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Lib. (NS)
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2019-06-17 17:17 [p.29206]
Monsieur le Président, les changements climatiques sont réels. Ils sont surtout causés par l'activité humaine, et nous en subissons actuellement les conséquences très graves.
Je suis absolument convaincu que les changements climatiques constituent une urgence pour le Canada. Je suis très fier d'appuyer la motion présentée à la Chambre des communes, qui vise à déclarer une urgence climatique nationale. Il n'est pas nécessaire de paniquer. Nous pouvons demeurer optimistes, car nous savons que des solutions à cette menace existentielle s'offrent à nous, si nous pouvons simplement faire preuve de la volonté politique nécessaire pour mettre en oeuvre les solutions qui sont à notre portée.
Durant mon intervention, j'espère pouvoir donner une idée de la nature des conséquences que nous subissons, ainsi que des possibilités qui pourraient être créées si nous nous servons de la lutte contre les changements climatiques comme une stratégie de croissance économique. J'espère aussi peut-être pouvoir éclairer davantage tous nos téléspectateurs sur la dynamique politique actuelle, à la veille des prochaines élections où les changements climatiques seront l'un des thèmes centraux.
Dans un premier temps, j'aimerais parler de certaines des conséquences que nous subissons, mais avant, même s'il semble banal de le faire, j'aimerais expliquer les données scientifiques qui nous permettent d'affirmer que les changements climatiques sont bien réels. C'est important. Le récent rapport d'Environnement Canada, « Rapport sur le climat changeant du Canada », indique que le Canada se réchauffe deux plus vite que la moyenne, et pour certaines régions, cinq fois plus vite que la moyenne.
Les conséquences se font sentir dans nos collectivités, et les données scientifiques sur changements climatiques sont confirmées, depuis des décennies, par des groupes comme le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. La majorité des scientifiques qui étudient les changements climatiques dans le monde reconnaissent non seulement qu'ils se produisent, mais aussi que l'activité industrielle humaine en est principalement à l'origine. Il nous incombe donc d'agir si nous voulons éviter certaines des pires conséquences des changements climatiques que nous voyons.
Je n'ai probablement pas besoin de vous l'expliquer: les changements sont évidents dans notre collectivité. Ainsi, dans ma province d'origine, la Nouvelle-Écosse, les ondes de tempête et les ouragans se multiplient. Selon le rapport dont j'ai parlé, « Rapport sur le climat changeant du Canada », la ville d'Halifax sera victime de quatre fois plus d'inondations qu'aujourd'hui, dans les décennies à venir.
Je me suis entretenu à de nombreuses reprises avec mes homologues du Nouveau-Brunswick au sujet des inondations qui frappent cette province. Il y a des photos qui circulent sur les réseaux sociaux montrant des panneaux routiers complètement submergés. Il y a quelques années, au Québec et en Ontario, il y a eu des vagues de chaleur qui ont fait des dizaines de victimes. Il y a aussi les feux de forêt dans l'Ouest canadien et la fonte des glaciers dans le Nord. Il n'y a pas une seule collectivité au pays qui échappe aux conséquences environnementales des changements climatiques.
Il est important de souligner que les changements climatiques n'entraînent pas seulement des conséquences environnementales, mais aussi des conséquences pour la santé et des conséquences sociales et économiques. Dans les collectivités situées près de centrales au charbon, il y a un plus grand nombre d'enfants asthmatiques. Il y a une augmentation des maladies pulmonaires et cardiaques chez les Canadiens. D'ailleurs, les conséquences des changements climatiques entraînent un danger physique pour de nombreuses personnes. Je pense notamment à celles qui ont dû fuir les incendies à Fort McMurray.
Il ne fait aucun doute que les conséquences des changements climatiques se font sentir. On constate en outre une évolution des modèles de propagation des maladies infectieuses. Je sais que le problème des tiques a pris beaucoup d'ampleur en Nouvelle-Écosse, problème que nous n'avions pas lorsque j'étais enfant. En raison de la présence accrue de ces parasites, il y a aussi une augmentation du nombre de cas de la maladie de Lyme dans ma province.
Le fait est que nous sommes témoins de ces changements. Ils ont des conséquences sociales, comme les collectivités qui sont déplacées, ainsi que des répercussions sur les espèces animales que les populations locales, autochtones ou non, chassaient traditionnellement. Nous observons les effets sur les conditions climatiques changeantes, les systèmes climatiques qui changent notre mode de vie et qui nous forcent à abandonner les habitudes et les traditions que nous pratiquons depuis beaucoup de générations.
Si les conséquences environnementales et sociales ainsi que les effets sur la santé ne suffisent pas pour nous inciter à l'action, peut-être les pertes économiques que nous connaissons à l'heure actuelle le seront. Une analyse des données du secteur de l'assurance au Canada révèle que les assureurs changent la façon dont ils évaluent les risques liés aux changements climatiques. Je présume que la plupart des députés conviendront pour dire que le secteur agira toujours dans ses propres intérêts financiers.
Depuis environ le milieu des années 1980, jusqu'en 2008, les assureurs versaient, en moyenne, de 250 millions à 450 millions de dollars en dédommagement pour des phénomènes météorologiques violents. Depuis, cette moyenne a grimpé à environ 1,8 milliard de dollars, et a récemment dépassé 2 milliards de dollars. On s'attend à ce que ce chiffre augmente, ce qui aura des incidences sur le coût des assurances.
Certaines maisons ne pourront tout simplement pas être assurées. Certaines provinces et collectivités canadiennes dépensent les deniers publics pour relocaliser des familles qui habitent dans des zones qui ne sont plus sécuritaires. Il s'agit d'endroits où il y avait jadis une inondation aux 100 ans, mais où, de nos jours, des inondations se produisent à des intervalles de quelques années.
Le fait est qu'il se passe quelque chose, et ceux qui surveillent de près leur porte-feuille modifient leurs comportements. Cela reflète une nouvelle réalité.
Il n'y a pas que le secteur des assurances. Les députés devraient se pencher sur ce que les municipalités paient pour la construction d’infrastructures d’atténuation des inondations, par exemple. Ce coût est assumé par les contribuables. Le coût de l’inaction est tout simplement trop élevé pour qu'on l'ignore.
Toutefois, il n’y a pas que de mauvaises nouvelles, car nous voyons en fait une énorme occasion d’investir dans des mesures qui aideront à faire face aux conséquences des changements climatiques. Selon les projections des Syndicats des métiers de la construction au Canada, jusqu’à quatre millions d’emplois pourraient s’ajouter à l’économie canadienne si nous adoptions de nouveaux codes du bâtiment qui nous permettraient d’atteindre une norme qui nous aidera à réduire nos émissions.
Dans ma collectivité, il y a des entreprises comme le Trinity Group of Companies qui ont adopté l’efficacité énergétique comme stratégie de croissance économique. C’est un projet créé par quelques gars formidables de chez nous qui étaient très habiles et capables d’exécuter des contrats locaux. Grâce aux investissements de gouvernements provinciaux successifs, l’efficacité énergétique a connu du succès et les propriétaires souhaitant économiser sur leur facture d’électricité ont embauché une entreprise pour effectuer une vérification énergétique et rendre leur maison plus écoénergétique. Cette entreprise est passée de seulement quelques gars à une organisation qui compte des dizaines d’employés et qui est présente dans toute la région atlantique.
Il y a d’incroyables compagnies parmi les meilleures au monde, comme CarbonCure, à Dartmouth, qui fournissent des produits incroyables en matière de séquestration du carbone, en extrayant les émissions de carbone de l'atmosphère et en les utilisant pour renforcer les produits dont nous avons besoin, comme le béton. Mackay Meters est une autre compagnie, à cinq minutes de chez moi. Elle a obtenu un brevet pour incorporer des bornes de recharge pour véhicules électriques dans ses parcomètres. C’est quelque chose de vraiment novateur qui va contribuer à changer le monde dans lequel nous vivons.
Il y a bien sûr la valeur que nous obtenons des chercheurs qui travaillent dans nos collectivités, des chercheurs comme David Risk, au FluxLab de l’Université St. Francis Xavier à Antigonish, qui met au point des instruments qui peuvent aider à détecter les fuites de gaz et de méthane dans les infrastructures pétrolières et gazières partout au Canada. Il commercialise cette technologie, non seulement pour faire des profits, mais aussi pour pouvoir continuer à faire plus de recherche et à garder les jeunes à l’emploi dans une collectivité rurale que je représente et qui possède une université.
Il y a aussi une occasion économique manquée si nous ne nous attaquons pas aux pires conséquences des changements climatiques. Je représente une province qui compte beaucoup sur la pêche pour soutenir les petites collectivités qui parsèment la côte de la Nouvelle-Écosse. Ces dernières années, la récolte des pêcheurs de homard de l'État du Maine a diminué de 22 millions de livres. Ce serait dévastateur si cela devait arriver en Nouvelle-Écosse avec l’acidification et le réchauffement de l'océan au large de nos côtes. Nous ne pouvons que nous attendre à ce que les homards se déplacent ou suffoquent dans les eaux où ils vivent traditionnellement et soutiennent l'économie locale.
Dans l’Ouest canadien, la production du secteur de l’énergie a chuté considérablement lorsque des incendies de forêt liés aux changements climatiques ont ravagé cette région. Le fait est que l'on constate les effets de ces changements dans toutes les provinces.
Dans les Prairies, le secteur agricole est menacé. J’ai rencontré un jeune chercheur, auteur d’une thèse de maîtrise sur l’impact des changements climatiques sur l’agriculture dans les provinces des Prairies, reconnaissant que les Prairies sont dans l’ombre pluviométrique des Rocheuses et ne bénéficient pas d’une partie des conditions météorologiques qui contribuent à rendre le sol fertile, soit essentiellement de grandes quantités de pluie. Elles dépendent plutôt beaucoup de la fonte printanière qui provient des glaciers. Lorsqu’ils finiront par disparaître, le manque d’eau et l’augmentation des sécheresses pourraient empêcher notre secteur agricole de se développer.
Ce sont des risques très réels et évidents, si nous prenons seulement le temps de parler avec les gens qui les étudient. Franchement, nous devons saisir cette occasion parce que le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, un Canadien, a déterminé qu’il existe une possibilité de croissance propre de 26 billions de dollars et que le Canada devrait être sur la crête de cette vague afin de pouvoir profiter non seulement de la croissance, mais aussi des emplois qui en découleront. Nous pouvons à la fois faire ce qui s'impose et faire ce qui est sensé.
Toutefois, il est difficile d’avoir des discussions à la Chambre et à Ottawa au sujet de la politique climatique, parce que le point de départ n’est pas seulement que nous devons nous attaquer au problème et faire quelque chose. Nous devons parfois revenir en arrière et prouver la science aux autres avant de pouvoir tenir un débat constructif. Je trouve cela complètement inacceptable.
Les Canadiens devront choisir en octobre entre, d’une part, un gouvernement libéral qui met de l’avant un programme ambitieux, qui fait de son mieux pour lutter contre les changements climatiques et faire une différence significative, non seulement pour réduire nos émissions, mais pour profiter des possibilités de croissance propre, et, d’autre part, un Parti conservateur qui refuse jusqu'à présent de présenter un plan sur les changements climatiques, même si son chef disait il y a plus d’un an qu’il allait trouver un plan qui serait conforme aux cibles fixées dans l’Accord de Paris.
Si je ne m’abuse, le Parti conservateur a dit qu’il allait publier son plan plus tard cette semaine. Je n’ai pas beaucoup d’espoir que cela vaudra le papier sur lequel ce sera rédigé. Quand je regarde certains des députés conservateurs qui auraient éclairé ce plan, j’ai de grandes appréhensions. Des députés ont laissé entendre que la présence de bancs de neige dans l’Ouest en février prouvait qu’il n’y a pas de réchauffement climatique.
Certains conservateurs ont indiqué que le phénomène de l’élévation des températures à l’échelle planétaire est un peu comme si les gens entraient dans une pièce et que leur corps dégageait de la chaleur. D’autres députés ont laissé entendre à des écoliers de l’Alberta que le CO2 n’est pas de la pollution, mais un nutriment pour les végétaux. Tout récemment, un membre du caucus siégeant au Sénat a indiqué qu’une récente panne de courant était attribuable aux politiques anti-énergie du premier ministre du Canada.
Les conservateurs disent que nous devrions nous retirer du débat mondial sur les changements climatiques en nous retirant de l’Accord de Paris. Même le chef du Parti conservateur et sa chef adjointe ont récemment publié sur Twitter des articles laissant entendre que le lien entre les changements climatiques et les phénomènes météorologiques graves n’était pas prouvé.
Si c’est le genre d’information qui alimente les plans en cours d’élaboration, je suis très déçu à l’avance du plan qui sera rendu public, si ce sont des conversations de la sorte qui se déroulent en coulisse.
Nous savons que les homologues provinciaux des conservateurs préconisent le même laisser-faire en matière de changements climatiques. Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a proposé une politique de démantèlement de la protection contre les inondations, puis s’est présenté dans les zones inondables et a dit: « Je me demande bien ce qui se passe ». Il a mis de côté 30 millions de dollars pour lutter contre les mesures visant à contrer les changements climatiques, plutôt que de lutter contre les changements climatiques. Cet argent pourrait faire une différence. Il a lancé une campagne frivole d’affichage d’autocollants dans les stations-service. Parallèlement, il prétend soutenir la liberté d’expression. Cela n’a aucun sens.
Les économistes du climat qui ont couvert cette question laissent entendre que son plan va non seulement ralentir notre réduction d’émissions, mais qu’il va aussi coûter plus cher aux ménages.
En ce qui concerne mes collègues néo-démocrates, j’ai beaucoup de temps pour leurs idées, car je sais qu’ils se préoccupent des changements climatiques et de la protection de l’environnement. Toutefois, j’ai des réserves au sujet des politiques qu’ils ont proposées. Je pense que nous pouvons travailler ensemble pour réaliser certaines idées, mais que d’autres présentent de très graves lacunes qu'il faut corriger.
Dans certains des commentaires que j’ai entendus au sujet de notre plan visant à tarifer la pollution, les députés néo-démocrates ont indiqué que les grands émetteurs sont exemptés. Cela démontre une incompréhension fondamentale de ce qui se passe. Le NPD a proposé un plan qui imposerait un prix aux grands émetteurs, mais, comme l’a fait remarquer la Commission de l’écofiscalité, cela n’entraînerait pas une réduction des émissions à l’échelle mondiale, car cela encouragerait simplement les pollueurs à quitter le Canada et à polluer encore plus ailleurs. Cela nuirait à l’économie canadienne et ne contribuerait pas à nos efforts de réduction des émissions.
D’autres exemples du NPD comprennent la déclaration selon laquelle nous devons mettre fin immédiatement à toutes les subventions pour les combustibles fossiles. Je conviens qu'il faut prendre des mesures à l’égard de ces subventions. En fait, jusqu’à maintenant, nous en avons éliminé huit qui étaient enchâssées dans le code fiscal. Toutefois, l’interdiction générale que le NPD a proposée sur cette question particulière aurait des conséquences fondamentales, qui ne sont certainement pas voulues, parce que le plan n’a pas été très bien pensé.
Parmi les exemples, notons l'élimination des subventions relatives au diésel dans les communautés autochtones nordiques et éloignées, qui ont besoin de diésel pour produire de l'électricité, et l'élimination des subventions à la recherche potentielle au Flux Lab de l'Université St. Francis Xavier, à Antigonish. Certains des produits élaborés grâce à ces fonds de recherche permettront de réduire les émissions liées au secteur du pétrole et du gaz. Dans ce cas également, les plans du NPD nous empêcheraient d'investir dans les infrastructures qui nous permettraient de mener la transition des véhicules à essence et à diésel vers les véhicules utilisant des carburants de remplacement.
Je suis prêt à collaborer avec mes collègues des différents partis pour faire avancer les idées qui ont du sens. Par contre, on ne peut pas affirmer que quelque chose fonctionnera avant d'y avoir bien réfléchi.
J'aimerais prendre quelques minutes pour mentionner des mesures que nous avons prises jusqu'à maintenant.
Nous devons faire face à une urgence climatique et notre plan de tarification de la pollution a reçu beaucoup d'attention à la Chambre. Cependant, nous avons plus d'un tour dans notre sac. Notre plan comprend au-delà de 50 mesures qui contribueront à la réduction des émissions.
Je voudrais prendre un moment pour parler de notre plan de tarification de la pollution afin de sensibiliser le public à son fonctionnement. C'est plutôt simple. Lorsqu'un bien coûte plus cher, les gens en achètent moins. Dans le cas de la tarification du carbone, absolument toutes les sommes perçues restent dans la province où la pollution est survenue. Ces recettes sont retournées directement aux habitants de la province concernée.
Le directeur parlementaire du budget a affirmé dans un rapport public que, grâce au type de structure qu'il comprend, ce plan devrait être rentable pour huit familles sur dix. Ces familles recevront plus d'argent que ce que leur en coûtera la tarification de la pollution. Il y aura très peu de familles qui devront payer plus que ce qu'elles ne reçoivent, mais il s'agira des 20 % les plus riches du Canada dans les provinces où notre plan sera appliqué.
Il ne s’agit pas d’une idée farfelue issue de l’imagination du caucus libéral à Ottawa. Ce genre de mesure bénéficie d’un vaste appui parmi les experts des questions de changements climatiques et d’économie. En fait, le lauréat du prix Nobel d’économie de l’an dernier a remporté ce prix pour avoir élaboré une approche à l’égard des changements climatiques prévoyant exactement ce que le gouvernement fédéral a l’intention de faire, c’est à dire imposer une tarification de la pollution et verser les sommes perçues directement aux ménages, de sorte que la majorité des gens se retrouvent dans une meilleure situation.
Il n’y a pas que les lauréats du prix Nobel et les politiciens libéraux qui appuient ce plan. Mark Cameron, l’ancien directeur des politiques du premier ministre Harper, préconise ce genre d’approche. En fait, le conseiller budgétaire principal de Doug Ford a déclaré devant le Sénat, au cours de la présente législature, que la première chose que nous pouvions faire pour assurer la transition vers une économie à faibles émissions de carbone était d’imposer une tarification de la pollution.
Pas plus tard que le week-end dernier, le pape a déclaré que la tarification du carbone était essentielle. Selon lui, cela fait trop longtemps que nous négligeons collectivement les résultats de l’analyse scientifique, et les prédictions apocalyptiques ne peuvent plus être accueillies avec ironie ou mépris.
Lorsque je parle aux gens de ma collectivité, et particulièrement aux jeunes, je les vois défendre le genre de changements que toutes ces personnes préconisent et que nous aurions dû avoir faits depuis longtemps.
Parlons de l’affaire de la Cour d’appel de la Saskatchewan, qui a récemment porté sur la constitutionnalité du filet de sécurité fédéral sur la tarification du carbone. La cour a déclaré que la tarification du carbone ne faisait pas uniquement partie d’un plan efficace de réduction des émissions, mais que c’était un aspect essentiel de l’effort mondial pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Le mot « essentiel » a été mis en italique pour que les gens comme nous qui siègent dans cette enceinte portent une attention particulière à la promotion de cet important mécanisme, que nous savons être la mesure la plus efficace que nous puissions prendre pour réduire nos émissions.
Par ailleurs, nous avons plusieurs cordes à notre arc. Nous proposons des mesures pour éliminer progressivement le charbon. D’ici 2030, 90 % de l’électricité produite au pays proviendra de ressources non émettrices. Nous faisons le plus important investissement de l’histoire du transport en commun. Nous faisons des investissements records dans l’efficacité énergétique, afin de soutenir les entreprises qui font progresser les technologies vertes. Nous modifions la réglementation sur le méthane, afin de réduire les sources d’émissions de GES qui augmentent le plus rapidement et qui sont à l’origine des changements climatiques d’aujourd’hui. Nous avons adopté de nouvelles normes d’émissions pour les véhicules. Nous travaillons à l’élaboration d’une norme sur les carburants propres.
Nous prenons également des moyens pour protéger la nature. Je sais que les Canadiens, du moins ceux que je représente dans Nova-Centre, ont exigé que nous prenions des mesures pour protéger la nature et pour éliminer les plastiques qui polluent les océans. Au début de notre mandat, nous avons annoncé un investissement de 1,5 milliard de dollars dans un plan de protection des océans.
Plus récemment, nous avons annoncé que nous allions de l’avant avec l’interdiction des plastiques à usage unique. Nous confions la responsabilité de gérer le cycle de vie de ces produits en plastique aux fabricants plutôt qu’à l’utilisateur final. Nous nous attendons à ce que cela crée des débouchés économiques dans l’industrie des plastiques. En même temps, nous empêchons le rejet de matières nocives dans notre environnement et, en particulier, dans les océans.
J’aimerais utiliser l’une des quelques minutes qu’il me reste pour vous entretenir brièvement de l’impact que les changements climatiques et l’activité humaine ont eu sur la nature.
Depuis les années 1970, la Terre a perdu environ 60 % de sa faune. Cela devrait choquer la conscience de tous les Canadiens. Regardons les plus grands pays du monde. Le Canada est l’un des cinq pays qui comptent environ les trois quarts des régions sauvages restantes de la planète. Nous avons l’occasion et l’obligation de nous occuper de cette question. De nos jours, nous constatons les impacts des changements climatiques et de l’activité humaine sur certaines de nos espèces les plus emblématiques.
Les troupeaux de caribous de tout le Canada souffrent d’une vaste déforestation. Nous avons vu la population d’épaulards du sud diminuer au cours des dernières années. Un certain nombre d’autres espèces sont en péril. À l’échelle mondiale, on estime qu'un million, sur les huit millions d’espèces dans le monde, sont gravement menacées d’extinction si nous ne changeons pas nos façons de faire.
J’ai consacré beaucoup de temps au caribou des montagnes du sud. En Colombie-Britannique, à l’heure actuelle, il ne reste qu’une poignée d’animaux dans certaines parties du cheptel. Les caribous sont là depuis des milliers d’années, mais ils disparaîtront. Nous avons fait le plus important investissement de l’histoire du Canada pour protéger la nature en doublant la superficie de nos territoires protégés.
Cependant, nous savons que ce n’est pas suffisant et que nous avons besoin d’aide pour atteindre nos objectifs. Il faut que tous les Canadiens s’engagent dans la même direction. C’est maintenant qu’il faut travailler ensemble. Les gens qui vivent dans une communauté axée sur l’énergie solaire peuvent trouver des moyens de mettre l’épaule à la roue. Les gens qui participent à un grand ménage communautaire font quelque chose. Grâce à une action collective à l’échelle mondiale, nous pouvons amorcer un changement. Franchement, nous n’avons pas le choix. C’est la seule chose intelligente à faire et nous avons tous intérêt à le faire.
Je suis fier de prendre la parole en faveur de cette motion qui reconnaît que nous sommes confrontés à une urgence climatique. Je suis encore plus fier de travailler au sein d’un gouvernement qui fait de son mieux pour remédier à cette urgence.
Mr. Speaker, climate change is real. It is primarily driven by human activity, and we are experiencing very serious consequences as a result today.
There is no doubt in my mind that the challenge relating to climate change constitutes an emergency here in Canada. I am so proud to lend my support to the motion on the floor of the House of Commons to declare an emergency in respect of climate change in our country. We need not panic, because we can be optimistic. We know that the solutions to this existential threat are before us, if we can simply muster the political will to implement the solutions that we know very well exist today.
Over the course of my remarks, I hope to offer some insight into the nature of the consequences we are experiencing, to give some of my insights on the opportunity that could be garnered if we embrace climate change as an economic growth strategy, and to perhaps provide some additional insight, for any of those listening, into the political dynamic that we are facing today as we approach the next election with climate change being a central issue of importance to the campaign.
To begin, I do want to address some of the consequences that we are facing, but perhaps before, although it seems trite to say so, it is important to explain the science behind how we know climate change is real. The recent report from Environment Canada, “Canada's Changing Climate Report”, signals that Canada is experiencing warming at twice the rate of the global average. In some parts of our country, it is five times that rate.
The consequences that we are seeing are apparent in our communities. This science has been corroborated for decades by groups like the Intergovernmental Panel on Climate Change. A majority of the world scientists who are studying climate change acknowledge not only that it is happening, but a primary driver of what is happening is human industrial activity. It is incumbent upon us to take action if we are going to avoid some of the worst consequences of climate change that we are seeing.
Though I probably do not have to explain to many in this room, we can observe these consequences in our community. If we look at my home province of Nova Scotia, we deal with increased storm surges and hurricanes. The report I mentioned, “Canada's Changing Climate Report”, flags that the city of Halifax in my home province of Nova Scotia in the next few decades is going to experience floods at four times the rate it does today.
We look at our colleagues from New Brunswick, who I have had numerous conversations with about the floods that their province has been experiencing. We have seen pictures circulating on social media of highway signs that are completely submerged under water. We can look at a few years ago in Quebec and Ontario, and we see the heat waves that took dozens of lives. We can see the forest fires in western Canada. We can see the melting of our glaciers in northern Canada. There is not a community in our country that has not been impacted by the environmental consequences of climate change.
It is important to acknowledge that it is not just environmental consequences that we are experiencing as a result of climate change, there are social, health and economic consequences as well. When I see communities next to coal plants, we can observe a higher rate of childhood asthma. There is increased lung and heart disease in communities. In fact, there is a physical threat to many folks, like those who had to flee the fires in Fort McMurray.
The fact is we know that these consequences are having an impact. In addition, we can point to the changing patterns and migration of infectious diseases. I know ticks have become a much bigger problem in Nova Scotia. They were not when I was a kid. With them, we are seeing a similarly rising level of Lyme disease in my home province.
The fact is, we can observe these changes. There are social consequences, like communities physically being displaced, the impact on wildlife that communities have traditionally hunted, indigenous and non-indigenous alike. We are seeing consequences that are changing our weather patterns, our climate systems that are changing the way that we have to live and forcing us out of the habits and traditions we have practised for generations.
If the environmental, social or health consequences are not enough to inspire action, we can see the economic losses that we are experiencing today. If we look at the data from the insurance sector in Canada, we see that they are starting to change the way that they assess the risk of climate change. I take it that most people here would accept that the insurance sector is doing what it is in the best interests of its bottom line.
From the time of the mid-1980s until 2008 or so, the average payout in the insurance sector for severe weather events in Canada was between $250 million and $450 million. Since that time, the average has climbed to about $1.8 billion, exceeding $2 billion most recently. That number is projected to grow. This is having an impact on the cost of insurance.
There are some homes that simply will not be able to be insured. There are provinces and communities in Canada that are spending taxpayer dollars to help relocate families from homes that are no longer in a safe area, places that used to have 100-year floods once every 100 years are now having them every few years.
The fact is there is something happening, and those who are watching their pocketbooks very closely are changing their behaviour. They are reflecting a new reality.
It is not just the insurance sector. Members should look at the costs to municipalities paid for by by local ratepayers of building out flood mitigation infrastructure, for example. That cost is borne by taxpayers. The cost of inaction is simply too great to ignore.
However, it is not all bad news because we actually see an enormous opportunity to invest in the measures that are going to help deal with the consequences of climate change. Canada's Building Trades' projection is that as many as four million jobs for the Canadian economy could be added if we embrace new building codes that would actually bring us up to a standard that can help us reduce our emissions.
I have companies in my own community like the Trinity Group of Companies that have embraced energy efficiency as an economic growth strategy. It started out with a couple of great guys from home who were pretty handy and were able to do some local contracting work. Due to investments of successive provincial governments, we have actually seen energy efficiency take hold and homeowners who want to save on their power bills hire a company to come in, conduct an energy audit and make their home more efficient. It has grown from an operation with just a couple of guys into an organization that has dozens of employees and is present across the entire Atlantic region.
There are incredible world-leading companies like CarbonCure in Dartmouth that are delivering incredible products when it comes to carbon sequestration, pulling the carbon emissions out of our atmosphere and using it to strengthen products we need like concrete. Another company, just five minutes from where I live today, is MacKay Meters. It has secured a patent to build electric vehicle charging stations into their parking meters. This is truly innovative stuff that is going to help change the world that we live in.
Of course, the value that we gain from researchers who are working in our communities, researchers like Dr. David Risk at the FluxLab at StFX University in Antigonish, is actually developing instrumentation that can help detect gas and methane leaks in oil and gas infrastructure across Canada. He is commercializing this technology, not only to make a profit but to continue doing more research, keeping young people employed in a rural community that has a university that I represent.
There is also a missed economic opportunity if we do not address the worst consequences of climate change. I represent a province that relies heavily on the fishery in order to sustain the smaller communities that dot the coast of Nova Scotia. What we have seen take place in Maine over the past few years, a loss of 22 million pounds in their lobster catch, would be devastating if and when it comes to Nova Scotia, and if we continue to see the acidification and warming of our oceans off Nova Scotia. We can only expect that the lobsters will either move or suffocate inside the waters where they traditionally live and sustain a local economy.
In western Canada, we saw an enormous dip in production in the energy sector when forest fires that are linked to climate change ravaged parts of western Canada. The fact is that we can look at any province and see that.
In the Prairie region, the agricultural sector is under threat. I met with a young researcher, who did a master's thesis on the impact of climate change on agriculture in the Prairie provinces, recognizing that the Prairies are in the rain shadow of the Rockies and do not benefit from some of the weather that helps make our soil fertile, essentially large amounts of rain. They rely heavily instead on the spring melt that comes from our glaciers. When they finally disappear, there may be insufficient water and increased droughts that prevent our agricultural sector from growing.
These are very real and obvious risks, if we just take the time to speak with people who have been studying them. Frankly, we need to take this opportunity because the governor of the Bank of England, Mark Carney, a Canadian, has identified that there is a $26-trillion opportunity in clean growth and Canada should be on the front end of that wave so that we can capitalize on not just the growth but the jobs that come with that growth. We can do the right thing and do the smart thing at the same time.
However, it is difficult to have discussions in this chamber and in Ottawa when it comes to climate policy, because the starting point is not only that we need to address the problem and do something about it. Sometimes we have to turn back the clock and prove the science to one another before we can have a meaningful debate. To me this is completely unacceptable.
What Canadians are going to face come October is a choice between a Liberal government that is advancing an ambitious agenda, trying their best to fight climate change and making a meaningful difference, not only to reduce our emissions but to capitalize on clean growth opportunities, and a Conservative Party that has refused to put forward a plan on climate change to date, despite their leader saying more than a year ago that he was going to find a plan that would comply with the Paris Agreement targets.
With respect, the Conservative Party has said it is going to be releasing their plan later this week. I do not have much hope that it will be worth the paper that it is written on. When I look at some of the Conservative members who would have informed that plan, it gives me great trepidation. We have seen members identify piles of snow in western Canada in February to suggest that that is evidence that global warming is not taking place.
Some Conservatives have indicated that the phenomenon of rising global temperatures is simply like folks walking into a room and their bodies giving off heat. We have seen other members suggest to school children in Alberta that CO2 is not pollution but plant food. Just recently, one of the caucus member sitting in the Senate indicated that a recent power outage was due to the Prime Minister of Canada's anti-energy policies.
The Conservatives are saying we should retreat from the global conversation on climate change by withdrawing from the Paris agreement. Even the the leader of the Conservatives and deputy leader have recently tweeted articles, suggesting that the link between climate change and severe weather events has not been proven.
If this is the kind of information feeding into the plans that are developing, I have great disappointment in advance of the plan being released if these are the kinds of conversations that are taking place behind the scenes.
We know that the Conservatives' provincial counterparts are pushing forward the same kind of laissez-faire attitude when it comes to climate change. The Premier of Ontario, Doug Ford, has advanced a policy dismantling flood protection and then has shown up at flood zones and said, “I wonder what could possibly be going on.” He has set aside $30 million to fight climate action, rather than take action on climate change. That money could make a difference. He has launched a frivolous campaign to post stickers on gas stations. At the same time, he purports to support free speech. This makes no sense.
The climate economists who have been covering this issue are suggesting that his plan is not only going to slow down our reduction in emissions, but it is going to be more expensive for households as well.
With respect to my NDP colleagues, I have a lot time for their ideas, because I know they care about climate change and protecting the environment. However, I do have reservations about the policy suggestions they have advanced. I think we can work together to accomplish certain ideas, but others have very serious problems that need to be addressed.
In some of the commentary I have heard around our plan to put a price on pollution, NDP members have indicated that big emitters are exempt. This demonstrates a fundamental misunderstanding of what is going on. The NDP has advanced a plan that would put a price on big emitters, but, as the Ecofiscal Commission has pointed out, it would not lead to a reduction in emissions globally, because it would simply encourage polluters to leave Canada and pollute elsewhere even more. This would hurt the Canadian economy and would not contribute to our emissions reduction efforts.
Other examples from the NDP include the declaration that we need to immediately end all fossil fuel subsidies. We need to take action on fossil fuel subsidies, do not get me wrong. In fact, to date, we have phased out eight that were embedded in the tax code. However, the blanket ban the NDP proposed on this specific issue would lead to fundamental consequences, which are certainly unintended, because the plan was not very well thought through.
Examples include the denial of subsidies that support diesel to northern and remote indigenous communities, which rely on diesel for electricity, and the denial of subsidies for the potential research I mentioned at the flux lab at St. Francis Xavier University in Antigonish. Some of the products being developed with those research funds are going to reduce emissions in the oil and gas sector. Similarly, the NDP plans would deny the opportunity for us to invest in certain infrastructure that is helping us transition from gas and diesel-powered vehicles toward alternative fuelled vehicles.
I am happy to work with my colleagues in different parties to advance ideas that make sense. However, we cannot make statements that they will work before we have actually thought them through.
I would like to take some time to mention some of the actions we have taken to date.
We are facing a climate emergency, and a lot of attention has been given to our plan in this place with respect to putting a price on pollution. However, we are not a one-trick pony. Our plan has over 50 measures that would help to bring emissions down.
I want to take a moment to discuss our plan to put a price on pollution to educate the public on how it works. It is pretty simple. If something is more expensive, people buy less of it. When it comes to carbon pricing, every penny generated from revenues related to the price on pollution is kept within the province where the pollution is generated. Those revenues are directly returned to residents living within those provinces.
The Parliamentary Budget Officer has stated in a public report that because of the structure of this kind of a plan, eight out of 10 families can expect to be better off. They will receive more money than the price on pollution costs them. The number of families that will be out of pocket will be a modest amount, but they will be among the 20% wealthiest Canadians living in provinces where our plan applies.
This is not some hare-brained idea born simply out of the Liberal caucus in Ottawa. It has broad-based support among anyone who has any expertise in the conversation about climate change and economics. In fact, last year's Nobel Prize winner in economics won the Nobel Prize for developing an approach to climate change that would do exactly what the federal government's plan is doing: put a price on pollution and return the rebates directly to households so the majority of folks are left better off.
It is not just Nobel laureates and Liberal politicians who support this plan. Mark Cameron, the former director of policy for Prime Minister Harper, is behind this kind of an approach. In fact, Doug Ford's chief budget adviser testified in the Senate in this Parliament that the number one thing we could do to transition to a low-carbon economy was to put a price on pollution.
Most recently, the Pope made statements, just this last weekend, indicating that carbon pricing was essential. He said, “For too long we have collectively failed to listen to the fruits of scientific analysis, and doomsday predictions can no longer be met with irony or disdain.”
When I talk to people in my community, particularly young people, I see them advocating for the kind of change that all of these different folks have been suggesting we should be taking for so long.
Let us look at the Saskatchewan Court of Appeal case that recently dealt with the constitutionality of the federal government's backstop that implemented a price on pollution. The court said that carbon pricing was not just part and parcel of an effective plan to reduce emissions; it said it was “an essential aspect...of the global effort to limit GHG emissions.” It put the word “essential” in italics so folks like us who are sitting in this chamber would pay extra close attention to the importance of advancing this important mechanism, which we know to be the most effective thing we can do to bring down our emissions.
However, we are not a one-trick pony. We are advancing measures to phase out coal. By 2030, 90% of the electricity in our country will be generated from non-emitting resources. We are making the single largest investment in the history of public transit. We are making record investments in energy efficiency to support companies that are advancing green technology. We are changing methane regulations to reduce the fastest-growing sources of GHG emissions that are driving climate change today. We have adopted new vehicle emissions standards. We are working on a clean fuel standard.
We are also taking steps to protect nature. I know Canadians, the ones who I represent in Central Nova, have demanded that we take action to protect nature and to eliminate plastics from our marine environment. We put forward a $1.5-billion oceans protection plan early in our mandate.
More recent, we announced that we were moving forward with a ban on harmful single-use plastics. We are putting the responsibility to deal with the life cycle of those plastic products on the manufacturers rather than on the end user. We expect that this is going to create economic opportunities in the plastics industry. At the same time, we prevent the discharge of harmful materials into our environment and in particular into our marine environment.
I want to spend a minute of the few I have left talking briefly about the impact that climate change and human activity have had on nature.
Since the 1970s, the earth has lost about 60% of its wildlife. This should shock the conscience of every Canadian. Let us look at the largest countries in the world. Canada is one of five countries that represents about three-quarters of the world's remaining wilderness. We have an opportunity and an obligation to address this issue. We are seeing the impacts today with some of our most iconic species.
Caribou herds across Canada are suffering because of immense deforestation. We have seen the southern resident killer whale population dwindle in recent history. We have a number of other species at risk. Globally, it is expected that one million of eight million species in the world are at serious threat of extinction if we do not change direction.
I have spent a lot of time dealing with the southern mountain caribou. In British Columbia right now, there are population units that have just a handful of animals left. They have been there for thousands of years but will disappear. We have made the single largest investment in the history of Canada to protect nature by more than doubling our protected spaces.
However, we know that it is not enough and we know we need help to get there. We need every Canadian to be pulling in the same direction. The time to come together is now. People who are living in a community that has a solar co-op can figure out how they can take part. If they want to take part in a community cleanup, they are doing something. Through collective global action, we can make a difference. Quite frankly, we do not have a choice. It is the smart thing to do and it is in our self-interest.
I am proud to speak in favour of this motion to recognize that we face a climate emergency. I am even prouder to work as part of a government that is doing its best to do something about it.
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