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Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, le Bureau d'assurance du Canada a déclaré que les inondations en Colombie‑Britannique sont le phénomène météorologique violent le plus coûteux dans l'histoire de la province.
Les dommages privés assurés sont évalués à 450 millions de dollars, mais leur coût réel est beaucoup plus élevé, car de nombreuses personnes touchées n'étaient pas assurées ou étaient sous-assurées. Ce montant ne tient pas compte non plus des pertes du côté de l'infrastructure publique. De plus, le coût des dommages causés aux biens assurés par les feux de forêt s'élève cette année à 155 millions de dollars, mais là encore, cela n'inclut pas les biens des gens qui n'étaient pas assurés.
Hier, l'énoncé économique de l'automne promettait un montant de 5 milliards de dollars, dans le cadre du mécanisme des Accords d'aide financière en cas de catastrophe, pour éponger les coûts de reconstruction liés aux récentes catastrophes naturelles en Colombie-Britannique. La réponse aux efforts soutenus déployés par mes collègues conservateurs et moi est appréciée et témoigne de l'approche Équipe Canada dont j'ai parlé, en particulier avec le ministre de la Protection civile, mais j'attends avec impatience de voir le gouvernement mettre à exécution sa promesse et préciser où et comment le soutien financier sera versé en collaboration avec le gouvernement de la province.
Les fonds sont prévus pour l'année financière 2021-2022, qui se termine dans un peu plus de trois mois. Les barrages et les routes qui ont été emportés ne peuvent pas être reconstruits aussi vite. Sera-t-il possible d'avoir accès à ces fonds après le 31 mars?
Fournir ces fonds par l'entremise des Accords d'aide financière en cas de catastrophe suscite d'autres préoccupations et d'autres questions. Les petites collectivités comme Princeton et Merritt, dans la circonscription de mon collègue le député de Central Okanagan—Similkameen—Nicola, s'inquiètent qu'en raison de l'ampleur des dégâts, leurs assiettes fiscales ne suffiraient tout simplement pas à fournir les fonds de contrepartie exigés. Qu'en est-il de Lytton, dans ma circonscription? Il n'y a littéralement pas d'assiette fiscale, car 90 % du village a été rasé pas les flammes.
Les Accords d'aide financière en cas de catastrophe entre le gouvernement fédéral et la Colombie-Britannique n'offrent aucune assurance que ces petites collectivités recevront le soutien dont elles ont besoin, ce qui cause beaucoup de stress aux dirigeants locaux.
Dans la réponse qu'il a donnée lundi, le ministre de la Protection civile a indiqué que les représentants des gouvernements fédéral et provincial et les dirigeants autochtones avaient une réunion le jour même à ce sujet. Le ministre pourrait-il partager avec la Chambre les résultats de cette réunion? Plus précisément, une partie des fonds annoncés sera-t-elle affectée à la réparation et au renforcement des digues?
Je suis heureux que les dirigeants autochtones aient participé à ces réunions, car lorsque les incendies de forêt ont dévasté Lytton et les Premières Nations des environs, l'été dernier, il était clair que la coordination des mesures d'urgence avec les collectivités autochtones touchées, ainsi que les préavis qui leur ont été fournis étaient tristement insuffisants. Les récentes inondations ont de nouveau montré cette réalité.
En Colombie‑Britannique, la First Nations' Emergency Services Society a demandé la mise en place d'un système d'alerte plus intégré et d'un financement plus stable après qu'il a fallu plusieurs jours pour coordonner les efforts et atteindre les communautés autochtones isolées par les inondations. La semaine dernière, j'ai parlé avec le chef Lampreau de la Première nation Shackan. Tout comme lui, de nombreux chefs des Premières Nations sont désemparés.
Selon l'Assemblée des Premières Nations, en 2018, la Colombie‑Britannique a signé une entente de 29 millions de dollars avec Services aux Autochtones Canada concernant les services d'urgence. L'entente prévoyait 28 postes de coordonnateur de la gestion des urgences pour les Premières Nations. Cependant, ces postes n'ont pas été pourvus. Pourquoi? Quelles mesures concrètes le gouvernement prendra-t-il pour mettre en place des ressources pour les communautés autochtones éloignées qui ont été les plus touchées par certaines des plus récentes catastrophes naturelles?
Je remercie encore une fois le gouvernement d'avoir versé 5 milliards de dollars à la Colombie‑Britannique et le ministre de la Protection civile d'avoir adopté une approche collaborative à mon égard. J'espère entendre des réponses concrètes à certaines de mes questions ce soir.
Voir le profil de Yasir Naqvi
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je remercie le député de Mission—Matsqui—Fraser Canyon de me permettre de fournir une réponse plus complète à cette question très importante.
Les récentes inondations en Colombie‑Britannique ont provoqué une catastrophe presque sans précédent pour les habitants de la vallée du bas Fraser. Elles ont dévasté des collectivités locales, notamment certaines que mon collègue représente. Il ne faut pas oublier non plus qu'il ne s'agit que de la plus récente catastrophe liée au climat à frapper la Colombie‑Britannique cette année: de nombreuses collectivités se remettent encore des violents incendies de forêt qui ont eu lieu il y a à peine quelques mois. Malheureusement, aussi dévastateurs que ces événements aient pu être, nous savons qu'ils ne seront probablement pas les derniers. Les recherches montrent que les catastrophes naturelles liées au climat ne feront qu'augmenter en fréquence et en gravité partout au Canada dans les prochaines années à cause des effets des changements climatiques.
Les changements climatiques sont l'une des plus grandes menaces de notre époque. Nous devons agir rapidement pour renforcer notre résilience et mieux protéger les collectivités. Il sera essentiel de poursuivre la collaboration avec nos homologues provinciaux et territoriaux alors que nous allons de l'avant avec ces travaux. C'est pourquoi le gouvernement a créé un comité sur l’intervention en cas de catastrophe et la résilience climatique avec ses homologues de la Colombie‑Britannique. Le comité collaborera étroitement avec des dirigeants autochtones pour répondre aux besoins immédiats des Britanno-Colombiens et pour trouver des moyens de rebâtir avec une plus grande résilience.
Parmi les principales mesures de soutien offertes aux Canadiens par le gouvernement fédéral dans la foulée de désastres semblables, il y a les Accords d'aide financière en cas de catastrophe, ou AAFCC. Les AAFCC nous permettent d'offrir un financement direct aux provinces et aux territoires touchés pour les coûts qu'ils doivent assumer. Dans le cadre de ce programme, le gouvernement fédéral partage avec les provinces et les territoires jusqu'à 90 % des coûts d'intervention en cas de catastrophe et de rétablissement admissibles lorsque ces dépenses admissibles dépassent un seuil établi en fonction de la population. Les AAFCC prévoient aussi un supplément de 15 % pour des améliorations en matière d'atténuation concernant des activités de rétablissement novatrices qui permettent d'améliorer la résilience future.
Comme le député l'a reconnu, comme l'indique l'énoncé économique de l'automne présenté hier, le gouvernement a réservé 5 milliards de dollars en 2020, en 2021 et en 2022 pour couvrir sa part des coûts de rétablissement aux termes des AAFCC et d’autres coûts attribuables aux récentes catastrophes naturelles survenues en Colombie-Britannique. Je peux aussi confirmer que le 19 novembre dernier, la Colombie-Britannique a présenté une demande d'aide financière et indiqué son intention de présenter une demande de paiement anticipé aux termes des AAFCC. Comme l'événement n'est pas terminé, les estimations de la province restent à venir et les représentants de la sécurité publique discutent activement avec leurs homologues provinciaux afin d'entreprendre le travail dans ce dossier. Nous savons qu'il reste du travail à faire pour aider les Britanno-Colombiens, pas seulement pendant la reprise après cette crise, mais aussi pour protéger l'ensemble des Canadiens contre toute catastrophe future.
Par l'intermédiaire du Programme national d'atténuation des catastrophes, le gouvernement appuie les investissements fondés sur le partage des coûts visant à atténuer les inondations, notamment en cherchant quelles mesures peuvent contribuer à identifier, à planifier et à prévenir les risques d'inondations. Le Fonds d'atténuation et d'adaptation en matière de catastrophes administré par Infrastructure Canada offre aussi des fonds pour les projets d'infrastructure qui contribuent à réduire les risques. De plus, nous avons créé un groupe de travail sur les assurances contre les inondations qui réfléchira, d'une part, aux moyens de protéger les propriétaires fortement exposés au risque d'inondation et, d'autre part, à la viabilité d'un programme national d'assurance-inondations à faible coût. Le rapport de ce groupe de travail est attendu au printemps 2022. Parallèlement, Services aux Autochtones Canada collabore avec des partenaires des Premières Nations pour examiner le contexte particulier des réserves. Ainsi, un comité directeur sera créé pour examiner les besoins des Premières Nations en matière d'assurance habitation contre les inondations.
Dans le cadre de nos efforts de reconstruction, les Canadiens méritent de savoir quels sont leurs risques d'inondations pour mieux planifier leur avenir. C'est pourquoi le gouvernement investira 63,8 millions de dollars sur trois ans pour collaborer avec les provinces et les territoires afin de compléter la cartographie des lieux à haut risque d'inondations.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, je souhaite la bienvenue à la Chambre des communes au député d'Ottawa-Centre et je le félicite de ses nouvelles fonctions de secrétaire parlementaire. Je lui demanderais de répondre à quelques questions précises.
Premièrement, les fonds annoncés en vertu des Accords d'aide financière en cas de catastrophe s'appliquent au présent exercice financier. Seront-ils toujours disponibles à l'exercice suivant? Comme l'a mentionné le député, certaines des demandes de la province restent à venir.
Deuxièmement, toujours au sujet des Accords d'aide financière en cas de catastrophe, la situation en Colombie‑Britannique est unique. Y aura-t-il une certaine flexibilité pour les petites municipalités qui pourraient avoir besoin de plus d'aide qu'à l'habitude pour assumer leur part de contribution dans le cadre de ce programme?
Troisièmement, le député d'en face ne croit-il pas qu'il serait nécessaire que le gouvernement du Canada renégocie les contrats avec la province de la Colombie‑Britannique en matière d'atténuation et de gestion des conséquences des catastrophes dans les réserves?
Voir le profil de Yasir Naqvi
Lib. (ON)
Monsieur le Président, encore une fois, je remercie le député de sa défense des intérêts des citoyens de sa circonscription. De toute évidence, nous sommes en présence de circonstances exceptionnelles. Néanmoins, je tiens à préciser que le gouvernement sera là pour les gens de la Colombie‑Britannique. Nous collaborerons avec les Britanno-Colombiens et le gouvernement de la Colombie‑Britannique pour offrir tous les soutiens nécessaires à la reconstruction à la suite de cette catastrophe ainsi que pour nous préparer à d'autres éventuelles catastrophes.
Étant donné que les fonds ont été annoncés hier, nous continuerons de collaborer étroitement avec le gouvernement de la Colombie‑Britannique pour nous assurer d'avoir toutes les estimations, toutes les dépenses et toutes les demandes en bonne et due forme. Je peux assurer au député que le ministre et moi travaillerons en étroite collaboration avec lui et lui communiquerons toute l'information en temps voulu.
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
demande à présenter le projet de loi C-214, Loi modifiant la Loi sur les eaux navigables canadiennes (lacs et rivières de la Colombie-Britannique)
— Monsieur le Président, je suis ravi de présenter mon projet de loi. Je remercie le député de Skeena—Bulkley Valley d'avoir appuyé la motion de présentation.
Le projet de loi vise à rétablir la protection de tous les lacs et de toutes les rivières de ma circonscription, protection qui était autrefois garantie par la Loi sur la protection des eaux navigables, avant que le gouvernement Harper ne la supprime. Le gouvernement libéral avait promis de rétablir cette protection, mais les demi-mesures du projet de loi C-69 ne suffisent pas.
La mesure législative rétablirait la protection de la rivière Okanagan, la plus belle réussite de remise en état de remonte de saumon au pays; des rivières Kettle et Granby, qui traversent la région de Boundary; de la rivière Slocan, l'une des plus belles rivières du continent; et de lacs tels que les lacs Skaha, Osoyoos, Slocan et Vaseux, ce dernier étant l'un des premiers refuges d'oiseaux situés sur des terres fédérales. Tous ces cours d'eau et plus encore sont au cœur d'Okanagan-Sud-Kootenay-Ouest, et ils méritent pleinement la protection d'autrefois.
Voir le profil de Ed Fast
PCC (BC)
Monsieur le Président, je vais poser de nouveau la même question au ministre et j'aimerais obtenir une véritable réponse cette fois. Le ministre a décidé que seule la Croix-Rouge est digne de recevoir un financement de contrepartie. Pourtant, les inondations ont dévasté la Colombie‑Britannique. Des milliers de citoyens se sont retrouvés sans abri. Il faut que tout le monde mette la main à la pâte. L'Armée du Salut, le Comité central mennonite, Archway, Samaritan's Purse, Centraide, le fonds d'aide d'urgence d'Abbotsford et même les églises et les gurdwaras répondent à l'appel et prêtent main-forte. Or, tous ont essuyé une rebuffade de la part du ministre. Ce dernier reviendra-t-il sur sa décision et annoncera-t-il un financement de contrepartie pour ces organismes aussi, oui ou non?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je tiens à profiter de l'occasion pour remercier les Britanno-Colombiens et les Canadiens des quatre coins du pays de la grande générosité et du soutien qu'ils ont manifestés à l'égard des personnes touchées par ces terribles inondations.
Nous avons collaboré étroitement avec le gouvernement de la Colombie‑Britannique et la Croix-Rouge canadienne pour verser une somme équivalente à celle recueillie, et, jusqu'à maintenant, 175 millions de dollars ont été recueillis entre les trois donateurs pour soutenir les Britanno-Colombiens. La Croix-Rouge canadienne accomplit un travail important, soit inscrire les personnes touchées et effectuer des évaluations pour s'assurer que l'argent soit versé aux personnes qui en ont le plus besoin. Parallèlement, nous remercions les nombreux Britanno-Colombiens qui ont fait preuve de générosité pour aider leurs voisins.
Voir le profil de Tako Van Popta
PCC (BC)
Monsieur le Président, à ce stade-ci, le ministre de la Protection civile sait très bien que les inondations qui ont frappé la vallée du Fraser le mois dernier sont en partie attribuables à une défaillance du système de digues du fleuve Nooksack, dans l'État de Washington, et pourtant, il aurait dû être au courant de ce problème il y a bien longtemps. Il existe assurément assez de rapports et d'études à ce sujet, mais le gouvernement n'a pas agi assez rapidement pour éviter les inondations du mois dernier. Le ministre peut-il s'engager aujourd'hui à collaborer avec ses homologues fédéraux étatsuniens pour s'assurer qu'une telle chose ne se reproduise plus jamais?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, comme on le sait, l'eau qui est tombée dans les montagnes Cascades il y a un mois s'est accumulée dans la rivière Nooksack et s'est retrouvée en grande partie dans la prairie Sumas, ce qui a eu une incidence du côté canadien de la frontière. Nous continuons de collaborer avec les Américains à la gestion de la situation, et nous travaillons aussi avec le gouvernement de la Colombie-Britannique ainsi que les autorités locales et les résidants de la zone touchée. Un certain nombre d'études indiquent clairement qu'il faudra faire des investissements considérables pour rebâtir une infrastructure plus résiliente. C'est le travail auquel nous nous attaquons maintenant.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, la région de Mission—Matsqui—Fraser Canyon et toute la Colombie-Britannique ont subi une dévastation sans précédent. Les cultivateurs de bleuets sont terrifiés quand ils pensent aux conséquences que pourrait avoir une autre inondation et à ses effets sur la sécurité alimentaire et l'économie de la Colombie-Britannique. La ministre de l'Agriculture s'engagera-t-elle, particulièrement envers Matsqui, en Colombie-Britannique, à financer la réparation et l'amélioration des digues de la vallée du Fraser et du bas Fraser afin que les producteurs agricoles ne soient pas en mauvaise posture quand surviendra la prochaine inondation?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, nous savons que les agriculteurs de cette région ont été durement touchés par ces inondations. C'est pourquoi la ministre de l'Agriculture a rencontré son homologue de la Colombie‑Britannique et s'est rendue dans la région la semaine dernière pour visiter les endroits concernés...
Des voix: Oh, oh!
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je vais certainement m'efforcer de parler suffisamment fort pour que le député puisse m'entendre. C'est une question très importante. Il est malheureux que certains députés d'en face aient peur d'entendre la réponse.
La semaine dernière, la ministre de l'Agriculture s'est rendue en Colombie‑Britannique, où elle a rencontré son homologue et rendu visite à bon nombre d'agriculteurs de la région qui ont été touchés. Il est bien évident que nous devons offrir une aide substantielle non seulement à ceux qui ont perdu du bétail dans ces circonstances tragiques, mais aussi aux cultivateurs de bleuets dont le député a parlé. Il y a beaucoup de travail à faire. C'est pourquoi le comité mixte composé de représentants du gouvernement fédéral, de représentants du gouvernement de la Colombie‑Britannique et de dirigeants autochtones se réunira plus tard aujourd'hui afin de trouver une solution à ce problème...
Voir le profil de Gérard Deltell
PCC (QC)
Monsieur le Président, j'aurais deux rappels au Règlement que je pourrais faire simultanément.
Je remercie et je félicite du fond du cœur toutes les personnes qui travaillent pour que nous puissions tenir nos débats ici correctement et que la transmission puisse se faire correctement. Or, malheureusement, nous devons constater que, régulièrement, si ce n'est pas tous les jours, il y a des problèmes avec l'interprétation.
Je sais que personne n'est coupable, mais on est tout à fait conscient que c'est très embêtant, particulièrement pour les francophones, puisque la plupart du temps, c'est dans cette langue que le problème qui surgit. Pour les francophones, c'est difficile de suivre les débats si, par malheur, ils ne sont pas capables d'entendre toute l'interprétation disponible.
Je vous invite donc, et toute l'équipe technique qui a fait un travail extraordinaire, particulièrement depuis les deux dernières années en raison de la COVID‑19, à régler de façon très précise ce problème. Cela commence à durer trop longtemps.
Au sujet de mon deuxième rappel au Règlement, tout à l'heure, le député de Mission—Matsqui—Fraser Canyon a soulevé une question à laquelle le ministre de la Sécurité publique a répondu.
Nous devons tous admettre qu'un ministre, quand il prend la parole, s'exprime au nom du gouvernement. Toutefois, dans ce cas précis, nous parlions d'agriculture, des agriculteurs et d'environ 2 000 familles agricoles qui sont directement touchées par la question. La ministre de l'Agriculture était prête à répondre. Nous espérons que, la prochaine fois que nous traiterons de ce dossier, ce sera la ministre de l'Agriculture qui répondra à notre député, qui s'inquiète de la situation en Colombie-Britannique, et qu'elle le fera clairement.
Voir le profil de Tracy Gray
PCC (BC)
Monsieur le Président, la Colombie-Britannique a été dévastée par des inondations sans précédent, des glissements de terrain et l'affaissement de nombreuses routes, ce qui a provoqué l'évacuation de communautés entières et des décès tragiques.
Dans ma circonscription, Kelowna—Lake Country, nous continuons de fournir notre part d'efforts pour venir en aide aux sinistrés. Nous avons accueilli des gens et des animaux et avons offert de la nourriture, des vêtements et un abri à ceux qui en avaient besoin. De nombreuses organisations religieuses, entreprises et organisations sans but lucratif ont lancé des campagnes de dons. Cela montre bien que les habitants de Kelowna—Lake Country sont toujours animés du même esprit d'entraide dont ils ont fait preuve pendant les feux de forêt l'été dernier et au cours de la pandémie de COVID‑19.
Nous devons continuer de tout mettre en œuvre pour aider les plus démunis pendant que les effets de cette tragédie s'atténuent. Il faudra du temps pour rebâtir et remettre sur pied la province. Nous avons besoin des efforts concertés de tous les ordres de gouvernement pour lui assurer une relance solide ainsi que pour protéger nos collectivités des catastrophes climatiques à venir et les aider à s'y adapter.
Je suis de tout cœur avec ceux qui sont touchés, et je remercie toutes les personnes qui leur viennent en aide.
Voir le profil de Sukh Dhaliwal
Lib. (BC)
Monsieur le Président, je prends la parole pour souligner l'extraordinaire esprit communautaire des organisations médiatiques locales de Surrey—Newton et l'extraordinaire générosité dont a fait preuve la population de la Colombie-Britannique.
En réaction aux récentes inondations en Colombie-Britannique, Red FM a lancé une campagne de financement d'urgence qui a permis de recueillir 1,1 million de dollars pour appuyer les efforts de secours de la Croix-Rouge canadienne.
De même, Connect FM et Sanjha TV ont recueilli 1,4 million de dollars pour le PICS Guru Nanak Diversity Village, un établissement destiné aux personnes âgées d'origine sud-asiatique qui ont besoin de soins de longue durée adaptés à leur culture.
Je tiens à remercier tous les donateurs qui se sont mobilisés pour apporter leur aide. Je demande à tous les députés de se joindre à moi pour remercier Red FM, Connect FM et Sanjha TV de leur dévouement au service de notre collectivité.
Voir le profil de Ken Hardie
Lib. (BC)
Monsieur le Président, j'aimerais signaler d'importantes préoccupations au sujet de la performance de certaines stations de radio locales pendant les tempêtes et les inondations en Colombie-Britannique.
Sur un forum, un ancien diffuseur a fait le commentaire suivant: « Hier soir, après avoir regardé la conférence de presse de 21 heures du maire Braun d'Abbotsford sur le canal YouTube de la Ville pendant laquelle il a averti les habitants de Sumas Prairie d'évacuer MAINTENANT, j'ai syntonisé la station radio de la ville pour écouter ce qu’ils en disaient. Après avoir péniblement enduré cinq minutes de pause publicitaire, j'ai entendu l'indicatif de la station, qui a ensuite fait jouer 10 autres chansons d'affilée! »
Une catastrophe peut emporter les lignes terrestres, les antennes cellulaires, le câble et Internet, mais traditionnellement, on a toujours pu entendre les nouvelles et les messages d'alerte à la radio de notre auto ou de notre camion. J'ai l'intention de demander au Comité permanent du patrimoine canadien de se pencher sur la performance des radiodiffuseurs de la Colombie-Britannique, incluant les plans en cas de catastrophe, les ressources en personnel et la résilience technique. Comme ces stations appartiennent maintenant en majorité à de grandes sociétés, rien ne justifie que les Canadiens soient mal servis.
Voir le profil de Mark Strahl
PCC (BC)
Monsieur le Président, aujourd'hui, je rends hommage aux gens de ma circonscription, Chilliwack—Hope, pour l'altruisme et l'héroïsme dont ils ont fait preuve lors de la tempête qui a ravagé la Colombie‑Britannique le mois dernier. Des agriculteurs se sont précipités pour braver le niveau croissant des eaux de crue dans leur camionnette avec remorque pour aider d'autres agriculteurs à sauver des milliers de bêtes dans la prairie Sumas. Des centaines de gens ont érigé des digues au beau milieu de la nuit pour prévenir la défaillance catastrophique de la station de pompage de Barrowtown.
Les gens de Hope ont pris soin de 1 200 voyageurs qui se sont retrouvés en rade, coincés là pendant des jours en raison des glissements de terrain et des fermetures de routes. Des groupes confessionnels, des clubs philanthropiques et des voisins ont tout de suite réagi pour aider comme ils le pouvaient. Des guides de pêche ont utilisé leurs propres embarcations pour livrer des denrées, apporter des gens chez le médecin ou contribuer aux efforts de reconstruction. Des premiers répondants et des équipes de travaux routiers ont œuvré nuit et jour pour rétablir les chaînes d'approvisionnement et nous garder en sécurité.
Jamais je n'ai été plus fier de ma communauté. Nous nous sommes ralliés dans un esprit d'unité pour faire ce qu'il fallait. Nous nous sommes entraidés pendant la crise, et je sais que nous continuerons de nous entraider tandis que nous rebâtissons ensemble.
Voir le profil de Dane Lloyd
PCC (AB)
Monsieur le Président, depuis le début des inondations en Colombie‑Britannique, les Canadiens ont répondu à l'appel.
Les efforts héroïques des premiers intervenants, des membres des Forces canadiennes et de la population en général ont permis de sauver des vies et de protéger des biens. Des groupes religieux et des organisations de la société civile ont aussi joué un grand rôle en offrant de la nourriture et un refuge aux personnes évacuées.
Alors que nous travaillons à reconstruire la vallée du Fraser, les Canadiens veulent savoir ce qui sera fait pour éviter qu'une telle catastrophe se produise de nouveau. Ils veulent savoir pourquoi les infrastructures essentielles qui auraient pu empêcher cette catastrophe n'ont jamais été bâties. Ils veulent avoir l'assurance que le gouvernement les protégera et qu'il s'affairera à atténuer les impacts d'éventuelles catastrophes de ce genre.
Quand des catastrophes surviennent, les Canadiens sont toujours à la hauteur de leur réputation. Les Canadiens sont des gens généreux, toujours prêts à venir en aide aux personnes dans le besoin, même si cela signifie mettre leur propre vie en péril.
Les conservateurs sont prêts à participer à une approche Équipe Canada. Nous allons travailler fort pour rebâtir et protéger la Colombie‑Britannique pour les générations futures. Il est temps de retrousser nos manches.
Voir le profil de Dane Lloyd
PCC (AB)
Monsieur le Président, les Canadiens ont été choqués d'apprendre que le gouvernement n'a pas réussi, par l'intermédiaire de la Commission mixte internationale, à intéresser les Américains à la recherche d'une solution aux inondations répétées en Colombie-Britannique. Le débordement du fleuve Nooksack, dans l'État de Washington, a provoqué des inondations jusqu'au Canada, ce qui a entraîné des milliards de dommages pour les Britanno-Colombiens. Des reportages indiquent qu'il aurait suffit d'investissements de 29 millions de dollars pour éviter ces dommages.
Pourquoi le gouvernement libéral a-t-il une fois de plus échoué à amener notre allié le plus proche à protéger les Canadiens contre cette catastrophe?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je félicite le député d'en face de sa sagesse rétrospective, mais la réalité, c'est que nous tenons constamment des discussions importantes avec nos partenaires américains pour faire en sorte que nos collectivités demeurent des lieux sûrs.
En ce qui concerne l'inondation causée par le débordement du fleuve Nooksack, des discussions avaient déjà lieu et se poursuivront de manière continue, tout comme les efforts pour éviter que les débordements du fleuve aient une incidence sur nos collectivités. Ce travail est en cours à l'heure où l'on se parle.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Madame la Présidente, c’est un véritable honneur de prendre à nouveau la parole à la Chambre.
Je remercie le député de Brantford—Brant, qui vient probablement de faire son premier discours à la Chambre. Je pense qu’il est tout à notre avantage qu'il y ait plus de procureurs de la Courone à la Chambre des communes pour nous informer sur le système judiciaire.
Ces dernières semaines ont été agréables et bien remplies avec le retour au Parlement. Même si je me réjouis de constater que le gouvernement a décidé de s’occuper des affaires les plus urgentes, comme le débat sur la Colombie‑Britannique, et qu’il en soit fait mention dans le discours du Trône, je continuerai d’exiger du gouvernement des mesures concrètes pour l’après‑inondation et la construction des infrastructures. C’est ce que demandent mes électeurs et l'ensemble des Britanno‑Colombiens à leur député respectif dans l’immédiat.
En ce qui concerne les interventions sur le terrain, les ministres se sont montrés réceptifs, et le personnel militaire envoyé d'urgence a joué un rôle essentiel, et c'est encore le cas aujourd'hui. Je les félicite pour leur travail et je les remercie de l'attention qu'ils ont accordée à cette situation, mais lorsque la pluie cessera et que les inondations seront maîtrisées, est-ce que le gouvernement fédéral sera toujours là? Dans quelques mois, est-ce que les médias maintiendront leur couverture? C'est ce qui m'inquiète le plus présentement. Je le répète: je ne ménagerai aucun effort pour m'assurer que le budget fédéral à venir correspond à ce qui a été dit dans le discours du Trône et qu'il réponde aux problèmes criants que vit présentement ma province.
J'entends m'assurer que le village de Lytton, que je représente et qui a été dévasté par l'un des pires feux de forêt de l'histoire du pays, obtienne l'aide dont il a besoin du fédéral.
Le prochain budget fédéral devra comprendre un train complet de mesures d'aide et il doit prévoir la modification des politiques qui concernent ceux qui ont perdu leur maison et qui n'étaient pas assurés, les entreprises touchées qui n'arrivent peut-être pas à obtenir de prêts et les producteurs agricoles, en particulier les producteurs de bleuets, les producteurs laitiers et les producteurs de volaille, qui ont vu leurs récoltes et leurs animaux être dévastés. Il faut une mise à jour des cartes des zones inondables pour qu'elles anticipent les catastrophes à venir et que nous puissions nous adapter aux changements climatiques. Les municipalités ont besoin d'argent pour améliorer les digues et l'infrastructure essentielle et le gouvernement provincial doit mettre en œuvre un plan de construction d'infrastructures résilientes sur l'ensemble du territoire afin d'éviter les problèmes comme ceux qu'ont connus les autoroutes.
J'ai circulé parmi les députés pour leur montrer des photos du sommet de Jackass Mountain et de l'autoroute 1. La route a été complètement emportée par les eaux. Il faut reconstruire ces routes en mieux.
Enfin, il faut améliorer les politiques et la capacité de réponse aux situations d'urgence pour nos frères et nos sœurs autochtones. Franchement, la façon de réagir aux catastrophes en Colombie‑Britannique est inadéquate. Nous devons donner les moyens de réagir aux leaders et aux premiers intervenants des Premières Nations et nous assurer qu'ils disposent des outils dont ils ont besoin, en particulier dans les régions rurales de la province, pour faire leur travail efficacement et assurer la sécurité de leur population et de leurs nations.
J'aimerais seulement faire quelques observations supplémentaires. Le discours du Trône donne souvent aux députés l'occasion de revenir sur les élections, sur ce que les gens leur ont dit pendant la campagne électorale et sur la façon dont ils peuvent en faire part au Parlement.
Avant de parler de certaines choses que j'ai entendues en faisant du porte-à-porte pendant la campagne électorale, je tiens à saluer un très bon ami à moi. Il y a 10 ans, c'était mon colocataire, et nous nous assoyions à la table dans la cuisine de notre appartement. Nous faisions partie du personnel du gouvernement de Stephen Harper, et nous nous penchions sur le redécoupage de la carte électorale. On voulait créer une nouvelle circonscription dans ma ville. C'est à ce moment-là que j'ai décidé de me lancer en politique. Blair m'a accompagné depuis le début. Je crois que je ne serais pas ici aujourd'hui sans la présence d'un ami comme Blair, qui a soutenu ma famille pendant de nombreuses années. Quand on fait de la politique, avoir comme employé quelqu'un à qui on peut se confier et qui connaît nos forces et nos faiblesses est une bénédiction. Je n'ai pas beaucoup dormi la nuit dernière. Ce genre de situation me fait pleurer.
Blair passe à autre chose. Il partage sa vie avec une femme merveilleuse et il déménage dans les Prairies. Il quittera mon bureau à la fin de l'année. Blair nous manquera beaucoup. Il est à la fois un serviteur exemplaire de la cause publique et un homme fantastique. Je le remercie du fond du cœur.
Le discours du Trône nous invite à écouter les nombreuses voix. La circonscription de Mission—Matsqui—Fraser Canyon compte parmi celles où les voix sont les plus diversifiées au Canada. Je considère aussi qu'il s'agit de la meilleure circonscription au Canada et je suis prêt à en débattre n'importe quand à la Chambre des communes. La circonscription de Mission—Matsqui—Fraser Canyon comprend 22 000 kilomètres carrés d'étendues sauvages. Elle s'étend de Matsqui et d'Abbotsford, en Colombie-Britannique, jusque dans la vallée de la rivière Bridge dans le parc South Chilcotin Mountains. Le fleuve Fraser constitue l'unique connexion qui unit ma circonscription. Il la traverse entièrement du nord au sud. Je suis fier de vivre à un endroit où l'on trouve une riche culture autochtone et immigrante. Toutes ces personnes nourrissent beaucoup le travail que je fais et elles contribuent énormément aux collectivités que je représente. Je suis fier et honoré de pouvoir les défendre au quotidien. C'est un véritable honneur.
Pendant la campagne électorale, tout le monde ne m'a parlé que d'une chose: le logement. À Abbotsford et à Mission, il n'y a pas si longtemps, une famille dont le revenu provenait peut-être d'un travail dans le parc industriel de Gloucester, à Langley, ou dans une petite entreprise locale, pouvait s'offrir une maison. Il n'y a pas si longtemps, les maisons se vendaient entre 300 000 $ et 400 000 $ dans bon nombre des collectivités que je représente, mais au cours des 7 ou 8 dernières années, ces prix ont grimpé en flèche pour atteindre des niveaux qu'aucun d'entre nous n'aurait jamais pu imaginer. La valeur des maisons a doublé, voire triplé. Nous nous retrouvons maintenant dans une situation où un bon emploi n'est plus suffisant pour trouver un endroit sûr où vivre. De nombreuses familles, dont la mienne, se réjouissent de l'Allocation canadienne pour enfants et des choses positives qu'elle permet de faire, comme de payer les frais de garderie ou d'acheter de la nourriture de qualité. Toutefois, l'Allocation canadienne pour enfants, ou encore une légère augmentation de la pension de la Sécurité de la vieillesse ou du Supplément de revenu garanti pour les aînés, ne tient pas compte de la hausse vertigineuse et fulgurante que nous avons observée en ce qui concerne le coût du logement.
Dans son budget, le gouvernement a parlé d'un fonds pour accélérer la construction de logements. Je ne sais pas en quoi cela consiste. À vrai dire, cela me fait penser un peu à une notion que les libéraux n'évoquent plus, à savoir les supergrappes liées à des zones industrielles. Ils n'en font plus mention maintenant, mais il y a quelques années, le ministre Bains parlait de supergrappes tous les jours. Nous n'entendons plus ce terme. Ce que les Canadiens attendent du gouvernement, c'est un plan concret pour résoudre le problème de la pénurie de logements. La réalité, c'est que nous n'en construisons pas assez. J'habite dans une région qui accueille un nombre considérable d'immigrants. Or, les immigrants n'ont plus d'endroits sûrs où vivre. Le gouvernement doit fixer des objectifs, rendre des comptes à cet égard et aider les municipalités à construire les types de logements dont les gens ont besoin pour s'épanouir. Nous échouons dans ce dossier.
Pendant la campagne électorale, il y avait quelques bons éléments dans la plateforme libérale et il y avait assurément quelques bons éléments dans la plateforme conservatrice. Cependant, les gens reconnaissent maintenant le problème. Il y a eu suffisamment de beaux discours; place à l'action. Le gouvernement fédéral doit se mettre au travail de concert avec les municipalités pour encourager la construction de nouvelles maisons. Il faut que le logement aille de pair avec le développement des infrastructures afin qu'au moment de construire les nouvelles stations du SkyTrain et d'étendre la ligne jusqu'à Langley — ou si nous comptons un jour amener le West Coast Express jusqu'à Mission —, le logement soit au cœur de la planification des infrastructures. Si nous ne commençons pas à examiner plus globalement certains des grands enjeux auxquels nous devons faire face en tant que nation, nous ne parviendrons pas à résoudre la crise du logement.
Je dirai encore une chose sur le logement, et cela concerne les logements destinés aux Autochtones. Mes concitoyens autochtones veulent des logements « construits par et pour les Autochtones ». S'il y a une chose dont l'absence dans le discours du Trône m'a rendu très inquiet, c'est bien celle‑là. Travaillons à la réconciliation. L'année a été difficile pour la Colombie‑Britannique. Idem pour la nation Tk'emlúps te Secwépemc, que je représente. Travaillons à la réconciliation et donnons aux enfants autochtones des endroits sécuritaires où ils pourront se sentir chez eux. Nous pouvons en faire tellement plus à cet égard. En travaillant collectivement, la Chambre peut refermer cette cicatrice que porte notre nation.
Voir le profil de Mel Arnold
PCC (BC)
Monsieur le Président, en juin dernier, le gouvernement a annoncé l'Initiative de la Stratégie relative au saumon du Pacifique. Il a parlé d'une mesure audacieuse et révolutionnaire. Pendant ce temps, la ministre des Pêches a de nouveau refusé de mettre en œuvre rapidement les mesures éprouvées qui s'imposent pour renouveler les stocks de saumon du Pacifique. Cinq mois se sont écoulés, et les populations de saumon sont encore en difficulté.
La ministre des Pêches peut-elle nous dire quelles sont les cinq espèces de saumon du Pacifique et nous indiquer quelles sont celles qui sont le plus à risque?
Voir le profil de Joyce Murray
Lib. (BC)
Monsieur le Président, la protection des populations de saumon sauvage est une priorité pour le gouvernement, notamment en raison des problèmes complexes qui touchent cette espèce. Tout le long de nos côtes, des problèmes nuisent à la remontée, y compris celle des principales espèces de saumon. Ces poissons sont très importants pour les Britanno‑Colombiens, en particulier les communautés autochtones de la province qui considèrent le saumon comme un élément essentiel de leur alimentation et de leurs pratiques culturelles et cérémoniales. Nous investissons 647 millions de dollars dans une initiative...
Voir le profil de Taylor Bachrach
NPD (BC)
Monsieur le Président, je remercie la députée de Nunavut de son beau discours et de ses paroles poignantes.
Comme il s'agit de mon premier discours depuis le début de cette législature, j'aimerais d'abord, comme c'est la tradition, remercier ceux et celles qui m'ont fait confiance, soit les habitants de Skeena—Bulkley Valley. Peu importe leur allégeance, je m'engage à les écouter avec attention, à les représenter avec honnêteté et à travailler fort pour eux jour après jour.
Bien entendu, je remercie tout particulièrement ma famille: mes deux filles, Ella et Maddie, ainsi que mon épouse, Michelle, qui est une leader extraordinaire à part entière et, bien entendu, ma plus proche et fidèle conseillère. Je commence donc mon discours en leur transmettant tout mon amour à 4 500 kilomètres de distance.
Chacune des circonscriptions du pays est unique. Parmi les nombreuses caractéristiques uniques de Skeena—Bulkley Valley, une qui ressort du lot, particulièrement aux yeux des visiteurs provenant de zones plus urbanisées du pays, est son immensité. Visiter les nombreuses collectivités qui parsèment une si vaste région rurale est une partie à la fois gratifiante et importante, et souvent très exigeante, de mon travail.
La communauté très spéciale de Takla Landing, sur le territoire de la Première Nation du lac Takla, a été la dernière collectivité que j’ai eu la chance de visiter avant de me diriger vers l’est, vers Ottawa, pour la présente séance. Pour nous rendre à Takla Landing à partir de chez nous, à Smithers, nous avons conduit pendant trois heures vers l’est sur l’autoroute 16, avons emprunté l’autoroute 27 jusqu’à Fort St. James, puis nous nous sommes arrêtés dans les collectivités de Binche et de Tachie, sur les rives du lac Stuart. Nous avons ensuite roulé pendant trois heures sur un chemin forestier, jusqu’à une région isolée du nord-ouest de la Colombie-Britannique où les habitants sont peu nombreux et les visiteurs, encore plus rares.
La communauté de Takla est très particulière, et il est difficile de décrire cet endroit en mots. Le village est perché sur les rives du lac Takla et, quand je suis arrivé, la première neige de la fin de l’automne recouvrait les montagnes. Lorsque les nuages se sont dissipés et que le soleil a brillé pendant un bref instant, le paysage était tout simplement spectaculaire.
Le territoire de la nation Takla comprend trois grands bassins versants, trois grands réseaux hydrographiques. L’eau de ses terres se déverse dans les fleuves Skeena et Fraser, qui se jettent tous deux dans le Pacifique, ainsi que dans la rivière Finlay, qui se jette dans l’océan Arctique.
Nous avons été accueillis dans la communauté par un certain nombre de dirigeants locaux, dont l'aînée Janet West et la conseillère Wilma Abraham. Le personnel nous a fait visiter la communauté et nous a montré avec fierté leur école, leur usine de traitement de l'eau, leur bâtiment pour le potlatch et leur nouvelle station de transbordement. Ils m'ont montré les terres adjacentes à la communauté qu'ils avaient défrichées pour la protéger contre les feux de forêt, comme les grands feux de forêt qui ont fait rage dans ma région en 2018. Ils prévoient de construire des logements sur ces terres dès maintenant et ont l'objectif de construire 100 maisons en 10 ans.
Ce fut une visite mémorable et l'un des aspects de cette visite dont je me souviendrai le plus est un commentaire de Dave Thompson. Juste avant notre départ, nous étions réunis dans la salle de conférence du bureau du conseil de bande et il a dit ceci: « Takla est une communauté fière. Nous sommes fiers de ce que nous vous avons montré aujourd'hui et nous voulions nous concentrer sur les points forts de la communauté, mais j'espère que cela ne vous donne pas l'impression qu'il s'agit d'une communauté qui n'a pas besoin d'aide. »
Ses paroles m'ont fait penser au Nord-Ouest de la Colombie‑Britannique, l'endroit que j'ai l'insigne honneur de représenter à la Chambre des communes, ainsi qu'aux gens qui y vivent. Les habitants du Nord-Ouest sont résilients, ingénieux, fiers de l'endroit où ils vivent et fiers de leur mode de vie. Je crains que, si je ne faisais que lire rapidement la liste des nombreux problèmes qui affligent les habitants du Nord-Ouest, cette information passe inaperçue. Ainsi, j'ai plutôt cru bon de commencer par rendre hommage à la force innée de mes voisins, à leur résilience et à leur amour de l'endroit où nous vivons.
Alors que nous traversons la plus grave crise de santé publique en 100 ans, une crise climatique qui s'aggrave et qui touche durement la Colombie‑Britannique en ce moment ainsi qu'une crise du logement qui prive de nombreuses familles d'un droit de la personne fondamental, il est évident qu'il n'a jamais été aussi important pour le gouvernement fédéral de faire preuve de leadership. Pourtant, en lisant le discours du Trône, je crois que de nombreux Canadiens seraient étonnés par son manque de profondeur et son manque de mesures pour s'attaquer aux nombreux problèmes que nous avons. À un moment où nous avons tellement de problèmes pressants, ce discours ne reflète pas le genre de vision audacieuse et de leadership que, selon moi, les Canadiens et assurément les habitants du Nord-Ouest de la Colombie‑Britannique estiment que nous avons besoin.
Dans l'ensemble du Nord-Ouest, le déclin des stocks de saumon sauvage alarme profondément les populations locales. Il est difficile de décrire toute l'importance de ce poisson pour le mode de vie des gens de Skeena, il fait partie de leur alimentation et de leur culture en plus d'être un moyen de subsistance. Pourtant, en une seule génération, cette ressource sur laquelle les habitants ont pu compter pendant des milliers d'années est en train de se tarir sous leurs yeux. Le saumon qui arrive dans le lac Takla ne provient pas du fleuve Skeena: c'est le saumon rouge de la rivière Stuart. Ces saumons rouges arrivent du réseau du fleuve Fraser. Ils nagent sur une distance de plus de 1 000 kilomètres à partir de l'océan pour se rendre à destination. C'est un vrai miracle de la nature. Malheureusement, le saumon rouge de la rivière Stuart a été décimé par le glissement de terrain de Big Bar, la mauvaise gestion des pêches, l'industrialisation, la destruction des habitats et tous les autres facteurs qui ont un impact sur les stocks de saumon.
Quand je me suis rendu au lac Takla, Keith West nous a fait visiter la nouvelle écloserie de saumon. Plus tôt cette année, les habitants ont voyagé jusqu'à Lillooet dans la vallée du bas Fraser pour intercepter les premières arrivées de saumon dans la rivière Stuart, soit les quelques poissons qui avaient réussi leur périple. Ils ont récolté les œufs de ces spécimens pour les incuber dans un conteneur qui sert de minuscule écloserie dans la communauté de Takla. Les habitants espèrent que les quelques saumons qui survivront pourront faire le périple jusqu'au fleuve, puis jusqu'à l'océan, pour ensuite revenir au lieu de départ pour pondre leurs œufs et accroître les stocks de cette ressource qui fait vivre la communauté depuis des milliers d'années. Dans les communautés situées le long de la côte nord de la Colombie-Britannique, les habitants espèrent que le gouvernement viendra enfin en aide au saumon sauvage. Ils ont eu un peu d'espoir quand des investissements ont été annoncés récemment, mais les habitants attendent de constater les résultats sur place avant de se réjouir. En effet, le discours du Trône ne présente aucune mesure concrète pour améliorer la situation des saumons.
Dans le même ordre d'idées, l'industrie forestière joue un rôle central dans plusieurs communautés de la région, dont Burns Lake, Houston, Fraser Lake, Fort St. James et ma propre communauté, Smithers. La conclusion d'un accord sur le bois d'œuvre contribuerait grandement à la viabilité et à la prospérité durable leurs installations de traitement. Malheureusement, après des années d'incertitude, il n'y a toujours pas d'accord, et les Américains ont doublé les droits de douane sur le bois d'œuvre. Dans le discours du Trône, il n'a toutefois pas été question du bois d'œuvre ni d'un accord sur le bois d'œuvre.
Dans une immense circonscription rurale, le transport fait partie du quotidien et pose souvent des défis. Il y a quelques semaines, pendant mon trajet vers l'est du pays, j'ai voyagé dans un autocar de BC Bus North, le nouveau réseau d'autocars que le gouvernement de la Colombie-Britannique a mis en place quand Greyhound a cessé ses activités dans la région. Alors que la région comprend la « route des pleurs », dont beaucoup de gens ont entendu parler pour des raisons tragiques, le voyage en autocar était pratique et sécuritaire. Il était aussi abordable, puisque le trajet de deux heures coûtait 25 $.
Bien des régions du pays n'ont pas la même chance que le nord de la Colombie-Britannique. Je crois que tous les députés d'une circonscription rurale conviendront qu'il est essentiel pour les gens de leur région d'avoir accès à un transport de passagers sécuritaire, abordable et fiable. À l'heure actuelle, les Canadiens à faible revenu qui vivent en région rurale et qui ne conduisent pas ont moins d'options de transport qu'il y a 100 ans. Pourtant, le discours du Trône ne dit rien à propos du transport dans le Canada rural. Il est dommage que le gouvernement actuel ait abandonné depuis longtemps le transport par trains de passagers comme façon d'assurer la mobilité des résidants des zones rurales du pays. Nous ne pouvons pas le laisser abandonner le transport par autocar de la même façon.
L'abordabilité du logement est un problème qui afflige toutes les collectivités au Canada. Mais, outre l'abordabilité, une autre question est négligée, à savoir le logement dans les communautés autochtones. Dans la circonscription que je représente, Skeena-Bulkley Valley, la communauté de Klemtu est aux prises avec des problèmes de logement. Elle a une vision pour la construction de nouvelles maisons et la réparation de celles qui existent déjà dans la communauté. Le conseiller en chef Doug Neasloss m'a récemment parlé d'une tempête qui a endommagé 16 maisons. Celles-ci fuient maintenant et présentent des problèmes de moisissure. Ces maisons abritent des personnes âgées et des enfants. Il faut améliorer la situation, mais le discours du Trône ne contient rien sur le logement autochtone.
Pour conclure, je terminerai là où j'ai commencé: avec la force et la résilience des habitants du Nord-Ouest. Les 18 derniers mois ont été difficiles en raison de la crise sanitaire. Les gens ont perdu des êtres chers. Des gens ont perdu leurs moyens de subsistance. Nous avons été appelés à nous occuper de nos voisins et à nous entraider comme nous ne l'avions pas fait depuis longtemps. Je sais que nous allons nous en sortir. Entretemps, il y a beaucoup d'autres questions urgentes qui méritent notre attention, et je suis reconnaissant au Président de m'avoir donné le temps ce soir d'en souligner quelques-unes.
Voir le profil de Randeep Sarai
Lib. (BC)
Monsieur le Président, les Canadiens qui habitent dans les régions côtières, tant à l'est qu'à l'ouest, ont été durement touchés par des phénomènes météorologiques extrêmes ces derniers jours, que l'on pense à la Nouvelle‑Écosse et à Terre‑Neuve ou à la Colombie‑Britannique. Je suis de tout cœur avec les personnes qui, d'un océan à l'autre, ont été touchées par les inondations, qui ont subi les répercussions sur leur propriété, leur exploitation agricole, leur bétail, leur entreprise et leurs infrastructures, et qui ont dû quitter leur foyer.
Je saisis l'occasion pour remercier quelques-uns des nombreux organismes locaux à Surrey qui sont passés à l'action alors que le niveau des eaux augmentait en Colombie‑Britannique la semaine dernière: l'Akal Sewa Foundation, Guru Nanak's Free Kitchen, la banque alimentaire Guru Nanak, le gurdwara Dukh Nivaran Sahib, le gurdwara Sahib Dasmesh Darbar, le gurdwara sikh Guru Nanak, Khalsa Aid, Maskeen Farms et les membres de la Chambre immobilière de la région métropolitaine de Vancouver.
Je remercie toutes les personnes qui n'ont pas hésité à venir en aide à leurs voisins dans le besoin, et mes pensées accompagnent tous ceux qui espèrent retourner à la maison et dans leur communauté.
Voir le profil de Sukh Dhaliwal
Lib. (BC)
Monsieur le Président, cet été, ma province, la Colombie‑Britannique, a été touchée par des incendies ravageurs. Ces dernières semaines, ce sont des pluies torrentielles qui s’y sont abattues, provoquant des inondations et des glissements de terrain dans les collectivités de tout l’intérieur de la province et dans la vallée du Fraser. Cette catastrophe a coûté la vie à au moins quatre personnes et a détérioré d’innombrables maisons, entreprises et exploitations agricoles familiales.
Le premier ministre peut-il informer la Chambre de ce que le gouvernement fait pour aider les Britanno-Colombiens à traverser cette épreuve?
Voir le profil de Justin Trudeau
Lib. (QC)
Monsieur le Président, je voudrais remercier mon collègue le député de Surrey—Newton de sa question et de son travail acharné pour aider les autres députés de la Colombie‑Britannique.
Les Britanno-Colombiens peuvent avoir la certitude que nous serons toujours là pour eux en cas de catastrophe naturelle, comme nous l’avons été pour ces inondations. Les Forces armées canadiennes sont sur place, et nous collaborons avec le gouvernement de la Colombie‑Britannique pour ce qui est des interventions immédiates et des futures reconstructions. Avec la province, nous avons chacun décidé de verser un montant équivalent pour chaque dollar donné à la Croix-Rouge, ce qui triple tous les dons des Canadiens.
Le gouvernement demeure déterminé à aider les Britanno-Colombiens, que ce soit pour l'intervention immédiate ou la reconstruction. Nous serons là pour eux.
Voir le profil de Parm Bains
Lib. (BC)
Madame la Présidente, je vous félicite d'avoir été reconduite dans vos fonctions.
Avant de commencer, je veux souligner que je viens du territoire ancestral non cédé des Salishs du littoral et des Premières Nations de Musqueam et de Tsleil-Waututh.
Comme nous en avons tous été témoins, ma province, la Colombie-Britannique, connaît un autre épisode de pluie provenant d'une rivière atmosphérique. Je tiens à remercier tous les habitants, les organismes et les sociétés de gurdwara de répondre toujours présents dans les moments difficiles. Ils étaient là encore une fois.
Je veux aussi remercier le premier ministre, le ministre de la Protection civile et la ministre de la Défense d'avoir agi promptement pour fournir l'aide nécessaire dans notre province.
C'est la première fois que j'ai l'occasion de prendre la parole à la Chambre. Comme chacun sait, nous avons besoin de beaucoup de soutien pour arriver jusqu'ici. Je veux féliciter tous mes collègues qui sont ici dans cette enceinte d'avoir été élus ou réélus.
Je veux aussi remercier mes amis et les membres de ma famille qui m'ont aidé à me faire élire à la Chambre. Je suis vraiment très honoré de pouvoir représenter les gens de Steveston—Richmond East. Je leur suis reconnaissant de la confiance qu'ils m'accordent.
Je tiens à remercier mon épouse, qui m'appuie dans tout ce que je fais et qui est une mère exceptionnelle. Je remercie mes parents, Daljit et Gunwant Bains, de leurs conseils, de leur soutien et de m'avoir enseigné l'importance de la communauté et de l'éducation. Je remercie également ma sœur, Nav, qui est la meilleure grande sœur du monde. Elle a fait du porte-à-porte pendant les jours pluvieux de la côte Ouest et elle a toujours été là pour moi. Je remercie ma famille élargie, mes cousins, mes neveux et mes nièces, ainsi que mes amis d'enfance. Enfin, je tiens à remercier une fois de plus tous les bénévoles et l'équipe responsable de l'installation des pancartes.
Récemment, ma fille Hasina a été choisie pour faire partie de l'équipe de basket-ball de son école secondaire. J'ai hâte de la voir jouer.
C'est la première fois depuis 40 ans que je ne joue pas au soccer ou que je n'entraîne pas d'équipe. Entraîner mon fils Daya me manquera pendant que je suis ici et que je serai à l'écart de ce sport merveilleux. Je devrai me consoler en me disant que, à tout le moins, le plancher de la Chambre est recouvert d'une moquette verte.
Avant de passer au sujet du discours du Trône que je compte aborder, je tiens à rendre hommage à deux amis d'enfance qui sont décédés pendant ma campagne électorale. Il s'agit de Sanjay Johal et de Dalvir Nahal, qui était conseiller municipal de la Ville de Vernon. C'étaient deux de mes plus grands partisans et je leur dédie mon premier discours.
La partie du discours du Trône dont je veux parler aujourd'hui concerne le logement. Nous avons beaucoup entendu parler du logement au cours des quelques derniers jours et dernières semaines à la Chambre, mais c'est un sujet pour lequel je me passionne. À Richmond, où j'ai grandi, le prix des logements est devenu trop élevé pour les professionnels et pour de nombreuses familles. Les amis avec qui j'ai grandi ont quitté la ville pour courir après le rêve d'une maison avec une cour arrière dans d'autres circonscriptions. Cette situation dure depuis plusieurs années; c'est une des raisons pour lesquelles je me suis lancé en politique. Je cherchais sans cesse des moyens et des solutions pour proposer des logements abordables. J'ai essayé de collaborer avec la municipalité sur ces enjeux pour concevoir différentes options qui n'existent pas et trouver les options intermédiaires manquantes.
Je crois que chaque Canadien devrait avoir un chez-soi sûr et abordable. Voilà pourquoi je suis enchanté de collaborer à ce plan du gouvernement. D’énormes investissements ont déjà été faits dans le cadre de la Stratégie nationale sur le logement, première en son genre, pour veiller à ce que les Canadiens aient les logements dont ils ont besoin. S'il y a plus de logements, on attirera plus de familles, ce qui mènera à des collectivités plus saines.
Ces investissements ont aidé plus d’un million de familles à obtenir le logement voulu, et ce n’est pas fini. Dans le cadre du budget de 2021, on a déjà investi dans la construction afin de réparer des milliers de logements abordables. Notre parti est le seul à avoir pris des mesures pour créer plus de logements abordables.
Les 70 milliards de dollars investis dans la Stratégie nationale sur le logement appuient des programmes comme l’Initiative pour la création rapide de logements et l’initiative Financement de la construction de logements locatifs. Nous avons mis sur pied l’incitatif à l’achat d’une première propriété et l’Allocation canadienne pour le logement. Toutes ces initiatives aideront les familles, les jeunes, les personnes à faible revenu, les gens en situation d’itinérance ainsi que les femmes et les enfants fuyant la violence à trouver un chez-soi sûr et abordable.
Il s’agit d’un plan à long terme pour une économie canadienne qui croît rapidement. Ce plan doit prévoir des logements à prix abordable pour les travailleurs canadiens, notamment les jeunes familles. Comme je l’ai mentionné, la stabilité du marché du logement est cruciale pour les communautés et la vitalité de la classe moyenne. Le gouvernement instaurera en outre la première taxe canadienne sur les immeubles résidentiels vacants ou inutilisés appartenant à des non‑résidents étrangers. Cette mesure entrera en vigueur en janvier de l’année prochaine.
Depuis que nous formons le gouvernement, nous avons aidé plus d’un million de familles à obtenir le logement dont elles ont besoin, mais nous savons qu’il reste du travail à faire. Le discours du Trône de cette semaine donne un aperçu de l’engagement renouvelé du gouvernement de rendre le prix du logement plus abordable, y compris en instaurant un fonds pour accélérer la construction de logements, en visant à mettre un terme à l’itinérance chronique et en lançant un incitatif à l’achat d’une première propriété ainsi qu’un programme de location avec option d’achat pour aider les locataires à devenir propriétaires.
Comme je l’ai dit, il reste des progrès à réaliser, mais ces mesures font partie de celles que nous prendrons pour veiller à ce que chaque Canadien ait un chez-soi sûr et abordable, et je travaillerai à la réalisation de ces mesures avec tous les députés.
Voir le profil de Simon-Pierre Savard-Tremblay
BQ (QC)
Monsieur le Président, comme je suis tout juste revenu hier d'une mission d'observation en Colombie, c'est ma première intervention à la Chambre depuis la tenue de la dernière élection, si on exclut bien sûr le petit rappel au Règlement que j'ai fait précédemment.
Je désire profiter de l'occasion pour remercier chaleureusement les électeurs et les électrices de Saint-Hyacinthe—Bagot de leur confiance renouvelée. Je ferai tout en mon pouvoir pour être à la hauteur de ce second mandat que j'ai eu l'honneur de recevoir.
Plutôt que de livrer une petite guéguerre où l'on se renvoie la balle en accusant soit les libéraux ou les conservateurs, je vais tenter d'amener le débat autrement, même si je pense que la faute est partagée. Faire porter le débat sur autre chose ne pourra qu'élever la teneur de la discussion.
Rappelons d'abord les faits rapidement. L'administration américaine a annoncé la semaine dernière que, dès 2022, les droits compensateurs sur le bois d'œuvre exporté depuis le Canada allaient doubler, passant en moyenne de 9 à 18 %. Quand on regarde l'ensemble des entreprises touchées, la principale victime, c'est l’entreprise québécoise Produits forestiers Résolu, qui écope d'une taxe combinée de 29,66 %. C'est pourquoi le Bloc québécois voulait avoir ce débat exploratoire ce soir, dans le cadre duquel j'interviens à titre de porte-parole de ma formation politique en matière de commerce international.
La guerre commerciale entourant la question du bois d'œuvre est un vieil enjeu qui n'en finit plus de finir. Cela a été dit précédemment et il faut encore le préciser. On ne compte plus les occasions manquées de mettre fin à ce problème.
L'industrie forestière représente 11 % des exportations du Québec. Nos forêts sont une source de développement économique, d'emplois et de revenus publics en taxes et en impôts, en plus de présenter une grande valeur écologique. Il faut le dire aussi. Le secteur forestier présente une grande capacité de séquestration et de stockage du carbone, en plus d'inspirer bon nombre de PME québécoises innovantes dans la production de bioénergies et de bioproduits. Certains enjeux nécessitent une collaboration planétaire. L'environnement, la lutte contre les changements climatiques et le commerce vert en font partie, et notre bois peut y tenir une place de choix.
La nouvelle guerre tarifaire sera nuisible à tous, ou presque. Elle l'est pour nous, bien sûr, car elle pourrait causer une importante hausse du prix du bois et des conséquences graves pour nos entreprises et pour les 25 000 emplois directs canadiens liés aux ventes de bois d'œuvre aux États‑Unis. Aux États‑Unis, cela n'ira pas nécessairement mieux non plus: le prix de l'habitation augmentera, ce qui privera davantage d'Américains de l'accès à la propriété, et ce, même si l'administration Biden prétend que l'accès au logement est l'une de ses priorités. Qui y gagne au bout du compte? C'est bien sûr le lobby américain du bois et quelques politiciens qui voient les élections de mi-mandat arriver à grands pas.
Rappelons le fond de l'affaire. Les États-Unis, bon an mal an, accusent l'industrie forestière canadienne de bénéficier de subventions publiques, nuisant ainsi au secteur américain. La décision américaine relève de ce qu'on pourrait appeler une dynamique structurelle. Cela revient souvent. Nous n'en sommes pas à la première crise du bois. Quatre rondes ponctuées de conflits commerciaux sont survenues: en 1982-1983; en 1986; de 1991 à 1996; et de 2001 à 2006. Nous voilà maintenant à l'aube d'un cinquième conflit.
Cela n'a pas de bon sens. Le Canada a donc déposé à de multiples reprises des plaintes devant les tribunaux de l'Organisation mondiale du commerce et de l'Accord de libre-échange nord-américain.
Le Canada a toujours gagné ses causes. L'OMC a d'ailleurs affirmé en mai 2020 que Washington n'avait pas agi de façon objective ou équitable et que ses tarifs étaient illégitimes.
Les accords de libre-échange prévoient généralement un temps limite aux litiges pour éviter que ceux-ci ne perdurent exagérément longtemps. Cependant, sachant qu'ils vont perdre leur cause, la formule américaine est toujours la même: les Américains multiplient les tours de passe-passe pour retarder les travaux des tribunaux d'arbitrage, notamment en déposant des requêtes pour leur faire perdre du temps ou en tardant à nommer les arbitres. Pendant que le temps passe, la situation de notre industrie forestière se dégrade.
Le calcul des Américains est donc clair: établir des tarifs qui seront jugés — ils le savent — incorrects et profiter des années pendant lesquelles ils sont en vigueur pour mettre l'industrie canadienne en faillite, ou du moins en difficulté. Cela permettra aux États‑Unis de faire avancer leur industrie pendant ce temps, de la moderniser, d'améliorer sa compétitivité et, par conséquent, de prendre une longueur d'avance.
C’est ce qui se cache derrière les velléités de guerre commerciale. N’est‑ce pas justement ce qu’on peut qualifier aisément de concurrence déloyale? Il me semble que oui. Il y a quand même eu beaucoup d'occasions manquées de régler cela.
L’Accord Canada—États‑Unis—Mexique, l'ACEUM, voté à la Chambre en mars 2020, représente à ce chapitre une très grande occasion manquée. Il faut amender l'ACEUM. Le gouvernement aurait pu saisir l’occasion de colmater ces brèches dans le cadre des renégociations du libre‑échange nord‑américain des dernières années pour que le processus de litige soit beaucoup mieux encadré afin d’éviter de trop longs délais lorsque le temps joue contre nous.
Il faut également amender l'ACEUM sur un autre point. Il faudrait y créer un conseil consultatif permanent sur le bois‑d’œuvre. J’ai tenté de déposer à la Chambre en mars 2020 un tel amendement, mais celui‑ci a malheureusement été rejeté par la présidence.
Cela m’amène à vous parler d’une autre urgence, celle de faire reconnaître le régime québécois.
Depuis 2013, le régime québécois est totalement conforme au cadre et aux exigences du libre‑échange, ce qui devrait lui épargner des soubresauts comme ceux que nous subissons. Le régime est simple à expliquer. Le quart du bois provenant de la forêt publique est vendu aux enchères, où tout le monde peut miser. Le prix obtenu est ensuite appliqué à l’ensemble du bois provenant de la forêt publique. Ce système est tout à fait comparable avec celui qui est en vigueur aux États‑Unis. Le prix du bois est donc fixé par le marché, et non par le gouvernement. Il n’est pas subventionné, ce qui passe à 100 % le test du libre‑échange. Il a même été conçu spécifiquement pour cela.
En revanche, ce n'est pas le cas du régime de droit de coupe de la Colombie‑Britannique qui, lui, est fixé par le gouvernement. Faire reconnaître la spécificité du régime québécois nous épargnerait pas mal de problèmes.
Je fais un aparté, c'est une des raisons pour lesquelles je suis en politique. Quand on me demande pourquoi je suis indépendantiste et que je réponds que c'est pour avoir le pouvoir de signer ses propres accords et ses propres traités, cela sonne un peu abstrait et cela a l'air très théorique. On en a pourtant ici un exemple éminemment concret et un cas assez typique: pouvoir négocier en son nom propre, pour ses intérêts, plutôt que de laisser un État qui n’en fait pas une priorité le faire à sa place.
À court terme, bien sûr, le gouvernement doit urgemment offrir un soutien à l’industrie par l'entremise d’un programme de prêts et de garanties de prêts, équivalant aux sommes retenues par Washington. C’est la seule manière de traverser la crise.
Ottawa peut également plaider en faveur d'une exemption du bois provenant de forêts privées. Si la grande majorité, 90 %, du bois coupé au Québec provient de forêts publiques, certaines forêts privées ont une certaine importance et un poids réel dans quelques régions et méritent donc qu'on s'y attarde. L’argument à soulever est tout de même très simple. Les États‑Unis pointent du doigt les forêts publiques en disant qu'elles ne respectent pas les lois du marché et qu'elles bénéficient de subventions cachées. Pourquoi alors le bois provenant de forêts privées, dont je précise qu'il n’est pas soumis au régime québécois, est‑il lui aussi visé par ces nouveaux tarifs? Cela devrait être un argument très simple pour nos amis du gouvernement. Il me semble que cela ne devrait pas être très difficile de plaider cela.
Puisque les nouveaux droits ne touchent pas les produits transformés, c'est une belle occasion, comme mon collègue de Jonquière le mentionnait tout à l'heure, de développer une chaîne de valeur pour favoriser la transformation de produits forestiers. Il me semble qu'on aurait une belle occasion avec la deuxième et la troisième transformation.
Que fait le gouvernement? Il nous dit qu’il travaille très fort pour l'ensemble des Canadiens et des Canadiennes et que le bois d’œuvre est une priorité qu'il défend, je le cite, « vigoureusement ».
Il y a deux semaines, le premier ministre a participé au premier sommet trilatéral des « trois amigos » depuis de très nombreuses années. À peine une semaine plus tard, de nouveaux tarifs sur le bois ont été annoncés. Comprenne qui voudra, mais il y a quand même un problème ici. Demain, la ministre du Commerce international sera à Washington. Espérons que les résultats seront plus probants.
Le gouvernement adoptera-t-il un ton plus ferme? Ripostera-t-il avec des mesures sur les produits américains?
Il faudra voir. On attend toujours des annonces concrètes. Les mots-clés vides de sens comme « priorité » et « vigueur » ont fait leur temps. Maintenant, une importante industrie...
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PCC (ON)
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2021-12-01 21:11
Monsieur le président, ma collègue de Kelowna—Lake Country a parlé de l'importance de cette industrie en Colombie-Britannique et de ses retombées à l'échelle locale. On ne saurait trop insister sur le fait qu'on parle ici d'emplois et de gagne-pain. Ce n'est pas seulement l'économie en général qui est en jeu ici.
Je me demande si la députée peut nous en dire plus sur les préoccupations locales, sur ce que les gens lui ont dit en Colombie-Britannique ou sur ce que ses collègues lui ont raconté au sujet de ce qui se passe réellement dans leur circonscription.
Voir le profil de Tracy Gray
PCC (BC)
Monsieur le président, comme je l'ai dit, des gens ont perdu leur emploi dans ma région. Il y a des gens qui travaillaient à la scierie depuis 15, 20, 25, 30 ou même 35 ans et qui se sont retrouvés sans emploi du jour au lendemain. C'était leur métier. Il n'y a pas beaucoup d'autres choix qui s'offrent à eux.
On sait aussi que la production en Amérique du Nord existe toujours. Toutefois, on a remarqué que le Canada perd du terrain et que les États-Unis en gagnent, ce qui signifie que nous perdons des clients au profit des États-Unis. Cette situation provoque une grande incertitude dans l'industrie. Les entreprises n'ont pas assez confiance pour investir ici, au Canada, et garder les emplois ici. C'est pour cela qu'il est si important de conclure un accord sur le bois d'œuvre.
Voir le profil de Simon-Pierre Savard-Tremblay
BQ (QC)
Madame la présidente, puisque mon collègue vient de la Colombie‑Britannique, si je ne m'abuse, j'aimerais l'entendre nous parler du régime des droits de coupe de sa province. Ce régime y est fixé par le gouvernement, contrairement au régime du Québec, dont le prix est fixé par le marché. Cela semble être la source du reproche des Américains. Que me dirait mon collègue pour défendre le régime de la Colombie‑Britannique au regard des règles du libre‑échange?
Voir le profil de Ken Hardie
Lib. (BC)
Madame la présidente, je sais que le gouvernement du Québec a déjà tâché d'harmoniser ses façons de faire avec celles de ses voisins, et plus particulièrement du Nouveau-Brunswick, dans le but d'échapper aux représailles des Américains, mais ce fut peine perdue. La Colombie-Britannique a écopé plus que les autres pour la simple raison que les coûts associés à la valorisation de la forêt et à l'accès aux terres de la Couronne y sont beaucoup moins élevés qu'aux États-Unis.
J'aimerais terminer en racontant une anecdote. Je connaissais bien certaines des personnes qui ont négocié l'accord sur le bois d'œuvre de 2006, dont David Emerson. Un jour, les représentants du Canada discutaient avec un exploitant forestier de la Géorgie qui n'avait pas grand-chose à dire de bon au sujet du régime canadien. Selon lui, les Canadiens dépensaient énormément d'argent pour être plus efficaces, alors que lui, il lui suffisait pour obtenir tout ce qu'il voulait d'apporter à Washington une valise contenant quelques centaines de milliers de dollars.
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Madame la présidente, je partagerai mon temps de parole avec le député d'Okanagan-Sud—Kootenay-Ouest.
C'est un honneur de prendre la parole à la Chambre ce soir. Il est difficile en cinq minutes d'examiner cette question, qui porte littéralement sur deux de mes passions de longue date: protéger les forêts du Canada et lutter contre les accords commerciaux qui ont tendance à être injustes.
J'espère que nous pouvons adopter une approche « Équipe Canada » dans ce dossier et je sais que tous les députés conviennent que la récente imposition par les États‑Unis de droits compensateurs et de règles antidumping qui doublent les droits de douane sur le bois d'œuvre canadien sont complètement injustes et injustifiés.
Que faisons-nous alors? J'aimerais proposer une nouvelle approche, mais je tiens d'abord à dire ce que nous devrions faire en tant que Canadiens pour aider le secteur forestier. Comme bien des députés l'ont dit, les travailleurs, les collectivités et les entreprises sont pénalisés. Nous devrions être capables de remédier à la situation au pays sans risquer de créer d'autres arguments voulant que le Canada subventionne ses produits forestiers.
Que pouvons-nous faire? Nous pourrions tenter d'interdire, et je crois que nous pouvons interdire l'exportation de grumes pour qu'elles soient acheminées vers nos scieries afin d'en faire des produits à valeur ajoutée, de maintenir des emplois et d'utiliser les produits non seulement au Canada ou aux États-Unis, mais aussi pour l'exportation.
Quand on regarde l'orientation choisie par l'industrie forestière suédoise, on constate qu'elle a choisi d'exporter de petites quantités de bois de grande valeur offrant une forte valeur ajoutée, alors que le Canada mise plutôt sur d'immenses quantités d'exportations de faible valeur et très peu de valeur ajoutée. Nous pourrions renverser ce modèle et tenter de créer plus d'emplois et de protéger la main-d’œuvre.
Nous devrions envisager d'utiliser davantage de bois massif dans la construction d'immeubles. Le Sénat est actuellement saisi du projet de loi présenté par le député d'Okanagan-Sud— Kootenay-Ouest. La Chambre l'a appuyé et devrait continuer de le faire pour qu'il arrive à bon port.
Après la dévastation causée par le dendroctone du pin en Colombie-Britannique, qui a provoqué de nombreuses pertes d'emplois dans les scieries, nous devons aussi faire tout notre possible pour signaler aux communautés du secteur forestier que nous nous battrons pour elles.
C'est ici que les choses se corsent, mais je tiens à plonger quand même. Les accords commerciaux sont difficiles. Je me souviens qu'en 1995, Art Eggleton a réussi à acheter la paix pour 5 ans dans le cadre d'un accord sur le bois d’œuvre qui allait durer jusqu'en 2000. Je ne sais pas combien de personnes s'en souviennent. C'est toujours la même histoire qui se répète.
Comme Larry Herman, avocat spécialisé en droit commercial, je crois que nous avons besoin d'un engagement à long terme et d'un accord de longue durée, ce qui nécessitera une volonté politique de la part de Washington et d'Ottawa.
Par contre, ce qui a changé dans la situation générale, c'est que le système commercial multilatéral ne fonctionne plus. Nous savons que c'est Donald Trump qui l'a déréglé et, pour une raison que j'ignore, le président américain Joe Biden n'a pas cru bon de le réparer. Quand le Canada remporte des victoires, comme ce fut le cas à l'été 2020 devant l'Organisation mondiale du commerce, qui a conclu que l'approche canadienne en matière de foresterie n'enfreignait pas les règles du commerce international, les États‑Unis ne sont pas contents. Ils n'étaient pas contents de cette décision non plus et tout le monde s'est plaint et ils ont décidé de porter la décision en appel. Qu'est-il arrivé? Les États‑Unis ont affirmé que c'était une preuve de plus que l'Organisation mondiale du commerce n'est pas équitable. Ils ont dit qu'ils perdaient toujours et qu'ils refusaient par conséquent d'envoyer des juges aux tribunaux d'appel de l'organisation. Nous nous retrouvons devant un vide, devant un système qui ne fonctionne plus.
Que pouvons-nous faire pour réparer un système brisé? Les États‑Unis disaient auparavant que les droits de coupe du Canada équivalaient à des subventions. Cette fois, ils prétendent qu'un programme sur les énergies renouvelables visant à inciter l'industrie forestière du Nouveau‑Brunswick à produire de l'énergie renouvelable équivaut à une subvention.
Les choses se corsent. Les régimes commerciaux de partout dans le monde entravent les mesures de lutte contre les changements climatiques. Des décisions ont été rendues contre l'Inde par rapport à des projets d'énergie solaire. Il faut tout faire pour que les régimes commerciaux ne s'immiscent pas dans les mesures pour protéger le climat. La ministre du Commerce international et le ministre de l’Environnement et du Changement climatique pourraient peut-être, et je dis bien peut-être, attirer l'attention de l'administration américaine en suggérant une nouvelle approche pour tenter de vraiment débloquer l'Organisation mondiale du commerce et en faire une structure qui ne s'oppose pas aux mesures de lutte contre les changements climatiques, mais qui veille plutôt à ce que les règles commerciales n'entravent pas ces mesures.
Il est plus que temps de repenser le régime de commerce mondial. L'OMC est dans une impasse — on pourrait même dire qu'elle n'est pas sortie du bois. L'administration américaine a fait dérayer le système sous Donald Trump et ne veut pas qu'il soit réparé maintenant que le président Biden est au pouvoir. Il pourrait bien être possible, et je ne sais pas quelles sont les chances exactement, d'attirer l'attention de l'administration Biden, par l'entremise de John Kerry et d'autres personnes, pour repenser l'utilisation de ces règles, nommer des juges à l'organe d'appel et établir une vision à long terme qui inclut la capacité de séquestration des forêts, un avantage dans la lutte aux changements climatiques.
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Madame la présidente, c'est pour moi un plaisir d'intervenir ce soir dans le débat sur le bois d'œuvre.
Comme d'autres l'ont souligné tout au long de la soirée, ce conflit revient sans cesse. L'article de Wikipédia concernant le conflit sur le bois d'œuvre témoigne de la longueur de ce conflit, puisqu'il comporte plusieurs sections sur les deuxième, troisième et quatrième rondes. On dirait des guerres mondiales ou des matchs du Super Bowl. Je pense que même Wikipédia n'arrive plus à savoir où nous en sommes, puisque l'article s'arrête à la quatrième ronde, et je crois que nous en sommes maintenant à la cinquième ou à la sixième ronde.
Nous sommes dans une impasse, et je conviens, comme la députée de Saanich—Gulf Islands, que les mesures prises par les États‑Unis se fondent sur le protectionnisme plutôt que sur la raison ou l'équité. Les États‑Unis savent que nous avons besoin d'eux pour vendre notre bois d'œuvre. Ils savent aussi que, s'ils mettent suffisamment de barrières en place, s'ils imposent des droits de douane injustes, s'ils font traîner le dossier devant les tribunaux pendant des années et s'ils bloquent le processus de nomination au sein des tribunaux d'appel de l'OMC de telle sorte que le processus de résolution des différends ne fonctionne plus, alors les scieries devront fermer leurs portes avant même qu'une décision puisse être rendue de façon équitable.
Je pense que nous devons adopter une nouvelle stratégie qui nous permettra de nous éloigner progressivement des États‑Unis. Les États‑Unis dépendent de nous et je pense que, tôt ou tard, ils se rendront compte qu'ils souffrent. Je suis allé à Washington pour le faire comprendre aux sénateurs et aux membres du Congrès, et cela a fonctionné avec certains d'entre eux.
Nos forêts sont en train de changer. Nous avons eu des incendies dévastateurs en Colombie‑Britannique. Nous avons été aux prises avec une infestation de dendroctones. Les conditions météorologiques changent elles aussi. Je viens de parler à mon épouse, et elle m'a dit qu'il faisait aujourd'hui 22,5 degrés Celsius dans ma ville, Penticton. Il s'agit là d'un nouveau record canadien pour le mois de décembre. Ce sont des conditions idéales pour le dendroctone du pin. Il adore ce type de climat hivernal. Qui sait dans quel état seront nos forêts l'année prochaine?
Je ne suis pas le premier à le dire et je ne serai pas le dernier, mais nous devons trouver des façons de tirer une plus grande valeur économique de chaque arbre que nous abattons. Nous savons tous que nous avons abattu beaucoup d'arbres et qu'il n'y aura bientôt plus de forêts anciennes. Nous l'avons entendu à maintes reprises.
Chaque fois que nous abattons un arbre, nous devons en tirer la valeur maximale. Comme la députée vient de le dire, je pense qu'une mesure que nous pouvons prendre, c'est utiliser le bois massif. Le Canada est à la fine pointe de la technologie dans ce domaine en Amérique du Nord. Il y a Structurlam dans ma ville, Penticton, les Chantiers Chibougamau, au Québec, et Kalesnikoff Lumber à Castlegar, de l'autre côté de ma circonscription. Ce sont trois usines de calibre mondial qui fabriquent du bois massif.
Des scieries de partout au Canada pourraient produire des deux par quatre et des deux par six et les vendre à des usines de bois massif afin qu'elles créent des matériaux de construction permettant de construire davantage de bâtiments en bois et davantage de grands bâtiments en bois. Voilà comment les grands bâtiments de l'avenir seront construits. Comme je l'ai déjà dit, j'ai présenté un projet de loi d'initiative parlementaire qui porte sur l'utilisation de ce type de bois ou de tout matériau qui nous aidera à lutter contre les changements climatiques et à réduire les émissions de gaz à effet de serre de nos bâtiments. Ce projet de loi a été renvoyé au Sénat, et j'espère qu'il nous reviendra au printemps et qu'il recevra un bon accueil à la Chambre.
Nous devons aussi prendre des mesures qui permettront d'élargir notre marché national. Nous avons tenté d'élargir nos marchés en Asie, et plus particulièrement en Chine, et cela a fonctionné pendant un certain temps. Toutefois, c'est le moins qu'on puisse dire, nous avons dû affronter des vents contraires. Je ne sais pas si nous pouvons en faire plus en Chine en ce moment, mais nous avons l'occasion d'élargir considérablement notre marché national et de réduire ainsi la pression qui s'exerce sur nos scieries.
Nous pourrions vendre du bois massif aux États‑Unis sans droits de douane, car ce produit n'est pas admissible aux droits douaniers sur le bois d'œuvre dont nous parlons. C'est une solution que nous devrions examiner. Nous aurions à éduquer les architectes, modifier les codes du bâtiment et former les constructeurs, mais nous devrions vraiment examiner cette solution pour tirer plus de valeur de nos forêts. Nous devrions aussi tirer profit d'autres aspects de nos forêts que la fibre ligneuse: l'eau qu'elles protègent, la protection qu'elles fournissent contre les inondations et le carbone qu'elles séquestrent.
Je vais m'en tenir à cela.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, une autre rivière atmosphérique atteint actuellement la Colombie-Britannique. Nous nous préparons à subir de nouvelles inondations. J'insisterai auprès du comité fédéral-provincial de rétablissement après les inondations, qui vient d'être formé, pour qu'il fournisse les infrastructures essentielles que les petites collectivités n'ont pas les moyens de payer, qu'il répare les digues et qu'il remanie la politique d'intervention en cas d'urgence, afin de tirer des leçons de nos erreurs.
Il va sans dire que des autoroutes et des voies ferrées sont toujours inondées, et que de nombreux habitants de nos communautés rurales et majoritairement autochtones se retrouvent isolés, alors que l'on annonce encore des conditions météorologiques imprévisibles. Ce manque de contrôle peut provoquer un sentiment de désespoir, mais nous ne devons pas nous laisser abattre. Nos efforts sont mieux coordonnés que la semaine dernière, et ils le seront encore mieux la semaine prochaine. Je remercie les bénévoles, les travailleurs des services d'urgence, les militaires et toutes les personnes qui ont fait des dons en argent partout au Canada. Ce sont ces Canadiens qui s'unissent pour s'entraider qui font du Canada le meilleur pays au monde.
Je travaillerai sans relâche pour obtenir les ressources dont la Colombie-Britannique a besoin aujourd'hui et dans l'avenir.
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Monsieur le Président, récemment, j'ai parlé au maire de Princeton, dont la collectivité de 2 800 habitants a subi des dommages quand la rivière Tulameen est sortie de son lit. Il est très inquiet que la collectivité ne soit pas en mesure de reconstruire dans le cadre des programmes traditionnels d'aide d'urgence, qui exigent que les municipalités assument 20 % des coûts. Des travaux de restauration de 10 millions de dollars coûteraient 2 millions de dollars à Princeton. C'est une facture que la petite municipalité aurait de la peine à rembourser.
Les effets de la crise climatique empirent de jour en jour. Le gouvernement aidera-t-il les petites collectivités en éliminant ou en réduisant cette exigence?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, c'est une question très importante. Pas plus tard que la semaine dernière, le premier ministre et moi, nous nous sommes rendus en Colombie-Britannique et avons visité nombre des collectivités touchées. Il est très clair que cela exigera des efforts extraordinaires des collectivités pour reconstruire et se remettre des inondations dévastatrices qui ont frappé la Colombie-Britannique.
Nous avons annoncé la création d'un comité mixte fédéral-provincial, auquel participeront des dirigeants autochtones. La communication et la coordination avec les dirigeants municipaux seront des parties essentielles de notre intervention.
Nous savons qu'il y a beaucoup à faire et nous sommes prêts à aider les gens de la Colombie-Britannique pour qu'ils reconstruisent et qu'ils se remettent de ces inondations dévastatrices.
Voir le profil de Ed Fast
PCC (BC)
Monsieur le Président, en ce qui concerne l'aide aux victimes des inondations, le premier ministre a annoncé que le gouvernement n'égalerait que les dons versés à la Croix-Rouge. Des organismes locaux qui sont sur le terrain pour aider les familles déplacées se sont vu refuser une telle contribution. L'Armée du Salut, le Comité central mennonite, Archway ainsi que des églises contribuent à offrir des aliments et un toit aux victimes et à nettoyer les dégâts causés par les inondations, mais aucun de ces intervenants n'a obtenu de fonds de contrepartie. Pourquoi?
Le premier ministre s'engagera-t-il dès maintenant à verser des fonds de contrepartie à tous ces organismes qualifiés qui prêtent main-forte aux victimes des inondations?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, c'est une question importante qui me donne l'occasion de souligner la générosité extraordinaire des Canadiens qui sont allés sur place pour aider les Britanno‑Colombiens touchés par ces inondations. Nous leur sommes très reconnaissants et nous tenons à souligner leur générosité.
Pas plus tard que la semaine dernière, le premier ministre a annoncé que les gouvernements fédéral et provincial allaient verser une somme équivalente aux dons recueillis par la Croix-Rouge canadienne. L'organisme a amassé jusqu'à présent 14 millions de dollars. Il y aura donc 42 millions de dollars pour aider les Britanno‑Colombiens. La Croix-Rouge canadienne utilisera ces fonds pour soutenir les familles évacuées, comme elle l'a déjà fait pour nous, à Fort McMurray. Cet organisme est bien placé pour répondre aux besoins...
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, deux fois en deux semaines, les gens de ma circonscription dans la vallée du Fraser et dans le canyon du Fraser ont été touchés par des inondations généralisées. Les autoroutes emportées par les flots, les champs submergés et les granges inondées ont tous eu un effet sur la production agricole. Les Canadiens subissent d'énormes pertes de tous ordres. La sécurité alimentaire et le gagne-pain de bien des gens dépendent de l'aide fédérale.
Le ministre responsable de Développement économique Canada pour le Pacifique peut-il décrire les mesures concrètes que la nouvelle agence mettra en œuvre pour soutenir la reconstruction des routes, des digues et d'autres infrastructures essentielles en Colombie‑Britannique?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je sais que bien des gens touchés par les inondations se posent cette question. C'est pourquoi nous avons mis en place, de concert avec le gouvernement de la Colombie‑Britannique, un comité mixte pour que tous les ministres dont le portefeuille est touché par ces terribles inondations soient impliqués et collaborent. Cela nous donne également l'occasion de reconnaître l'importance de la participation des leaders autochtones à ces discussions.
Nous nous assurerons que tous les ordres de gouvernement et que les leaders autochtones soient impliqués afin de donner aux Britanno‑Colombiens toute l'aide et tout le soutien dont ils ont besoin pour reconstruire et se rétablir.
Voir le profil de John Aldag
Lib. (BC)
Monsieur le Président, je suis de tout cœur avec les familles et les collectivités touchées par les inondations extrêmes qui ont eu lieu la semaine dernière en Colombie‑Britannique. Cette crue centennale a provoqué des dégâts catastrophiques et exposé au grand jour les lacunes du système actuel. À mesure que les changements climatiques s'accentuent, une telle situation ne se produira pas tous les 100 ans, mais tous les 10 ans ou moins. Nous devons investir dans l'adaptation aux changements climatiques et dans l'atténuation de leurs effets afin d'être mieux préparés à l'avenir. L'inclusion d'une stratégie nationale d'adaptation dans le discours du Trône représente un important pas en avant.
C'est avec une profonde tristesse que j'informe la Chambre du décès de Jan Rustad de Kaleden, en Colombie‑Britannique. M. Rustad était bien connu et était considéré par beaucoup de gens comme l'expert mondial en techniques avancées de pilotage d'aéronefs à voilure tournante. Il a formé de nombreux pilotes des Forces armées canadiennes, de la GRC et de nombreux autres pays.
Reconnu pour ses compétences, sa patience et son humilité, Jan Rustad manquera à sa famille et à plusieurs générations de pilotes d'hélicoptères du monde entier.
Je le salue.
Voir le profil de Lisa Marie Barron
NPD (BC)
Monsieur le Président, les communautés autochtones de partout au Canada continuent d'être les premières touchées par la crise climatique. Les inondations qui frappent la Colombie‑Britannique ont dévasté ces communautés, qui attendent de l'aide pour procéder au nettoyage et se préparer en vue des prochains événements climatiques. Cette semaine, j'ai demandé au gouvernement d'écouter les chefs autochtones et de collaborer avec eux. Je pense entre autres à la cheffe Roxanne Harris de la Première Nation des Stz'uminus. Comme d'autres, cette Première Nation n'a toujours pas reçu l'aide dont elle a besoin.
Quand le gouvernement respectera-t-il enfin ses promesses?
Voir le profil de Patty Hajdu
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je sympathise avec tous ceux qui ont souffert terriblement à cause de cette inondation, notamment les peuples autochtones, qui sont touchés de façon disproportionnée par cet événement climatique et par de nombreux autres.
Mon équipe travaille en étroite collaboration avec la Colombie‑Britannique afin de coordonner les services et elle a annoncé un financement de 4,4 millions de dollars à la First Nations' Emergency Services Society de la Colombie‑Britannique dans le cadre du Programme d'aide à la gestion des urgences. Ce programme repose sur le principe voulant que ce soient les peuples autochtones qui savent quoi faire pour soutenir leur communauté et nous allons continuer de travailler en respectant le point de vue des Autochtones.
Voir le profil de John Barlow
PCC (AB)
Voir le profil de John Barlow
2021-11-25 14:10
Monsieur le Président, je remercie les citoyens de Foothills de m'avoir fait confiance une fois de plus pour les représenter à Ottawa en tant que député. C'est un grand honneur.
Ces citoyens savent à quel point le rétablissement a été long et pénible à la suite de la crise de l'encéphalopathie spongiforme bovine et des inondations de 2013. Il est déchirant de voir maintenant des familles agricoles de la Colombie‑Britannique à leur tour aux prises avec une crise. Les producteurs laitiers et les producteurs de porc et de volaille ont perdu des milliers d'animaux. Les exploitations fruitières ont été décimées. Le rétablissement sera long et pénible. Je remercie les clubs philanthropiques, les bénévoles et les militaires qui font tout ce qu'ils peuvent pour aider, notamment les groupes tels que la fondation agricole Do More, qui a offert ses services.
Je demande à la ministre de l'Agriculture d'annoncer dès que possible un programme d'aide complet et accessible pour ces agriculteurs. Cela aurait une incidence considérable sur la santé financière et mentale des familles agricoles de la Colombie‑Britannique.
Ce n'est pas le moment de laisser ces familles se débrouiller seules. Elles ne sont pas seules. Le Canada est là pour elles.
Voir le profil de Ken Hardie
Lib. (BC)
Madame la Présidente, je vous fais remarquer avec plaisir que je partagerai mon temps de parole avec la députée de Brossard—Saint-Lambert.
Je tiens à consacrer quelques instants pour envoyer une pensée à tous les habitants de la Colombie-Britannique. De nouveaux événements météorologiques les menacent. Nos pensées vont aux employés des services d’urgence et à toutes les personnes qui s’efforcent de se remettre de cette catastrophe.
La pandémie du siècle dure depuis près de 20 mois et a bouleversé de nombreux aspects de notre vie. En traversant cette période difficile, les Canadiens ont trouvé des moyens de s’adapter. Ils ont découvert de nouvelles façons de travailler et de faire des affaires qui réduisent au minimum le risque de transmission du virus de la COVID‑19.
La Chambre n’a pas fait exception. Au cours de la dernière législature, nous avons convenu de modifier nos délibérations conformément aux règles de santé publique. Nous avons établi une approche hybride permettant aux députés de participer aux délibérations de la Chambre et des comités en présentiel ou par vidéoconférence.
C’était une approche raisonnable, car elle permettait à tous les députés de participer à tous les types de travaux de la Chambre, tout en limitant les contacts physiques étroits avec un trop grand nombre de personnes. Nous savions qu’en limitant les contacts étroits, nous allions freiner la propagation du virus. Il fallait que nous respections cette règle non seulement pour protéger la sécurité des parlementaires, mais celle du personnel qui nous soutient, celle de nos familles et celle de nos concitoyens.
La COVID‑19 évolue de façon imprévisible. Je connais une famille dont les trois membres, deux dans la cinquantaine avancée et leur mère octogénaire, étaient immunodéficients; ils ont tous été atteints de la COVID sans même s’en apercevoir. D’un autre côté, un homme robuste dans la cinquantaine avancée qui adorait faire des activités en plein air et suivre des cours de danse bhandra, le mari d’une de mes employées, en fait, est demeuré dans un coma artificiel pendant deux mois. Il attend de subir une greffe de poumon et il essaie encore de marcher pendant plus de quelques minutes sans devoir se reposer.
Nous avons entendu parler de patients qui ont souffert pendant très longtemps. Selon un récent article du Washington Post, les personnes affectées par la COVID en sortent avec une faiblesse et une fatigue débilitantes, avec le trouble de stress post-traumatique, elles souffrent d’anxiété et de dépression, elles ont de la peine à réfléchir et ne réussissent plus à fonctionner dans la vie quotidienne. Leurs proches doivent soudainement assumer le rôle d’aidants familiaux et souffrent eux-mêmes de troubles émotionnels et pratiques.
Il y a maintenant presque un an, nous pensions voir la fin de la pandémie grâce au déploiement du programme de vaccination de calibre mondial du Canada. Malheureusement, au début de cette 44e législature, la pandémie perdure. Notre combat est presque terminé, mais nous devons demeurer vigilants.
Nous savons que les députés du gouvernement, de même que ceux du Nouveau Parti démocratique, du Bloc québécois et du Parti vert, sont entièrement vaccinés. Personnellement, je ne vois aucun problème à divulguer mon statut vaccinal et je ne considère pas cela comme étant une atteinte à mon droit à la vie privée. Je vois plutôt cela comme une indication à nos familles, à notre personnel et à tout le monde ici que je ne suis pas parmi ceux qui sont le plus susceptibles de propager le virus. Cependant, si j’avais la malchance de souffrir des effets de la COVID‑19, je dois à la population de Fleetwood—Port Kells, que je remercie de m’avoir fait l’honneur de me confier un troisième mandat, de continuer à faire ce pour quoi j’ai été élu. Ce que notre gouvernement propose permettra cela.
Je ne comprends absolument pas pourquoi le chef du Parti conservateur voudrait refuser cette possibilité à quiconque siège à la Chambre et surtout aux membres de son propre caucus. Toutefois, c’est exactement ce que fera son opposition à une solution de rechange raisonnable et éprouvée.
C'est aussi à se demander pourquoi le secret le mieux gardé à Ottawa est le statut vaccinal des députés conservateurs qui côtoient d’autres députés dans l’antichambre ou en comité. Je ne serais pas surpris qu’un conservateur soulève une question de privilège à ce sujet, à savoir le droit à un milieu de travail sûr et sécuritaire. Nous avons vu un député du Bloc le faire il y a quelques jours, et je n'arrive pas à comprendre la position du Bloc là-dessus.
Je tiens à souligner que la vaccination obligatoire n’est pas nouvelle. Le Royaume-Uni l’a imposée en 1853 pour lutter contre l’épidémie de variole. En 1905, la Cour suprême des États-Unis, dans l’affaire Jacobson c Massachusetts, a confirmé la constitutionnalité des programmes de vaccination obligatoire contre la variole afin de préserver la santé publique.
Le Parti conservateur se considère peut-être comme le parti de la liberté, mais cette liberté existe dans un contexte qui reconnaît également le devoir que nous avons les uns envers les autres dans l’intérêt du bien commun. En tant que partisans de la Charte, nous, les libéraux, comprenons parfaitement que, d’une certaine façon, le choix personnel ne devrait pas l’emporter sur nos droits collectifs. C’est une question de vigilance raisonnable.
La motion dont nous sommes saisis aujourd’hui porte sur la vigilance. Elle vise à permettre à tous les députés de s’acquitter de leurs fonctions en toute sécurité. Comme je l’ai dit, nous avons un modèle éprouvé de Parlement hybride qui a été utilisé au cours de la deuxième session de la 43e législature, et la motion dont nous sommes saisis rétablirait en grande partie l’approche adoptée à ce moment-là.
La motion vise surtout cinq objectifs. Premièrement, elle permettrait aux députés de participer aux délibérations de la Chambre, en personne ou par vidéoconférence, à condition que ceux qui participent en personne le fassent conformément à la décision du Bureau de régie interne du mardi 19 octobre 2021 concernant la vaccination contre la COVID-19, et que les motifs des exemptions médicales respectent les directives du ministère de la Santé de l’Ontario intitulées « Exemptions médicales à l’immunisation contre la COVID-19 ». Le Comité consultatif national de l’immunisation donne également de l'information à ce sujet. La motion suspend ou modifie temporairement quelques articles du Règlement afin de faciliter les choses.
Deuxièmement, la motion permettrait également aux députés de participer à distance ou en personne aux réunions des comités, à condition de satisfaire aux exigences en matière de vaccination établies par le Bureau de régie interne.
Troisièmement, la motion permettrait de déposer ou de présenter par voie électronique des documents à la Chambre, y compris les documents que le gouvernement est tenu de déposer en vertu de la loi, et les pétitions ou autres documents que tout député peut souhaiter soumettre.
Quatrièmement, la motion définit de quelle manière et à quel moment les votes par appel nominal doivent être consignés dans le système hybride. J’y reviendrai dans un instant.
Enfin, pour la période d’octroi de crédits en cours, la motion prévoit que le Budget supplémentaire des dépenses sera renvoyé devant un comité plénier et examiné par celui-ci. Cette mesure est conforme aux pratiques antérieures de la Chambre qui permettaient d’examiner le Budget des dépenses au début d’une nouvelle législature, avant que les comités permanents ne soient constitués.
La motion maintiendrait en vigueur ces mesures à compter du jour de son adoption jusqu’au jeudi 23 juin 2022, avant l’ajournement de la Chambre pour l’été. Ce laps de temps permettrait à la Chambre de mener à bien, en toute sécurité, le travail pour lequel les Canadiens nous ont élus. Après juin, nous pourrions revoir notre manière de procéder, en tenant compte, à ce moment-là, des conseils sanitaires les mieux fondés.
Quant aux dispositions de la motion relatives au vote, je tiens en premier lieu à reconnaître que cet acte est l’un des plus importants que les parlementaires accomplissent. Au cours des premiers mois de la deuxième session de la dernière législature, les députés de la Chambre ont voté, suivant le processus habituel, rangée par rangée. Les députés qui participaient par vidéoconférence ont été appelés un par un à exprimer de vive voix leur vote. Même si ces modalités de vote ont été efficaces et utilisées pour plus de 50 votes, elles ont pris beaucoup de temps, jusqu’à 50 minutes pour certains votes. Toutefois, la Chambre avait également convenu de concevoir et de mettre à l’essai une application permettant de voter à distance. Nous avons commencé à l'utiliser en mars. Cette application noua a permis de voter en 10 à 15 minutes. L’application de vote à distance a été utilisée avec succès pour plus de 120 votes.
La motion d’aujourd’hui remettrait cette application en service, nous permettant d’exprimer notre volonté de manière sûre et efficace. Même si l’application a été utilisée avec succès au cours de la dernière législature, par prudence, la motion prévoirait d’ordonner à l’administration de la Chambre qu’elle mette en œuvre, au plus tard le mercredi 8 décembre 2021, un processus d'inscription de tous les députés. Une fois ce processus terminé, mais au plus tard le 9 décembre, l’application serait mise en service.
Le paragraphe q) de la motion énonce que l’utilisation de l’application se ferait en toute intégrité. Entre autres choses, il énonce que les votes doivent être exprimés à partir du Canada au moyen du dispositif remis au député et géré par la Chambre. En outre, l’identité visuelle des députés serait validée pour chaque vote. C’est le whip de chaque parti reconnu à la Chambre qui pourrait faire les vérifications d’usage.
Un député qui serait incapable de voter au moyen du système électronique pendant les 10 minutes prévues pourrait se connecter à la séance en ligne pour indiquer au Président son intention de vote. On a donc pris grand soin dans la rédaction de la motion de prévoir des mesures d’urgence au cas où des députés éprouveraient des problèmes avec l’application de vote, de façon à ne pas les priver de leur droit de vote. Nous voulons éviter de priver des députés de leur droit de vote.
Certains ont fait valoir que l’acte même de se lever pour être compté dans un vote en personne est trop important pour être mis de côté. Je ne veux pas remettre en question cette tradition. Je veux simplement dire que la motion vise à mettre en place des mesures temporaires raisonnables pour permettre à tous les députés de voter en toute sécurité.
Pour chaque vote, les noms des députés figureront encore dans les Journaux de la Chambre, permettant ainsi à tous de voir où ils se situaient par rapport à la question mise au vote.
La motion à l’étude vise également à ménager un calendrier différé pour les votes par appel nominal concernant la plupart des types de motions pouvant faire l’objet d’un débat, ou une motion pour l’adoption d’un projet de loi à l’étape du rapport un vendredi. Plus particulièrement, les votes auraient lieu après la période des questions une journée selon l’heure à laquelle le vote par appel nominal a été demandé. De cette façon, nous respecterions la pratique adoptée par le passé à la Chambre, nous permettrions aux députés de prévoir un peu le moment des votes et nous pourrions mieux gérer notre temps à l’intérieur et à l’extérieur de la Chambre.
Tous les députés de la Chambre s’accordent pour dire que nous voulons mettre cette pandémie derrière nous. Dans le discours du Trône, nous avons établi un programme pour y arriver. Nous nous employons à obtenir la prochaine génération de vaccins contre la COVID‑19, tout particulièrement pour les enfants...
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Monsieur le Président, j'aimerais prendre un moment pour remercier les nombreux députés et électeurs qui ont tendu la main et offert leur soutien aux bonnes gens de Princeton et de Merritt, ainsi qu'aux nombreuses petites communautés autochtones des vallées de la Similkameen et de la Nicola, qui ont été dévastées par les inondations. Bien que nous ayons appris avec satisfaction que certains résidants pouvaient rentrer chez eux, en réalité, de nombreux défis subsistent.
C'est normal que les gens nettoient leur maison et en retirent les biens détruits, mais ces biens s'entassent dans les rues et doivent être enlevés. Les systèmes d'égouts ne fonctionnent pas, il n'y a pas d'eau et, à de nombreux endroits, il n'y a ni gaz ni électricité, donc aucun chauffage. Chaque nuit, la température descend toujours plus bas sous zéro et ne dépasse pas beaucoup le point de congélation pendant la journée. Tous ces résidants sont maintenant engagés dans une course contre la montre pour reconstruire leur vie autant que possible avant que le vrai gel hivernal ne s'installe.
J'aimerais demander à tous les députés de cette Chambre de continuer à penser aux gens de Merritt, de Princeton et des autres petites localités et à défendre leurs intérêts. Ils ont besoin de tout le soutien et l'encouragement que nous pouvons leur donner maintenant et que nous pourrons leur donner à l'avenir.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, le 29 juin, ma circonscription a subi l'une des pires catastrophes de mémoire récente: Lytton a été réduite en cendres. Au cours des dernières semaines, des inondations et des coulées de boue ont détruit des infrastructures essentielles et des propriétés privées dans tous les coins de ma circonscription. Les gens de Mission—Matsqui—Fraser Canyon souffrent. La Colombie‑Britannique souffre. Nous sommes résilients et nous nous en sortirons, mais nous avons besoin d'aide.
Le gouvernement parle beaucoup de la lutte contre les changements climatiques. Voici l'occasion de joindre le geste à la parole en mettant en place des infrastructures résilientes et des mesures d'adaptation et d'atténuation en la matière qui sont adaptées aux besoins du XXIe siècle. J'invite le gouvernement à collaborer avec ses partenaires pour reconstruire Lytton, financer les infrastructures essentielles et donner aux Premières Nations les moyens d'exercer un plus grand contrôle quant à la gestion des catastrophes, car la façon actuelle de faire les choses ne fonctionne pas.
Nous avons beaucoup à faire, et je me consacre entièrement à aller chercher les ressources dont la Colombie‑Britannique a besoin pour se reconstruire.
Voir le profil de Erin O'Toole
PCC (ON)
Monsieur le Président, c'est un bonheur de vous revoir là et de revoir tous les députés assis à leur place.
Depuis plus d'une semaine, les Canadiens regardent les images dévastatrices qui leur proviennent de la Colombie-Britannique et qui leur montrent l'ampleur des inondations qui frappent Abbotsford, Hope et des dizaines d'autres localités. Je tiens à souligner que le ministre est en contact constant avec les autorités fédérales afin de coordonner les interventions rendues nécessaires par ces inondations destructrices.
Le premier ministre pourrait-il faire le point sur les plus récents efforts déployés par le gouvernement fédéral pour lutter contre cette catastrophe naturelle?
Voir le profil de Justin Trudeau
Lib. (QC)
Monsieur le Président, je remercie le député d'en face d'avoir abordé ce sujet. Je sais qu'il est de tout cœur avec les Britanno-Colombiens et qu'il le sera tant que cette période extraordinairement difficile ne sera pas derrière eux. On peut d'ailleurs en dire autant de moi-même, des autres députés et des Canadiens en général. Comme vient de le souligner le député, nous gardons un contact étroit avec les autorités provinciales et nous demeurons prêts à dépêcher sur place toute l'aide qu'elles pourraient nous demander.
Les ressources fédérales ont été mises à profit dès le début de la crise, et au moment où on se parle, près de 500 militaires sont sur place pour ériger des digues de sable, secourir le bétail et acheminer aux habitants des régions éloignées les vivres et le soutien dont ils ont besoin.
Nous serons aux côtés des Britanno-Colombiens jusqu'à la fin de cette catastrophe et nous serons là aussi pour la reconstruction. C'est ce que font les Canadiens: ils s'entraident et ils sont là pour leurs voisins — et ce n'est pas près de changer.
Voir le profil de Patrick Weiler
Lib. (BC)
Monsieur le Président, ma province a été dévastée par des catastrophes naturelles au cours de la dernière année. Les feux de forêt, les glissements de terrain et les inondations mettent en péril, voire détruisent, les biens et la vie des gens de ma circonscription et d'innombrables autres Britanno-Colombiens.
Devant l'aggravation constante des changements climatiques, nous savons que de tels phénomènes météorologiques vont se multiplier et s'intensifier.
Le premier ministre peut‑il faire le point à la Chambre sur le travail crucial qu'il effectue dans ce dossier?
Voir le profil de Justin Trudeau
Lib. (QC)
Monsieur le Président, les habitants de la Colombie-Britannique demeurent dans mes pensées et dans celles de tous les députés.
À la suite des récentes inondations, nous avons approuvé une demande d'aide fédérale, et plus de 500 membres des Forces armées canadiennes sont sur le terrain et y resteront aussi longtemps qu'il le faudra. À cela s'ajoutent des renforts prêts à intervenir. Nous ferons davantage pour atténuer les dommages causés par ces catastrophes naturelles et nous mettrons en place un programme national d'assurance à faible coût contre les inondations.
Nous serons là, aux côtés des habitants de la Colombie-Britannique, à chaque étape du processus de nettoyage, de rétablissement et de reconstruction.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
J'ai reçu une demande de débat d'urgence de la part de la députée de Saanich—Gulf Islands.
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Monsieur le Président, je crois que cette demande jouit d'un appui massif de tous les partis à la Chambre.
Je demande un débat d'urgence sur les conséquences graves de l'urgence climatique, en particulier parce qu'elles touchent actuellement ma province, la Colombie-Britannique. Tout a commencé par le dôme de chaleur que la province a connu à la fin juin et au début juillet et qui a provoqué la mort de près de 600 personnes en l'espace de quatre jours. Les feux de forêt se sont ensuite multipliés au cours de l'été et nous sommes maintenant aux prises avec une rivière atmosphérique qui a décimé nos infrastructures, a causé la mort, a détruit des maisons et des fermes, et cela continue. Nous voyons les conséquences de l'urgence climatique également à Terre-Neuve-et-Labrador, où des infrastructures ont aussi été détruites.
Ce débat est très à propos et il respecte nos règles sur les débats d'urgence. La situation n'est pas chronique; il s'agit d'une rencontre urgente, et les députés de tous les partis souhaiteraient qu'une décision soit rendue pour nous permettre de discuter, de débattre et, j'ose espérer, dans un esprit de collaboration et d'alliance entre les partis, de faire cause commune avec les habitants de la Colombie-Britannique, les Premières Nations, et les gens qui souffrent de l'urgence climatique partout au pays.
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Monsieur le Président, j'aimerais ajouter ma voix à ceux qui appuient la demande de débat d'urgence sur les inondations en Colombie-Britannique, où la situation est critique.
Depuis que je siège à la Chambre, nous avons tenu des débats d'urgence sur la fermeture de pipelines, sur des barrages ferroviaires et sur la lutte contre les changements climatiques. Les inondations actuelles regroupent tous ces éléments. Un épisode de pluie d'une seule journée a causé des torts irréparables aux Britanno-Colombiens, et tous les Canadiens sont touchés par cet événement. J'aimerais donc ajouter mon appui à la demande de débat d'urgence.
Voir le profil de Ed Fast
PCC (BC)
Monsieur le Président, je me permets de commencer par vous féliciter de votre réélection à titre de Président. Je crois que vous le méritez bien et je me réjouis de pouvoir travailler avec vous pendant cette nouvelle législature.
Ma demande est plus précise que celle de mes collègues. Elle concerne l'épisode de pluie, aussi appelé « rivière atmosphérique », qu'a connu la Colombie-Britannique durant la dernière semaine, ainsi que toute la destruction que cette catastrophe a entraînée à l'échelle de la province. Je souligne que ces inondations massives se sont abattues sur l'ensemble des collectivités de la vallée du Fraser, du canyon du Fraser et de l'intérieur de la Colombie-Britannique. Au moins quatre personnes y ont trouvé la mort. Des digues ont cédé, d'importantes voies ferrées et autoroutes ont été gravement endommagées, et une vaste opération d'évacuation des résidants et de leur bétail a dû être organisée. En outre, les communautés de Merritt et de Princeton ont été complètement évacuées.
On peut facilement s'imaginer le déplacement et l'angoisse que des milliers de familles ont subie. Les conséquences humaines et économiques seront énormes — et le sont déjà. On pourrait prétendre qu'il s'agit de la pire catastrophe naturelle de l'histoire de notre pays. De toute évidence, le gouvernement fédéral doit jouer un rôle de premier plan pour fournir de l'aide d'urgence dans les régions ravagées par les inondations et pour préparer un plan financé à long terme prévoyant des investissements dans les infrastructures essentielles afin d'éviter qu'un tel désastre ne se reproduise.
Je demande donc la tenue d'un débat d'urgence afin que nous puissions discuter de la façon dont nous pouvons travailler ensemble, peu importe nos allégeances politiques. À en juger par les observations de mes collègues des autres partis, je sens qu'il y a une volonté de procéder à un débat d'urgence sur le sujet. Toutefois, le débat devrait porter expressément sur ce qui vient de se produire la semaine dernière.
Je vous saurais gré, monsieur le Président, de bien vouloir tenir compte de ma demande.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Monsieur le Président, j'aimerais souligner que le gouvernement appuie sans réserve la tenue d'un débat d'urgence sur la situation dévastatrice qui frappe actuellement la Colombie-Britannique.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Il y a deux autres demandes, mais avant de poursuivre, je tiens à remercier les députés de leurs interventions et à signaler que je suis prêt à autoriser la tenue d'un débat d'urgence sur les inondations en Colombie-Britannique. Ce débat aura lieu plus tard aujourd'hui, à l'heure ordinaire de l'ajournement.
Nous passons maintenant à la députée de Vancouver-Est.
Voir le profil de Mark Gerretsen
Lib. (ON)
Madame la Présidente, il y a eu consultation entre les partis, et je pense que vous constaterez qu'il y a consentement unanime à l'égard de la motion suivante:
Que, nonobstant tout article du Règlement ou usage habituel de la Chambre, pendant le débat conformément à l'article 52 du Règlement plus tard aujourd'hui, la présidence ne reçoive ni demande de quorum, ni motion dilatoire, ni demande de consentement unanime.
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