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Voir le profil de Mike Kelloway
Lib. (NS)
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2021-06-22 15:08 [p.8982]
Monsieur le Président, c'est à croire que nous sommes en 2030. Je veux rappeler aux Canadiens que les conservateurs criaient sur tous les toits que nous n'aurions pas de vaccins avant des années. Le chef de l’opposition et la porte-parole en matière de santé ont pris la parole dans cette enceinte pour déclarer que nous n'aurions pas de vaccins avant des années: pas avant 2030, je crois. C'est ce même parti qui disait que nous n'atteindrions pas les objectifs que nous avons maintenant dépassés. Voyons ce qu'il en est et rétablissons les faits.
La ministre des Services publics et de l’Approvisionnement peut-elle dire à la Chambre comment ses efforts soutenus lui ont permis de mettre en place un plan de vaccination bien conçu et faire le point sur la situation?
Voir le profil de Anita Anand
Lib. (ON)
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2021-06-22 15:08 [p.8982]
Monsieur le Président, pendant que l'opposition critique l'approvisionnement en vaccins puis s'en arroge le mérite, je travaille pour obtenir des millions de doses pour les Canadiens dans les meilleurs délais. Cette semaine uniquement, nous allons recevoir 5,2 millions de doses des vaccins Pfizer et Moderna. Nous sommes sur la bonne voie pour recevoir 50 millions de doses d'ici la fin juin, et plus de 68 millions de doses d'ici la fin juillet. Le Canada demeure un chef de file en matière de vaccination grâce à nos efforts, et je vais continuer de travailler en ce sens.
Voir le profil de Damien Kurek
PCC (AB)
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2021-06-21 12:18 [p.8827]
Madame la Présidente, c’est un honneur de participer une fois de plus au débat à la Chambre.
Toutefois, d’après ce que j’entends dans les médias et les rumeurs qui circulent à Ottawa, il se pourrait bien que des élections aient lieu au cours des prochains mois. Comme il s’agit peut-être de mon dernier discours avant ces élections, je tiens à remercier brièvement les électeurs de Battle River-Crowfoot de m’avoir fait l’honneur d’être leur voix au Parlement du Canada au cours de la dernière année et demie environ.
En tant que membre de l’opposition, nous avons dû faire face à une période sans précédent sur de nombreux fronts et à la nécessité de collaborer et de demander des comptes au gouvernement, ce qui a été un véritable honneur. J’ai hâte que la vie reprenne son cours normal. L’Alberta envisage de rouvrir ses portes pour l’été, et la grande majorité des restrictions liées à la COVID seront levées le 1er juillet. C’est une perspective excitante pour les Albertains, qui ont hâte de revenir à la normale.
Même si le Parlement doit ajourner dans quelques jours, j’ai hâte de continuer à me battre de toutes les façons possibles pour les bonnes gens du centre-est de l’Alberta et de Battle River-Crowfoot que j’ai l’honneur et le privilège de représenter.
J’interviens dans le débat sur le budget des libéraux, un projet de loi omnibus d’exécution du budget, le projet de loi C-30, ce que les libéraux avaient promis de ne jamais faire. Lorsqu’on a posé cette même question à un secrétaire parlementaire libéral vendredi, il a dit en fait que c’était différent parce que c’était un projet de loi d’exécution du budget. J’ai posé un certain nombre de questions à ce sujet et, très franchement, je n’ai pas reçu beaucoup de réponses. Ce projet de loi couvre un large éventail de choses qui, oui, ont été promises dans le budget qui a été présenté très en retard il y a quelques mois, mais il comprend également d’autres aspects, comme une modification de la Loi électorale du Canada, un changement au Fonds de la taxe sur l’essence et quelques autres choses, que j’examinerai plus en détail.
J’aimerais, toutefois, parler d’une préoccupation dont me font de plus en plus part mes concitoyens. Je veux parler de l’attitude du gouvernement libéral par rapport au programme législatif et de la façon dont il gouverne le pays. L’un d’eux m’a donné une description très juste que je souhaite partager avec les députés, des discours que tiennent les députés libéraux depuis quelque temps. La voici.
Le gouvernement est prompt à rejeter sur l’opposition la responsabilité de tous ses échecs, et nous avons, me semble-t-il, très bien montré combien c’est absurde. Sans l’opposition, le Canada serait en bien pire position par rapport aux programmes d’aide liés à la COVID. La troisième fois est la bonne pour le projet de loi qu’il a fallu modifier plusieurs fois. Le fait est que l’opposition expose de nombreux exemples de piètre gestion et des tendances très inquiétantes en ce qui concerne l’approche adoptée par les libéraux en matière de responsabilité et d’éthique gouvernementale.
Au cours des dernières semaines, en particulier, le leader du gouvernement à la Chambre, d’autres députés libéraux et le premier ministre dans ses conférences de presse — et il ne dirait jamais cela à la Chambre des communes parce qu’on lui demanderait des comptes — ont déclaré que ce sont les conservateurs qui font obstruction et que c’est de la faute de l’opposition si le gouvernement ne peut rien accomplir.
Je reprendrai une analogie faite par un de mes concitoyens. C’est un peu comme les étudiants, après avoir reçu le programme d’études pour l’année, quand arrive la veille du délai de remise d’un devoir important à la fin du cours et que tout à coup, ils s’aperçoivent qu’ils avaient beaucoup de travail à faire, mais qu’ils n’ont pratiquement rien fait, ils ne leur restent qu’un choix: reconnaître leurs erreurs ou rejeter la faute sur quelqu’un d’autre et se trouver des excuses. Les libéraux ont choisi de rejeter la faute sur les conservateurs en les accusant de faire de l’obstruction, au lieu de reconnaître qu’ils tiennent les rênes du pouvoir et qu’ils ont lamentablement échoué dans leur gestion législative. Si c’est une indication de la manière dont ils gèrent le gouvernement depuis six ans, il n’est pas étonnant que le pays ait des défis de taille à relever.
Le projet de loi C-30 est un projet de loi volumineux qui porte sur de nombreux aspects des changements au programme d’intervention lié à la COVID touchant d’autres aspects du fonctionnement du gouvernement. Je vais en venir à ces aspects particuliers.
Cependant, je tiens à parler de deux ou trois choses dont il n’a pas été beaucoup question, comme la modification proposée à la Loi électorale du Canada. La partie de cette loi qui parle de déclarations trompeuses pendant une élection a été supprimée par suite d’une décision rendue par un tribunal. Le gouvernement a inséré dans le projet de loi, comme si de rien n’était, une modification à la loi qui inclurait les mots « induire sciemment en erreur » pendant une élection.
Ce choix de termes devrait donner lieu à un débat animé, surtout quand nous voyons que l’actuel gouvernement n’a pas tenu ses engagements en matière d’élections, qu’il oublie ses promesses et, en tout cas, qu’il suscite une immense méfiance de toute part ces derniers temps. Je trouve inquiétant qu’il n’y ait pas eu de débat approfondi à ce sujet, car on peut se demander pourquoi cette modification a été insérée à la fin d’un projet de loi d'exécution du budget.
La deuxième chose, et c’est typique des libéraux, c’est que, dans le projet de loi d’exécution du budget, le gouvernement prévoit de renommer le Fonds de la taxe sur l’essence. C’est le programme libéral à son meilleur. Ils prennent quelque chose, le rebaptisent, lui mettent des brillants, la polissent, puis laissent entendre qu’ils ont rendu un grand service aux Canadiens avec ce nouveau programme et son nouveau nom qui sonne chic. C’est ce que les libéraux semblent avoir fait avec le Fonds de la taxe sur l’essence, qui s’appellera dorénavant le Fonds pour le développement des collectivités du Canada.
Il faut reconnaître que le nouveau nom sonne bien, et la plupart des Canadiens pourraient dire que c’est une excellente idée, les demandes de subventions et les fonds étant destinés aux municipalités. Cependant, il est très important de souligner qu’il s’agit simplement d’un changement de nom d’un programme, qui comporte certains défis associés à la responsabilité gouvernementale et à l’augmentation des coûts. Je m’attends à entendre ensuite une rafale d’annonces de dépenses électorales, soutenues par l’infrastructure du gouvernement, comme nous l’avons vu avant les élections de 2019. Nous voyons déjà des ministres sillonner le pays en jet, en utilisant les outils à leur disposition pour faire une multitude de promesses avant les élections.
Nous allons voir tout un tas de promesses liées à ce nouveau fonds, mais les libéraux ne parleront probablement pas d’un nouveau fonds. Cependant, comme ils lui ont donné un nouveau nom, les libéraux vont certainement s'attribuer le mérite du travail accompli, même si ce ne sont pas eux qui ont créé ce fonds, qui a tant profité à de nombreuses municipalités, dont certaines dans Battle River—Crowfoot.
Je suis heureux d’avoir eu l’occasion de le dire officiellement pour que les Canadiens sachent qu’il ne suffit pas de renommer quelque chose pour que le mérite revienne au gouvernement en place.
De nombreux aspects des programmes liés à la COVID ont été prolongés, et certaines préoccupations ont été exprimées en ce qui concerne leur incapacité à combler les besoins de certaines personnes qui sont passées entre les mailles du filet. D’autres changements sont apportés aux transferts en matière de santé, dont certains sont très nécessaires. Je dirais que l’argent arrive un peu trop tard en ce qui concerne les vaccins, ce qui est révélateur de la stratégie libérale. Si nous avions reçu les vaccins à temps, nous n’aurions pas eu de troisième vague. C’est la troisième vague du premier ministre, vu les retards avec lesquels nous devons composer.
Comme j’arrive à la fin de mon intervention, je dirai simplement ceci: le Parlement est une institution qui représente les Canadiens, et il est très troublant d’entendre que le gouvernement tente de contourner, à tout prix, la nécessité pour cette institution de débattre et de discuter de lois de manière attentive et réfléchie, y compris d’une mesure aussi importante que le projet de loi dont nous sommes saisis, le projet de loi C-30. Il est très troublant d’entendre les libéraux essayer de contourner et de rejeter la nécessité de ce qui devrait être d’une importance absolue pour chacun d’entre nous.
Voir le profil de Jasraj Singh Hallan
PCC (AB)
Madame la Présidente, je profite de cette Journée nationale des peuples autochtones pour souligner le généreux don de doses de vaccin de la nation Siksika au centre culturel Dashmesh de Calgary dans le cadre de sa campagne de vaccination. Sous la houlette de son président, Amanpreet Singh Gill, et de tout le comité de direction, le centre culturel Dashmesh déploie des efforts incessants au service de la grande collectivité de Calgary par l'intermédiaire de la pratique du seva et de beaucoup d'initiatives communautaires. C'est l'essence même de notre pays.
Quand la communauté sud-asiatique a eu besoin d'aide dans la lutte contre la COVID‑19, ce sont nos frères et nos sœurs autochtones qui leur ont prêté main-forte. Durant cette pandémie, nous ne devons pas oublier que nous sommes tous concernés. Comme l'a déjà dit Martin Luther King Jr: « La question la plus persistante et urgente de la vie est: Que faites-vous pour les autres? »
L'union fait la force. Puisse Dieu garder notre magnifique pays fort et libre.
Voir le profil de Brian Masse
NPD (ON)
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2021-06-21 15:07 [p.8855]
Monsieur le Président, la frontière entre les États-Unis et le Canada a été fermée au cours des 16 derniers mois en raison de la pandémie de COVID et suivant les recommandations scientifiques pour protéger la santé publique. Maintenant que les Canadiens et les Américains sont entièrement vaccinés, le moment est venu, à la lumière des données scientifiques, de commencer à rouvrir la frontière pour le bien des familles qui sont séparées depuis longtemps et des entreprises qui peinent à survivre. Nous ne voulons plus de demi-mesures ou de réponses inadéquates. Les gens ont assez donné et souffert.
Quand le gouvernement va-t-il se fier aux données scientifiques et ouvrir la frontière aux Canadiens et aux Américains qui sont entièrement vaccinés? Les Canadiens ont besoin d’un plan clair. Quand les libéraux passeront-ils à l’action?
Voir le profil de Patty Hajdu
Lib. (ON)
Monsieur le Président, c’est exactement ce que nous avons fait de ce côté-ci de la Chambre. Nous nous sommes appuyés sur les données scientifiques et probantes. Nous avons travaillé fort pour veiller à ce que les sacrifices consentis par les Canadiens au cours de la dernière année et demie ne soient pas vains.
Nous continuerons de prendre des mesures prudentes pour assouplir les mesures à la frontière en tenant compte des données scientifiques et probantes. Les nouvelles sont bonnes aujourd’hui. À partir du 5 juillet, les voyageurs entièrement vaccinés qui sont actuellement autorisés à entrer au Canada ne seront pas soumis aux exigences actuelles de quarantaine. Nous pouvons voir la ligne d’arrivée. Tâchons de l’atteindre tous ensemble.
Voir le profil de Marwan Tabbara
Ind. (ON)
Madame la Présidente, le Canada se classe maintenant au premier rang dans le monde pour le pourcentage de personnes ayant reçu au moins une dose de vaccin. Grâce à notre approvisionnement régulier, à notre taux de vaccination élevé et au début de l'administration des deuxièmes doses, le Canada est sur le point de devenir l'un des pays les plus vaccinés au monde. Je tiens à féliciter toutes les personnes ayant travaillé sur ce projet d'approvisionnement et de logistique de calibre mondial.
Toutefois, la lutte contre la COVID‑19 n'est pas encore terminée. Je représente la circonscription de Kitchener‑Sud—Hespeler, dans la région de Waterloo, qui est la région ontarienne où l'on observe le nombre le plus élevé de nouveaux cas quotidiens. Plus de 80 % des nouveaux cas et des hospitalisations sont liés aux 30 % d'adultes toujours pas vaccinés. Malheureusement, nous risquons de prendre du retard sur le plan de la réouverture. Je tiens à rappeler à mes concitoyens et à tous les Canadiens qu'il est important de se faire vacciner le plus rapidement possible. C'est la façon la plus rapide de revenir à la normale.
Voir le profil de Mario Simard
BQ (QC)
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2021-06-18 11:36 [p.8771]
Madame la Présidente, est-ce que mes collègues se rappellent le chercheur Gary Kobinger, de l'Université Laval? C'est l'expert qui était célèbre pour sa découverte du vaccin contre l'Ebola et c'est également l'expert qui, au début de la pandémie, a développé un candidat vaccin contre la COVID‑19. Malheureusement, Ottawa lui avait refusé le financement pour des essais cliniques.
Aujourd'hui, le Canada n'a toujours pas de vaccin local, toujours pas de pôle pharmaceutique moderne et voilà qu'il n'a plus le docteur Kobinger. En effet, l'Université du Texas lui a confié un des plus importants laboratoires de recherche biomédicale au monde.
Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas tout mis en œuvre pour développer un vaccin local...
Voir le profil de Patty Hajdu
Lib. (ON)
Monsieur le Président, à toutes les étapes, nous avons financé la recherche et la science. En fait, l'une des premières choses que nous avons faites lorsque nous avons vu que la COVID‑19 s'approchait du Canada, c'est de stimuler le milieu de la recherche et de la science avec un financement massif pour que nos scientifiques et nos chercheurs disposent des outils pour étudier la COVID‑19, les traitements possibles et, effectivement, les vaccins.
Nous continuerons de travailler avec le milieu canadien de la recherche afin d'avoir une capacité nationale pour la pandémie actuelle et celles qui pourraient suivre.
Voir le profil de Mario Simard
BQ (QC)
Voir le profil de Mario Simard
2021-06-18 11:37 [p.8771]
Madame la Présidente, c'est n'importe quoi. Le Québec recevra 600 000 doses de moins du vaccin de Pfizer cette semaine, mais recevra plus de doses de Moderna. Si on doit encore parler de livraisons hebdomadaires, c'est parce que, encore aujourd'hui, le Canada est 100 % dépendant des étrangers pour nos vaccins.
Si le Canada n'a toujours pas d'industrie de pointe requise, il avait au moins l'expertise. Or, on apprend qu'il perd un de nos plus éminents scientifiques parce qu'il est trop radin pour financer ses recherches. Comment le gouvernement peut‑il compter ses rouleaux de trente-sous avant de financer nos scientifiques, alors qu'on dépend d'entreprises pharmaceutiques étrangères à qui on paie des milliards de dollars?
Voir le profil de François-Philippe Champagne
Lib. (QC)
Madame la Présidente, j'aimerais remercier mon collègue de sa question, mais j'aimerais le rappeler à l'ordre. J'ai parlé au Dr Kobinger personnellement, et nous nous sommes entendus sur les prochaines étapes. Je comprends son choix personnel.
Il faut toutefois rappeler aux Québécois et aux Québécoises que l'une des sociétés dans laquelle le gouvernement investit est Medicago, dans la ville de Québec. Nous y investissons des sommes importantes pour produire chez nous un vaccin contre la COVID‑19 qui va pouvoir servir pour l'ensemble des Canadiens et des Canadiennes. Nous avons investi des milliards de dollars pour financer la fabrication d'un vaccin canadien...
Voir le profil de Ruby Sahota
Lib. (ON)
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2021-06-18 12:04 [p.8776]
Madame la Présidente, ma région, dans Brampton‑Nord, a été durement touchée par la COVID‑19 plus tôt cette année et la population a fait d'immenses efforts pour réduire le nombre de cas et augmenter le nombre de personnes vaccinées. Je suis fière de pouvoir dire que 75 % des adultes de la région de Peel ont reçu au moins une dose, même si nous savons qu'il reste du travail à faire pour que tous soient protégés contre la COVID‑19.
Ma question s'adresse à la ministre de la Santé. Que peuvent faire les Canadiens dans l'immédiat pour que nous puissions tous passer un été en sécurité?
Voir le profil de Patty Hajdu
Lib. (ON)
Madame la Présidente, tout d'abord, je remercie la députée de Brampton‑Nord de ses efforts soutenus pour défendre les intérêts de ses concitoyens. Elle fait un travail remarquable et je suis très reconnaissante de travailler avec elle dans ce dossier.
En ce qui concerne sa question, les Canadiens peuvent continuer à se faire vacciner. En tant que vaccinateur, le Canada se classe au premier rang des pays du G7, ce qui témoigne de l'excellent travail des personnes qui administrent les vaccins, mais aussi de la volonté des Canadiens de faire ce qui s'impose et de se faire vacciner pour se protéger et protéger leurs collectivités. Tandis que la campagne de vaccination se poursuit, continuons à suivre les autres mesures qui, on le sait, nous protégeront: respectons les mesures de santé publique locales et portons un masque pour protéger nos collectivités.
Voir le profil de Matthew Green
NPD (ON)
Voir le profil de Matthew Green
2021-06-18 14:56 [p.8803]
Madame la Présidente, je souhaite commencer mes observations sur le projet de loi C‑30, la loi d'exécution du budget, en prenant un moment pour réfléchir à mon passage à la Chambre.
À mon arrivée, j'ai eu l'occasion de réagir au discours du Trône. À ce moment-là, nous avions tous l'espoir qu'en situation de gouvernement minoritaire, nous pourrions travailler d'une manière qui profiterait le plus possible aux Canadiens. Puis, lors du discours du Trône suivant, après la prorogation, j'ai exprimé le regret que nous n'ayons pas pu faire mieux pour les Canadiens en cette période de crise.
Je veux profiter de ce moment de réflexion pour ramener la conversation sur les 25 000 personnes qui sont décédées de la COVID‑19 au pays. Nous avons entendu le député précédent parler du secteur agricole. Je tiens à souligner le décès récent d'un travailleur agricole migrant, une personne qui n'a pas bénéficié des mesures de protection de base que la plupart des Canadiens semblent tenir pour acquises. Je veux réfléchir à la question clé, à savoir ce qu'une loi d'exécution du budget est censée faire en temps de crise, pendant la pandémie de COVID‑19. Nous avons entendu le terme « sans précédent » très souvent.
La dernière fois que j'ai pris la parole à la Chambre, j'ai parlé de l'occasion que nous pouvions saisir, et j'ai dit que les néo-démocrates pouvaient lutter pas pour ce qu'on fait déjà, mais pour ce qu'on pourrait faire au Canada. J'aimerais pouvoir dire aujourd'hui que nous avons atteint cet idéal, mais je dois plutôt continuer de souligner les promesses que le gouvernement libéral a faites, mais qu'il n'a pas tenues envers les Canadiens de la classe ouvrière. Nous savons que tous n'ont pas été touchés par cette crise de la même façon.
Pendant la pandémie, les inégalités se sont creusées. Il n'y a pas eu de mobilisation générale ni d'esprit d'équipe à l'échelle du pays. Pendant que tous les autres étaient à 200 $ de l'insolvabilité, que 25 000 personnes ont trouvé la mort, dont un grand nombre qui ont du endurer des conditions de vie déplorables dans des centres de soins de longue durée qui avaient été privatisés et retirés de notre système de santé dit universel, les ultrariches parmi nous ont amassé une fortune de près de 80 milliards de dollars.
Nous avons appris beaucoup de choses à propos du gouvernement libéral au cours des dernières années. Il fait de beaux discours et est friand de grands titres dans les médias, mais il n'a pas l'intention d'agir. Certaines de ses propres annonces budgétaires ne font même pas partie du projet de loi de mise en œuvre du budget. Il n'y a pas d'impôt sur la fortune ni d'impôt sur les profits excessifs. Le gouvernement parle de consultations, ce qui lui permet d'attendre avant de donner des nouvelles à la Chambre. Pendant ce temps, les gens ultrariches du pays continuent de tirer profit de la misère des autres.
Il faut faire un choix chaque fois qu'on présente un budget: il faut décider, au fond, si on sera du côté du 1 % de gens ultrariches ou du côté des gens ordinaires comme nous. Depuis le début, les gens de ma circonscription, Hamilton‑Centre, remarquent que les libéraux ricanent alors qu'eux-mêmes craignent de perdre leur emploi ou de ne pas pouvoir payer le loyer. Ils ne peuvent même pas rêver d'acheter une première maison. C'est depuis longtemps un rêve impossible pour les gens de ma ville, puisque les salaires de la classe ouvrière ont été réduits alors que les ultrariches accumulaient des quantités scandaleuses d'argent.
Cette crise a fait ressortir la fragilité des filets de sécurité sociale dont nous sommes tant fiers, ces mesures qui, supposément, nous distinguent du reste du monde. Tout ce système a été établi au détriment des gens de la classe ouvrière. Nous n'avons qu'à regarder à quel point le programme d'assurance-emploi — que les gouvernements libéraux ont pillé pour équilibrer les budgets — s'est complètement écroulé, laissant à eux-mêmes les travailleurs à temps partiel et les travailleurs autonomes. Pendant la crise, ce sont les travailleurs qui ont directement subi les conséquences de toutes ces années d'austérité et de sous-financement des gouvernements libéraux et conservateurs qui se sont succédé.
Durant cette crise historique, alors que nous exigeons de meilleurs avantages pour les travailleurs et que nous luttons pour assurer une certaine sécurité à la population, des députés déplorent que le Canadien moyen puisse obtenir la maigre somme de 2 000 $ par mois. Les dépenses combinées de tous les programmes et de toutes les mesures sociales s'élèvent à environ 100 milliards de dollars, ce qui est bien peu comparativement aux 750 milliards de dollars qui ont été transférés à Bay Street et aux grandes banques.
Lorsque nous discutions d'un revenu minimum garanti et de l'augmentation de la PCU, je me souviens que le député de Winnipeg-Nord a dit: « Qu'allons-nous faire? Claquer des doigts pour aider les Canadiens? » Les libéraux l'ont bien fait pour Bay Street. Cela représente le plus vaste transfert de richesse entre la population, les travailleurs ordinaires, et les ultrariches du pays. C'est comme Robin des Bois, mais à l'envers.
Nous luttions pour défendre les travailleurs et pour trouver un équilibre. Parmi les erreurs qui ont été commises durant la pandémie, il y a le fait que l'aide de la subvention salariale a été versée aux entreprises plutôt que d'être versée directement aux travailleurs. Les libéraux l'ont fait en sachant qu'il y avait des lacunes et des échappatoires presque aussi importantes que l'escroquerie que constituent les paradis fiscaux. À quoi cela a-t-il abouti?
En 2020, le secteur pétrolier et gazier a reçu 18 milliards de dollars. Imperial Oil a touché 120 millions de dollars au titre de la Subvention salariale d'urgence du Canada pour ensuite verser 324 millions de dollars à ses actionnaires. Chartwell a reçu 3 millions de dollars et a versé 11 fois ce montant, soit 33 millions de dollars, à ses actionnaires.
Pendant les débats d'hier, un député libéral a tenté de remettre en question les propos du député de Burnaby en laissant entendre qu'il n'en faisait pas suffisamment à titre personnel pour contribuer à sa communauté.
J'ai une question à poser à la Chambre et à l'ensemble des Canadiens qui sont à l'écoute. Quand je parle des sommes que les entreprises canadiennes volent aux contribuables de ce pays, il faut se demander cui bono, c'est-à-dire à qui profite ce crime? Qui à la Chambre détient des actions qui ont produit des dividendes ayant peut-être été financés par la Subvention salariale d'urgence du Canada?
Air Canada a reçu 6 milliards de dollars. Pourtant, Greyhound se retire, et le gouvernement n'a pas jugé bon de soutenir les localités nordiques et rurales en offrant un service, en mettant en place une stratégie nationale de transport par autocar, qui aurait permis aux gens de se déplacer partout au pays. Il y a aussi près de 1 milliard de dollars qui ont été accordés aux sociétés pharmaceutiques. Or, nous n'avons pas d'accès privilégié à l'approvisionnement. Bref, nous donnons de l'argent au secteur privé sans rien obtenir en retour.
Pourquoi ne voyons-nous pas immédiatement, dans ce projet de loi d’exécution du budget, la capacité en tant que nation d’avoir nos propres vaccins, si vitaux? Parce que le gouvernement préfère s’incliner devant les grandes entreprises pharmaceutiques, les laisser fixer l’ordre du jour, les prix sur le marché, le marché mondial.
Personne n’est en sécurité dans ce pays tant que le monde entier n’est pas en sécurité. Le gouvernement continue de se vanter du nombre de vaccins qu’il a réussi à se procurer, tout en allant piger dans le système COVAX. Parallèlement, sans aucune autorité morale, il bloque les dérogations aux brevets que le monde entier demande.
Ma propre ville a été désignée comme un foyer d’infection du variant Delta cette semaine. Ce budget ne nous permet pas de répondre adéquatement aux éventuelles mutations du virus qui pourraient anéantir notre opération de vaccination.
Je veux que les libéraux réfléchissent à leurs promesses des deux dernières années par rapport à ce qu’ils ont véritablement accompli. En définitive, je veux qu’ils assument leurs responsabilités face à tous ceux qu’ils laissent sur la touche avec ce projet de loi d’exécution du budget.
Voir le profil de Derek Sloan
Ind. (ON)
Madame la Présidente, les Canadiens savent que je me bats énergiquement pour eux au Parlement, depuis des mois, contrairement aux autres partis. Trop souvent, ce fut le silence total au Parlement sur des questions urgentes: la détention de Canadiens dans les aéroports; la recherche sur les traitements prometteurs contre la COVID‑19 comme l'ivermectine, qui a été utilisée dans d'autres pays, mais pas au Canada; le passeport vaccinal que l'on voudrait exiger au mépris de la Constitution, sans aucun débat à la Chambre des communes; le recours aux confinements interminables d'un bout à l'autre du pays, malgré les répercussions néfastes sur l'économie et sur la santé mentale des jeunes; les droits des travailleurs qui s'opposent à la vaccination forcée dans les lieux de travail. Ajoutons à tout cela, bien entendu, les deux poids, deux mesures du premier ministre quand les Canadiens veulent exercer leur droit constitutionnel de manifester.
J'ai toujours défendu les Canadiens sur ces questions, de la même manière qu'aujourd'hui, j'ai accueilli un groupe de médecins et de professeurs canadiens qui subissent actuellement une censure féroce dans l'ensemble de notre pays parce qu'ils sonnent l'alerte au sujet de la gestion de la COVID‑19 au Canada.
J'exhorte le gouvernement, les géants du Web et les autres organisations à cesser de museler les experts médicaux et à leur permettre de faire connaître librement leurs préoccupations sans devoir craindre les représailles et la censure.
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