Interventions à la Chambre des communes
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Voir le profil de Lenore Zann
Lib. (NS)
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2019-12-13 11:05 [p.452]
Monsieur le Président, j'arrive à Ottawa depuis la Nouvelle-Écosse, terre des Micmacs, peuple de l'aurore, et je porte le message urgent de certains des habitants les plus jeunes de ma circonscription, les élèves de l'École acadienne de Truro. Voici ce qu'ils ont à dire:
Aujourd'hui, partout dans le monde, des millions de jeunes ont pris la rue d'assaut pour exiger des gouvernements qu'ils mettent un frein à la croissance exponentielle des changements climatiques [...]
Ces jeunes militants, qui n'ont même pas l'âge de voter pour la plupart, ont choisi de délaisser un moment leurs études parce qu'ils savent que, sans l'aide de tous les ordres de gouvernement, il n'y a pas d'avenir. Ils exigent que nous commencions dès maintenant à moins consommer de combustibles fossiles.
Ils rappellent que le Canada a déjà investi dans les sources d'énergie renouvelable et ils souhaitent qu'il poursuive dans cette voie. S'ils ont pris la plume, c'est pour continuer à alimenter la flamme qui, ils le savent, brûle en moi et pour nous encourager à tout faire afin de préserver notre mode de vie avant qu'il soit trop tard. Parce que, quoi qu'on en dise, les changements climatiques se fichent des frontières.
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Lib. (ON)
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2019-12-13 11:08 [p.453]
Monsieur le Président, la période des Fêtes est à nos portes. C'est le moment de donner et de partager avec notre entourage. Chaque année, toutefois, les Canadiens jettent aux ordures pendant cette période 540 000 tonnes de papier d'emballage et de sacs-cadeaux qui ne sont pas recyclables.
Ce sont des élèves de l'école primaire publique Woodroffe Avenue qui me l'ont appris à l'occasion de leur exposition-vente d'artisanat.
En fabriquant eux-mêmes des décorations, en réutilisant les sacs-cadeaux et en créant des sacs de compostage à partir de vieux journaux, ces élèves démontrent comment célébrer le temps des Fêtes de façon écoresponsable. J'ai été ravie de constater la motivation et la détermination de ces jeunes entrepreneurs de ma circonscription.
Je tiens à féliciter ces étudiants d'avoir fait preuve de leadership dans la lutte contre les changements climatiques.
J'encourage les Canadiens à suivre l'exemple de ces élèves et à réduire la quantité de déchets qu'ils produiront pendant le temps des Fêtes.
Joyeux Noël.
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PV (BC)
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2019-12-13 12:25 [p.467]
Monsieur le Président, au cours du débat plus tôt aujourd'hui, il a été question de l'Allocation canadienne pour enfants. J'ai entendu le député d'en face parler de l'importance de réduire la dette pour la prochaine génération et de réduire les impôts. Il a également dressé une analogie entre le mariage, le fait d'avoir des enfants, et se faire saisir sa maison. En cette période de crise climatique, il est beaucoup plus probable que la dernière image sera celle d'une famille qui a perdu sa maison dans un feu de forêt, une inondation, un ouragan ou une tornade.
Alors que nous arrivons au terme de la COP25, qui se tient à Madrid, le gouvernement n'a toujours pas proposé de modifier les cibles en matière de changements climatiques qu'il s'était fixées pour 2030. Il s'est fixé l'objectif que le Canada devienne carboneutre d'ici 2050. Ce n'est pas demain la veille. Je serai un très vieil homme d'ici là. Ma fille aînée et ma petite-fille apprécient l'Allocation canadienne pour enfants, mais ma plus jeune est anxieuse. Elle s'inquiète comme d'autres personnes qui ont travaillé pour ma campagne électorale et qui font maintenant la grève des enfants; ils ne veulent plus avoir d'enfants parce qu'ils craignent pour l'avenir. En tant que parlementaires, en tant que dirigeants, nous devons affronter cette crise climatique comme il se doit.
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PCC (SK)
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2019-12-13 12:27 [p.467]
Monsieur le Président, je crois que le pays doit relever de nombreux défis, notamment sur le plan environnemental. En tant que père de trois jeunes enfants, je suis résolu à leur laisser un environnement plus vert et plus propre. Nous devons tous assumer cette responsabilité. Je ne souhaite pas laisser de déficit financier ou environnemental à la prochaine prochaine. Nous devons travailler dur pour créer les conditions gagnantes à cet égard.
Notre plateforme électorale contenait un excellent plan pour assainir l'environnement, notamment des mesures visant à nettoyer les lacs, les rivières et les océans et à enrayer la pollution des océans sur les deux côtes du pays. Je suis fermement résolu à laisser un environnement plus vert, plus sûr et plus propre à la prochaine génération.
Voir le profil de Greg McLean
PCC (AB)
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2019-12-13 13:17 [p.474]
Monsieur le Président, comme c'est la première fois que j'interviens à la Chambre des communes, je me dois tout d'abord d'exprimer mes sincères remerciements aux électeurs de Calgary-Centre qui m'ont donné le privilège et la responsabilité de faire entendre leur voix dans cette enceinte.
Calgary-Centre est une région diversifiée qui reflète bien l'excellence dont le Canada fait sa marque de commerce. Elle est un miroir du Canada actuel, mais aussi de son passé glorieux et de son avenir prometteur.
Nous célébrons le passé chaque été, à l'occasion du Stampede, le plus fantastique spectacle en plein air au monde, dont les origines remontent à l'époque où les éleveurs et les cowboys devaient faire preuve de grandes habiletés pour conduire le bétail jusqu'au marché.
L'atmosphère trépidante qui règne dans la métropole qu'est devenue Calgary, notamment dans ses plus vieux quartiers, et la présence des nombreux nouveaux arrivants qui s'y sont établis illlustent bien la réalité actuelle. Malheureusement, au cours des quatre dernières années, les mauvaises politiques gouvernementales ont entraîné un exode des cerveaux et des occasions d'affaires au centre-ville, normalement très animé. Néanmoins, chez nous, tous sont convaincus qu'il est possible de surmonter les difficultés qu'on nous impose de subir.
L'avenir semble plus prometteur depuis que le nouveau gouvernement provincial a mis en œuvre des politiques axées sur la croissance et sur une approche équilibrée qui mettront un terme à des années de stagnation économique pour nous permettre d'aller de l'avant.
J'ai choisi de représenter cette circonscription en raison de tout ce qui lui est associé: vitalité et possibilités, diversité et histoire. Je suis honoré que, lors des dernières élections, les habitants de Calgary-Centre aient si bien entendu mon message qu'ils ont sans hésiter voté massivement pour un député conservateur plutôt que pour le député libéral sortant. Le message que nous envoyons est on ne peut plus clair: les politiques du gouvernement vont dans la mauvaise direction.
Je me permets de revenir en arrière et d'expliquer comment nous en sommes arrivés là. Il y a presque deux ans, en vacances avec ma femme, je lui ai annoncé qu'il était absolument nécessaire d'avoir un meilleur gouvernement au Canada. Je suis fermement convaincu qu'étant donné la politique financière inefficace, les fausses alternatives en matière d'énergie et la fiscalité excessive, nous appauvrissons la prochaine génération de Canadiens. Je lui ai demandé de m'aider à faire changer les choses pour les Canadiens. Elle a accepté. J'avoue que sans son amour et son soutien constants, je ne serais pas ici. J'offre mes remerciements à Ruth, que j'aime de tout mon cœur.
Ce n'est pas une mince affaire que de briguer une charge publique, mais beaucoup d'amis et de partisans nous ont rejoints dans la course. Notre message sur la nécessité de changer la façon dont le Canada est gouverné a trouvé un écho dans toute la ville. Je suis tellement reconnaissant à tous les gens qui ont contribué à nos efforts que je ferai de mon mieux pour mériter leur confiance.
Le message envoyé par les Calgariens était tellement clair que le premier ministre y a fait allusion à plusieurs reprises depuis les élections. La vice-première ministre s'est engagée à écouter sincèrement ce que les Canadiens ont à dire afin d'atténuer le sentiment de désunion créé par le programme du gouvernement.
C'est donc dans ce contexte que j'ai écouté attentivement le discours du Trône. Je n'y ai hélas rien entendu qui ressemble à un retour en arrière ou à de la conciliation. Je l'ai relu en entier, et certains passages m'ont bien donné un peu d'espoir, par exemple quand le gouvernement parle d'alléger le fardeau fiscal de la classe moyenne, d'adopter un plan budgétaire responsable, de miser sur la croissance économique pour améliorer la qualité de vie de nos concitoyens, d'offrir des soins de santé de meilleure qualité aux Canadiens, d'utiliser l'intelligence artificielle de manière éthique, d'acheminer les ressources du pays jusqu'aux marchés et de soutenir inconditionnellement les travailleurs et les travailleuses du secteur canadien des ressources naturelles. Ces idées sont tout à fait d'actualité.
Le passage où il est question des pierres d'assise du régime parlementaire canadien m'a aussi réconforté. Après des années de dérive où les pouvoirs fédéraux obéissaient aux caprices du premier groupe d'intérêt venu, peut-être en effet que le temps est venu de changer d'approche.
Les gestes sont toutefois plus éloquents que les paroles, alors je crains malgré tout, vu le bilan du gouvernement, que ses beaux discours ne donnent pas vraiment de résultats objectifs et tangibles pour les Canadiens. S'agit-il encore une fois de paroles en l'air, ou aurons-nous droit à des résultats concrets? Les Canadiens se retrouveront-ils encore une fois comme Charlie Brown à essayer de frapper le ballon que Lucy lui retire toujours à la dernière minute?
Cela dit, il est évident qu'il y a des choses qui ne sont pas mentionnées dans le discours il y a donc absence d'orientation à leur égard. Pour les jeunes Canadiens qui sont déjà sur le marché du travail ou qui sont sur le point d'y entrer, il n'y a pas de promesse que le fardeau fiscal qu'ils devront assumer ne va pas s'alourdir du jour au lendemain pour compenser le gaspillage financier du gouvernement. Il n'y a pas d'engagement à mettre fin au transfert de richesses des travailleurs canadiens vers des institutions financières étrangères pendant que les Canadiens assument les risques associés aux garanties. Il n'y a pas d'engagement à corriger un régime de réglementation que le gouvernement a complètement déréglé, au point où les Canadiens se retrouvent avec un régime qui rend les projets nationaux trop risqués pour qu'on les mette en œuvre, ce qui contribue d'autant à appauvrir une génération de Canadiens et à lui mettre des bâtons dans les roues, surtout chez les Autochtones. Rien n'est fait pour essayer de remédier aux divisions créées, depuis quatre ans et durant les dernières élections, par un premier ministre qui fait ouvertement campagne contre une région du pays. C'est une attitude qui trahit des préjugés profondément enracinés et qui est indigne d'un chef de gouvernement.
Je remarque que le discours du Trône mentionne les « changements climatiques » huit fois. C'est beaucoup. C'est l'élément central de la vertu du gouvernement. Le climat est en train de changer. Nous devons lutter contre ces changements et en atténuer les effets. Nous devons reconnaître que le Canada n'est pas une île et accepter que tous nos efforts seront vains si les grands pollueurs du monde ne font rien.
Examinons clairement le coût de notre approche vertueuse par rapport à notre contribution négligeable aux émissions de gaz à effet de serre. Notre leadership mondial dans ce dossier doit unir le pays pour véritablement aider à résoudre le problème, et non nous diviser par une approche qui n'accomplit pratiquement rien. Nous avons un rôle à jouer pour lutter contre ce problème mondial. Guidons les Canadiens vers nos solutions, mais d'abord, libérons-nous des partis pris et des hyperboles qui ne font que jeter de l'huile sur le feu et alimenter la division.
Nos paroles et notre approche ont de l'importance. Nous avons un problème à résoudre et les décideurs d'aujourd'hui doivent trouver les solutions qui donneront les résultats souhaités. Toutefois, il faut comprendre que le langage que nous employons dans ce dossier a poussé une génération à l'hystérie, car elle croit que l'avenir est sombre.
Au contraire, je crois que les meilleurs jours du Canada nous attendent.
Je travaille avec des professionnels et des technologues du domaine de l'énergie. Ce sont tous des parents. Chacun s'efforce dans son domaine d'améliorer la vie de ses enfants et de faire de ce pays un meilleur endroit où vivre. Tous sont consternés par les demi-vérités et les choix illusoires que leur sert le gouvernement.
Si l'on examine le cycle complet des résultats proposés, on constate que cela va empirer la situation pour la planète, pour le Canada, pour notre environnement et pour nos familles. Nous savons qu'il n'existe aucune façon de produire de l'énergie qui n'ait aucune incidence sur l'environnement. Le charbon, le pétrole, le gaz naturel, l'hydroélectricité, l'énergie solaire, l'énergie éolienne et l'énergie nucléaire ont tous une empreinte environnementale et une empreinte carbone.
La production pétrolière du Canada fait partie des 8 % de la production pétrolière mondiale les plus écologiques. J'ajouterai que cette production selon les normes canadiennes coûte cher. Est-ce là la ressource que nous ne voulons pas que le monde produise?
Tous les gouvernements doivent faire attention aux solutions qui engendreraient des problèmes plus importants. Oui, le Canada doit s'attaquer efficacement aux changements climatiques, et nous pouvons trouver des solutions.
Les fausses solutions ne mèneront qu'à des problèmes et à un bouleversement économique avec un accroissement de la pauvreté dans le monde et une diminution de l'espérance de vie, ainsi qu'une augmentation des émissions venant des sources d'énergie primitives, un déplacement accru des populations et une menace à la paix mondiale.
Permettez que je parle plus précisément du secteur énergétique de renommée mondiale du Canada. Parlons des 175 000 travailleurs qui n'ont plus d'emploi. Parlons des technologies de pointe d'envergure mondiale et des fournisseurs de services qui ont été contraints de travailler dans des pays concurrentiels, comme aux États-Unis — un pays qui a plus que doublé sa production pétrolière pour atteindre 12 millions de barils par jour au cours des 10 dernières années, tout en ramenant les émissions de gaz à effet de serre aux taux des années 1950.
Parlons du revers de fortune de nos sociétés pétrolières et gazières, dont le seul défaut est qu'elles se trouvent au Canada. Parlons du désavantage économique imposé aux Canadiens par un régime réglementaire non constructif, manipulé par des lobbyistes étrangers. Parlons du transfert de richesse du Canada, qui s'élève à des dizaines de millions de dollars par jour, vers les États-Unis, l'unique pays receveur de nos exportations de pétrole. Du point de vue du contribuable canadien, parlons des impôts qui ne sont pas perçus à cause de cet exode de richesse et d'emplois. Parlons des impôts qui serviraient aux écoles et aux hôpitaux, aux médecins et aux enseignants — oui, parlons des conséquences sociales pour les Canadiens.
Rassemblons nos idées et trouvons un moyen rationnel de nous attaquer aux causes et aux effets des changements climatiques. Examinons les solutions que proposent les champions canadiens que sont les sociétés du secteur de l'énergie. En guise d'analogie, je dirais que lorsqu'un match est serré, il faut envoyer les meilleurs joueurs sur la glace.
Pour contrer les effets des changements climatiques, les meilleurs joueurs du Canada sont ceux du secteur de l'énergie. Depuis 2000, les émissions de gaz à effet de serre liées à l'exploitation des sables bitumineux ont chuté de 20 à 30 % et, durant cette même période, les producteurs de pétrole et de gaz traditionnels ont réduit considérablement leur empreinte écologique. Il ne faut pas oublier que les solutions environnementales vont au-delà de la lutte contre les changements climatiques.
Le secteur canadien de l'énergie est le meilleur au monde pour réduire son empreinte écologique. Les changements climatiques touchent le monde entier, et nous avons un rôle à jouer dans le monde. Ce n'est pas avec une attitude chauvine que nous allons régler ce problème.
Nous avons élaboré des solutions ici en réponse à l'insistance des Canadiens, qui voulaient un secteur pétrolier et gazier non polluant. Nous sommes très redevables aux Canadiens d'aujourd'hui et davantage à ceux de demain. La trajectoire que le gouvernement prend actuellement va limiter les options des Canadiens de demain en leur laissant une dette qui va leur nuire lorsqu'ils devront composer avec leurs propres problèmes.
Nous devons faire mieux. J'exhorte le gouvernement à se concentrer sur les vraies solutions, celles qui ne dressent pas les régions les unes contre les autres et qui ne divisent pas les Canadiens selon leur statut ou leur région. J'exhorte le gouvernement à faire valoir les nombreuses solutions dont dispose le Canada et à faire preuve de leadership pour unir le pays. Il y a tellement de choses en jeu.
Voir le profil de Adam Vaughan
Lib. (ON)
Voir le profil de Adam Vaughan
2019-12-13 14:02 [p.481]
Monsieur le Président, j'aimerais d'emblée exprimer ma reconnaissance, en commençant par remercier mon épouse et partenaire, Nicole. C'était sa première campagne en tant qu'épouse d'un parlementaire. Bien des gens l'ignorent sans doute, mais je me suis marié au milieu de mon dernier mandat. Nicole était absolument ravie de faire du porte-à-porte, de rencontrer des gens, de les entendre parler de leurs besoins et de nous entendre discuter de la façon de bâtir des collectivités et des villes fortes et de faire du Canada un meilleur pays. Le fait d'avoir pu compter sur le soutien d'une partenaire comme elle a rendu la campagne électorale d'autant plus agréable. Pour un politicien qui a mené d'innombrables campagnes électorales, c'est toujours un véritable plaisir de pouvoir bénéficier d'une nouvelle perspective.
Je tiens également à remercier les résidants, les électeurs et les gens des diverses communautés qui composent ma circonscription, Spadina—Fort York. Cette circonscription riveraine, qui englobe également le port intérieur du lac Ontario, est l'une des plus diversifiées, comme nombre d'autres secteurs de Toronto. On y trouve des quartiers dynamiques dont la créativité débordante contribue à sa prospérité économique. Cependant, on y trouve également des quartiers parmi les plus pauvres du pays. Cette proximité entre les nantis et les plus pauvres a permis de créer d'excellents réseaux de solidarité sociale qui encouragent l'entraide parmi les deux groupes. C'est une situation qui rappelle également les défis que notre ville et notre pays doivent relever afin de bâtir une économie axée sur une répartition plus généreuse, équitable et productive de la richesse. Cela fait certainement partie des causes que les résidants de ma circonscription m'ont demandé de promouvoir à Ottawa.
Puisque je représente une collectivité riveraine, les changements climatiques étaient évidemment un autre enjeu majeur pour mes concitoyens. À la suite des inondations du printemps dernier, 600 habitants des îles de Toronto risquaient de perdre leur maison. Des infrastructures écologiques extraordinaires et très fragiles ont été détruites. Dans le cadre de notre lutte contre les changements climatiques, nous devons non seulement adopter des politiques efficaces et solides qui limiteront les émissions de gaz à effet de serre, mais également protéger les localités qui sont actuellement à risque à cause des changements de plus en plus imprévisibles des niveaux d'eau. Nous devons aussi restaurer les habitats naturels.
Voilà certaines des priorités que les résidants de ma circonscription m'ont demandé de promouvoir dans cette enceinte. Le discours du Trône représente pour moi un point de départ pour m'acquitter de ces responsabilités et donner l'assurance aux gens qui m'ont élu, de même qu'à mes collègues à la Chambre, que je mettrai constamment l'accent sur ces enjeux.
Durant les déclarations de députés, j'ai notamment parlé de la crise du logement et de l'itinérance au Canada. C'est la raison pour laquelle, en 2014, j'ai quitté la politique municipale pour poser ma candidature au niveau fédéral. C'est pourquoi je suis si fier qu'on ait renouvelé mon mandat comme secrétaire parlementaire responsable du dossier du logement. Comme je l'ai souvent dit — et les députés qui siégeaient ici lors de la législature précédente s'en souviendront peut-être —, bien que la question du logement soit souvent définie comme une crise qu'on doit résoudre, je crois que le logement demeure le meilleur outil à notre disposition pour remédier aux problèmes soulevés par les députés de tous les partis, ceux que leurs concitoyens leur ont donné comme mandat de régler.
Ainsi, la construction de logements sociaux crée de l'emploi, ce qui est intéressant quand on pense, par exemple, au chômage qui existe en Alberta ou ailleurs. Nous savons que les métiers de la construction sont parmi les plus touchés par le ralentissement du secteur énergétique, puisqu'il n'y a plus assez de travail dans la province pour ces travailleurs hautement qualifiés. La construction d'une usine de production gazière et la construction d'une maison exigent bon nombre de compétences semblables. Nous pouvons commencer à réduire la pauvreté en Alberta en donnant du boulot aux travailleurs de la construction qui viennent du secteur gazier. En attendant que les prix du pétrole remontent, que de nouveaux marchés soient établis et que les investissements que nous avons faits viennent renforcer le secteur pétrolier et gazier, nous pouvons, entre autres choses, bâtir l'infrastructure dont les personnes les moins fortunées ont désespérément besoin.
J'ai été terriblement déçu que le gouvernement de l'Alberta sabre le financement consacré à l'itinérance et aux services de première ligne à Calgary et à Edmonton. C'est pourquoi j'ai de solides conversations avec les maires de ces villes; je tiens à m'assurer que les effets bénéfiques de nos programmes de logement se fassent sentir dans les provinces. Il est bon de savoir que, même si un gouvernement provincial tourne le dos à ces programmes, on pourra compter sur le programme national pour venir en aide aux gens et, idéalement, créer de bons emplois, en plus du soutien social que procurent les logements.
Le logement est un outil, un moteur économique et il sera au cœur de notre mandat. Il va sans dire qu'il fait aussi partie intégrante de la Stratégie nationale sur le logement. En fait, quand le logement est perçu pas seulement comme un service social, mais comme une véritable source de développement économique, il peut insuffler un dynamisme qui étonnerait plus d'un député. J'espère donc que nous pourrons compter sur l'appui des députés d'en face si le gouvernement présente une politique sur le logement plus vaste, plus robuste et plus dynamique, et je sais que c'est son intention. Je crois d'ailleurs qu'après avoir lu le discours du Trône, on pourrait dire de manière plus juste que le logement est un outil de réconciliation.
Pendant la dernière législature, je m'occupais aussi du dossier de l'itinérance, et un fournisseur de logements pour Autochtones de Regina, en Saskatchewan, se disait convaincu que, sans politique sur le logement, la réconciliation demeurerait impossible, parce que nous avons tous besoin d'un chez-soi.
Pour bon nombre d'Autochtones du pays, ce n'est pas la question du chez-soi, mais bien du logis pose problème. Les Autochtones sont chez eux quand ils sont sur leurs terres, leur territoire, alors si nous pouvons aussi leur fournir un toit, nous aurons vraiment accompli la réconciliation, parce que nous aurons redonné aux communautés autochtones leurs terres, un logis et la capacité de voir à leurs besoins dans le domaine du logement par l'entremise de programmes qu'elles créeront, qu'elles administreront et qu'elles mettront elles-mêmes en œuvre.
J'ai pris ces paroles à cœur, j'ai défendu ardemment les fournisseurs de logements autochtones et j'ai collaboré très étroitement avec eux partout au pays, particulièrement dans les Territoires du Nord-Ouest. Je suis ravi que, dans les lettres de mandat, qui ont été publiées aujourd'hui, et le discours du Trône, on mentionne le besoin d'élaborer un programme sur le logement autochtone en milieu urbain au Canada conçu, offert, géré et opéré par des fournisseurs de logements autochtones des quatre coins du pays. Cette mesure s'ajoute aux engagements que nous avons pris dans le cadre des programmes d'infrastructures autochtones pour garantir que les trois programmes de logement offerts par l'entremise des organisations autochtones nationales, de l'Inuit Tapiriit Kanatami et de la Fondation des Métis continuent à se développer pour fournir des logements sûrs et abordables. Ces programmes s'attaquent aussi à certains des problèmes liés aux femmes, aux filles et aux personnes bispirituelles autochtones disparues ou assassinées. De plus, ils favorisent la libération économique et luttent contre certains des problèmes de pauvreté causés par le colonialisme imposé aux Autochtones du Canada depuis beaucoup trop longtemps.
Le logement devient l'un des principaux outils que le gouvernement fédéral peut utiliser pour concrétiser son engagement et sa promesse de mettre pleinement en œuvre les recommandations de la Commission de vérité et réconciliation ainsi que les principales recommandations contenues dans le rapport sur les femmes, les filles et les personnes bispirituelles autochtones disparues ou assassinées. Nous pouvons utiliser le logement comme outil pour résoudre ces problèmes.
L'autre chose que nous pouvons faire dans ce dossier, c'est lutter contre les changements climatiques. Des études ont révélé que les centres urbains sont la plus grande source d'émissions de gaz à effet de serre, soit 62 ou 69 %, selon les études, et que les émissions proviennent en grande partie des bâtiments. Cela signifie que les maisons doivent être plus éconergétiques. En construisant des logements plus éconergétiques, non seulement nous créons plus de logements abordables, mais nous créons aussi des logements qui contribuent véritablement à la réduction des gaz à effet de serre et qui rendent la planète plus sécuritaire pour nous tous.
Je le répète: le logement favorise la croissance économique et la création d'emplois. Qui plus est, il assure une stabilité sociale, en plus d'avoir des retombées environnementales positives si les choses sont faites correctement. Pendant la campagne électorale et dans le discours du Trône, nous nous sommes fermement engagés à adopter des politiques environnementales efficaces et à fournir aux Canadiens des prêts sans intérêt pour qu'ils puissent rénover leur maison et, ainsi, contribuer sans se ruiner à la lutte contre les changements climatiques. En fait, les personnes intéressées peuvent épargner de l'argent tout en nous aidant à lutter contre les changements climatiques. Tout le monde y gagne, et j'ai bien hâte de m'atteler à la tâche au cours de la présente législature. Je m'attends à ce que des députés de l'opposition qui proposent des mesures semblables apportent leur pierre à l'édifice pour que le programme soit le plus solide possible.
Nous avons entendu parler de l'assurance-médicaments. Nous savons que des Canadiens doivent avoir accès à des soins de santé sur une base universelle et plus nationale. Nous savons qu'il faut travailler avec les provinces et les territoires, les gouvernements autochtones et les municipalités pour mettre en place convenablement un régime d'assurance-médicaments, de telle sorte qu'il vienne compléter les programmes existants et qu'il englobe les différents instruments médicaux. Ces enjeux sont également cruciaux, et chacune des études menées sur la santé nous apprend que le logement est un facteur déterminant qui contribue à l'obtention de meilleurs résultats en matière de santé.
Il y a d'ailleurs une étude très intéressante d'une fondation américaine de lutte contre le sida qui révèle que la suppression du virus n'est possible que si le programme thérapeutique comprend un volet logement. Autrement dit, la santé de nos concitoyens ne dépend pas seulement des médicaments. Il nous faut des endroits où traiter les gens. Dans bien des cas, pour que les programmes de traitement fonctionnent, il faut, en plus des produits pharmaceutiques, que ces endroits soient stables. Le logement est un élément crucial de l'équation.
Notre engagement à accroître le financement des services de santé mentale et de lutte contre la toxicomanie ne peut mener à des résultats positifs et aider les gens à s'en sortir que si on construit des logements avec services de soutien où on pourra traiter les gens, s'occuper d'eux et leur permettre de guérir, de s'épanouir et d'aller de l'avant. Ces investissements, qu'on appelle souvent des investissements dans les soins de santé, prendront la forme d'investissements dans le logement avec services de soutien. Une fois que cet élément du budget de la santé sera bien en place et qu'il se conjuguera à nos politiques en matière de logement, nous pourrons également lutter beaucoup plus efficacement contre l'itinérance au pays.
Bref, il faut voir dans le logement non pas une crise, mais une solution à un grand nombre des problèmes actuels.
Un dossier qui sera également examiné dans le cadre du programme pour surmonter un problème des plus déchirants dans nos collectivités est le dossier de la violence liée aux armes à feu.
La violence liée aux armes à feu est un problème dans ma collectivité, dans les collectivités que je représente et dans les quartiers que traversent des membres de ma famille pour se rendre à l'école et pour revenir du travail. J'ai assisté à plus de funérailles d'enfants dans ma circonscription qu'à des funérailles de membres de ma famille au cours de ma vie. Pensons-y. J'ai accompagné plus de familles de ma circonscription qui traversaient le traumatisme extrême d'enterrer leur enfant que de membres de ma propre famille. C'est inacceptable dans un pays comme le nôtre.
Il y a toutes sortes de raisons pour lesquelles une arme d'épaule est un outil important, que ce soit pour la chasse ou pour assurer la protection de sa famille en milieu rural. Or, dans les centres urbains, plus il y a de balles tirées, plus il y a de personnes tuées. Nous devons trouver un moyen d'empêcher cela.
Évidemment qu'il faut des contrôles stricts aux frontières, qu'il faut investir dans la sécurité aux frontières et qu'il faut démanteler les réseaux qui permettent aux propriétaires d'armes à feu, qu'ils soient légitimes ou illégitimes, d'en faire entrer clandestinement au pays. Nous devons rendre plus sévères les accusations criminelles contre ces individus dangereux qui ont trop souvent recours aux armes à feu dans nos villes, et nous devons veiller à ce qu'ils ne blessent plus personne dans nos collectivités. Il faut éliminer les armes de poing des centres urbains. C'est tout simplement fondamental pour la santé et le bien-être de nos communautés.
Il ne s'agit pas uniquement du nombre atroce de personnes qui sont blessées ou tuées. Les familles qui vivent dans les quartiers où certains ont la gâchette trop facile subissent un stress incroyable et continu. Le fait que des enfants doivent coucher au sous-sol la nuit, car il est trop dangereux de rester au rez-de-chaussée, que des jeunes de 5 ou 6 ans sursautent en entendant des coups de feu, cela entraîne d'autres types de problèmes dans nos collectivités et devient un enjeu de santé mentale, en fait. De trop nombreux jeunes de nos villes, surtout des jeunes racialisés, souffrent d'une forme de trouble de stress post-traumatique. Cela doit cesser.
Les familles qui ont enterré un enfant, qui sont restées au chevet d'un enfant aux urgences d'un hôpital ou qui ont des enfants qui vivent dans la peur nous ont demandé de resserrer le contrôle des armes à feu. Elles nous ont demandé de nous occuper des armes de poing. Nous devons le faire parce qu'elles ne croient plus que le gouvernement les écoute. Elles ont perdu confiance en la capacité d'écoute de la société. Elles ne croient plus que le pays puisse comprendre le traumatisme qu'on leur demande d'endurer.
Elles nous ont demandé d'agir, même si elles savent que ce n'est qu'une partie de la solution. Elles ont besoin de voir que les collectivités du pays tout entier les appuient dans les efforts qu'elles déploient pour élever des enfants en santé et heureux. Or, elles ne peuvent le faire en vivant dans la crainte des armes qui circulent dans les villes. Voilà pourquoi il est si important d'agir.
Nous devons aussi nous pencher sur ce qui pousse un jeune à se munir d'une arme à feu pour régler des problèmes si nous voulons que ce comportement cesse. La police ne peut pas éradiquer les homicides, les lois non plus d'ailleurs. Des homicides sont commis depuis la nuit des temps et il y en avait bien avant l'existence des lois. Aucun pays d'ailleurs n'a mis fin aux meurtres par armes de poing simplement en les rendant illégaux. Les lois ne sont pas dissuasives. Si des gens ont peur ou tiennent à exercer un pouvoir au point d'utiliser une arme à feu, les lois n'y feront rien. Le problème, c'est l'accès aux armes à feu.
Nous devons en arriver au point où les jeunes font de meilleurs choix et ont l'occasion de faire de meilleurs choix. C'est là que le logement entre encore une fois en jeu. Lorsque les jeunes sont bien logés, qu'on prend soin d'eux, qu'on les éduque, qu'on investit dans eux et qu'on les considère comme de véritables citoyens dignes de notre aide, de notre compassion, de nos investissements et de notre soutien, ils font de meilleurs choix.
Dans toutes les collectivités, lorsque de meilleures options sont offertes aux jeunes à risque, ceux-ci font de meilleurs choix. C'est une chose logique et humaine à faire. Malheureusement, lorsque les jeunes n'ont pas accès à ces options, un nombre beaucoup trop élevé d'entre eux se procurent une arme à feu, qu'elle soit passée en contrebande à la frontière, volée dans une maison du voisinage, retiré par effraction d'une armurerie, volée dans un champ de tir ou simplement louée d'un propriétaire légitime.
Un homme dans ma circonscription possédait légalement 11 armes à feu. Le seul usage qu'il en a fait est de les louer à des voyous. Deux personnes ont été tuées par ses armes à feu. Lorsque des policiers sont allés chercher les 11 armes à feu qu'il possédait légalement, ils ne les ont pas trouvées. L'homme était un propriétaire légitime d'armes à feu jusqu'à ce qu'il ne le soit plus. La réalité, c'est qu'il louait les armes à feu pour payer ses études universitaires. C'est une histoire vraie, et deux personnes sont mortes.
Cet homme était assez intelligent pour faire de meilleurs choix, mais ces choix ne s'offraient pas à lui, et ses erreurs ont coûté la vie à des gens. Cela signifie que pendant des années, il y avait 11 armes à feu dans le voisinage et que tout le monde le savait, mais personne n'a rien dit par crainte de représailles.
Nous devons changer les circonstances sociales et la structure sociale si nous voulons que la situation change. L'un des meilleurs moyens d'y arriver est de rendre le logement plus abordable et de soutenir les familles en leur offrant de bonnes infrastructures sociales et de bons programmes qui favorisent la persévérance scolaire. Nous devons nous assurer que les programmes qui peuvent créer des emplois sont mis en oeuvre là où on a malheureusement laissé des taux de chômage élevés perdurer, malgré les quelques réussites que nous avons pu avoir depuis deux, trois ou quatre ans.
Une fois de plus, le logement fait partie de la solution pour éliminer la violence liée aux armes à feu. Si les députés d'en face sont vraiment déterminés à faire en sorte que les règles et les règlements ne nuisent pas aux propriétaires d'armes à feu respectueux des lois qui doivent chasser pour se nourrir, protéger leurs fermes, et cetera, ils vont appuyer les initiatives du gouvernement. Je parle ici des investissements sociaux, des investissements dans le logement qui permettront aux jeunes de terminer leurs études et d'avoir les outils dont ils ont besoin pour survivre, et ce ne sont pas des armes à feu. Il faut leur offrir des emplois, de l'espoir et des possibilités.
Le dernier point concerne la culture et le patrimoine, ainsi que la nécessité d'investir considérablement dans les secteurs des arts et des médias numériques. Dans ma circonscription, le secteur des médias numériques est l'un de ceux dont la croissance est la plus rapide. La croissance de l'emploi dans ce domaine dépasse même, depuis deux ans, celle de la Silicon Valley. C'est notamment grâce à nos politiques en matière d'immigration, qui nous permettent d'accueillir rapidement au Canada des travailleurs talentueux qui ne peuvent pas aller aux États-Unis. Des entreprises technologiques des États-Unis déménagent à Toronto pour avoir accès à ce réservoir international de talents. Plus important encore, elles comprennent que le Canada offre lui-même un réservoir de talents d'une richesse et d'une diversité extraordinaires. Quand ces entreprises arrivent à Toronto, elles comprennent que ce qu'elles cherchaient depuis toujours se trouvait, pendant tout ce temps, à Toronto.
En soutenant des politiques ouvertes en matière d'immigration, des politiques progressistes fondées sur les besoins économiques, et en agissant comme de solides acteurs humanitaires sur la scène mondiale, nous avons créé un contexte propice à la vitalité économique de nos collectivités. Nous devons veiller à garder ces portes ouvertes, pour que des gens puissent venir au Canada et y apporter leurs talents et leurs contributions. Nous devons aussi voir à ce que ces nouveaux arrivants aient la possibilité de contribuer.
Une des statistiques inquiétantes à Toronto est que les immigrants et les réfugiés se portent maintenant moins bien après cinq ans au Canada qu'à toute autre époque de l'histoire du pays. Quels services de soutien font défaut et les empêchent de bien s'intégrer?
Encore une fois, on en revient au logement. Quand le coût du logement est si élevé qu'ils ne peuvent pas suivre les cours dont ils ont besoin pour faire reconnaître leurs titres de compétences au pays, quand les maisons sont si loin des emplois que le coût du transport devient une barrière à la participation au marché du travail, quand les coûts sont si élevés que les gens passent leur temps à chercher des logements plus abordables plutôt qu'un meilleur emploi, les gens tirent encore plus de l'arrière. Leur santé physique et mentale commence à en souffrir et leur capacité de contribuer comme ils le souhaiteraient au Canada diminue.
Une façon d'appuyer l'industrie des arts et de la culture est de surveiller de près ces questions, car, comme je l'ai dit, cette industrie est le quatrième employeur en importance à Toronto, et le plus important dans ma circonscription. Réaffecter le financement et le soutien au secteur culturel est une façon de stimuler l'économie canadienne. Les artistes nécessitent un certain espace de création, et très souvent, les artistes travaillent et produisent leurs œuvres dans le même espace qu'ils habitent. Nous devons veiller à ce que les programmes de logement soutiennent cette mode de vie et les industries des arts dont les membres s'organisent ainsi.
Je terminerai en insistant de nouveau sur le point le plus important en ce qui concerne le discours du Trône et les lettres de mandat dont nous discutons aujourd'hui. Notre pays ne connaîtra pas le succès sans une stratégie sur le logement pour les Autochtones vivant en milieu urbain. Nous ne parviendrons pas à nous réconcilier avec le passé sans une stratégie solide en matière de logement pour les Autochtones vivant en milieu urbain. Cette stratégie doit être dirigée, conçue et mise en œuvre par les Autochtones, et le gouvernement, le Parlement et notre pays doivent trouver des moyens d'appuyer les Autochtones à cet égard. Je m'engage sans réserve envers les résidants, mes collègues de ce côté-ci de la Chambre et le Parlement à ne pas me reposer tant que cette politique n'aura pas été mise en place.
Le discours du Trône a ouvert la voie et les lettres de mandat nous ont donné l'autorité pour concrétiser ce projet. Il nous faut maintenant nous serrer les coudes au Parlement et accomplir cela afin d'avoir quatre types de logements pour les communautés autochtones, avec la collaboration des organisations autochtones nationales, et de faire en sorte que le volet relatif au logement des Autochtones en milieu urbain se matérialise au cours de cette législature. Si nous faisons cela, nous ne parlerons pas de combien l'itinérance a diminué; nous célébrerons carrément la fin de l'itinérance. Nous pouvons y arriver si nous concentrons nos efforts sur ce problème. Nous faisons cela pour toutes les raisons que j'ai énumérées, mais nous devons commencer par résoudre la crise du logement en milieu urbain chez les Autochtones au Canada et aborder cette question avec nos partenaires dans ces communautés. Faisons en sorte de trouver des solutions pendant cette législature.
C'est pourquoi j'appuierai le discours du Trône, c'est pourquoi je suis fier d'être le secrétaire parlementaire responsable du logement et c'est pourquoi je suis absolument ravi de me mettre au travail dans le cadre de la présente législature.
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Lib. (BC)
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2019-12-12 10:15 [p.369]
Monsieur le Président, j'aimerais d'abord remercier les résidants de Surrey-Centre de m'avoir accordé leur confiance encore une fois. C'est un grand honneur pour moi de les représenter à Ottawa. Si je suis ici, c'est grâce à tout le travail de mes bénévoles, qui ont frappé aux portes beau temps, mauvais temps, qui ont fait d'innombrables appels, qui ont posé des affiches et qui ont diffusé le message de la politique positive, tout cela pour faire en sorte que je continue à les représenter à la Chambre des communes.
Je ne serais pas ici non plus sans le soutien indéfectible de ma famille.
Ma porte est toujours ouverte aux résidants de Surrey-Centre, et je serai heureux de travailler avec chacun d'eux pour le bien de notre collectivité. Si nous travaillons ensemble, je suis persuadé que nous pouvons faire avancer les choses dans Surrey-Centre.
Les dernières élections ont bien montré que la population canadienne veut que ses représentants s'attaquent aux questions prioritaires avec plus de vigueur. Pour ma circonscription, je vais continuer de défendre les intérêts de la classe moyenne et des personnes qui travaillent fort pour en faire partie. Je vais continuer de voir à ce que ceux qui veillent à notre sécurité disposent de ressources suffisantes et je vais appuyer l'atteinte de nos cibles en matière de lutte contre les changements climatiques afin que le pays reste sur la bonne voie.
La violence attribuable à des gangs et les agressions par arme à feu, bien qu'en déclin, sont monnaie courante à Surrey depuis bien trop longtemps. En janvier 2019, Surrey a reçu 7,5 millions de dollars pour le Surrey Anti-Gang Family Empowerment Program, ou SAFE. Aucune autre ville du Canada n'a reçu autant d'argent. Ce sont les résultats des travaux d'un groupe de travail du maire sur la violence de gangs, auquel j'ai siégé, qui ont mené à la création du programme SAFE. Plus de 4 500 jeunes à risque bénéficieront de ce programme, qui vise à empêcher que des jeunes deviennent membres de gangs et participent à des activités nuisibles en leur offrant d'autres possibilités.
Ce programme a donné lieu à une initiative formidable: une équipe de soutien pour les jeunes et les familles, appelée FYRST. Dans le cadre de cette initiative de prévention et d'intervention précoce, 260 visites de sensibilisation ont été faites, et 58 personnes ont été aiguillées vers diverses ressources les trois premiers mois.
Nous voyons des résultats et nous continuerons d'investir dans les villes pour contrer la violence causée par des gangs.
Toutefois, des politiques plus fermes sont annoncées dans le discours du Trône. Le gouvernement sévira contre les crimes commis avec des armes à feu, il interdira les armes d'assaut de type militaire et il prendra des mesures pour mettre sur pied un programme de rachat. Ces armes sont conçues pour une seule chose: tuer le maximum de gens en un minimum de temps. Elles ne servent ni à la chasse ni au tir sportif.
Je vais appuyer et encourager la ville de Surrey si elle décide d'interdire les armes de poing ou, à tout le moins, d'adopter un règlement municipal pour que les armes de poing soient entreposées uniquement dans les champs de tir. Il est temps d'accorder la priorité à la sécurité des jeunes et de faire le nécessaire pour que nos concitoyens se sentent en sécurité.
Les Canadiens comptent sur nous pour que nous fassions preuve d'audace et d'ambition et pour que nous fassions passer les besoins du Canada avant les nôtres. Si nous sommes prêts à collaborer, nous y arriverons. Nous pouvons obtenir des résultats et continuer à améliorer la vie des gens que nous représentons.
En 2015, nous avons promis aux Canadiens de faire de vrais changements, et le discours du Trône continuera de faire fond sur les progrès concrets que nous avons réalisés. Nous avons créé un million de nouveaux emplois et nous avons sorti 900 000 personnes de la pauvreté, dont 300 000 enfants, réduisant ainsi la pauvreté de près de 20 %. Il s'agit d'un des changements sociaux les plus importants à avoir été apportés au Canada au cours d'une période de quatre ans.
C'est un privilège de prendre part au processus démocratique, et je prends mes responsabilités très au sérieux. Je comprends que la façon dont je représente la Colombie-Britannique peut différer de celle des députés d'autres régions du Canada, mais notre priorité est la même: faire avancer le pays ensemble.
Le discours du Trône comporte un certain nombre de thèmes sur lesquels le gouvernement mettra l'accent. Nous voulons tous que les chances soient égales pour tous et nous avons des objectifs communs, que ce soit sur le plan de la sécurité de nos collectivités, de l'abordabilité ou de la lutte contre les changements climatiques. J'ai la responsabilité envers mes concitoyens de Surrey-Centre d'obtenir des résultats concrets.
Le discours du Trône met l'accent sur la sécurité des Canadiens, ce qui est une grande priorité pour les habitants de Surrey-Centre.
Ma circonscription peut compter sur des personnes parmi les plus travaillantes au pays. En faisant du porte-à-porte, je n'ai cessé d'entre des gens se dire préoccupés par le coût élevé de la vie, qu'il s'agisse du logement, des études ou du nécessaire pour les activités quotidiennes. Il était temps qu'un gouvernement mette les travailleurs canadiens à l'avant-plan.
En 2015, dès notre arrivée au pouvoir, nous avons augmenté les impôts des mieux nantis et réduit les impôts de la classe moyenne. Nous avons créé une allocation canadienne pour enfants non imposable afin d'aider les familles à assumer le coût de l'éducation de leurs enfants.
Depuis 2016, l'Allocation canadienne pour enfants aide plus de 28 000 familles dans Surrey-Centre: le montant des paiements qu'on y effectue s'élève à plus de 208 millions de dollars. Depuis l'instauration de cette allocation historique, neuf familles sur dix reçoivent plus d'argent chaque mois pour l'épicerie, les fournitures scolaires, les activités sportives et d'autres activités parascolaires.
Puis, nous avons bonifié l'Allocation canadienne pour enfants une deuxième fois pour tenir compte du coût de la vie. Le taux de pauvreté n'a jamais été aussi bas dans l'histoire du pays, et, grâce à cette allocation, près de 300 000 enfants ont été sortis de la pauvreté. Nous savons que, quand les Canadiens disposent de plus d'argent, nous renforçons les collectivités, créons des emplois et continuons à stimuler l'économie.
Je suis heureux que les Canadiens aient réélu un gouvernement qui fait passer leurs besoins en premier. Voilà pourquoi nous répétons l'expérience en 2019.
Le gouvernement a pris des mesures en vue de modifier de nouveau la Loi de l’impôt sur le revenu pour réduire l'impôt de la classe moyenne et des personnes qui travaillent fort pour en faire partie. Grâce à cette mesure, une personne seule pourrait économiser près de 300 $ par année, et un couple ou une famille, près de 600 $ par année. Près de 1,1 million de Canadiens de plus n'auront plus du tout à payer d'impôt fédéral. Lorsque la mesure sera entièrement mise en oeuvre, en 2023, elle permettra à près de 20 millions de Canadiens d'économiser des centaines de dollars par année en impôt.
Nous poursuivons les efforts en offrant plus d'aide à la classe moyenne et aux gens qui travaillent fort pour en faire partie, car c'est exactement pour cela que les Canadiens nous ont élus. Au cours des quatre dernières années, plus d'un million d'emplois ont été créés, et le taux de chômage est à son plus bas de l'histoire.
Nous savons à quel point il est important de créer un meilleur pays pour nos jeunes. Voilà pourquoi nous accordons la priorité à la lutte contre les changements climatiques. Cette lutte, ainsi qu'une protection accrue de l'environnement, commence maintenant. Le gouvernement préservera le patrimoine naturel du Canada en protégeant 25 % des terres et 25 % des océans du pays d'ici 2025. Nous contribuons à rendre les habitations écoénergétiques plus abordables et nous prenons des mesures pour bâtir des collectivités propres, efficaces et abordables. Nous voulons rendre l'achat d'un véhicule sans émissions plus accessible, faire en sorte que toutes les collectivités canadiennes aient accès à de l'énergie propre et abordable, collaborer avec les entreprises pour faire du Canada le meilleur endroit où établir et faire prospérer une entreprise du secteur des technologies propres, et venir en aide aux personnes déplacées en raison de catastrophes climatiques. De simples gestes tels que réduire la pollution plastique et avoir recours à des solutions axées sur la nature, comme planter deux milliards d'arbres, peuvent contribuer à purifier l'air et à rendre les communautés plus écologiques.
Nous savons que l'environnement et l'économie peuvent aller de pair. Alors que le gouvernement prend des mesures robustes pour lutter contre les changements climatiques, il cherchera prioritairement à acheminer les ressources canadiennes vers de nouveaux marchés et apportera un soutien indéfectible aux travailleurs du secteur canadien des ressources naturelles.
Le discours du Trône a abordé des questions à la fois urgentes et cruciales: la sécurité de nos collectivités, les moyens de rendre la vie plus abordable pour les Canadiens, et la préservation de l'avenir de notre planète pour la prochaine génération. C'est un véritable honneur pour moi de faire partie d'un gouvernement progressiste qui accorde la priorité à ces enjeux et à de nombreuses autres initiatives qui aident les Canadiens d'un océan à l'autre.
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Madame la Présidente, je remercie mon collègue et voisin de banquette de son allocution sur le discours du Trône.
Tout comme le député de Guelph, je me réjouis qu'on discute d'agriculture. L'agriculture est très présente dans ma circonscription. Je vis dans une partie du pays qui est très chaude et sèche, du moins en été, et où les changements climatiques sont une grande source d'inquiétude. Le discours du Trône contient de belles paroles sur les changements climatiques, mais n'aborde pas la question de la véritable responsabilité.
Pendant des années, nous avons eu des promesses de la part de différents gouvernements, mais pas de reddition de comptes. Le député pourrait-il nous livrer ses observations à ce sujet et sur les raisons pour lesquelles il faut créer un bureau de reddition de comptes distinct pour maintenir le gouvernement sur le droit chemin en ce qui concerne la lutte contre les changements climatiques?
Voir le profil de Yves Perron
BQ (QC)
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2019-12-12 10:42 [p.373]
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de sa question très pertinente.
Nous sommes assez d'accord sur l'idée qu'il faut une action rapide et concrète pour contrer les changements climatiques. En effet, nos producteurs subissent les effets de ces changements année après année, et ces effets s'accélèrent. On peut penser aux inondations de 2017 et de 2019. Les médias ont beaucoup parlé des résidants riverains qui devaient abandonner ou rénover leur maison, mais il faut aussi penser aux terres inondées des producteurs, ce qui rend impossible les semences. Quand on ne sème pas, on ne récolte rien. C'est de la pure logique. Il faut donc une action rapide et concrète.
Le Bloc québécois pense que les objectifs de réduction de gaz à effet de serre devraient être fixés au minimum selon les objectifs fixés dans l'Accord de Paris. De plus, nous pensons qu'il faut fixer ces objectifs par force de loi afin d'obliger le gouvernement à les respecter.
Dans le passé, nous avons vu les gouvernements s'engager, annoncer de belles nouvelles et faire de beaux discours à la télévision. Or, après quelques mois, ils ont tous annoncé que les objectifs ne seraient pas atteints. Nous avons même vu certains gouvernements se retirer d'une entente qu'on avait signée. Selon nous, c'est une honte sur la scène internationale, cela ne devrait pas arriver. Il est grand temps qu'on agisse là-dessus.
Je suis très heureux d'entendre que mes collègues du NPD sont d'accord avec nous pour que nous avancions rapidement sur la question des changements climatiques.
Voir le profil de Emmanuella Lambropoulos
Lib. (QC)
Voir le profil de Emmanuella Lambropoulos
2019-12-12 10:58 [p.375]
Madame la Présidente, c’est un honneur pour moi de me lever à la Chambre aujourd’hui pour parler du discours du Trône. Je vous remercie de m’accorder cette occasion.
Je vais partager mon temps de parole avec la députée de Scarborough-Centre.
J'ai passé les cinq derniers mois dans la belle circonscription de Saint-Laurent, la circonscription que j’ai l’honneur de représenter à la Chambre des communes et que je considère chez-moi depuis ma naissance.
Au cours de ces cinq mois, j’ai eu la chance de parler à mes concitoyens et à mes concitoyennes pour comprendre quels enjeux fédéraux les préoccupaient le plus.
Essentiellement, le message que mes concitoyens m'ont transmis est qu'ils souhaitent nous voir en faire davantage pour notre planète. Ils veulent que nous agissions plus rapidement pour contrer les effets dévastateurs des changements climatiques. C'est l'un des principaux messages que j'ai entendus au moins quelques fois par jour lorsque je faisais du porte-à-porte durant la période électorale. Voilà pourquoi j'ai été ravie que le discours du Trône ait mis l'accent sur la lutte contre les changements climatiques et en ait fait une priorité.
Le gouvernement libéral précédent, dont je suis fière d'avoir été membre, a déployé davantage d'efforts pour l'environnement que tout autre gouvernement. Le gouvernement actuel s'est engagé à faire de la lutte aux changements climatiques une priorité. Nous nous sommes fixé l'objectif d'atteindre la cible de zéro émission nette d'ici 2050, ce qui peut paraître un peu ambitieux, mais il s'agit d'un objectif absolument nécessaire.
C'est absolument nécessaire d'essayer d'atteindre la cible de zéro émission nette d'ici 2050 pour protéger l'environnement afin de donner la chance à nos enfants et à nos petits-enfants de grandir dans un monde où il y a encore de l'air frais et de l'eau potable.
C'est le temps d'écouter les scientifiques qui nous disent qu'on ne peut dépasser la limite de 1,5 degré Celsius, et le Canada doit participer à cet effort. C'est pour cela que notre gouvernement continuera d'assurer la tarification de la pollution partout au pays et collaborera avec ses partenaires provinciaux pour réduire encore plus les émissions.
Nous savons que notre cible est ambitieuse. Il faudra faire la transition vers des sources d'énergie renouvelable non seulement parce que nous n'avons présentement pas la capacité d'utiliser uniquement des sources d'énergie renouvelable, mais aussi parce qu'il faut offrir un soutien aux gens qui travaillent dans le secteur des ressources naturelles du Canada.
Comme l'indique le discours du Trône, le gouvernement s'engage à protéger 25 % des terres et des océans du pays d'ici 2025. Par ailleurs, pendant notre campagne électorale, nous avons annoncé publiquement que nous voulions notamment planter deux milliards d'arbres dans les 10 prochaines années afin de purifier l'air et les eaux du pays, car nous savons que c'est la meilleure façon d'éliminer les émissions de gaz à effet de serre.
Ceux qui me connaissent bien savent pourquoi je suis entrée en politique. Ils savent que j'ai toujours eu très à cœur de rendre le monde plus juste pour tout le monde et que les inégalités qui subsistent dans le monde me font bouillir d'indignation. Ils savent ce que je pense des inégalités basées sur des facteurs socioéconomiques et sur les origines raciales ou ethniques. Dans ma circonscription, l'une de mes plus grandes priorités est de faire de mon mieux pour aider les gens dans le besoin en appuyant les organisations qui soutiennent les plus démunis ou en permettant aux personnes marginalisées d'avoir voix au chapitre afin qu'elles puissent s'exprimer et obtenir des conditions un peu plus justes.
À Saint-Laurent, des organismes communautaires, comme le centre Bon Courage, COCLA, l'Unité, le Centre ABC, CARI, la Maison des familles de Saint-Laurent et le centre de la pédiatrie sociale Au cœur de l'enfance, ainsi que beaucoup d'autres, sont indispensables et font toute la différence pour les familles laurentiennes.
J'entends aussi appuyer le discours du Trône pour la place qu'il accorde au renforcement des assises de la classe moyenne. Le gouvernement s'est donné pour mission de rendre la vie des Canadiens plus abordable. L'exemption personnelle d'impôt passera à 15 000 $ afin que les Canadiens puissent mieux profiter de leur argent, que ce soit en l'épargnant ou en s'en servant pour acheter des aliments de meilleure qualité.
Quand j'étais jeune, mes parents n'avaient pas beaucoup d'argent. Seul mon père travaillait, et ce n'était pas toujours facile, mais ma mère et lui faisaient de leur mieux pour nous offrir un milieu de vie sans pareil et nous inscrire à toutes sortes d'activités parascolaires. Ils tenaient à ce que nous ayons une bonne qualité de vie et ils ont sué sang et eau pour y arriver. J'ai malgré tout commencé à travailler dès l'âge de 15 ans, parce que je ne voulais pas être un fardeau pour mes parents. L'argent que je gagnais servait à payer mes dépenses personnelles. Mes parents ont toujours veillé à ce que nous ayons un endroit où dormir et des aliments sains sur la table, mais je me disais que c'était à moi de gagner de l'argent si je voulais autre chose. Ma mère m'a dit de mettre la moitié de mes paies de côté afin que je puisse un jour aller à l'université. La journée où j'ai voulu un cellulaire, c'est moi qui ai dû payer la facture.
Je vous garantis que les enfants le ressentent lorsque leurs parents traversent des difficultés financières. C'est un poids lourd à porter. Je le sais parce que j'ai enseigné dans les écoles publiques de l'île de Montréal et les enfants dont les familles n'avaient pas la vie facile savaient qu'il ne fallait pas demander à leurs parents des choses qu'ils ne pouvaient pas se permettre.
C'est pour des situations comme celles-là que notre gouvernement fera une réelle différence en réduisant de 25 % les frais de téléphonie cellulaire et de service sans fil, ce qui aidera surtout les familles de la classe moyenne.
De plus, nous comptons aider les étudiants pour que chacun ait la chance de recevoir une éducation postsecondaire de qualité, peu importe le statut socio-économique de sa famille. Les étudiants n'auront pas à payer leur prêt étudiant jusqu'à ce qu'ils trouvent un emploi à temps plein.
Le gouvernement prendra aussi des mesures pour réduire le nombre de sans-abris en investissant dans le logement abordable. Lors de notre dernier mandat, nous avons réduit la pauvreté en sortant 900 000 Canadiens de la pauvreté grâce à l'Allocation canadienne pour enfants, et nous allons continuer à poursuivre ces investissements cruciaux pour les gens qui en ont le plus besoin.
La semaine dernière, nous avons commémoré les 14 vies qui ont été prises à la Polytechnique de Montréal il y a 30 ans pour la simple raison qu'elles étaient des femmes. Je tiens à souligner que, en tant que féministe, je suis fière du fait que notre gouvernement a pris au sérieux les défis des femmes lors de notre dernier mandat. Je suis également fière que, dans le discours du Trône, on ait fait référence à la stratégie contre la violence fondée sur le sexe. On en fera davantage pour lutter contre la violence faite aux femmes et à la communauté LGBTQ2.
S'agissant de la fusillade à l'École Polytechnique, la violence armée est en hausse au Canada et notre gouvernement a un plan pour s'attaquer au problème. Nous allons interdire les fusils d'assaut de type militaire comme celui qui a été utilisé à l'École Polytechnique et nous allons mettre en place un programme de rachat de ces armes. Bien que nous sachions que ce n'est que le début et qu'il reste encore beaucoup à faire pour éliminer complètement la violence armée, c'est un pas important dans la bonne direction.
Au moment où certaines puissances se replient sur elles-mêmes, prennent du recul sur la scène internationale et abandonnent le leadership qu'elles assumaient pour aider les pays du monde, le Canada va poursuivre ses efforts pour rendre ce monde plus juste, plus sûr et plus durable.
Nous continuerons d'appuyer le développement international et nous investirons pour rendre l'éducation plus accessible dans les pays du tiers monde. Nous continuerons de travailler d'arrache-pied pour rendre le monde plus égalitaire, en favorisant l'autonomie des femmes qui n'ont pas les mêmes libertés qu'au Canada.
Encore une fois, merci de m'avoir donné l'occasion d'exprimer mes pensées en faveur du discours du Trône.
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Lib. (ON)
Voir le profil de Salma Zahid
2019-12-12 11:11 [p.377]
Madame la Présidente, je vous félicite de votre nomination.
Je suis heureuse de prendre la parole pour la première fois en cette 43e législature. Avant de parler du discours du Trône, j'aimerais prendre le temps de remercier les gens de Scarborough-Centre de m'avoir réélue. Ils m'ont fait confiance pour continuer à faire entendre leurs voix haut et fort à Ottawa. Je leur suis profondément reconnaissante de leur confiance et de leur appui. Nul d'entre nous ne serait ici sans nos partisans et nos bénévoles dévoués. J'ai une équipe formidable derrière moi et j'en profite pour remercier tous ses membres du nombre incalculable d'heures qu'ils ont passé à travailler d'arrache-pied au cours des derniers mois et des dernières années. Je tiens aussi à remercier ma famille, mon mari, Salman, et mes fils, Umaid et Usman, de leur amour et de leur soutien.
Je suis fière d'avoir reçu un appui solide des gens de Scarborough-Centre et d'être ici pour défendre leurs valeurs et les aider à réaliser leurs rêves et leurs espoirs. Ils m'ont fait part de leurs luttes, de leurs espoirs pour l'avenir et des difficultés que doivent affronter leurs familles. Ce sont leurs priorités que je suis venue faire résonner au Parlement.
Je suis consciente également qu'un gouvernement minoritaire rend la collaboration d'autant plus importante. Personne n'a le monopole des bonnes idées. Je suis prête à collaborer avec ceux qui partagent les valeurs, les espoirs et les rêves des gens de Scarborough-Centre. Nous sommes une circonscription peuplée de Canadiens de naissance et de Canadiens par choix. Beaucoup d'entre nous viennent d'ailleurs et ont décidé de s'établir à Scarborough. Nous sommes une communauté d'aînés et de jeunes familles. Nous sommes une communauté de Canadiens qui travaillent fort pour faire partie de la classe moyenne et qui s'inquiètent de ne pas pouvoir joindre les deux bouts à la fin du mois. Les gens s'inquiètent aussi du coût du logement qui ne cesse d'augmenter. Ils restent éveillés la nuit en se demandant ce qu'ils peuvent faire pour donner un meilleur avenir à leurs enfants. Ils travaillent fort et cherchent un peu d'aide pour améliorer leur sort.
Voilà ce que j'espérais en écoutant le discours du Trône. Je suis heureuse que ce discours aborde certaines des priorités de mes concitoyens. Les familles de Scarborough-Centre ne manqueront pas de se réjouir de cette baisse d'impôt, qui sera le premier point à l'ordre du jour du gouvernement et qui donnera un réel coup de pouce à celles qui s'efforcent de se joindre à la classe moyenne. Nous savons que laisser davantage d'argent aux familles de travailleurs qui ne ménagent aucun effort pour faire partie de la classe moyenne est bien plus efficace pour stimuler l'économie que de faire des cadeaux aux millionnaires. Cette baisse d'impôt sera synonyme de nouveaux vêtements pour la rentrée scolaire et d'aliments plus sains pour les sacs à lunch des enfants. Elle aidera non seulement les familles, mais aussi les entreprises et les économies locales.
Dans le discours du Trône, il a été question de la réduction de la pauvreté, dont le taux n'a jamais été aussi faible que pendant le dernier mandat du gouvernement. Près de 900 000 Canadiens, dont un grand nombre d'enfants, ont été sortis de la pauvreté grâce à l'Allocation canadienne pour enfants, un programme que nous sommes déterminés à bonifier encore plus.
Une des nombreuses familles de Scarborough qui bénéficient de l’Allocation canadienne pour enfants est la famille Tareen. Grâce à cette prestation, Lenna et Najib sont en mesure d’offrir une saine alimentation à leurs enfants, Abdullah, Ahmed Yasin et Habibullah. Ils peuvent leur faire faire des sorties éducatives et leur permettre de participer à un plus grand nombre d’activités scolaires. Je sais que, si les membres de notre gouvernement sont fiers de ce bilan, ils sont toutefois les premiers à admettre qu’il reste fort à faire.
Le logement est probablement la principale dépense des familles de Scarborough. Le nombre de logements est nettement insuffisant, et ceux qui sont sur le marché sont souvent vieux, trop chers et inadéquats pour répondre aux besoins d’une famille moyenne à Scarborough. Je suis donc ravie d’entendre le gouvernement réaffirmer son engagement à l’égard de la Stratégie nationale sur le logement et sa détermination à continuer d’investir dans le logement abordable.
Des programmes comme l’Incitatif à l’achat d’une première propriété ont déjà des retombées positives. Les fonds investis dans le logement communautaire à Toronto servent à financer des rénovations qui auraient dû être apportées depuis longtemps aux logements communautaires à Scarborough et Toronto. L’instauration, au cours de l’année qui vient, de l’Allocation canadienne d’aide au logement sera utile à de nombreuses familles qui ont du mal à payer les loyers à la hausse.
Pendant cette législature, je militerai pour que l'on continue à investir dans le logement social. Nous devons augmenter le financement au même rythme que nos partenaires provinciaux et municipaux peuvent démarrer de nouveaux projets.
Assurer la sécurité des collectivités est une autre grande priorité des gens de ma circonscription. Le bruit des coups de feu résonne trop souvent dans nos quartiers. Un trop grand nombre de mes concitoyens ont perdu des proches ou connaissent une famille qui est dans cette situation à cause d'un acte de violence insensé.
J'ai participé récemment à une réunion sur la sécurité des collectivités dans un immeuble résidentiel où vit une famille qui a perdu un fils lors d'une fusillade. Rien n'est comparable au deuil d'une mère qui a perdu son enfant. La collectivité s'est réunie pour porter ensemble ce deuil et pour discuter des gestes concrets qui peuvent mettre fin à ces actes de violence. Que ce soit à Scarborough ou ailleurs au Canada, personne ne devrait craindre pour sa sécurité dans les rues de sa collectivité. Il est temps de prendre des mesures rigoureuses pour combattre la violence liée aux armes à feu et les activités des gangs qui y contribuent.
J'ai appuyé les dispositions législatives pleines de bon sens adoptées au cours de la dernière législature pour lutter contre les crimes commis avec des armes à feu, mais il est grand temps d'aller plus loin. C'est pourquoi je souscris pleinement à l'engagement pris dans l'actuel discours du Trône pour ce qui est d'interdire les fusils d'assaut de type militaire et de mettre sur pied un programme de rachat. Ces armes ont été utilisées bien trop souvent dans des fusillades de masse au Canada et ailleurs dans le monde. Il n'y a aucune raison légitime de s'en servir en dehors du contexte militaire. Elles ne sont pas conçues pour chasser le chevreuil, mais pour tuer un maximum de personnes en un minimum de temps.
Je comprends qu'il puisse être nécessaire d'avoir un fusil pour se protéger quand on vit à la ferme et je respecte les pratiques des nombreuses collectivités où la chasse fait partie de la culture, mais les fusils d'assaut de type militaire n'ont pas leur place dans notre société. La sécurité de nos enfants doit passer en premier. Il est temps de faire disparaître ces armes de nos rues.
Je me réjouis aussi de l'engagement à travailler avec les municipalités et les collectivités qui veulent interdire les armes de poing. Cela répond à une demande que les gens de ma circonscription expriment haut et fort et à ce que le maire et le conseil municipal de Toronto réclament. Bien que ces mesures, à elles seules, n'éliminent pas les crimes perpétrés avec des armes à feu, les données probantes recueillies un peu partout dans le monde révèlent qu'elles ont un effet majeur. Nos enfants méritent que nous fassions tout ce que nous pouvons pour eux.
Il faut aussi que nous continuions à financer des mesures qui visent à empêcher les armes à feu illégales de franchir nos frontières. Toutefois, s'il importe de faire disparaître les armes à feu de nos rues, notre tâche la plus importante pour améliorer la sécurité publique est de montrer aux jeunes qu'un avenir meilleur s'offre à eux. Nous devons leur montrer qu'il leur est possible de se développer, de prospérer et de réussir.
Pendant son dernier mandat, le gouvernement a consacré des sommes importantes à des programmes de lutte contre la violence des gangs de jeunes. Les gens de ma circonscription, surtout les mères, me disent que ces programmes sont très importants. Comme je suis moi-même la mère de deux garçons, je défendrai, au cours de la présente législature, l'idée de prévoir encore d'autres sommes pour aider la jeune génération.
Au-delà de ces faits saillants qui intéressent particulièrement la population de Scarborough-Centre, le discours du Trône aborde d'autres questions qui sont prioritaires pour elle. Les gens de ma circonscription savent que les changements climatiques sont réels et représentent une menace sérieuse, alors ils veulent qu'on en fasse plus pour atteindre les cibles de réduction des émissions, pour interdire les plastiques et pour que les émissions nettes du Canada soient égales à zéro d'ici 2050.
Les électeurs de ma circonscription savent que nous avons l’obligation morale de nous allier aux peuples autochtones du Canada pour suivre ensemble le cheminement qui mènera à la réconciliation. Pour y arriver, il nous faut éliminer tous les avis d’ébullition de l’eau toujours en vigueur, inscrire la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones dans la loi, et faire bien plus encore. Mes concitoyens croient que chaque Canadien devrait pouvoir trouver un médecin de famille beaucoup plus facilement et qu’un régime universel d’assurance-médicaments est la prochaine étape logique dans le système public de soins de santé qui fait la fierté des Canadiens — à juste titre. De même, ils veulent que le Canada continue de défendre les droits de la personne et la liberté pour tous, tant au pays que dans le monde entier.
Dans l’histoire canadienne, les gouvernements minoritaires ont fait partie des plus productifs, mais ce n’est possible que si nous laissons de côté nos egos et travaillons à trouver un terrain d’entente. Je me réjouis à la perspective...
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Lib. (NS)
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2019-12-12 12:26 [p.386]
Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec la députée de Longueuil—Charles-LeMoyne.
C’est pour moi un grand honneur et un privilège de souligner que nous nous trouvons sur un territoire algonquin non cédé.
J’aimerais aussi rendre hommage au chef des progressistes-conservateurs. Je tiens à le remercier pour ses années de service et lui souhaiter bonne chance dans cette prochaine étape de sa vie.
Les divisions marquées entre la gauche et la droite font en sorte qu’il n’est pas facile d’être politicien de nos jours. Pour le public, les parlementaires aux opinions divergentes semblent toujours être à couteaux tirés. Cependant, aujourd’hui nous voyons ce que nous pouvons faire lorsque nous reconnaissons notre humanité commune et notre condition d’êtres humains bien vivants plutôt que de simples porte-paroles d’idéologies politiques.
C’est, selon moi, cet esprit de réconciliation qu’incarne le discours du Trône et, puisque le terme « réconciliation » y revient à plusieurs reprises, c’est l’esprit auquel je souscris en tant que nouvelle députée et que j’ai l’intention de promouvoir dans les jours, les mois et, espérons-le, les années à venir.
Je suis une fière Néo-Écossaise. Ma circonscription, Cumberland—Colchester, se situe dans une magnifique région du Nord de la Nouvelle-Écosse. Elle est bordée par la mer de deux côtés, soit par la baie de Fundy et le détroit de Northumberland. Malheureusement, les changements climatiques sont bien réels pour nous et constituent un des problèmes de la région. Nombre de résidants de la province habitent des plaines inondables, y compris moi puisque je vis à Truro. Nous avons déjà vécu une grave inondation, il y a 10 ou 11 ans, alors que je venais tout juste d'être élue députée à l'Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse. Un des premiers grands défis qui s'est présenté à moi lors de ce premier mandat fut cette énorme inondation. À l'époque, j'ai compris ce qui pouvait se produire si nous n'étions pas prudents.
L'isthme de Chignecto, une bande de terre située à l'extrémité supérieure de ma circonscription, unit la Nouvelle-Écosse à la partie continentale du Canada. À l'heure actuelle, le niveau de la mer a tellement monté que seul le chemin de fer empêche la mer de submerger l'isthme et de faire que la Nouvelle-Écosse devienne une île. Des digues vieilles de 400 ans, mises en place par les Acadiens, ont jusqu'à maintenant empêché que la mer n'envahisse cet isthme. Toutefois, ces ouvrages, qui constituent un véritable exploit d'ingénierie, vieillissent et il faudra en remonter le niveau. Il faudra également prendre d'autres mesures pour protéger la Nouvelle-Écosse de la montée du niveau de la mer. Voilà pourquoi je me réjouis des nombreuses mentions faites dans le discours du Trône concernant l'environnement et du fait qu'on y affirme que les changements climatiques entraînent une véritable crise à laquelle nous devons réagir sans tarder.
Par conséquent, je suis terriblement préoccupée lorsque j'entends les députés de l'opposition déclarer que les changements climatiques ne constituent pas nécessairement une priorité, parce que dans ma circonscription ils suscitent d'énormes inquiétudes. Les Premières Nations de la Nouvelle-Écosse, les Micmacs, s'emploient très activement à lutter contre toutes manifestations de dégradation environnementale dans la province. Je suis très fière d'être montée sur la ligne de front avec elles pour attirer l'attention sur le problème et réclamer que le gouvernement en reconnaisse la gravité, particulièrement quand on sait que de grandes entreprises polluent les terres voisines des collectivités des autochtones.
En fait, l'un des projets de loi que j'ai présentés à l'Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse visait à lutter contre le racisme environnemental. Il reconnaissait le nombre disproportionné de sites d'enfouissement, de déchets toxiques et de dépotoirs, ainsi que l'intensité de la pollution causée par les grandes sociétés, sur les terres des Premières Nations et des communautés noires. À l'avenir, j'aimerais que le racisme environnemental prenne plus de place dans les discussions, surtout à la Chambre.
C'est pour moi un grand honneur d'avoir été élue à la Chambre. C'est la première fois que je suis à Ottawa. Je tiens à saluer les gens de mon coin de pays, Cumberland—Colchester, qui m'ont aidée à y arriver. Je ne les laisserai pas tomber. Je suis prête à me battre pour défendre toutes mes convictions: faire avancer les droits de la personne, rendre justice aux femmes et aux filles, et lutter contre la traite des personnes et la violence familiale.
En ce qui concerne la violence familiale et le contrôle des armes à feu, je souligne que, selon le rapport annuel de l'Observatoire canadien du fémicide pour la justice et la responsabilisation, au moins 118 femmes et filles ont été assassinées à l'échelle du pays jusqu'à maintenant cette année. Le plus souvent, la violence familiale est la cause de ces décès, et une arme à feu est utilisée. La publication de ce rapport coïncide avec le 30e anniversaire du massacre de l'École polytechnique, à l'Université de Montréal. Cette fusillade, qui a causé la mort de 14 jeunes femmes innocentes, a imposé le terme « misogynie » dans le discours public au Canada. Cette mentalité est toujours présente aujourd'hui, et c'est un problème. La grave question des femmes autochtones disparues ou assassinées perdure. L'ensemble des députés et les habitants de toutes les provinces du Canada doivent s'en préoccuper.
Je tiens à répéter, dans l'optique de la réconciliation, que peu importe la province où nous vivons, nous sommes tous des Canadiens et nous avons tous le sang de la même couleur. Nous voulons nous occuper de nos enfants et de nos petits-enfants, et veiller à ce qu'ils aient de la nourriture sur la table et à ce qu'ils fassent de brillantes études. Nous voulons qu'ils puissent fréquenter une bonne école en toute quiétude, sans craindre la violence. Nous voulons qu'ils aient accès à un logement abordable, ce qui représente aussi un gros problème dans ma région. Nous devons lutter contre la pauvreté, y compris parmi les travailleurs, et aider les gens qui tirent le diable par la queue à accéder à la classe moyenne. Il ne faut pas les oublier. Étant une personne qui se soucie énormément de justice sociale, environnementale et économique, ainsi que de la place que l'on fait aux arts et à la culture, qui constituent une partie importante du tissu de la société canadienne, j'entends prendre la parole aussi souvent que possible à la Chambre pour rappeler à tous les députés l'importance que revêtent ces valeurs et la nécessité de faire tout notre possible pour aider absolument tous les Canadiens, pas seulement quelques-uns.
Ma circonscription, Cumberland—Colchester, compte beaucoup d'exploitations agricoles et de petites entreprises, dont bon nombre sont gérées par des femmes. Je dois dire que je suis très fière, quand je me promène à Truro, d'entrer dans un magasin et de voir l'entrepreneure qui le gère depuis 35 ans, comme c'est le cas d'une de mes amies. Elle est la propriétaire d'un magasin de vêtements appelé « Moments ». Je porte aujourd'hui — et aussi d'autres jours — des vêtements que j'y ai achetés, ce dont elle est très heureuse. Il y a aussi beaucoup de petits restaurants.
Je me réjouis de pouvoir faire connaître Cumberland—Colchester et d'attirer plus de touristes dans ma belle région. Il y a à Jost d'excellents producteurs de vin chez qui on trouve toutes sortes de vins incroyables, notamment un nouveau rouge appelé « Great Big Friggin' Red ». Pour les amateurs de barbecue, de spaghettis ou de bifteck, c'est l'accompagnement parfait.
Voir le profil de Rachel Blaney
NPD (BC)
Madame la Présidente, j'ai aimé beaucoup de choses dans l'allocution de la députée. Je tiens toutefois à lui préciser que tous les députés de l'opposition ne partagent pas la position qu'elle dénonce concernant l'environnement. Les néo-démocrates y accordent énormément d'importance et ils comprennent que la situation est urgente. Je remercie également la députée d'avoir parlé du racisme environnemental, car il s'agit d'un sujet qui devrait retenir davantage l'attention des Canadiens.
Tant mieux si le gouvernement entend agir, mais il doit aussi rendre des comptes. Or, le discours du Trône ne mentionnait aucun moyen de mesurer les succès obtenus dans la lutte contre la crise climatique actuelle. Je crois que cela aurait rassuré les Canadiens s'il en avait été question.
La députée pourrait-elle indiquer à la Chambre ce qu'elle entend faire pour aider le gouvernement à franchir cette prochaine étape?
Voir le profil de Lenore Zann
Lib. (NS)
Voir le profil de Lenore Zann
2019-12-12 12:40 [p.388]
Je parlais de l'opposition officielle, madame la Présidente. Je suis consciente que les députés du Parti vert et du Nouveau Parti démocratique ont toujours été d'ardents défenseurs de l'environnement, et je les en remercie.
Le gouvernement a établi des jalons. Tous les cinq ans, il y a un objectif qui devrait ultimement nous mener à la carboneutralité en 2050. C'est la preuve, selon moi, que le Canada aura des seuils à atteindre chaque fois pour parvenir à son but.
Je crois aussi qu'il faut tarifer la pollution. J'ai entendu des gens dire que nous devrions éliminer la taxe sur le carbone. La Nouvelle-Écosse n'en a pas encore, mais à l'époque où je faisais partie du gouvernement néo-démocrate de la province, nous avons établi des cibles très ambitieuses et nous les avons atteintes. Nous avons pu nous entendre avec le gouvernement du Canada et...
Voir le profil de Sherry Romanado
Lib. (QC)
Madame la Présidente, les gens de la Rive-Sud de Montréal nous regardent probablement et ils doivent se réjouir de constater que ma voisine occupe le fauteuil du Président. Je suis très fière d'être votre voisine.
Je tiens d'abord à remercier les habitants de Longueuil—Charles-LeMoyne qui, le 21 octobre, m'ont réélue, et en plus grand nombre. J'aimerais également remercier ma famille bien-aimée, qui a réussi au cours des quatre dernières années et demie à s'accommoder de ce travail de fou. Bien entendu, je souhaite aussi remercier de leur soutien mes amis de Longueuil—Charles-LeMoyne et de Brossard—Saint-Lambert.
Au cours des quatre dernières années, nous avons entendu bien des gens dire qu'ils voulaient que l'on fasse les choses différemment. Hier, mon ami et collègue le député de Lanark—Frontenac—Kingston a prononcé un très beau discours sur notre ami Deepak, que nous avons perdu cette année. Il m'a rappelé quelque chose. Il m'a rappelé que nous sommes censés parler du fond du cœur et représenter les gens qui nous ont envoyés ici, alors j'ai décidé pour la première fois de m'exprimer ici sans l'aide d'un discours déjà préparé. Je vais tenter d'imiter mon collègue d'en face et j'en appelle donc à l'indulgence des députés si je m'emmêle les pinceaux.
Je suis heureuse de pouvoir parler du discours du Trône. Dans ce discours, nous avons dit que nous allions faire les choses autrement. Le 21 octobre dernier, les Canadiens nous ont demandé très clairement de travailler ensemble, de collaborer. Je pense avoir toujours travaillé de cette façon et j'espère que mes collègues d'en face le pensent aussi.
Il y a eu de nombreux changements dans ma vie au cours de la dernière année. Comme bien des députés le savent, j'ai perdu ma mère subitement juste avant Noël l'an dernier. C'est arrivé au moment où notre fils aîné était déployé à l'étranger, son premier déploiement. Depuis, je m'occupe de mon père et de ma famille tout en faisant mon travail de parlementaire. Nous avons connu des hauts et des bas pendant cette année. Comme je l'ai dit, ma mère est décédée, mais il est aussi arrivé de très bonnes choses à notre famille. Notre fils aîné est rentré de son déploiement et s'est marié. Notre famille militaire s'est agrandie. Il y a aussi eu des élections et, à mon grand plaisir, je suis de retour.
Je veux faire les choses différemment. Je veux continuer à collaborer avec mes collègues d'en face. J'ai eu d'excellentes conversations, surtout avec le député de Durham, sur la façon dont nous pouvons appuyer les courageux militaires et les familles qui les soutiennent.
J'ai eu le plaisir de travailler avec le député de Lanark—Frontenac—Kingston et je suis désolée de le montrer du doigt. Nous avons fait partie du Comité spécial sur la réforme électorale qui a été mis sur pied en juin 2016. La beauté de ce comité, c'est que les libéraux n'étaient pas majoritaires. J'ai eu le grand plaisir de vivre ce que c'est que de travailler dans un gouvernement minoritaire. Je remercie mes collègues qui ont siégé avec moi au Comité spécial sur la réforme électorale, car nous avons eu l'occasion de devenir des amis et de travailler ensemble. C'était un très bon exemple de collaboration.
Dans le discours du Trône, nous parlons de l'importance du logement abordable.
Dans ma circonscription, Longueuil—Charles-LeMoyne, il y a une liste de près de 3 000 personnes en attente d'un logement abordable. J'ai travaillé avec mes homologues provinciaux et municipaux pour aborder cette question.
Mon père figure sur cette liste, tout comme beaucoup de gens de ma circonscription.
Dans ma circonscription, près de 4 000 aînés reçoivent le Supplément de revenu garanti.
Je sais que l'augmentation de l'exemption personnelle à 15 000 $ aidera également beaucoup d'aînés.
Parlons maintenant du transport en commun. Comme on le sait, sur le boulevard Taschereau, à l'heure de pointe, c'est l'enfer. Nous avons besoin d'un tramway sur le boulevard Taschereau. La mairesse de Longueuil a dit clairement qu'elle avait besoin de notre appui. C'est pourquoi je suis très fière de donner mon appui à ce projet, en espérant que nous puissions travailler tous ensemble pour le réaliser.
Nous avons beaucoup parlé de l'environnement, et le gouvernement a fait des progrès incroyables au cours des quatre dernières années dans le dossier de l'environnement et des changements climatiques. Il reste encore tellement à faire. Le Québec a connu la plus forte hausse des ventes de véhicules électriques depuis l'entrée en vigueur de notre programme d'encouragement le 1er mai dernier. Ensemble, les mesures incitatives provinciales et fédérales représentent des rabais pouvant aller jusqu'à 13 000 $ pour l'achat d'un véhicule électrique. Je sais que les gens de ma circonscription s'en réjouissent.
Nous avons pris une foule de mesures pour lutter contre les changements climatiques, mais il y a une chose que j'ai apprise en écoutant mes collègues d'en face, surtout ceux de l'Alberta. Au cours de la dernière semaine et demie, j'ai entendu, dans le cadre des débats, les défis auxquels ils font face, et je veux qu'ils sachent que je suis à leur écoute, que je les entends et que je veux en entendre davantage. Je suis convaincue que nous pouvons trouver un équilibre entre l'objectif de protéger l'environnement et celui d'aider les travailleurs du secteur des ressources.
La plupart des députés savent pourquoi j'ai décidé de me présenter aux élections de 2015: j'ai deux enfants qui servent dans les Forces armées canadiennes. En 2015, je m'inquiétais beaucoup, non pas du fait qu'ils étaient dans les Forces armées canadiennes, mais de ce qui arriverait si, par malheur, ils tombaient malades ou étaient blessés dans l'exercice de leurs fonctions. J'étais très préoccupée par le traitement réservé à nos anciens combattants. Comme la plupart des gens le savent, les parents peuvent soit se plaindre, soit agir. En tant que parent, j'ai décidé d'agir, et c'est ainsi que je me suis présentée aux élections, et j'ai remporté la victoire.
Au cours des quatre dernières années, en ma qualité de députée et de secrétaire parlementaire du ministre des Anciens Combattants et ministre associé de la Défense nationale, j'ai entendu parler des défis que pose la transition pour de nombreux anciens combattants et leur famille.
Dans notre discours du Trône, nous avons également parlé de l'importance de faire en sorte que tous les Canadiens aient un médecin de famille.
Je sais que la prestation des soins de santé est de compétence provinciale, et je suis totalement d'accord là-dessus. Cependant, il y a place à une contribution du gouvernement fédéral.
Souvent, lorsque les membres des Forces armées canadiennes retournent à la maison, ils sont laissés à eux-mêmes pour se trouver un médecin de famille. Lorsqu'ils sont malades ou blessés et qu'ils veulent obtenir les services et les soins dont ils ont besoin, il leur faut d'abord recevoir un diagnostic. C'est pourquoi ils ont besoin d'un médecin de famille.
Je me réjouis à l'idée de travailler avec notre nouvelle ministre de la Santé, parce que je sais qu'elle est aussi convaincue que moi de la nécessité de collaborer avec nos partenaires provinciaux et territoriaux pour prendre les mesures nécessaires afin que les anciens combattants et leur famille puissent avoir accès à un médecin.
Nous avons aussi parlé de l'itinérance parmi les anciens combattants. J'ai eu la chance de rencontrer Jim et Debbie Lowther, des gens fantastiques de la Nouvelle-Écosse qui dirigent l'organisme VETS Canada. Ils travaillent sur le terrain sans relâche pour aider les anciens combattants dans le besoin. Si nous voulons sortir les anciens combattants de la rue, nous devons continuer de soutenir des organismes comme VETS Canada.
Comme le savent ceux qui siégeaient comme moi à la Chambre lors de la dernière législature, j'ai souvent dit que nous devions unir nos efforts. Nous avons tous un but commun, et c'est de représenter nos concitoyens. Je suis toujours prête à tenir des discussions constructives avec n'importe quel député pour que nous puissions faire avancer des dossiers ensemble.
J'ai le grand plaisir d'être parte prenante de la 43e législature. Je pense qu'ensemble, nous pouvons faire ce que les Canadiens nous ont demandé.
Le 21 octobre, les gens nous ont demandé très clairement de collaborer, et c'est pourquoi je lance un appel aux députés pour leur offrir mon aide sur n'importe quel dossier que nous pourrions faire progresser ensemble.
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