ils toujours disponibles à l'exercice suivant? Comme l'a mentionné le député, certaines des demandes de la province restent à venir.
Deuxièmement, toujours au sujet des Accords d'aide financière en cas de catastrophe, la situation en Colombie‑Britannique est unique. Y aura-t-il une certaine flexibilité pour les petites municipalités qui pourraient avoir besoin de plus d'aide qu'à l'habitude pour assumer leur part de contribution dans le cadre de ce programme?
Troisièmement, le député d'en face ne croit-il pas qu'il serait nécessaire que le gouvernement du Canada renégocie les contrats avec la province de la Colombie‑Britannique en matière d'atténuation et de gestion des conséquences des catastrophes dans les réserves?
Voir le profil de Yasir Naqvi
Lib. (ON)
Monsieur le Président, encore une fois, je remercie le député de sa défense des intérêts des citoyens de sa circonscription. De toute évidence, nous sommes en présence de circonstances exceptionnelles. Néanmoins, je tiens à préciser que le gouvernement sera là pour les gens de la Colombie‑Britannique. Nous collaborerons avec les Britanno-Colombiens et le gouvernement de la Colombie‑Britannique pour offrir tous les soutiens nécessaires à la reconstruction à la suite de cette catastrophe ainsi que pour nous préparer à d'autres éventuelles catastrophes.
Étant donné que les fonds ont été annoncés hier, nous continuerons de collaborer étroitement avec le gouvernement de la Colombie‑Britannique pour nous assurer d'avoir toutes les estimations, toutes les dépenses et toutes les demandes en bonne et due forme. Je peux assurer au député que le ministre et moi travaillerons en étroite collaboration avec lui et lui communiquerons toute l'information en temps voulu.
Voir le profil de Ed Fast
PCC (BC)
Monsieur le Président, je vais poser de nouveau la même question au ministre et j'aimerais obtenir une véritable réponse cette fois. Le ministre a décidé que seule la Croix-Rouge est digne de recevoir un financement de contrepartie. Pourtant, les inondations ont dévasté la Colombie‑Britannique. Des milliers de citoyens se sont retrouvés sans abri. Il faut que tout le monde mette la main à la pâte. L'Armée du Salut, le Comité central mennonite, Archway, Samaritan's Purse, Centraide, le fonds d'aide d'urgence d'Abbotsford et même les églises et les gurdwaras répondent à l'appel et prêtent main-forte. Or, tous ont essuyé une rebuffade de la part du ministre. Ce dernier reviendra-t-il sur sa décision et annoncera-t-il un financement de contrepartie pour ces organismes aussi, oui ou non?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je tiens à profiter de l'occasion pour remercier les Britanno-Colombiens et les Canadiens des quatre coins du pays de la grande générosité et du soutien qu'ils ont manifestés à l'égard des personnes touchées par ces terribles inondations.
Nous avons collaboré étroitement avec le gouvernement de la Colombie‑Britannique et la Croix-Rouge canadienne pour verser une somme équivalente à celle recueillie, et, jusqu'à maintenant, 175 millions de dollars ont été recueillis entre les trois donateurs pour soutenir les Britanno-Colombiens. La Croix-Rouge canadienne accomplit un travail important, soit inscrire les personnes touchées et effectuer des évaluations pour s'assurer que l'argent soit versé aux personnes qui en ont le plus besoin. Parallèlement, nous remercions les nombreux Britanno-Colombiens qui ont fait preuve de générosité pour aider leurs voisins.
Voir le profil de Tako Van Popta
PCC (BC)
Monsieur le Président, à ce stade-ci, le ministre de la Protection civile sait très bien que les inondations qui ont frappé la vallée du Fraser le mois dernier sont en partie attribuables à une défaillance du système de digues du fleuve Nooksack, dans l'État de Washington, et pourtant, il aurait dû être au courant de ce problème il y a bien longtemps. Il existe assurément assez de rapports et d'études à ce sujet, mais le gouvernement n'a pas agi assez rapidement pour éviter les inondations du mois dernier. Le ministre peut-il s'engager aujourd'hui à collaborer avec ses homologues fédéraux étatsuniens pour s'assurer qu'une telle chose ne se reproduise plus jamais?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, comme on le sait, l'eau qui est tombée dans les montagnes Cascades il y a un mois s'est accumulée dans la rivière Nooksack et s'est retrouvée en grande partie dans la prairie Sumas, ce qui a eu une incidence du côté canadien de la frontière. Nous continuons de collaborer avec les Américains à la gestion de la situation, et nous travaillons aussi avec le gouvernement de la Colombie-Britannique ainsi que les autorités locales et les résidants de la zone touchée. Un certain nombre d'études indiquent clairement qu'il faudra faire des investissements considérables pour rebâtir une infrastructure plus résiliente. C'est le travail auquel nous nous attaquons maintenant.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, la région de Mission—Matsqui—Fraser Canyon et toute la Colombie-Britannique ont subi une dévastation sans précédent. Les cultivateurs de bleuets sont terrifiés quand ils pensent aux conséquences que pourrait avoir une autre inondation et à ses effets sur la sécurité alimentaire et l'économie de la Colombie-Britannique. La ministre de l'Agriculture s'engagera-t-elle, particulièrement envers Matsqui, en Colombie-Britannique, à financer la réparation et l'amélioration des digues de la vallée du Fraser et du bas Fraser afin que les producteurs agricoles ne soient pas en mauvaise posture quand surviendra la prochaine inondation?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, nous savons que les agriculteurs de cette région ont été durement touchés par ces inondations. C'est pourquoi la ministre de l'Agriculture a rencontré son homologue de la Colombie‑Britannique et s'est rendue dans la région la semaine dernière pour visiter les endroits concernés...
Des voix: Oh, oh!
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je vais certainement m'efforcer de parler suffisamment fort pour que le député puisse m'entendre. C'est une question très importante. Il est malheureux que certains députés d'en face aient peur d'entendre la réponse.
La semaine dernière, la ministre de l'Agriculture s'est rendue en Colombie‑Britannique, où elle a rencontré son homologue et rendu visite à bon nombre d'agriculteurs de la région qui ont été touchés. Il est bien évident que nous devons offrir une aide substantielle non seulement à ceux qui ont perdu du bétail dans ces circonstances tragiques, mais aussi aux cultivateurs de bleuets dont le député a parlé. Il y a beaucoup de travail à faire. C'est pourquoi le comité mixte composé de représentants du gouvernement fédéral, de représentants du gouvernement de la Colombie‑Britannique et de dirigeants autochtones se réunira plus tard aujourd'hui afin de trouver une solution à ce problème...
Voir le profil de Gérard Deltell
PCC (QC)
Monsieur le Président, j'aurais deux rappels au Règlement que je pourrais faire simultanément.
Je remercie et je félicite du fond du cœur toutes les personnes qui travaillent pour que nous puissions tenir nos débats ici correctement et que la transmission puisse se faire correctement. Or, malheureusement, nous devons constater que, régulièrement, si ce n'est pas tous les jours, il y a des problèmes avec l'interprétation.
Je sais que personne n'est coupable, mais on est tout à fait conscient que c'est très embêtant, particulièrement pour les francophones, puisque la plupart du temps, c'est dans cette langue que le problème qui surgit. Pour les francophones, c'est difficile de suivre les débats si, par malheur, ils ne sont pas capables d'entendre toute l'interprétation disponible.
Je vous invite donc, et toute l'équipe technique qui a fait un travail extraordinaire, particulièrement depuis les deux dernières années en raison de la COVID‑19, à régler de façon très précise ce problème. Cela commence à durer trop longtemps.
Au sujet de mon deuxième rappel au Règlement, tout à l'heure, le député de Mission—Matsqui—Fraser Canyon a soulevé une question à laquelle le ministre de la Sécurité publique a répondu.
Nous devons tous admettre qu'un ministre, quand il prend la parole, s'exprime au nom du gouvernement. Toutefois, dans ce cas précis, nous parlions d'agriculture, des agriculteurs et d'environ 2 000 familles agricoles qui sont directement touchées par la question. La ministre de l'Agriculture était prête à répondre. Nous espérons que, la prochaine fois que nous traiterons de ce dossier, ce sera la ministre de l'Agriculture qui répondra à notre député, qui s'inquiète de la situation en Colombie-Britannique, et qu'elle le fera clairement.
Voir le profil de Tracy Gray
PCC (BC)
Monsieur le Président, la Colombie-Britannique a été dévastée par des inondations sans précédent, des glissements de terrain et l'affaissement de nombreuses routes, ce qui a provoqué l'évacuation de communautés entières et des décès tragiques.
Dans ma circonscription, Kelowna—Lake Country, nous continuons de fournir notre part d'efforts pour venir en aide aux sinistrés. Nous avons accueilli des gens et des animaux et avons offert de la nourriture, des vêtements et un abri à ceux qui en avaient besoin. De nombreuses organisations religieuses, entreprises et organisations sans but lucratif ont lancé des campagnes de dons. Cela montre bien que les habitants de Kelowna—Lake Country sont toujours animés du même esprit d'entraide dont ils ont fait preuve pendant les feux de forêt l'été dernier et au cours de la pandémie de COVID‑19.
Nous devons continuer de tout mettre en œuvre pour aider les plus démunis pendant que les effets de cette tragédie s'atténuent. Il faudra du temps pour rebâtir et remettre sur pied la province. Nous avons besoin des efforts concertés de tous les ordres de gouvernement pour lui assurer une relance solide ainsi que pour protéger nos collectivités des catastrophes climatiques à venir et les aider à s'y adapter.
Je suis de tout cœur avec ceux qui sont touchés, et je remercie toutes les personnes qui leur viennent en aide.
Voir le profil de Sukh Dhaliwal
Lib. (BC)
Monsieur le Président, je prends la parole pour souligner l'extraordinaire esprit communautaire des organisations médiatiques locales de Surrey—Newton et l'extraordinaire générosité dont a fait preuve la population de la Colombie-Britannique.
En réaction aux récentes inondations en Colombie-Britannique, Red FM a lancé une campagne de financement d'urgence qui a permis de recueillir 1,1 million de dollars pour appuyer les efforts de secours de la Croix-Rouge canadienne.
De même, Connect FM et Sanjha TV ont recueilli 1,4 million de dollars pour le PICS Guru Nanak Diversity Village, un établissement destiné aux personnes âgées d'origine sud-asiatique qui ont besoin de soins de longue durée adaptés à leur culture.
Je tiens à remercier tous les donateurs qui se sont mobilisés pour apporter leur aide. Je demande à tous les députés de se joindre à moi pour remercier Red FM, Connect FM et Sanjha TV de leur dévouement au service de notre collectivité.
Voir le profil de Mark Strahl
PCC (BC)
Monsieur le Président, aujourd'hui, je rends hommage aux gens de ma circonscription, Chilliwack—Hope, pour l'altruisme et l'héroïsme dont ils ont fait preuve lors de la tempête qui a ravagé la Colombie‑Britannique le mois dernier. Des agriculteurs se sont précipités pour braver le niveau croissant des eaux de crue dans leur camionnette avec remorque pour aider d'autres agriculteurs à sauver des milliers de bêtes dans la prairie Sumas. Des centaines de gens ont érigé des digues au beau milieu de la nuit pour prévenir la défaillance catastrophique de la station de pompage de Barrowtown.
Les gens de Hope ont pris soin de 1 200 voyageurs qui se sont retrouvés en rade, coincés là pendant des jours en raison des glissements de terrain et des fermetures de routes. Des groupes confessionnels, des clubs philanthropiques et des voisins ont tout de suite réagi pour aider comme ils le pouvaient. Des guides de pêche ont utilisé leurs propres embarcations pour livrer des denrées, apporter des gens chez le médecin ou contribuer aux efforts de reconstruction. Des premiers répondants et des équipes de travaux routiers ont œuvré nuit et jour pour rétablir les chaînes d'approvisionnement et nous garder en sécurité.
Jamais je n'ai été plus fier de ma communauté. Nous nous sommes ralliés dans un esprit d'unité pour faire ce qu'il fallait. Nous nous sommes entraidés pendant la crise, et je sais que nous continuerons de nous entraider tandis que nous rebâtissons ensemble.
Voir le profil de Dane Lloyd
PCC (AB)
Monsieur le Président, depuis le début des inondations en Colombie‑Britannique, les Canadiens ont répondu à l'appel.
Les efforts héroïques des premiers intervenants, des membres des Forces canadiennes et de la population en général ont permis de sauver des vies et de protéger des biens. Des groupes religieux et des organisations de la société civile ont aussi joué un grand rôle en offrant de la nourriture et un refuge aux personnes évacuées.
Alors que nous travaillons à reconstruire la vallée du Fraser, les Canadiens veulent savoir ce qui sera fait pour éviter qu'une telle catastrophe se produise de nouveau. Ils veulent savoir pourquoi les infrastructures essentielles qui auraient pu empêcher cette catastrophe n'ont jamais été bâties. Ils veulent avoir l'assurance que le gouvernement les protégera et qu'il s'affairera à atténuer les impacts d'éventuelles catastrophes de ce genre.
Quand des catastrophes surviennent, les Canadiens sont toujours à la hauteur de leur réputation. Les Canadiens sont des gens généreux, toujours prêts à venir en aide aux personnes dans le besoin, même si cela signifie mettre leur propre vie en péril.
Les conservateurs sont prêts à participer à une approche Équipe Canada. Nous allons travailler fort pour rebâtir et protéger la Colombie‑Britannique pour les générations futures. Il est temps de retrousser nos manches.
Voir le profil de Dane Lloyd
PCC (AB)
Monsieur le Président, les Canadiens ont été choqués d'apprendre que le gouvernement n'a pas réussi, par l'intermédiaire de la Commission mixte internationale, à intéresser les Américains à la recherche d'une solution aux inondations répétées en Colombie-Britannique. Le débordement du fleuve Nooksack, dans l'État de Washington, a provoqué des inondations jusqu'au Canada, ce qui a entraîné des milliards de dommages pour les Britanno-Colombiens. Des reportages indiquent qu'il aurait suffit d'investissements de 29 millions de dollars pour éviter ces dommages.
Pourquoi le gouvernement libéral a-t-il une fois de plus échoué à amener notre allié le plus proche à protéger les Canadiens contre cette catastrophe?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je félicite le député d'en face de sa sagesse rétrospective, mais la réalité, c'est que nous tenons constamment des discussions importantes avec nos partenaires américains pour faire en sorte que nos collectivités demeurent des lieux sûrs.
En ce qui concerne l'inondation causée par le débordement du fleuve Nooksack, des discussions avaient déjà lieu et se poursuivront de manière continue, tout comme les efforts pour éviter que les débordements du fleuve aient une incidence sur nos collectivités. Ce travail est en cours à l'heure où l'on se parle.
Voir le profil de Tako Van Popta
PCC (BC)
Madame la Présidente, la semaine dernière, j'ai posé une question au ministre de la Protection civile à propos des inondations récentes dans la vallée du Fraser et à Abbotsford en particulier, voisine de ma circonscription. J'ai souligné dans cette question que le réseau de digues de la prairie Sumas avait besoin de réparations. Nous le savons depuis longtemps, et nous savions que le coût de ces réparations s'élèverait à quelque 500 millions de dollars, ce qui semble être une grosse somme, mais que ce coût bondirait en cas d'inondations. Or, notre pire cauchemar s'est matérialisé il y a quelques semaines.
J'ai été ravi d'entendre le ministre de la Protection civile déclarer qu'il y aurait de l'argent pour cette catastrophe. Le gouvernement fédéral reconnaît sa responsabilité dans ce dossier, alors j'espère qu'il a pris son chéquier aujourd'hui, parce que j'ai une demande bien précise à faire.
Je vais commencer par fournir un peu de contexte. La prairie Sumas était autrefois le lac Sumas. C'est une zone marécageuse qui est sujette à deux périodes d'inondations par année: une crue printanière et, à l'automne, de fortes pluies comme nous venons d'en connaître. Il y a environ 100 ans, on l'a entouré de digues, on y a construit des canaux et on y a installé d'immenses stations de pompage pour l'assécher. Les terres agricoles y sont très riches.
Il y a une autre partie d'Abbotsford que le ministre connaît, j'en suis sûr, parce qu'il l'a visitée récemment. Je parle du district de Matsqui. Il s'agit aussi de basses‑terres sujettes à des inondations annuelles, mais on y trouve un réseau de digues qui a retenu l'eau cette fois‑ci. C'est bien, parce qu'il retient le puissant fleuve Fraser. Cependant, quand ce réseau cédera, nous aurons un énorme problème.
J'ai rencontré le maire Braun en fin de semaine, avec mon collègue, le député d'Abbotsford. Nous lui avons dit que nous allions rencontrer le ministre de la Protection civile, et nous lui avons demandé de quoi il avait besoin exactement. Le maire Braun a répondu qu'il fallait de l'argent. Les deux réseaux de digues doivent encore être réparés, et le coût de ces réparations s'élève à environ 500 millions de dollars chacun. Il faut également rendre ces réseaux résistants aux séismes. Je reconnais que cela exigera beaucoup d'argent. C'est pourquoi nous réclamons des fonds.
Je vais maintenant poser une deuxième question plus complexe au ministre. Nous devons négocier avec les États-Unis d'Amérique parce que le fleuve Nooksack, qui coule uniquement dans l'État de Washington, dans le comté de Whatcom, a beaucoup contribué à la récente inondation.
C'est aussi un problème qui est connu depuis de nombreuses années. J'ai lu récemment un rapport qui parlait de sa complexité. C'est effectivement un problème complexe, celui qui est le plus difficile à résoudre. Je me demande ce que le ministre de la Protection civile a à dire sur le sujet.
Le premier enjeu porte sur l'argent, et le deuxième, sur les négociations avec les États‑Unis.
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de Langley—Aldergrove de sa collaboration dans ce dossier extrêmement important.
Il a entièrement raison: je me suis récemment rendu à Abbotsford. Ce n'était pas la première fois que j'y allais ni la première fois que je rencontrais le maire Braun. Je suis conscient des conséquences désastreuses qu'ont eues les récentes inondations sur cette municipalité et bien d'autres endroits dans la vallée du bas Fraser.
Je regrette d'informer mon collègue que je n'ai pas apporté mon carnet de chèques aujourd'hui, mais j'ai d'autres bonnes nouvelles qui, je crois, répondront à sa demande de renseignements.
Au début de cette terrible catastrophe, j'étais régulièrement en communication avec le gouvernement de la Colombie‑Britannique. Dès les premières heures, les Forces armées canadiennes sont intervenues afin de fournir une main-d'œuvre cruciale. Six cent cinquante membres des forces armées ont été déployés dans la région d'Abbotsford pour contribuer aux travaux d'endiguement, de réparation et de renforcement au moyen de sacs de sable. Je m'y suis rendu et j'ai pu constater le travail exceptionnel qu'ils accomplissaient aux côtés des gens des collectivités touchées. Franchement, en voyant comment les gens réagissaient en cette période difficile, j'ai ressenti la fierté d'être Canadien, comme ce fut sans doute le cas pour le député de Langley—Aldergrove.
Je reconnais qu'il faut faire d'importants travaux. Toutefois, depuis plusieurs années, en réponse aux inondations, le gouvernement du Canada consacre plus d'argent à l'aide financière en cas de catastrophe, par l'intermédiaire d'accords conclus avec les provinces et les territoires. En fait, selon certaines analyses, en raison des changements climatiques, nous devrions nous attendre à ce que ce montant d'argent augmente de manière exponentielle, jusqu'à cinq fois le niveau actuel de dépenses. Il est extrêmement important d'investir des sommes considérables dans les mesures d'atténuation et d'adaptation en matière de catastrophes dans tous les secteurs, afin d'assurer la résilience des infrastructures, dont le système de digues auquel le député fait référence est une composante importante.
Comme il le sait, j'en suis certain, le système de digues était à l'origine la responsabilité du gouvernement provincial, mais cette responsabilité a été transférée à la municipalité. Le maire Braun m'a expliqué, comme il l'a sûrement fait à mon collègue, que, comme la municipalité tire ses ressources des taxes foncières, elle n'était pas en mesure de faire les investissements et les travaux nécessaires. J'ai parlé avec le premier ministre de la Colombie‑Britannique et il a dit que cela avait été une erreur.
Nous avons également formé un comité mixte avec les provinces et les territoires et j'insiste pour que les municipalités y soient invitées. Nous allons investir des sommes du fédéral en parallèle avec celles du provincial et nous allons travailler avec la municipalité pour que les digues soient réparées afin d'accroître la résilience de la collectivité. Il ne suffit pas de reconstruire, il faut reconstruire en mieux. Je sais que c'est une expression éculée, mais nous comprenons l'importance d'investir pour y arriver.
L'année dernière, dans le budget de 2021, nous avions prévu 1,4 million de dollars pour le Fonds d'atténuation et d'adaptation en matière de catastrophes. Nous savons où cette somme devra être investie et, même si je n'ai pas de montant à annoncer aujourd'hui, je peux assurer à mon collègue que nous serons là pour soutenir la population de la Colombie‑Britannique. Il s'agit d'une région extrêmement importante pour le pays en raison de toute l'agriculture qu'on y exerce. Nous avons vu à quel point les gens étaient résilients là-bas et il faut que l'infrastructure de leur collectivité soit résiliente elle aussi.
Voir le profil de Tako Van Popta
PCC (BC)
Madame la Présidente, dépenser 1,4 million de dollars pour mener une étude est bien sûr important, mais nous parlons d'environ 1 milliard de dollars. Si le ministre n'a pas apporté le chéquier aujourd'hui, l'argent sera-t-il prévu dans le budget? C'est absolument essentiel. Il en va de la survie de la vallée du Fraser.
Le ministre n'a fait aucune allusion à la négociation d'un traité avec les États‑Unis en ce qui concerne les fleuves Nooksack et Columbia par l'entremise de la Commission mixte internationale. C'est très important. Nous ne pouvons pas y arriver seuls. Nous avons besoin de nos alliés américains dans ce dossier. J'aimerais savoir ce que le ministre en pense.
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Madame la Présidente, je vais clarifier un point, comme je ne me suis peut-être pas bien fait comprendre plus tôt. Dans le budget de 2021, nous avons prévu une enveloppe de 1,4 milliard de dollars pour le Fonds d'atténuation et d'adaptation en matière de catastrophes. Il ne s'agit pas de mener une étude, mais bien de lancer des travaux importants. Je dirai également au député que nous savons qu'il y a du travail à faire dans la vallée du bas Fraser, en Colombie‑Britannique, et à Abbotsford, ainsi qu'à de nombreux endroits partout au pays.
Je tiens aussi à souligner que des régions des États‑Unis, qui sont en avance sur nous dans ce dossier de nombreuses façons, ont investi dans la création d'infrastructures plus résilientes pour gérer les catastrophes potentielles dans leurs collectivités. Cependant, ce travail est en cours, et les deux pays collaborent pour y arriver.
Nous sommes bien conscients que l'eau ne respecte pas les frontières internationales. Elle ne coule pas du nord au sud; elle coule en descendant. Lorsque le fleuve Nooksack sort de son lit, l'eau a tendance à s'écouler directement vers la prairie Sumas. Cette situation n'a pas causé à elle seule les inondations qui ont eu lieu, mais elle y a contribué.
Nous allons travailler avec le gouvernement des États‑Unis, l'État de Washington, le gouvernement de la Colombie‑Britannique et les collectivités touchées pour améliorer la situation.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Madame la Présidente, c’est un véritable honneur de prendre à nouveau la parole à la Chambre.
Je remercie le député de Brantford—Brant, qui vient probablement de faire son premier discours à la Chambre. Je pense qu’il est tout à notre avantage qu'il y ait plus de procureurs de la Courone à la Chambre des communes pour nous informer sur le système judiciaire.
Ces dernières semaines ont été agréables et bien remplies avec le retour au Parlement. Même si je me réjouis de constater que le gouvernement a décidé de s’occuper des affaires les plus urgentes, comme le débat sur la Colombie‑Britannique, et qu’il en soit fait mention dans le discours du Trône, je continuerai d’exiger du gouvernement des mesures concrètes pour l’après‑inondation et la construction des infrastructures. C’est ce que demandent mes électeurs et l'ensemble des Britanno‑Colombiens à leur député respectif dans l’immédiat.
En ce qui concerne les interventions sur le terrain, les ministres se sont montrés réceptifs, et le personnel militaire envoyé d'urgence a joué un rôle essentiel, et c'est encore le cas aujourd'hui. Je les félicite pour leur travail et je les remercie de l'attention qu'ils ont accordée à cette situation, mais lorsque la pluie cessera et que les inondations seront maîtrisées, est-ce que le gouvernement fédéral sera toujours là? Dans quelques mois, est-ce que les médias maintiendront leur couverture? C'est ce qui m'inquiète le plus présentement. Je le répète: je ne ménagerai aucun effort pour m'assurer que le budget fédéral à venir correspond à ce qui a été dit dans le discours du Trône et qu'il réponde aux problèmes criants que vit présentement ma province.
J'entends m'assurer que le village de Lytton, que je représente et qui a été dévasté par l'un des pires feux de forêt de l'histoire du pays, obtienne l'aide dont il a besoin du fédéral.
Le prochain budget fédéral devra comprendre un train complet de mesures d'aide et il doit prévoir la modification des politiques qui concernent ceux qui ont perdu leur maison et qui n'étaient pas assurés, les entreprises touchées qui n'arrivent peut-être pas à obtenir de prêts et les producteurs agricoles, en particulier les producteurs de bleuets, les producteurs laitiers et les producteurs de volaille, qui ont vu leurs récoltes et leurs animaux être dévastés. Il faut une mise à jour des cartes des zones inondables pour qu'elles anticipent les catastrophes à venir et que nous puissions nous adapter aux changements climatiques. Les municipalités ont besoin d'argent pour améliorer les digues et l'infrastructure essentielle et le gouvernement provincial doit mettre en œuvre un plan de construction d'infrastructures résilientes sur l'ensemble du territoire afin d'éviter les problèmes comme ceux qu'ont connus les autoroutes.
J'ai circulé parmi les députés pour leur montrer des photos du sommet de Jackass Mountain et de l'autoroute 1. La route a été complètement emportée par les eaux. Il faut reconstruire ces routes en mieux.
Enfin, il faut améliorer les politiques et la capacité de réponse aux situations d'urgence pour nos frères et nos sœurs autochtones. Franchement, la façon de réagir aux catastrophes en Colombie‑Britannique est inadéquate. Nous devons donner les moyens de réagir aux leaders et aux premiers intervenants des Premières Nations et nous assurer qu'ils disposent des outils dont ils ont besoin, en particulier dans les régions rurales de la province, pour faire leur travail efficacement et assurer la sécurité de leur population et de leurs nations.
J'aimerais seulement faire quelques observations supplémentaires. Le discours du Trône donne souvent aux députés l'occasion de revenir sur les élections, sur ce que les gens leur ont dit pendant la campagne électorale et sur la façon dont ils peuvent en faire part au Parlement.
Avant de parler de certaines choses que j'ai entendues en faisant du porte-à-porte pendant la campagne électorale, je tiens à saluer un très bon ami à moi. Il y a 10 ans, c'était mon colocataire, et nous nous assoyions à la table dans la cuisine de notre appartement. Nous faisions partie du personnel du gouvernement de Stephen Harper, et nous nous penchions sur le redécoupage de la carte électorale. On voulait créer une nouvelle circonscription dans ma ville. C'est à ce moment-là que j'ai décidé de me lancer en politique. Blair m'a accompagné depuis le début. Je crois que je ne serais pas ici aujourd'hui sans la présence d'un ami comme Blair, qui a soutenu ma famille pendant de nombreuses années. Quand on fait de la politique, avoir comme employé quelqu'un à qui on peut se confier et qui connaît nos forces et nos faiblesses est une bénédiction. Je n'ai pas beaucoup dormi la nuit dernière. Ce genre de situation me fait pleurer.
Blair passe à autre chose. Il partage sa vie avec une femme merveilleuse et il déménage dans les Prairies. Il quittera mon bureau à la fin de l'année. Blair nous manquera beaucoup. Il est à la fois un serviteur exemplaire de la cause publique et un homme fantastique. Je le remercie du fond du cœur.
Le discours du Trône nous invite à écouter les nombreuses voix. La circonscription de Mission—Matsqui—Fraser Canyon compte parmi celles où les voix sont les plus diversifiées au Canada. Je considère aussi qu'il s'agit de la meilleure circonscription au Canada et je suis prêt à en débattre n'importe quand à la Chambre des communes. La circonscription de Mission—Matsqui—Fraser Canyon comprend 22 000 kilomètres carrés d'étendues sauvages. Elle s'étend de Matsqui et d'Abbotsford, en Colombie-Britannique, jusque dans la vallée de la rivière Bridge dans le parc South Chilcotin Mountains. Le fleuve Fraser constitue l'unique connexion qui unit ma circonscription. Il la traverse entièrement du nord au sud. Je suis fier de vivre à un endroit où l'on trouve une riche culture autochtone et immigrante. Toutes ces personnes nourrissent beaucoup le travail que je fais et elles contribuent énormément aux collectivités que je représente. Je suis fier et honoré de pouvoir les défendre au quotidien. C'est un véritable honneur.
Pendant la campagne électorale, tout le monde ne m'a parlé que d'une chose: le logement. À Abbotsford et à Mission, il n'y a pas si longtemps, une famille dont le revenu provenait peut-être d'un travail dans le parc industriel de Gloucester, à Langley, ou dans une petite entreprise locale, pouvait s'offrir une maison. Il n'y a pas si longtemps, les maisons se vendaient entre 300 000 $ et 400 000 $ dans bon nombre des collectivités que je représente, mais au cours des 7 ou 8 dernières années, ces prix ont grimpé en flèche pour atteindre des niveaux qu'aucun d'entre nous n'aurait jamais pu imaginer. La valeur des maisons a doublé, voire triplé. Nous nous retrouvons maintenant dans une situation où un bon emploi n'est plus suffisant pour trouver un endroit sûr où vivre. De nombreuses familles, dont la mienne, se réjouissent de l'Allocation canadienne pour enfants et des choses positives qu'elle permet de faire, comme de payer les frais de garderie ou d'acheter de la nourriture de qualité. Toutefois, l'Allocation canadienne pour enfants, ou encore une légère augmentation de la pension de la Sécurité de la vieillesse ou du Supplément de revenu garanti pour les aînés, ne tient pas compte de la hausse vertigineuse et fulgurante que nous avons observée en ce qui concerne le coût du logement.
Dans son budget, le gouvernement a parlé d'un fonds pour accélérer la construction de logements. Je ne sais pas en quoi cela consiste. À vrai dire, cela me fait penser un peu à une notion que les libéraux n'évoquent plus, à savoir les supergrappes liées à des zones industrielles. Ils n'en font plus mention maintenant, mais il y a quelques années, le ministre Bains parlait de supergrappes tous les jours. Nous n'entendons plus ce terme. Ce que les Canadiens attendent du gouvernement, c'est un plan concret pour résoudre le problème de la pénurie de logements. La réalité, c'est que nous n'en construisons pas assez. J'habite dans une région qui accueille un nombre considérable d'immigrants. Or, les immigrants n'ont plus d'endroits sûrs où vivre. Le gouvernement doit fixer des objectifs, rendre des comptes à cet égard et aider les municipalités à construire les types de logements dont les gens ont besoin pour s'épanouir. Nous échouons dans ce dossier.
Pendant la campagne électorale, il y avait quelques bons éléments dans la plateforme libérale et il y avait assurément quelques bons éléments dans la plateforme conservatrice. Cependant, les gens reconnaissent maintenant le problème. Il y a eu suffisamment de beaux discours; place à l'action. Le gouvernement fédéral doit se mettre au travail de concert avec les municipalités pour encourager la construction de nouvelles maisons. Il faut que le logement aille de pair avec le développement des infrastructures afin qu'au moment de construire les nouvelles stations du SkyTrain et d'étendre la ligne jusqu'à Langley — ou si nous comptons un jour amener le West Coast Express jusqu'à Mission —, le logement soit au cœur de la planification des infrastructures. Si nous ne commençons pas à examiner plus globalement certains des grands enjeux auxquels nous devons faire face en tant que nation, nous ne parviendrons pas à résoudre la crise du logement.
Je dirai encore une chose sur le logement, et cela concerne les logements destinés aux Autochtones. Mes concitoyens autochtones veulent des logements « construits par et pour les Autochtones ». S'il y a une chose dont l'absence dans le discours du Trône m'a rendu très inquiet, c'est bien celle‑là. Travaillons à la réconciliation. L'année a été difficile pour la Colombie‑Britannique. Idem pour la nation Tk'emlúps te Secwépemc, que je représente. Travaillons à la réconciliation et donnons aux enfants autochtones des endroits sécuritaires où ils pourront se sentir chez eux. Nous pouvons en faire tellement plus à cet égard. En travaillant collectivement, la Chambre peut refermer cette cicatrice que porte notre nation.
Voir le profil de Randeep Sarai
Lib. (BC)
Monsieur le Président, les Canadiens qui habitent dans les régions côtières, tant à l'est qu'à l'ouest, ont été durement touchés par des phénomènes météorologiques extrêmes ces derniers jours, que l'on pense à la Nouvelle‑Écosse et à Terre‑Neuve ou à la Colombie‑Britannique. Je suis de tout cœur avec les personnes qui, d'un océan à l'autre, ont été touchées par les inondations, qui ont subi les répercussions sur leur propriété, leur exploitation agricole, leur bétail, leur entreprise et leurs infrastructures, et qui ont dû quitter leur foyer.
Je saisis l'occasion pour remercier quelques-uns des nombreux organismes locaux à Surrey qui sont passés à l'action alors que le niveau des eaux augmentait en Colombie‑Britannique la semaine dernière: l'Akal Sewa Foundation, Guru Nanak's Free Kitchen, la banque alimentaire Guru Nanak, le gurdwara Dukh Nivaran Sahib, le gurdwara Sahib Dasmesh Darbar, le gurdwara sikh Guru Nanak, Khalsa Aid, Maskeen Farms et les membres de la Chambre immobilière de la région métropolitaine de Vancouver.
Je remercie toutes les personnes qui n'ont pas hésité à venir en aide à leurs voisins dans le besoin, et mes pensées accompagnent tous ceux qui espèrent retourner à la maison et dans leur communauté.
Voir le profil de Sukh Dhaliwal
Lib. (BC)
Monsieur le Président, cet été, ma province, la Colombie‑Britannique, a été touchée par des incendies ravageurs. Ces dernières semaines, ce sont des pluies torrentielles qui s’y sont abattues, provoquant des inondations et des glissements de terrain dans les collectivités de tout l’intérieur de la province et dans la vallée du Fraser. Cette catastrophe a coûté la vie à au moins quatre personnes et a détérioré d’innombrables maisons, entreprises et exploitations agricoles familiales.
Le premier ministre peut-il informer la Chambre de ce que le gouvernement fait pour aider les Britanno-Colombiens à traverser cette épreuve?
Voir le profil de Justin Trudeau
Lib. (QC)
Monsieur le Président, je voudrais remercier mon collègue le député de Surrey—Newton de sa question et de son travail acharné pour aider les autres députés de la Colombie‑Britannique.
Les Britanno-Colombiens peuvent avoir la certitude que nous serons toujours là pour eux en cas de catastrophe naturelle, comme nous l’avons été pour ces inondations. Les Forces armées canadiennes sont sur place, et nous collaborons avec le gouvernement de la Colombie‑Britannique pour ce qui est des interventions immédiates et des futures reconstructions. Avec la province, nous avons chacun décidé de verser un montant équivalent pour chaque dollar donné à la Croix-Rouge, ce qui triple tous les dons des Canadiens.
Le gouvernement demeure déterminé à aider les Britanno-Colombiens, que ce soit pour l'intervention immédiate ou la reconstruction. Nous serons là pour eux.
Voir le profil de Parm Bains
Lib. (BC)
Madame la Présidente, je vous félicite d'avoir été reconduite dans vos fonctions.
Avant de commencer, je veux souligner que je viens du territoire ancestral non cédé des Salishs du littoral et des Premières Nations de Musqueam et de Tsleil-Waututh.
Comme nous en avons tous été témoins, ma province, la Colombie-Britannique, connaît un autre épisode de pluie provenant d'une rivière atmosphérique. Je tiens à remercier tous les habitants, les organismes et les sociétés de gurdwara de répondre toujours présents dans les moments difficiles. Ils étaient là encore une fois.
Je veux aussi remercier le premier ministre, le ministre de la Protection civile et la ministre de la Défense d'avoir agi promptement pour fournir l'aide nécessaire dans notre province.
C'est la première fois que j'ai l'occasion de prendre la parole à la Chambre. Comme chacun sait, nous avons besoin de beaucoup de soutien pour arriver jusqu'ici. Je veux féliciter tous mes collègues qui sont ici dans cette enceinte d'avoir été élus ou réélus.
Je veux aussi remercier mes amis et les membres de ma famille qui m'ont aidé à me faire élire à la Chambre. Je suis vraiment très honoré de pouvoir représenter les gens de Steveston—Richmond East. Je leur suis reconnaissant de la confiance qu'ils m'accordent.
Je tiens à remercier mon épouse, qui m'appuie dans tout ce que je fais et qui est une mère exceptionnelle. Je remercie mes parents, Daljit et Gunwant Bains, de leurs conseils, de leur soutien et de m'avoir enseigné l'importance de la communauté et de l'éducation. Je remercie également ma sœur, Nav, qui est la meilleure grande sœur du monde. Elle a fait du porte-à-porte pendant les jours pluvieux de la côte Ouest et elle a toujours été là pour moi. Je remercie ma famille élargie, mes cousins, mes neveux et mes nièces, ainsi que mes amis d'enfance. Enfin, je tiens à remercier une fois de plus tous les bénévoles et l'équipe responsable de l'installation des pancartes.
Récemment, ma fille Hasina a été choisie pour faire partie de l'équipe de basket-ball de son école secondaire. J'ai hâte de la voir jouer.
C'est la première fois depuis 40 ans que je ne joue pas au soccer ou que je n'entraîne pas d'équipe. Entraîner mon fils Daya me manquera pendant que je suis ici et que je serai à l'écart de ce sport merveilleux. Je devrai me consoler en me disant que, à tout le moins, le plancher de la Chambre est recouvert d'une moquette verte.
Avant de passer au sujet du discours du Trône que je compte aborder, je tiens à rendre hommage à deux amis d'enfance qui sont décédés pendant ma campagne électorale. Il s'agit de Sanjay Johal et de Dalvir Nahal, qui était conseiller municipal de la Ville de Vernon. C'étaient deux de mes plus grands partisans et je leur dédie mon premier discours.
La partie du discours du Trône dont je veux parler aujourd'hui concerne le logement. Nous avons beaucoup entendu parler du logement au cours des quelques derniers jours et dernières semaines à la Chambre, mais c'est un sujet pour lequel je me passionne. À Richmond, où j'ai grandi, le prix des logements est devenu trop élevé pour les professionnels et pour de nombreuses familles. Les amis avec qui j'ai grandi ont quitté la ville pour courir après le rêve d'une maison avec une cour arrière dans d'autres circonscriptions. Cette situation dure depuis plusieurs années; c'est une des raisons pour lesquelles je me suis lancé en politique. Je cherchais sans cesse des moyens et des solutions pour proposer des logements abordables. J'ai essayé de collaborer avec la municipalité sur ces enjeux pour concevoir différentes options qui n'existent pas et trouver les options intermédiaires manquantes.
Je crois que chaque Canadien devrait avoir un chez-soi sûr et abordable. Voilà pourquoi je suis enchanté de collaborer à ce plan du gouvernement. D’énormes investissements ont déjà été faits dans le cadre de la Stratégie nationale sur le logement, première en son genre, pour veiller à ce que les Canadiens aient les logements dont ils ont besoin. S'il y a plus de logements, on attirera plus de familles, ce qui mènera à des collectivités plus saines.
Ces investissements ont aidé plus d’un million de familles à obtenir le logement voulu, et ce n’est pas fini. Dans le cadre du budget de 2021, on a déjà investi dans la construction afin de réparer des milliers de logements abordables. Notre parti est le seul à avoir pris des mesures pour créer plus de logements abordables.
Les 70 milliards de dollars investis dans la Stratégie nationale sur le logement appuient des programmes comme l’Initiative pour la création rapide de logements et l’initiative Financement de la construction de logements locatifs. Nous avons mis sur pied l’incitatif à l’achat d’une première propriété et l’Allocation canadienne pour le logement. Toutes ces initiatives aideront les familles, les jeunes, les personnes à faible revenu, les gens en situation d’itinérance ainsi que les femmes et les enfants fuyant la violence à trouver un chez-soi sûr et abordable.
Il s’agit d’un plan à long terme pour une économie canadienne qui croît rapidement. Ce plan doit prévoir des logements à prix abordable pour les travailleurs canadiens, notamment les jeunes familles. Comme je l’ai mentionné, la stabilité du marché du logement est cruciale pour les communautés et la vitalité de la classe moyenne. Le gouvernement instaurera en outre la première taxe canadienne sur les immeubles résidentiels vacants ou inutilisés appartenant à des non‑résidents étrangers. Cette mesure entrera en vigueur en janvier de l’année prochaine.
Depuis que nous formons le gouvernement, nous avons aidé plus d’un million de familles à obtenir le logement dont elles ont besoin, mais nous savons qu’il reste du travail à faire. Le discours du Trône de cette semaine donne un aperçu de l’engagement renouvelé du gouvernement de rendre le prix du logement plus abordable, y compris en instaurant un fonds pour accélérer la construction de logements, en visant à mettre un terme à l’itinérance chronique et en lançant un incitatif à l’achat d’une première propriété ainsi qu’un programme de location avec option d’achat pour aider les locataires à devenir propriétaires.
Comme je l’ai dit, il reste des progrès à réaliser, mais ces mesures font partie de celles que nous prendrons pour veiller à ce que chaque Canadien ait un chez-soi sûr et abordable, et je travaillerai à la réalisation de ces mesures avec tous les députés.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, une autre rivière atmosphérique atteint actuellement la Colombie-Britannique. Nous nous préparons à subir de nouvelles inondations. J'insisterai auprès du comité fédéral-provincial de rétablissement après les inondations, qui vient d'être formé, pour qu'il fournisse les infrastructures essentielles que les petites collectivités n'ont pas les moyens de payer, qu'il répare les digues et qu'il remanie la politique d'intervention en cas d'urgence, afin de tirer des leçons de nos erreurs.
Il va sans dire que des autoroutes et des voies ferrées sont toujours inondées, et que de nombreux habitants de nos communautés rurales et majoritairement autochtones se retrouvent isolés, alors que l'on annonce encore des conditions météorologiques imprévisibles. Ce manque de contrôle peut provoquer un sentiment de désespoir, mais nous ne devons pas nous laisser abattre. Nos efforts sont mieux coordonnés que la semaine dernière, et ils le seront encore mieux la semaine prochaine. Je remercie les bénévoles, les travailleurs des services d'urgence, les militaires et toutes les personnes qui ont fait des dons en argent partout au Canada. Ce sont ces Canadiens qui s'unissent pour s'entraider qui font du Canada le meilleur pays au monde.
Je travaillerai sans relâche pour obtenir les ressources dont la Colombie-Britannique a besoin aujourd'hui et dans l'avenir.
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Monsieur le Président, récemment, j'ai parlé au maire de Princeton, dont la collectivité de 2 800 habitants a subi des dommages quand la rivière Tulameen est sortie de son lit. Il est très inquiet que la collectivité ne soit pas en mesure de reconstruire dans le cadre des programmes traditionnels d'aide d'urgence, qui exigent que les municipalités assument 20 % des coûts. Des travaux de restauration de 10 millions de dollars coûteraient 2 millions de dollars à Princeton. C'est une facture que la petite municipalité aurait de la peine à rembourser.
Les effets de la crise climatique empirent de jour en jour. Le gouvernement aidera-t-il les petites collectivités en éliminant ou en réduisant cette exigence?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, c'est une question très importante. Pas plus tard que la semaine dernière, le premier ministre et moi, nous nous sommes rendus en Colombie-Britannique et avons visité nombre des collectivités touchées. Il est très clair que cela exigera des efforts extraordinaires des collectivités pour reconstruire et se remettre des inondations dévastatrices qui ont frappé la Colombie-Britannique.
Nous avons annoncé la création d'un comité mixte fédéral-provincial, auquel participeront des dirigeants autochtones. La communication et la coordination avec les dirigeants municipaux seront des parties essentielles de notre intervention.
Nous savons qu'il y a beaucoup à faire et nous sommes prêts à aider les gens de la Colombie-Britannique pour qu'ils reconstruisent et qu'ils se remettent de ces inondations dévastatrices.
Voir le profil de Tako Van Popta
PCC (BC)
Monsieur le Président, il y a environ un mois, le maire Braun a convié à une réunion les députés dont les circonscriptions sont situées à proximité de sa ville, Abbotsford, pour discuter du réseau vieillissant de digues de la prairie Sumas. Il a expliqué que les coûts de réparation s'élèveraient à environ 500 millions de dollars, mais qu'une brèche dans ces digues coûterait des milliards de dollars, ce qui aurait des conséquences économiques dévastatrices. Il y a environ deux semaines, son cauchemar est devenu réalité.
Le ministre de la Protection civile peut‑il nous dire comment on empêchera une telle situation de se reproduire?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, pas plus tard que vendredi dernier, j'ai de nouveau rendu visite au maire Braun, en compagnie du premier ministre, et il nous a parlé des problèmes que sa ville éprouvait. Tout comme le premier ministre de la Colombie‑Britannique, il a reconnu ce jour‑là que la responsabilité de l'entretien des digues avait été transférée aux municipalités, qui n'avaient pas la capacité de l'assumer. Nous avons promis à la Colombie‑Britannique, ainsi qu'aux personnes touchées par les inondations, que nous serons là pour elles lors de la reconstruction. Nous nous assurerons de nous adapter en conséquence et d'accroître la résilience de ces collectivités, qui seront reconstruites en tenant compte des répercussions que de si nombreux événements climatiques ont sur elles.
Voir le profil de Ed Fast
PCC (BC)
Monsieur le Président, en ce qui concerne l'aide aux victimes des inondations, le premier ministre a annoncé que le gouvernement n'égalerait que les dons versés à la Croix-Rouge. Des organismes locaux qui sont sur le terrain pour aider les familles déplacées se sont vu refuser une telle contribution. L'Armée du Salut, le Comité central mennonite, Archway ainsi que des églises contribuent à offrir des aliments et un toit aux victimes et à nettoyer les dégâts causés par les inondations, mais aucun de ces intervenants n'a obtenu de fonds de contrepartie. Pourquoi?
Le premier ministre s'engagera-t-il dès maintenant à verser des fonds de contrepartie à tous ces organismes qualifiés qui prêtent main-forte aux victimes des inondations?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, c'est une question importante qui me donne l'occasion de souligner la générosité extraordinaire des Canadiens qui sont allés sur place pour aider les Britanno‑Colombiens touchés par ces inondations. Nous leur sommes très reconnaissants et nous tenons à souligner leur générosité.
Pas plus tard que la semaine dernière, le premier ministre a annoncé que les gouvernements fédéral et provincial allaient verser une somme équivalente aux dons recueillis par la Croix-Rouge canadienne. L'organisme a amassé jusqu'à présent 14 millions de dollars. Il y aura donc 42 millions de dollars pour aider les Britanno‑Colombiens. La Croix-Rouge canadienne utilisera ces fonds pour soutenir les familles évacuées, comme elle l'a déjà fait pour nous, à Fort McMurray. Cet organisme est bien placé pour répondre aux besoins...
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, deux fois en deux semaines, les gens de ma circonscription dans la vallée du Fraser et dans le canyon du Fraser ont été touchés par des inondations généralisées. Les autoroutes emportées par les flots, les champs submergés et les granges inondées ont tous eu un effet sur la production agricole. Les Canadiens subissent d'énormes pertes de tous ordres. La sécurité alimentaire et le gagne-pain de bien des gens dépendent de l'aide fédérale.
Le ministre responsable de Développement économique Canada pour le Pacifique peut-il décrire les mesures concrètes que la nouvelle agence mettra en œuvre pour soutenir la reconstruction des routes, des digues et d'autres infrastructures essentielles en Colombie‑Britannique?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je sais que bien des gens touchés par les inondations se posent cette question. C'est pourquoi nous avons mis en place, de concert avec le gouvernement de la Colombie‑Britannique, un comité mixte pour que tous les ministres dont le portefeuille est touché par ces terribles inondations soient impliqués et collaborent. Cela nous donne également l'occasion de reconnaître l'importance de la participation des leaders autochtones à ces discussions.
Nous nous assurerons que tous les ordres de gouvernement et que les leaders autochtones soient impliqués afin de donner aux Britanno‑Colombiens toute l'aide et tout le soutien dont ils ont besoin pour reconstruire et se rétablir.
Voir le profil de Ken McDonald
Lib. (NL)
Voir le profil de Ken McDonald
2021-11-29 14:03
Madame la Présidente, la semaine dernière, la côte Ouest de Terre‑Neuve a été frappée par une tempête record. Près de 200 millimètres de précipitations se sont abattus sur la région, entraînant de graves inondations. De nombreuses familles se sont retrouvées en situation de détresse ou ont été déplacées parce que de grandes routes ont été entièrement emportées par les eaux. Certaines personnes n'ont accès à aucune denrée ou autre provision essentielle. Je tiens à ce que les personnes touchées sachent que nos pensées les accompagnent.
Je remercie le ministre de la Sécurité publique et les membres des Forces armées canadiennes de leur intervention rapide pour venir au secours des gens de l'Ouest de Terre‑Neuve dans le besoin. Je remercie également les équipes de sauvetage et les employés du ministère des Transports et de l'Infrastructure.
En particulier, je remercie les employés de Marine Atlantique, à Argentia, de leur travail inlassable au cours de la dernière semaine, alors que nous tentons de réparer les routes, de permettre aux gens de regagner leur domicile, et de renouveler les stocks des magasins. Ces employés ont répondu à l'appel pour accommoder l'importante circulation redirigée depuis le terminal de traversier de Port aux Basques. Je les remercie de leur dévouement et de protéger notre chaîne d'approvisionnement, surtout en cette période de l'année très achalandée.
Voir le profil de John Aldag
Lib. (BC)
Monsieur le Président, je suis de tout cœur avec les familles et les collectivités touchées par les inondations extrêmes qui ont eu lieu la semaine dernière en Colombie‑Britannique. Cette crue centennale a provoqué des dégâts catastrophiques et exposé au grand jour les lacunes du système actuel. À mesure que les changements climatiques s'accentuent, une telle situation ne se produira pas tous les 100 ans, mais tous les 10 ans ou moins. Nous devons investir dans l'adaptation aux changements climatiques et dans l'atténuation de leurs effets afin d'être mieux préparés à l'avenir. L'inclusion d'une stratégie nationale d'adaptation dans le discours du Trône représente un important pas en avant.
C'est avec une profonde tristesse que j'informe la Chambre du décès de Jan Rustad de Kaleden, en Colombie‑Britannique. M. Rustad était bien connu et était considéré par beaucoup de gens comme l'expert mondial en techniques avancées de pilotage d'aéronefs à voilure tournante. Il a formé de nombreux pilotes des Forces armées canadiennes, de la GRC et de nombreux autres pays.
Reconnu pour ses compétences, sa patience et son humilité, Jan Rustad manquera à sa famille et à plusieurs générations de pilotes d'hélicoptères du monde entier.
Je le salue.
Voir le profil de Lisa Marie Barron
NPD (BC)
Monsieur le Président, les communautés autochtones de partout au Canada continuent d'être les premières touchées par la crise climatique. Les inondations qui frappent la Colombie‑Britannique ont dévasté ces communautés, qui attendent de l'aide pour procéder au nettoyage et se préparer en vue des prochains événements climatiques. Cette semaine, j'ai demandé au gouvernement d'écouter les chefs autochtones et de collaborer avec eux. Je pense entre autres à la cheffe Roxanne Harris de la Première Nation des Stz'uminus. Comme d'autres, cette Première Nation n'a toujours pas reçu l'aide dont elle a besoin.
Quand le gouvernement respectera-t-il enfin ses promesses?
Voir le profil de Patty Hajdu
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je sympathise avec tous ceux qui ont souffert terriblement à cause de cette inondation, notamment les peuples autochtones, qui sont touchés de façon disproportionnée par cet événement climatique et par de nombreux autres.
Mon équipe travaille en étroite collaboration avec la Colombie‑Britannique afin de coordonner les services et elle a annoncé un financement de 4,4 millions de dollars à la First Nations' Emergency Services Society de la Colombie‑Britannique dans le cadre du Programme d'aide à la gestion des urgences. Ce programme repose sur le principe voulant que ce soient les peuples autochtones qui savent quoi faire pour soutenir leur communauté et nous allons continuer de travailler en respectant le point de vue des Autochtones.
Voir le profil de John Barlow
PCC (AB)
Voir le profil de John Barlow
2021-11-25 14:10
Monsieur le Président, je remercie les citoyens de Foothills de m'avoir fait confiance une fois de plus pour les représenter à Ottawa en tant que député. C'est un grand honneur.
Ces citoyens savent à quel point le rétablissement a été long et pénible à la suite de la crise de l'encéphalopathie spongiforme bovine et des inondations de 2013. Il est déchirant de voir maintenant des familles agricoles de la Colombie‑Britannique à leur tour aux prises avec une crise. Les producteurs laitiers et les producteurs de porc et de volaille ont perdu des milliers d'animaux. Les exploitations fruitières ont été décimées. Le rétablissement sera long et pénible. Je remercie les clubs philanthropiques, les bénévoles et les militaires qui font tout ce qu'ils peuvent pour aider, notamment les groupes tels que la fondation agricole Do More, qui a offert ses services.
Je demande à la ministre de l'Agriculture d'annoncer dès que possible un programme d'aide complet et accessible pour ces agriculteurs. Cela aurait une incidence considérable sur la santé financière et mentale des familles agricoles de la Colombie‑Britannique.
Ce n'est pas le moment de laisser ces familles se débrouiller seules. Elles ne sont pas seules. Le Canada est là pour elles.
Voir le profil de Ken Hardie
Lib. (BC)
Madame la Présidente, je vous fais remarquer avec plaisir que je partagerai mon temps de parole avec la députée de Brossard—Saint-Lambert.
Je tiens à consacrer quelques instants pour envoyer une pensée à tous les habitants de la Colombie-Britannique. De nouveaux événements météorologiques les menacent. Nos pensées vont aux employés des services d’urgence et à toutes les personnes qui s’efforcent de se remettre de cette catastrophe.
La pandémie du siècle dure depuis près de 20 mois et a bouleversé de nombreux aspects de notre vie. En traversant cette période difficile, les Canadiens ont trouvé des moyens de s’adapter. Ils ont découvert de nouvelles façons de travailler et de faire des affaires qui réduisent au minimum le risque de transmission du virus de la COVID‑19.
La Chambre n’a pas fait exception. Au cours de la dernière législature, nous avons convenu de modifier nos délibérations conformément aux règles de santé publique. Nous avons établi une approche hybride permettant aux députés de participer aux délibérations de la Chambre et des comités en présentiel ou par vidéoconférence.
C’était une approche raisonnable, car elle permettait à tous les députés de participer à tous les types de travaux de la Chambre, tout en limitant les contacts physiques étroits avec un trop grand nombre de personnes. Nous savions qu’en limitant les contacts étroits, nous allions freiner la propagation du virus. Il fallait que nous respections cette règle non seulement pour protéger la sécurité des parlementaires, mais celle du personnel qui nous soutient, celle de nos familles et celle de nos concitoyens.
La COVID‑19 évolue de façon imprévisible. Je connais une famille dont les trois membres, deux dans la cinquantaine avancée et leur mère octogénaire, étaient immunodéficients; ils ont tous été atteints de la COVID sans même s’en apercevoir. D’un autre côté, un homme robuste dans la cinquantaine avancée qui adorait faire des activités en plein air et suivre des cours de danse bhandra, le mari d’une de mes employées, en fait, est demeuré dans un coma artificiel pendant deux mois. Il attend de subir une greffe de poumon et il essaie encore de marcher pendant plus de quelques minutes sans devoir se reposer.
Nous avons entendu parler de patients qui ont souffert pendant très longtemps. Selon un récent article du Washington Post, les personnes affectées par la COVID en sortent avec une faiblesse et une fatigue débilitantes, avec le trouble de stress post-traumatique, elles souffrent d’anxiété et de dépression, elles ont de la peine à réfléchir et ne réussissent plus à fonctionner dans la vie quotidienne. Leurs proches doivent soudainement assumer le rôle d’aidants familiaux et souffrent eux-mêmes de troubles émotionnels et pratiques.
Il y a maintenant presque un an, nous pensions voir la fin de la pandémie grâce au déploiement du programme de vaccination de calibre mondial du Canada. Malheureusement, au début de cette 44e législature, la pandémie perdure. Notre combat est presque terminé, mais nous devons demeurer vigilants.
Nous savons que les députés du gouvernement, de même que ceux du Nouveau Parti démocratique, du Bloc québécois et du Parti vert, sont entièrement vaccinés. Personnellement, je ne vois aucun problème à divulguer mon statut vaccinal et je ne considère pas cela comme étant une atteinte à mon droit à la vie privée. Je vois plutôt cela comme une indication à nos familles, à notre personnel et à tout le monde ici que je ne suis pas parmi ceux qui sont le plus susceptibles de propager le virus. Cependant, si j’avais la malchance de souffrir des effets de la COVID‑19, je dois à la population de Fleetwood—Port Kells, que je remercie de m’avoir fait l’honneur de me confier un troisième mandat, de continuer à faire ce pour quoi j’ai été élu. Ce que notre gouvernement propose permettra cela.
Je ne comprends absolument pas pourquoi le chef du Parti conservateur voudrait refuser cette possibilité à quiconque siège à la Chambre et surtout aux membres de son propre caucus. Toutefois, c’est exactement ce que fera son opposition à une solution de rechange raisonnable et éprouvée.
C'est aussi à se demander pourquoi le secret le mieux gardé à Ottawa est le statut vaccinal des députés conservateurs qui côtoient d’autres députés dans l’antichambre ou en comité. Je ne serais pas surpris qu’un conservateur soulève une question de privilège à ce sujet, à savoir le droit à un milieu de travail sûr et sécuritaire. Nous avons vu un député du Bloc le faire il y a quelques jours, et je n'arrive pas à comprendre la position du Bloc là-dessus.
Je tiens à souligner que la vaccination obligatoire n’est pas nouvelle. Le Royaume-Uni l’a imposée en 1853 pour lutter contre l’épidémie de variole. En 1905, la Cour suprême des États-Unis, dans l’affaire Jacobson c Massachusetts, a confirmé la constitutionnalité des programmes de vaccination obligatoire contre la variole afin de préserver la santé publique.
Le Parti conservateur se considère peut-être comme le parti de la liberté, mais cette liberté existe dans un contexte qui reconnaît également le devoir que nous avons les uns envers les autres dans l’intérêt du bien commun. En tant que partisans de la Charte, nous, les libéraux, comprenons parfaitement que, d’une certaine façon, le choix personnel ne devrait pas l’emporter sur nos droits collectifs. C’est une question de vigilance raisonnable.
La motion dont nous sommes saisis aujourd’hui porte sur la vigilance. Elle vise à permettre à tous les députés de s’acquitter de leurs fonctions en toute sécurité. Comme je l’ai dit, nous avons un modèle éprouvé de Parlement hybride qui a été utilisé au cours de la deuxième session de la 43e législature, et la motion dont nous sommes saisis rétablirait en grande partie l’approche adoptée à ce moment-là.
La motion vise surtout cinq objectifs. Premièrement, elle permettrait aux députés de participer aux délibérations de la Chambre, en personne ou par vidéoconférence, à condition que ceux qui participent en personne le fassent conformément à la décision du Bureau de régie interne du mardi 19 octobre 2021 concernant la vaccination contre la COVID-19, et que les motifs des exemptions médicales respectent les directives du ministère de la Santé de l’Ontario intitulées « Exemptions médicales à l’immunisation contre la COVID-19 ». Le Comité consultatif national de l’immunisation donne également de l'information à ce sujet. La motion suspend ou modifie temporairement quelques articles du Règlement afin de faciliter les choses.
Deuxièmement, la motion permettrait également aux députés de participer à distance ou en personne aux réunions des comités, à condition de satisfaire aux exigences en matière de vaccination établies par le Bureau de régie interne.
Troisièmement, la motion permettrait de déposer ou de présenter par voie électronique des documents à la Chambre, y compris les documents que le gouvernement est tenu de déposer en vertu de la loi, et les pétitions ou autres documents que tout député peut souhaiter soumettre.
Quatrièmement, la motion définit de quelle manière et à quel moment les votes par appel nominal doivent être consignés dans le système hybride. J’y reviendrai dans un instant.
Enfin, pour la période d’octroi de crédits en cours, la motion prévoit que le Budget supplémentaire des dépenses sera renvoyé devant un comité plénier et examiné par celui-ci. Cette mesure est conforme aux pratiques antérieures de la Chambre qui permettaient d’examiner le Budget des dépenses au début d’une nouvelle législature, avant que les comités permanents ne soient constitués.
La motion maintiendrait en vigueur ces mesures à compter du jour de son adoption jusqu’au jeudi 23 juin 2022, avant l’ajournement de la Chambre pour l’été. Ce laps de temps permettrait à la Chambre de mener à bien, en toute sécurité, le travail pour lequel les Canadiens nous ont élus. Après juin, nous pourrions revoir notre manière de procéder, en tenant compte, à ce moment-là, des conseils sanitaires les mieux fondés.
Quant aux dispositions de la motion relatives au vote, je tiens en premier lieu à reconnaître que cet acte est l’un des plus importants que les parlementaires accomplissent. Au cours des premiers mois de la deuxième session de la dernière législature, les députés de la Chambre ont voté, suivant le processus habituel, rangée par rangée. Les députés qui participaient par vidéoconférence ont été appelés un par un à exprimer de vive voix leur vote. Même si ces modalités de vote ont été efficaces et utilisées pour plus de 50 votes, elles ont pris beaucoup de temps, jusqu’à 50 minutes pour certains votes. Toutefois, la Chambre avait également convenu de concevoir et de mettre à l’essai une application permettant de voter à distance. Nous avons commencé à l'utiliser en mars. Cette application noua a permis de voter en 10 à 15 minutes. L’application de vote à distance a été utilisée avec succès pour plus de 120 votes.
La motion d’aujourd’hui remettrait cette application en service, nous permettant d’exprimer notre volonté de manière sûre et efficace. Même si l’application a été utilisée avec succès au cours de la dernière législature, par prudence, la motion prévoirait d’ordonner à l’administration de la Chambre qu’elle mette en œuvre, au plus tard le mercredi 8 décembre 2021, un processus d'inscription de tous les députés. Une fois ce processus terminé, mais au plus tard le 9 décembre, l’application serait mise en service.
Le paragraphe q) de la motion énonce que l’utilisation de l’application se ferait en toute intégrité. Entre autres choses, il énonce que les votes doivent être exprimés à partir du Canada au moyen du dispositif remis au député et géré par la Chambre. En outre, l’identité visuelle des députés serait validée pour chaque vote. C’est le whip de chaque parti reconnu à la Chambre qui pourrait faire les vérifications d’usage.
Un député qui serait incapable de voter au moyen du système électronique pendant les 10 minutes prévues pourrait se connecter à la séance en ligne pour indiquer au Président son intention de vote. On a donc pris grand soin dans la rédaction de la motion de prévoir des mesures d’urgence au cas où des députés éprouveraient des problèmes avec l’application de vote, de façon à ne pas les priver de leur droit de vote. Nous voulons éviter de priver des députés de leur droit de vote.
Certains ont fait valoir que l’acte même de se lever pour être compté dans un vote en personne est trop important pour être mis de côté. Je ne veux pas remettre en question cette tradition. Je veux simplement dire que la motion vise à mettre en place des mesures temporaires raisonnables pour permettre à tous les députés de voter en toute sécurité.
Pour chaque vote, les noms des députés figureront encore dans les Journaux de la Chambre, permettant ainsi à tous de voir où ils se situaient par rapport à la question mise au vote.
La motion à l’étude vise également à ménager un calendrier différé pour les votes par appel nominal concernant la plupart des types de motions pouvant faire l’objet d’un débat, ou une motion pour l’adoption d’un projet de loi à l’étape du rapport un vendredi. Plus particulièrement, les votes auraient lieu après la période des questions une journée selon l’heure à laquelle le vote par appel nominal a été demandé. De cette façon, nous respecterions la pratique adoptée par le passé à la Chambre, nous permettrions aux députés de prévoir un peu le moment des votes et nous pourrions mieux gérer notre temps à l’intérieur et à l’extérieur de la Chambre.
Tous les députés de la Chambre s’accordent pour dire que nous voulons mettre cette pandémie derrière nous. Dans le discours du Trône, nous avons établi un programme pour y arriver. Nous nous employons à obtenir la prochaine génération de vaccins contre la COVID‑19, tout particulièrement pour les enfants...
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Monsieur le Président, j'aimerais prendre un moment pour remercier les nombreux députés et électeurs qui ont tendu la main et offert leur soutien aux bonnes gens de Princeton et de Merritt, ainsi qu'aux nombreuses petites communautés autochtones des vallées de la Similkameen et de la Nicola, qui ont été dévastées par les inondations. Bien que nous ayons appris avec satisfaction que certains résidants pouvaient rentrer chez eux, en réalité, de nombreux défis subsistent.
C'est normal que les gens nettoient leur maison et en retirent les biens détruits, mais ces biens s'entassent dans les rues et doivent être enlevés. Les systèmes d'égouts ne fonctionnent pas, il n'y a pas d'eau et, à de nombreux endroits, il n'y a ni gaz ni électricité, donc aucun chauffage. Chaque nuit, la température descend toujours plus bas sous zéro et ne dépasse pas beaucoup le point de congélation pendant la journée. Tous ces résidants sont maintenant engagés dans une course contre la montre pour reconstruire leur vie autant que possible avant que le vrai gel hivernal ne s'installe.
J'aimerais demander à tous les députés de cette Chambre de continuer à penser aux gens de Merritt, de Princeton et des autres petites localités et à défendre leurs intérêts. Ils ont besoin de tout le soutien et l'encouragement que nous pouvons leur donner maintenant et que nous pourrons leur donner à l'avenir.
Voir le profil de Ed Fast
PCC (BC)
Monsieur le Président, au cours de la dernière semaine, les Canadiens ont été témoins de l'horrible catastrophe qui s'est abattue sur la Colombie-Britannique. Des pluies torrentielles ont causé des inondations qui ont détruit nos routes, nos ponts, nos réseaux d'aqueduc et d'égouts. Des milliers de maisons et de commerces ont été submergés. Des animaux de ferme se sont noyés ou ont dû être euthanasiés.
Dans la ville d'Abbotsford, on peut constater des scènes de destruction inimaginable. De nombreuses familles ont été déplacées. Des dignes ont cédé, des stations de pompage ont été débordées et une quantité incalculable de propriétés ont été détruites d'un bout à l'autre de la ville dévastée.
Cependant, je me considère privilégié de vivre à Abbotsford. Au milieu de tout ce chaos, mes concitoyens se sont serré les coudes sans hésiter. Notre maire, nos bénévoles, nos premiers répondants ainsi que les membres des forces armées et tant d'autres ont travaillé sans relâche pour mettre les habitants à l'abri et veiller à leur sécurité.
Il faudra des années avant d'évaluer tous les dégâts, qui s'élèveront à des milliards de dollars. Toutefois, nous allons relever ce défi colossal et rebâtir notre ville de manière à devenir une communauté plus résiliente que jamais.
Que Dieu bénisse Abbotsford. Que Dieu bénisse le Canada.
Voir le profil de Erin O'Toole
PCC (ON)
Monsieur le Président, c'est un bonheur de vous revoir là et de revoir tous les députés assis à leur place.
Depuis plus d'une semaine, les Canadiens regardent les images dévastatrices qui leur proviennent de la Colombie-Britannique et qui leur montrent l'ampleur des inondations qui frappent Abbotsford, Hope et des dizaines d'autres localités. Je tiens à souligner que le ministre est en contact constant avec les autorités fédérales afin de coordonner les interventions rendues nécessaires par ces inondations destructrices.
Le premier ministre pourrait-il faire le point sur les plus récents efforts déployés par le gouvernement fédéral pour lutter contre cette catastrophe naturelle?
Voir le profil de Justin Trudeau
Lib. (QC)
Monsieur le Président, je remercie le député d'en face d'avoir abordé ce sujet. Je sais qu'il est de tout cœur avec les Britanno-Colombiens et qu'il le sera tant que cette période extraordinairement difficile ne sera pas derrière eux. On peut d'ailleurs en dire autant de moi-même, des autres députés et des Canadiens en général. Comme vient de le souligner le député, nous gardons un contact étroit avec les autorités provinciales et nous demeurons prêts à dépêcher sur place toute l'aide qu'elles pourraient nous demander.
Les ressources fédérales ont été mises à profit dès le début de la crise, et au moment où on se parle, près de 500 militaires sont sur place pour ériger des digues de sable, secourir le bétail et acheminer aux habitants des régions éloignées les vivres et le soutien dont ils ont besoin.
Nous serons aux côtés des Britanno-Colombiens jusqu'à la fin de cette catastrophe et nous serons là aussi pour la reconstruction. C'est ce que font les Canadiens: ils s'entraident et ils sont là pour leurs voisins — et ce n'est pas près de changer.
Voir le profil de Patrick Weiler
Lib. (BC)
Monsieur le Président, ma province a été dévastée par des catastrophes naturelles au cours de la dernière année. Les feux de forêt, les glissements de terrain et les inondations mettent en péril, voire détruisent, les biens et la vie des gens de ma circonscription et d'innombrables autres Britanno-Colombiens.
Devant l'aggravation constante des changements climatiques, nous savons que de tels phénomènes météorologiques vont se multiplier et s'intensifier.
Le premier ministre peut‑il faire le point à la Chambre sur le travail crucial qu'il effectue dans ce dossier?
Voir le profil de Justin Trudeau
Lib. (QC)
Monsieur le Président, les habitants de la Colombie-Britannique demeurent dans mes pensées et dans celles de tous les députés.
À la suite des récentes inondations, nous avons approuvé une demande d'aide fédérale, et plus de 500 membres des Forces armées canadiennes sont sur le terrain et y resteront aussi longtemps qu'il le faudra. À cela s'ajoutent des renforts prêts à intervenir. Nous ferons davantage pour atténuer les dommages causés par ces catastrophes naturelles et nous mettrons en place un programme national d'assurance à faible coût contre les inondations.
Nous serons là, aux côtés des habitants de la Colombie-Britannique, à chaque étape du processus de nettoyage, de rétablissement et de reconstruction.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
J'ai reçu une demande de débat d'urgence de la part de la députée de Saanich—Gulf Islands.
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Monsieur le Président, je crois que cette demande jouit d'un appui massif de tous les partis à la Chambre.
Je demande un débat d'urgence sur les conséquences graves de l'urgence climatique, en particulier parce qu'elles touchent actuellement ma province, la Colombie-Britannique. Tout a commencé par le dôme de chaleur que la province a connu à la fin juin et au début juillet et qui a provoqué la mort de près de 600 personnes en l'espace de quatre jours. Les feux de forêt se sont ensuite multipliés au cours de l'été et nous sommes maintenant aux prises avec une rivière atmosphérique qui a décimé nos infrastructures, a causé la mort, a détruit des maisons et des fermes, et cela continue. Nous voyons les conséquences de l'urgence climatique également à Terre-Neuve-et-Labrador, où des infrastructures ont aussi été détruites.
Ce débat est très à propos et il respecte nos règles sur les débats d'urgence. La situation n'est pas chronique; il s'agit d'une rencontre urgente, et les députés de tous les partis souhaiteraient qu'une décision soit rendue pour nous permettre de discuter, de débattre et, j'ose espérer, dans un esprit de collaboration et d'alliance entre les partis, de faire cause commune avec les habitants de la Colombie-Britannique, les Premières Nations, et les gens qui souffrent de l'urgence climatique partout au pays.
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Monsieur le Président, j'aimerais ajouter ma voix à ceux qui appuient la demande de débat d'urgence sur les inondations en Colombie-Britannique, où la situation est critique.
Depuis que je siège à la Chambre, nous avons tenu des débats d'urgence sur la fermeture de pipelines, sur des barrages ferroviaires et sur la lutte contre les changements climatiques. Les inondations actuelles regroupent tous ces éléments. Un épisode de pluie d'une seule journée a causé des torts irréparables aux Britanno-Colombiens, et tous les Canadiens sont touchés par cet événement. J'aimerais donc ajouter mon appui à la demande de débat d'urgence.
Voir le profil de Ed Fast
PCC (BC)
Monsieur le Président, je me permets de commencer par vous féliciter de votre réélection à titre de Président. Je crois que vous le méritez bien et je me réjouis de pouvoir travailler avec vous pendant cette nouvelle législature.
Ma demande est plus précise que celle de mes collègues. Elle concerne l'épisode de pluie, aussi appelé « rivière atmosphérique », qu'a connu la Colombie-Britannique durant la dernière semaine, ainsi que toute la destruction que cette catastrophe a entraînée à l'échelle de la province. Je souligne que ces inondations massives se sont abattues sur l'ensemble des collectivités de la vallée du Fraser, du canyon du Fraser et de l'intérieur de la Colombie-Britannique. Au moins quatre personnes y ont trouvé la mort. Des digues ont cédé, d'importantes voies ferrées et autoroutes ont été gravement endommagées, et une vaste opération d'évacuation des résidants et de leur bétail a dû être organisée. En outre, les communautés de Merritt et de Princeton ont été complètement évacuées.
On peut facilement s'imaginer le déplacement et l'angoisse que des milliers de familles ont subie. Les conséquences humaines et économiques seront énormes — et le sont déjà. On pourrait prétendre qu'il s'agit de la pire catastrophe naturelle de l'histoire de notre pays. De toute évidence, le gouvernement fédéral doit jouer un rôle de premier plan pour fournir de l'aide d'urgence dans les régions ravagées par les inondations et pour préparer un plan financé à long terme prévoyant des investissements dans les infrastructures essentielles afin d'éviter qu'un tel désastre ne se reproduise.
Je demande donc la tenue d'un débat d'urgence afin que nous puissions discuter de la façon dont nous pouvons travailler ensemble, peu importe nos allégeances politiques. À en juger par les observations de mes collègues des autres partis, je sens qu'il y a une volonté de procéder à un débat d'urgence sur le sujet. Toutefois, le débat devrait porter expressément sur ce qui vient de se produire la semaine dernière.
Je vous saurais gré, monsieur le Président, de bien vouloir tenir compte de ma demande.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Monsieur le Président, j'aimerais souligner que le gouvernement appuie sans réserve la tenue d'un débat d'urgence sur la situation dévastatrice qui frappe actuellement la Colombie-Britannique.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Il y a deux autres demandes, mais avant de poursuivre, je tiens à remercier les députés de leurs interventions et à signaler que je suis prêt à autoriser la tenue d'un débat d'urgence sur les inondations en Colombie-Britannique. Ce débat aura lieu plus tard aujourd'hui, à l'heure ordinaire de l'ajournement.
Nous passons maintenant à la députée de Vancouver-Est.
Voir le profil de Mark Gerretsen
Lib. (ON)
Madame la Présidente, il y a eu consultation entre les partis, et je pense que vous constaterez qu'il y a consentement unanime à l'égard de la motion suivante:
Que, nonobstant tout article du Règlement ou usage habituel de la Chambre, pendant le débat conformément à l'article 52 du Règlement plus tard aujourd'hui, la présidence ne reçoive ni demande de quorum, ni motion dilatoire, ni demande de consentement unanime.
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
L'honorable député a-t-il le consentement unanime de la Chambre afin de proposer la motion?
Des voix: D'accord.
La vice-présidence adjointe (Mme Carol Hughes): La Chambre a entendu l’énoncé de la motion. Plaît-il à la Chambre d’adopter cette motion?
Des voix: D'accord.
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
propose:
Que la Chambre s'ajourne maintenant.
— Monsieur le Président, c'est un grand honneur d'être la première députée à prendre la parole ce soir pour parler de cette question si importante et primordiale.
J'aimerais d'abord souligner que nous sommes réunis sur le territoire non cédé du peuple algonquin anishinabe.
À mon avis, il est évident que nous vivons une situation d'urgence climatique. Je viens de participer à la 26e Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, à Glasgow. C'est la douzième fois que j'y participe, et la situation est maintenant plus grave que la première fois.
Je suis désespérément inquiète de constater que les changements climatiques s'aggravent plus vite que le gouvernement ne prend des mesures pour maîtriser la situation. J'aimerais aborder ce problème en étant pleinement consciente du temps qui m'est alloué. Je prends au sérieux les observations faites plus tôt aujourd'hui par mon ami et collègue le député d'Abbotsford, qui souhaitait aussi la tenue d'un débat d'urgence. Nous voulons nous pencher sur ce qui vient de survenir chez nous, en Colombie-Britannique. Cependant, il faut tenir compte du contexte actuel, car le fait de mettre en place des mesures sans tenir compte des causes fondamentales de cette catastrophe ne fera qu'empirer les choses. Nous devons absolument nous attaquer aux causes fondamentales de cette situation et prendre les mesures appropriées.
Sous réserve de l'indulgence du Président, j'aimerais commencer par le contexte mondial pour ensuite aborder le contexte national et finalement mettre surtout l'accent sur les aspects provinciaux et locaux et ce que nous devons faire maintenant. Ce soir, j'espère que nous ferons front commun pour examiner la problématique, tous les députés des cinq partis confondus, de manière à ce que nous donnions le meilleur de nous-mêmes en misant sur le fait que nous avons plus de points en commun que de différences.
Je regarde le député de Mission—Matsqui—Fraser Canyon, de l'autre côté de la Chambre. Il a mentionné plus tôt que Lytton, une ville de sa circonscription, a été rasée par les flammes en 15 minutes cet été. Selon moi, il ne faut pas seulement considérer les inondations qui viennent de se produire. De nombreux incidents ont frappé à maintes reprises les mêmes collectivités, en particulier des communautés autochtones, après que la Chambre a ajourné, de la fin juin à la reprise des travaux, lundi.
Nous devons reconnaître qu'il y a urgence climatique, comme l'a fait la Chambre le 17 juin 2019. Certains d'entre nous occupaient leurs sièges à ce moment-là. Au moyen d'une motion présentée par l'ancienne ministre de l'Environnement, Catherine McKenna, la Chambre a décidé d'affirmer qu'il y a bel et bien une urgence climatique dont il faut tenir compte. Rien n'a changé cependant. Nous n'agissons pas comme si nous étions en situation d'urgence.
La grande entreprise scientifique qu'est le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, ou GIEC, a produit des études très claires. D'ailleurs, en octobre 2018, le rapport sur la question du 1,5 degré Celsius était lancé. Les nouvelles étaient tellement affreuses que le GIEC disait qu'on devait agir immédiatement. Or trois ans ont maintenant passé, et la situation est pire qu'en octobre 2018.
Le rapport d'urgence du GIEC sur la limite de 1,5 degré Celsius, qui constitue la cible de l'Accord de Paris, alerte que nous courons véritablement le risque de rater cette cible. Il ne s'agit pas d'une cible politique. Si l'on a demandé au GIEC de rédiger ce rapport, c'est pour informer les décideurs, les politiciens et les chefs de gouvernement du monde entier de la différence entre une augmentation de la température mondiale moyenne de 2 degrés Celsius et une autre de 1,5 degré Celsius. Je n'énoncerai pas tous les détails de ce rapport. Mon temps de parole ne me le permettrait pas. Néanmoins, comme une cheffe de gouvernement, la première ministre de la Barbade, l'a affirmé il y a quelques jours à Glasgow, une augmentation de 2 degrés Celsius équivaut à une peine de mort pour nous; la limite pour notre survie se situe à 1,5 degré Celsius.
Ce que le GIEC explique, ce n'est pas que la limite de 1,5 degré Celsius nous permettrait de vivre en toute sécurité, mais qu'elle nous permettrait uniquement de survivre. Cette limite permettrait aux récifs coralliens de survivre, pour la plupart. Elle protégerait l'Arctique, pour la plupart, mais pas entièrement. Nous subirions la fonte du pergélisol, mais pas à un point mortel. À maintes reprises, ce rapport majeur rappelle le caractère essentiel de la limite de 1,5 degré Celsius.
Puis, cet été, le premier groupe de travail a publié sa contribution au sixième rapport d'évaluation du GIEC, que le secrétaire général des Nations unies a qualifié de code rouge pour l'humanité. Le rapport dit que tout ce que le GIEC nous avait prévenu en 2018 qui allait arriver se concrétise plus rapidement et de manière plus grave que prévu.
Nous savons que, mondialement, nous sommes maintenant en voie de dépasser amplement les 2 degrés Celsius, ce qui nous portera bien au-delà de la limite de la zone de danger. On ne parle pas d'intempéries. C'est la survie de la civilisation humaine qui est en jeu. Aucun problème n'est plus important. Aucun enjeu n'est plus vital. Pourtant, nous vaquons à nos activités quotidiennes comme si nous avions toujours tout le temps voulu à notre disposition.
Malheureusement, et tragiquement, le gouvernement du Canada a choisi de retenir seulement une partie des conseils du GIEC, c'est-à-dire qu'il faut limiter la hausse à 1,5 degré Celsius, promettant que, pour ce faire, nous atteindrons la carboneutralité d'ici le milieu du siècle, soit 2050. Je me dois d'apporter une précision, en particulier au profit de mes collègues libéraux, car, de la manière dont quelqu'un quelque part manipule l'information, je doute que le gouvernement comprenne.
Le GIEC n'a jamais dit que l'objectif était d'atteindre la carboneutralité d'ici 2050. Il n'a jamais dit que cela serait suffisant pour assurer la survie de la civilisation humaine. Il dit très clairement qu'il n'y a qu'un seul moyen de limiter la hausse à 1,5 degré Celsius, et cela commence par une réduction mondiale d'au moins 45 % des émissions de carbone d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 2010. C'est beaucoup. Si nous ne faisons pas cela, la carboneutralité d'ici 2050 n'a aucune valeur. Il sera trop tard. Nous serons déjà bien engagés sur la voie risquée et intolérable d'un réchauffement climatique planétaire en accélération constante et irréversible qui se déclenchera lorsque nous franchirons ce que certains appellent le seuil critique ou le point de non-retour. L'important à souligner est qu'il est encore temps d'agir.
Le temps presse, mais il n'est pas trop tard. On doit agir immédiatement afin de réduire les gaz à effet de serre, en plus d'effectuer des changements pour protéger la nature, et particulièrement les forêts.
Nous avons tout juste le temps, et durant la COP26, nous n’avons pas pris les décisions nécessaires, que ce soit le Canada ou les autres pays. Comme l’a dit le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, la COP26 n’est pas un échec, car il est possible de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré Celsius pour éviter le cauchemar, mais cela ne tient qu'à un fil. Nous en sommes là. D’ici 2022, et de préférence avant, le Canada doit en faire davantage.
Je sais que je risque de me faire chahuter, mais il faut le dire sans détour: nous ne pouvons pas affirmer que nous prenons au sérieux cette urgence climatique à l’échelle nationale tout en construisant le pipeline Trans Mountain; nous ne pouvons pas affirmer que nous prenons au sérieux cette urgence climatique tout en continuant à financer la fracturation, le gaz naturel liquéfié et toutes les énergies fossiles. Nous devons présenter une loi sur la transition équitable. Nous devons aider les travailleurs. Nous devons opérer cette transition.
Quand on passe du plan mondial au plan national, nous savons qu’il va falloir retrousser nos manches. Je soutiens la plupart des mesures prises par le gouvernement, même si elles restent insuffisantes dans l’ensemble pour faire en sorte que mes enfants, qui sont bien en vie aujourd’hui, puissent vivre dans un monde viable lorsqu’ils auront mon âge. Ce point nous concerne tous profondément et personnellement, et je suis heureuse que nous puissions en parler.
D'un point de vue plus personnel, j'aimerais parler de la Colombie‑Britannique. L’urgence climatique m’a touchée de près cet été. En Colombie‑Britannique, le dôme de chaleur — qui n’est pas une simple canicule — a tué près de 600 personnes en quatre jours. Une des personnes touchées qui a survécu est ma belle-fille. Elle est dans la trentaine et se trouvait dans la ferme familiale de mon mari à Ashcroft, en Colombie‑Britannique, près de Lytton, lorsque la température a atteint les 50 degrés Celsius.
Je pense qu'aucun d'entre nous ici ne peut vraiment imaginer l'effet que cela peut avoir. Elle a dit que lorsqu'elle était à l'extérieur, elle avait l'impression qu'un séchoir à cheveux lui soufflait sur le visage en permanence. Elle en avait mal à la peau. Elle a failli mourir et a eu un œdème cérébral. Un autre membre de la famille était secouriste; il sortait les gens des cabanes et des caravanes et les mettait dans les ambulances, sachant qu'ils ne vivraient pas.
Nous devons faire beaucoup mieux quand nous parlons des mesures que nous devons prendre maintenant et des leçons que nous avons apprises. Nous avons besoin de protocoles de soins de santé radicalement révisés, qui se penchent sur la question de savoir ce qu'on doit faire lorsqu'on trouve quelqu'un dont les organes sont déjà en train de cuire. Ce n'est pas le protocole qu'on utilisait l'été dernier en Colombie‑Britannique.
Nous avons eu des feux de forêt du début avril à la fin septembre. Au cours de cette saison de feux de forêt en Colombie‑Britannique, 1 600 incendies ont détruit plus de 868 000 hectares. Ces incendies ont également contribué à l'ampleur des dégâts causés par les inondations, car le sol était devenu hydrophobe, ce qui signifie qu'il expulsait l'eau qui tombait sur lui. Le sol ne pouvait pas absorber l'eau; il la repoussait. Les inondations ont été aggravées par les incendies.
Bien sûr, l'inondation a été décrite comme une rivière atmosphérique. Nous apprenons de nouveaux termes au fur et à mesure. Pendant la saison des incendies, nous avons appris qu'il y avait des choses appelées pyrocumulonimbus. Ce sont des nuages qui produisent des étincelles. Ils créent plus de feux.
Nous ne sommes pas dans une situation climatique normale. Nous faisons face à une urgence climatique. Je devrais en dire plus, bien sûr. Comme les gens le savent, les inondations ont détruit des routes. Quand la route Coquihalla sera-t-elle enfin réparée? Les dégâts sont considérables: 18 routes et 5 ponts fortement endommagés par les inondations, des pertes de vie, l'expérience terrifiante des personnes prises dans des coulées de boue et l'horreur de perdre des fermes. J'ai mentionné la ferme de mon mari à Ashcroft. C'est la deuxième fois que nous avons accueilli des réfugiés climatiques. En été, nous avons accueilli des personnes qui étaient sur un pied d'alerte en raison de feux de forêt possibles. Il y a maintenant des gens qui ont tout perdu dans les inondations.
Il s'agit d'une situation intenable, mais il y a des mesures que nous pouvons prendre. Nous devons nous engager sérieusement à les mettre en œuvre et c'est un effort national. Grâce au discours du Trône, nous savons qu'il y a enfin un engagement. Ce n'est pas la première fois que j'entends ces propos. Je me souviens que le gouvernement conservateur précédent avait promis un plan national d'adaptation. L'objectif consiste à minimiser le plus possible les dommages causés par l'urgence climatique en réduisant au plus vite notre dépendance aux combustibles fossiles, en faisant la transition vers l'énergie renouvelable et ainsi de suite.
Certains effets sont étroitement liés à notre atmosphère. Puisque la détérioration du climat sera inévitable dans une certaine mesure, nous devons éviter les effets auxquels nous ne pouvons pas nous adapter, y compris, comme je l'ai mentionné, un réchauffement mondial effréné qui atteindrait un point tel que notre espèce ne pourrait pas véritablement survivre sur cette planète. Nous devrons nous adapter aux effets qui sont maintenant inévitables.
L'adaptation comporte bien des aspects. Il est vrai que les ministres responsables de la sécurité publique et des infrastructures ont un rôle à jouer. Cependant, il faut une approche pangouvernementale. Il est rare que j'exhorte le gouvernement du Canada à envisager de suivre l'exemple de son homologue des États‑Unis, mais le président des États‑Unis a nommé John Kerry, ancien secrétaire d'État de l'administration Obama, non pas comme chef du département de l'Environnement, mais comme membre clé du Conseil national de sécurité à la Maison-Blanche.
C’est parce que le président des États‑Unis comprend bien que les changements climatiques ne sont pas ou ne seront jamais une question environnementale, mais une menace à la sécurité nationale, un peu comme un ennemi militaire à une autre époque.
La menace pour la sécurité nationale à laquelle nous devons faire face commande une approche pangouvernementale. C'est d'autant plus important — et je me tourne vers la députée de Nunavut — que nous devons penser à ce qui arrivera dans l'Arctique canadien. Nous devons amorcer une réflexion en tant que pays du cercle polaire. Rappelons que nous devons veiller à ce que le pergélisol reste suffisamment froid pour éviter le dégel. Le pergélisol contient du méthane, un puissant gaz à effet de serre, et son dégel partout dans le monde libérerait quatre fois plus de carbone dans l'atmosphère que la quantité produite par les humains depuis le début de la révolution industrielle.
Nous savons que l'Arctique doit demeurer assez froid, comme nous l'a dit Sheila Watt-Cloutier il y a des années. La protection des droits de la personne des Inuits, mais aussi de leur culture et de la chasse traditionnelle, exige que nous protégions le climat arctique. Pour le bien de toutes les espèces sur la planète, en fait, nous devons assurer la conservation de l'Arctique, puisque le maintien du pergélisol prévient les émissions de méthane.
Il y a des vecteurs vraiment importants ici. Agissons donc avec créativité.
Dans l'immédiat, la Colombie-Britannique a besoin de plus de ressources. Nous devons contribuer à la reconstruction de routes et de voies ferrées essentielles à la protection des chaînes d'approvisionnement et au redressement de l'économie. Nous devons aider les agriculteurs et les propriétaires qui ne sont pas assurés. Nous devons trouver une façon d'aider les familles à se refaire une vie sur le plan personnel. Nous devons penser à la reconstruction, à la modernisation et à l'adaptation à l'urgence climatique que nous vivons aujourd'hui.
Il faut être créatifs et trouver de nouvelles idées. Dans le cas de la situation d'urgence en cours, il fallait des bénévoles qui prennent leur embarcation et qui vont sauver des gens. Il ne faut pas que le gouvernement s'arrête à des considérations du genre: « Ces gens ne sont pas assurés; est-ce vraiment une bonne idée? » Si les habitants d'Abbotsford et de Merritt n'avaient pas répondu à l'appel pour installer des sacs de sable autour des infrastructures clés, la situation aurait été bien pire. Que pouvons-nous faire pour avoir des idées créatives en matière d'adaptation climatique, comme la création de groupes de réponse aux situations d'urgence et l'établissement de collectivités résilientes où on délègue à certaines personnes la responsabilité d'aller sur le terrain sauver des vies?
Il y a deux ans, une situation grave est survenue dans ma région aux environs de Noël. Un événement météorologique complètement fou lié à la crise climatique a provoqué des bourrasques qui ont déraciné des arbres et les ont balayés de l'autre côté de la rue. C'était en pleine période de Noël et tout le monde a perdu l'électricité. C'est ce qui arrive lors d'événements météorologiques graves. Les lignes électriques sont coupées, il n'y a plus de service cellulaire et nous ne pouvons plus nous déplacer et, dans ce cas-là, c'était en raison des arbres tombés dans les rues. Les gens de ma région ne sont pas idiots et ils savent qu'il est illégal de prendre sa scie à chaîne et d'aller scier les arbres déracinés pour aider ses voisins, mais tout le monde l'a fait. Les gens se sont entraidés pendant la période de Noël. Ils n'allaient pas laisser des personnes de 90 ans qui vivent seules s'arranger toutes seules parce qu'il est illégal de scier des arbres pour dégager la route.
Nous devons trouver des solutions. Comment pouvons-nous donner plus d'autonomie aux gens qui savent réagir dans des situations d'urgence? Comment pouvons-nous prévoir des interventions légales, appropriées et appuyées par des formations pour mobiliser les bénévoles? Le député de Central Okanagan—Similkameen—Nicola sera sûrement d'accord avec moi pour dire que des gens ont agi avec beaucoup de courage dans les communautés, et qu'il faut canaliser cette énergie.
Je rappelle que des centaines de personnes ont perdu la vie en Colombie-Britannique à cause des urgences climatiques des derniers mois; le dôme de chaleur a causé près de 600 décès et les inondations actuelles ajoutent encore à ce nombre. Il faut garder à l'esprit que la température moyenne mondiale est maintenant à 1,1 degré Celsius de plus qu'avant la révolution industrielle. Nous cherchons actuellement à voir s'il serait possible de limiter le réchauffement à 1,5 degré Celsius, une hausse qui ne serait pas sécuritaire et qui aurait des effets encore plus néfastes que la hausse actuelle de 1,1 degré Celsius.
Il n’y a rien de plus important que de protéger nos jeunes, nos enfants et nos petits‑enfants contre la grande menace des changements climatiques.
Nous ne faisons pas encore tout ce qu'il faut. Nos gestes quotidiens ne montrent pas que nous saisissons l'ampleur de l'urgence climatique. J'encourage vivement le gouvernement — puisque nous avons déjà acheté Trans Mountain et que nous disposons de tous ces travailleurs et de tout cet équipement — à modifier le mandat de cette société d'État afin d'utiliser ces travailleurs et cet équipement pour rebâtir, pour réparer les routes et pour établir des mesures de protection en prévision du prochain événement climatique grave.
Comme on le sait, au cours des dernières 24 heures, des routes ont été submergées à l'île du Cap-Breton, d'où je viens, et près de Corner Brook, à Terre-Neuve-et-Labrador. Aucune région du pays, aucune région de la planète n'est à l'abri de ces urgences climatiques.
Nous devons unir nos forces et, comme le dit le discours du Trône:
« Le temps est venu d'aller plus loin, plus vite. »
C'est triste à dire, mais je ne vois rien dans le discours du Trône au sujet des mesures qui s'imposent, mais nous savons tous de quoi il s'agit. Le débat de ce soir est une belle occasion de faire valoir ces bonnes idées et de dire ensemble que nous travaillons pour nos collectivités, pour le Canada et pour la planète. 
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Monsieur le Président, j'aimerais revenir sur ce que la députée vient de dire, à savoir la nécessité d'unir nos forces.
Lorsque nous voyons ce qui se passe en Colombie-Britannique, force est de reconnaître que non seulement le gouvernement national, mais aussi le gouvernement provincial, les municipalités et de nombreux autres intervenants ont tous intérêt à faire en sorte que la Colombie-Britannique et ses habitants, qui sont si durement touchés, parviennent à surmonter cette épreuve et que nous devons aider la province à se reconstruire.
Que pense la députée de l'importance de veiller à ce que les différents ordres de gouvernement continuent de manifester leur sympathie et d'offrir l'aide dont ces collectivités ont tant besoin?
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Monsieur le Président, ce soutien est d'une importance capitale. Il sera très coûteux. J'ai été frappée lorsque le premier ministre a pris la parole à Glasgow et a fait allusion à Lytton. Lytton est toujours là et a besoin d'être reconstruite. Les gens de Lytton sont là. Il s'agit aussi d'une importante communauté autochtone, autour de laquelle sont dispersées d'autres Premières Nations.
Il est important que nous ne laissions aucune communauté pour compte dans cette démarche, mais ce sera coûteux. Pendant des décennies, des études ont montré qu'il coûterait beaucoup plus cher d'ignorer le changement climatique que d'agir. Nous nous trouvons maintenant dans la position peu enviable de devoir agir à la fois plus vigoureusement et plus rapidement qu'avant.
Heureusement, la reconstruction des communautés stimule l'économie en faisant travailler toutes les personnes qui le peuvent afin d'aider les fermes à se rebâtir. Il y a eu tellement de pertes, des pertes dévastatrices, qu'il est difficile d'imaginer comment certaines familles vont tout reconstruire, mais elles ont besoin de savoir qu'elles auront une source de financement pour remettre leur ferme en état de marche. Elles ont besoin de savoir que leur maison peut être réparée, même si les compagnies d'assurance disent qu'elles ne sont pas couvertes pour ce type d'inondation. Nous allons devoir repenser la manière dont nous réagissons à ce que l'on appelait autrefois des catastrophes naturelles, mais qui ne le sont plus.
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Monsieur le Président, je souhaite saluer ma compatriote de la Colombie‑Britannique pour son intervention d'aujourd'hui et la sympathie qu'elle témoigne pour tous ceux ayant été touchés par les inondations dans notre grande province.
La députée a parlé de la nécessité de faire les choses différemment. Je sais que nous débattrons ce soir de beaucoup d'idées différentes, et j'espère que nous trouverons de bonnes solutions. Par exemple, des petites municipalités m'ont parlé des Accords d'aide financière en cas de catastrophe, un programme dont les ordres supérieurs de gouvernement doivent assumer 80 % des coûts, alors qu'elles doivent en assumer 20 %. Or, elles me disent qu'elles n'ont pas les moyens d'assumer cette partie des coûts. Qu'en pense la députée?
La députée a aussi parlé de donner plus d'autonomie aux collectivités. La dernière entente que le gouvernement fédéral a conclue avec la Province de la Colombie‑Britannique était l'entente de 2014 concernant la taxe sur l'essence. Je pense qu'il y a un domaine que nous pouvons améliorer. Tim Roberts, un directeur pour la collectivité rurale de Keremeos, a suggéré que les petits districts régionaux et les petites municipalités devraient pouvoir consacrer une partie des surplus de la taxe sur l'essence à l'atténuation des inondations et à la réduction des risques d'incendie parce que, bien souvent, il y a des zones périurbaines où se trouve du carburant, qui peut facilement être retiré par des étudiants embauchés à cette fin pendant l'été.
La députée peut‑elle parler de certaines des grandes solutions, mais aussi des petites solutions, qui aideront considérablement nos collectivités à s'adapter aux changements climatiques?
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