Interventions en comité
 
 
 
Fil RSS basé sur les critères de recherche Exporter les résultats de recherche - CSV (texte brut) Exporter les résultats de recherche - XML
Ajouter un critère de recherche
Guy Cormier
Voir le profil de Guy Cormier
Guy Cormier
2019-07-15 15:45
Merci beaucoup.
Monsieur le président, mesdames et messieurs les membres du Comité permanent de la sécurité publique et nationale, bonjour. Je suis accompagnée cet après-midi de M. Denis Berthiaume, premier vice-président exécutif et chef de l’exploitation, et de M. Bernard Brun, vice-président des relations gouvernementales, du Mouvement Desjardins.
D'entrée de jeu, j'aimerais dire que, chez Desjardins, nous étions ambivalents à l'égard de cette séance extraordinaire du Comité.
D’une part, cette séance peut paraître prématurée, dans la mesure où nous sommes en train de gérer cette situation et que des enquêtes policières sont en cours. Il est donc beaucoup trop tôt pour faire un bilan de la situation. Dans ce contexte, nous nous engageons à vous dire tout ce que nous savons de façon, toutefois, à ne pas nuire aux enquêtes en cours.
D’autre part, cette séance spéciale représente à nos yeux une occasion d’alerter les législateurs et l’opinion publique sur l'enjeu de la sécurité des renseignements personnels et sur la nécessité de repenser la notion d’identité numérique au Canada. Dans ma réflexion, c’est ce point qui l’a emporté.
Je vais d'abord dire une évidence: ce qui s’est produit chez Desjardins s’est produit ailleurs et pourrait se reproduire ailleurs, dans n’importe quelle entreprise privée ou n'importe quel organisme public dont la mission comporte la gestion de renseignements personnels. Qu’on pense à plusieurs banques dans le monde, par exemple Chase, aux États-Unis, Sun Trust, le Korea Credit Bureau ou, encore, plusieurs entités gouvernementales du Canada et des États-Unis, pour ne nommer que ceux-là, qui ont d’ailleurs été victimes d’employés malveillants.
Desjardins est une institution financière de premier plan et l'un des plus importants groupes financiers coopératifs dans le monde, avec plus de 300 milliards de dollars d’actifs. En 2015, le Mouvement Desjardins a été classé par Bloomberg au premier rang des institutions financières les plus sûres en Amérique du Nord, devant toutes les banques canadiennes. En d’autres mots, même les meilleurs ne sont pas à l’abri, et ce message doit être entendu, selon nous.
Personnellement, je travaille au Mouvement Desjardins depuis 27 ans. J’ai choisi cette organisation dès le début de ma carrière parce que c’est une institution financière qui réussit, après près de 120 ans, à très bien conjuguer l’économie et le social dans notre société.
Les agissements d’un employé malveillant sont à l'origine de cette situation déplorable, lequel est aujourd’hui congédié. Il a contrevenu à toutes les règles de notre coopérative. Dans cette situation, nous avons agi le plus rapidement possible et de la façon la plus transparente possible, avec pour seul objectif la protection de l’intérêt de nos membres. C’était notre priorité.
Dès le 20 juin, quelques jours après avoir appris l’ampleur de la situation, nous sommes sortis publiquement et avons donné toute l’information disponible, en concertation avec les forces policières. Nous avons aussi annoncé dès ce moment les mesures mises en place concernant la fuite des renseignements personnels.
Nous avons déployé tous les moyens que requiert la situation. Nous avons rapidement apporté des mesures additionnelles de surveillance et de protection, afin de protéger les renseignements personnels et financiers de nos membres et de nos clients. Nous avons avisé toutes les autorités compétentes: le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada, la Commission d’accès à l’information du Québec, l’Autorité des marchés financiers, le Bureau du surintendant des institutions financières, ainsi que les ministères des Finances du Québec et du Canada.
Nous avons mis en place des mesures additionnelles pour confirmer l’identité des personnes lorsqu’elles font appel à nous et assurons une vigie constante de l’ensemble des comptes de nos membres. Les procédures pour confirmer l’identité de nos membres et de nos clients, lorsqu’ils appellent les caisses Desjardins, les centres Desjardins Entreprises et notre centre d’appel AccèsD, ont également fait l’objet de mesures additionnelles.
Nous avons communiqué avec les membres concernés par la messagerie privée AccèsD et par lettre personnalisée, afin de les informer de la situation et des actions qu'ils devaient poser.
Nous avons aussi ajouté des mesures complémentaires pour faciliter l’activation du forfait de surveillance d’Equifax. Les membres touchés peuvent maintenant s’inscrire de quatre façons: sur le site Internet d’Equifax, par le service téléphonique d’AccèsD, par l’application Web et mobile d’AccèsD et directement dans nos caisses Desjardins en parlant avec leur conseiller.
Nous poursuivons activement notre collaboration avec les différents corps policiers. Finalement, nous travaillons avec des experts externes pour continuer à protéger les renseignements personnels de nos membres.
Je peux vous confirmer que nous avons agi avec diligence. À la suite des informations transmises par le Service de police de Laval, notre enquête interne a rapidement permis de remonter à la source de la fuite: un employé unique. Cet employé a été suspendu, puis congédié.
À l’heure actuelle, notre première priorité est de rassurer, d’accompagner, de soutenir et de protéger chacun des membres qui ont été touchés par cette situation.
Encore ce matin, nous avons annoncé de nouvelles mesures de protection pour l'ensemble de nos membres. Dans cette ère du numérique, nous croyons, chez Desjardins, que tous nos membres doivent être protégés.
Comme je le disais, ce matin, Desjardins a annoncé qu'à compter de maintenant tous les membres de notre coopérative vont bénéficier d'une protection contre les transactions financières non autorisées et le vol d'identité. L'adhésion est automatique et sans frais, qu'ils aient été touchés ou pas par cette fuite de données. Depuis ce matin, Desjardins protège tous ses membres, tant les membres particuliers que les membres entreprises. C'est un précédent dans le monde des services financiers au Canada; nous sommes la première institution à faire cela. Dans cette situation, Desjardins agit avec rigueur, un sens du devoir et la volonté d'honorer son lien particulier avec ses membres.
Nous sommes entrés dans une ère où les données sont une ressource au même titre que l'eau, le bois et les matières premières essentielles au fonctionnement de pans entiers de notre économie. C'est la matière première, dorénavant, de toute une économie innovante qui va permettre des gains de productivité formidables et faciliter la vie des citoyens.
Le Canada est à quelques mois de l'opérationnalisation de la connectivité mobile 5G, qui va décupler les flots de données en circulation. Selon les spécialistes, cette connectivité ultrarapide sera le déclencheur d'applications futuristes liées à l'intelligence artificielle, un domaine où le Canada figure déjà parmi les leaders mondiaux avec ses trois pôles, Montréal, Toronto et Edmonton. Également, à l'heure où on se parle, le ministère des Finances du Canada est en consultation sur l'open banking, un système bancaire ouvert qui amènerait une ouverture du secteur transactionnel. Le virage a d'ailleurs déjà été entrepris dans plusieurs pays d'Europe.
À vous, législateurs, je me permets humblement de poser les questions suivantes.
Le Canada est-il bien outillé actuellement pour encadrer ces développements technologiques pleins de promesses, mais qui comportent aussi des risques nouveaux? Y a-t-il lieu d'adapter nos systèmes d'identification à cette ère du numérique pour garantir la protection des renseignements personnels et mieux lutter contre les cybercriminels? C'est toute la notion de l'identité numérique à laquelle j'ai fait allusion il y a quelques minutes.
Je vous soumets respectueusement que ce sont des questions réelles soulevées par la situation survenue chez Desjardins.
En terminant, je me permets de faire une proposition. J'invite ce comité à recommander au gouvernement du Canada la formation d'un groupe de travail spécial multipartite qui conseillerait le gouvernement sur la manière d'encadrer la gestion des données personnelles et l'identité numérique. Un tel groupe à l'écoute des préoccupations des citoyens devrait rassembler minimalement, selon nous, des représentants des gouvernements, du secteur des services financiers et des assurances, du secteur des télécommunications, ainsi que des juristes et des experts, ou tout autre groupe que le gouvernement trouverait pertinent de faire participer à la réflexion.
Le mandat de ce comité devrait consister en ceci: conseiller le gouvernement en matière de lois et de règlements; assurer la protection du public; favoriser un développement technologique innovant au bénéfice des citoyens et des communautés; et assurer une veille stratégique des meilleures pratiques dans le monde, afin que le Canada soit toujours à la page.
Personnellement, j'estime que le Canada ne peut viser l'excellence en technologie numérique et en intelligence artificielle sans avoir la même ambition en ce qui a trait à la gestion des données et des renseignements personnels. Nous devons tous tirer des leçons de la situation que vit le Mouvement Desjardins actuellement.
Merci.
Voir le profil de Amarjeet Sohi
Lib. (AB)
Je vous remercie, monsieur le président. Bonjour à tous
Je tiens tout d'abord à reconnaître ce que tout le monde a en tête aujourd'hui, c'est-à-dire le décès d'un collègue et ami d'un grand nombre de personnes. Au nom du gouvernement et de ma famille, je tiens à offrir mes plus sincères condoléances à la famille de mon collègue, Mark Warawa, à mes collègues du Parti conservateur et aux nombreuses autres personnes qui ont perdu un ami aujourd'hui.
Je voudrais aussi prendre un moment pour reconnaître que je vous adresse la parole depuis le territoire du Traité no 7. Cette reconnaissance est importante, en particulier au moment où nous nous réunissons pour parler de l'exploitation adéquate des ressources. L'approche adoptée par notre gouvernement à l'égard du projet d'agrandissement du réseau Trans Mountain, ainsi que le début de la construction au cours de cette saison, en est un parfait exemple.
Permettez-moi également de commencer par reconnaître que je suis conscient que cet agrandissement suscite des arguments solides des deux côtés — des « pour » et des « contre ». Nous respectons les deux côtés du débat, et je tiens à vous assurer que notre gouvernement a pris le temps nécessaire et n'a ménagé aucun effort pour faire le travail nécessaire, pour entendre toutes les voix, pour examiner tous les éléments probants et pour être en mesure de suivre l'orientation donnée par la Cour d'appel fédérale en août dernier.
Ce travail consistait, entre autres, à demander à l'Office national de l'énergie de réexaminer sa recommandation, en tenant compte des incidences environnementales de la navigation maritime liée au projet. Il s'agissait également de relancer les consultations de la phase III auprès des Autochtones potentiellement touchés par le projet, en faisant les choses différemment et en nouant un dialogue bidirectionnel constructif.
À ce sujet, j'aimerais prendre quelques instants pour remercier sincèrement les nombreuses collectivités autochtones qui m'ont accueilli sur leur territoire pour des rencontres au cours des derniers mois. J'ai aimé votre ouverture, votre honnêteté, vos idées constructives et la sincérité de vos opinions.
Honorables députés, peu importe votre position sur le projet TMX, cette décision est un pas dans la bonne voie pour tous les Canadiens. Elle montre qu'en 2019, les bons projets peuvent aller de l'avant lorsque nous faisons le travail acharné qui est nécessaire pour nous acquitter de notre obligation de consulter les peuples autochtones, et lorsque nous prenons des mesures concrètes pour protéger notre environnement pour nos enfants, nos petits-enfants et les générations futures.
À notre arrivée au pouvoir, nous sommes intervenus immédiatement pour corriger le système d'examen brisé que les conservateurs nous avaient légué. Lorsque les risques ont rendu trop difficiles les démarches du secteur privé, nous sommes intervenus pour sauver le projet. Lorsque la Cour d'appel fédérale a rendu sa décision en août 2018, nous avons fait le choix d'avancer de la bonne façon.
Et lorsque nous avons terminé ce processus, nous avons pu en venir à la bonne décision, c'est-à-dire celle de servir les travailleurs de notre secteur de l'énergie, les Albertains et tous les Canadiens, une décision visant à soutenir un projet qui créera des emplois, diversifiera les marchés, favorisera l'énergie propre et, ce faisant, ouvrira de nouvelles voies à la prospérité économique des Autochtones.
Alors, quelles seront les prochaines étapes maintenant que l'agrandissement a été approuvé? Même si nous n'en sommes qu'au tout début, nous disposons d'un plan à suivre clair pour que la construction commence cette saison. Le premier ministre a décrit une grande partie du travail qui nous attend mardi après-midi, lorsqu'il a annoncé notre décision. Le ministre Morneau a donné de plus amples renseignements à ce sujet à Calgary hier, lorsqu'il a présenté les prochaines étapes du projet, soit le lancement des discussions exploratoires avec des groupes autochtones intéressés par une participation économique au projet d'agrandissement, et l'utilisation des recettes du projet TMX pour garantir que le Canada est un chef de file pour ce qui est d'offrir plus de choix énergétiques.
La Trans Mountain Corporation nous a également parlé de son état de préparation et de sa hâte de commencer la construction. Ian Anderson, le président-directeur général de la Trans Mountain Corporation, l'a exposé très clairement hier.
Et c'est aussi ce que j'ai entendu en rendant visite à des travailleurs de la Trans Mountain Corporation hier, à Edmonton. Il y avait un certain nombre d'entrepreneurs là-bas qui étaient prêts à amorcer l'agrandissement du terminal d'Edmonton, ainsi que la construction de nombreuses stations de pompage qui seront requises pour agrandir le réseau.
Le message est clair. Nous voulons que les travaux commencent cette saison, tout en continuant de faire les choses différemment, mais de la bonne façon.
L'ONE délivrera bientôt le certificat de commodité et de nécessité publiques modifié pour le projet. De plus, l'ONE veillera à ce que la Trans Mountain Corporation remplisse les conditions imposées par l'ONE avant la construction. Entretemps, la Trans Mountain Corporation poursuivra ses démarches pour obtenir les autorisations municipales, provinciales et fédérales nécessaires. Nous sommes prêts à démarrer le processus d'obtention des permis fédéraux.
Au cours de ce processus, notre gouvernement poursuit ses consultations avec des groupes autochtones. Nous renforçons et nous élargissons notre dialogue avec des groupes autochtones dans le cadre de la phase IV des consultations, en discutant des incidences potentielles du processus réglementaire sur les Autochtones et les droits issus de traités et en unissant nos efforts avec ceux des Autochtones afin de mettre en œuvre les huit mesures d'accommodement élaborées conjointement au cours des consultations. Ces mesures consistent, entre autres, à renforcer la capacité d'intervention en mer, à rétablir les poissons et leurs habitats, à améliorer la prévention des déversements, à surveiller les effets cumulatifs et à réaliser d'autres études en milieu terrestre.
Nous allons aussi de l'avant avec les 16 recommandations de l'ONE, des recommandations qui visent à améliorer la sécurité maritime, à protéger les espèces en péril, à améliorer la gestion de la navigation et à renforcer les mesures d'intervention en cas d'urgence.
Quel est le bilan? Il ne fait aucun doute que le train des mesures est en marche. Il s'agit d'un projet qui s'étend sur 1 000 kilomètres, et il avance de la bonne façon. Nous l'avons d'ailleurs déjà prouvé avec notre Plan de protection des océans de 1,5 milliard de dollars, avec notre initiative sur les baleines de 167 millions de dollars, avec notre investissement supplémentaire de 61,5 millions de dollars visant à protéger la population des épaulards résidant dans le Sud, et avec notre réinvestissement de tous les nouveaux revenus de l'impôt des sociétés et des produits de la vente du projet TMX dans les projets d'énergie propre qui alimenteront nos résidences, nos entreprises et nos collectivités pendant des générations à venir.
Avant de prendre une décision, nous devrions être convaincus d'avoir respecté nos obligations constitutionnelles, y compris notre obligation juridique de consulter les groupes autochtones potentiellement touchés par le projet, en plus de maintenir l'honneur de la Couronne et d'aborder les problèmes relevés par la Cour d'appel fédérale l'été dernier.
Nous l'avons fait, et nous l'avons accompli en faisant le travail difficile que le tribunal exigeait, non pas en évoquant des articles de la Constitution qui ne s'appliquent pas ou en lançant des appels futiles, ce qui aurait dans les deux cas été plus long que le processus que nous avons établi.
Alors que les conservateurs cherchaient à inventer des solutions qui ne fonctionneraient pas, nous avons cherché à faire avancer ce processus de la bonne façon. Et nous en avons eu la confirmation, y compris par l'ancien juge de la Cour suprême, l'honorable Frank Iacobucci, qui a été nommé représentant fédéral pour superviser notre travail et orienter le processus révisé des consultations et des accommodements.
Je terminerai donc là où j'ai commencé, c'est-à-dire en mentionnant que nous avons fait le travail nécessaire pour avancer de la bonne façon relativement au projet TMX, prouvant ainsi que le Canada peut faire approuver de bons projets de ressources et que nous pouvons développer notre économie et vendre nos ressources naturelles sur les marchés internationaux pour appuyer les travailleurs, leur famille et leur collectivité, tout en préservant l'environnement, en investissant dans la croissance propre et en faisant progresser la réconciliation avec les peuples autochtones.
Monsieur le président, je pense que c'est le moment d'arrêter pour que les membres du Comité puissent poser des questions.
J'aimerais vous remercier infiniment une fois de plus de m'avoir invité à comparaître devant vous aujourd'hui.
Voir le profil de Kent Hehr
Lib. (AB)
Avant de poser des questions au ministre, j'aimerais féliciter le président de son travail exceptionnel et du leadership dont il a fait preuve au sein du Comité. Vous avez fait un excellent travail.
Des députés: Bravo!
L'hon. Kent Hehr: Monsieur le ministre, nous sommes ravis de vous revoir. J'étais à Calgary hier pour assister à l'exposé du ministre Morneau et à son discours devant l'Economic Club of Canada. Il y avait de l'électricité dans l'air, et les gens dans la salle marchaient avec entrain, ce qui était beau à voir.
Je crois qu'il est juste de dire que la décision rendue l'année dernière par la Cour d'appel fédérale a été plutôt inattendue. La cour a indiqué — et c'était clair — que nous devions mener de meilleures consultations auprès des Autochtones et que nous devions mieux évaluer les incidences environnementales.
Pendant que je clavardais avec Hannah Wilson dans mon bureau ce matin, j'ai découvert que le Canada n'était pas le seul pays à faire face à ce genre de situation. Les tribunaux des États-Unis ont indiqué clairement que, dans le cas du pipeline Keystone XL, de la Canalisation 3 d’Enbridge et d'autres projets énergétiques en voie d'élaboration aux États-Unis, c'est ainsi que les choses doivent être faites. Notre gouvernement tente de donner suite à ces exigences en prévoyant dès le début des consultations auprès des Autochtones et la prise de mesures de protection de l'environnement.
Compte tenu de la décision rendue par la cour, qu'avons-nous fait différemment cette fois?
Voir le profil de Amarjeet Sohi
Lib. (AB)
Le processus que nous avons mis en place cette fois-ci était très différent des consultations menées dans le passé.
Premièrement, nous avons élaboré conjointement le processus de participation, en tenant compte des commentaires des collectivités autochtones. Nous avons offert à nos employés une formation adéquate, et nous avons doublé la capacité de nos équipes de consultation. Nos employés ont travaillé sans relâche afin de nouer un dialogue bidirectionnel constructif.
Nous avons également fourni aux collectivités autochtones un financement afin qu'elles puissent participer adéquatement au processus de consultation. Nous avons organisé un plus grand nombre de réunions, et nous avons rencontré les Autochtones dans leur collectivité. J'ai personnellement participé à 45 réunions avec des collectivités autochtones, et j'ai rencontré plus de 65 dirigeants pour écouter leurs préoccupations et nouer un dialogue avec eux.
Je suis très fier du résultat. Nous offrons des accommodements aux collectivités autochtones afin d'apaiser leurs préoccupations relatives aux poissons, à leurs habitats, à la protection des sites culturels et des lieux de sépulture, ainsi qu'aux problèmes liés aux déversements de pétrole, à la santé de la mer des Salish, aux épaulards résidant dans le Sud, au bruit sous-marin et à un grand nombre d'autres enjeux.
Les accommodements que nous offrons, monsieur le président, vont en fait plus loin que l'atténuation des répercussions du projet TMX, et ils contribueront grandement à résoudre certains des problèmes causés par le développement industriel de la mer des Salish et à réparer certains des dommages occasionnés. Les accommodements régleront bon nombre des problèmes en attente que les collectivités ont signalés, qui sont liés non seulement au projet, mais aussi aux nombreux autres effets cumulatifs du développement de ces collectivités.
Voir le profil de Jamie Schmale
PCC (ON)
Merci, monsieur le président.
Il semble que les libéraux veulent le beurre et l'argent du beurre ici. Ils veulent critiquer le processus, mais ils ont approuvé le pipeline il y a quelques années, en 2016.
Je ne comprends pas comment vous voulez avoir le beurre et l'argent du beurre. Vous parlez des consultations auprès des Autochtones. Pour Kinder Morgan, 51 groupes autochtones avaient signé des ententes sur les avantages. À cause de la façon dont votre gouvernement a géré ce dossier, ce nombre est tombé à 42, et vous vous attendez maintenant à ce que nous vous félicitions parce qu'il y en a 48. Je n'arrive pas à comprendre.
Voir le profil de Amarjeet Sohi
Lib. (AB)
Je pense que c'est très important, et j'encouragerais l'honorable député à examiner la décision de la Cour d’appel fédérale. On y indique très clairement que la décision de ne pas entreprendre l'étude sur le trafic de pétroliers et sur son incidence sur l'environnement marin a été entièrement prise sous le gouvernement de Steven Harper.
Nous étions dans un bon processus…
Voir le profil de Jamie Schmale
PCC (ON)
Nous parlons de consultations. Vous auriez pu utiliser le rapport sur les transports pour votre étude sur les transports. Vous avez choisi de ne pas le faire. Nous parlons de consultations dans ce cas-ci.
Voir le profil de Amarjeet Sohi
Lib. (AB)
Vous ne pouvez pas faire cela. Vous devez remplir votre obligation de consulter, ce qui signifie que vous devez participer à un dialogue bidirectionnel constructif. Vous ne pouvez pas remplacer vos obligations en vertu de l'article 35 par un rapport sur les transports.
Voir le profil de Pam Damoff
Lib. (ON)
Merci, monsieur le ministre. Il me reste environ une minute.
Lorsque le gouvernement précédent parlait de mener des consultations, cela signifiait seulement qu'il envoyait des représentants dire aux gens ce qu'il avait l'intention de faire et qu'il se mettait ensuite au travail, peu importe le résultat des consultations. Selon plusieurs conversations informatives que j'ai eues avec votre secrétaire parlementaire, je sais que vous êtes allés dans les collectivités pour parler avec les parties intéressées et les communautés autochtones, et que vous avez recueilli leurs commentaires. Quels changements ces consultations ont-elles permis d'apporter au projet de TMX?
Voir le profil de Amarjeet Sohi
Lib. (AB)
Je crois que l'une des différences principales, c'est la façon dont nous avons interagi avec les communautés et la façon dont nous avons répondu à leurs préoccupations. Il y a plus de mesures d'adaptation offertes dans le cadre de ce projet que jamais auparavant. Nous nous occupons des répercussions cumulatives du développement. Nous nous efforçons d'améliorer nos interventions en cas de déversement, de déterminer comment prévenir les déversements, de déterminer comment protéger les plans d'eau, les poissons, leur habitat et les épaulards résidents du Sud, de déterminer comment protéger les sites culturels et les cimetières et toutes les choses qui ont été cernées par les communautés autochtones.
Une autre chose que nous avons faite différemment, c'est que nous nous sommes engagés au niveau politique. Comme vous le savez, les pipelines soulèvent la controverse. La porte d'entrée du Nord a également soulevé la controverse, tout comme Énergie Est. Le projet d’agrandissement du réseau de Trans Mountain a soulevé et soulève toujours la controverse, mais je compare les efforts que nous avons déployés et les efforts que j'ai personnellement investis dans les 45 rencontres avec les communautés autochtones auxquelles j'ai participé au petit nombre de rencontres organisées par les ministres conservateurs avec les communautés autochtones. Au cours des 10 années sous le gouvernement Harper, les ministres n'ont déployé aucun effort pour rencontrer les communautés autochtones et écouter leurs préoccupations et ensuite collaborer avec ces gens pour régler leurs préoccupations. Nous avons consacré le temps nécessaire à ces initiatives et nous sommes très fiers du travail que nous avons accompli.
Voir le profil de Karen Ludwig
Lib. (NB)
Merci, monsieur le président, et merci à tous les témoins.
Ma question s’adresse à Mme Citeau.
Dans votre témoignage, vous avez parlé de différents comités, d’un comité sur le commerce, d’un groupe de travail et d’un groupe d'étude des questions sanitaires et phytosanitaires. Comment votre processus de consultation contribue-t-il à éclairer le gouvernement?
Claire Citeau
Voir le profil de Claire Citeau
Claire Citeau
2019-06-18 10:42
Nous sommes en contact constant avec les négociateurs. Nous ne sommes jamais à la table des négociations, nous ne voyons pas les détails et nous n’y avons pas accès, mais la communication est bidirectionnelle entre les fonctionnaires et nos membres. Nous sommes très branchés. C’est pourquoi nous avons participé à toutes les rondes de négociation et sommes restés en contact très étroit avec eux.
Voir le profil de Karen Ludwig
Lib. (NB)
Lorsque nous nous penchons sur le commerce international ou sur l’expansion vers différents marchés, y a-t-il une pénurie de compétences à laquelle le gouvernement pourrait contribuer à remédier ou à atténuer à l'aide de vos membres?
Claire Citeau
Voir le profil de Claire Citeau
Claire Citeau
2019-06-18 10:43
Je crois qu’il serait préférable de poser cette question directement à certains de nos membres qui se concentrent actuellement sur la libéralisation du commerce.
Voir le profil de Terry Sheehan
Lib. (ON)
C'est très bien.
Pour poursuivre sur le thème de la consultation, je vais donner la parole à Angelo DiCaro, d'Unifor.
Entre février 2017 et le 30 novembre 2018, il y a eu 1 245 séances de mobilisation des intervenants s'adressant aux Premières Nations, aux syndicats, aux entreprises, aux organisations, etc. Quelle a été l'importance de ces consultations pendant cette période de 10 mois, et croyez-vous que cela a été significatif?
Résultats : 1 - 15 de 4940 | Page : 1 de 330

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
>
>|
Préciser votre recherche