Interventions à la Chambre des communes
 
 
 
Fil RSS basé sur les critères de recherche Exporter les résultats de recherche - CSV (texte brut) Exporter les résultats de recherche - XML
Ajouter un critère de recherche
Voir le profil de Ted Menzies
PCC (AB)
Voir le profil de Ted Menzies
2008-12-02 18:31 [p.562]
Monsieur le Président, je suis reconnaissant de l'occasion qui m'est offerte de rassurer les habitants de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador avec cette réponse.
Comme le savent les députés, ces deux provinces peuvent être certaines que leur accord sur les ressources extracôtières n'est pas menacé.
La garantie concernant les avantages cumulatifs que leur a offerte le gouvernement conservateur ne sera nullement touchée par les changements annoncés en novembre qui rendent la péréquation plus viable à long terme. Comme cela a toujours été le cas, le montant que chaque province reçoit dans le cadre de la péréquation repose sur sa capacité fiscale par rapport aux autres provinces.
En règle générale, une province qui enregistre une croissance plus rapide que la moyenne nationale pourrait voir ses paiements de péréquation diminuer, alors qu'une province qui enregistre une croissance plus lente que la moyenne nationale pourrait voir ses paiements augmenter. En raison des accords sur les ressources extracôtières, la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador reçoivent des paiements compensatoires additionnels calculés en fonction des paiements de péréquation qu'elles auraient reçus n'eut été des revenus extracôtiers qui leur permettent de hausser leur capacité fiscale respective. Ces paiements continueront à être versés comme avant.
Ces provinces profiteront également de la garantie concernant les avantages cumulatifs que leur a offerte le gouvernement conservateur. Elles sont ainsi assurées de recevoir autant en vertu du nouveau système basé sur la formule O'Brien qu'en vertu de l'ancien système de péréquation en vigueur lors de la signature de l'accord en 2005.
L'annonce faite en novembre n'aura aucune incidence sur la garantie concernant les avantages cumulatifs et le système de péréquation établi au moment de l'accord de 2005. Le ministre des Finances a garanti qu'il n'y aurait aucune réduction des paiements de péréquation versés l'an prochain aux provinces bénéficiaires, y compris des paiements compensatoires au titre de l'accord sur les ressources extracôtières, à la suite de l'annonce faite en novembre. Même les paiements versés en 2009-2010 à la Nouvelle-Écosse, qui aurait normalement dû être moins élevés parce que cette province s'en est relativement mieux tirée que les autres, seront identiques aux paiements de 2008-2009.
De plus, la Nouvelle-Écosse recevra un paiement garanti supplémentaire si les paiements cumulatifs totaux sont inférieurs à ce que cette province aurait dû recevoir en vertu du système de péréquation de 2005.
Je comprends que le député est déjà au courant de tout cela. Le Telegram de St. John's du 22 novembre 2008 indique que le député « salue le fait que la récente modification apportée au programme de péréquation n'aura aucune incidence sur l'Accord atlantique. » Le député sait aussi que le soutien accordé à la Nouvelle-Écosse par le gouvernement fédéral a augmenté, et qu'il continuera d'augmenter. Il sait que le soutien total du gouvernement fédéral à l'endroit de sa province a atteint 2,7 milliards de dollars en 2008-2009, soit une hausse de 363 millions de dollars par rapport à 2005-2006.
Le député sait que la Nouvelle-Écosse recevra 1,5 milliard de dollars uniquement en paiements de péréquation et en paiements compensatoires l'année prochaine, soit 14 p. 100 de plus que ce que prévoyait le gouvernement libéral. Le député sait également que la Nouvelle-Écosse bénéficiera cette année d'un premier paiement de rajustement concernant la part de la Couronne, un paiement de 234 millions de dollars, ce que le gouvernement libéral précédent avait toujours refusé de faire.
J'espère que le député prendra la défense du Canada et qu'il s'opposera à la tentative de prise de pouvoir de cette coalition appuyée par des séparatistes.
Voir le profil de Serge Cardin
BQ (QC)
Voir le profil de Serge Cardin
2008-11-27 10:24 [p.322]
Monsieur le Président, dans un premier temps, vous me permettrez, à la suite de l'élection, de remercier l'ensemble de la population de Sherbrooke qui m'a fait confiance pour une cinquième fois d'affilée. C'est grâce à une confiance mutuelle que les citoyens et la population de Sherbrooke m'ont réélu. Permettez-moi aussi de féliciter l'ensemble de mes collègues du Bloc québécois. Je suis persuadé qu'ils entretiennent aussi cette relation de confiance avec leurs concitoyens parce qu'ils sont les seuls à représenter vraiment les besoins et les aspirations du Québec. Je félicite aussi l'ensemble des autres députés et, monsieur le Président, je vous félicite également de votre élection, à la suite de laquelle on comprend que le décorum va exister dans cette Chambre. D'ailleurs, pendant les débats d'hier, on a vu que la vice-présidente des comités pléniers a fait en sorte que le décorum soit respecté.
Cela étant dit, une campagne électorale vient de prendre fin, et pas grand-chose n'a changé. On a confirmé dans ses fonctions un gouvernement qui, avec un discours qui laissait présager que ce serait du pareil au même — c'est-à-dire un gouvernement minoritaire —, cherchait à obtenir une majorité sous de fausses représentations.
À la lumière du discours du Trône qui nous est présenté, on a l'impression que beaucoup de gens du gouvernement n'ont pas fait campagne dans les règles de l'art. On fait évidemment campagne pour voir renouvelé son mandat. Mais on fait aussi campagne pour rencontrer les citoyens et les citoyennes, les entreprises, les institutions, et les organisations communautaires, sociales et économiques. On le fait pour prendre le pouls, savoir ce que les gens veulent et reconnaître leurs besoins, mais surtout pour pouvoir y apporter des solutions.
Le meilleur moyen dont dispose un gouvernement qui ne veut pas apporter de solutions, c'est de ne pas reconnaître les besoins. C'est plus facile de dire que les besoins immédiats sont la haute finance et les répercussions automatiques sur l'économie, d'adopter ce discours et d'oublier l'ensemble des autres besoins de la population et des réalités que vivent les citoyens et les citoyennes. Et c'est ainsi que le gouvernement a décidé de s'occuper de l'économie.
À la lecture du discours du Trône, on constate également que le premier ministre est demeuré complètement insensible aux effets de la crise sur la population et l'économie. Le premier ministre n'a tiré aucune leçon du résultat des élections au Québec. Et comme le dit si bien mon chef, ce discours du Trône est à l'image du dernier congrès conservateur: idéologique. J'ouvre ici une parenthèse. L'idéologie conservatrice prend effectivement racine dans les sables bitumineux de l'Ouest. À toutes fins pratiques, elle n'a de préoccupation que pour cette industrie.
C'est très décevant. Le premier ministre ne s'est pas montré à la hauteur de la situation. On nous promettait un discours du Trône axé sur l'économie et exempt des irritants habituels, mais on a eu le contraire. Pour ce qui est du secteur forestier, il promet de continuer comme si de rien n'était, alors que la situation est désastreuse. On n'y trouve aucun engagement à bonifier l'assurance-emploi ou à créer un programme de soutien aux travailleurs âgés. Il n'y a même pas une ligne sur l'aide que nous pouvons offrir aux retraités affectés par la crise financière, ce qui démontre une grande insensibilité.
En multipliant les irritants, le premier ministre fait la démonstration qu'il n'a toujours rien compris au Québec. Il maintient les coupes en culture et dans les organismes de développement économique. Il persiste dans sa volonté d'imposer une loi répressive contre les jeunes contrevenants et de démanteler le registre des armes à feu.
Il persiste à vouloir créer une commission fédérale des valeurs mobilières. Il ne mentionne même pas le mot « Kyoto ». Il persiste à vouloir réduire le pouvoir politique du Québec. Il promet de multiplier les intrusions dans les compétences du Québec, comme en santé et en éducation. Il n'y a rien sur le déséquilibre fiscal, mais il sert des contre-vérités sur le transfert pour l'éducation et veut plafonner la péréquation. Il désire soutenir le secteur de l'énergie nucléaire et poursuivre les achats militaires sans aucune balise. Il refait encore les mêmes promesses à propos du pouvoir fédéral de dépenser avec une formule déjà rejetée par le Québec. Ce discours du Trône ne tient pas compte du tout de la nation québécoise, ni des intérêts, ni des valeurs du Québec.
L'esprit d'ouverture auquel on s'attendait est absent. Le pire, c'est cette totale insensibilité face aux effets de la crise sur les gens et l'économie. C'est simple. Nous sommes contre ce discours du Trône.
Cet énoncé d'intentions demeure flou quant à la volonté du gouvernement de soutenir l'économie. Entre autres, le discours du Trône ignore à peu près complètement les problèmes immenses des secteurs manufacturier et forestier, alors que des communautés entières sont touchées et attendent désespérément que le fédéral assume son rôle pour participer à la relance et offrir un soutien aux travailleurs qui ont été dépouillés de leur emploi.
On s'attendait à ce que le gouvernement agisse. En déclenchant des élections, il a reporté sa responsabilité. On savait pourtant ce qui risquait de se produire au niveau économique. Le gouvernement a pratiquement abdiqué ou, plutôt, a peut-être démontré son incapacité. Oui, le gouvernement devrait agir et, surtout, il a les moyens d'agir. Il ne manque plus que la bonne volonté.
Le Bloc québécois a proposé cette semaine un plan en trois volets pour relancer l'économie et venir en aide aux gens, à la population.
Le gouvernement a une très grande marge de manœuvre: il pourrait avoir plus de 27,7 milliards de dollars en deux ans. Tout en gardant une réserve, on pourrait investir plus de 23 milliards de dollars. Il est facile d'aller chercher 6 milliards de dollars dans les dépenses bureaucratiques, de même que de mettre fin aux paradis fiscaux. D'ailleurs, pourquoi appelle-t-on cela « paradis fiscaux »? En réalité, c'est l'enfer pour les contribuables québécois et canadiens. On les prive indirectement de services. À mes yeux, il s'agit plutôt d'un détournement fiscal, et le gouvernement devrait y remédier le plus rapidement possible.
Bien sûr, il y a toujours les privilèges accordés aux pétrolières, ce qui pourrait représenter 5,9 milliards de dollars sur deux ans. Il y a aussi l'utilisation possible du surplus de la SCHL.
D'autres façons qui ne coûtent rien existent aussi pour remédier à la situation, pour encourager les entreprises de chez nous et mieux soutenir nos gens. Bien sûr, il y a les achats préférentiels. Des règlements pourraient être élaborés pour utiliser les produits forestiers dans les constructions fédérales. Il y aurait aussi, entre autres, l'abolition du délai de carence au niveau de l'assurance-emploi.
Je suis conscient des besoins et des aspirations de la population de Sherbrooke, et il est évident que lors de ma dernière campagne électorale, des éléments importants que je connaissais déjà m'ont été répétés en ce qui concerne la condition sociale et économique des gens. On peut parler bien sûr de l'assurance-emploi, un dossier qui n'est toujours pas réglé. Le gouvernement doit faire en sorte que les gens puissent au moins vivre convenablement et raisonnablement. Il y a également le dossier du logement social. Dans la communauté sherbrookoise, plus de 1 350 ménages et familles ont des besoins extrêmes à cet égard.
Vous me faites signe que je dois terminer mon intervention. C'est dommage, car j'aurais pu continuer puisque, encore une fois, le gouvernement n'est vraiment pas à la hauteur.
Voir le profil de Jean-Yves Roy
BQ (QC)
Monsieur le Président, je remercie mes chers collègues de m'appuyer et je les remercie de leur enthousiasme. Avant de débuter, j'aimerais mentionner que je partagerai mon temps avec le député de Berthier—Maskinongé, mon collègue ici présent, que je salue ce matin.
J'ai été très surpris par le discours du Trône, mais non pas de façon positive, parce qu'on se serait attendu à autre chose compte tenu que le gouvernement avait supposément décidé de convoquer la Chambre parce que nous faisons face à une crise importante, particulièrement dans le secteur manufacturier. Ainsi, compte tenu du fait qu'on ait convoqué la Chambre très rapidement après la campagne électorale, on se serait attendu à des mesures extrêmement concrètes dans plusieurs domaines, et ce n'est pas du tout le cas.
Même en fin de semaine, on entendait le premier ministre, au cours d'une conférence de presse, et on ne sentait pas du tout l'urgence de faire face à la crise que nous vivons à l'heure actuelle de façon dramatique, particulièrement dans ma région et au Québec. Par exemple, depuis le début de la crise dans le secteur du bois d'oeuvre, plus de la moitié des 300 usines de transformation ont fermé au Québec, et certaines de ces usines ont fermé tout récemment. Cela représente 30 000 mises à pied de travailleurs et de travailleuses au cours des derniers mois et des dernières années, et ce, uniquement au Québec.
À mon avis, en parcourant l'ensemble du Canada, en allant partout où le secteur du bois d'oeuvre est assez important, comme en Colombie-Britannique, on constaterait que la crise est extrêmement puissante et malheureuse pour l'ensemble des régions comme la mienne. On se serait attendu à ce que le premier ministre arrive avec un plan permettant à ces entreprises de faire face à la crise, mais ce n'est pas du tout ce qu'on a eu. On a plutôt eu un discours du Trône que je qualifierais de mou, de presque sans contenu.
Le ministre des Finances nous disait en fin de semaine qu'il faudrait peut-être attendre le dépôt du budget avant d'annoncer des mesures. Or, on est déjà en crise et c'est une crise majeure. Malheureusement, dans le discours du Trône, il n'y a absolument rien pour encourager les travailleurs et les travailleuses et absolument rien pour encourager les citoyens et les citoyennes de mon comté.
Il y a un autre exemple. Pas plus tard que le 21 novembre, une des plus grosses entreprises de la circonscription de Haute-Gaspésie—La Mitis—Matane—Matapédia, Uniboard — Panval —, annonçait encore une fois la cessation d'une partie de ses activités. Non seulement l'entreprise cesse de produire et réduit effectivement sa production, mais on nous dit qu'actuellement, compte tenu de la crise, il va être très très difficile de prévoir quand l'entreprise pourra recommencer la production, parce qu'elle produit effectivement des panneaux particules qui peuvent servir à fabriquer des meubles. Or, lorsque la consommation diminue, bien entendu on n'a pas le choix de réduire la production.
On parle d'une entreprise de 350 employés, dans une MRC qui compte entre 14 000 et 15 000 habitants. On peut alors imaginer l'impact d'une telle fermeture, même si on sait que ces gens pourront bénéficier de l'assurance-emploi, Mais, encore une fois, il n'y a absolument rien dans le discours du Trône au sujet de l'assurance-emploi. Cela ne contribue que pour 50 p. 100 du salaire régulier d'un employé, et cela, pendant un certain temps, en plus des 15 jours d'attente dont nous demandons l'abolition.
Le discours du Trône qui nous a été présenté est absolument vide de contenu quant aux moyens à envisager pour faire face à la crise à laquelle nous sommes confrontés. On nous annonce en plus qu'il n'y aura absolument rien au sujet de la culture, sauf peut-être un petit élément. On maintient les coupes au plan de la culture et on maintient aussi les coupes contre les organismes à but non lucratif à caractère économique. Ces organismes sont extrêmement importants pour notre région.
Au cours de la campagne électorale, j'ai donné des exemples, entre autres pour le secteur de Rimouski. Je pourrais donner l'exemple du SEREX, dans le secteur de la vallée de la Matapédia, un organisme voué à la recherche.
Pourquoi le Bloc québécois demande-t-il qu'on investisse de façon extrêmement importante dans la recherche et le développement? Pourquoi demande-t-il aux deux paliers de gouvernement d'investir davantage en recherche et développement? La réponse est pourtant simple: si on veut créer des emplois et si on veut que nos entreprises puissent se développer et être concurrentielles à l'étranger, il faut effectivement investir de façon extrêmement importante en recherche et développement pour développer de nouveaux produits et de nouvelles façons de faire.
À l'heure actuelle, les entreprises, chez nous comme un peu partout dans le reste du Canada, n'ont pas nécessairement la capacité financière d'investir en recherche et développement. Il faudrait donc, immédiatement, que les deux paliers de gouvernement le fassent, tant le gouvernement fédéral que le gouvernement du Québec.
On a appris que la part d'investissement en recherche et développement du gouvernement du Québec avait diminué au cours des dernières années. Je considère cela extrêmement malheureux parce que c'est tout le développement de nouveaux produits et de nouvelles technologies nous permettant d'être plus efficaces qui a été ralenti. Quand on fait face à une crise, les entreprises n'ont pas nécessairement les liquidités nécessaires — je pense que c'est très clair — pour investir de façon extrêmement importante en recherche et développement, alors que ce devrait être le cas. Pour faire face à la crise et réussir à s'en sortir, il faut trouver de nouvelles façons de faire pour être plus efficace et, en même temps, il faut tenter de créer de nouveaux produits.
Il y a un autre élément dont on ne parle pas dans le discours du Trône. Ou plutôt, on en parle, mais de façon négative: on ne tient absolument pas compte, mais pas du tout, du consensus québécois en ce qui concerne les jeunes contrevenants. C'est aussi le cas du registre des armes à feu. Ce que le gouvernement du Québec a demandé était très simple: qu'on lui transfère le registre des armes à feu pour qu'il le gère. À ce sujet, le gouvernement persiste et refuse tout à fait de s'entendre avec le gouvernement du Québec.
Du côté de l'environnement, c'est la même chose. On ne mentionne pas le Protocole de Kyoto. Oui, on parle d'investir dans des énergies nouvelles et dans les énergies propres, mais on parle aussi d'investir dans le nucléaire. On ne dit pas non plus qu'on va cesser d'investir dans les sables bitumineux qui sont extrêmement polluants et, à l'heure actuelle, la principale cause d'émissions de gaz à effet de serre au Canada.
Il faut comprendre que, si on veut investir dans des ressources dites vertes et dans l'énergie renouvelable, il faut peut-être ralentir un peu la production de pétrole issu des sables bitumineux. Cela permettrait d'utiliser les montants qu'on donne aux grandes pétrolières. On pourrait nous remettre ces sommes pour qu'on investisse de façon extrêmement importante dans des énergies renouvelables.
Quand je parle d'énergie renouvelable, je parle d'énergie éolienne, de panneaux solaires, de biocarburant, etc. À l'heure actuelle, il n'y a pas suffisamment d'investissements pour nous permettre de réduire de façon très importante notre dépendance au pétrole. Et pourtant, on a vu pendant la récente campagne américaine la volonté des deux partis, tant le parti républicain que le parti démocrate, d'investir de façon extrêmement importante dans des énergies renouvelables qui nous permettraient de réduire le plus possible notre dépendance au pétrole.
Pourquoi devrions-nous réduire notre dépendance au pétrole? Probablement pour deux raisons. Premièrement, le pétrole produit beaucoup de gaz à effet de serre. Deuxièmement, en étant de moins en moins dépendants du pétrole, on est effectivement de moins en moins dépendants de la situation des marchés. Or on sait ce qui s'est produit sur les marchés au cours des récents mois. Il y a eu une flambée des prix du pétrole, et cela a affecté un très grand nombre de nos entreprises. Je pense particulièrement à Uniboard, chez nous à Matane, qui tente actuellement de trouver des moyens pour être moins dépendante du pétrole. Pour cela, il faut investir, et l'entreprise, comme toutes les autres entreprises du secteur manufacturier, est malheureusement confrontée à un manque de capitaux.
Je concluerai en disant que le discours du Trône est extrêmement décevant. On réunit la Chambre rapidement après les élections mais on nous offre un discours du Trône mièvre, qui nous propose peu de choses — pour ainsi dire presque rien — pour faire face à la crise.
Voir le profil de Christiane Gagnon
BQ (QC)
Voir le profil de Christiane Gagnon
2008-11-24 15:57 [p.186]
Monsieur le Président, je vous remercie de me donner la parole pour que je m'exprime sur le discours du Trône. Je vais sans doute répéter les arguments que le Bloc québécois défend, mais je vais tenter de faire en sorte qu'ils soient très précis. Voici donc différents constats faits par le Bloc à la suite de la lecture du discours du Trône.
Nous avons pu constater de l'insensibilité face aux effets de la crise économique sur la population. On constate donc que le gouvernement fait fi de l'inquiétude de l'ensemble de la population, alors que les États-Unis étaient déjà en mode action durant la campagne électorale qui a été provoquée par le gouvernement conservateur. C'est justement un manque de sensibilité à ce qui se passait, parce qu'aux dires du premier ministre, il n'y avait pas de crise et il n'y avait pas lieu de s'inquiéter.
Aujourd'hui, il a un peu changé son fusil d'épaule, mais le discours du Trône nous montre qu'il semble retarder les prises de décisions qui seraient en vigueur si cette campagne électorale n'avait pas eu lieu. On aurait déjà étudié des mesures concrètes pour aider la population à traverser une crise économique, et on serait en train de les adopter.
On parle beaucoup du secteur manufacturier, mais cette crise était déjà annoncée depuis 2003. De plus, dans le dernier budget du ministre des Finances du Parti conservateur, on avait été extrêmement modeste quant au soutien qu'il aurait fallu apporter au secteur manufacturier. On est donc très déçus, surtout au Québec, par le discours du Trône. En effet, mon collègue soulevait que 78 p. 100 des Québécois avaient voté contre le Parti conservateur. C'était donc un message vraiment clair qu'on donnait au gouvernement conservateur. Or il persiste dans la même voie que pendant la campagne électorale.
Aucune leçon n'a donc été tirée des dernières élections et du message que la population du Québec leur a lancé. Le discours du Trône est axé sur l'idéologie. Plus tôt, on a soulevé la question des jeunes contrevenants. À ce chapitre, le discours du Trône est très explicite sur la direction que souhaite prendre le Parti conservateur.
D'autre part, j'aimerais citer un paragraphe du discours du Trône qui se trouve au chapitre Promouvoir l'investissement et le commerce:
Pour assurer la prospérité du Canada, il ne suffit pas de relever les défis actuels. Il faut bâtir pour demain une économie dynamique, génératrice de croissance et de bons emplois. Nous devons suivre le célèbre conseil d’une de nos légendes du hockey et toujours devancer la rondelle.
On se trouve plutôt dans un jeu d'échelles et de serpents, sauf que ce jeu ne comprend pas d'échelle et que des serpents. Cela démontre et illustre le peu de volonté du gouvernement de mettre de l'avant des actions et des mesures concrètes afin d'enrayer cette crise économique.
Les États-Unis sont en pleine crise économique. Ils achèteront donc moins. En conséquence, comme le Canada vend ses produits aux États-Unis, il ne sera pas à l'abri de la crise économique.
Ainsi, comme je le disais plus tôt, le gouvernement conservateur ne semble pas avoir de véritable plan pour le secteur manufacturier. Or nous aurions aimé trouver dans le discours du Trône des mesures concrètes ou des positions prises par le gouvernement conservateur. Par exemple, la mise sur pied d'un programme de prêts et de garanties de prêts à l'achat de nouveaux équipements de production pour les secteurs manufacturier et forestier est l'une des mesures qu'on aurait souhaité voir dans le discours du Trône, tout comme la création d'un crédit d'impôt remboursable pour la recherche et le développement.
Encore là, ce discours du Trône n'est pas très inspirant quant aux réelles intentions d'aider le secteur de la recherche et du développement et quant au réel désir de mettre fin aux privilèges fiscaux des pétrolières. En effet, le discours du Trône reste muet sur ce point.
La caisse de l'assurance-emploi est un autre élément qui nous a vraiment déçus.
On sait très bien, par exemple, qu'il faut aider les entreprises manufacturières à se sortir la tête de l'eau lorsqu'il y a fermeture d'usines en pleine crise économique. Comme je le disais tout à l'heure, la crise manufacturière a débuté en 2003 et il y a eu plusieurs mises à pied. Au fédéral, la caisse d'assurance-emploi qui a des surplus, aurait pu aider certains travailleurs à passer au travers de l'épreuve de mises à pied sauvages dans plusieurs des cas.
Le Bloc québécois voudrait que des directions claires soient données quant à l'abolition du délai de carence de deux semaines afin qu'une personne ait droit immédiatement à l'assurance-emploi. Présentement, quand quelqu'un perd son emploi, il existe un délai de carence, comme on l'appelle. Donc, cette personne doit attendre deux semaines avant de voir le premier chèque arriver chez elle.
On ignore complètement cette difficulté que subissent plusieurs travailleurs qui ont perdu, qui perdent et qui perdront leur emploi. Il est certain que même si la crise ne provoquera pas une secousse aussi difficile qu'aux États-Unis, il y aura quand même des conséquences très graves pour nos entreprises et nos industries manufacturières ou autres. Dans ce cas, il faudrait s'attaquer tout de suite à ce délai de carence de deux semaines pour qu'une personne ait droit immédiatement à l'assurance-emploi.
Nous voulons aussi une bonification du régime pour en élargir l'accès. On sait très bien que, depuis 1993, on a vraiment réduit l'accès à ce régime. Maintenant, très peu de personnes ont le droit de bénéficier de prestations d'assurance-emploi. Des critères ont été resserrés, et il est maintenant très difficile d'avoir accès à de l'assurance-emploi. Pourtant on sait que des milliards de dollars dorment dans les caisses. Si on a gardé ces sommes et qu'on ne les a pas mises dans le Fonds consolidé, elles devraient être disponibles pour ceux et celles qui perdent leur emploi. On a toujours dit qu'il s'agissait d'une assurance-emploi et qu'elle devait être accessible à ceux et celles qui paient les contributions à la caisse de l'assurance-emploi.
Il faut aussi offrir aux travailleurs âgés un programme de soutien au revenu. Ce sont des mesures qui sont évaluées à 45 millions de dollars. Encore là, on sait très bien que lorsqu'on perd son emploi et qu'on a 50 ou 55 ans, il est plus difficile de retrouver un emploi, surtout quand on vient du secteur manufacturier. Il est même difficile de retourner sur les bancs d'école pour apprendre un autre métier. En effet, dans cette situation, il y a une perte de revenu, et qui pourrait s'offrir de retourner sur les bancs d'école pour apprendre un nouveau métier? Donc, c'est un âge où il est plus difficile de trouver un autre emploi, même si l'on a d'autres compétences. On sait très bien que les employeurs actuels vont souvent préférer des travailleurs plus jeunes. Les travailleurs âgés subissent peut-être une certaine discrimination quand vient le temps d'évaluer certains dossiers.
Donc, nous sommes très déçus.
J'aborderai maintenant un autre dossier. L'ex-ministre de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, le député de Jonquière—Alma, a été vertement critiqué pour ses coupes sauvages faites à Développement économique Canada. Dans la région de Québec, par exemple, Pôle Québec Chaudière-Appalaches a subi des coupes. L'ensemble de la communauté du Québec, les chambres de commerce, l'Union des municipalités du Québec, l'alliance des Manufacturiers et Exportateurs du Québec, le gouvernement du Québec, l'Assemblée nationale, le Parti québécois et le Bloc québécois ont été contre ces coupes qui touchaient l'aide aux industries. À Québec, par exemple, l'Institut national d'optique, un centre de recherche de haute technologie et de photonique est une industrie importante. On a donc fait des coupes au niveau d'entreprises qui mettent sur pied des brevets d'invention, et cela fera mal à l'industrie de la recherche en haute technologie.
C'est la même chose pour la culture. C'est la même direction qu'on veut suivre. Encore là, les nouveaux ministres nommés ne semblent pas avoir donné des réelles intentions dans le discours du Trône.
Donc, pour toutes ces raisons, le Bloc québécois ne peut pas donner son aval à un discours du Trône qui tient si peu compte de la crise économique et de son impact sur le Québec.
Voir le profil de Dennis Bevington
NPD (NT)
Voir le profil de Dennis Bevington
2008-11-21 11:57 [p.115]
Monsieur le Président, hier des scientifiques ont lancé un cri d'alarme et affirment que le gouvernement risque une crise écologique dans le Nord. La ministre des Ressources naturelles considère que le réchauffement planétaire ne constitue pas un danger pour le Nord. Elle le voit comme une occasion séduisante. Nous ne pouvons pas permettre que la crise actuelle serve d'excuse pour précipiter un désastre écologique. Les habitants du Nord doivent se faire entendre. Nous ne demandons pas une déréglementation massive.
Je veux savoir si la ministre a l'intention de suivre l'école de pensée de Sarah Palin: forons, les enfants, forons.
Voir le profil de Bob Dechert
PCC (ON)
Voir le profil de Bob Dechert
2008-11-19 15:57 [p.22]
Monsieur le Président, je suis très heureux de prendre la parole aujourd'hui pour appuyer la motion portant sur l'Adresse en réponse au discours du Trône.
J'aimerais remercier Son Excellence la Gouverneure générale pour ses remarques bienveillantes. J'aimerais également remercier le premier ministre de m'accorder ce grand honneur, et j'aimerais particulièrement remercier les électeurs de la circonscription de Mississauga--Erindale de m'avoir accordé l'honneur et le privilège de les représenter au Parlement.
J'aimerais aussi remercier ma femme, Ruth, pour ses soins et son soutien, et mes parents pour m'avoir appris dès mon plus jeune âge à respecter cette grande institution.
Ma collègue de Portage—Lisgar a déjà décrit une bonne partie de notre programme. J'aimerais ajouter ces quelques pensées.
Dans les termes les plus larges possibles, le discours de Son Excellence s'est concentré sur un thème unique : protéger l'avenir du Canada.
Nous traversons une période de défis et de changements. C'est le cas ailleurs dans le monde et c'est certainement le cas ici, au Canada.
Notre gouvernement est conscient de la responsabilité qui lui a été confiée. Nous protégerons l'avenir du Canada. Nous tiendrons promesse.
Cela nous amène évidemment à nous demander ce qu'on entend par « protéger l'avenir du Canada ». Cela veut dire, d'abord et avant tout, qu'il faut protéger la sécurité financière personnelle des Canadiens. À cette fin, nous devons prendre des mesures, de concert avec nos alliés et nos partenaires commerciaux internationaux, pour nous attaquer à la crise du crédit qui sévit à l'échelle mondiale. Cette crise cause encore des difficultés à un trop grand nombre de propriétaires actuels et potentiels et d'entreprises qui cherchent à prendre de l'expansion. Le ministre des Finances a déjà annoncé plusieurs mesures visant à protéger la situation financière des Canadiens durant cette période d'incertitude que nous traversons, et je suis certain que mes collègues députés sont aussi impatients que moi de voir la mise à jour économique qu'il présentera sous peu.
La protection de la sécurité financière personnelle des Canadiens signifie aussi qu'il faut comprendre la détresse causée par l'instabilité qui règne actuellement sur les marchés mondiaux des valeurs mobilières, y compris le nôtre. C'est certes une situation frustrante. Les marchés libres, de par leur nature même, ne peuvent être contrôlés par la politique gouvernementale. Ils sont influencés par des facteurs psychologiques autant qu'économiques, mais l'incidence de cette instabilité sur les marchés est très réelle. Cette situation touche les pensions des gens, leurs économies et leurs régimes enregistrés d'épargne-retraite.
L'instabilité sur les marchés n'inquiète donc pas seulement les gens de Bay Street; elle inquiète aussi les gens ordinaires, d'où la nécessité de rassurer les investisseurs canadiens et étrangers en leur montrant que notre système réglementaire, notre politique monétaire et notre situation financière globale demeurent solides.
Ce qu'il ne faut surtout pas faire, c'est donner quelque signe de panique que ce soit aux investisseurs canadiens et étrangers. C'est pourquoi nous savons que réagir de façon impulsive aux récentes nouvelles économiques n'est pas la bonne façon de faire. C'est aussi pourquoi nous maintenons que le secteur financier canadien est solide et bien géré et qu'il est en bien meilleure position que ceux de la plupart des autres pays, opinion partagée à l'échelle internationale par des groupes allant du Forum économique mondial au FMI. Nous continuerons donc de travailler avec nos alliés et nos partenaires commerciaux à l'élaboration d'une stratégie à long terme qui soit intelligente, coordonnée et mondiale pour répondre à la crise, car il est impossible pour un pays de stabiliser ses propres marchés quand l'instabilité règne partout ailleurs.
Protéger l'avenir du Canada veut également dire protéger l'économie canadienne, et cela comprend nos emplois, nos investissements et nos échanges commerciaux.
Il se trouve que je connais bien le droit commercial international de par mes antécédents professionnels. J'ai pu observer de nombreux cycles économiques au fil des années et il est vrai que la situation actuelle ne ressemble en rien à ce que nous avons déjà vu. Certaines des réactions sont cependant prévisibles. En période d'instabilité économique, certains ont toujours tendance à réagir en proposant de fermer les frontières et de restreindre le commerce et en préconisant des mesures protectionnistes.
La réaction protectionniste est une réaction regrettable, et naturelle, à l'angoisse économique. C'est une réaction regrettable, parce que le protectionnisme finit par détruire les emplois et réduire le niveau de vie de ceux-là mêmes qu'il est censé aider.
Le gouvernement continuera d'appuyer le libre-échange. Nous continuerons de rechercher de nouveaux marchés, tant des débouchés commerciaux de l'autre côté de la frontière, aux États-Unis, avec le gouvernement Obama qui sera bientôt en place, que de nouvelles ententes commerciales avec des pays d'Europe, d'Asie, des Amériques et d'ailleurs.
Nous continuerons aussi d'investir dans les portes d'entrée de l'Atlantique et du Pacifique et dans des corridors frontaliers essentiels tels que le passage international de la rivière Detroit. En plus d'accroître l'activité commerciale et de stimuler l'investissement et l'emploi sur les deux côtes et dans les municipalités frontalières, cela permettra aux produits et services canadiens d'atteindre les marchés de nos partenaires commerciaux. Nous stimulerons le développement économique dans le Nord en réduisant les obstacles réglementaires qui freinent la construction de pipelines, de manière à ce que les résidants du Nord bénéficient davantage des retombées que génèrent leurs richesses naturelles.
Les travailleurs canadiens en transition peuvent continuer de compter sur notre appui. Nous continuerons de chercher de nouvelles façons d'appuyer les secteurs vitaux de notre économie, tant le secteur manufacturier que le secteur forestier, celui de l'agriculture, celui des pêches ou encore le secteur minier, de manière à ce que les Canadiens demeurent concurrentiels et réussissent sur la scène mondiale.
Protéger l'avenir du Canada signifie aussi protéger l'environnement.
Soyons clairs: l'environnement est devenu un enjeu économique. L'engagement à l'égard du développement durable à long terme et l'engagement à l'égard de la croissance économique à long terme sont inséparables.
Le gouvernement confirme sa détermination à réduire de 20 p.100 les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 et, comme l'a indiqué la Gouverneure générale, nous nous fixerons comme objectif le recours à des sources non émettrices pour satisfaire 90 p. 100 de nos besoins en électricité au Canada d’ici 2020 aussi.
Alors que les Canadiens ont dû s'adapter à des prix du pétrole sans précédent, ils s'adaptent maintenant à la nouvelle normalité, celle d'un prix international du pétrole plus bas. À certains égards, c'est une bonne chose. Les Canadiens, qui ont été stupéfaits des prix élevés de l'essence ces derniers mois, épargnent maintenant chaque fois qu'ils font le plein.
En même temps, toutefois, puisque notre économie dépend en bonne partie du secteur énergétique, ce fléchissement des prix cause également certaines incertitudes au plan économique. Notre gouvernement y voit une occasion de diversifier le secteur canadien de l'énergie et plus particulièrement de continuer à mettre au point de nouvelles sources d'énergie plus propres.
Protéger l'avenir du Canada, c'est également protéger la santé et la sécurité des Canadiens. Notre gouvernement continuera de tabler sur les réussites de la dernière législature afin d'assurer que nos lois respectent les victimes, protègent les innocents et obligent les criminels à répondre de leurs actes.
Puisque le terrorisme mondial représente toujours une menace bien réelle, nous présenterons une nouvelle déclaration sur la sécurité nationale qui précisera les étapes qui permettront d'assurer que les Canadiens seront à l'abri du terrorisme et des autres menaces sérieuses à l'échelle mondiale.
Nous poursuivrons également la modernisation de nos lois sur la salubrité alimentaire afin que les Canadiens puissent consommer en toute confiance les produits qui leur sont offerts dans les magasins. Il y aura une plus grande obligation de rendre compte, une surveillance accrue, davantage de pouvoirs de rappel et des pénalités plus sévères pour ceux qui mettent la santé et la sécurité des Canadiens en péril.
Protéger l'avenir du Canada, c'est également contribuer à la sécurité à l'échelle mondiale. Tout comme notre sécurité financière est liée à l'économie mondiale, la sécurité physique du Canada est liée à la stabilité et à la sécurité des autres pays.
Nous continuerons de protéger les frontières canadiennes, y compris celle de l'Arctique. Nous continuerons à promouvoir les valeurs canadiennes portant sur la liberté, la démocratie, les droits de la personne et la primauté du droit au niveau international. Le Canada ne se soustraira pas à ses obligations à l'égard de la défense des valeurs humaines et des droits de la personne parce que la liberté, la démocratie et la primauté du droit sont la voie vers un monde meilleur et plus sûr.
Nous poursuivrons nos travaux de reconstruction des Forces canadiennes et fournirons à nos troupes le meilleur équipement possible afin de pouvoir mieux protéger nos soldats en zones périlleuses. Bien que nous poursuivions notre travail dans le cadre de la mission internationale en Afghanistan, nous nous concentrerons davantage sur la reconstruction et le développement, tout en nous préparant à mettre fin à la partie militaire de la mission en 2011.
Protéger l'avenir du Canada, c'est également construire des institutions plus fortes et renforcer notre démocratie représentative.
La politique est une affaire de compétition. Nous le savons tous. Toutefois, pour ce qui est des gros projets nationaux, ces projets qui par nature et par nécessité doivent transcender les divisions traditionnelles, régionales ou partisanes, nous nous devons à nous-mêmes, comme nous le devons à nos électeurs et aux générations futures, de voir à ce que le gouvernement agisse de façon responsable et efficace.
Notre gouvernement a présenté certaines réformes positives à l'égard de nos institutions démocratiques qui devraient, à notre avis, servir d'exemples de réformes positives et non partisanes.
L'ensemble des Canadiens devraient s'entendre sur le bien-fondé d'une Chambre reflétant mieux leurs souhaits et d'un Sénat plus démocratique. Nous poursuivrons nos efforts pour faire en sorte que ces institutions soient plus fortes et plus démocratiques et nous nous réjouirons de l'appui des autres partis à cet égard.
Nous continuerons également de renforcer la fédération elle-même. Comme les députés le savent certainement, pas plus tard que la semaine dernière, le premier ministre a rencontré ses homologues provinciaux et territoriaux pour discuter de l'instabilité économique mondiale. Le Canada fonctionne d'une façon optimale quand tous les intervenants travaillent de concert. Nous continuerons à respecter les compétences des provinces tout en veillant à ce que les transferts fédéraux suffisent pour que les Canadiens bénéficient, près de chez eux, d'un régime de soins de santé, d'un système d'éducation et d'autres services reconnus mondialement.
La Chambre des communes est peut-être la plus importante institution de toutes. Dans cette enceinte, tous les Canadiens sont censés avoir une voix par l'entremise de leurs représentants élus. Les Canadiens ne s'attendent pas à ce que nous nous entendions sur tout, mais ils souhaitent que nos voix, en l'occurrence la voix de leurs élus, s'emploient à chercher des solutions au lieu d'être divisées par la rancoeur.
Je suis fier d'appuyer cette motion et je souscris entièrement aux observations de la Gouverneure générale. J'ose espérer que nous mènerons le présent débat, à l'instar de l'ensemble de nos débats, avec toute la passion et la vigueur de nos convictions, tout en respectant la Chambre, nos collègues et nos obligations communes à l'égard des Canadiens.
Résultats : 1 - 7 de 7