Interventions à la Chambre des communes
 
 
 
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Voir le profil de Peter Milliken
Lib. (ON)
J'ai l'honneur de déposer le rapport du commissaire à la protection de la vie privée sur l'application de la Loi sur la protection des renseignements personnels pendant l'exercice financier qui s'est terminé le 31 mars 2008.
Conformément à l'alinéa 108(3)h) du Règlement, ce document est réputé renvoyé en permanence au Comité permanent de l'accès à l'information, de la protection des renseignements personnels et de l'éthique.
Voir le profil de Mauril Bélanger
Lib. (ON)
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de déposer, encore une fois, une pétition signée par les citoyens de la circonscription d'Ottawa—Vanier, mais aussi de toute la région de la capitale nationale.
Cette pétition porte sur le même sujet que celui dont je parle depuis le début de la session parlementaire, c'est-à-dire la nécessité de sortir les camions, les poids lourds, du centre-ville de la capitale du pays.
Ces concitoyens voudraient voir la construction d'un pont à l'Est, et éventuellement un autre à l'Ouest, afin d'avoir une route périphérique autour de la région de la capitale nationale. Ces pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de diriger la Commission de la capitale nationale pour faire en sorte qu'une étude détaillée soit entreprise sur un pont liant le parc industriel Canotek à l'aéroport de Gatineau, c'est-à-dire l'option 7 de la première phase de l'étude sur les ponts interprovinciaux entreprise il y a un certain temps et dont on aura le rapport final d'ici quelques semaines.
Voir le profil de Tom Lukiwski
PCC (SK)
Monsieur le Président, je demande que toutes les questions soient reportées.
Le Président: Les questions sont-elles reportées?
Des voix: D'accord.
Voir le profil de Tom Lukiwski
PCC (SK)
Je suis maintenant prêt à rendre ma décision sur la question de privilège qu'a soulevée l'honorable député de Malpeque le 27 novembre 2008 au sujet de la lettre que l'honorable secrétaire parlementaire de la ministre des Ressources naturelles et pour la Commission canadienne du blé a adressée aux producteurs de grains afin de les inviter à appuyer certains candidats à la prochaine élection des administrateurs de la Commission canadienne du blé.
Je remercie le député de Malpeque d’avoir soulevé cette importante question et d'avoir aimablement communiqué à la présidence une copie de la lettre envoyée par le secrétaire parlementaire. Je remercie également le secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre des communes, la députée de Winnipeg-Sud, ainsi que le député de Yukon pour leurs interventions.
Lorsqu’il a soulevé cette question de privilège, le député de Malpeque a allégué que le secrétaire parlementaire de la ministre des Ressources naturelles et pour la Commission canadienne du blé avait utilisé à tort, à des fins politiques, des listes d’envoi confidentielles et le privilège de franchise postale de la Chambre. Il a fait valoir que l’utilisation de papier à en-tête du Parlement et du privilège de franchise postale d’un député dans le but d’influencer un processus démocratique constitue une violation des privilèges parlementaires.
Dans sa réponse, le secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre des communes a soutenu que les actes du secrétaire parlementaire de la ministre des Ressources naturelles et pour la Commission canadienne du blé n'entravaient pas la capacité des députés d'exercer leurs fonctions parlementaires. Il a ajouté qu'il n'y avait aucune preuve que le secrétaire parlementaire avait utilisé une liste confidentielle.
Les députés de Winnipeg-Centre-Sud et de Yukon ont réitéré les préoccupations exprimées par le député de Malpeque au sujet de l'utilisation du privilège de franchise postale, du papier à en-tête du Parlement et de listes confidentielles, et ils ont remis en question le bien-fondé de l’utilisation de certaines ressources de la Chambre à cette fin par le secrétaire parlementaire.
Il serait peut-être utile de rappeler aux députés certains des principes en cause. Le privilège de franchise postale dont bénéficient les députés est prévu dans la Loi sur la Société canadienne des postes.
La question du privilège de franchise postale a été soulevée dans le passé et a fait l’objet de décisions. Dans l’un des cas, certains députés de la Chambre s’étaient prévalus de la franchise postale pour envoyer des messages en faveur d’un parti politique lors d’une élection provinciale. Dans sa décision, consignée aux pages 405 et 406 des du 16 octobre 1986, le Président Fraser déclarait:
« [...] je crois qu’il pourrait y avoir des cas où le recours à la franchise postale pourrait donner lieu à une question de privilège, notamment si la teneur de l’envoi portait atteinte aux droits des députés de s’exprimer librement et de s’acquitter de leurs obligations. »
Dans ce cas, il avait estimé qu’il ne s’agissait pas d’une question de privilège.
Un autre cas concernait l’envoi postal par un député de bulletins parlementaires de nature partisane lors d’une élection partielle. Tout comme les députés de Winnipeg-Centre-Sud et de Yukon l’ont fait, plusieurs députés avaient à l’époque remis en question l’interprétation des lignes directrices et l’utilisation des ressources de la Chambre à cet égard.
Dans ce cas précis, le Président Fraser déclarait ce qui suit dans sa décision rendue le 18 mars 1987, comme l'indique la page 4301 des Débats:
De toute façon, le fait de ne pas respecter les lignes directrices ne constitue pas nécessairement une atteinte aux privilèges. [...] Il semble à la présidence que les initiatives qui ont fait l'objet des plaintes n'ont nullement empêché la Chambre ni un député d'assumer les fonctions pour lesquelles ils ont été élus.  
Comme dans les cas cités, nous sommes devant un dilemme à deux volets. D’une part, il faut déterminer le bien-fondé de l’utilisation du privilège de franchise postale, que la loi accorde aux députés. De telles questions relèvent davantage d’avenues administratives plus appropriées.
D’autre part, il faut démontrer que l’envoi postal a porté atteinte aux privilèges des députés. On pourrait arriver à une telle conclusion s’il avait été établi que la diffusion du document en question était diffamatoire ou nuisait d’une quelconque façon à la capacité d’un député d’exercer ses fonctions parlementaires. Or, aucun argument et aucune preuve en ce sens n’ont été présentés.
À la lumière des précédents, du libellé des Règlements administratifs de la Chambre des communes et du contenu de la lettre envoyée par le secrétaire parlementaire de la ministre des Ressources naturelles et pour la Commission canadienne du blé, la présidence ne croit pas qu'il y a de prime abord matière à question de privilège dans le cas qui nous préoccupe.
La présidence ne croit pas qu’il y a de prime abord matière à question de privilège dans le cas qui a été soulevé.
Le député de Malpeque voudra peut-être explorer les avenues administratives pertinentes sur la question du privilège de franchise postale ou du contenu du courrier expédié en franchise.
Je remercie les députés de leurs interventions.
Voir le profil de Pierre Lemieux
PCC (ON)
Monsieur le Président, comme c'est la première fois que je prends la parole au cours de cette 40e législature, je voudrais tout d'abord remercier la population de Glengarry—Prescott—Russell de m'avoir élu comme député pour une deuxième fois.
En tant que député de Glengarry—Prescott—Russell, j'aimerais que mes électeurs sachent qu'au cours des trois dernières années, j'ai travaillé fort pour les représenter ici à la Chambre des communes et que je vais continuer à le faire.
Je suis fier de prendre la parole aujourd'hui pour appuyer la mise à jour économique de notre gouvernement, l'une de ses nombreuses initiatives visant à protéger l'avenir du Canada. Dans notre mise à jour économique et financière, nous avons demandé aux politiques de placer les intérêts des Canadiens avant les leurs et de faire des sacrifices dans un esprit de solidarité avec les dizaines de millions de Canadiens de tout le pays qui font eux-mêmes des sacrifices face à cette période d'incertitude et de difficultés économiques.
Nous avons aussi pris des mesures immédiates pour calmer les inquiétudes des Canadiens vulnérables, nos aînés notamment, compte tenu du contexte économique actuel. Parmi ces mesures, on compte la réduction de 25 p. 100 en 2008 du montant du retrait minimum requis de leurs fonds enregistrés de revenu de retraite.
Je me permets de rappeler à tous que cette mise à jour financière a pour but de prendre certaines mesures spécifiques et d'apporter des mises à jour urgentes au régime fiscal pour cette année. La mise à jour économique et financière n'est pas un budget et il n'a jamais été question que ce soit un budget. Un budget est un budget et je félicite notre ministre des Finances d'avoir pris l'initiative d'avancer la présentation du budget à janvier 2009. Ce sera l'une des premières fois dans l'histoire du Canada que budget fédéral sera présenté aussi tôt. Nous agissons de la sorte en raison de la situation économique exceptionnelle dans laquelle nous nous trouvons.
Depuis que nous avons formé le gouvernement, nous avons consulté des experts financiers et une vaste gamme d'intervenants concernant la meilleure façon de protéger les économies du Canada et d'assurer leur croissance. Nous poursuivons notre collaboration avec ces experts financiers et ces intervenants en préparant le budget fédéral de 2009, que nous allons élaborer en nous fondant sur nos antécédents, qui reflètent une volonté claire de prévoir des dépenses responsables et ciblées pour répondre aux besoins des Canadiens et stimuler notre économie.
Il importe de garder à l'esprit que le gouvernement conservateur voyait venir la situation économique depuis longtemps et que nous avons agi de façon constante, mais plus particulièrement dès le début de l'an dernier lorsque nous avons déposé notre budget de 2008 intitulé  Un leadership responsable dans un contexte économique incertain. C'est dans ce budget que nous avons lancé notre plan historique de 33 milliards de dollars visant les infrastructures et que nous avons continué à réduire les impôts dans l'intérêt de toutes les familles et de toutes les entreprises du Canada.
Les autres pays du monde font des pieds et des mains à l'heure actuelle pour trouver des façons de composer avec la situation économique, mais le Canada a vu venir les choses, et son plan ambitieux visant les infrastructures est déjà établi. Aussi, davantage d'argent circule dans l'économie grâce aux réductions d'impôt que nous avons consenties.
En cette période d'incertitude économique, nous agissons mais, alors que nous mettons l'accent sur l'économie, l'opposition fait passer ses intérêts avant ceux des Canadiens. Le Parti libéral, le NPD et le Bloc refusent d'accepter les résultats des élections qui ont eu lieu il y a à peine six semaines. Ils conspirent maintenant en tenant des réunions secrètes et en concluant des ententes en catimini pour s'emparer du pouvoir et installer une coalition non élue dirigée par un chef que les Canadiens ont rejeté sans réserve le 14 octobre.
Voilà une initiative désespérée de la part de l'opposition qui déboucherait sur un désastre pour le Canada et notre économie. Vous n'avez pas à me croire sur parole. Comme l'a rapporté le Toronto Star dans son édition du 23 septembre, il y a de cela 10 semaines seulement, le chef de l'opposition a lui-même déclaré ceci: « [Le chef du NPD] ne comprend pas l'économie. Je ne crois pas que les Canadiens accorderont leur confiance à un homme qui fera disparaître des emplois partout au Canada en faisant augmenter l'impôt des sociétés. »
De plus,voici ce qu'il a déclaré le 10 octobre, il y a à peine sept semaines, dans le Chronicle-Herald: « Je suis incapable de gouverner avec quelqu'un qui souhaite faire augmenter les impôts de 50 milliards de dollars. » Le chef de l'opposition s'est par la suite dissocié de ses propres commentaires et il est maintenant disposé à compromettre les intérêts de notre pays pour prendre le pouvoir d'une manière très égoïste et irresponsable.
Non seulement les Canadiens seraient-ils contraints d'accepter une coalition dirigée par un parti qui a promis une taxe sur le carbone tueuse d'emplois, mais les libéraux travailleraient conjointement avec un parti socialiste qui a promis d'augmenter l'impôt des sociétés, et le pire, c'est que cette coalition serait appuyée par un parti séparatiste qui ne cherche qu'à faire éclater le pays.
Il est important de comprendre que les partis de l'opposition ont le droit d'être en désaccord avec notre énoncé économique, et ils ont même le droit de voter contre. Si le gouvernement est défait lors d'un vote de confiance, le résultat est la tenue d'une nouvelle élection. Les Canadiens ont le droit de choisir leur gouvernement. C'est de cette façon que fonctionne la démocratie. Les Canadiens ne devraient pas être soudainement dirigés par une coalition uniquement parce que c'est l'avis de la coalition.
Lors de la dernière élection, aucun Canadien n'a voté pour un gouvernement de coalition, aucun.
L'opposition tente d'installer un gouvernement de coalition dirigé par le Parti libéral du Canada, un parti qui vient de recevoir sa plus faible part des suffrages exprimés depuis 1867. L'opposition parle d'installer le chef de l'opposition en tant que premier ministre, le même chef qui a été massivement rejeté par l'électorat canadien il y a six semaines à peine. Maintenant, les Canadiens apprennent qu'il y a eu des ententes entre le NPD et le Bloc, conclues en cachette bien avant l'énoncé économique.
Les Canadiens savent que cette coalition séparatiste n'a pas été formée en réaction à la mise à jour économique et financière, mais bien pour prendre le pouvoir sans élections. Sa raison d'être n'est pas l'économie ou le budget, mais bien l'accession au pouvoir sans élections. Elle n'a pas été formée pour défendre la démocratie, mais bien pour prendre le pouvoir sans élections.
Comme l'a dit le premier ministre la semaine dernière, l'immense privilège de diriger le pays doit être accordé par l'électorat, et non pris de force. Le premier ministre reçoit son mandat de la population et il est inconcevable que le chef de l'opposition veuille prendre le pouvoir sans l'accord de la population, mais grâce à un accord secret avec le NPD et les séparatistes. Le chef de l'opposition et sa coalition libérale ne veulent absolument pas se présenter devant les Canadiens. Ils veulent simplement prendre le pouvoir sans élections.
Les résidants de ma circonscription ne veulent pas de cette coalition. Au cours de la semaine, j'ai parcouru ma circonscription d'un bout à l'autre et la grande majorité des gens que j'ai rencontrés m'ont fait part de leur insatisfaction face à l'idée d'une coalition, et ce, pour plusieurs raisons.
La majorité des résidants de mon comté sont francophones et fiers de leur héritage. En tant que député franco-ontarien, je partage leur fierté. J'ai été honoré de servir les francophones du Canada en tant que secrétaire parlementaire pour les Langues officielles lors de la 39e législature. Les Franco-Ontariens sont farouchement opposés à la souveraineté du Québec. Non seulement sommes-nous fiers de notre langue, mais nous sommes également fiers d'être Canadiens. Nous voulons un Canada uni, non divisé.
Les commentaires du chef du Bloc québécois et de M. Parizeau quant à leurs véritables intentions sont alarmants:
Un gouvernement plus faible à Ottawa fait éminemment mon affaire. Les souverainistes n'ont pas intérêt à ce qu'un grand nombre de gens regardent encore Ottawa comme un gouvernement stable, sérieux. Il faut que l'image projetée soit celle d'un gouvernement faible, désorienté, et qui va l'être plus encore à l'avenir. Ça c'est parfait.
C'est M. Parizeau qui dit cela, le grand ami de M. Duceppe qui a une alliance avec...
Voir le profil de Andrew Scheer
PCC (SK)
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2008-12-04 10:19 [p.608]
À l'ordre, s'il vous plaît. Je rappelle au député de ne pas désigner les collègues par leur nom, mais par leur circonscription ou leur titre. Je pense avoir entendu le nom d'un député du Bloc québécois.
Voir le profil de Pierre Lemieux
PCC (ON)
Monsieur le Président, je vous remercie.
Rappelons-nous également que l'ancien premier ministre Jacques Parizeau a applaudi sans réserve la victoire impressionnante du chef du Bloc et du Bloc québécois lors des dernières élections, le Bloc qui fait partie intégrante du gouvernement de coalition proposé à Ottawa.
Les Canadiens peuvent constater eux-mêmes que la coalition séparatiste menace l'unité nationale. L'autre sujet d'inquiétude, c'est de voir que le chef de l'opposition présume qu'il sera le prochain premier ministre. Il fait preuve d'un orgueil qui offense les Canadiens. Ces derniers n'aiment pas avoir des politiciens arrogants et les Canadiens ont massivement rejeté le chef de l'opposition aux dernières élections. Les Canadiens, y compris des députés et partisans libéraux, sont convaincus qu'il ne devrait pas être le premier ministre seulement parce qu'il en décide ainsi.
Malgré notre désir de mener par l'exemple en nous privant des subventions aux partis politiques, il est maintenant évident que les partis d'opposition ne sont pas prêts à mettre les intérêts des Canadiens devant les leurs. Nous avons retiré notre proposition d'éliminer la subvention accordée aux politiciens et aux partis politiques.
Nous avons démontré notre désir de faire preuve de compromis avec les partis d'opposition afin de faire adopter notre énoncé économique, ce qui serait dans l'intérêt de tous les Canadiens. J'invite alors l'opposition à faire preuve de sagesse et de patience, et d'attendre le dépôt du budget 2009 dans les semaines à venir.
Compte tenu des événements sans précédent auxquels nous assistons sur la Colline, je veux rassurer les gens de ma circonscription que je suis leur député. Ils m'ont élu et donné un mandat fort et cela ne changera pas en ces temps difficiles.
Toutefois, le Parti libéral et le NPD ont élaboré une entente avec le Bloc, un parti séparatiste dont le principal objectif est de briser l'unité du Canada. Ils ont formé une coalition et tentent de s'emparer du pouvoir et de faire du chef de l'opposition le premier ministre, ce même chef qui a été massivement rejeté par les Canadiens et les gens de ma circonscription il y a à peine sept semaines. Ils veulent faire tout cela sans tenir des élections.
J'encourage tous les gens de ma circonscription et tous les Canadiens à faire connaître leurs points de vue sur cette question très importante. Il existe beaucoup de sites web, notamment le mien, qui leur permettront de se faire entendre. Le moment est venu d'agir. Le moment est venu de défendre le Canada.
Voir le profil de Brian Murphy
Lib. (NB)
Monsieur le Président, j'ai beaucoup de respect pour le député, je sais qu'il était membre des Forces armées canadiennes, mais je dois lui poser deux questions simples.
La première porte sur l'arrogance et sur l'honnêteté si importante, selon ses dires, chez un chef. Est-ce que le premier ministre a dit la vérité lorsqu'il a dit qu'il n'y avait pas de drapeaux derrière la table à laquelle les trois signataires de l'entente de coalition se sont assis? A-t-il dit la vérité?
J'ai une deuxième question. Si le soutien du Bloc québécois est si odieux et si terrible, pourquoi son gouvernement a-t-il compté sur ses voix 140 fois au cours de la dernière législature? Pourquoi les conservateurs ont-ils accepté son soutien 140 fois pour des projets de loi qu'ils estimaient importants pour faire avancer leur programme, s'il est si odieux d'accepter le soutien du Bloc québécois pour faire adopter des projets de loi?
J'entends un député de l'Alberta soulever une question qui divise le pays. Nous, à la Chambre, voulons l'unité dans ce pays.
Voir le profil de Pierre Lemieux
PCC (ON)
Monsieur le Président, je suis content que mon collègue ait soulevé la question des drapeaux. La réponse est catégorique: il n'y avait pas de drapeaux canadiens directement derrière les trois chefs au moment où ils ont signé l'entente. Les drapeaux canadiens ont été repoussés loin sur le côté et ils ne se trouvaient pas derrière les trois chefs au moment où ils ont signé cette entente conclue en catimini. Je remercie le député de me donner l'occasion de fournir des éclaircissements au sujet de l'absence de drapeaux canadiens derrière les trois chefs durant la signature de l'entente.
Pour ce qui est du parti séparatiste qu'est le Bloc, que le Bloc choisisse de voter pour une mesure législative que le gouvernement propose, c'est une chose, mais nous n'avons pas et n'aurons jamais d'entente officielle de partage du pouvoir en vertu duquel le gouvernement dirigera le pays en collaboration avec le Bloc séparatiste. Il y a une différence entre les deux et elle est de taille. L'opposition a donné au Bloc séparatiste un pouvoir de veto sur des questions qui touchent le Canada.
Voir le profil de Thierry St-Cyr
BQ (QC)
Voir le profil de Thierry St-Cyr
2008-12-04 10:25 [p.608]
Monsieur le Président, tout le monde veut intervenir ce matin. Si l'on en croit les conservateurs, il faudra refaire votre trône, votre siège, parce que le drapeau qui est à votre droite devra être placé derrière vous. En effet, selon les conservateurs, un drapeau sur les côtés, ce n'est pas bon, il doit être derrière les gens. C'est un argument complètement fallacieux.
J'aurais une petite question un peu plus sérieuse sur le double langage des conservateurs selon qu'ils parlent en français ou en anglais. C'est drôle: lorsque j'écoute l'interprétation faite par les gens qui sont dans les cabines et qui font un travail formidable, je remarque que, lorsqu'on dit en anglais « separatists », on traduit en français par « séparatistes » et que, lorsqu'on dit en français « souverainistes », on traduit en anglais par « sovereignists ». Tout le monde comprend cela. Il n'y a que les conservateurs qui utilisent un double discours: en français, pour ne pas choquer les Québécois, ils utilisent le terme « souverainistes », et en anglais, pour faire un peu de Quebec bashing, pour faire montre de haine envers les Québécois, ils utilisent le terme « separatistssssssss ».
Le député est-il conscient qu'il prend les citoyens pour des imbéciles en tenant ce double langage?
Voir le profil de Pierre Lemieux
PCC (ON)
Monsieur le Président, j'estime juste de signaler, et le député d'en face devrait s'en rendre compte, qu'une même notion se rend par un terme propre à chaque langue et qu'un même terme peut avoir une signification différente d'une langue à l'autre. Ainsi, il n'y a pas de problème à utiliser le terme « separatists » en anglais et « souverainistes » en français.
Cependant, je précise que nous véhiculons un seul et même message dans les deux langues, en l'occurrence que le Bloc québécois est un parti séparatiste. D'ailleurs, les bloquistes l'admettent. Le chef du Bloc québécois et M. Parizeau le reconnaissent également. Je tiens aussi à apporter des précisions concernant notre message.
On ne parle pas du Québec ni des Québécois, des Franco-Ontariens, des francophones du Québec ou des francophones du Canada. On ne parle pas des francophones. On parle plutôt des bloquistes et des députés du Bloc québécois qui sont séparatistes ou souverainistes. C'est le plus grand problème.
Je remercie les députés de me donner l'occasion d'apporter certains éclaircissements concernant notre message, d'une part, et de rappeler que ce sont les députés bloquistes qui sont séparatistes, d'autre part.
Voir le profil de Yvon Godin
NPD (NB)
Voir le profil de Yvon Godin
2008-12-04 10:28 [p.609]
Monsieur le Président, nous en sommes maintenant rendus au point où nous devons nous battre pour savoir de quel côté est le drapeau canadien. Hier soir, j'ai écouté le premier ministre lorsqu'il s'est adressé à la nation. Or, le drapeau canadien n'était pas derrière lui, il était de chaque côté de lui.
Bref, cela démontre comment on en est rendu bas dans cette Chambre des communes. On devrait plutôt s'occuper de l'économie et des gens qui ont perdu leur emploi.
Je vais y aller plus rapidement. Le premier ministre a dit durant l'élection que s'il obtenait un gouvernement minoritaire, il travaillerait avec l'opposition. Le lendemain de l'élection, il s'est encore adressé à la nation en lui disant que maintenant qu'elle a choisi un gouvernement minoritaire, il travaillerait avec l'opposition pour que le Parlement fonctionne.
Le premier ministre a-t-il téléphoné aux trois leaders de l'opposition pour ainsi être capable d'analyser le problème économique et d'élaborer un budget? Oui ou non?
En même temps, si on laisse tout cela de côté, j'aimerais que le député réponde à cette question. Supposons qu'il y a un budget au mois de janvier et que les libéraux et les néo-démocrates votent contre, et que le Bloc québécois — supposément les séparatistes comme ils les appellent — votent avec les conservateurs, le premier ministre dira-t-il que le vote vient des séparatistes, qu'il ne peut l'accepter et qu'il doit déclencher une élection?
J'aimerais que le député ne fasse pas le tour de l'arbre et nous raconte des histoires. J'aimerais qu'il réponde à ces deux questions.
Voir le profil de Pierre Lemieux
PCC (ON)
Monsieur le Président, je suis étonné du manque de profondeur des questions. Je crois que le député devrait prendre la situation un peu plus au sérieux.
Comme je l'ai indiqué, le gouvernement ne s'opposera pas à ce qu'un parti se prononce en faveur d'une mesure législative que le gouvernement a présentée, mais il n'acceptera pas qu'on propose une entente officielle de partage du pouvoir pour gouverner le Canada.
Puisqu'il est question de gouvernement minoritaire et de collaboration avec l'opposition, je rappelle que, hier soir, le premier ministre a encore une fois, sur les ondes de la télévision nationale, demandé aux partis de l'opposition de présenter leurs idées au gouvernement et de collaborer avec lui. Les partis d'opposition ne veulent pas collaborer et le NPD a conclu depuis bien longtemps une entente secrète avec le Bloc québécois, un parti séparatiste; voilà le problème. C'est le chef néo-démocrate lui-même qui l'a affirmé. Peut-on croire que le NPD veut vraiment défendre les intérêts des Canadiens et collaborer avec le gouvernement alors qu'il conclut une entente secrète avec le Bloc québécois, dans le dos des Canadiens? Je pense que non.
Voir le profil de Laurie Hawn
PCC (AB)
Voir le profil de Laurie Hawn
2008-12-04 10:31 [p.609]
Monsieur le Président, j'aimerais revenir à la question de la mise à jour économique et à certains faits. En pratique, le Canada compte pour environ 2 p. 100 de l'économie mondiale. Certaines personnes semblent penser que le Canada peut fonctionner indépendamment du reste du monde qui représente 98 p. 100 de l'économie mondiale. Il va sans dire que c'est ridicule.
Mon collègue pourrait-il nous faire part de ses observations, d'une part, sur la sagesse ou plutôt la folie d'agir précipitamment, compte tenu de la crise aux États-Unis, particulièrement quand on sait que l'économie et les industries américaines sont étroitement liées aux nôtres, et, d'autre part, sur la sagesse d'attendre jusqu'au 27 janvier pour présenter un budget qui tiendrait compte des mesures prises par les Américains?
Voir le profil de Pierre Lemieux
PCC (ON)
Monsieur le Président, le député a souligné un point clé.
Dans notre mise à jour économique, nous avons précisé très clairement que stimuler l'économie était important et nécessaire. Toutefois, il est également nécessaire de collaborer avec notre plus important partenaire commercial, les États-Unis, qui est sur le point d'avoir un nouveau gouvernement.
Les secteurs de l'automobile américain et canadien sont interreliés, et il serait imprudent de la part du Canada de mettre en place ses propres mesures de relance sans tenir compte des répercussions que les mesures américaines pourraient avoir sur notre pays. Comme je l'ai mentionné, il serait préférable que nous prenions le temps de consulter nos experts financiers, nos intervenants et les Canadiens, que nous surveillions ce que les Américains font et que nous travaillions tous ensemble.
J'aimerais répéter ce que le premier ministre a dit hier soir. Nous demandons à l'opposition de participer à ce processus. Le ministre des Finances a affirmé que le budget serait déposé en janvier. L'opposition a le temps, entre maintenant et janvier, de participer à ce budget et à ce processus très important pour tous les Canadiens.
Je demande à l'opposition de renoncer à son coup de force. Collaborons dans l'intérêt de l'économie.
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