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Voir le profil de Gord Johns
NPD (BC)
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2022-11-30 17:15 [p.10240]
Monsieur le Président, je lui ai demandé de consulter les Nuu-chah-nulth de ma circonscription pour évaluer comment ils se portent. J'invite les députés, en leur tendant un rameau d'olivier, à venir rencontrer les Nuu-chah-nulth.
En ce moment, il se passe de bonnes choses. Il y a tout juste deux semaines, le gouvernement de la Colombie-Britannique, en collaboration avec les Premières Nations Huu-ay-aht, a annoncé la création du centre pour les mères Oomiiqsu. Il s'agit d'un foyer sûr et adapté à la culture, ainsi que d'un modèle de soins dirigé par des Autochtones pour les femmes qui tentent de garder leur famille unie, qui fuient la maltraitance, qui sont aux prises avec des problèmes de santé mentale ou de toxicomanie, ou qui vivent dans la pauvreté et subissent des traumatismes. Cependant, il n'y a toujours pas de financement fédéral. J'espère donc que le gouvernement respectera les recommandations du conseil et qu'il accordera du financement.
Le gouvernement collaborera-t-il avec la Colombie-Britannique pour veiller à répondre à ce premier appel à l'action et en faire une priorité?
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
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2022-11-30 17:16 [p.10240]
Monsieur le Président, je peux assurer au député que, pratiquement depuis le début, Ottawa collabore avec les Autochtones, les provinces et quiconque veut écouter afin de déterminer comment nous pouvons avoir une incidence positive sur la vie des Autochtones au Canada, notamment par la voie de la vérité et de la réconciliation.
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PCC (AB)
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2022-11-30 17:32 [p.10242]
Monsieur le Président, je suis heureuse de prendre la parole aujourd'hui pour appuyer le projet de loi C‑29, qui vise à constituer un conseil national de réconciliation.
Évidemment, c'est sous le gouvernement conservateur précédent qu'on a lancé la Commission de vérité et réconciliation et pris d'autres mesures pour améliorer les perspectives et les conditions de vie des Autochtones du pays, en particulier les jeunes Autochtones, le groupe de jeunes personnes qui croît le plus rapidement au Canada.
Malheureusement, il faut reconnaître que les libéraux ont beaucoup trop tardé à présenter ce projet de loi, étant donné qu'ils sont au pouvoir depuis sept ans et que le premier ministre affirme qu'il n'y a pas de relation plus importante pour lui que celle que nous entretenons avec les peuples autochtones.
C'est pour cela que les conservateurs ont réclamé un amendement pour que ce soit au premier ministre de fournir une réponse au rapport annuel du conseil national, conformément à l'appel à l'action de la Commission de vérité et réconciliation, car, à l'origine, le projet de loi proposé par les libéraux déléguait cette responsabilité à un ministre.
Ce n'est qu'un exemple parmi les 19 amendements substantiels que les conservateurs ont proposés pour améliorer le projet de loi afin de respecter les principes de transparence et d'indépendance, d'accroître la reddition de comptes, d'accélérer la présentation des réponses du gouvernement et, plus important encore, de prévoir des objectifs et des résultats concrets et mesurables.
Il est crucial de veiller à ce que les intentions louables et les discours bienveillants se traduisent pas des gestes concrets et de meilleurs résultats. Le fait que tous les partis aient appuyé 16 des 19 amendements proposés par les conservateurs est un signe de bonne foi et de volonté à collaborer en vue d'atteindre des objectifs communs.
Je suis fière de représenter les neuf communautés autochtones de Lakeland, tout comme je suis fière de représenter les Canadiens des 52 localités qui se trouvent dans cette circonscription. Comme toujours, ces gens et ces collectivités sont au centre de mes pensées. Par conséquent, à l'instar de ma voisine de Fort McMurray—Cold Lake, je vais parler d'un amendement conservateur on ne peut plus crucial que les députés de tous les autres partis ont inexplicablement rejeté. Les conservateurs souhaitaient réserver un siège au sein du conseil d'administration du conseil national à une organisation nationale autochtone en matière d'économie.
Il est insensé de parler, d'une part, de l'engagement mutuel des gouvernements et des citoyens à dire la vérité au sujet des injustices systémiques et paternalistes du passé pour favoriser la réconciliation sociale, mais de rejeter, d'autre part, l'idée de faire de la réconciliation économique une priorité pour que les communautés puissent passer de la gestion de la pauvreté à la génération de prospérité. Il y a tant de façons de remédier aux problèmes socioéconomiques disproportionnés que vivent les Autochtones et leurs communautés à cause de générations de politiques et de programmes gouvernementaux oppressifs et discriminatoires.
C'est encore plus important en ce qui concerne les difficultés constantes qu'éprouvent les chefs de file et les entrepreneurs autochtones qui souhaitent attirer ou créer des emplois, participer au capital, conclure des ententes d'intérêt mutuel ou élargir les perspectives économiques dans le domaine de l'exploitation des ressources naturelles. Ce secteur est la principale et souvent la seule source d'emplois dans les régions rurales et éloignées. C'est également pertinent dans les débats en matière de politiques publiques et lorsqu'il s'agit de déterminer qui sont les décideurs, d'établir les rôles en matière de consultation ainsi que de définir les notions de consentement et de consensus, d'identité et d'incidence locale.
Dans la circonscription de Lakeland, quatre des neuf communautés autochtones sont des établissements métis, ce qui représente la moitié de tous les établissements au Canada. Ces derniers sont propres à l'Alberta, ils sont dotés d'assises territoriales prévues par la loi pour les Métis et d'administrations locales, et ils ont des dépenses d'infrastructures, notamment pour des installations de traitement des eaux, des routes et des écoles. Ils paient des taxes, y compris des taxes sur le carbone.
Depuis des années, je déploie des efforts pour les faire reconnaître, et j'ai finalement réussi à convaincre le comité des affaires autochtones et du Nord de les désigner comme « des entités distinctes ayant des besoins propres » dans l'un de ses rapports.
En septembre, j'ai exhorté le ministre des Relations Couronne-Autochtones à inclure les établissements dans le projet de loi C‑29 parce que si on les empêche de participer pleinement au conseil, cela nuira évidemment à la réconciliation. J'attends encore une réponse.
Les représentants des établissements de Lakeland me disent souvent qu'ils se sentent abandonnés et oubliés par le gouvernement. Lee Thom, un conseiller de l'établissement métis de Kikino, dit que les établissements métis doivent avoir un siège à ce conseil afin de défendre les intérêts de leurs communautés autochtones, car elles sont autonomes et ne font pas partie des actuelles nations métisses de l'Alberta et du Canada.
Malgré cela, les établissements n'ont jamais été mentionnés dans un budget fédéral et ils sont souvent exclus des initiatives fédérales. À mon avis, cela demeure une omission flagrante.
C'est un aspect particulièrement pertinent dans la quête de la réconciliation économique. En effet, les établissements métis de Lakeland, ainsi que la plupart des Premières Nations, sont très impliqués dans le secteur de l'énergie et des ressources naturelles depuis des dizaines d'années et ils le sont encore aujourd'hui. Beaucoup d'entre eux pouvaient auparavant répondre à tous les besoins de leur communauté avec les revenus autonomes tirés de leurs entreprises et de leurs contrats.
Les néo-démocrates et les libéraux défendent un programme qui est hostile au secteur de l'énergie et qui vise l'abandon progressif du pétrole et du gaz, un programme qui a déjà fait fuir les investissements et qui entraîne la perte de projets d'une valeur de plus de 150 milliards de dollars et de centaines de milliers d'emplois. Les communautés autochtones ont été aussi durement touchées que les autres par cette approche.
L'an dernier, le comité des affaires autochtones et du Nord s'est penché sur les obstacles au développement économique autochtone. Nous avons entendu des dizaines de témoins, et une chose était évidente: outiller les communautés autochtones pour leur permettre d'établir des entreprises, d'exploiter leurs ressources naturelles et de créer de la richesse chez elle et dans les environs est crucial.
Dans le cadre de travaux menés plus tard, des témoins ont dit que les défis liés au logement, aux soins de santé, à la gouvernance, aux infrastructures et à la préparation aux situations d'urgence revenaient tous au concept fondamental qu'est la réconciliation économique. Plusieurs dirigeants élus de Lakeland ont participé.
Le chef Gregory Desjarlais, de la Première Nation de Frog Lake, a parlé de l'importance de l'accès au capital pour mettre des projets en chantier, comme la proposition de séquestration du carbone dirigée par les nations de Frog Lake et de Kehewin, toutes deux dans Lakeland. Frog Lake s'est grandement engagée et investie dans les activités énergétiques, que l'on pense aux emplois ou à l'entreprise détenue par la communauté Frog Lake Energy Resources Corp.
Les avantages des entreprises autochtones sont nombreux. Comme le chef Desjarlais l'a dit:
Regardez ces projets [...] Regardez la propriété autochtone. Si vous faites participer les Premières Nations, vous leur permettez de construire des maisons. Vous leur permettez d'envoyer des enfants à l'école. Vous leur permettez d'envoyer des gens se faire soigner. Vous leur permettez d'alimenter ces maisons en eau. Vous leur permettez d'enlever la moisissure. C'est ainsi qu'on résout des problèmes. C'est ce qu'il faut faire, au lieu de laisser tout l'argent quitter le Canada et de faire en sorte que les Premières Nations les plus pauvres doivent s'en remettre à des accords de contribution et demander l'aumône pour vivre.
Stan Delorme, président de l'établissement métis de Buffalo Lake, abonde dans le même sens. Cela leur permettrait de répondre à leurs importants besoins en matière d'infrastructures compte tenu du nombre incroyablement élevé de jeunes sans emploi et de porter le revenu annuel moyen à Buffalo Lake à 27 000 $.
La taxe sur le carbone qui ne cesse d'augmenter leur nuit encore plus, car les prix du bois d'œuvre, du carburant et du chauffage montent en flèche et les emplois qui leur étaient accessibles dans le secteur pétrolier et gazier ont disparu à cause du programme anti-énergie des libéraux. Selon Lee Thom, « nos établissements sont des collectivités vivantes et trépidantes avec des routes, des écoles et l'eau courante — avec tout ce qui accompagne une petite municipalité — et elles ont désespérément besoin de financement. »
Il s'agit de trois des neuf communautés autochtones de Lakeland qui font maintenant partie des 23 communautés qui sont maintenant les fières propriétaires d'oléoducs valant plus de 1 milliard de dollars dans la région d'Athabasca.
De nombreux autres projets et partenariats dirigés par des Autochtones et appartenant à des Autochtones ont été tout simplement anéantis par ce gouvernement hostile au secteur énergétique. Je songe à l'opposition unilatérale du premier ministre à l'oléoduc Northern Gateway. Sans aucune consultation, il a détruit les aspirations et tout le travail de 31 communautés qui avaient signé des ententes sur les retombées. Je songe aussi à tous ces projets qui risquent d'être anéantis par les politiques et les activistes hostiles au secteur de l'énergie qui menacent des projets et qui, souvent, ne viennent même pas des régions concernées.
L'annulation pure et simple des projets et les retards délibérés causés par des politiques qui visent à forcer les promoteurs du secteur privé à abandonner les grands projets d'exploitation des ressources naturelles et d'infrastructure ont tous été des préoccupations majeures et ont souvent eu des effets tout à fait dévastateurs sur un bon nombre de communautés, de dirigeants et de groupes d'entreprises autochtones.
Ces projets offrent des possibilités de réconciliation économique. Ce sont des outils qui permettent aux communautés autochtones de répondre à leurs besoins sociaux et économiques essentiels, d'investir dans leurs cultures et de préserver et de cultiver leur patrimoine et leurs langues pour les générations futures.
Par exemple, la conseillère en chef Crystal Smith de la nation Haisla s'oppose au projet de loi C‑48, le moratoire relatif aux pétroliers et à l'exportation, et elle appuie le projet Coastal GasLink comme moyen de sortir sa communauté de la pauvreté.
La semaine dernière, Calvin Helin, auteur et entrepreneur autochtone, a déclaré que les Canadiens autochtones qui participent à l'exploitation responsable des ressources sont vraiment irrités par l'ingérence des « écocolonialistes », ces groupes dont le seul intérêt est d'arrêter les projets, et par l'ingérence des gouvernements qui n'écoutent que le côté du projet qui correspond à leur idéologie.
Il existe d'innombrables exemples où le gouvernement libéral fait fi du travail et de l'espoir des Canadiens autochtones, bloquant leur quête d'autodétermination, notamment Eva Clayton de la nation Nisga'a, dont l'installation d'exportation de gaz naturel liquéfié est en attente à cause des lourdeurs de l'administration libérale; Natural Law Energy, un regroupement de 20 Premières Nations des Prairies, qui a perdu une occasion d'investissement de 1 milliard de dollars lorsque le Keystone XL a été annulé à cause de l'inaction des libéraux; les Lax Kw'alaams, qui contestent en cour le projet de loi libéral C‑48 sur l'interdiction de l'exportation, qui a violé leurs droits et titres et ruiné leurs plans de port en eau profonde et d'installation d'exportation de pétrole sans les consulter; et les 35 communautés autochtones qui ont proposé le corridor énergétique Eagle Spirit, dont le travail et les espoirs de retombées économiques ont été anéantis par le projet de loi C‑69, une mesure anti-pipeline.
Le programme anti-ressource, anti-affaires et anti-énergie des libéraux et des militants anti-énergie, qui vivent généralement loin des communautés autochtones locales, sabote tous leurs efforts en vue de tirer parti de l'exploitation des ressources naturelles et de participer à leurs économies locales.
Ces actions ressemblent beaucoup à celles d'un gouvernement centraliste et colonialiste qui impose ses points de vue contraires aux objectifs et aux priorités de la majorité des peuples et des dirigeants autochtones directement concernés, comme ceux de Lakeland.
Les conservateurs soutiendront le projet de loi à l'étude, mais les libéraux doivent tout de même corriger leur attitude paternaliste qui empêche la réconciliation économique, afin de garantir que les voix autochtones, et pas seulement celles qui se conforment aux priorités politiques des libéraux, soient toutes représentées dans les efforts de réconciliation.
Voir le profil de Parm Bains
Lib. (BC)
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2022-11-29 17:37 [p.10193]
Madame la Présidente, j'aimerais souligner que je participe à la séance à distance, depuis les territoires traditionnels des peuples musqueam et salish du littoral. J'aimerais aussi vous informer que je vais partager mon temps de parole avec le député de Winnipeg-Nord.
J'aimerais remercier les membres du conseil d'administration provisoire et du comité de transition, qui ont mené des consultations exhaustives afin d'élaborer le cadre du projet de loi C‑29. J'aimerais aussi remercier le ministre des Relations Couronne-Autochtones et tous les députés qui appuient cette importante mesure législative, notamment les membres du Comité permanent des affaires autochtones et du Nord ainsi que les témoins qui ont comparu au sujet du projet de loi C‑29. Leurs amendements songés ont permis de renforcer ce projet de loi tout en respectant l'indépendance du conseil.
Grâce au projet de loi C‑29, le Canada franchit une étape de plus dans le processus multigénérationnel de la réconciliation avec les peuples autochtones. Trois des 94 appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation demandent au gouvernement de créer un conseil national de réconciliation. Il s'agirait d'une organisation permanente, indépendante et dirigée par des Autochtones qui surveillerait et appuierait les progrès de la réconciliation au Canada, y compris la mise en œuvre complète des appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation.
En tant que député de Steveston—Richmond-Est et en ma qualité d'habitant de longue date dans la grande région métropolitaine de Vancouver, la réconciliation avec les peuples autochtones est pour moi un impératif moral. Découvrir et célébrer l'histoire des peuples autochtones est une étape cruciale pour commencer à faire amende honorable et à bâtir un Canada plus inclusif.
Au printemps dernier, Richmond a nommé une nouvelle rue en l'honneur de Steven L. Point, le premier lieutenant-gouverneur autochtone de la Colombie‑Britannique. Il a été président tribal de la nation Stó:lo et il a été juge à la cour provinciale avant son mandat de 2007 à 2012 à la résidence du gouverneur général.
Au mois d'avril, j'ai assisté au dévoilement d'une nouvelle plaque au centre-ville de Vancouver. Celle-ci souligne la redécouverte des racines métisses de l'un des plus héros les plus inspirants du Canada: Terry Fox.
Célébrer les héros et l'histoire des peuples autochtones est un élément essentiel pour rendre le Canada plus inclusif.
Sur le chemin de la réconciliation, ces étapes symboliques sont fondamentales. Toutefois, elles sont aussi insuffisantes si elles ne sont pas accompagnées de partenariats économiques constructifs et d'améliorations à la qualité de vie des Autochtones. C'est pourquoi la collectivité de Steveston s'est associée avec les Premières Nations Musqueam et Squamish pour établir le plus grand port de petits bateaux de pêche au Canada.
Au printemps, afin d'assurer la viabilité des pêches de la Colombie‑Britannique et de rétablir les populations de saumon, les gouvernements fédéral et provincial se sont réunis et ont annoncé le doublement des contributions au Fonds de restauration et d'innovation pour le saumon de la Colombie-Britannique. Le saumon est un élément essentiel de l'alimentation traditionnelle des communautés autochtones de la région. La protection de cette source alimentaire vitale est essentielle pour faire avancer la cause de la réconciliation en Colombie‑Britannique.
Il ne peut pas y avoir de réconciliation sans aborder la grave crise du logement à laquelle les peuples autochtones font face, tant dans les réserves qu'à l'extérieur des réserves. En septembre dernier, les Vancouvérois et les Salishs ont accueilli sur leur territoire traditionnel le premier ministre, qui s'est engagé à fournir 1,4 milliard de dollars pour créer près de 3 000 logements sur les terres traditionnelles du quartier Kitsilano de Vancouver.
Le règlement de revendications territoriales contestées depuis longtemps est peut-être l'une des étapes les plus importantes de notre cheminement multigénérationnel vers la réconciliation. Cette année, le premier ministre et le chef de la nation Siksika ont conclu un règlement historique d'une revendication territoriale — l'un des plus importants accords du genre au Canada. L'accord prévoit une indemnisation de 1,3 milliard de dollars pour la nation Siksika afin de régler les revendications territoriales en suspens portant sur 46 500 hectares de la réserve des Siksika.
En juillet, le gouvernement du Canada et la nation de Shuswap ont annoncé une entente de règlement négociée concernant une revendication vieille de 100 ans, qui prévoit un règlement de 21 millions de dollars.
Bien que ces règlements nous rapprochent de la réconciliation, les choses ne changent pas assez vite, nous en sommes conscients. La création d'un conseil national de réconciliation n'aurait pas seulement pour effet de concrétiser 30 des 94 appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation: le conseil pourrait également mener des études approfondies et proposer des façons de régler les injustices systémiques qui font obstacle à la réconciliation au Canada.
La semaine dernière, pendant le témoignage qu'elle a présenté au Comité permanent de l'accès à l'information, de la protection des renseignements personnels et de l'éthique, l'union des chefs indiens de la Colombie-Britannique a parlé de son expérience et de ses préoccupations à l'égard du système d'information du Canada. Elle a informé le Comité que la souveraineté sur les données fait partie intégrante de l'article 28 de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, qui confirme le droit à une indemnisation juste, correcte et équitable pour les terres traditionnelles qui ont été confisquées. Elle a aussi souligné que, pour recevoir les documents dont elle a besoin pour plaider sa cause, elle devait avoir recours au processus d'accès à l'information. Autrement dit, les nations autochtones doivent passer par la partie contre laquelle elles se battent pour obtenir les documents dont elles ont besoin, et elles doivent payer pour chaque demande d'accès à l'information.
Les tracasseries bureaucratiques comme l'accès à l'information et les injustices systémiques et sociales font obstacle à la réconciliation. Un conseil national de réconciliation, comme celui que prévoit le projet de loi C‑29, jouerait un rôle important pour ce qui est de repérer les problèmes et de demander des comptes aux gouvernements à ce sujet.
Dans le cadre du processus de reddition de comptes, le conseil produirait un rapport annuel qui serait soumis au ministre et présenté au Parlement. Ce rapport rendrait compte des progrès réalisés en matière de réconciliation et recommanderait des changements à apporter au sein du gouvernement et dans l'ensemble de la société canadienne. La loi obligerait le gouvernement en place à fournir une réponse au rapport et à indiquer ce qu'il compte faire pour promouvoir la réconciliation.
Il incombe à tous les pouvoirs publics, ainsi qu'à l'ensemble de la population canadienne, de faire avancer la cause de la réconciliation, mais le gouvernement fédéral doit donner l'exemple en répondant aux besoins de tous. Le projet de loi C‑29 vise à faire avancer le gouvernement, mais aussi l'ensemble du pays. Comme l'a dit le chef Robert Joseph, « [t]rouvons le moyen de vivre ensemble dans ce temps et dans cet espace. Notre avenir et le bien-être de tous nos enfants reposent sur le type de relations que nous bâtissons aujourd'hui ».
La création d'un conseil national de réconciliation ne vise pas qu'à réparer les torts du passé. Il s'agit d'établir avec les peuples autochtones une nouvelle relation fondée sur le respect, le dialogue et un partenariat renouvelé. Il me tarde de voir le conseil à l'œuvre et de voir les recommandations qu'il fera pour promouvoir la réconciliation au Canada.
Voir le profil de Taylor Bachrach
NPD (BC)
Monsieur le Président, plusieurs collectivités du Nord-Ouest de la Colombie‑Britannique sont aux prises avec une hausse de la criminalité. Beaucoup de gens ne se sentent malheureusement pas en sécurité dans leur propre localité. Il faut investir davantage dans le logement, les services de soutien en santé mentale et les traitements à l'intention des personnes en difficulté. Les dirigeants locaux demandent aussi au gouvernement de s'assurer de l'efficacité de l'approche canadienne en matière de sécurité publique.
Le mois dernier, le procureur général de la Colombie‑Britannique a rencontré le ministre de la Justice et l'a exhorté à réformer le système canadien de libération sous caution. Présentera-t-il de telles réformes à la Chambre afin d'assurer la sécurité de nos collectivités?
Voir le profil de David Lametti
Lib. (QC)
Monsieur le Président, comme je l'ai déjà mentionné à la Chambre, mon homologue de la Colombie‑Britannique et moi avons discuté de cet enjeu avec d'autres ministres provinciaux et territoriaux il y a environ un mois, pendant une réunion fédérale-provinciale-territoriale. Nous avons délégué ce dossier à nos sous-ministres et à leur sous-comité. Ils nous soumettront un rapport.
Nous sommes conscients de toute l'importance que revêt cet enjeu non seulement en Colombie‑Britannique, mais dans l'ensemble du Canada. Comme toujours, les bonnes idées sont les bienvenues.
Voir le profil de Mark Strahl
PCC (BC)
Voir le profil de Mark Strahl
2022-11-16 14:08 [p.9548]
Monsieur le Président, il y a un an cette semaine, de nombreuses localités de la Colombie‑Britannique, y compris la mienne, étaient dévastées par des inondations et des glissements de terrain. Nous soulignons l'anniversaire de cette catastrophe, mais il est encore plus important de saluer l'altruisme et l'héroïsme des gens qui sont venus en aide à leurs concitoyens de la Colombie‑Britannique en difficulté.
Des agriculteurs ont risqué leur vie pour sauver des animaux dans la prairie Sumas. Des bénévoles ont rempli des sacs de sable toute la nuit pour sauver une station de pompage, des exploitations agricoles et des résidences familiales. Des gens ont offert nourriture et logement à des étrangers qui ne pouvaient pas rentrer chez eux. Des guides de pêche ont fourni des services essentiels de recherche et de sauvetage. Les premiers intervenants, les soldats et les équipes de travaux routiers ont tout fait pour assurer notre sécurité.
Un an plus tard, une partie du territoire et certains de nos voisins portent encore les cicatrices de cet événement traumatique. Nous serons là pour les aider à guérir, peu importe le temps qu'il faudra. S'il est vrai que nous n'oublierons jamais les effets dévastateurs que les pluies sans précédent ont eus l'an dernier, nous nous souviendrons également de l'esprit d'unité et du sentiment d'appartenance qui nous ont rapprochés comme jamais auparavant.
Voir le profil de John Aldag
Lib. (BC)
Voir le profil de John Aldag
2022-11-16 15:50 [p.9565]
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter une pétition signée par 8 000 personnes concernant des terres fédérales situées dans la circonscription de Surrey-Sud—White Rock, qui revêtent une grande importance pour les résidants des circonscriptions de Cloverdale—Langley City et de Langley—Aldergrove.
Ces 300 acres de terres sont considérés comme excédentaires. Or, ces terres revêtent une grande importance sur le plan alimentaire pour notre région. Elles sont vraiment spéciales. On y récolte chaque année une partie des premières pommes de terre, carottes et choux de la province. De plus, 70 % de la culture du chou frisé en Colombie‑Britannique, de mai à août, provient de ces 300 acres de terre. Enfin, on y cultive des légumes équivalant à 50 millions de portions, qui sont livrées partout dans l'Ouest du Canada.
Les pétitionnaires demandent entre autres au gouvernement fédéral de renoncer à se dessaisir de ces terres et d'envisager de les conserver en permanence à des fins agricoles.
Voir le profil de Taylor Bachrach
NPD (BC)
Monsieur le Président, les pêches commerciales sont encore importantes pour bon nombre de collectivités côtières de la Colombie‑Britannique. En matière de gestion des pêches, les approches sont nombreuses, mais je crois que nous pouvons tous nous entendre sur un certain nombre de principes. Les permis de pêche commerciale ne devraient pas être traités comme des actions sur un marché privé contrôlé par les grandes entreprises, la valeur maximale pour le poisson pêché devrait être accordée aux gens qui font le travail, et les prises de la Colombie‑Britannique devraient être transformées dans les collectivités britanno-colombiennes.
En 2007, le Canada a réformé les pêches de l'Atlantique de manière à ce que les pêcheurs et leurs collectivités puissent garder les bénéfices découlant des permis de pêche. Il faut faire de même sur la côte Ouest. En 2019, le comité des pêches et des océans a fait 20 recommandations pour réformer les pêches de la côte Ouest, mais aucune n'a été mise en œuvre par le gouvernement.
Les possibilités sont énormes pour la population et les collectivités, et il faut de la volonté politique pour en tirer profit.
Voir le profil de Taylor Bachrach
NPD (BC)
Monsieur le Président, 300 000 personnes vivent dans le Nord de la Colombie-Britannique, pourtant on n'y trouve pas un seul bureau des passeports. Les habitants doivent faire jusqu'à 17 heures de route pour aller chercher leurs passeports à Vancouver. J'ai entendu parler d'une personne qui a dû dépenser 2 000 $ pour se rendre en avion jusqu'à Victoria afin de récupérer les passeports de sa famille. C'est inacceptable.
Le gouvernement actuel a ajouté des services de récupération des passeports à 13 endroits au pays, mais aucun dans notre région. Ma question pour la ministre est donc toute simple. Quand le gouvernement va-t-il enfin ajouter un bureau des passeports dans le Nord de la Colombie-Britannique?
Voir le profil de Karina Gould
Lib. (ON)
Voir le profil de Karina Gould
2022-11-03 15:09 [p.9298]
Monsieur le Président, je suis très fière que nous ayons ajouté, au cours de l'été, 13 points de récupération des passeports dans tout le pays, y compris, pour la toute première fois, dans le Nord du Canada, à Whitehorse, au Yukon, ce qui est vraiment important.
Nous poursuivons nos efforts pour offrir aux Canadiens des services leur permettant d'obtenir leur passeport dans les meilleurs délais. Je peux assurer à mon collègue que nous tenons compte des besoins dans l'ensemble du pays pour nous assurer que ces services soient disponibles et accessibles pour tous les Canadiens.
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Voir le profil de Elizabeth May
2022-11-03 18:41 [p.9326]
Madame la Présidente, je remercie mes collègues qui tiennent vraiment à ce que nous ayons le quorum. Je remercie tout particulièrement le député de Whitby qui, je le sais, a dû interrompre une réunion très importante sur le financement de la lutte contre les changements climatiques.
Je tiens à souligner qu'un des éléments de l'énoncé économique de l'automne sera grandement amélioré lorsque nous irons de l'avant au sujet du financement de la lutte contre les changements climatiques. Je tiens tout particulièrement à souligner que l'autre endroit nous renverra un jour, je l'espère, le projet de loi S‑243, qui ferait en sorte que les finances s'alignent sur les objectifs climatiques.
Je vais revenir à ce que je disais précédemment. Lorsqu'on examine la situation dans laquelle nous nous trouvons, on constate que les Canadiens ont besoin d'aide à court terme. C'est en nous attaquant aux profits excessifs des secteurs d'envergure, comme ceux des combustibles fossiles, des finances, des banques et des assurances, ainsi que des chaînes d'épicerie — si, bien entendu, on peut prouver qu'il y a eu des profits excessifs, comme le prétendent avec beaucoup de conviction nos collègues néo-démocrates — que nous trouverons les ressources nécessaires à cette aide.
Nous savons que nous pouvons nous protéger des tempêtes en prenant soin les uns des autres. C'est une idée frappante dans cette mise à jour économique.
Je pense que c'est la première fois que je lis un document préparé par le ministère des Finances dans lequel la crise des changements climatiques n'est pas traitée comme un enjeu environnemental pour lequel nous devrions dépenser des fonds.
Pour la première fois, dans cet énoncé économique de l'automne, dans l'explication du gouvernement concernant les problèmes, les crises et les défis actuels, il est clair que la crise climatique n'est pas seulement un des problèmes mais plutôt une cause de notre situation économique.
À la lecture de l'énoncé économique de l'automne, je note pour la première fois que Finances Canada semble reconnaître de plus en plus que la crise climatique est à la fois une menace pour la santé économique du pays et une cause de l'instabilité mondiale à laquelle nous sommes confrontés. L'énoncé économique de l'automne ne fait pas seulement référence à un fonds. Certes, je me réjouis d'y voir des crédits d'impôt à l'investissement qui visent à favoriser le développement de plus de technologies propres. Je souligne en passant que les petits réacteurs modulaires ne devraient pas figurer dans cette liste. En ce qui concerne les technologies d'énergie solaire, éolienne, hydraulique, géothermique et d'autres technologies qui nous permettent d'éviter le gaspillage d'énergie, tout cela est vraiment excellent. Ce n'est toutefois pas ce point que j'ai remarqué.
Ce que j'ai remarqué, c'est que Finances Canada souligne que la perturbation des chaînes d'approvisionnement est causée, du moins en partie, par des événements liés à la crise climatique. On pense par exemple à la perturbation des chaînes d'approvisionnement qui s'est produite quand des biens n'ont pas pu être acheminés jusqu'aux marchés parce que le niveau d'eau du fleuve Mississippi était tellement bas que le bitume canadien n'a pas pu se rendre jusqu'aux raffineries des États-Unis. Les chaînes d'approvisionnement ont aussi subi des interruptions à cause de phénomènes comme les rivières atmosphériques qui ont détruit les routes de la vallée du bas Fraser. Nous payons encore.
L'énoncé économique de l'automne attire notre attention sur les coûts qui continueront d'être subis et la nécessité d'aider le Canada atlantique et l'Est du Québec, qui payent encore et ont besoin d'aide pour se remettre de l'ouragan Fiona. Il y a encore des milliards de dollars de l'énoncé économique de l'automne dernier pour aider la Colombie‑Britannique à se rétablir. Les députés se souviendront qu'après la série de phénomènes de rivières atmosphériques vécus l'automne dernier, tous les liens routiers vers Vancouver, la plus grande ville de l'Ouest canadien, ont été impraticables pendant un certain temps, ce qui a eu des répercussions sur les chaînes d'approvisionnement.
Les chaînes d'approvisionnement sont touchées par la crise climatique, de même que les grands événements économiques. En termes concrets, les sécheresses à l'étranger vont faire grimper le prix des aliments que les Canadiens achètent dans les magasins. La crise climatique n'est pas une question environnementale indépendante qui exige des dépenses. En fait, elle fait maintenant partie intégrante de la situation économique que nous connaissons et elle commence à être perçue comme telle par Finances Canada.
J'irai encore plus loin. Plus tôt, j'ai dit que nous avions affaire non pas à une situation habituelle où l'inflation est liée à la demande, mais à une hausse des coûts en grande partie liée à l'offre, à cause de l'invasion menée par le régime de Vladimir Poutine en Ukraine et des graves effets des changements climatiques, qui font véritablement augmenter les coûts. Quand les produits coûtent réellement plus cher, les outils dont nous disposons, comme les politiques monétaires et la hausse des taux d'intérêt par la Banque du Canada, n'ont pas le même effet salutaire qu'au temps de la crise de l'inflation du début des années 1970, lorsque le premier ministre Pierre Trudeau a mis en place des mesures d'urgence pour contrôler les prix et les salaires. Ce n'est pas la même situation qu'aujourd'hui. Nous avons affaire à une réelle augmentation des coûts à cause d'un véritable conflit et d'une crise climatique. On observe une hausse démesurée des coûts et des prix partout.
Compte tenu de la menace que les changements climatiques représentent pour l'économie, nous devons admettre que nous devons en faire bien plus. Que Finances Canada soit prêt ou non à l'admettre de vive voix, c'est ce qui ressort de la façon dont ce document est rédigé. Jamais auparavant je n'ai lu un document de Finances Canada mentionnant aussi souvent les nombreux effets — tous négatifs — de la crise climatique sur l'économie.
Cependant, je regarde un élément qui me fait penser que nous ignorons une occasion que nous devons saisir. Les observations préliminaires de la ministre des Finances rappellent un moment en 1903, lorsque le premier ministre de l'époque, sir Wilfrid Laurier, a déclaré à la Chambre que nous ne pouvions pas attendre et qu'il était temps d'agir. Il faisait référence au défi que représentait la construction d'un chemin de fer transcontinental. Pour l'instant, je vais passer sous silence le coût en vies humaines et les conséquences de la saisie des terres autochtones lors de la construction de ce chemin de fer, mais disons tout de suite que nous avons un défi similaire à relever et que nous l'ignorons: comment relier nos réseaux électriques entre eux?
Il s'agirait essentiellement d'un réseau électrique exempt de carbone à 100 % — pas carboneutre, mais sans carbone — dans lequel circulerait de l'électricité provenant, par exemple, de l'énergie solaire. L'Alberta sera la grande gagnante de l'énergie solaire. L'électricité produite par l'énergie solaire est moins chère en Alberta que partout ailleurs au pays. Il y a de l'hydroélectricité en Colombie‑Britannique, et j'aimerais bien que nous ne parlions pas du barrage du site C, mais nous pouvons faire beaucoup plus avec l'énergie renouvelable partout au Canada, et le système de stockage dont nous avons surtout besoin, c'est que notre réseau fonctionne. Il doit fonctionner d'est en ouest et du nord au sud.
Il n'en est pas question dans l'énoncé économique de l'automne. En fait, nous n'en parlons sérieusement nulle part parce que nous nous heurtons à l'éternel problème que pose la fédération. Nous ne pouvons pas expédier de la bière d'un bout à l'autre du Canada, et c'est la même chose avec l'électricité. Nous ne pouvons pas acheminer l'électricité de Manitoba Hydro de l'Est du Manitoba à l'Ouest de l'Ontario parce que nous n'avons pas d'interconnexions et que cette région, que je connais bien, comprend une partie importante de notre forêt boréale. Nous devrions avoir des interconnexions, mais il s'agit de terres autochtones. Pour respecter la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, ce que nous devons faire, il faut obtenir un consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause avant même de commencer à tracer les lignes d'une carte pour le réseau électrique.
Nous savons que des entrepreneurs du secteur privé voient déjà comment acheminer l'électricité d'Hydro-Québec jusqu'au Nunavut. Nous devons voir grand. Il nous faut reconnaître que, tout comme la construction du système de chemins de fer transcanadien était le défi en 1903, nous avons maintenant besoin, en tant que pays industrialisé moderne, d'un réseau électrique transcanadien. En effet, le réseau est la batterie nécessaire pour tout faire fonctionner.
Je ne donnerai qu'un bref exemple. Dans l'Union européenne, les États-nations distincts se coordonnent mieux et travaillent mieux ensemble que nos provinces et nos territoires ne collaborent avec le gouvernement fédéral. C'est consternant mais vrai. Le Danemark produit tellement d'énergie éolienne excédentaire qu'il la vend à la Norvège. La Norvège achète l'énergie éolienne verte et bon marché du Danemark, et les jours où la Norvège n'a pas besoin de cette énergie, elle pompe l'eau dans des réservoirs existants. C'est ce qu'on appelle le stockage par pompage, l'une des technologies mentionnées ici. L'eau reste dans les réservoirs jusqu'à ce que la Norvège en ait besoin. Elle ouvre alors les vannes, puis l'eau descend par gravité et entraîne les turbines, et lorsque l'énergie éolienne bon marché arrive du Danemark, ils la pompent à nouveau.
C'est une solution intelligente et simple qui permet à différents pays de partager leur électricité, ce que nous ne pouvons pas faire au Canada car les interconnexions font défaut, et il s'agit d'un projet de grande envergure. Cependant, il convient de le mentionner et d'y réfléchir.
Je terminerai sur ces propos. L'augmentation des coûts que les Canadiens ressentent n'est pas le résultat d'une inflation normale causée par la demande. Ce n'est pas une inflation normale dans le sens où elle n'est pas principalement causée par la demande, même si elle l'est en partie. Elle est en grande partie causée par la guerre en Ukraine.
Les Canadiens appuient l'Ukraine. Nous croyons que le courage du président Zelensky et du peuple ukrainien doit trouver écho dans la solidarité que nous leur témoignons. Toutefois, tout en nous montrant solidaires, nous devons en faire bien plus pour permettre le retour à la paix et faire pression en ce sens. Cela concerne directement l'énoncé économique de l'automne, car la hausse des prix que nous connaissons est en grande partie attribuable à la guerre cruelle, illégale et immorale que Poutine livre à l'Ukraine.
Nous devons utiliser tous les moyens à notre disposition comme puissance douce pour réclamer des pourparlers de paix et des cessez‑le‑feu. Il n'est pas suffisant d'exprimer notre solidarité envers l'Ukraine et de dire Slava Ukraini. Nous devons en faire davantage pour la paix parce que c'est le genre de pays qu'est le Canada. Il nous faudra peut‑être dire à nos alliés de l'OTAN que si notre appartenance à cette organisation nous empêche d'aider véritablement l'Ukraine, nous ne devrions peut‑être pas en être membres. Si l'OTAN ne peut pas œuvrer pour la paix et le désarmement nucléaire, il serait peut‑être temps de poser la question suivante à nos alliés au sein de cette organisation: à quoi sert une alliance qui ne peut pas protéger l'Ukraine à cause des armes nucléaires de l'OTAN et de la Russie, qui nous mettent tous en danger?
Nous devons faire face aux coûts réels qui augmentent. Nous devons faire face à de multiples crises simultanées pour éviter une crise alimentaire mondiale et une crise mondiale de l'eau. Nous devons faire plus dans ce pays en tant que chefs de file mondiaux de la lutte contre le changement climatique.
Cela implique de mettre fin au projet d'expansion de l'oléoduc Trans Mountain et de convertir cette société d'État à d'autres utilisations réellement bénéfiques, elles, pour les Canadiens, comme le renforcement de la résilience d'un bout à l'autre du pays et la construction des infrastructures dont nous avons besoin. Nous n'avons pas besoin du projet d'expansion de l'oléoduc Trans Mountain. Pour reprendre les mots d'Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, c'est « moralement et économiquement, une folie ». Il en va de même pour l'expansion du forage au large des côtes de Terre-Neuve — le projet Bay du Nord — et l'hydrofracturation au Canada, que l'on continue d'autoriser en prétendant que le gaz naturel liquéfié canadien est en quelque sorte meilleur que le charbon.
Nous devons faire face à la réalité économique, à la réalité de la guerre et à la réalité des changements climatiques. Il faut faire face à toutes ces réalités.
Nous pouvons en fait éviter le pire du changement climatique en corrigeant le tir rapidement. Nous pouvons suivre les indicateurs que la ministre des Finances nous a donnés dans le dernier budget et dire que, d'ici le printemps 2023, le budget sera le symbole d'un Canada qui pose les jalons d'une évolution conforme à la science. Abandonnons les combustibles fossiles, protégeons les travailleurs de ce secteur et assurons-nous que les Canadiens sont dans une maison qui peut résister aux tempêtes à venir.
Voir le profil de Rachel Blaney
NPD (BC)
Monsieur le Président, la semaine dernière, une résidente de North Island m'a dit qu'elle craignait pour la sécurité de sa famille à cause de la fermeture des urgences de l'hôpital de Port Hardy. Il n'y a pas assez de personnel pour la garder ouverte. C'est une crise. Les Canadiens n'ont pas accès aux services de santé publics. Les collectivités rurales ont été laissées pour compte en raison du sous-financement des services de santé par les gouvernements conservateurs et libéraux.
Le gouvernement va-t-il enfin écouter les supplications des Britanno-Colombiens qui réclament un financement fédéral plus important pour les services de santé publics?
Voir le profil de Jean-Yves Duclos
Lib. (QC)
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2022-10-31 15:07 [p.9082]
Monsieur le Président, le financement des services de santé publics au Canada est non seulement un besoin, mais aussi une obligation en vertu de la Loi canadienne sur la santé. Nous savons à quel point c'est important pour des millions de Canadiens en ce moment, alors que des crises sévissent dans les urgences partout au pays. Nous savons également que nous devons soutenir l'accès aux équipes de santé familiale, car c'est un élément clé de la solution. Les gens doivent avoir accès à leur médecin de famille afin de ne pas avoir à se rendre aux urgences pour traiter ou prévenir un problème de santé avant de devoir se rendre à l'hôpital.
Voir le profil de Gord Johns
NPD (BC)
Voir le profil de Gord Johns
2022-10-31 16:59 [p.9099]
Madame la Présidente, je sais que la députée a parlé un peu du projet de loi et de la taxe sur le carbone. Ce qui me préoccupe, c'est que tous les partis, tous ceux qui siègent à la Chambre, ont fait campagne en proposant une tarification du carbone. C'est incontestable. C'est ce qui s'est passé. Les gens ont voté pour que tous les députés soient ici pour prendre cette mesure.
Ce qui m'inquiète le plus, c'est que nous nous retrouvions ici et que des parlementaires, même de la Colombie-Britannique, pensent pouvoir supprimer la taxe sur le carbone, alors que dans ma province, la taxe sur le carbone est de compétence provinciale. Elle a été mise en place dans ma province par les libéraux de droite et a été appuyée par tous les partis.
Ma collègue comprend-elle que le gouvernement fédéral n'a pas compétence sur la taxe provinciale sur le carbone en Colombie-Britannique?
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