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Voir le profil de Gérard Deltell
PCC (QC)
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2021-02-26 11:20 [p.4604]
Madame la Présidente, des millions de Canadiens s'interrogent à savoir pourquoi, au Canada, on n'est pas capable de produire des vaccins. Hier, au comité permanent de l'industrie, il y avait des témoignages très intéressants, entre autres celui du Dr Gary Kobinger, microbiologiste à la Faculté de médecine de l'Université Laval. Il a dit que, selon lui, au moins deux, voire trois, différentes plateformes auraient pu être offertes ici, au Canada, pour livrer les vaccins, si l’on avait eu un véritable soutien.
Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas offert un véritable soutien à nos scientifiques?
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Lib. (QC)
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2021-02-26 11:21 [p.4604]
Madame la Présidente, depuis le début de la pandémie, nous avons annoncé des investissements importants dans les occasions canadiennes les plus prometteuses. Le Dr Kobinger a dit que Medicago était le premier candidat qu'il regarderait. Nous sommes d'accord et c'est pourquoi nous avons investi jusqu'à 173 millions de dollars dans Medicago pour faire progresser son vaccin-candidat et pour rétablir une usine de bioproduction à grande échelle à Québec. Nous avons financé les recherches du Dr Kobinger avec un investissement de 1 million de dollars, par l'entremise d'un processus indépendant évalué par des experts. Nous sommes très heureux de voir le gouvernement du Québec annoncer son intention de soutenir également ces recherches.
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PCC (QC)
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2021-02-26 11:21 [p.4604]
Madame la Présidente, il oublie juste de dire que ce n'est pas exactement le montant qu'il demandait. C'est le gouvernement du Québec qui est venu à la rescousse de ce scientifique.
Ce ne sont pas juste les scientifiques qui grognent contre l'inertie du gouvernement fédéral concernant la production des vaccins, l'industrie aussi. La présidente de Merck Canada a dénoncé le climat de méfiance et l'absence de dialogue constructif. Elle dit que « c'est incompréhensible que [...] notre industrie ne soit même pas mentionnée comme un secteur prioritaire ».
Pourquoi le gouvernement a-t-il mis de côté l'industrie et les scientifiques?
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Lib. (QC)
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2021-02-26 11:22 [p.4604]
Madame la Présidente, il faut rétablir les faits.
Nous savions dès le départ que nous devions nous appuyer sur les meilleurs scientifiques possible pour déterminer quels vaccins pourraient être utilisés au Canada et quels investissements il fallait faire pour assurer une industrie de biofabrication au Canada.
C'est pourquoi nous avons mis sur pied des groupes de travail sur les vaccins et sur les produits thérapeutiques liés à la COVID-19, composés d'experts scientifiques et de chefs de file de l'industrie, pour guider notre prise de décision. Ils nous ont fourni des recommandations indispensables sur les vaccins internationaux à sélectionner, ce qui a donné lieu à des accords d'achat préalable avec plusieurs entreprises et des investissements...
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PCC (QC)
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2021-02-26 11:23 [p.4605]
Monsieur le Président, le secrétaire parlementaire parle de faits. Parlons justement des faits.
Ce matin, encore une fois, le Canada se trouve malheureusement très loin: il est au 56e rang pour la vaccination des citoyens. À peine 3 % des Canadiens sont vaccinés aujourd'hui et, à la fin mars, ce sera à peine 8 %.
La vaccination est la clé de la reprise économique après la pandémie. Quel est le plan économique du gouvernement pour l'après-pandémie?
Voir le profil de Steven MacKinnon
Lib. (QC)
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2021-02-26 11:23 [p.4605]
Monsieur le Président, comme le député le sait très bien, nous avons reçu une très bonne nouvelle ce matin avec l'annonce de l'approbation d'un troisième vaccin.
Cela s'ajoute au total de vaccins qui entrent à grande vitesse au pays maintenant. Les 6 millions de vaccins de Pfizer et de Moderna seront arrivés avant la fin mars.
Plus de 14 millions de Canadiens pourront se faire vacciner d'ici la fin juin et l'ensemble du pays pourra se faire vacciner d'ici la fin septembre. On peut donc parler d'une reprise économique.
Voir le profil de Kelly McCauley
PCC (AB)
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2021-02-26 11:44 [p.4609]
Madame la Présidente, Fred Russell, un ancien combattant d'Edmonton, est l'un des derniers survivants du raid de Dieppe. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il a servi pendant six ans et combattu en Normandie, en Hollande et en Allemagne.
Aujourd'hui, Fred est coupé de ses amis et de sa famille parce qu'il n'a toujours pas reçu de vaccin contre la COVID en raison des échecs du gouvernement libéral.
Quand le Canada avait besoin de ses services, Fred a répondu présent. Pourquoi le gouvernement ne répond-il pas présent maintenant que Fred a besoin de lui?
Voir le profil de Darrell Samson
Lib. (NS)
Madame la Présidente, comme le sait le député, la distribution des vaccins relève de la responsabilité des provinces. Comme les vétérans font partie d'un groupe vulnérable, nous les encourageons à se faire vacciner dès que possible. Je peux confirmer au député que les vétérans qui se trouvent dans des établissements comme l'hôpital Camp Hill en Nouvelle-Écosse, l'hôpital Sainte-Anne au Québec et l'hôpital Sunnybrook de Toronto ont été vaccinés.
Nous sommes en communication avec les résidences de soins de longue durée qui hébergent des vétérans pour nous assurer qu'ils reçoivent le soutien dont ils ont besoin.
Voir le profil de Ziad Aboultaif
PCC (AB)
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2021-02-26 11:46 [p.4609]
Madame la Présidente, le premier cas de COVID-19 au Canada a été confirmé il y a plus d'un an. Malgré ce que disait le gouvernement à l'époque, soit qu'il ne s'agissait pas d'une menace ou d'une source de préoccupation, le virus s'est propagé dans tout le pays. Le gouvernement a fini par se décider à fermer les frontières, un peu trop tard. Un an plus tard, le taux de chômage n'a jamais été aussi élevé, notre économie stagne et le Canada se classe maintenant derrière plus de 50 autres pays pour le nombre de vaccins administrés.
Quand les résidants d'Edmonton Manning recevront-ils le vaccin?
Voir le profil de Sean Fraser
Lib. (NS)
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2021-02-26 11:46 [p.4609]
Madame la Présidente, je suis heureux de communiquer de bonnes nouvelles au député. Grâce aux livraisons de vaccins de Pfizer et de Moderna, nous nous attendons à ce que plus de six millions de Canadiens reçoivent le vaccin d'ici la fin de mars. Je suis heureux d'annoncer que, ce matin, Santé Canada a également homologué le vaccin d'AstraZeneca.
En tout respect, nous savons qu'il existe un lien clair entre l'économie et les mesures de santé publique. Nous allons continuer à promouvoir la vaccination dans l'ensemble du Canada, pour que chaque Canadien qui le désire puisse être vacciné d'ici la fin de septembre.
Voir le profil de Marie-France Lalonde
Lib. (ON)
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2021-02-26 12:02 [p.4612]
Madame la Présidente, l'opposition avance souvent plusieurs chiffres erronés sur les vaccins. Pour les habitants de ma circonscription, Orléans, et pour tous les Canadiens et les Canadiennes, il est important de présenter les chiffres actuels, les mesures que nous avons déjà prises et ce à quoi nous pouvons nous attendre.
Le secrétaire parlementaire peut-il rétablir les faits sur les vaccins qui sont et qui seront livrés au Canada et rassurer les Canadiens pour l'avenir?
Voir le profil de Steven MacKinnon
Lib. (QC)
Voir le profil de Steven MacKinnon
2021-02-26 12:02 [p.4612]
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de la capitale nationale de sa question et de son travail.
Comme elle sait très bien, 643 000 doses sont déjà arrivées cette semaine au Canada. Cela fait 2,5 millions de doses au total d'ici la fin de semaine, 3,5 millions de doses d'ici la fin de mars, et 1,5 million de doses de Pfizer au cours des deux premières semaines d'avril.
Il y aura suffisamment de vaccins pour que 14,5 millions de personnes soient vaccinées d'ici la fin de juin et que tous les Canadiens qui le souhaitent soient...
Voir le profil de Andréanne Larouche
BQ (QC)
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2021-02-25 10:48 [p.4520]
propose:
Que la Chambre: a) constate que les aînés ont été les plus directement affectés par la pandémie de COVID-19; b) rappelle que trop d’aînés vivent dans la précarité financière; c) souligne la dette collective que nous avons à l’égard de celles et ceux qui ont bâti tant le Québec que le Canada; d) demande au gouvernement d’augmenter dès le prochain budget la pension de la Sécurité de vieillesse de 110 $ par mois pour les 65 ans et plus.
— Monsieur le Président, je partagerai mon temps avec l'honorable députée de Thérèse-De Blainville.
C'est avec beaucoup d'émotion que je prends la parole aujourd'hui sur la motion du Bloc québécois en cette journée de l'opposition. Nous souhaitons que la Chambre: « a) constate que les aînés ont été les plus directement affectés par la pandémie de COVID-19; b) rappelle que trop d’aînés vivent dans la précarité financière; c) souligne la dette collective que nous avons à l’égard de celles et ceux qui ont bâti tant le Québec que le Canada; d) demande au gouvernement d’augmenter dès le prochain budget la pension de la Sécurité de vieillesse de 110 $ par mois pour les 65 ans et plus. »
Je vous rappelle que si j'aborde le sujet avec tant de conviction ce matin, c'est qu'avant d'être élue, j'ai travaillé pendant plus de deux ans comme chargée de projets sur la sensibilisation à la maltraitance et à l'intimidation envers les aînés. Dans ma région, je cherchais donc au quotidien à tenter d'améliorer les conditions de vie des aînés et même à aller plus loin, c'est-à-dire à viser la bientraitance. J'ai donc compris rapidement qu'il y avait un lien direct entre une situation financière précaire et la vulnérabilité qui en découle malheureusement trop souvent.
En tant que première intervenante sur cette importante motion, je l'aborderai sous trois aspects. Je commencerai par cette situation financière précaire qui était présente bien avant la pandémie. Ensuite, j'expliquerai comment la crise a exacerbé ce problème des aînés. Enfin, je terminerai en rappelant le travail de longue haleine du Bloc québécois visant à améliorer le pouvoir d'achat de ces derniers.
Tout d'abord, je tiens à rappeler que le Bloc québécois n'est pas le seul parti à avoir reconnu qu'il fallait corriger ces importantes disparités économiques. En 2019, pendant la campagne électorale, les libéraux eux-mêmes avaient promis, en regardant les aînés dans les yeux, d'augmenter de 10 % le montant des prestations de la Sécurité de vieillesse pour les aînés dès l'âge de 75 ans. Ils ont réitéré leur volonté de bonifier ces prestations dans leur discours du Trône en septembre 2020, mais, depuis, c'est le silence radio et rien n'a encore été fait. De toute façon, nous considérons que cette proposition est insuffisante et qu'elle crée injustement deux classes d'aînés, parce que la pauvreté n'attend pas 75 ans.
Prenons maintenant le temps de démystifier certaines notions. Le programme de la Sécurité de vieillesse est le principal véhicule du gouvernement fédéral destiné à soutenir les personnes âgées. Les deux composantes majeures en sont la pension de Sécurité de vieillesse, ou SV, et le Supplément de revenu garanti, ou SRG. La SV prend la forme d'une prestation mensuelle imposable offerte aux personnes âgées de 65 ans et plus. Le SRG, quant à lui, est une prestation mensuelle non imposable offerte aux bénéficiaires de la SV qui ont, malgré cette dernière, un revenu annuel de moins de 18 648 dollars.
La SV découle de la Loi sur la sécurité de la vieillesse et son but est d'offrir un revenu minimum aux personnes de 65 ans et plus. Ce programme ne fonctionne pas par voie de capitalisation, ce qui veut dire que les aînés n'ont pas besoin d'avoir cotisé dans le passé pour avoir droit à cette prestation. La SV verse aux citoyens un revenu de base auquel ils peuvent ajouter des revenus provenant d'autres sources, comme le Régime de rentes du Québec ou le régime de pension d'un employeur, pour venir à bout d'une situation financière particulière.
Prenons quelques chiffres pour illustrer. Lorsque, malgré les prestations de Sécurité de vieillesse, le revenu n'atteint pas 18 648 dollars pour une personne célibataire, veuve ou divorcée, 24 624 dollars lorsque le conjoint de cette personne reçoit la pension complète de SV, ou encore 44 688 dollars lorsque le conjoint ne reçoit pas de pension de SV, la personne a accès à une prestation supplémentaire du programme de Sécurité de vieillesse que l'on appelle le Supplément de revenu garanti, le SRG.
Cela fait beaucoup de chiffres, mais ce que je veux que l'on retienne, c'est que le problème est double. Puisque les montants de pension pour aînés sont si bas, ils condamnent tous ceux qui n'ont que ce type de revenu à vivre sous le seuil de la pauvreté.
En date d'octobre 2020, un individu recevant strictement sa pension de SV et le montant maximal du SRG aura un revenu annuel de 18 358,92 dollars, lequel atteint à peine le seuil de subsistance fixé par la Mesure du panier de consommation, qui se situe entre 17 370 et 18 821 dollars. Au dernier trimestre de 2020, le gouvernement fédéral a augmenté les mensualités de 1,52 dollar, pour un total de 18 dollars par année. Voilà l'augmentation anémique à laquelle ont eu droit les plus démunis, qui reçoivent le maximum des deux prestations.
C'est aberrant. Cela a fait bondir beaucoup d'aînés qui nous ont contactés parce qu'ils avaient l'impression que les libéraux riaient carrément d'eux.
L'indexation des montants de prestations ne permet pas aux aînés de combler adéquatement la hausse du coût de la vie, car leurs dépenses sont différentes des produits courants dont on tient compte pour calculer l'inflation.
Récemment, on parlait aussi de la connexion Internet, qui devrait également être considérée comme essentielle, puisqu'elle leur permet de rester en contact avec leurs proches pendant la pandémie.
Bien que la crise actuelle soit une source importante de difficultés économiques pour beaucoup de gens, elle l'est aussi pour de nombreux aînés. Certains semblent penser que l'arrêt de l'économie ne les affecte pas, puisqu'ils ne sont plus des travailleurs, mais c'est faux. D'abord, un bon pourcentage d'entre eux travaillent, surtout les femmes âgées. Cela illustre, à mon avis, l'urgence des mesures demandées. En effet, s'ils reçoivent un revenu de pension et qu'ils sentent l'obligation de travailler, leur revenu de soutien ne doit certainement pas être suffisant.
En tant que vice-présidente du Comité permanent de la condition féminine, j'ai eu l'occasion, depuis cet été, d'étudier les répercussions disproportionnées de la pandémie sur les femmes, particulièrement sur les femmes plus âgées. Plusieurs aînés souhaitent également continuer à travailler même s'ils ont atteint l'âge de la retraite.
De plus, certains aînés ont été affectés par les fluctuations de leurs investissements ou de leur épargne-retraite. Ils ont un revenu fixe et, pour la plupart, une pension. Cependant, le coût de la vie augmente pour eux, comme pour tout le monde, qu'il s'agisse du coût du loyer, de l'épicerie, des médicaments ou des services. En effet, le loyer et les aliments subissent une hausse de prix en raison de la pandémie.
Pour le Québec, en 2021, on estime que la hausse des prix devrait être aux alentours de 4 %, ce qui devrait dépasser l'inflation générale. Les coûts ont également augmenté à cause des nouveaux frais de livraison engendrés par la pandémie, mais aussi à cause de la rareté de certains produits et des fameux « frais COVID » imposés par certaines chaînes.
L'indexation des rentes pour le dernier trimestre de 2020 parle d'elle-même. Suivant l'Indice des prix à la consommation, les rentes ont augmenté de 0,1 % pour le trimestre d'octobre à décembre 2020. Comme je viens de l'énoncer, pour les plus démunis qui reçoivent le montant maximal des deux prestations, cela donne un total de 1,52 $. Ce n'est même pas assez pour acheter un café au Tim Hortons. Les gens de la FADOQ, avec qui j'ai l'occasion d'échanger régulièrement, ont qualifié cette indexation d'insultante, et avec raison.
Alors, résumons les mesures d'aide proposées par le gouvernement. Oui, nous sommes conscients que la Prestation canadienne d'urgence, la PCU, a été mise en place pour aider les gens durant la pandémie, et cela a été utile. Ce montant de 2 000 $ par mois a été jugé suffisant pour vivre décemment durant la pandémie. Pourtant, les prestations de la Sécurité de la vieillesse n'offrent même pas ce montant.
En 1975, la pension de vieillesse couvrait 20 % du salaire industriel moyen. Aujourd'hui, c'est autour de 13 %. Avec notre proposition, nous souhaitons rehausser cela au moins à 15 %. Le résultat est que les pensions de vieillesse ne permettent souvent même pas de sortir les aînés de la pauvreté.
Augmenter le revenu des aînés va non seulement leur permettre d'avoir un niveau de vie plus décent, ce qu'ils méritent depuis longtemps, mais cela va aussi les aider à faire face à la crise actuelle et à prendre part à la relance de l'économie. C'était une priorité du Bloc québécois bien avant la crise, alors que nous demandions déjà une augmentation du Supplément de revenu garanti de 50 $ par mois pour les personnes seules et de 70 $ par mois pour les couples.
Oui, il y a eu un paiement unique de 300 $ pour ceux qui recevaient la Sécurité de la vieillesse et de 200 $ pour ceux qui recevaient le Supplément de revenu garanti, et oui, il y a eu un crédit pour la TPS et la TVH. Ces mesures d'appoint sont les bienvenues dans le contexte très particulier de la pandémie, mais c'est arrivé d'une façon seulement ponctuelle, et là est le problème. Le problème de l'indexation insuffisante des prestations pour aînés existait déjà avant la pandémie, il existe durant la pandémie et il continuera d'exister après celle-ci.
D'ailleurs, pour faire une petite comparaison qui frappe l'imaginaire, l'ancienne gouverneure générale Julie Payette reçoit une pension à vie de près de 150 000 $, en plus d'une allocation de dépenses. Les aînés n'en demandent pas tant. Une augmentation de 110 $ par mois, cela ne changera peut-être pas leur monde, sauf que cela pourrait les aider. Les aînés subissent vraiment les contrecoups de la pandémie et nous devons nous préoccuper d'eux, parce qu'ils sont aussi sévèrement isolés et plus à risque.
J'aimerais terminer en parlant de l'importance de hausser les transferts en santé. C'est également une demande des aînés. Ils n'en veulent pas, des normes nationales. Pour eux, ce n'est pas cela qui leur donnera un vaccin. En effet, il y a aussi une inquiétude concernant l'approvisionnement en vaccins. On a appris que les aînés de 85 ans et plus allaient commencer à se faire vacciner, mais à quand des vaccins pour tous les aînés qui sont isolés depuis beaucoup trop longtemps?
En conclusion, je vais dire tout simplement que nous devons agir pour nos aînés. Ils doivent avoir un revenu décent. Ils doivent pouvoir vivre beaucoup plus dignement. Ils ont bâti le Québec et nous leur devons de nous préoccuper d'eux. Il faut augmenter leur pouvoir d'achat. C'est assez de laisser nos aînés dans la pauvreté.
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Lib. (ON)
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2021-02-25 11:18 [p.4524]
Madame la Présidente, pour commencer, je reconnais respectueusement que je me trouve sur les territoires traditionnels et les terres visées par un traité de la nation des Mississaugas de New Credit, des Premières Nations anishinabes visées par les traités Williams, des Hurons-Wendat et de la nation métisse.
Ensuite, je partagerai mon temps de parole avec mon secrétaire parlementaire, le député d'Argenteuil—La Petite-Nation.
Je remercie le Bloc québécois et mes collègues de s'intéresser eux aussi à discuter de la manière dont nous pourrions mieux nous occuper des aînés au Québec et partout au Canada. Je leur suis reconnaissante des discours qu'ils ont prononcés jusqu'à maintenant aujourd'hui, quoique je sois en désaccord avec certaines de leurs affirmations concernant l'aide que le gouvernement a procurée aux aînés, puisqu'ils ont confondu l'indexation des pensions et les mesures d'aide additionnelles fournies en raison de la COVID-19.
J'aime toujours avoir l'occasion de discuter de ce que nous faisons pour les aînés, et que les parlementaires reconnaissent les enjeux auxquels les aînés sont confrontés, en particulier durant la pandémie. Le Bloc québécois a souligné certains des enjeux qui touchent les aînés dans la motion qu'il a présentée aujourd'hui. Depuis le début, nous tentons de tout mettre en œuvre pour répondre à ces enjeux. Les membres du gouvernement savent depuis longtemps qu'il faut aux aînés un gouvernement fédéral qui collabore étroitement avec les administrations provinciales, territoriales et locales afin de leur procurer les prestations et les programmes qui comptent à leurs yeux.
Le gouvernement libéral est déterminé à renforcer la sécurité financière des aînés canadiens et leurs soins de santé afin d'améliorer leur qualité de vie. L'une des premières décisions du gouvernement après son arrivée au pouvoir a été de ramener de 67 à 65 ans l'âge d'admissibilité à la Sécurité de la vieillesse, d'augmenter le Supplément de revenu garanti pour 900 000 aînés à faible revenu et de bonifier de 50 % le Régime de pensions du Canada pour les futurs retraités. Cette augmentation a été égalée dans le Régime des rentes du Québec.
Depuis l'arrivée de la pandémie l'année dernière, nous nous employons à soutenir les Canadiens, y compris les aînés. Plus de 4 millions d'aînés ont reçu un montant supplémentaire de crédit pour la TPS. Nous avons versé un paiement unique aux aînés admissibles à la Sécurité de la vieillesse, plus une aide additionnelle pour ceux inscrits au Supplément de revenu garanti. Cela représente une aide non imposable de plus de 1 500 $ pour un couple à faible revenu. En tout et partout, nous avons offert aux aînés deux fois plus d'aide financière directe que ce à quoi nous nous étions engagés dans notre programme électoral. Cela représente 3,8 milliards de dollars d'aide financière directe aux aînés, et le travail se poursuit.
Lors des dernières élections, nous avons promis aux Canadiens de 75 ans et plus d'augmenter de 10 % les prestations de la Sécurité de la vieillesse. Notre plan reconnaît que, à mesure que les aînés vieillissent, leur sécurité financière diminue et leurs besoins augmentent. Ils sont plus à risque d'épuiser leur épargne-retraite, de souffrir d'un handicap, de ne pas être en mesure de travailler et de devenir veuf ou veuve alors que les coûts de leurs soins de santé ne cessent d'augmenter. En ce qui concerne les aînés de plus de 75 ans, peu d'entre eux ont un emploi et ceux qui travaillent gagnent un revenu médian de seulement 720 $; la moitié d'entre eux ont un handicap, dont la moitié est grave; 57 % d'entre eux sont des femmes, et quatre femmes sur 10 sont veuves; 59 % des aînés de plus de 75 ans gagnent un revenu inférieur à 30 000 $, et 39 % d'entre eux reçoivent le Supplément de revenu garanti. La qualité de vie des aînés est nettement minée par ces contraintes réelles.
Le gouvernement comprend les besoins des aînés et contribuera à les combler en augmentant de 10 % les prestations de la Sécurité de la vieillesse pour ceux qui sont âgés de 75 ans et plus. Il s'agira de la toute première augmentation permanente de la Sécurité de la vieillesse depuis 1973, outre les rajustements liés à l'inflation. Nous avons élaboré ces programmes en écoutant les aînés. Cela dit, les députés du Bloc refusent d'admettre que nous prenons des mesures depuis le début de la pandémie pour venir en aide aux aînés.
Le député de Beloeil—Chambly, le chef du Bloc, a fait des commentaires qui ont induit en erreur les aînés. Nous avons entendu cette désinformation encore une fois aujourd'hui dans des discours sur les actions prises par le gouvernement pour aider les aînés à améliorer leur situation financière personnelle. Il a dit aux aînés qu'ils n'avaient pratiquement pas reçu de soutien financier pendant la pandémie. En fait, les aînés à faible revenu ont obtenu un soutien de plus de 1 500 $ libre d'impôt. C'est loin d'être négligeable. Ce soutien s'est avéré très important pour les aînés les plus vulnérables qui ont du mal à composer avec les coûts supplémentaires causés par la pandémie.
Le Bloc québécois a également dit aux aînés que leur pouvoir d'achat lié au montant de leur allocation de retraite diminue constamment. La réalité, c'est que les pensions publiques sont indexées pour protéger le pouvoir d'achat des aînés contre l'inflation. Le Bloc devrait arrêter d'induire en erreur les aînés, la tranche de la population la plus fragilisée par la pandémie. Je me réjouis à l'idée d'avoir de bons débats sur la meilleure façon de soutenir les aînés, mais les arguments doivent être fondés sur des faits.
Le Bloc n'a pas non plus reconnu que les aînés avaient des besoins plus importants pendant la pandémie, et que le gouvernement fédéral avait pris des mesures pour répondre à ces besoins. Commençons par la santé publique.
Nous avons donné des milliards de dollars aux provinces et aux territoires pour aider à protéger la santé des Canadiens pendant la pandémie. Nous avons acheté des milliards de pièces d'équipement de protection individuelle. Ce sont les personnes âgées — surtout celles vivant dans des établissements de soins de longue durée — qui ont le plus souffert des effets de la COVID-19 et qui en ont payé le prix le plus lourd: elles y ont laissé leur vie. Si nombre de ces établissements ont été en mesure d'assurer la sécurité de leurs résidents, d'autres ont mis en lumière les faiblesses du système, provoquant une espèce d'électrochoc dans le pays. Il faut manifestement agir et notre gouvernement a décidé d'apporter son aide.
Les soins de longue durée relèvent des compétences des provinces et des territoires, et nous travaillons avec eux pour mieux protéger les personnes âgées et le personnel des établissements de soins de longue durée. Nous avons récemment débloqué 1 milliard de dollars de plus pour financer le travail de prévention des infections dans les établissements de soins de longue durée. Nous avons élargi l'admissibilité aux fonds fédéraux d'infrastructure afin qu'ils puissent être utilisés pour moderniser et rénover les établissements de soins de longue durée. Nous travaillons aussi à la création de nouvelles normes nationales avec les provinces et les territoires, et nous ajouterons au Code criminel de nouvelles infractions et de nouvelles peines en cas de mauvais traitements infligés à des personnes âgées et de négligence à leur égard.
Pour aider à remédier aux graves pénuries de main-d'œuvre dans les établissements de soins de longue durée et dans le domaine des soins à domicile, nous finançons la formation et les stages de 4 000 nouveaux préposés aux services de soutien à la personne. Nous avons fourni 3 milliards de dollars aux provinces et aux territoires afin de bonifier le salaire des travailleurs des établissements de soins de longue durée et d'autres travailleurs essentiels à faible revenu. De plus, nous avons fourni aux provinces plus de 22 millions de tests de dépistage rapide et d'autres s'y ajouteront. Comme l'a signalé un groupe fédéral d'experts, nous savons que les tests de dépistage rapide constituent un moyen important de protéger les aînés dans les établissements de soins de longue durée. En renforçant le dépistage, ces tests peuvent sauver des vies et rassurer les familles inquiètes quant à la sécurité de leurs êtres chers.
Un autre outil pour protéger les aînés au Canada est notre plan de vaccination. À ce jour, le Canada a distribué plus de 1,8 million de doses des vaccins de Pfizer et de Moderna aux provinces et aux territoires. D'ici la fin mars, nous devrions recevoir 6 millions de doses. Des millions de doses suivront ensuite en avril. Les aînés et les travailleurs essentiels devraient pouvoir se faire vacciner ce printemps.
Tous les efforts déployés par les provinces, les villes et les Canadiens au cours des derniers mois ont porté leurs fruits. Les infections, les hospitalisations et les décès sont en baisse, mais la menace des variants demeure bien réelle. Nous devons donc maintenir de strictes mesures de santé publique, sinon nous pourrions faire face à une troisième vague qui serait pire que la précédente avant que les vaccins aient pu être administrés et que nos aînés soient protégés.
Le gouvernement travaillera toujours en partenariat avec les provinces afin d'assurer la sécurité de la population en adoptant cette approche « Équipe Canada » qui nous permettra de traverser cette crise.
J'aimerais dire quelques mots au sujet de la santé mentale des aînés. Il ne faut pas que la distanciation physique devienne de la distanciation sociale. Nous devons trouver des moyens d'aider les aînés à rester connectés tout en restant à l'abri. Nous avons accru de 20 millions de dollars le financement du programme Nouveaux Horizons pour les aînés. Le gouvernement fédéral a financé plus de 2 000 projets communautaires d'un bout à l'autre du pays. Bon nombre de ces projets ont aidé des aînés à avoir accès à Internet pour la toute première fois en leur procurant des tablettes et en leur apprenant à s'en servir. Cela leur a par exemple permis de participer à des activités de groupe comme des séances d'exercice, ou encore de continuer d'avoir accès à des services essentiels comme des rendez-vous médicaux, du soutien en cas de crise ou encore la commande de nourriture.
Le gouvernement a un ambitieux programme destiné aux aînés pour l'avenir, qui prévoit notamment augmenter de 10 % les prestations de la Sécurité de la vieillesse dès l'âge de 75 ans; prendre des mesures supplémentaires pour aider les gens à rester chez eux plus longtemps; offrir une nouvelle prestation canadienne d'invalidité inspirée du Supplément de revenu garanti; veiller à ce que tout le monde ait accès à un médecin de famille ou à une équipe de soins primaires; aider les Canadiens aux prises avec des problèmes de santé mentale ou de toxicomanie; et accroître l'accès aux ressources en santé mentale. Nous accélérons aussi la mise en place d'un régime national universel d'assurance-médicaments.
Nous savons qu'il reste encore beaucoup à faire, et le gouvernement s'y emploie. J'ai hâte de poursuivre le débat et de répondre aux questions.
Voir le profil de Raquel Dancho
PCC (MB)
Voir le profil de Raquel Dancho
2021-02-25 11:44 [p.4528]
Madame la Présidente, dans son intervention, le secrétaire parlementaire a fait mention des difficultés vécues par les aînés à cause de l'isolement imposé pendant la pandémie. Les gens de nos circonscriptions nous ont tous fait part de cette situation. Par surcroît, nous savons que 96 % des personnes décédées à cause de la COVID-19 avaient plus de 60 ans.
Parallèlement, la ministre des Aînés a affirmé pendant son intervention que le plan de vaccination du gouvernement libéral a porté fruit. Nous savons également que le premier ministre tient le même genre de discours.
Le Manitoba et d'autres provinces annoncent que la vaccination des aînés de 95 ans et plus devrait bientôt commencer. Espérons que ce sera le cas. L'Ontario, pour sa part, n'envisage pas de vacciner les personnes de 60 ans et plus avant juillet. Or, nos voisins du Sud ont commencé depuis des semaines à vacciner les gens de 60 ans et plus.
Le député pourrait-il confirmer s'il estime que le plan de vaccination du gouvernement a porté fruit pour les Canadiens du troisième âge?
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