Interventions à la Chambre des communes
 
 
 
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Voir le profil de Bardish Chagger
Lib. (ON)
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2019-06-20 12:31 [p.29470]
Monsieur le Président, il y a eu des discussions entre les partis, et je pense que vous constaterez qu'il y a consentement unanime à l'égard de la motion suivante:
Que, nonobstant tout article du Règlement, ordre spécial ou usage habituel de la Chambre:
a) l’amendement à la motion relative aux amendements du Sénat au projet de loi C-83, Loi modifiant la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition et une autre loi, soit réputé rejeté avec dissidence et que la motion principale soit réputée adoptée avec dissidence;
b) l’amendement à la motion portant deuxième lecture du projet de loi C-100, Loi portant mise en œuvre de l'Accord entre le Canada, les États-Unis d'Amérique et les États-Unis du Mexique, soit réputé rejeté avec dissidence et que le projet de loi soit réputé lu une deuxième fois et renvoyé au Comité permanent du commerce international.
Mr. Speaker, there have been discussions among the parties and if you seek it, I think you will find unanimous consent for the following motion:
That, notwithstanding any Standing or Special Order or usual practice of the House:
(a) the amendment to the motion respecting the senate amendments to Bill C-83, An Act to amend the Corrections and Conditional Release Act and another Act, be deemed negatived on division and the main motion be deemed carried on division; and
(b) the amendment to the motion for second reading of Bill C-100, An Act to implement the Agreement between Canada, the United States of America and the United Mexican States, be deemed negatived on division and that the Bill be deemed read a second time and referred to the Standing Committee on International Trade.
Voir le profil de Geoff Regan
Lib. (NS)
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2019-06-20 12:32 [p.29470]
La leader du gouvernement à la Chambre des communes a-t-elle le consentement unanime de la Chambre pour présenter la motion?
Des voix: D'accord.
Le Président: La Chambre a entendu la motion. Plaît-il à la Chambre de l'adopter?
Des voix: D'accord.
Does the hon. government House leader have the unanimous consent of the House to propose the motion?
Some hon. members: Agreed.
The Speaker: The House has heard the terms of the motion. Is it the pleasure of the House to adopt the motion?
Some hon. members: Agreed.
Voir le profil de Ruth Ellen Brosseau
NPD (QC)
Monsieur le Président, les industries laitière et fromagère perdent 450 millions de dollars par année. En 2014, ma motion pour indemniser les producteurs à la suite de l'Accord économique et commercial global a été adoptée à l'unanimité par la Chambre des communes. Cinq ans plus tard, il n'y a rien. Il n'y a toujours pas d'argent prévu dans le budget, et on attend toujours des résultats et un programme pour soutenir nos agriculteurs. Tour à tour, les conservateurs et les libéraux ont laissé tomber nos producteurs agricoles du Québec.
Quand est-ce que le gouvernement va annoncer un plan de compensation pour intervenir et aider nos producteurs agricoles?
Mr. Speaker, the dairy and cheese industries are losing $450 million a year. In 2014, my motion to compensate producers following the signing of the Comprehensive and Economic Trade Agreement was adopted unanimously by the House of Commons. Five years later nothing has been done. There is still no money in the budget for the compensation, and we are still waiting for measures and a program to support our farmers. Successive Conservative and Liberal governments have failed our Quebec farmers.
When will the government take action and announce a compensation plan for our farmers?
Voir le profil de Justin Trudeau
Lib. (QC)
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2019-06-19 14:54 [p.29390]
Monsieur le Président, contrairement au NPD, qui continue de s'opposer à tout accord de libre-échange qui est bon pour les Canadiens, pour nos travailleurs et pour nos agriculteurs, nous savons qu'augmenter les échanges commerciaux et appuyer nos agriculteurs est la bonne façon de créer de la prospérité pour tous les Canadiens.
C'est pourquoi nous travaillons avec les agriculteurs et les producteurs laitiers pour nous assurer qu'ils ont le bon niveau de compensation par rapport à nos accords commerciaux, pendant qu'on crée de la croissance et de la richesse pour tous les Canadiens. C'est une chose que, malheureusement, le NPD ne comprend pas.
Mr. Speaker, unlike the NDP, which continues to oppose every free trade agreement that is good for Canadians, our workers and our farmers, we know that increasing trade and supporting our farmers is the right way to create prosperity for all Canadians.
That is why we are working with farmers and dairy producers to ensure that they receive proper compensation for losses incurred under trade agreements while we create growth and wealth for all Canadians. Unfortunately, the NDP does not understand that.
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Madame la Présidente, alors que j'interviens probablement pour la dernière fois au cours de la présente législature, je tiens à dire que cela a été pour moi un honneur de représenter les bonnes gens de Central Okanagan—Similkameen—Nicola, que j'ai beaucoup appris de mes collègues et que je me sens revigoré par la grandeur de ce pays et par l'engagement que j'ai pris de travailler fort pour les gens que je représente.
Je me dois de faire quelques observations en intervenant dans le débat. Soyons clairs, le Canada n'a pas demandé à être placé dans cette position. Toutefois, comme nous le savons, l'élection américaine a abouti à une nouvelle administration qui s'est donné comme mandat, entre autres choses, de renégocier l'ALENA. C'est là que tout a commencé.
Nous pouvons tous convenir du fait que la renégociation de cet accord a donné un résultat loin d'être idéal, mais, évidemment, il aurait pu être bien pire. Bien des concessions ont été faites, et des questions n'ont pas été réglées, comme en témoigne, par exemple, l'absence d'entente sur le bois d'œuvre canadien, dossier qui revêt une importance cruciale dans ma circonscription.
Ce n'est un secret pour personne que l'opposition officielle finira par appuyer cet accord. Contrairement au troisième parti, nous pensons que c'est préférable à l'absence d'accord. Toutefois, cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de leçon à tirer de cette expérience.
Je suis stupéfait que le premier ministre se soit engagé dans ces négociations en faisant, comme d’habitude, des demandes qui ne servaient qu’à améliorer son image personnelle et à plaire à ses partisans. Autrement dit, il a sauté sur cette occasion pour marquer des points politiques et pour faire briller son image. Il a d’ailleurs abordé nos relations avec la Chine dans un esprit similaire.
Dans les deux cas, il a échoué lamentablement. Pourquoi? Nous, les Canadiens, accepterions-nous que le dirigeant d’un pays étranger cherche à nous imposer ses propres valeurs? Aucune nation n’accepterait cela. Toutefois, c’est exactement ce que le premier ministre s’est efforcé de faire. Certains l’accuseront d’arrogance. Quoi que nous en pensions, il était facile de prévoir que cette approche ne mènerait qu’à un échec retentissant.
Mais le premier ministre s’en est moqué. Il a continué à se draper dans sa vertu. Nous nous sommes donc retrouvés en marge. Le Canada, un chef de file mondial, a été marginalisé. Notre principal partenaire commercial nous a mis sur le banc de touche pour conclure un accord avec le Mexique.
C’est là le noeud de l’affaire. Le Mexique a conclu cet accord. Examinons un peu son approche. Ce pays n'a pas utilisé les négociations commerciales pour gagner des points auprès des électeurs. Il n’a pas profité de cette occasion pour faire étalage de ses vertus. Son ministre responsable n’a pas prononcé un discours aux États-Unis même en lançant des piques voilées contre l'administration américaine. Le Mexique a tenu une discussion professionnelle sur les enjeux commerciaux. Il est évident qu’une telle approche allait se solder par un succès.
Sous la gouverne du premier ministre, l'approche canadienne a été un échec retentissant. Les choses auraient pu se dérouler autrement. Je peux garantir à mes collègues que les conservateurs auraient mené ces négociations d’une tout autre façon. Je suis même sûr que certains de nos collègues d’en face, avec lesquels j’ai siégé à divers comités, auraient aussi adopté une approche différente. À mon avis, il est crucial de réfléchir à cela pour en tirer une bonne leçon.
Il ne faut plus jamais que le Canada se laisse marginaliser par son principal partenaire commercial pendant que le Mexique mène la danse. J’espère que nous sommes tous d’accord sur ce point. Voilà peut-être pourquoi on entend souvent le nom de Mark Carney; il est fort probable que d’autres libéraux pensent comme moi.
Nous avons maintenant une nouvelle entente. Qu’on l’appelle le nouvel ALENA, l’ALENA 0.5, l’AEUMC, l’ACEUM ou comme on voudra, il y a une chose à laquelle nous devrions tous réfléchir. Jack Mintz a récemment écrit un très bon article sur les investissements qui fuient le Canada. Les députés qui ont lu l’article savent qu’il réfute certains arguments que les libéraux avaient soigneusement choisis.
Par exemple, il est vrai que les investissements au Canada ont augmenté en 2018. Tout cela semble beau jusqu’à ce que nous constations que cette hausse a été réalisée par rapport à 2017, qui a été tout simplement catastrophique. Même en 2018, les investissements ont été encore inférieurs à ce qu’ils étaient en 2015. Oui, je parle bien de ce 2015.
Oui, l’investissement aux États-Unis est à la baisse, mais il s’agit d’investissement étranger. Il y a une forte augmentation des capitaux américains qui restent aux États-Unis. Cela signifie que ces capitaux ne sont pas investis au Canada.
Pourquoi devrions-nous nous en préoccuper? Examinons le secteur de l’automobile. Oui, il y a encore des investissements au Canada, mais il y en a beaucoup plus aux États-Unis et au Mexique. Le Mexique, en particulier, a été un point chaud pour les investissements dans le secteur de l’automobile. Réfléchissons-y bien. Le Mexique n’applique pas de taxe sur le carbone. Il n’a pas renouvelé ni bonifié son régime public de pensions, ce qui fait augmenter les cotisations et les charges sociales chaque mois. Une grande partie de sa puissance industrielle est bon marché, et je dirais même sale.
L’Accord Canada—États-Unis—Mexique fait plus pour régler certains de ces problèmes que l’ALENA qu’il remplace, mais nous devons aussi reconnaître que la situation de l’investissement étranger au Canada n’est pas aussi rose que les libéraux essaient de nous faire croire. Il s’agit d’un accord entre trois pays. Si nous devenons le pays le plus cher, le plus réglementé et le plus inefficace où faire des affaires, nous y perdons collectivement au change comme pays.
Le premier ministre peut continuer d’être vertueux. Il peut continuer de demander aux gens de payer un peu plus. Il peut continuer de faire la leçon aux autres parce qu’ils ne partagent pas ses valeurs. Toutefois, au bout du compte, rien de tout cela n’attirera les investissements dont nous avons besoin pour tirer le meilleur parti de cet accord.
Puisque nous parlons de commerce, je signale que la semaine dernière, pendant la période des questions à la Chambre, le premier ministre a dénigré l’ex-premier ministre Harper une dizaine de fois. Comme le disait récemment le bon ami des libéraux, Warren Kinsella, le premier ministre se cherche un ennemi à diaboliser.
Si j’en parle, c’est parce que M. Harper, sous le gouvernement conservateur précédent, a conclu plus d’accords de libre-échange que tout autre premier ministre de l’ère moderne. Ce n’est pas comme si les libéraux ou le premier ministre ne le savaient pas, puisqu’ils siégeaient à la Chambre au cours de la dernière législature et ont voté en faveur de tous ces nouveaux accords commerciaux. Pourtant, le premier ministre dénigre l’ex-premier ministre, qui affiche manifestement un meilleur bilan que lui en matière d’accords commerciaux.
Mais il vaut peut-être mieux parler de l’absence de progrès dans le dossier du bois d’œuvre canadien. J’ai vérifié sur le site Web Open Parliament combien de fois le premier ministre a prononcé les mots « bois d’œuvre ». Voici la réponse: 18 fois depuis 2016. Dans la grande majorité des cas, c’était uniquement dans des réponses aux questions de l’opposition sur le bois d’œuvre.
Combien de fois le premier ministre a-t-il mentionné Stephen Harper? C’est 190 fois, et ce sera probablement plus de 200 après la période des questions d’aujourd’hui. Étant donné qu'une des priorités du premier ministre est de dénigrer M. Harper plutôt que se concentrer sur le bois d’œuvre, faut-il se surprendre qu’il n’ait fait aucun progrès dans ce dossier?
Je parle du bois d'oeuvre parce que, dans toute la Colombie-Britannique, les fermetures de scieries se succèdent à un rythme effarant. Ma circonscription a perdu de nombreuses scieries. Je sais d’expérience quelles sont les conséquences d’une fermeture pour une petite collectivité rurale. C'est désastreux. Mais le premier ministre ne dit pas un mot concernant le bois d’œuvre, à moins que l’opposition ne l’interroge. Pourquoi? C’est peut-être parce qu’il est trop occupé à vilipender M. Harper.
À mon avis, c’est inacceptable. Les travailleurs forestiers de la Colombie-Britannique méritent mieux. Ils méritent de savoir que leur premier ministre à Ottawa travaille à la conclusion d’un accord sur le bois d’œuvre.
Je me demande parfois si nous aurions maintenant une prolongation d’accord nous aussi si le Mexique avait un secteur du bois d’œuvre dynamique. Il est clair que le bilan du Mexique dans ces négociations est plus reluisant que l’approche du premier ministre qui privilégie l’image de marque.
En résumé, il est clair que nous n’avons pas demandé à être dans cette situation. Mais je crois que l’approche du premier ministre pour se faire du capital politique est viciée à la base et a empiré la situation.
Encore une fois, pour appuyer mon propos, je vous rappelle l’approche retenue par les Mexicains et le succès qu’ils ont remporté pendant que nous étions sur la touche.
J’ai soulevé ce point auprès de certains ministres. Ils nous ont dit que les réunions entre les États-Unis et le Mexique ne portaient que sur des questions bilatérales ne concernant pas le Canada. Ils ont quand même conclu un accord trilatéral, à prendre ou à laisser par le Canada.
Malgré les nombreuses concessions que le premier ministre a faites dans ce dossier, nous pouvons quand même en tirer le meilleur parti, mais seulement si nous reconnaissons que nous devons être plus concurrentiels. Nous avons un cadre réglementaire dans lequel les choses peuvent se faire au Canada. Nombreux sont ceux qui, comme la Chambre de commerce du Canada, ont sonné l’alarme, non seulement au sujet du manque d’investissement, mais encore de la capacité de faire bouger les choses.
Aujourd’hui, le chef de l’opposition a clairement demandé à plusieurs reprises au premier ministre la date du lancement du projet de l’oléoduc Trans Mountain. Le premier ministre a promis que l’oléoduc Trans Mountain, l’un des projets les plus importants et l’un des seuls sur la table, serait dans l’intérêt national, mais il ne peut pas donner de date.
À l’origine, les libéraux avaient dit qu’il serait en service avant la fin de l’année civile. Je répète qu’on n’a qu’à regarder le projet d'oléoduc Trans Mountain pour voir où sont les défis. Cela fait quatre ans, et les travaux n'ont toujours pas commencé. Le problème tient en partie au fait que le gouvernement libéral a dû acheter le projet pour éviter à Kinder Morgan l’embarras de ne pas pouvoir le mener à terme dans les délais. Les sérieuses difficultés qu’éprouve aujourd’hui le gouvernement à faire avancer le processus en disent long. Croit-on sérieusement que les projets de loi C-69 et C-48 faciliteront l’investissement au Canada?
Le premier ministre dit que les pétroliers peuvent naviguer en toute sécurité dans une région de la Colombie-Britannique et dans d’autres régions du Canada, mais qu’ils sont tellement dangereux dans une autre région de la Colombie-Britannique qu’ils doivent être interdits. Est ce que quelqu’un croit vraiment que c’est logique? En fait, un certain nombre de sénateurs de l’autre endroit ont parlé du manque de données scientifiques pour étayer le projet de loi C-48. Le comité qui l’a étudié en profondeur a recommandé que le projet de loi ne soit pas adopté.
Les approches du gouvernement actuel ne concordent pas. Des contradictions comme celles-là ne sont certainement pas utiles. Toutefois, je garde espoir que nous pourrons devenir plus concurrentiels et qu'à l'avenir, nous saurons tirer pleinement profit de cet accord, malgré les nombreuses concessions qui ont été faites.
J’aimerais terminer sur une note plus optimiste et ajouter quelques observations constructives.
Comme nous l’avons démontré à maintes reprises et dans de nombreux domaines, le Canada et les Canadiens peuvent rivaliser avec les meilleurs au monde. En tant que législateurs, il nous incombe de veiller à ce que les règles du jeu soient équitables et à ce que les Canadiens aient accès aux marchés sans restriction. Par conséquent, je voterai pour cet accord, car, au bout du compte, il offrira de telles possibilités.
Toutefois, je dois dire une fois de plus que, tant que le libre-échange ne sera pas complet et sans entraves à l’intérieur des frontières du Canada, notre pays ne sera pas à la hauteur de la promesse de la Confédération. C'est à nous qu'il incombe d'y remédier ainsi qu'aux provinces, qui n’ont pas permis au Canada de devenir non seulement une union politique, mais une union économique.
Ce sera mon dernier discours de la 42e législature, et j’aimerais faire quelques remarques personnelles.
Nous avons tous collectivement l’honneur d’avoir été élus députés, et nos familles font toutes le sacrifice d'accepter nos nombreuses absences. J’espère que nos familles, particulièrement nos enfants, comprendront que notre désir collectif de bâtir un pays meilleur commence et se termine par elles. Je remercie toutes les familles des parlementaires de leur compréhension et de leur soutien.
J’aimerais également dire un mot aux autres députés. C’est tellement dommage que, pour de nombreux Canadiens, le travail que nous faisons ici se résume souvent à ce qui se passe à la période des questions. Une grande partie du travail le plus important que nous accomplissons collectivement se fait en comité.
Sur ce, je remercie sincèrement les nombreux députés avec qui j’ai travaillé au sein de divers comités et qui partagent le même engagement, soit faire en sorte que le gouvernement fédéral assure le meilleur niveau de gouvernance possible. Nous ne sommes peut-être pas d’accord sur les programmes, les projets et les approches, mais j’ai constaté que nous sommes tous déterminés à faire en sorte que ces programmes donnent les meilleurs résultats possible pour les Canadiens.
Le dernier point que j’aimerais soulever ne devrait pas nous échapper. Le gouvernement conservateur avait mis en œuvre un programme de soutien direct des parents pour leurs enfants. À l’époque, l’opposition libérale s’était moquée de ce programme, l’avait ridiculisé et avait soutenu que les parents se serviraient de ces fonds pour se procurer bière et maïs soufflé, mais lorsque les libéraux ont formé leur gouvernement majoritaire en 2015, ils n’ont pas éliminé ce programme. Les libéraux en ont vu les mérites et ont constaté qu’il fonctionnait. Ils l’ont donc amélioré et maintenant, il fonctionne encore plus efficacement. Je tiens à les en féliciter encore une fois.
Voilà un exemple où deux gouvernements très différents qui ont mis sur pied un programme et trouvé des façons de l’améliorer pour qu’il aide les familles canadiennes.
Il en va de même pour le commerce international. Après tout, nous sommes une nation commerçante. Les Canadiens ont besoin des échanges commerciaux pour prospérer collectivement, pour tisser des liens et nouer des relations plus solides, pour offrir la sécurité et les assurances permettant aux gens de démarrer une entreprise ou de susciter l’adhésion du pays à un nouveau programme. Ce sont d’excellents exemples du travail que nous accomplissons ici au nom des Canadiens.
Je vous remercie, madame la Présidente, d'occuper le fauteuil. Je suis sûr que vous auriez eu mieux à faire que de m’écouter, mais je vous suis reconnaissant pour votre travail, tout comme mes électeurs, j’en suis sûr. J’ai hâte de relever les défis qui se présenteront au cours des prochains mois et de prendre connaissance des questions et des observations que mes collègues m'adresseront.
Madam Speaker, let me say, as I probably rise for the last time in this Parliament, how honoured I am to represent the good people of Central Okanagan—Similkameen—Nicola, how much I have learned from my colleagues here, but also how invigorated I am by the greatness of this country and my commitment to work hard for the people I represent.
As I join this debate today, I feel compelled to make a few observations. To be clear, Canada did not ask to be put in this position. However, as we know, the U.S. election resulted in a new administration, with a mandate, among other things, to renegotiate NAFTA. That is where all of this started.
I think we can all agree that this particular renegotiated agreement resulted in an outcome that is less than ideal, but of course, it could have been much worse. Many concessions were made, and we still have unresolved issues, such as the lack of a deal for Canadian softwood lumber, something that is critically important to my riding.
Ultimately, it is not a secret that the official opposition will be supporting this deal. Unlike the third party, we do believe it is better than no deal. However, that does not mean that there are not some lessons to be learned here.
To me, it is deeply troubling that the Prime Minister went into these negotiations with his usual theme of demanding things that are all about building his brand and appealing to his base of supporters. In other words, the Prime Minister thought he saw an opportunity to score some political points and feed the brand. This is not unlike what he tried to do when he approached China.
In both cases, he failed miserably. Why would he not fail miserably? Would we as Canadians accept another leader trying to push his or her own values onto us? We simply would not accept that. What nation would? However, that is precisely what the Prime Minister attempted to to. Some may call this arrogance. Whatever we call it, it was easily foreseeable that it was a path to failure.
However, the Prime Minister did not care and went about his virtue-signalling anyway, so we ended up on the sidelines: Canada, a world leader, on the sidelines. There we were, on the sidelines with our biggest trading partner, while Mexico was in the driver's seat, getting the deal done.
Here is the thing. Mexico did get it done. Let us look at its approach. Mexico did not use the trade negotiations as some sort of domestic political opportunity to score points. Mexico did not use this as an opportunity for virtue-signalling. Mexico did not have a lead minister giving a speech within the United States of America that took veiled potshots at the U.S. administration. Mexico discussed issues related to trade and did so professionally. It is easy to see why that approach worked so well for it.
Our approach, led by the Prime Minister, was a complete failure. It did not have to be that way. I can tell colleagues that, on this side of the House, we would have taken a much different approach. I am actually quite confident that there are members on the government side of the House, whom I have worked with at various committees, who I suspect would have also taken a much different approach. I believe it is important to reflect on these things so that we can learn from them.
Canada should never again be in a situation where we are sitting on the sidelines with our greatest trading partner, while Mexico is driving the bus. I hope that is one thing we can all agree on. Perhaps that is why we are now hearing the name of Mark Carney, because there are other Liberals who feel the same way.
Now we have a new deal. Whether it is called the new NAFTA, NAFTA 0.5, USMCA, CUSMA, or whatever, there is something we should all think about. Recently, Jack Mintz wrote a very good piece on investment fleeing Canada. Members who have read the article would know that it debunks some Liberal talking points that had been carefully cherry-picked.
As an example, yes, investment in Canada was up in 2018. However, that sounds good until we consider that it was up from 2017, and 2017 was an absolute disaster of a year. Even in 2018, it was still below where things were in 2015. Yes, I mean that 2015.
Yes, investment in the U.S.A. is down, but that is outside investment. There is a large increase in U.S. domestic capital now staying in the United States. This means it is not coming to Canada.
Why should we care about that? Let us look at our automotive sector. Yes, there is still some investment in Canada, but there is considerably more occurring in the United States and Mexico. Mexico, in particular, has been a hot spot for automotive investment. Let us think about that. Mexico has no carbon tax. It has no new and enhanced CPP causing premiums and payroll taxes to increase every month. Much of its industrial power is cheap, and I would even say it is dirty.
CUSMA does more to address some of those issues than the NAFTA deal it replaces, but we also have to recognize that foreign investment in Canada is not the rose garden the Liberals are trying to suggest it is. This is a deal among three countries. If we become the most expensive, most regulated and most inefficient country to do business in, we lose collectively as a country.
The Prime Minister can continue to be virtuous. He can continue to ask people to pay just a little bit more. He can continue to lecture others for not sharing his values. However, at the end of the day, none of those things are going to attract the investment we need to make the most of this deal.
While we are on the subject of trade, I note that last week, during question period in this place, the Prime Minister vilified former prime minister Harper close to a dozen times. As the Liberals' good friend Warren Kinsella recently pointed out, the Prime Minister is looking “for an enemy to demonize”.
I mention that because the former Conservative government of Mr. Harper concluded more free trade agreements than any prime minister in the modern era. It is not as if the Liberals, or the Prime Minister, would be unaware of this, because they sat in this place during the last Parliament and voted in support of all those new trade agreements, yet the Prime Minister turns around and vilifies the former prime minister, who has a demonstrably more successful record on trade agreements.
However, perhaps that is preferable to talking about the lack of progress on Canadian softwood. I looked up on the Open Parliament website how many times the Prime Minister has even mentioned the word “softwood”. The answer is 18 times since 2016. The vast majority of those times were only because he was answering questions on softwood lumber asked by the opposition.
How many times has he referenced Stephen Harper? It is 190 times, and it will probably be more than 200 after today's question period. With the Prime Minister's priorities so focused on vilifying Mr. Harper instead of focusing on softwood lumber, is it any wonder he has made zero progress on this file?
Why do I point this out? I point this out because lumber mills are closing all across British Columbia at an alarming rate. My riding has lost lumber mills. I know first-hand what that does to a small rural community. It is devastating. However, there is complete silence from the Prime Minister regarding softwood lumber unless he is asked about it by the opposition in this place. Why? Maybe it is because he is too busy vilifying Mr. Harper.
In my view, that is not acceptable. B.C. forest workers deserve better. They deserve to know that they have a prime minister in Ottawa working to reach a softwood lumber deal.
I sometimes wonder whether, if Mexico had a vibrant softwood lumber sector, we would now have a deal done by extension as well. It is clear that Mexico has a more effective track record in these negotiations than the brand-first approach of the Prime Minister.
To summarize, we did not ask to be in this situation, clearly. However, I believe the approach taken by the Prime Minister to try to use this as a political opportunity was deeply flawed and made a bad situation worse.
Again, as evidence of that, I say to look no further than the approach taken by Mexico and the success that it had while we sat on the sidelines.
I have raised this point with ministers of the Crown. They told us that the meetings between the United States and Mexico were simply on bilateral issues that had nothing to do with Canada. However, they came out with a trilateral agreement, and Canada had a take-it-or-leave-it moment.
Despite the many concessions that the Prime Minister has made on this file, we can still make the most of it, but only if we recognize that we need to be more competitive. We have a regulatory environment in which things can get done in Canada. Many people have raised alarm bells, particularly the Canadian Chamber of Commerce, and not just about the lack of investment but also the ability to get things done.
The Leader of the Opposition today clearly asked the Prime Minister several times for the date for the Trans Mountain pipeline. The Prime Minister promised the Trans Mountain pipeline, one of the most important projects on the deck and one of the only ones on the deck, would go forward to help build the national interest, but the Prime Minister cannot give a date.
Originally, the Liberals said that it would be operating this calendar year. Again, I would submit that one need to look no further than the Trans Mountain pipeline as evidence as to where the challenges are. It has been four years, and still there is not a shovel in the ground. The fact that the Liberal government had to buy the project to save Kinder Morgan from the embarrassment of not being able to build it in a timely manner is all part of the problem. The fact that today even the government has serious challenges in trying to navigate the process to get it done is telling. Does anyone seriously believe that Bill C-69 and Bill C-48 will make it easier to invest in Canada?
The Prime Minister says that tankers can operate totally safely in one part of British Columbia and in other parts of Canada, but are so dangerous in another part of British Columbia that they must be banned. Does anyone seriously think that makes sense? In fact, a number of the senators in the other place have commented on the lack of scientific evidence on Bill C-48. The committee that studied it in depth recommended that the bill not proceed.
The approaches of the current government do not reconcile. These are the types of mixed messages that are just not helpful. However, I remain hopeful that we can become more competitive and that as we move forward, we can ultimately try to fully capitalize on this agreement despite the many concessions.
I would like to close on a more positive note, and I will add a few positive observations.
As we have established many times and in many areas, Canada and Canadians can compete and succeed against the very best in the world. As legislators, it is our job to ensure that they have a level playing field and unrestricted market access to do so. Therefore, I will vote in favour of this agreement as, ultimately, it will provide these opportunities.
However, I must say one more time that until we have full, unfettered free trade within Canada's borders, we are, as a country, not owning up to the promise of Confederation, and that falls on us. It falls upon the provinces that have not allowed Canada to become not just a political union but an economic one.
This will be my last speech in the 42nd Parliament, and I would like to share a few words on a personal note.
We all share the collective honour of being elected members of this place, and our families all share the sacrifice for the many times that we cannot be there for them. It is my hope that our families, particularly our young ones, understand that in this place our collective desire to build a better country starts and ends with them. I would like thank all families of parliamentarians for their understanding and support.
I would also like to share a word with other members of this place. It is so unfortunate that much of the work we do here is often summarized by many Canadians as what transpires in question period. Much of the most important work that we do collectively happens at committee.
On that note, I would like to sincerely thank the many members I have worked with on various committees. Everyone I have worked with shares the same commitment to help ensure that the federal government provides the best level of governance possible. We may disagree on programs, projects and approaches, but I have found that we share a commitment to making these programs work best for Canadians.
A final point I would like to make should not be lost by any of us. The former Conservative government introduced a program to provide supports for kids directly to their parents. At the time, the Liberal opposition mocked it, ridiculed it, and suggested that parents would simply blow the money they received on beer and popcorn, but when the Liberals formed their majority government in 2015, they did not kill that program. Liberals saw the merits of it and saw that it was working so they made improvements to it, and now it is working even more effectively. I wish to commend them yet again for that.
That is an example of two very different governments coming up with a program and finding ways to improve it to ensure that it helps support Canadian families.
Trade is similar. After all, we are a nation of traders. We need to have these things that make us collectively prosper, that allow us to build stronger ties and relationships and provide the security and the sense of certainty that it takes for someone to start a business or for a country to get behind a new program. These are great examples of the work that we do when we are here on behalf of Canadians.
Thank you, Madam Speaker, for the time you spend in the chair. I am sure there are many different ways you would rather spend your time than listening to me, but I do appreciate the work you do and I am sure my constituents do as well. I look forward to the challenges in the upcoming months and in the questions and comments I will hear from my fellow colleagues.
Voir le profil de Lloyd Longfield
Lib. (ON)
Voir le profil de Lloyd Longfield
2019-06-19 16:59 [p.29414]
Madame la Présidente, le député d’en face a siégé lui aussi au Comité permanent de l’industrie, des sciences et de la technologie. Nous avons eu beaucoup d’excellentes discussions là-bas, et bon nombre d’entre elles sont le résultat des liens que nous avons avec la Chambre de commerce du Canada.
J’ai été président de la Chambre de commerce de Guelph. J’ai siégé au conseil d’administration de la Chambre de commerce de l’Ontario et j’ai travaillé en étroite collaboration avec Perrin Beatty et son groupe à la Chambre de commerce du Canada, qui nous ont appuyés tout au long de nos négociations sur le nouvel accord de libre-échange. Ils nous ont particulièrement encouragés à tenir bon en ce qui concerne l’article 232 sur l’acier et l’aluminium. Lorsque nous avons eu gain de cause, la Chambre de commerce du Canada a publié un communiqué disant qu’elle appuyait les efforts déployés par le gouvernement fédéral pour faire lever les droits injustifiés des États-Unis sur les produits canadiens de l’acier et de l’aluminium. Il a fallu que tout le Canada fasse front commun.
Il semble que le député laisse entendre que nous devrions nous rapprocher davantage du Mexique. Veut-il dire que nous devrions adopter les pratiques de ce pays en matière de travail ou de sécurité? Comment devrions-nous ressembler davantage au Mexique?
Madam Speaker, the member across the way is a fellow member on the INDU committee. We have had a lot of great discussions there, and a lot of them came as a result of our connections with the Canadian Chamber of Commerce.
I was the president of the Guelph Chamber of Commerce. I was on the board of the Ontario Chamber of Commerce and worked very closely with Perrin Beatty and his group at the Canadian chamber, who were supportive all the way through our negotiations on the new NAFTA, in particular saying we had to hold our ground when it came to the section 232 provisions on steel and aluminum. When we were successful, the Canadian chamber put out a press release saying that it supported the federal government's efforts to have the unjustified U.S. tariffs on Canadian steel and aluminum products lifted. It took all of Canada standing together.
It sounds like the member was suggesting that we should be more like Mexico. Does he mean we should be reflective of the labour practices of Mexico, or the safety practices? How should we be more like Mexico?
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PCC (BC)
Madame la Présidente, dans mon intervention, j’ai souligné que nous sommes évidemment en présence d'un accord tripartite et que le commerce international est influencé par de nombreux facteurs, comme l’efficacité des transports, la fiscalité et, bien entendu, les droits de douane, parce que c’est ce dont il est question dans un accord de libre-échange.
Comme je l’ai mentionné dans mon intervention, le Mexique a vu son secteur de l’automobile se développer parce qu’il n'a pas à assumer certains coûts auxquels est soumis le monde des affaires, au Canada, comme le Régime de pensions du Canada bonifié, pour lequel les employeurs doivent payer des cotisations plus élevées, et la taxe sur le carbone, qui fait augmenter le prix de tout, surtout celui des procédés qui exigent énormément d’énergie, comme c'est le cas dans le secteur de l’automobile.
Nous devons demeurer concurrentiels si le Canada, un pays commerçant, veut compétitionner sur les marchés. Nous ne pouvons pas offrir nos produits et services à d’autres pays si nos prix ne sont pas concurrentiels sur le marché en raison du coût de nos intrants. C’est un domaine où nous ne pouvons pas laisser le Canada tirer de l’arrière. J’espère que, le moment venu, le député recommandera au prochain gouvernement de s’attaquer à la lourdeur bureaucratique et aux impôts excessifs que le gouvernement actuel inflige au pays.
Madam Speaker, in my speech I pointed out that this is obviously a three-way agreement and that trade is influenced by many different things: the ease of transport, the tax regime, and tariffs, obviously, because that is what a free trade deal is supposed to deal with.
As I mentioned in my speech, Mexico has seen a rise in the development of its automotive sector because Mexico is not subject to many of the costs that are associated with doing business in Canada, such as the enhanced CPP, for which employers have to pay higher premiums, and the carbon tax, which increases the price of everything, particularly for processes that require a tremendous amount of energy, such as those in the automotive sector.
We must remain competitive if Canada, a nation of traders, is to compete in trade. We cannot take our products and services to other countries if we are priced out of the market because of our input costs. That is an area where we cannot allow Canada to fall back. I hope that when the time comes, the member will advocate for a new government to deal with the red tape and excessive taxation that the government has put on this country.
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NPD (QC)
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2019-06-19 17:02 [p.29414]
Madame la Présidente, j'aimerais d'abord remercier le député pour toutes ses années de service. Je sais que ce n'est pas un travail facile, et cela fait un bon bout de temps qu'il le fait.
J'aimerais aussi lui affirmer que je reconnais très bien, tout comme mes collègues du NPD, l'importance de nos relations commerciales avec les États-Unis. Ce que nous voulons, c'est la meilleure entente possible avec les États-Unis et le Mexique, et il faut admettre que ce n'est pas ce que nous avons. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il y a des gens aux États-Unis qui veulent renégocier cette entente pour avoir un meilleur accord.
Pourquoi donc précipiter le vote sur cet accord, alors qu'on pourrait très bien l'améliorer en attendant un peu et en continuant à négocier?
Madam Speaker, I would first like to thank the member for his many years of service. I know this is not easy work, and he has been doing it for a long time now.
I would also like to say that my colleagues in the NDP and I are fully aware of how important our trade relationship with the United States is. We want to have the best possible agreement with the United States and Mexico, but we must recognize that that is not what we have. That is also why there are people in the United States who want to renegotiate the agreement to get a better deal.
Why rush the vote on this agreement, when we could very well improve on it by waiting a bit and continuing to negotiate?
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PCC (BC)
Madame la Présidente, je remercie encore une fois la députée de ses bons mots, et je lui rends la pareille. Nous devrions tous respecter les députés qui travaillent d'arrache-pied pour leurs électeurs. Je la remercie de les avoir bien servis.
En tant qu'élu municipal, puis en tant que député fédéral, j’ai appris que les entreprises attendent une seule chose des gouvernements: la stabilité. Pendant que les négociations se poursuivaient, j’ai entendu dire, partout au pays, lorsque j’ai participé à des tables rondes de gens d’affaires, que ceux-ci estimaient ne pas être en mesure présentement de faire, au Canada, le genre d’investissement dans une entreprise que l’on fait une fois dans sa vie ou une fois par génération. Ces gens ont souvent choisi d’investir au sud de la frontière en raison de la trop grande incertitude entourant le commerce international.
Je suis tout à fait conscient du fait que cet accord n’est pas équitable et que c’est l’approche adoptée par le gouvernement qui nous a mis dans cette position. J’appuierai cette motion uniquement parce que je sais que les propriétaires d’entreprise à qui je parle et leurs employés ont besoin de pouvoir compter sur un environnement stable de commerce international.
Cependant, nous devons nous assurer que les entrepreneurs, les producteurs et, en fin de compte, les employés bénéficient de règles du jeu équitables. À l’heure actuelle, la question de la compétitivité de notre pays me préoccupe beaucoup. La compétitivité va devenir un facteur de plus en plus important dans les liens commerciaux du Canada avec le Mexique et les États-Unis, et nous devrions constamment être attentifs à cette question.
Madam Speaker, I want to reiterate my thanks to the member for her kind words, and to say the same. We all should respect members who work so very hard for our constituents. I thank her for her service.
One thing I have learned as an elected official, both at the city council level and now as a member of Parliament, is that business asks for just one thing from government: certainty. While the negotiations kept going on, I heard right across the country at business round tables that people felt they could not make those once-in-a-lifetime or once-in-a-generation investments in their businesses on the Canadian side. Often the reason people chose to go south with those investment choices was that we did not have trade certainty.
I am fully cognizant that this deal is a sub-par deal that the government's approach led us to this position. I will support this only because the business owners I speak to and the people they employ are asking for that basic certainty.
However, we need to make sure that our entrepreneurs, our producers and ultimately our employees have a level playing field. Right now, I am very concerned about the competitiveness aspects of our country. While we maintain trade ties with Mexico and the United States, competitiveness is going to become more and more important. It is something that we should never take our eyes off of.
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Lib. (ON)
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2019-06-19 17:05 [p.29415]
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de ses remarques finales bienveillantes.
Nous croyons que pour qu’ils soient fructueux, les accords commerciaux doivent être inclusifs. Ils doivent rallier la majorité de la population pour que tout le monde en profite, pas seulement les grandes multinationales.
Laquelle de ces dispositions le député considère-t-il comme un étalage de vertu? Le chapitre sur le travail de l’ALENA fait-il la promotion de la vertu? Serait-ce plutôt le chapitre qui fait la promotion de l’égalité entre les sexes? Ou encore le chapitre qui fait respecter les normes environnementales? Qu’en est-il du comité qui inclut les PME dans l'Accord sur le commerce? Est-ce là une proclamation de la vertu?
Madam Speaker, I thank my colleague for his gracious final remarks.
We believe that in order for trade deals to be successful, they need to be inclusive. They need to bring onside the majority of the population so that all people benefit, not just the large multinational corporations.
Which of these provisions does the member find to be virtue-signalling? Is the labour chapter in the NAFTA deal virtue-signalling? Is the chapter that promotes gender equality virtue-signalling? Is the chapter that enforces environmental standards virtue-signalling? How about the committee that includes SMEs in the trade implementation? Is that virtue-signalling?
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PCC (BC)
Madame la Présidente, je reviens à mon discours.
Encore une fois, il s’agit de mettre de l’avant des valeurs qui peuvent être importantes pour le premier ministre et pour les Canadiens. Il a essayé la même approche avec la Chine, et celle-ci l’a rejetée.
J’inverserais ma question. Si le président de la Chine venait au Canada et disait vouloir un accord de libre-échange, mais s’il précisait du même coup ses exigences et s’il y ajoutait des valeurs contraires aux nôtres, les Canadiens diraient à juste titre qu’ils ne sont aucunement d’accord.
Dans le cas du Mexique, ce pays s’est concentré sur ce qui pouvait lui rapporter. Lorsque nous avons demandé au gouvernement où il avait obtenu des victoires, les libéraux ont répondu que nous avions réussi à conserver le chapitre 19. S’ils ne peuvent pas dire où sont leurs gains et peuvent seulement dire qu’ils ont conservé une composante de l’ancien accord, ce n’est pas une très grande victoire.
Il y a eu concession après concession, sans parler des droits de douane sur l’acier et l’aluminium qui ont nui à bon nombre de nos industries. C’était la mauvaise approche.
Dans mon discours, j’ai présenté un autre point de vue. Nous n’aurions pas dû permettre au Mexique d’isoler le Canada dans les pourparlers bilatéraux qui ont fini par devenir trilatéraux. C’était une erreur clé, quoi qu’en dise le gouvernement. Je sais qu’il y a des libéraux en face qui seraient d’accord avec cette affirmation.
Madam Speaker, I will just go back to my speech.
Again, it is about putting forward values that may be important to the Prime Minister, that may be important to Canadians. He tried the same approach with China. China rejected that.
I would just ask it the other way around. If the leader of China came to Canada and said, “We want a free trade agreement, but here is what we want to see” and put values in it that are contrary to Canadian values, Canadians would rightly say that we were not in support.
In the case of Mexico, Mexico was laser-focused on where it could win. When we asked the government where it got any wins, the Liberals said that we kept chapter 19. If they cannot say where their wins are and can only say that they kept one component, it is not much of a win.
There was concession after concession, not to mention the steel and aluminum tariffs that kneecapped many in our industry. That was the wrong approach.
In my speech, I gave an alternative view. We should not have allowed Mexico to isolate Canada in those bilateral talks that ended up being trilateral ones. That was a key error, regardless of what the government says. I know there are Liberals on that side who would agree with that assessment.
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PV (BC)
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2019-06-19 17:07 [p.29415]
Madame la Présidente, j’ai une question à poser au député au sujet du retrait de l’accord de la disposition sur le règlement des différends entre les investisseurs et l'État. J’aimerais aussi savoir ce qu’il pense de l’article 22, qui limite les sociétés d’État.
Compte tenu de tout cela, que pense-t-il de l’APIE Canada-Chine? Il s’agissait d’un traité d’investissement, et non d’un accord commercial, que le gouvernement Harper a fait adopter sans débat à la Chambre, en vertu duquel les sociétés d’État chinoises peuvent recourir au mécanisme de règlement des différends entre les investisseurs et l'État pour obtenir une indemnisation en cas de perte de profit potentiel lorsque nos lois et nos politiques nuisent à leur rentabilité.
J’aimerais simplement savoir ce que pense le député de la disposition sur le règlement des différends entre les investisseurs et l'État dans les accords commerciaux, des sociétés d’État et de l’APIE Canada-Chine à la lumière de ce que je viens de dire?
Madam Speaker, I have a question about how the member feels about investor state dispute settlements being removed from the agreement, and also about article 22, which limits state-owned corporations.
In light of that, how does he feel about the Canada-China FIPA? It was an investment treaty, not a trade agreement, that was pushed through by the Harper government without any debate in this House, whereby Chinese state-owned corporations can use investor state dispute settlements to seek compensation for the loss of potential profit when our laws and policies get in the way of their profitability.
I am just curious about how the member feels about investor state agreements in trade agreements, about state-owned corporations, and about the Canada-China FIPA in light of those things.
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PCC (BC)
Madame la Présidente, comme le député semble très choqué par rapport à l'APIE entre le Canada et la Chine, je vais aborder cette question sans tarder.
D'entrée de jeu, le député devrait relire la Constitution. L'exécutif — en l’occurrence, le premier ministre et le Cabinet — est habilité à conclure des accords avec d'autres pays. En fait, c'est grâce à des modifications apportées sous le gouvernement Harper que ces accords doivent maintenant être déposés pendant une période de 21 jours à la Chambre pour que les parlementaires puissent les étudier.
Si le député et sa chef remportent assez de sièges pour former un parti officiel, ils pourront alors porter ce sujet à l'attention de la Chambre dans le cadre de leur journée d'opposition.
Lorsque des entreprises canadiennes souhaitent vendre leurs produits ou leurs services à l'étranger dans des pays comme la Chine, elles peuvent craindre de ne pas y bénéficier du même traitement que leur réservent les pays qui partagent des valeurs similaires à celles du Canada, des États-Unis et des membres de l'Union européenne en général et qui respectent la primauté du droit de la même façon. Ces entreprises se demandent comment se protéger en cas de confiscation sans indemnisation. La mise en place de ce processus dans des pays comme la Chine assure une certaine protection aux entreprises.
Je serais ravi de poursuivre ce débat avec le député pour lui permettre de mieux comprendre.
Madam Speaker, the member seemed most offended by the Canada-China FIPA, so I will address that straight away.
First of all, the member should review the Constitution. It is the executive, in this case the Prime Minister and cabinet, that has the authority to enter into agreements with other countries. It was actually the Harper government that made changes that allowed those agreements to be tabled for 21 days here so that parliamentarians could review them.
If the member and his leader want to win enough seats to form an official party, they can make that the question on their opposition day.
When we push Canadian companies to sell their products and services abroad, and they choose to enter a place like China, they may not feel that they are going to be treated the same way they are in a rule-of-law country like Canada, like the United States and like many in the European Union, where there is due process and similar values in that due process. They would ask how they were going to protect themselves in case there was confiscation without compensation. Having that process in place in places like China allows some protection.
I would be happy to speak with the member further about his views.
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Lib. (ON)
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2019-06-19 17:09 [p.29415]
Madame la Présidente, c'est avec plaisir que je prends la parole au sujet du nouvel ALENA. Avant toute chose, je vous signale que je partagerai mon temps de parole avec le député de Nanaimo—Ladysmith.
Je m'attarderai tout d'abord sur le bilan du gouvernement libéral en matière de commerce international. Bien que plusieurs gouvernements consécutifs aient parlé de diversifier et d'élargir nos échanges commerciaux, la plupart n'ont pas réussi à le faire. Je reconnais que l'ancien gouvernement de M. Harper a entrepris des négociations, mais il n'a malheureusement pas été en mesure de les faire aboutir. C'est le cas notamment de l'Accord économique et commercial global: les conservateurs ont commencé à négocier, mais ils n'ont pas réussi à conclure une entente. Dans le cas du Partenariat transpacifique global et progressiste, les conservateurs avaient négocié l'accord précédent, le Partenariat transpacifique, qui avait échoué. C'est grâce au leadership du gouvernement libéral et du premier ministre que le Canada a pu relancer cet accord, le renégocier, l'améliorer, y intégrer des éléments progressistes et inclusifs, et le ratifier.
Le Canada est une nation commerçante. Un emploi canadien sur six est lié au commerce. Le gouvernement libéral reconnaît l'importance des échanges commerciaux, mais il sait aussi qu'il est essentiel de voir à ce que les ententes que nous signons soient inclusives. C'est pourquoi nous pensons toujours à la classe moyenne, aux petites et moyennes entreprises, et à l'égalité des sexes. Il ne s'agit pas d'avoir l'air vertueux, car ces éléments ont une réelle importance économique. Quand on en prend soin, tous les Canadiens en profitent. On peut non seulement tirer des gens de la pauvreté, mais aussi les inviter à se joindre au marché du travail, afin que les accords de libre-échange profitent à tout le monde.
J'expliquerai un peu comment nous avons réussi à conclure l'Accord économique et commercial global, à le signer et à le ratifier à la Chambre des communes. Nous avons aussi réussi à renégocier et à améliorer l'ancien Partenariat transpacifique, qui est devenu le Partenariat transpacifique global et progressiste. Nous l'avons signé et ratifié à la Chambre des communes. Nous avons d'ailleurs été l'un des premiers pays à le ratifier. Nous avons aussi réussi à renégocier l'ALENA, et le processus de ratification est en cours.
Si nous additionnons le tout, cela représente 1,5 milliard de nouveaux clients pour les entreprises et les travailleurs canadiens. Aujourd'hui, le Canada est le seul pays du G7 à avoir conclu un accord de libre-échange avec tous les autres pays de ce groupe. Il ne s'agit pas d'accords de libre-échange quelconques, mais bien d'accords commerciaux équitables et inclusifs qui tiennent compte des intérêts de tous les Canadiens, en particulier de ceux de la classe moyenne.
Je tiens également à souligner notre investissement dans l'accroissement des échanges commerciaux. Le gouvernement a investi les sommes les plus importantes de l'histoire du Canada dans les infrastructures commerciales et les systèmes de soutien au commerce. Nous avons investi plus de 1,2 milliard de dollars dans l'expansion des corridors commerciaux, notamment les ports, les routes et les chemins de fer. Nous avons investi dans le Service des délégués commerciaux du Canada, qui constitue notre meilleur atout. Il s'agit du meilleur atout des entreprises et des travailleurs canadiens. C'est la force de vente mondiale du Canada. Le Service est présent dans 160 pays pour faire la promotion des entreprises et des intérêts canadiens, et nous sommes fiers d'investir dans cet organisme et d'accroître sa présence partout dans le monde.
Nous créons des programmes qui appuient les petites et moyennes entreprises qui cherchent à prendre de l'expansion et à commercialiser leurs produits à l'étranger parce que nous savons que celles qui le font offrent de meilleurs salaires et sont plus résilientes et plus rentables. Si nous voulons continuer à créer des emplois, il est dans notre intérêt de soutenir les PME qui exportent leurs produits. Aujourd'hui, seulement 14 % des PME font des affaires à l'étranger, et nous voulons augmenter ce chiffre.
Nous avons créé des programmes, comme CanExport, qui aident les PME qui envisagent de vendre leurs produits à l'étranger, mais qui s'inquiètent des coûts initiaux. Nous aidons les PME d'un bout à l'autre de notre grand pays à tirer parti des nouveaux marchés qui s'offrent à elles.
Ce n’est pas tout. En 2018, l’investissement étranger direct au Canada a augmenté de 60 %. Pourquoi? Le Canada reçoit un niveau d’investissement étranger sans précédent, parce que le reste du monde remarque que le Canada a accès à un vaste éventail de marchés. Les États-Unis n’ont pas le même accès aux marchés étrangers que le Canada.
Les sociétés multinationales s’en rendent compte. Les investisseurs internationaux s’en rendent compte. C’est pourquoi nous avons constaté une augmentation de 60 % des investissements étrangers. Les investissements directs de pays autres que les États-Unis ont augmenté de 300 %. Ces investissements créent des emplois pour la classe moyenne. Ces investissements apportent de la richesse à nos entreprises. C’est une bonne nouvelle pour notre pays et pour tous les Canadiens.
Je vais prendre un instant pour parler de l’ALENA.
Nous avons dû renégocier l’ALENA lorsque l’actuel président des États-Unis a fait campagne en promettant de le déchirer. Il a dit aux citoyens américains qu’il fallait détruire l’ALENA.
Nous avons entamé de bonne foi des négociations avec la nouvelle administration. Nous voulions garder l’esprit ouvert. L’ALENA avait plus de 20 ans, et il fallait le remanier. Le processus de négociation a été difficile.
Je tiens à prendre un moment pour souligner la façon dont les Canadiens de toutes les allégeances politiques et les entreprises canadiennes se sont ralliés à notre gouvernement alors que nous étions au beau milieu de négociations difficiles avec nos partenaires.
De nombreux députés conservateurs et d’autres conservateurs nous ont toutefois demandé de capituler. Le Parti conservateur aime se vanter du bilan de Stephen Harper. Dans une note de service rédigée par M. Harper en 2017, il écrivait qu’il importait peu que ce que proposent les Américains empire notre situation. Il voulait que l’on capitule et il encourageait les gens à faire pression sur le gouvernement canadien pour qu’il capitule.
C’est ce que mes collègues conservateurs ont demandé pendant la période des questions, et cela figure au compte rendu. Ils exigeaient que notre gouvernement capitule devant les exigences des États-Unis. Je suis heureux, et je suis fier, que notre premier ministre, notre ministre des Affaires étrangères et notre équipe n’aient pas capitulé. Nous avons fermement défendu les valeurs canadiennes. Nous avons défendu avec conviction ce qui était sensé pour les entreprises canadiennes. Nous avons obtenu un très bon accord.
Nous avons fait face à certaines difficultés avec les tarifs sur l’acier et l’aluminium, des droits injustes et illégaux sur l’acier et l’aluminium, mais nous nous sommes accrochés. Nous avons exercé des pressions et nous avons défendu notre cause. À l’époque, mes collègues conservateurs nous demandaient encore une fois de baisser nos tarifs. Ils les qualifiaient de « stupides ». Nos représailles tarifaires ont bien fonctionné, et nous avons pu négocier l’élimination des tarifs de notre partenaire, les États-Unis.
Mes amis disent que nous faisons étalage de vertu. J’aimerais qu’ils me disent quelle partie de ce nouvel ALENA ils considèrent comme un étalage de vertu. Le chapitre sur le travail de l’ALENA fait-il la promotion de la vertu? Serait-ce plutôt le chapitre sur l’égalité entre les sexes? Ces chapitres inclusifs profiteront à tous les Canadiens et feront augmenter leurs salaires. Ils mettront des emplois plus productifs à la disposition de la classe moyenne.
Je suis déçu des conservateurs. Je suis soulagé qu’ils votent en faveur de cet accord. J’ai peine à les comprendre, mais je suis quand même soulagé qu’ils votent en faveur. Je leur demande de se joindre à nous et de reconnaître que ces dispositions et cet accord sont bons pour la classe moyenne et pour tous les Canadiens.
Madam Speaker, I am pleased to rise to speak on the new NAFTA. Before I start, I would like to point out that I will be splitting my time with my colleague from Nanaimo—Ladysmith.
Let me take the time to highlight, first and foremost, our government's record on international trade. Consecutive governments have talked about trade diversification and trade expansion, but most governments have failed. I acknowledge that the previous government, under Mr. Harper, had started some negotiations, but unfortunately, it was not able to close the deals. When it came to the free trade agreement CETA, while the Conservatives started the negotiations, they could not close the deal. When it came to the CPTPP, the Conservatives negotiated the previous agreement known as TPP, but it failed. It took our government's leadership and our Prime Minister's leadership to renegotiate it to include progressive, inclusive elements and revive it, improve it and ratify it.
Canada is a trading nation. One out of six Canadian jobs is related to trade. Our government has recognized the value of trade. However, we also know that it is really important to make sure that when we sign trade agreements, they are inclusive. We keep in mind our middle class, we keep in mind small and medium-size enterprises and we keep in mind gender equality. Those issues are not virtue signalling. Those issues are economic issues. Those issues benefit all Canadians. They help lift many people out of poverty and invite them into our labour force to ensure that everyone is benefiting from those free trade agreements.
I want to talk about how we were able to close the deal on CETA, sign it and ratify it here in the House of Commons. We were able to renegotiate and improve the previous agreement known as the TPP, the CPTPP, sign it and ratify it here in the House of Commons. In fact, we were one of the first countries to ratify the CPTPP. We were also able to renegotiate NAFTA, and now we are in the midst of the ratification process.
If we add all that up, that is 1.5 billion new customers for Canadian businesses and Canadian workers. Today Canada is the only member of the G7 that has a free trade agreement with all other G7 nations. These are not just any free trade agreements. They are fair, inclusive trade agreements that keep in mind the interests of all Canadians, particularly our middle class.
I also want to highlight our investment in expanding trade. Our government has put the largest investment into trade infrastructure and trade support systems in Canada's history. We have invested over $1.2 billion in expanding our trade corridors, including ports, roads and rail. We have invested in the Canadian Trade Commissioner Service, which is our best asset. It is our Canadian businesses' and Canadian workers' best asset. It is Canada's global sales force. It is present in 160 countries around the world, promoting Canadian businesses and promoting Canadian interests, and we are proud to invest in it and to expand its presence around the world.
We are creating programs that support small and medium-sized businesses that are looking to expand and trade, because we know that small and medium-sized enterprises that trade pay better, are more resilient and are more profitable. It is in our best interest, if we want to continue to create more jobs, that we support small and medium-sized enterprises that export. Today only 14% of our SMEs trade, and we want to increase that number.
We have created programs such as CanExport that help small and medium-sized enterprises that are thinking about trade but are worried about the upfront costs. We are providing support to those SMEs all across our great country so that they are able to take advantage of those new markets that are available to them.
It does not end there. In 2018, foreign direct investment in Canada grew by 60%. Why? Canada is receiving an unprecedented level of foreign investment, because the rest of the world is noticing that Canada has access to an incredible array of markets. The U.S. market does not have the same access to foreign markets as Canada does.
International businesses are noticing. International investors are noticing. That is why we have seen a 60% increase in foreign trade investment. Direct investment from countries other than the U.S. has increased by 300%. Those investments bring jobs to our middle class. Those investments bring wealth to our businesses. This is good news for our country and good news for Canadians.
Let me take a moment to talk about NAFTA.
We had to renegotiate NAFTA when the current President of the United States campaigned on tearing up NAFTA. He told U.S. citizens that NAFTA needed to be torn up.
We started the negotiations with the new administration in good faith. We wanted to keep an open mind. NAFTA was over 20 years old, and it needed an overhaul. It was a tough negotiation process.
I want to take a moment to acknowledge how Canadians of all political stripes and Canadian businesses rallied around our government as we were in the midst of a tough negotiation with our partners.
However, many on the Conservative benches, and other Conservative voices, were asking us to capitulate. The Conservative Party loves to brag about Stephen Harper's record. Here is a direct quote from a memo written by Mr. Harper in 2017. He wrote, “it does not matter whether current American proposals are worse than what we have now.” He wanted us to capitulate, and he was encouraging people to put pressure on the Canadian government to capitulate.
My colleagues on the Conservative benches were asking questions in question period, and this is on the record. They were demanding that our government capitulate to U.S. demands. I am glad, and I am proud, that our Prime Minister, our Minister of Foreign Affairs, and our team did not capitulate. We stood firm for Canadian values. We stood firm for what made sense for Canadian businesses. We ended up with a great deal.
We did face a challenge with steel and aluminum tariffs, unjust and illegal steel and aluminum tariffs, but we hung in. We pushed and we advocated. At the time, my colleagues on the Conservative benches again asked us to drop our tariffs. They called them “dumb”. Our retaliatory tariffs worked, and we were able to negotiate the elimination of those tariffs with our partner, the United States.
My friends say that we were virtue-signalling. I would like to know from them what part of this new NAFTA is virtue-signalling. Is the new labour chapter virtue-signalling? Is the new chapter on the environment virtue-signalling? Is the new chapter on gender equity virtue-signalling? These inclusive chapters will benefit all Canadians and will raise their wages. They will make sure that we have more productive jobs for the middle class.
I am disappointed in the Conservatives. I am relieved that they will be voting for this agreement. It does not make sense to me, but still I am relieved that they will be voting for it. I ask them to join us and agree that those provisions and this deal are good for Canadians and good for middle-class Canadians.
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PCC (SK)
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2019-06-19 17:19 [p.29417]
Madame la Présidente, je dois rétablir les faits. Le secrétaire parlementaire a dit que son gouvernement avait sauvé le Partenariat transpacifique. La réalité, c’est qu’il a été signé, et si nous l’avions adopté, nous n’aurions pas eu à renégocier l’ALENA. Que s’est-il passé? Le gouvernement a fait traîner les choses. Les libéraux se sont traîné les pieds. Ils n’ont pas cessé d’hésiter. Ils n’ont pas cessé d'empêcher les États-Unis d’aller de l’avant. Si le gouvernement libéral l’avait adopté et l’avait ratifié, nous ne parlerions pas de l’ALENA aujourd’hui. C’est aussi simple que cela.
Les libéraux ont contrarié bon nombre de nos partenaires commerciaux dans le monde: la Chine, l’Arabie saoudite et les Philippines. À chacun de ses voyages à l’étranger, le premier ministre a réussi à indisposer les dirigeants.
En réalité, cet accord n’est pas parfait, mais il assurera la stabilité, et c’est ce que veulent les milieux d’affaires.
Notre acier de construction sera assujetti à des droits de douane en août. À l’heure actuelle, des droits de douane sont imposés sur le bois d’oeuvre. Que vont faire les libéraux pour régler ces problèmes une fois qu’ils auront ratifié cet accord?
Madam Speaker, I need to straighten out the record. The parliamentary secretary said that his government saved the TPP. The reality is that it was signed, and if we had passed it, we would not have had to renegotiate NAFTA. What happened? The government stalled. The Liberals dragged their feet. They kept hesitating. They kept making it impossible for the U.S. to move forward. If the Liberal government had embraced it and ratified it, we would not be talking about NAFTA today. That is the reality.
The Liberals have upset many of our trade partners around the world: China, Saudi Arabia, the Philippines. Which country has the Prime Minister travelled to where he has not upset someone?
The reality is that this agreement is not perfect, but it would provide stability, and business communities want stability.
Our structural steel is going to face tariffs in August. Our softwood lumber has tariffs right now. What are the Liberals going to do to solve those problems once they ratify this deal?
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