Interventions à la Chambre des communes
 
 
 
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Lib. (ON)
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2019-06-12 17:37 [p.29061]
Madame la Présidente, grâce aux efforts de la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d'œuvre et du Travail, le gouvernement a augmenté l'aide fédérale accordée aux provinces et aux territoires de 2,7 milliards de dollars sur six ans. C'est énorme. Cette mesure vise à aider un plus grand nombre de Canadiens sans emploi ou sous-employés à accéder aux formations et à l'aide à l'emploi dont ils ont besoin pour trouver et conserver de bons emplois. Nous avons également investi 225 millions de dollars sur quatre ans pour cerner et combler les lacunes en matière de compétences dans l'économie afin d'aider les Canadiens à mieux se préparer à relever les défis de la nouvelle économie.
Néanmoins, nous ne pouvons pas y arriver tout seuls. Nous avons travaillé avec nos partenaires pour obtenir l'appui du gouvernement fédéral. Il est essentiel que nos relations de travail se poursuivent encore longtemps.
Même si nous sommes bien partis, en tant que gouvernement et pays, nous devons continuer à écouter. Nous devons être à l'écoute de nos partenaires, employés et employeurs, de manière à mieux comprendre leurs besoins uniques. En étant à l'écoute des Canadiens et en les encourageant à raconter leurs histoires, nous favorisons la compréhension et créons l'environnement que nous pouvons mettre à profit pour atteindre nos objectifs communs.
Comme l'a dit un de nos partenaires: « Ne faites rien pour nous sans nous. » Heureusement, employeurs et employés comprennent combien il est important de travailler ensemble.
Hassan Yussuff, président du Congrès du travail du Canada et l'un de nos nombreux partenaires a déclaré: « Les travailleurs doivent se réoutiller et actualiser leurs compétences pour réussir sur le marché du travail canadien qui évolue rapidement. Or, la plupart du temps, ils n'obtiennent pas l'appui dont ils ont besoin. Aujourd'hui, les dépenses publiques du Canada au titre de la formation sont environ la moitié des dépenses moyennes faites dans les pays de l'OCDE et, en termes réels, les employeurs investissent moins dans la formation par employé et l'apprentissage des adultes qu'ils ne le faisaient il y a 25 ans. Beaucoup trop d'employeurs n'investissent tout simplement pas dans la formation en cours d'emploi ni dans la formation professionnelle, ce qui freine notre essor. »
« Les employeurs ont besoin d'une nouvelle génération de travailleurs qualifiés pour remplacer les baby-boomers partis à la retraite, et les travailleurs doivent avoir accès à la formation professionnelle et à la mise à jour de leurs compétences pour faire face aux changements technologiques et aux conséquences des politiques sur les changements climatiques. Nous pouvons surmonter les pénuries de travailleurs compétents, mais nous devons écouter les intervenants et prendre connaissance de ce qui est efficace dans d'autres pays. »
Cette motion et l'élaboration d'une stratégie fédérale sur les métiers font l'objet d'un vaste appui, notamment de tous les secteurs de l'industrie.
Arlene Dunn, qui représente les Syndicats des métiers de la construction du Canada, affirme de son côté: « Il est absolument essentiel que le gouvernement du Canada fasse appel à l'instance et aux intervenants appropriés pour mener une étude qui aboutira à la création d'une stratégie fédérale sur les métiers. C'est la seule façon de garantir que le Canada reste concurrentiel aux plans national et mondial, et soit bien préparé pour l'avenir tout en utilisant les ressources disponibles. »
Toutefois, une stratégie fédérale sur les métiers spécialisés ne sert à rien là où la demande de travailleurs dépasse l'offre. Par exemple, l'industrie maritime du Canada est florissante, et, dans la région de Niagara, où se situe le canal Welland, qui fait partie de la voie maritime des Grands Lacs et du Saint-Laurent, il y a plus de demandeurs d'emploi que d'emplois, et pourtant, il est difficile d'avoir accès à la formation nécessaire afin de créer des débouchés pour les nouveaux travailleurs.
Jim Given, président du Syndicat international des marins canadiens, a déclaré ceci: « Même si un trop grand nombre de Canadiens et de résidents permanents présentent une demande d'emploi pour se joindre à l'industrie, il est essentiel d'avoir un accès continu à une formation adéquate et à des fonds consacrés à l'enseignement ainsi que d'offrir des possibilités de perfectionnement aux marins actuels. »
« Étant donné que le gouvernement collabore avec des syndicats pour cibler les lacunes actuelles en matière de main-d’œuvre et de compétences, ensemble, nous pouvons veiller à ce que l'on réponde aux futurs besoins de l'industrie du transport maritime du Canada et à ce que l'on offre ces emplois bien rémunérés aux Canadiens de la classe moyenne qui arrivent sur le marché du travail ou qui cherchent à transférer leurs compétences actuelles à cette industrie en plein essor. »
« Nous sommes heureux de voir que le gouvernement prend les mesures nécessaires pour entreprendre une étude visant à cibler les pénuries de main-d’œuvre dans l'industrie en vue d'élaborer et de mettre en place une stratégie fédérale sur les métiers spécialisés qui, entre autres choses, aidera notre industrie à garantir que nos marins ont accès aux ressources nécessaires pour conserver et améliorer les compétences requises pour l'industrie ainsi qu'à recruter et à former la prochaine génération de marins. »
Il y a cependant un aspect des partenariats dont nous n'avons pas encore discuté, et c'est la manière dont nous procéderons. Bien qu'il soit certainement essentiel de cerner les lacunes en matière de compétences et de former la nouvelle main-d'œuvre, nous devons également examiner comment nous y parviendrons. Dans un sens, la réponse est d'une simplicité désarmante; il faut inviter les partenaires, les écoles secondaires, les établissements d'enseignement postsecondaire, le secteur privé, les syndicats et tous les ordres de gouvernement à la table.
Lorsque j'étais maire, nous travaillions avec nos partenaires, comme je viens de le décrire, et nous avons réussi à mettre en place un programme regroupant les élèves, en commençant au niveau secondaire, au sein des métiers spécialisés.
Aujourd'hui, nous continuons de travailler avec nos partenaires pour servir les intérêts des employeurs et des employés. Le dialogue nous a permis d'avoir une idée de l'aspect futur de la stratégie fédérale sur les métiers spécialisés et de ce que nous souhaitons accomplir. Par exemple, grâce à un dialogue constant avec nos partenaires, que nous avons clairement entendus, nous reconnaissons qu'il est essentiel d'équilibrer les rôles parentaux et la vie professionnelle dans l'industrie de la construction, tout comme il est essentiel de concilier les priorités multiples, de faire des compromis et d'accorder toute l'importance voulue aux gens de métier qui élèvent une famille.
Les départs à la retraite et le vieillissement de la population commencent à avoir un effet sur l'avenir des industries. Le transfert des connaissances et des techniques visant à soutenir de manière stratégique les processus qui nous permettent d'innover et de nous adapter aux nouvelles conditions en matière d'environnement, de sécurité, de production et de commerce doivent être des facteurs prioritaires.
Les syndicats jouent un rôle de premier plan dans la promotion et le rayonnement des métiers spécialisés. Bon nombre d'entre eux se sont dotés d'un savoir-faire interne, à savoir des travailleurs ordinaires dont la tâche consiste entièrement à faire la promotion de leur métier à le faire connaître au public.
Nous devons collaborer avec eux pour accroître l'éducation. Nous devons dire aux jeunes qu'ils peuvent avoir accès à une formation convoitée, précieuse et bien rémunérée, et leur parler des aspects économiques associés aux métiers spécialisés syndiqués, comme les régimes de pension exemplaires, les assurances collectives et les avantages sociaux auxquels ils auront droit, en plus de la possibilité d'avoir une carrière enrichissante.
Si nous voulons réussir à poser des gestes concrets qui amélioreront réellement le sort des personnes sous-représentées, nous devons préconiser la mise en œuvre d'outils stratégiques qui favorisent la richesse des collectivités et les capacités humaines. Cette façon de faire est avantageuse pour les personnes sous-représentées, les anciens combattants et les personnes handicapées puisque tous ces gens pourraient profiter d'occasions extraordinaires qui, autrement, ne se présenteraient jamais à eux. Ce faisant, nous aurions l'occasion d'apprendre d'experts de l'éducation et de la formation et de cerner les programmes existants qui peuvent être adaptés ou modifiés pour répondre aux besoins de l'industrie à l'échelle locale et nationale. De plus, nous pourrions exiger que les travailleurs suivent une formation sur la sécurité à un plus jeune âge afin que les milieux de travail soient plus sécuritaires.
Dans la région du Niagara, nous sommes extrêmement chanceux et fiers que le Collège Niagara et l'Université Brock travaillent à cette fin. Voisins responsables et leaders communautaires animés d'une conscience sociale, ces établissements font un travail extraordinaire en offrant des programmes d'enseignement adaptés aux besoins uniques des collectivités qu'ils servent.
Le Collège Niagara et l'Université Brock offrent tous les deux des programmes d'enseignement coopératifs bien conçus et éprouvés grâce auxquels les étudiants sont formés dans un milieu d'apprentissage pratique par des experts de l'industrie. Parce qu'elles permettent d'appliquer les connaissances apprises en classe en situations réelles, les expériences de travail aident les étudiants à mieux réussir sur le marché du travail. Par conséquent, les employeurs ont l'assurance que leurs besoins seront satisfaits et qu'ils n'auront pas à payer pour former leurs employés ou pallier le manque d'effectif qualifié.
Les écoles secondaires pourraient constituer une partie importante de l'équation. Grâce à des programmes comme la majeure haute spécialisation, qui fait partie des initiatives de la réussite des élèves du ministère de l'Éducation de l'Ontario, les programmes de stages coopératifs et les programmes à double reconnaissance des crédits, lesquels permettent de commencer un programme coopératif au niveau secondaire, les étudiants sont mieux préparés à s'intégrer au marché du travail.
Mark Cherney, directeur administratif de la section locale 303 de la Fraternité internationale des ouvriers en électricité et président du Conseil des métiers du bâtiment de Niagara et de Haldimand, nous dit: « La pénurie de main-d'œuvre dans les domaines spécialisés est une préoccupation bien réelle. Avec une stratégie nationale sur les métiers spécialisés, nous serions mieux en mesure de prédire où et quand les manques se produiront et comment la mobilité de la main-d'œuvre au pays pourrait les atténuer. Il faut mener une étude afin d'explorer les stratégies en matière de mobilité de la main-d'œuvre et les façons d'attirer et de retenir les femmes, les Autochtones, les jeunes et les Néo-Canadiens dans les métiers spécialisés. Il est temps de passer à l'étape suivante, c'est-à-dire élaborer une stratégie nationale. »
En résumé, Mark Cherney affirme: « Une norme “Sceau rouge” pour les métiers spécialisés à certificat contribuera considérablement à régler les problèmes de pénurie de main-d'œuvre. »
Ce fut un grand plaisir de présenter la motion à l'étude à la Chambre. Il me tarde de voir ce que nous pouvons accomplir en relevant ensemble les défis en question.
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Lib. (ON)
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2019-06-12 18:12 [p.29066]
Madame la Présidente, je tiens tout d'abord à remercier mon collègue le député de Niagara-Centre d'avoir présenté une motion si importante. Je suis très heureux d'avoir l'occasion aujourd'hui de parler des mérites de la motion M-227, car elle nous donne l'occasion d'explorer des solutions visant à accroître la participation et le succès dans les métiers spécialisés.
Aujourd'hui, j'aimerais souligner les mesures que prend le gouvernement pour améliorer les possibilités de formation et d'apprentissage des Canadiens dans les métiers spécialisés. Le gouvernement a instauré le Plan pour l'innovation et les compétences afin de miser sur les forces du Canada et de remédier à des problèmes dans le domaine de l'innovation, qu'il s'agisse des gens, des compétences, de la création d'écosystèmes novateurs ou de l'exportation et de l'expansion d'entreprises concurrentielles à l'échelle mondiale dans tous les secteurs de l'économie.
Le Plan pour l'innovation et les compétences comporte des mesures visant à accroître la diversité et l'inclusion de la main-d'œuvre dans les métiers et à aider les Canadiens à améliorer leurs compétences et leurs titres de compétence lorsqu'ils font la transition vers une nouvelle carrière. Les carrières sont maintenant axées sur l'apprentissage continu. La situation des métiers ne varie pas seulement à la hausse et à la baisse comme c'était le cas auparavant, nous voyons maintenant des mouvements latéraux qui reflètent les changements dans l'économie et dans le milieu de travail, et cette tendance s'est généralement accélérée depuis quelques années.
Une des idées qui est revenue souvent pendant l'étude de ma motion, la motion M-194, sur l'emploi précaire au Canada, est celle de l'apprentissage et de la formation continus. Nous avons entendu Andrew Cardozo , du Centre Pearson pour des politiques progressistes, qui a qualifié de formidable le soutien prévu dans le budget de 2019 pour l'apprentissage continu. Le gouvernement a décidé d'adopter une stratégie nationale plus robuste en matière de perfectionnement des compétences, ce qui est d'une importance cruciale pour préparer les Canadiens à occuper les emplois de demain, parce que c'est la nouvelle réalité.
Dans le cadre du Plan pour l'innovation et les compétences du gouvernement, l'Allocation canadienne pour la formation donnera aux travailleurs plus d'argent pour les aider à suivre de la formation, leur procurera un soutien du revenu pendant la formation et leur offrira une protection d'emploi afin qu'ils puissent prendre le temps nécessaire pour garder leurs compétences à jour et en acquérir de nouvelles qui sont en demande. De leur côté, les employeurs auront accès à une main-d'oeuvre qualifiée lorsqu'ils en auront besoin. Au fond, le budget de 2019 est axé sur les compétences: non seulement le gouvernement reconnaît l'abandon des carrières traditionnelles et unidimensionnelles qui durent toute une vie, mais il répond activement au besoin de recyclage de la main-d'oeuvre en prenant des mesures stratégiques pour suivre le rythme des progrès technologiques et de l'innovation. En effet, les facteurs qui modifient la composition de la main-d'oeuvre — comme l'innovation, l'intelligence artificielle, etc. — et les diverses compétences requises par les employeurs pour s'adapter à ces transformations changeront souvent durant la vie professionnelle d'une personne.
Nous consacrons aussi 25 millions de dollars annuellement à la formation et à l'innovation en milieu syndical et à l'établissement de meilleurs partenariats dans les métiers désignés Sceau rouge par l'intermédiaire du programme pour la formation et l'innovation en milieu syndical. Non seulement ce programme aide les syndicats à acheter de l'équipement, mais il contribue aussi à des projets novateurs qui éliminent les obstacles aux métiers spécialisés, en particulier pour les femmes, les personnes handicapées et les Autochtones. En plus du programme pour la formation et l'innovation en milieu syndical, dans le budget de 2018, nous avons affecté des fonds à d'autres initiatives fédérales telles que le programme de sensibilisation et de préparation aux métiers spécialisés, la subvention incitative aux apprenties et le fonds pour les femmes en construction.
Le programme de sensibilisation et de préparation aux métiers spécialisés, un investissement de 46 millions de dollars sur cinq ans et de 10 millions de dollars par année par la suite, encourage les Canadiens, en particulier ceux qui sont confrontés à des obstacles, notamment les femmes, les Autochtones, les nouveaux arrivants, les personnes handicapées et les jeunes, à explorer les possibilités de carrière dans les métiers spécialisés et à s'y préparer. Dans ma circonscription, Sault Ste. Marie, la chambre de commerce locale encourage fortement une participation accrue des Autochtones dans les métiers. Comme nous le savons, la population augmente de façon considérable dans tout le Nord de l'Ontario.
Nous savons que les femmes qui travaillent dans un secteur dominé par les hommes sont confrontées à plusieurs obstacles et que l'expérience peut être difficile pour celles qui ne savent pas comment s'y prendre pour se tailler une place. Voilà pourquoi nous souhaitons encourager les femmes à poursuivre une carrière bien rémunérée dans un métier désigné Sceau rouge et nous assurer qu'elles sont de plus en plus en mesure de devenir des modèles pour d'autres femmes qui souhaitent faire carrière dans un métier spécialisé.
Pour atteindre cet objectif, nous avons lancé la subvention incitative aux apprenties en décembre 2018. Cette nouvelle subvention offre 3 000 $ par année ou par niveau de métier aux apprenties inscrites qui ont réussi leur première ou deuxième année ou leur premier ou deuxième niveau dans un programme d'apprentissage, jusqu'à concurrence de 6 000 $ dans les métiers désignés Sceau rouge qui sont admissibles et dans lesquels les femmes sont sous-représentées. Nous avons affecté environ 20 millions de dollars sur cinq ans pour mettre à l'essai ce programme pilote, qui devrait aider environ 5 000 femmes sur une période de cinq ans.
Nous avons également investi 10 millions de dollars sur trois ans, à compter de 2018-2019, pour le fonds pour les femmes en construction. Ce fond s’appuie sur des modèles existants qui ont fait leurs preuves pour attirer les femmes dans les métiers. Il permet d'offrir du soutien comme du mentorat, de l’accompagnement professionnel et une aide personnalisée pour aider les femmes à s'améliorer tout au long de leur formation et à trouver et à conserver un emploi dans les métiers.
Récemment, j'ai assisté à un forum sur les métiers spécialisés organisé par le conseil scolaire du district d'Algoma, dans ma circonscription. Étaient présents des syndicats, l'industrie, des parents, des enseignants et des élèves. Jamie McMillan, une métallurgiste, est venue nous parler avec beaucoup d'enthousiasme de ce que cela signifie d'être une femme dans ces métiers spécialisés. Tout le monde a été ému par sa présentation, qui était empreinte de passion. C'est une femme qui adore son travail.
Nous savons aussi qu'il faut en faire davantage pour aider les jeunes Canadiens à prendre un bon départ dans leur vie professionnelle. C'est pour cela que nous prenons des mesures afin de rendre l'éducation plus abordable en baissant les taux d'intérêt sur les prêts canadiens aux étudiants et aux apprentis. Nous allons aussi complètement éliminer les intérêts pendant le délai de grâce de six mois. Parce que nous sommes conscients qu'il est important d'attirer les jeunes vers les métiers spécialisés, nous investissons davantage dans les programmes d'apprentissage qui encouragent une main-d'œuvre qualifiée, mobile et accréditée.
Ainsi, le budget de 2019 prévoit de fournir à Compétences Canada 40 millions de dollars sur quatre ans, à partir de 2020-2021, puis 10 millions par an pour les années subséquentes afin d'encourager plus de jeunes à envisager une formation et une carrière dans les métiers spécialisés. Compétences Canada va ainsi pouvoir continuer à faire la promotion des métiers spécialisés et des techniques auprès des jeunes par l'intermédiaire de concours et en leur fournissant les ressources qui leur permettront de mieux se préparer à une carrière dans les métiers spécialisés.
Nous proposons aussi d'investir 6 millions de dollars sur deux ans, à partir de 2019-2020, afin de mettre sur pied une campagne nationale pour faire la promotion des métiers spécialisés comme carrière de premier choix pour les jeunes.
Selon Sarah Watts-Rynard, ancienne directrice générale du Forum canadien sur l’apprentissage:
78 % [des apprentis] n’avaient pas considéré cette avenue à l’école secondaire.
Pour dire les choses simplement, la formation en apprentissage n'a jamais été mise en valeur à titre d'option à part entière en éducation postsecondaire.
Nous devons changer cette perception à l’égard des carrières dans les métiers spécialisés en faisant valoir leurs attraits, comme la forte demande, les salaires élevés et le perfectionnement professionnel continu.
Avant d’être député, j’étais consultant en formation professionnelle au ministère de la Formation et des Collèges et Universités. On me surnommait « le gars des formations d’apprentis ». Je suis donc tout à fait d’accord pour dire qu’une stratégie nationale sur les métiers spécialisés nous permettra de promouvoir les avantages fantastiques associés aux carrières dans les métiers spécialisés.
Enfin, le budget de 2019 propose d’élaborer une stratégie en matière de formation d’apprentis. Cette stratégie viserait à garantir que les mesures de soutien et les programmes existants offerts aux apprentis éliminent les obstacles rencontrés par ceux et celles qui veulent exercer un métier spécialisé, d’une part, et appuient les employeurs qui ont de la difficulté à recruter et à retenir des apprentis, d’autre part.
Un autre excellent outil qui nous permettrait d’accroître le nombre de personnes exerçant des métiers spécialisés au Canada — et que je préconise fortement — est un programme d’immigration vers le Nord et les régions rurales.
Depuis 2015, nous nous sommes donné comme priorité d’aider les gens à obtenir l’éducation et la formation dont ils ont besoin pour trouver de bons emplois et bâtir une vie meilleure pour eux-mêmes et leur famille. La stratégie fédérale sur les métiers spécialisés, que nous mettons de l’avant, nous aidera à nous doter de la main-d’œuvre spécialisée dont les Canadiens et les employeurs ont besoin.
Notre gouvernement appuie cette motion. Je l’appuierai. J’encourage tous les députés à l’appuyer également. Je remercie le député d’avoir présenté cette motion.
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PCC (ON)
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2019-06-05 18:22
Monsieur le Président, c’est avec plaisir que je prends la parole à la Chambre des communes aujourd’hui. En tant que personne qui a toujours vécu dans une collectivité rurale, je suis heureux de parler des soins de santé en milieu rural et des enjeux qui touchent ces régions.
En suivant les actualités et en discutant avec différents fournisseurs de soins de santé de nos circonscriptions ainsi qu’avec des agriculteurs de nos collectivités, nous pouvons constater que les problèmes de santé mentale qui touchent les collectivités rurales sont probablement plus importants que jamais. Je ne voudrais pas pointer du doigt les agriculteurs en particulier, mais les gens du secteur agricole partagent cet avis. Cela s’explique notamment par les conditions du milieu et tout le stress lié aux pressions financières, aux prix des cultures, au commerce, aux récoltes de l’an dernier, aux semis du printemps de l’année en cours et ainsi de suite. Par conséquent, lorsque nous nous penchons sur l’ensemble des soins de santé, la santé mentale doit être une priorité. Bien sûr, l’étude proposée n’aura pas lieu au cours de la présente législature, mais nous espérons qu’elle se tiendra au cours de la 43e législature.
Le suicide chez les jeunes est un autre enjeu. Le taux de suicide chez les jeunes dans les collectivités rurales est plus élevé que partout ailleurs. Il serait très important d’obtenir de l’information ou d’élaborer des stratégies qui permettraient d’aborder à la fois la santé mentale et le taux de suicide chez les jeunes.
Il faut aussi parler de la toxicomanie. La crise des opioïdes se fait sentir dans les petites localités, et ce, d'un bout à l'autre du pays. Les opioïdes et la méthamphétamine sont un gros problème. Peu importe la région, toutes les localités sont touchées. Pour pouvoir aider les gens de tous les âges qui sont aux prises avec ces problèmes, mais surtout les gens des milieux ruraux, qui doivent parfois parcourir de longues distances, il faudrait leur donner accès à des traitements contre la toxicomanie, à de l'aide psychologique et à des installations de pointe. Les traitements ne se trouvent pas au coin de la rue; les gens doivent parfois faire des heures de route pour y avoir accès.
Les professionnels de la santé qui offrent certains services sont aussi en nombre insuffisant. Les gens qui ont besoin d'aide psychologique doivent parfois attendre trois mois avant d'obtenir un rendez-vous. Ce n'est pas acceptable de faire attendre trois mois les gens qui font l'effort de demander de l'aide. Ce serait merveilleux d'avoir des données concrètes à publier dans ce rapport pour pouvoir mettre en œuvre ces plans d'action. Je sais qu'il en est beaucoup question, mais il faut faire passer le message.
Dans les régions rurales de l’Ontario, d’où je viens, les taux de diabète, de maladie cardiaque et d’obésité sont plus élevés depuis des années, voire des décennies. De nombreuses stratégies ont été élaborées à cet égard, mais nous avons besoin de soins de santé proactifs dans nos collectivités rurales. Nous avons besoin d’installations qui favorisent un mode de vie sain et qui permettent aux gens de faire de l’exercice.
La maladie pulmonaire obstructive chronique, tout comme certaines formes de cancer, est plus fréquente chez les Canadiens en milieu rural. Nous avons besoin de plus d’information à ce sujet.
Les baby-boomers atteignent l’âge où leurs besoins en soins de santé diffèrent de ce qu’ils étaient auparavant. Dans ma localité, il y a maintenant un gériatre, un spécialiste qui joue un rôle de premier plan pour aider notre population vieillissante. Je viens d’une collectivité rurale, le comté de Huron et le comté de Bruce, du côté ouest de l’Ontario. C’est un endroit de prédilection pour les gens qui prennent leur retraite. Nous avons une plus grande proportion de personnes âgées que toute autre collectivité au pays. Il est donc essentiel de pouvoir compter sur les services d’un gériatre.
Il y a quelques semaines, l’un de nos chers députés de la Colombie-Britannique a parlé de la question des médecins en soins palliatifs. Il faudrait beaucoup de ces médecins dans nos collectivités rurales, afin de redonner à certains de nos vaillants Canadiens ce qui leur revient de droit.
L’attraction et la rétention des médecins posent un problème dans nos collectivités rurales. Il y a 20 ans, par exemple, Goderich, qui compte plus de 10 000 habitants, avait besoin de médecins. On y a mis sur pied un excellent programme pour attirer et retenir des professionnels de la santé.
Gwen Devereaux, de Seaforth, en Ontario, est bien connue partout au pays. Elle a sensibilisé et informé les Canadiens sur la façon d’attirer des médecins dans les collectivités rurales. On a pu l’entendre en entrevue à la CBC et dans différentes stations de radio.
Quelqu’un d’autre a mentionné qu’une belle clinique à la fine pointe de la technologie était une bonne façon d’attirer des médecins. Le fait d’offrir un emploi intéressant à leurs conjoints contribuerait certainement aussi à en attirer davantage dans certaines régions. Des services aussi élémentaires que l’Internet à large bande ou un centre communautaire doté d’installations de conditionnement physique seraient également utiles. Ce sont toutes des choses susceptibles d’attirer des médecins, des infirmières, des radiologistes ou d’autres personnes bien formées dans nos collectivités, et de les aider à s’y enraciner et à vivre.
Lorsque la plupart des médecins et des autres professionnels de la santé prennent l’engagement de servir en milieu rural, ils aiment leur expérience et finissent par s’y installer, et les gens sont heureux de les accueillir.
Les dossiers de santé électroniques se sont beaucoup améliorés d’un océan à l’autre. Il est époustouflant de constater, simplement en regardant notre téléphone, ce que le secteur de la technologie peut faire, sans que cela se transpose dans le domaine de la santé. Des innovations ont lieu, mais il y a du retard à rattraper. Une autre bonne innovation est Télésanté Ontario, un réseau que nous sommes heureux d’avoir et qui change la vie des gens.
Je pense que nous pouvons tous convenir que nous avons besoin d'infrastructures matérielles. Par exemple, les collectivités ont besoin de tomodensitomètres. De tels appareils peuvent sauver la vie de personnes ayant subi un accident vasculaire cérébral ou une crise cardiaque. Est-il logique qu'une collectivité doive organiser des activités de financement afin de pouvoir avoir un tomodensitomètre dans son hôpital? Cela défie toute logique. Pourquoi les collectivités devraient-ils assumer cette dépense? Quand nous parlons des façons dont le gouvernement fédéral peut collaborer avec toutes les autorités compétentes, nous devrions discuter des moyens stratégiques dont on pourrait financer l'installation de ces appareils.
Les collectivités désirent également des centres de soins palliatifs. Ils se font rares. Les collectivités doivent recueillir des fonds pour les construire. En Ontario, d'où je viens, si les localités ont la chance d'avoir des fonds pour l'acquisition de terrains, cela leur permettra de couvrir 60 % des dépenses. Elles devront continuer indéfiniment à recueillir des fonds pour couvrir le 40 % restant. Le gouvernement fédéral pourrait élaborer un plan national pour changer la donne et donner un petit coup de pouce aux localités.
C'est la même chose pour les soins de longue durée. Bon nombre d'établissements de soins de longue durée sont complètement vétustes et ont besoin d'importantes rénovations. Par ailleurs, il n'y a pas de centres de traitement de la toxicomanie dans ma région. Oui, il s'agit d'une question qui relève de la compétence régionale. Cependant, il y a tout un tas de modifications que nous pourrions apporter.
Ma dernière observation, qui est probablement aussi la plus importante, est qu'il faut inviter le Gateway Centre of Excellence in Rural Health si nous faisons cette étude au cours de la 43e législature. L'organisme se trouve dans ma circonscription et il s'agit de la seule installation de recherche de son genre au Canada. Le centre s'inspire d'une idée américaine. Il fait de la recherche en santé rurale en partenariat avec des universités. Chaque année, les esprits les plus brillants viennent dans ma collectivité pour faire de la recherche en santé rurale, et les gens en sont très heureux. Comme je l'ai indiqué, ils le font à leurs propres frais. Ce serait formidable si le gouvernement fédéral et les provinces pouvaient s'unir et fournir un financement opérationnel à différentes installations de recherche comme celle-ci, qui effectuent d'excellentes recherches sur le Canada rural et encouragent parfois ces jeunes esprits brillants à rester dans la région.
J'espère revenir à la 43e législature. Je suis convaincu que mes collègues d'en face espèrent l'inverse. Quel que soit le résultat des élections, il serait formidable que le comité de la santé fasse cette étude et envisage d'aller au-delà des compétences.
La Défense nationale fournit des soins de santé et nous fournissons toutes sortes de soins de santé aux Canadiens autochtones. Nous avons tous un rôle à jouer. Si nous travaillons tous ensemble, nous pourrions nous élever au-dessus des lignes partisanes.
Je souhaite à tous mes collègues la meilleure des chances cet été et au cours des élections d'octobre.
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NPD (QC)
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2018-09-27 13:45 [p.21961]
Madame la Présidente, je suis très heureuse de pouvoir parler de logement aujourd'hui, puisque ma circonscription, qui est particulièrement rurale, éprouve des besoins cruciaux en la matière depuis plusieurs années.
Dans plusieurs localités, aucun logement social n'a été construit depuis la fin des années 1980. Absolument rien n'a changé. La plupart des logements existants sont des habitations pour des personnes de plus de 55 ans, des personnes seules ou des couples vieillissants. Dans la plupart des petits villages, les seuls logements abordables disponibles sont pour des personnes plus âgées. Il n'y a donc rien pour les familles.
Quelques projets ont pu aboutir dans les centres-villes des différentes MRC de ma circonscription, mais lorsque je parle avec les maires de ces villes, ils me disent qu'il est extrêmement compliqué de monter de tels projets en raison de toutes les exigences à satisfaire. En effet, ils disent que c'est parfois si décourageant que cela donne envie de tout laisser tomber.
Souvent, les exigences administratives à satisfaire pour soumettre des projets de logements sociaux sont exactement les mêmes pour les communautés rurales, peu importe l'ampleur des projets. Qu'il s'agisse d'un projet de 200 logements dans le centre-ville de Montréal ou d'un projet de quatre logements dans un petit village comme La Reine, Dupuy ou Saint-Vital, il faut satisfaire les mêmes exigences. De plus, cela prend souvent un projet d'au moins 24 logements pour avoir droit au financement. Une municipalité de 300 habitants serait donc obligée de construire un projet de 24 logements sociaux, ce qui coûte quand même quelques millions de dollars, pour avoir droit au financement, alors que cela ne correspond pas du tout à ses besoins et à sa réalité.
Alors, tant qu'on va maintenir les mêmes exigences pour tout le monde et qu'on ne tiendra pas compte de la diversité démographique du Canada, on privera de facto plusieurs communautés rurales de fonds leur permettant d'avoir accès à des logements sociaux. Or celles-ci en ont particulièrement besoin, puisqu'elles sont très souvent écartées des programmes de financement.
Par ailleurs, les exigences administratives ont souvent pour effet de faire gonfler le prix des projets, puisque les coûts administratifs, comme ceux associés aux devis, sont les mêmes, que l'on construise quatre ou 24 logements. Lorsqu'on n'a que quatre logements pour absorber ces coûts, les projets reviennent très chers, puisque les exigences administratives ne sont pas modulées en fonction de l'ampleur des projets.
De plus, quand arrive le temps de monter un projet, on dépense beaucoup d'argent pour aller chercher tous les devis et toutes les expertises dont on a besoin afin qu'il corresponde aux normes, et ce, sans savoir si on va réussir à obtenir du financement. Cela entraîne un risque financier accru pour les municipalités. Lorsqu'on dépense 100 000 $ sur un budget municipal de 800 000 $, c'est-à-dire le budget qui sert à assurer l'entièreté des services municipaux, sans savoir si on va réussir à mener un projet à terme, on prend un risque financier énorme. Les grandes municipalités, elles, ont plusieurs projets en cours qu'elles mettent dans un tiroir, et quand les programmes sont annoncés, elles n'ont qu'à ouvrir le tiroir et choisir celui qu'elles veulent soumettre. Tout est déjà fait.
D'autre part, n'oublions pas que les petites collectivités n'ont pas la même organisation municipale que les grandes villes. Celles-ci ont un service d'ingénierie, des architectes, des urbanistes, etc. Tous ces gens travaillent déjà pour elles. Par contre, les petites municipalités ont un directeur général, une secrétaire municipale, qui a rarement un poste à temps plein, un inspecteur municipal et un journalier qui fait le déneigement, la tonte des pelouses et tout le reste. Cela ressemble à l'équipe qu'elles ont à leur disposition.
Alors, quand vient le temps de monter un projet de logement social et de demander tous ces devis, elles n'ont pas le choix de se tourner vers le secteur privé pour obtenir les plans d'architecte et les études d'ingénierie. Cela leur coûte extrêmement cher. Elles ne peuvent pas utiliser des ressources internes, puisque leur organisation municipale ne dispose pas de ces ressources.
Il faut comprendre ce que cela pose comme défi. À un moment donné, il faut en arriver à établir des exigences et à gérer les projets sur le plan administratif de manière concordante avec la grosseur des projets et à la taille des petites municipalités.
Pour que ce ne soit pas tout le temps les grosses villes qui remportent l'entièreté des projets, c'est important que, dans les budgets, il y ait une portion réservée pour des projets dans des municipalités de moins de 3 000 habitants. Il faut qu'il y ait des fonds réservés pour que tout l'argent ne s'enfuit pas et que rien ne soit bâti.
Plusieurs petites municipalités sont vraiment épuisées. Elles ont besoin de logements, mais elles ne voient jamais la façon de réussir à tirer leur épingle du jeu. Là, le gouvernement annonce beaucoup d'argent en logements sociaux, mais on ne sait jamais quand ce sera dépensé. Présentement, on apprend que 90 % du budget sera dépensé après les prochaines élections. Si une petite municipalité monte un projet, elle va engager des fonds très importants, sans savoir si ce gouvernement sera réélu. Elle aura donc monté ce projet pour rien s'il n'y a plus de fonds au moment où son projet sera fait. C'est vraiment inacceptable comme façon de gérer.
Si on veut annoncer des fonds pour le logement, qu'on le fasse en disant que les fonds sont disponibles maintenant, que tant d'argent est disponible et qu'on dispose de trois ans pour déposer les projets.
Présentement, ce qu'on fait, c'est juste jeter de la poudre aux yeux, c'est donner de l'espoir à des gens qui vont peut-être vouloir faire aboutir des projets, alors que, dans le fond, on ne sait pas ce qui va passer. À cause de la conjecture électorale, on ne sait pas ce qui va se passer dans deux ou trois ans. On ne sait pas si, dans deux ou trois, il ne sera pas annoncé, comme dans le cas de la réforme démocratique, que cela est trop compliqué à faire, qu'il y a des problèmes, et patati, et patata et qu'il faudra attendre encore.
Pendant ce temps, des gens continuent à vivre dans la pauvreté et ne sont pas capables de s'en sortir. Ce sont des enfants dont on hypothèque l'avenir, parce qu'ils n'ont accès à rien. Ce sont des gens qui restent dans des situations de violence. Au chapitre du logement autochtone, rien n'a été construit dans plusieurs communautés. Il y a des situations où une femme qui vit de la violence conjugale et qui veut mettre son conjoint à la porte ne peut pas juste le mettre à la porte. Si elle le fait, elle le met en dehors de la communauté car il n'y a aucun autre endroit où il peut aller vivre. Souvent les femmes ont trop peur, parce qu'elles se disent qu'elles ne peuvent pas mettre leurs maris complètement à la rue, vu qu'il n'y a pas d'autres possibilités. Elles finissent par plier et rester dans des situations de violence. C'est la même chose si c'est la femme qui décide de partir, parce que le logement est au nom de son mari. Elle ne quitte pas juste son logement, elle quitte sa communauté sans savoir si elle sera capable de trouver une place ailleurs.
En Abitibi-Témiscamingue, les logements sont extrêmement chers. Il y a une pénurie de travailleurs, il y a une pénurie de logements qui dure depuis une décennie. Il n'y a rien qui avance. Les gens sont incapables de payer leur loyer. Ils vivent dans des conditions d'insalubrité, ils vivent l'intimidation de la part de leur propriétaire, mais pourtant on continue à croire que c'est acceptable, à croire qu'on peut laisser les gens vivre de cette façon-là et à croire que ces gens ne sont pas importants.
On aurait une possibilité de faire croître l'économie rurale dans des régions comme la mienne. Il y a un potentiel énorme, mais présentement on n'est pas capable de faire croître cette économie, parce qu'on n'est pas capable de loger les gens qui pourraient y contribuer. On n'est pas capable d'envoyer des travailleurs, alors qu'il y a du travail et que des entreprises ferment par manque de travailleurs. J'ai beaucoup de difficulté à comprendre comment le gouvernement peut dire qu'on va investir ces fonds lors d'un autre mandat, alors que les besoins sont là et sont criants.
On sait bien qu'à partir du moment où les fonds sont accordés, le logement ne pousse pas comme par magie. Il faut quand même le construire, il faut trouver des entrepreneurs. Les projets n'aboutissent pas du jour au lendemain.
Présentement, ce qu'on fait c'est hypothéquer l'avenir de la petite enfance des enfants qui vont naître. Dans les petites villes dont j'ai parlé, la dernière fois où on a construit des habitations à loyer modique, c'était quand j'avais à peu près cinq ans. On hypothèque l'enfance et l'adolescence au complet de ces gens. En matière de logement, ils ne verront jamais d'investissement avant leur majorité. Je pense que c'est inacceptable.
il faut comprendre aussi que ne pas avoir de logement ou payer 75 % de son revenu pour un logement hypothèque plein d'autres choses. C'est plate à dire, mais il faut de l'argent pour être capable de gagner de l'argent. Si quelqu'un consacre 75 % de son budget à se loger, il n'aura pas d'argent pour se payer la voiture qui lui permettrait d'avoir un meilleur salaire et un meilleur revenu, car il n'y a pas d'autre moyen de se rendre à ce travail.
Il n'y a pas de transport collectif, parce qu'il n'y a pas de masse critique. C'est extrêmement important de comprendre que le logement est un besoin immédiat et j'espère sincèrement qu'on va comprendre les besoins de ma région. Il est grandement temps qu'on allume de l'autre côté.
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Lib. (ON)
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2016-03-22 16:06 [p.1920]
propose:
Que la Chambre approuve la politique budgétaire générale du gouvernement.
— Monsieur le Président, je prends aujourd'hui la parole devant la Chambre pour déposer les documents budgétaires de 2016, y compris les avis de motion de voies et moyens.
Les détails des mesures figurent dans les documents. Je demande que l'étude de ces motions soit inscrite à l'ordre du jour d'une prochaine séance. Je signale également que le gouvernement présentera un projet de loi pour la mise en oeuvre des mesures annoncées dans le budget.
Je voudrais d'abord souligner la tragédie survenue aujourd'hui à Bruxelles et dire que nous sommes de tout coeur avec les familles qui traversent des moments très difficiles en Belgique.
Aujourd’hui, nous commençons à redonner espoir à la classe moyenne. Aujourd’hui, nous commençons à redynamiser l’économie. Aujourd’hui, nous commençons à mettre en oeuvre un plan à long terme qui repose sur des investissements judicieux et sur une conviction inébranlable selon laquelle il est possible de réaliser des progrès pour faire en sorte que l’avenir du Canada soit à la grandeur de nos ambitions.
Je sais qu’il est possible d’y arriver. Les Canadiennes et les Canadiens l’ont déjà fait. Après les jours sombres de la Grande Dépression et de la Deuxième Guerre mondiale, les Canadiens ont cru en un avenir meilleur. Que s’ils travaillaient fort et épargnaient, ils pouvaient améliorer leur sort. Ils pouvaient acheter une voiture et une maison. Ils pouvaient envoyer leurs enfants au collège ou à l’université. Ils pouvaient envisager une retraite convenable. En outre, ils pouvaient espérer que leurs enfants puissent faire encore mieux qu’eux.
La confiance inspirait les investissements. Les investissements inspiraient la confiance.
Dans les années qui ont suivi la guerre, les Canadiens ont bâti la Voie maritime du Saint-Laurent et la route Transcanadienne. Ils ont construit de nouveaux aéroports, des métros, des pipelines et des réseaux de communication. Ils ont fondé de nouveaux établissements collégiaux et universitaires, et les parents y ont envoyé leurs enfants en nombre record.
Ces investissements ont fait en sorte que la main-d'oeuvre était qualifiée et instruite. Ils ont relié les collectivités. Ils ont amélioré l'accès aux marchés. Ils ont rendu la circulation des personnes, des biens et des services plus rapide et moins coûteuse. L'économie a eu une croissance rapide, et les Canadiens ont prospéré. Ainsi, l'espoir et le travail acharné ont été récompensés.
Hélas, les Canadiens ne sont pas aussi optimistes aujourd'hui. Cela se comprend. La baisse des prix du pétrole et des autres produits de base a nui à des régions et à des provinces tout entières. La croissance de l'économie a ralenti. Les salaires n'ont pas augmenté de façon importante depuis les années 1970.
Imaginons une famille ordinaire de Canadiens de la classe moyenne, composée de deux parents et de deux enfants qui fréquentent l'université. Les parents travaillent depuis 25 ans, mais seules les factures augmentent. Il ne reste rien à la fin du mois. Ils ne savent même pas s'ils pourront un jour se permettre une retraite convenable.
Il n'est pas étonnant que plusieurs Canadiens estiment qu'ils se tirent moins bien d'affaire que leurs parents au même âge, et que la nouvelle génération fera encore pire que la leur.
Un changement fondamental doit se produire: les Canadiens doivent avoir la conviction que l'espoir et le travail acharné seront de nouveau récompensés. Pour réaliser ce changement, nous devons d'abord voir de bonnes raisons d'avoir confiance en l'avenir.
L'économie mondiale est en mutation. Les nouvelles technologies ont changé nos vies et l'organisation du travail. Ces changements ne feront que s'accélérer. Par exemple, les technologies propres sont en pleine croissance, parce que les investissements et les idées sont au rendez-vous. Les pays d'Asie nous offrent des occasions d'affaires considérables.
Le Canada peut et doit être un leader dans ce nouvel environnement. Les Canadiens sont hautement éduqués et qualifiés. Notre diversité nous rend plus compétitifs et constitue un puits d'innovation. Nous excellons dans la recherche scientifique. Il y aura toujours des gens qui affirmeront que nous devons craindre le changement. La réalité est que nous avons une occasion historique de façonner le changement et d'en être à la tête.
Toutefois, pour façonner l’avenir, nous devons y investir. Nous devons faire pour nos enfants et nos petits-enfants ce que nos parents et nos grands-parents ont fait pour nous. Par chance, les circonstances sont idéales pour investir. Grâce à une sage gestion budgétaire exercée dans les années 1990, la santé financière du Canada a été rétablie, permettant au pays d’afficher aujourd’hui le ratio dette a — PIB le plus faible, et de loin, parmi les pays du G7. Parallèlement, les taux d’intérêt n’ont jamais été aussi bas, et nous profitons donc d’excellentes conditions pour emprunter — au moment où les principales organisations et groupes internationaux tels que le FMI, l’OCDE et le G20 incitent les gouvernements à suivre cette voie. Notre plan est raisonnable et abordable. D’ici la fin de notre premier mandat, le ratio de la dette au PIB du Canada sera plus bas qu’il ne l’est aujourd’hui. Le gouvernement réalisera les investissements nécessaires pour stimuler l’économie à long terme.
Nous sommes conscients qu’il n’est pas facile de trouver l’équilibre entre la vie familiale, la vie professionnelle et l’atteinte d’objectifs personnels. Les gens travaillent fort. En retour, ils s’attendent à ce que leur gouvernement travaille fort pour eux et à ce que l’économie leur offre des possibilités. Ce budget accorde la priorité aux gens et accorde l’aide dont les Canadiens ont besoin dès maintenant. Mais il ne s’agit pas seulement du moment présent, loin de là. Il s’agit d’une étape essentielle qui s’inscrit dans un effort soutenu et stratégique visant à rétablir la prospérité et l’optimisme. La destinée de la classe moyenne est intimement liée à celle de l’ensemble du pays. Le Canada ne sera pas prospère si la classe moyenne ne l’est pas.
À court terme, la chute des prix du pétrole et des autres produits de base a mis à rude épreuve les familles et les collectivités de nombreuses provinces. Pour alléger ce fardeau, le gouvernement prolonge la période de versement des prestations d’assurance-emploi dans les régions touchées, y compris dans certains secteurs de l’Alberta, de la Saskatchewan, du Nord de l’Ontario et de Terre-Neuve-et-Labrador.
Mais le gouvernement ne doit pas se contenter d’aider les familles uniquement quand les temps sont difficiles. C’est pourquoi, plus tôt cette année, le gouvernement a réduit les impôts des Canadiens de la classe moyenne de partout au pays. Depuis le 1er janvier dernier, environ neuf millions de personnes retirent plus d’argent de chaque chèque de paie qu’elles reçoivent. Pour contribuer à financer cette baisse d’impôt pour la classe moyenne, nous avons augmenté les impôts de la tranche supérieure de 1 % des contribuables. Il est équitable de demander à ceux qui peuvent se le permettre de payer un peu plus pour que nous puissions aider ceux qui en ont besoin et ainsi renforcer l’économie au profit de tous.
Mais il faut en faire plus. Et avec ce budget, nous en ferons plus. Beaucoup plus. Je suis fier d’annoncer l’instauration de la nouvelle Allocation canadienne pour enfants, une mesure qui aidera les familles davantage que tout autre programme social depuis la mise en place du système universel de soins de santé.
Je suis fier d'annoncer la création de l'Allocation canadienne pour enfants, la mesure la plus significative en matière de politique sociale depuis l'universalité des soins de santé.
Les familles qui ont des enfants âgés de moins de 18 ans recevront la prestation à compter de juillet. Le montant versé à chacune des familles sera déterminé en fonction de leur situation familiale, mais neuf familles sur dix recevront plus d’aide que ce qu’elles reçoivent en vertu des programmes existants.
Une mère seule qui a un enfant de moins de 6 ans et qui gagne 30 000 $ par année recevra une prestation annuelle libre d’impôt de 6 400 $.
Une famille qui a deux enfants et dont le revenu s’élève à 90 000 $ recevra 5 650 $ par année, soit 2 500 $ de plus que dans le cadre du système actuel.
C’est de l’argent qui ira directement dans la poche des parents, de l’argent qui peut servir directement à manger plus sainement, à payer le loyer et à acheter de nouveaux vêtements pour la rentrée scolaire.
L'Allocation canadienne pour enfants permettra de sortir des centaines de milliers d'enfants de la pauvreté.
Notre pays a une longue et fière histoire au chapitre de la mise en oeuvre de politiques publiques importantes, audacieuses et transformatrices — des programmes comme le système universel de soins de santé, la Sécurité de la vieillesse et le Régime de pensions du Canada. Maintenant, nous ajoutons fièrement l’Allocation canadienne pour enfants à cette liste honorable.
L’aide du gouvernement est essentielle, mais ce dont les Canadiens de la classe moyenne ont encore plus besoin, c’est d’une croissance économique forte. Voilà pourquoi le gouvernement réalisera de nouveaux investissements dans l’infrastructure, partout au pays.
Nous tirons tous parti d’une amélioration de l’infrastructure. Les nouvelles routes et les nouveaux ponts nous permettent de nous déplacer plus rapidement. Les usines de traitement des eaux, les égouts et les conduites d’eau assurent la propreté de l’eau. Les services Internet à large bande nous relient numériquement. Les logements sociaux offrent des habitations abordables.
Les avantages sont évidents. Mais les gens ne se rendent pas toujours compte que l’infrastructure est essentielle afin de renforcer l’économie et d’assurer la croissance de la classe moyenne.
Songeons à quelque chose d’aussi simple que les bouchons de circulation. Tout le monde sait qu’ils sont agaçants, mais ces bouchons ralentissent aussi la circulation des personnes, des biens et des services. En fait, ils nuisent à l’économie. Voilà pourquoi des investissements dans le transport en commun font bien plus que rendre la vie plus agréable. Ils stimulent l’économie et contribuent à la protection de l’environnement. Et pas seulement pour aujourd’hui, mais pour les années et les décennies à venir.
Des études montrent régulièrement que lorsque l’économie tourne au ralenti et que les taux d’intérêt sont faibles, pour chaque dollar qu’un gouvernement dépense dans l’infrastructure, une activité économique largement supérieure à 1 $ est générée. Ces investissements sont judicieux. Certains de ces investissements sont urgents et nécessitent une intervention rapide du gouvernement, mais dans tous les cas, les investissements seront réalisés en fonction de leur valeur à long terme, de sorte que les Canadiens en récoltent les fruits à très long terme.
Pour aider les familles et les collectivités qui éprouvent des difficultés en ce moment, la première phase de notre plan en matière d’infrastructure consiste à investir 11,9 milliards de dollars sur cinq ans afin de moderniser et de remettre en état les réseaux de transport en commun, d’approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées, d’offrir des logements abordables et de protéger les réseaux d’infrastructure contre les effets des changements climatiques.
Nous investissons aussi 3,4 milliards de dollars sur cinq ans pour contribuer à l’entretien et à l’amélioration des parcs nationaux, des ports, des aéroports fédéraux et de l’infrastructure frontalière, et pour soutenir l’assainissement des sites fédéraux contaminés, partout au pays.
Au cours des 10 prochaines années, nous investirons plus de 120 milliards de dollars dans l’infrastructure. Ces investissements feront accélérer notre transition vers une économie à faibles émissions de carbone et à croissance propre, amélioreront la fluidité de la circulation, apporteront Internet à haute vitesse dans un plus grand nombre de collectivités rurales et procureront de nombreux autres avantages au profit des Canadiens.
Ainsi, un père pourra se rendre à temps à la partie de soccer de sa fille, la propriétaire d’une petite entreprise en milieu rural du Manitoba pourra lancer son site Web, et nos collectivités deviendront des endroits où il fait encore mieux vivre, mais, avant tout, ces investissements stimuleront l’économie canadienne à long terme.
Nous savons que l’économie mondiale traverse une période de mutation importante, mais il y a une chose qui ne changera jamais. Les personnes, les entreprises et les pays qui façonneront la nouvelle économie seront prospères. Les Canadiens peuvent faire partie de ces personnes, créer ces entreprises et bâtir ce pays. Pour y parvenir, nous devons investir dans l’innovation.
Dans la prochaine année, le gouvernement mettra en avant un nouveau programme d’innovation qui présentera une nouvelle vision pour l’économie canadienne: celle d’un centre de l’innovation mondiale, réputé pour ses sciences, ses technologies, l’ingéniosité de ses citoyens et la compétitivité de ses entreprises sur la scène mondiale.
Notre plan en vue d’un réel changement constituera l’assise de ce programme d’innovation, mais nous n’attendons pas avant d’aller de l’avant. Aujourd’hui même, j’annonce plusieurs nouvelles mesures importantes qui renforceront notre capacité en vue d’innover et d’assurer la croissance de notre économie.
Commençons par l’éducation postsecondaire.
Les parents comprennent que l'avenir de leurs enfants dépend en grande partie de la formation qu'ils reçoivent et que l'éducation postsecondaire est devenue un gage de succès important. Néanmoins, ils savent que l'éducation postsecondaire est de plus en plus dispendieuse. Le gouvernement doit faire sa part pour améliorer l'accès aux études postsecondaires.
Nous bonifierons de 50 % le montant des bourses d’études canadiennes, qui passeront de 2 000 $ à 3 000 $ par année pour les étudiants de famille à faible revenu, et de 800 $ à 1 200 $ par année pour les étudiants de famille à revenu moyen.
À l’échelle du pays, 250 000 étudiants de famille à faible revenu, 100 000 étudiants de famille à revenu moyen et 16 000 étudiants à temps partiel recevront plus d’aide chaque année grâce à ces mesures. Cela compte. Il peut s’agir de la différence entre obtenir un diplôme et décrocher, et cela peut changer la vie de quelqu’un.
Afin d'aider les étudiants à acquérir une expérience de travail, nous créerons 35 000 nouveaux emplois pour les jeunes Canadiens pour chacune des trois prochaines années dans le cadre du programme Emplois d'été Canada.
De plus, dans le cadre de la Stratégie emploi jeunesse, nous investirons dans des emplois verts, nous renforcerons les programmes coopératifs et les possibilités d'emploi pour les jeunes après l'obtention de leur diplôme.
Les universités, les collèges et les institutions de recherche du Canada attirent les cerveaux les plus brillants de partout dans le monde, et créent des réseaux axés sur les découvertes et l’innovation. Ces réseaux aident les entreprises à prendre de l’expansion et à être concurrentielles au sein de la nouvelle économie.
Pour soutenir ces réseaux d’excellence, le gouvernement libéral accordera la plus importante augmentation annuelle de financement au titre de la recherche fondamentale depuis plus de 10 ans, soit un montant supplémentaire de 95 millions de dollars par année, et ce, par l’entremise des conseils subventionnaires du Canada.
Je suis aussi très fier d'annoncer que nous investirons 2 milliards de dollars sur trois ans au titre d’un nouveau fonds d’investissement stratégique pour les établissements postsecondaires, afin de moderniser la recherche sur les campus, la commercialisation et les installations de formation.
Le fonds représente un exemple d’un investissement immédiat qui peut améliorer la situation de façon concrète dès maintenant, alors que nous traçons la voie vers des réalisations futures. Les collèges et les universités pourront moderniser les laboratoires de recherche, rénover des bâtiments destinés à la formation de pointe et agrandir des incubateurs situés sur les campus, lesquels soutiennent les entreprises en démarrage au moment où elles assurent la croissance de leurs activités. Par l’entremise de ce fonds, on pourra ainsi créer des campus plus propres et plus modernes à court terme, ainsi que davantage de possibilités économiques à l’avenir.
Ces investissements témoignent tous de notre conviction profonde que l’avancement des sciences de base et le développement de la capacité intellectuelle représentent la fondation de l’innovation.
Les sciences, les idées et l’innovation ont tendance à évoluer en grappes, la plus célèbre d’entre elles étant la Silicon Valley.
Ce n’est un secret pour personne que la Silicon Valley est la capitale mondiale des technologies numériques. Cependant, je dirai aux députés que tout le monde là-bas sait que la région canadienne de Waterloo abrite certaines des entreprises et certains des esprits parmi les plus brillants et les plus innovants dans le monde.
C’est un modèle sur lequel le Canada peut et doit prendre appui. Nous croyons que les entreprises, les établissements d’enseignement postsecondaire, les gouvernements et les autres intervenants peuvent collaborer afin d’accélérer la croissance économique. Nous investirons 800 millions de dollars sur quatre ans afin d’appuyer la mise en place de réseaux et de grappes d’innovation qui visent à augmenter la collaboration et à créer de la valeur par l’innovation.
Il nous faut jumeler les gens et leurs idées. C’est dans ces grappes que l’innovation prendra forme — celle qui veillera à ce que le Canada se positionne comme un chef de file en matière d’avancées technologiques au XXIe siècle.
L'innovation et la croissance économique sont importantes en soi, mais il y a plus. Elles sont aussi essentielles à la lutte contre les changements climatiques.
Grâce aux efforts du premier ministre et de la ministre de l’Environnement et du Changement climatique, le Canada est à nouveau le champion de la croissance économique durable et de la transition vers une économie faible en carbone.
Notre gouvernement est déterminé à travailler de concert avec ses partenaires provinciaux et territoriaux, dans le cadre d'un nouveau plan canadien, pour la croissance durable et le changement climatique qui inclura la tarification du carbone.
Certains sont d’avis que nous devons choisir entre une économie forte et un environnement propre. Ils ont tout simplement tort. Nous nous trouvons à un tournant de l’histoire mondiale: l’Agence internationale de l’énergie a annoncé que l’économie mondiale a progressé, sans que les émissions mondiales de carbone en fassent autant. L’Agence attribue le mérite à l’adoption généralisée de l’énergie propre. Ce n’est qu’un aperçu de l’avenir, et nous voulons que le Canada en soit un chef de file.
J'invite les députés à songer à ce qui vient. Où que brille le soleil et où que souffle le vent, des agriculteurs et des propriétaires fonciers peuvent devenir des producteurs d’énergie. Les possibilités de diversification économique sont énormes, surtout pour les régions rurales qui ont été touchées par la chute des prix du pétrole.
Les secteurs de la foresterie et de l'agroalimentaire sont de bons exemples où le gouvernement peut aider à faciliter la transition vers une économie plus propre et à assurer de bons emplois en région.
Nous investirons dans les projets de technologie propre qui auront un effet direct sur les changements climatiques, la qualité de l'air, de l'eau et du sol, et nous appuierons les provinces et territoires dans leurs efforts de réduire de manière significative les émissions de gaz à effet de serre.
Nous élargissons les critères d’admissibilité à la déduction pour amortissement accéléré dans deux importants secteurs émergents: l’alimentation des véhicules électriques et le stockage de l’électricité. Nous lancerons aussi des discussions régionales afin de trouver les projets d’infrastructure électrique les plus prometteurs dans l’objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Comme l’a annoncé le premier ministre à la réunion des premiers ministres à Vancouver, le gouvernement créera un nouveau fonds pour une économie à faibles émissions de carbone, lequel sera doté de 2 milliards de dollars.
Nos préoccupations environnementales ne se limitent pas à la lutte contre les changements climatiques. Notre gouvernement investit afin d’agrandir les aires protégées, d’aménager de nouveaux parcs nationaux et de financer les sciences des océans et des eaux douces.
Nous avons tous la chance de vivre dans un pays d’une beauté naturelle aussi unique que spectaculaire. Les sentiers où nous nous promenons, les montagnes que nous gravissons, les plages où nous nous baignons et comme le sait le premier ministre, les rivières où nous pagayons permettent aux Canadiens d’entretenir un lien privilégié avec les milieux naturels. En retour, les Canadiens ont la responsabilité particulière de veiller à préserver les nombreux trésors naturels du pays.
Nos parcs nationaux sont les plus beaux endroits sur Terre. Qu’il s’agisse du Cap Breton, de Gwaii Haanas, de Kluane ou de pointe Pelée, nous investirons dans ces lieux, en tant que cadeau que nous nous ferons à nous-mêmes et au reste du monde, à l’occasion du 150e anniversaire du Canada, en 2017. Ensemble, nous partagerons ces trésors nationaux avec une toute nouvelle génération d’enfants et nous saisirons l’essence même du grand voyage canadien.
Croire en l'innovation, c'est aussi croire au le talent et à la créativité des Canadiens. Nous devons faire mieux pour appuyer nos artistes et le milieu culturel au Québec et partout au pays. Nos industries culturelles représentent un secteur névralgique de notre économie.
La culture est synonyme de création. Elle est aussi créatrice d'une richesse collective qui dépasse les retombées économiques et les statistiques.
CBC/Radio-Canada est une institution nationale indispensable qui rassemble la population canadienne et promeut nos deux langues officielles tout en soutenant la création et la culture.
J'annonce aujourd'hui que notre gouvernement investira 675 millions de dollars sur cinq ans pour moderniser et revitaliser CBC/Radio-Canada à l'ère du virage numérique. Je suis aussi fier d'annoncer que notre gouvernement investira au total 1,9 milliard de dollars sur cinq ans dans le secteur des arts et de la culture. Ces investissements ciblés seront affectés entre autres au Conseil des arts du Canada, à Téléfilm Canada, à l'Office national du film du Canada et à des programmes uniques qui permettront à nouveau à nos artistes de rayonner sur la scène internationale.
Il est impossible de mettre en oeuvre des politiques efficaces sans prendre appui sur des données rigoureuses. Si nous souhaitons sortir les enfants de la pauvreté, nous devons d’abord en comprendre la cause. Si nous voulons fournir des soins de santé de qualité aux aînés, nous devons savoir combien il y a d’aînés et quels sont les services dont ils ont besoin. Si nous désirons protéger les langues en situation minoritaire, nous devons savoir dans quelles régions elles sont parlées. Aucune des mesures prises par les gouvernements ne peut être mise en oeuvre de façon rationnelle sans qu’elle repose sur des données fiables. Voilà pourquoi, sous la direction de mon collègue, le ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique, notre gouvernement n’a pas perdu de temps pour rétablir le questionnaire long du recensement.
Et nous allons en faire plus. Trop souvent, lorsque nous demandons les éléments probants dont nous avons besoin pour prendre des décisions éclairées, nous constatons qu’ils n’existent tout simplement pas. Par exemple, nous savons que de nombreux Canadiens, en particulier les Britanno-Colombiens, s’inquiètent de l’effet de la propriété étrangère sur le marché du logement. Malheureusement, le problème n’est pas entièrement compris. Il faut plus de renseignements. Afin de combler cette insuffisance de données, et bien d’autres encore, nous soutiendrons Statistique Canada pour qu’il puisse améliorer notre compréhension des problèmes importants et qu’il nous aide tous à prendre de meilleures décisions.
Toutefois, les mesures visant à assurer la croissance de notre économie ne sont pas suffisantes si cette croissance n’est pas partagée avec la classe moyenne et ceux qui travaillent fort pour en faire partie. L’inégalité est en hausse. Afin de s’épanouir, la classe moyenne doit être diversifiée. Elle doit tous nous représenter: les aînés, les personnes handicapées, les nouveaux arrivants, les GLBTQ, les Canadiens vivant en milieu rural, les Canadiens vivant en milieu urbain. Tous doivent tirer parti de la croissance que nous favoriserons ensemble. Nous y travaillons.
Les Canadiens attachent une très grande importance au système de soins de santé public et universel du Canada. Les parents ne craignent pas d’être mis en faillite parce qu’ils doivent faire soigner un enfant malade. Les aînés savent qu’on ne leur fera pas rebrousser chemin une fois rendus à l’hôpital. Ce système, qui représente une source de fierté nationale, incarne nos valeurs, notre nature généreuse et notre engagement en vue d’aider les autres lorsque le besoin se présente. Il permet aussi d’assurer la sécurité économique et de stimuler la productivité. Le gouvernement agit dès maintenant et réalisera de nouveaux investissements en vue de soutenir un Canada en meilleure santé, ce qui appuiera davantage le travail que mènent Inforoute Santé Canada et la Fondation canadienne pour l’amélioration des services de santé afin de cerner et d’instaurer des mesures innovatrices dans le système de soins de santé.
À mesure que la population du pays vieillit, nous sommes plus nombreux à dépendre de notre système de soins de santé et à un accès rapide à des soins de qualité, sans égard à l’endroit où nous vivons ou à notre capacité de payer. La protection de l’intégrité de notre système de soins de santé est de la plus haute importance pour notre gouvernement. Nous sommes conscients que l’innovation, la collaboration et les partenariats constituent un élément essentiel de la solution. Dans le cadre de l’augmentation des fonds consacrés au titre de la recherche fondamentale, nous accorderons un montant supplémentaire de 30 millions de dollars par année aux Instituts de recherche en santé du Canada.
La ministre de la Santé participe activement aux discussions menées avec les ministres territoriaux et provinciaux de la Santé, les intervenants du secteur de la santé et les Canadiens, quant aux meilleures façons d’investir dans notre système en vue d’en tirer parti à long terme. Les soins à domicile et une approche centrée sur le patient font partie de ces discussions, et notre gouvernement est déterminé à exercer le leadership fédéral nécessaire en matière de soins de santé, dans l’intérêt de tous les Canadiens.
L'une des parties intégrantes de l'idéal de la classe moyenne est de pouvoir compter sur un bon système de retraite. Pour trop de Canadiens, il est devenu impossible d'épargner suffisamment avant l'âge de la retraite.
Trop de nos aînés vivent dans la pauvreté. Cela est encore plus vrai pour les personnes âgées qui vivent seules.
Nous aiderons les aînés les plus vulnérables du Canada en augmentant d’un montant pouvant atteindre 947 $ par année la prestation complémentaire au Supplément de revenu garanti pour les aînés vivant seuls. Grâce à cette bonification, la prestation complémentaire maximale actuelle sera plus que doublée. Cela représente une augmentation de 10 % des prestations maximales qui améliorera la sécurité financière d’environ 900 000 aînés vivant seuls à l’échelle du Canada.
Afin d’aider davantage de Canadiens à garantir la sécurité du revenu à la retraite, je m’engage à conclure un accord avec mes homologues provinciaux et territoriaux avant la fin de l’année afin de bonifier le Régime de pensions du Canada.
Nos anciens combattants ont consacré leur vie à la défense du pays. Ils méritent notre reconnaissance, notre respect et notre soutien. Nous le leur avons promis solennellement, nous tiendrons promesse. Nous augmenterons l’indemnité d’invalidité pour les blessures et les maladies découlant du service militaire, et nous l’harmoniserons avec les autres prestations prévues dans la Nouvelle Charte des anciens combattants en l’indexant à l’inflation.
Nous élargirons l’accès à des tranches supérieures de l’allocation pour déficience permanente afin de mieux soutenir les anciens combattants qui ont vu leurs options de carrière restreintes en raison d’une maladie ou d’une blessure liée au service.
Nous augmenterons l’allocation pour perte de revenus afin d’offrir un remplacement du revenu correspondant à 90 % du salaire préalable au congé pour les anciens combattants blessés, et nous indexerons l’allocation afin qu’elle suive le rythme de l’inflation.
En outre, les anciens combattants du Canada méritent d’avoir accès à un plus grand nombre de services gouvernementaux en personne au sein de leur collectivité. Grâce à ce budget, nous allouons des fonds supplémentaires à Anciens Combattants Canada pour lui permettre de rouvrir les bureaux de services qui ont été fermés récemment à Charlottetown, Sydney, Corner Brook, Windsor, Thunder Bay, Saskatoon, Brandon, Prince George et Kelowna. Nous avons aussi l’intention d’ouvrir un nouveau bureau à Surrey, en Colombie-Britannique, et d’élargir nos activités de sensibilisation dans le Nord canadien.
Afin d’aider les anciens combattants dans leur processus de réadaptation, nous améliorerons aussi les services de première ligne en embauchant des gestionnaires de cas supplémentaires pour réduire le ratio du nombre de clients par gestionnaire de cas à 25-1 tout au plus.
De plus, j’annonce fièrement que nous augmenterons le financement de Condition féminine Canada afin de renforcer la capacité de l’agence de soutenir l’analyse comparative entre les sexes à l’échelle du gouvernement fédéral et d’étendre sa présence dans les régions afin d’appuyer les organisations locales qui se penchent sur les questions liées aux femmes et à l’égalité des sexes.
J’ai nommé récemment les membres du Conseil consultatif en matière de croissance économique du gouvernement, qui nous conseilleront à mesure que nous élaborerons une stratégie de croissance à long terme, et je suis fier du fait que la majeure partie des dirigeants chevronnés du monde des affaires et du domaine économique que nous avons sélectionnés sont des femmes.
En réponse à la demande persistante et croissante de logements abordables partout au pays, je suis fier d'annoncer que le gouvernement doublera le montant qu'il consacre à l'Initiative en matière de logement abordable de la Société canadienne d'hypothèques et de logement.
Des milliers de familles bénéficieront des mesures contenues dans ce budget pour soutenir le logement abordable.
Notre gouvernement investira également un montant additionnel de 112 millions de dollars au cours des deux prochaines années dans la Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance afin d’aider les différents segments de la population qui sont directement touchés.
Au cours des deux prochaines années, nous fournirons un soutien financier en vue de la construction ou de la rénovation de plus de 3 000 espaces d’abris ou de foyers de transition pour les victimes de violence. Il s’agit du plus important investissement en appui aux victimes de violence de l’histoire de notre pays.
Notre pays ne peut tout simplement pas connaître du succès tant que l’on ne donnera pas aux peuples autochtones toutes les chances de réussir. Sur le plan économique, les arguments sont irréfutables. Compte tenu du vieillissement de la population, l’économie canadienne a besoin de plus de travailleurs. La population autochtone est jeune et en croissance. Elle aurait le potentiel de donner un coup de main. Mais cela ne peut se produire avant que les membres des Premières Nations, les Inuits, et les Métis puissent accéder à la voie qui les mènera à la prospérité. Et pour qu’ils puissent y parvenir, des investissements sont nécessaires.
J’ai rencontré des dirigeants autochtones et des Premières Nations ainsi que des membres de collectivités autochtones à de nombreuses reprises, y compris à l’occasion des consultations prébudgétaires à Winnipeg. Je m’engage à maintenir cette relation tout au long de mon mandat à titre de ministre des Finances.
Je suis honoré d’annoncer, au nom du gouvernement, des investissements sans précédent de 8,4 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années. Nous nous assurons ainsi que les peuples autochtones prennent part à la prospérité du Canada. Cet investissement est conforme à l’esprit de l’Accord de Kelowna, conclu en 2005 grâce au leadership inspiré de l’ancien premier ministre Paul Martin.
Plus de la moitié de cette somme sera investie dans l’éducation. Nous construirons des écoles. Nous embaucherons des enseignants. Nous ferons en sorte que les enfants autochtones reçoivent l’éducation dont ils ont besoin et qu’ils méritent.
Le logement constitue aussi un besoin urgent, et le gouvernement y investira près de 555 millions de dollars sur deux ans. Les soins de santé sont eux aussi prioritaires. Le gouvernement réalisera des investissements afin de réparer et de construire des postes de soins infirmiers ainsi que des résidences pour les travailleurs de la santé dans les collectivités autochtones.
En dernier lieu, nous mettrons fin à la crise inadmissible des avis d’ébullition de l’eau dans les réserves. Notre gouvernement investira près de 2 milliards de dollars sur cinq ans dans l’infrastructure d’approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées, ainsi que dans la surveillance de la qualité de l’eau potable, et ce, afin que chaque enfant canadien, où qu’il vive, ait accès à de l’eau potable.
Au mois de novembre dernier, le gouvernement a engagé 678 millions de dollars sur six ans, à compter de 2015-2016, afin d’accueillir 25 000 réfugiés syriens d’ici le 29 février 2016. Aujourd’hui, nous engageons de nouveaux fonds afin d’accueillir, au cours de l’année 2016, 10 000 autres réfugiés syriens parrainés par le gouvernement.
C’est une question qui me tient beaucoup à coeur personnellement, puisque depuis 10 ans, je participe à des efforts visant à offrir une éducation et des possibilités à des filles somaliennes et sud-soudanaises dans le camp de réfugiés de Kakuma. J’ai été ému par la chaleur, la bienveillance et la résilience de gens qui ont tant laissé derrière eux pour fuir les conflits en quête d’une vie meilleure pour eux-mêmes et pour leur famille.
Cet automne, j'ai été doublement ému par la vague de solidarité et l'accueil que les Canadiens ont réservé aux réfugiés syriens. Je crois que, dans notre intervention face à cette crise, le monde a vu le Canada à son meilleur, et je remercie le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté pour son leadership dans ce dossier.
Nous savons que les nouveaux arrivants sont essentiels à l'essor de l'économie canadienne. C'est ainsi que notre gouvernement accueillera 300 000 nouveaux résidents permanents en 2016.
Nous croyons que les membres d'une même famille doivent pouvoir vivre ensemble. Le regroupement familial contribue au bien-être de tous les Canadiens, étant donné qu'il concourt à notre richesse collective tant sur le plan socioculturel que sur le plan économique.
En multipliant nos efforts dans ce domaine, nous prévoyons 20 000 admissions dans le cadre du Programme de parrainage des parents et des grands-parents, donnant des occasions de célébration et d'espoir à des milliers de Canadiens qui, depuis trop longtemps, vivent à mille lieues de leurs êtres chers.
Le gouvernement est résolu à assurer une sécurité accrue aux Canadiens. Sous la direction du ministre de la Défense nationale, nous entreprendrons un processus ouvert et transparent dans le but d'élaborer une nouvelle stratégie de défense qui permettra de bâtir une force militaire moderne, plus souple et mieux équipée.
Au cours de l'année 2016, nous solliciterons les commentaires des Canadiens, des experts, des alliés et des partenaires, ainsi que du Parlement, sur une nouvelle stratégie de défense.
Le gouvernement est déterminé à renouveler les principaux équipements des Forces armées canadiennes, y compris les parcs vieillissants de chasseurs CF-18 et de navires de guerre du Canada.
Afin de nous assurer que les fonds nécessaires seront disponibles lorsque des acquisitions d’immobilisations importantes seront réalisées, nous réallouerons à des années futures des fonds destinés aux grands projets d’immobilisations pour la période de 2015-2016 à 2020-2021. Ces fonds sont reportés afin de mieux correspondre au calendrier des acquisitions d’équipement.
Notre voix est maintenant entendue haut et fort sur la scène internationale. Depuis novembre, nous avons signé une entente historique sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre à Paris.
Nous avons renouvelé et rendu son dynamisme à notre relation avec notre partenaire le plus important, les États-Unis, et signé une nouvelle entente continentale qui inclut le Mexique sur l'énergie et l'environnement.
Nous avons élargi de manière significative notre contribution à la coalition multinationale contre l'organisation État islamique en Irak et en Syrie.
Enfin, nous avons mené la charge sur le besoin d'investir pour stimuler la croissance économique dans les forums économiques internationaux, comme ceux de Davos et du G20.
Nous croyons que le moment est venu d’investir afin de bâtir un pays fort et prospère.
Aujourd’hui, nous saisissons l’occasion d’investir dans les gens et dans l’économie, et de préparer le Canada pour un avenir meilleur.
Bien entendu, ce n’est qu’un début. Aujourd’hui, nous avons fait de grands pas dans un long parcours. Beaucoup de travail nous attend.
Alors que nous faisons ce travail, nous gardons à l’esprit que même si nous pouvons agir dans le présent, nous ne le faisons pas pour le présent. Nous le faisons pour les années et les décennies à venir. Nous agissons pour nos enfants et leurs enfants. Nous agissons pour qu’ils puissent hériter d’un Canada plus prospère et plus prometteur.
150e anniversaire de la Confédération ca ...8570-421-2 Le budget de 20168570-421-3 Motion visant à modifier la L ...8570-421-4 Motion visant à modifier la L ...8570-421-5 Motion visant à modifier la L ...Accès à l'éducation postsecondaireAccès aux marchésAccessibilité des services de santéAccord de KelownaAéronefs militairesAéroports
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Lib. (ON)
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2016-01-25 12:31 [p.337]
Monsieur le Président, je tiens à vous aviser que je partagerai mon temps de parole avec la députée de Peterborough—Kawartha.
Monsieur le Président, je tiens d'abord à vous féliciter d'avoir été nommé vice-président de la Chambre des communes. J'offre aussi mes sincères félicitations à mes collègues députés pour leur élection.
C'est à la fois un honneur et un privilège de prendre la parole pour la première fois à la Chambre à titre de député de Nickel Belt. Je remercie les électeurs de Nickel Belt et du Grand Sudbury pour leur soutien. Je tiens aussi à souligner le soutien inconditionnel que m'ont offert mon épouse, mes enfants, mes parents, ma famille et de nombreux bénévoles.
J'ai grandi dans Nickel Belt. Je connais bien les défis et les possibilités qu'offrent les petites localités rurales, et j'éprouve une confiance absolue envers les gens de Nickel Belt et du Nord de l'Ontario. Travailler au service de la population est une tradition familiale. Mon père et mon oncle ont été députés à la Chambre des communes. En tant qu'homme d'affaires et défenseur des droits des personnes handicapées, j'ai à coeur d'améliorer la qualité de vie dans tous les milieux qui m'entourent.
Pour ma part, j'ai eu l'occasion, depuis mon élection, de sillonner les routes de la belle et grande circonscription de Nickel Belt, qui s'étend sur 30 000 km. Je suis fier des priorités énoncées par mon gouvernement dans le discours du Trône.
J'ai hâte de collaborer avec mes collègues en ma qualité de président du caucus libéral du Nord de l'Ontario dans les dossiers prioritaires de cette région. Mon caucus jouera un rôle de premier plan dans les efforts visant à promouvoir et à mettre en oeuvre le programme du gouvernement, et ce, sur divers fronts.
J'ai déjà eu le plaisir de rencontrer 6 maires et plus de 20 conseillers ainsi que des chefs des Premières Nations et de nombreux dirigeants communautaires et d'entreprises de l'ensemble de ma circonscription. Certaines priorités ont déjà été cernées.
Il faut absolument investir dans les infrastructures du Nord de l'Ontario si l'on souhaite attirer les investissements du secteur privé. Les petites localités comme Nipissing Ouest, Rivière des Français, Markstay-Warren et Killarney et les cantons comme Gogama et Cartier ont de la difficulté avec le financement, les rapports techniques et les projets de développement.
Il y a des projets prêts à démarrer dans le Grand Sudbury, comme le prolongement de la promenade Maley, dont le financement par la province et la municipalité est déjà assuré. Il est important d'élargir la route municipale 35 à quatre voies entre Azilda et Chelmsford. J'ai hâte de faire la promotion de ces projets.
Il faut également envisager l'élargissement à quatre voies de la route 144, vers Timmins et se pencher sur les travaux à effectuer sur la Transcanadienne entre North Bay et Thunder Bay.
En ce qui a trait à certaines priorités d'investissement dans le logement social, j'ai déjà rencontré plusieurs partenaires communautaires et gens d'affaires qui ont des projets prêts à démarrer et qui sont disposés à investir dès maintenant des millions de dollars dans notre économie pour créer des complexes d'habitation abordables pour les personnes âgées et des logements sociaux. Les projets en question se situent à Chelmsford, Valley-Est, Capreol et Nipissing-Ouest, où ils répondront aux besoins d'une population vieillissante.
En ce qui concerne le service Internet à large bande, nous devons veiller à ce que la plupart des Canadiens jouissent d'un accès Internet à haute vitesse de qualité. Le réseau à fibres optiques doit être élargi pour inclure les localités rurales, partout au Canada et dans le Nord de l'Ontario. La survie des régions rurales du Canada dépend de l'investissement de fonds d'infrastructure dans un réseau haute vitesse à fibres optiques.
Je vais travailler en étroite collaboration avec le personnel dévoué de FedNor et les organismes de développement locaux. Au cours de ma carrière, j'ai été membre de 12 chambres de commerce en Ontario. Nous devons bonifier les investissements déjà faits par FedNor dans le Nord de l'Ontario. Nous devons songer à accroître le rôle de FedNor à l'égard des investissements dans les services à large bande, l'innovation et la recherche pour faire du Nord de l'Ontario et du Canada entier des chefs de file mondiaux dans le secteur minier et celui des services d'approvisionnement.
Le secteur minier canadien est de ceux qui emploient le plus de gens. Environ 380 000 personnes au Canada y travaillent. Toutes proportions gardées, c'est le secteur minier qui emploie le plus d'Autochtones dans le secteur privé au Canada. Le Canada possède l'un des plus grands secteurs d'approvisionnement minier du monde, soit plus de 3 400 entreprises. De tous les secteurs industriels au Canada, c'est celui-là qui offre les meilleurs salaires, avec un salaire annuel moyen supérieur à 110 000 $.
Selon les statistiques de 2013, le moteur économique qu'est le secteur minier a contribué au produit intérieur brut du Canada à hauteur de 54 milliards de dollars. Il compte pour près de 20 % de la valeur des produits et des exportations du Canada. La valeur de la production minière du Canada totalise près de 43 milliards de dollars.
Le député de Sudbury et moi avons visité le Centre d'excellence en innovation minière — le CEIM —, le Centre pour la vitalité des lacs Vale, le centre NORCAT, la société MIRARCO, ainsi que l'Université Laurentienne, le Collège Boréal et le Collège Cambrian, qui sont d'excellents exemples des possibilités illimitées qui découlent des investissements dans la recherche et les technologies novatrices. J'ai également visité l'agence Blue Sky avec le député de Nipissing—Timiskaming pour étudier la possibilité d'offrir davantage de services à large bande dans nos circonscriptions du Nord de l'Ontario.
Nous sommes déterminés à renouer le dialogue avec les collectivités des Premières Nations. C'est un sujet important auquel j'ai l'intention de me dévouer en tant que fier citoyen de la nation algonquine de Mattawa/North Bay, dont le territoire s'étend jusqu'au Parlement. Dans ma circonscription, Nickel Belt, je suis en train d'établir des liens solides avec les chefs autochtones des Premières Nations Atikameksheng Anishnawbek, de Mattagami et de Wahnapitae.
J'ai aussi eu le privilège de souhaiter la bienvenue à des familles de réfugiés syriens à l'aéroport du Grand Sudbury. L'appui de la communauté est extraordinaire, grâce au leadership du premier ministre. Ces familles sont parrainées par l'église St. Andrew et par le groupe catholique Capreol-Valley. D'autres groupes, comme Neighbours Without Borders, de Nipissing-Ouest, continuent de déployer des efforts dans l'espoir d'accueillir d'autres familles syriennes.
Il faut aussi rétablir le bureau fédéral d'immigration de Sudbury. Je garantis aux députés que le Nord de l'Ontario accueillera d'autres immigrants pour soutenir ses collectivités et répondre aux besoins en personnel des entreprises locales.
N'oublions pas nos anciens combattants, dont le gouvernement a promis de s'occuper et auxquels il a promis les services qu'ils méritent. Je suis fier de la présence de 11 filiales de la Légion royale canadienne dans la région de Nickel Belt et du Grand Sudbury. Il est urgent d'investir dans nos anciens combattants et de saisir cette occasion de leur offrir des services de calibre mondial en matière de trouble de stress post-traumatique.
Ce qui distingue la circonscription de Nickel Belt et du Grand Sudbury, c'est qu'elle est composée d'une multitude de petites localités, surtout rurales, tout à fait particulières et qui ont chacune leur charme et leur beauté, ainsi que plus de 300 lacs. C'est de toute beauté.
J'ai rencontré les citoyens et citoyennes de toutes les localités, et ils m'ont fait part de leurs préoccupations et priorités. Celles-ci ont été entendues, et j'entends bien me consacrer aux dossiers qui me tiennent à coeur, tels que ceux de l'industrie minière, de la science et de la technologie, de l'amélioration de l'Internet dans la communauté et des besoins en infrastructure.
Notre gouvernement entend appuyer CBC/Radio-Canada. Cette société joue le rôle de moteur dans le développement et l'épanouissement de nos communautés. Mon père a présenté une pétition, ici, à la Chambre, de 20 000 noms, en 1970, pour la création de CBC/Radio-Canada télévision à Sudbury, dans le Nord de l'Ontario. Il faut poursuivre nos efforts et encourager la promotion et l'utilisation des langues officielles du Canada. La dualité linguistique est un atout pour tous les Canadiens et les Canadiennes.
Je suis fier du beau travail accompli par plusieurs organismes culturels, comme l'organisation Café-Heritage de Chelmsford et le Conseil des arts de l'Ontario parmi tant d'autres, surtout pour ce qui est des célébrations du 400e anniversaire de la francophonie en Ontario. Voilà qui rappelle qu'il est de notre responsabilité d'ériger une société sûre au sein de laquelle tous les artistes, leur diversité, leur savoir et leur détermination peuvent s'épanouir.
J'ai l'esprit d'équipe, c'est pourquoi je comprends l'importance des besoins, des rêves, des aspirations et des attentes des députés et des électeurs de la région de Nickel Belt et du Grand Sudbury. Je suis heureux d'avoir pu prendre la parole et je suis impatient de travailler avec tous les députés.
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