Interventions à la Chambre des communes
 
 
 
Fil RSS basé sur les critères de recherche Exporter les résultats de recherche - CSV (texte brut) Exporter les résultats de recherche - XML
Ajouter un critère de recherche
Voir le profil de Kelly McCauley
PCC (AB)
Voir le profil de Kelly McCauley
2019-02-28 20:07 [p.25971]
Madame la Présidente, je dois mentionner que, en dépit de toute l'ingérence politique dans notre système judiciaire, les libéraux et le premier ministre ne cessent de répéter que c'était la chose à faire parce qu'ils protégeaient des emplois.
Où était ce premier ministre désireux de protéger les emplois lorsque nous avons perdu 100 000 emplois dans le secteur de l'énergie en Alberta? Où était le député d'Edmonton-Centre pour défendre ces emplois? Que dire du député d'Edmonton Mill Woods ou du député de Calgary-Centre? Pas une seule fois ils n'ont défendu des emplois.
Le présent gouvernement se soucie-t-il des emplois seulement quand cela concerne une entreprise qui lui verse 100 000 $ en contributions politiques illégales?
Voir le profil de Alexandra Mendès
Lib. (QC)
Madame la Présidente, nous étions bien plus présents que les gouvernements précédents parce que nous avons investi beaucoup de capital politique pour sauver un projet de pipeline et pouvoir transporter le pétrole dans une autre ligne que l'unique ligne vers les États-Unis qui leur donnait 10 $ le baril. Nous avons essayé.
Voir le profil de Francis Drouin
Lib. (ON)
Madame la Présidente, je suis heureux de me lever à la Chambre, mais je ne le fais pas pour défendre le premier ministre, pour parler au nom de l'ancienne procureure générale du Canada ou parce que mes collègues attaquent constamment mon gouvernement. Je le fais pour défendre les intérêts de ma circonscription. Voilà ce dont il est question d'aujourd'hui.
Que ferait chaque député si on risquait de perdre plus de 9 000 emplois au Canada? Cela représente 400 ou 500 emplois chez nous. Le plus gros employeur de ma circonscription emploie 400 personnes. On me demande si je serais prêt à regarder tous ces employés dans les yeux et à leur dire qu'ils vont perdre leur emploi, que leur famille sera touchée et qu'ils perdront leur pension parce que trois ou quatre personnes au sein de leur entreprise sont corrompues. Je peux assurer à la Chambre que je travaillerais d'arrache-pied pour protéger ces emplois, et je ne m'en excuserais pas. Je n'aurais pas le choix de le faire, car j'ai été élu par ces travailleurs. C'est cela, mon rôle de député.
En fin de compte, je veux m'assurer que la classe moyenne se porte bien, et c'est ce que nous faisons comme gouvernement. Le premier ministre s'est toujours concentré sur la classe moyenne et sur ceux et celles qui travaillent fort pour en faire partie. On a vu que nos politiques fonctionnent. Nous avons ciblé la pauvreté. On sait que 825 000 familles ont été sorties de la pauvreté grâce à nos mesures. Finalement, c'est cela qui compte.
Je sais qu'on cherche aujourd'hui à déterminer si, oui ou non, il y a eu des bévues entre l'ancienne procureure générale et certains employés du bureau du premier ministre. Cependant, tous les députés de la Chambre, qu'ils soient ministres ou non, feraient la même chose.
J'ai entendu mes collègues de l'autre côté parler de l'Alberta. Or je sais qu'ils feraient la même chose pour protéger les emplois en Alberta, ce que feront aussi les quatre députés de l'Alberta de ce côté-ci de la Chambre. C'est pourquoi nous avons acheté un pipeline de 4,5 milliards de dollars. Je n'ai jamais vu l'ancien gouvernement Harper faire cela.
Une voix: Oh, oh!
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Voir le profil de Elizabeth May
2019-02-28 20:51 [p.25976]
Madame la Présidente, à l'instar de nombreux députés ce soir, le député de Leeds—Grenville—Thousand Islands et Rideau Lakes a mentionné le rôle de l'avocat de SNC-Lavalin. Le greffier du Conseil privé avait mentionné son nom, sous forme de ouï dire, lors d'une discussion avec l'ancienne procureure générale et ministre de la Justice.
Frank Iacobucci n'est pas timide. Il joue un rôle intéressant dans cette affaire. Je me demande si mon collègue trouve qu'il est le moindrement curieux que l'avocat de SNC-Lavalin ait été le choix du premier ministre pour mener les nouvelles consultations auprès des Autochtones — les premières ayant été bancales — dans le dossier de l'oléoduc de Kinder Morgan. Il joue toujours ce rôle tout en étant l'avocat de SNC-Lavalin.
Voir le profil de Michael Barrett
PCC (ON)
Madame la Présidente, rien ne me surprend à ce stade-ci, mais je m'inquiète de plus en plus de l'épais voile que le premier ministre et son cabinet ont jeté sur cette affaire. L'intervention et l'implication de l'avocat de SNC-Lavalin et les tentatives du premier ministre et de son cabinet de s'ingérer auprès de la directrice des poursuites pénales par l'entremise de l'ancienne procureure générale sont très troublantes. La question soulevée par ma collègue devrait également faire l'objet d'une enquête de la GRC.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Voir le profil de Kevin Lamoureux
2018-11-28 17:41 [p.24119]
Madame la Présidente, il y a eu des consultations entre les partis et vous constaterez qu'il y a consentement unanime à l'égard de la motion suivante. Je propose:
Que, nonobstant tout article du Règlement ou usage habituel de la Chambre, durant le débat sur la motion portant adoption du 18e rapport du Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration, et pendant le débat conformément à l'article 52 du Règlement plus tard aujourd'hui, la présidence ne reçoive ni demande de quorum, ni motion dilatoire, ni demande de consentement unanime; et
qu'à la conclusion du débat sur la motion portant adoption du 18e rapport du Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration, la question soit réputée mise aux voix et qu'un vote par appel nominal soit réputé demandé et différé jusqu'au mercredi 5 décembre 2018 juste avant la période prévue pour les Affaires émanant des députés.
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Le secrétaire parlementaire a-t-il le consentement unanime de la Chambre pour proposer la motion?
Des voix: D'accord.
La vice-présidente adjointe (Mme Carol Hughes): La Chambre a entendu la motion. Plaît-il à la Chambre de l'adopter?
Des voix: D'accord.
Voir le profil de Shannon Stubbs
PCC (AB)
Voir le profil de Shannon Stubbs
2018-11-28 20:41 [p.24143]
propose:
Que la Chambre s'ajourne maintenant.
Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec le député de St. Albert—Edmonton.
Le secteur canadien de l'énergie est en crise. C'est une urgence nationale qui se répercute sur tout le Canada et qui nuit de manière disproportionnée à l'Alberta et aux Albertains. Sous les libéraux, l'industrie pétrolière et gazière a déjà perdu plus de 100 000 emplois et plus de 100 milliards de dollars depuis 2015. C'est huit fois la contribution au PIB de l'industrie aérospatiale et plus d'emplois que n'en compte cette dernière. C'est cinq fois la contribution au PIB de l'industrie automobile et presque autant d'emplois qu'en compte cette dernière. Tout autre gouvernement fédéral reconnaîtrait que la situation est urgente et y consacrerait sa pleine attention. Or, la réaction du gouvernement actuel à la situation désastreuse en Alberta, dans l'industrie pétrolière et gazière et chez les travailleurs et les familles qui en dépendent est une combinaison de paroles creuses, d'attaques ainsi que de politiques et de mesures législatives qui ne font qu'aggraver les choses.
L’écart de prix constant et de plus en plus grand associé au pétrole canadien menace d'entraîner des dizaines de milliers de pertes d'emplois supplémentaires en 2019. Les grands producteurs qui mènent leurs activités en Alberta depuis des décennies annulent leurs projets d'expansion, réduisent la production et risquent la faillite.
Pas plus tard qu'en 2014, sur 10 emplois à temps plein qui étaient créés au Canada, 9 étaient en Alberta. Aujourd'hui, plus de 120 000 Albertains sont au chômage. La plus grande aide offerte par le premier ministre et les libéraux remonte à deux ans. Ils ont prolongé les prestations d'assurance-emploi de cinq semaines et demie, une mesure qui ne s'appliquait pas initialement à Edmonton, à Bruderheim et au centre industriel. Tout ce qu'ils ont fait depuis, c'est dire aux Albertains de tenir bon.
Les Albertains ne veulent toutefois pas d'assurance-emploi. Ils veulent simplement pouvoir travailler et continuer d'apporter leurs contributions exceptionnelles dans l'intérêt de tous les Canadiens. Selon ATB Financial, la crise pourrait provoquer une récession au Canada. La Banque du Canada a déjà prédit qu'il n'y aurait aucun nouvel investissement dans le secteur énergétique jusqu'après 2019, ce qui signifie qu'il y aura moins d'argent pour les pensions, la santé, les écoles, les services sociaux et tous les gouvernements du pays.
Au cours de la dernière décennie, le Western Canadian Select s'est vendu, en moyenne, 17 dollars américains de moins le baril que le West Texas Intermediate. Ce mois-ci, l'écart a atteint un sommet record d'environ 50 dollars américains et n'a pas beaucoup changé depuis. La situation cause des ravages dans l'industrie et, par extension, dans toute l'économie canadienne. Le Canada perd entre 50 et 100 millions de dollars par jour en raison de cet écart de prix.
En plus de 70 ans, les investissements dans le secteur de l'énergie du Canada n'ont jamais tant baissé que sous le gouvernement libéral actuel. Au Canada, les investissements en capitaux chutent, tandis que, aux États-Unis, ils grimpent en flèche. Partout dans le monde, la demande et le développement énergétiques augmentent.
Au moins huit grandes sociétés ont vendu la plupart de leurs entreprises canadiennes pour investir aux États-Unis. Les services, les chaînes d'approvisionnement, les outils technologiques et les entreprises de forage développés au Canada partent avec elles. Entre août 2017 et août 2018, le nombre d'entreprises qui a fait faillite en Alberta a augmenté de 27,8 %. Le taux d'inoccupation et la valeur des propriétés diminuent. Cette situation nuit à tous les secteurs.
Jeudi dernier, à Calgary, le premier ministre a même eu le culot de dire ceci: « Il s'agit tout à fait d'une crise. » Toutefois, la crise dure depuis trois ans en Alberta. Ce sont les messages que le premier ministre a envoyés aux Canadiens et au reste du monde ainsi que ses politiques qui l'ont causée et qui ne font que l'aggraver. Ce qui est inadmissible, c'est que la crise découle directement des politiques du gouvernement fédéral et que le premier ministre et le gouvernement fédéral ont le pouvoir de la résoudre.
Les libéraux ont annulé le projet d'oléoduc Northern Gateway, qui aurait permis d'exporter le pétrole canadien vers l'Asie-Pacifique. Dans le projet Énergie Est, l'intervention des libéraux et les retards qu'elle a entraînés, en plus de leur politique de deux poids, deux mesures, avaient comme objectif d'inciter le promoteur à abandonner le projet, ce qu'il a menacé de faire, un mois avant de joindre le geste à la parole. Pourtant, le projet aurait garanti l'indépendance énergétique du Canada ainsi que ses exportations vers l'Europe. Les libéraux nuisent au Canada, et c'est précisément à cause des décisions du premier ministre, surtout celles qui touchent les États-Unis, qui, sur le plan énergétique, demeurent non seulement le principal client du Canada, mais également son principal concurrent, eux qui devraient répondre à 80 % de la demande mondiale croissante en pétrole au cours des trois prochaines années.
La construction du projet d'expansion Trans Mountain est toujours paralysée indéfiniment, sans date de mise en chantier à l'horizon. Les libéraux ont choisi la solution la plus longue et la plus compliquée, repoussant indéfiniment le projet, alors même qu'ils ont donné l'argent des contribuables canadiens à Kinder Morgan, qui vend ses actifs au Canada pour construire des pipelines aux États-Unis tout en donnant l'argent des contribuables canadiens à la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures pour la construction de pipelines en Chine pendant qu'elle finance à son tour avec des fonds canadiens des militants anti-énergie et des manifestants qui s'opposent à la construction de pipelines au Canada.
La capacité insuffisante de transport par pipeline du pétrole canadien, dont les gisements sont enclavés au coeur du continent, est le résultat direct des politiques du gouvernement fédéral qui ont causé l'abandon des projets de pipeline pour l'exportation et qui ont poussé le prix à la baisse.
Les libéraux empilent les tracasseries administratives et font augmenter les coûts à un moment qui ne saurait être plus mal choisi, ce qui fait perdre aux investisseurs toute confiance envers le Canada. La taxe sur le carbone destructrice d'emplois des libéraux fait disparaître des emplois au Canada et incite les entreprises canadiennes à s'installer aux États-Unis. Imaginez. Le Canada est le seul pays à s'infliger une taxe sur le carbone parmi les 10 premiers pays producteurs de pétrole. Pourtant, il est le producteur d'énergie le plus responsable au monde depuis des dizaines d'années. C'est absurde que le premier ministre rende la tâche encore plus difficile aux travailleurs de l'industrie pétrolière et gazière canadienne, alors qu'ils font déjà mieux que toutes les autres industries semblables sur la planète.
Les libéraux ont annulé le crédit d'impôt pour l'exploration pétrolière et gazière au moment même où les forages connaissent une baisse historique au Canada et où les emplois disparaissent dans le secteur de l'énergie. Dans les 27 jours qui ont suivi son arrivée au pouvoir, le premier ministre a présidé à la décision d'interdire les pétroliers transportant du pétrole brut le long de la côte nord de la Colombie-Britannique, ce qui revient à interdire les projets de pipeline et l'exploitation des sables bitumineux. Il l'a fait sans aucune consultation et sans s'appuyer sur des données scientifiques. Les libéraux ont imposé un moratoire sur l'exploration pétrolière et gazière dans le Nord et n'ont donné que deux heures d'avis aux territoires avant de l'annoncer.
Les règles sur le méthane qu'ils veulent instaurer pourraient bien signer l'arrêt de mort de l'exploitation du pétrole lourd et du raffinage au Canada, car elles coûteront des dizaines de milliards de dollars de plus à une industrie déjà en crise, non pas parce qu'elle refusera de se conformer aux normes établies, mais parce qu'elles n'auront pas les moyens technologiques de se conformer au cadre imposé par les libéraux et qu'elles pourront difficilement respecter les échéances qui y sont associées.
Le projet de loi C-69 sur la fin des pipelines créera un nouveau processus de réglementation et d'évaluation aux échéanciers on ne peut plus flous et aux conditions extrêmement vagues. Il permettra aux intérêts étrangers de s'immiscer plus facilement dans les examens ayant lieu en sol canadien, en plus d'accorder le pouvoir aux ministres fédéraux de s'ingérer dans les projets d'exploitation des ressources pour des motifs d'ordre politique. Les promoteurs ne sauront vraiment à quoi s'en tenir qu'en 2021, c'est-à-dire lorsque le règlement d'application de la loi sera publié. D'ici là, ils continueront à nager dans la même incertitude que celle que les libéraux font régner depuis le début de 2016.
Le projet de loi C-86 accorderait au Cabinet le pouvoir de stopper unilatéralement le transport des ressources naturelles par voie maritime partout au Canada, ce qui englobe les hydrocarbures extracôtiers de l'Atlantique et du Nord.
Le projet de loi C-69 imposerait un tas de nouvelles formalités administratives aux promoteurs de projet, puisqu'il les obligerait, pour exploiter un site, à soumettre à un examen de plusieurs mois tous les plans d'eau, y compris les fossés, où pourrait flotter une embarcation, quelle qu'elle soit. Voilà qui devrait nuire aux secteurs minier, pétrolier, gazier et agricole.
Le projet de loi C-88 accorderait au Cabinet le pouvoir de stopper unilatéralement l'exploitation des hydrocarbures dans le Grand Nord. Il retirerait aussi aux Territoires du Nord-Ouest certains des pouvoirs qui leur avaient été confiés.
Il n'existe pas, ailleurs dans le monde, de normes sur le carburant comme celles que proposent les libéraux. Ces normes entraîneront une taxe sur le carbone de 228 $ par tonne de carburant, taxe qui s'appliquera aux installations industrielles.
Cette nouvelle devrait préoccuper tous les Canadiens, puisque le secteur de l'énergie est le principal investisseur du secteur privé au Canada et le deuxième exportateur en importance au pays. Les réserves de pétrole du Canada sont les troisièmes en importance à l'échelle mondiale, et le Canada arrive au quatrième rang mondial parmi les exportateurs d'énergie. Son bilan en matière de développement énergétique responsable est sans égal.
La situation d'urgence que vit le secteur canadien de l'énergie et les pertes d'emploi catastrophiques qui secouent l'Alberta se font sentir dans tous les secteurs et dans toutes les provinces. Il s'agit d'une urgence d'envergure nationale.
Nancy Southern, PDG d'ATCO, envisage de transférer des actifs de cette entreprise, l'une des plus anciennes et des plus importantes entreprises a avoir été fondées en Alberta par le secteur privé. Voici ce qu'elle a dit: « Quel déchirement que de voir notre merveilleuse province, si riche en ressources, confrontée à d'innombrables contraintes imposées par la politique réglementaire et les diverses positions politiques. »
Gwyn Morgan, fondateur d'Encana, une entreprise fondée en Alberta qui est maintenant la plus grande entreprise énergétique du pays, est très clair. Son message est celui que plus de 2 000 Albertains ont transmis au premier ministre la semaine dernière, pendant son passage à Calgary:
Depuis quelques années, l'industrie canadienne vit un cauchemar. Chaque fois qu'une lueur apparaît au bout du tunnel, c'est en fait un train conduit par le premier ministre, qui nous fonce dessus à toute vitesse.
Il n'est pas étonnant que les Albertains ne croient pas un traître mot de ce que disent le premier ministre et les libéraux. Il s'agit d'une urgence nationale. Les libéraux devraient avoir terriblement honte d'avoir placé le pays dans une telle position. Mes collègues sont probablement du même avis.
J'ai hâte que les Albertains fassent clairement savoir aux libéraux, en 2019, ce qu'ils pensent de leur bilan.
Voir le profil de Kent Hehr
Lib. (AB)
Voir le profil de Kent Hehr
2018-11-28 20:51 [p.24145]
Monsieur le Président, je remercie la députée de nous faire part de sa préoccupation sincère pour les travailleurs albertains et leur famille. Je partage ses inquiétudes, de ce côté-ci de la Chambre. Cependant, nous devons analyser la situation plus en détail.
En 2006, le gouvernement Harper s'est fait élire en disant que tout allait être formidable et que le Canada allait devenir une superpuissance énergétique. Or, les conservateurs n'ont pas fait construire un centimètre de pipeline pour acheminer les ressources vers de nouveaux marchés. Par ailleurs, les conservateurs ont apporté des modifications à la réglementation en 2012. Ils disaient que cela allait faire avancer les projets énergétiques. De toute évidence, ces changements n'ont rien donné. C'est pour cela que nous sommes dans cette situation aujourd'hui. C'est pour cette raison que les projets d'oléoduc Northern Gateway et Trans Mountain ont été bloqués. L'approche des conservateurs n'a pas fonctionné.
Le gouvernement actuel fait des progrès. En effet, il apporte les changements qui s'imposent pour faire avancer le projet d'oléoduc Trans Mountain, et il fait en sorte qu'il y ait un seul examen par projet à partir de maintenant. N'est-ce pas une façon d'obtenir plus de succès que pendant les dix ans d'échec du gouvernement Harper?
Voir le profil de Shannon Stubbs
PCC (AB)
Voir le profil de Shannon Stubbs
2018-11-28 20:52 [p.24145]
Monsieur le Président, je doute fort que les affirmations du député correspondent à ce qu'il entend de la part des gens de sa région.
Voyons le contraste entre l'ancien premier ministre et l'actuel premier ministre. L'ancien premier ministre a effectivement affirmé que le Canada pouvait et devrait être une superpuissance énergétique. Sous le gouvernement conservateur, quatre projets de pipeline ont été approuvés et réalisés. Je pense notamment à l'amélioration de l'accès à la région de l'Asie-Pacifique, grâce au projet Anchor Loop sur le réseau Trans Mountain existant, et au golfe, grâce à la construction de l'oléoduc Keystone.
De son côté, l'actuel premier ministre a affirmé à maintes reprises qu'il souhaite éliminer progressivement l'exploitation des sables bitumineux au Canada. Au printemps dernier, à Paris, il a dit qu'il regrettait que le Canada ne puisse pas dire adieu au pétrole du jour au lendemain. Par ailleurs, la construction de l'oléoduc Northern Gateway n'a pas été retardée indéfiniment par des facteurs externes ou mystérieux. Le premier ministre a délibérément pris la décision de s'opposer à ce projet. C'était l'unique option pour exporter vers l'Asie-Pacifique, et elle avait été approuvée sous le gouvernement conservateur.
Le premier ministre aurait pu choisir de prolonger les consultations auprès des communautés autochtones. D'ailleurs, 31 d'entre elles appuyaient déjà le projet, qui incluait des partenariats d'une valeur de 2 milliards de dollars. Toutes ces retombées sont parties en fumée à cause de la décision du premier ministre d'annuler le projet d'oléoduc Northern Gateway.
Voir le profil de Guy Caron
NPD (QC)
Monsieur le Président, ma collègue doit savoir que j'aurais été très surpris que Gwyn Morgan pose un jugement négatif sur les répercussions des pipelines.
De ce côté-ci de la Chambre, nous sommes convaincus que les évaluations environnementales représentent une composante essentielle de tout projet de pipeline. Je ne pense pas que ma collègue doute de l'existence des changements climatiques et du fait qu'ils sont d'origine humaine. Selon elle, quel type d'évaluation environnementale serait équitable tout en permettant de déterminer les véritables répercussions d'un projet de pipeline sur le climat? Quel type d'évaluation environnementale serait compatible avec la volonté de la Chambre d'avoir un processus d'approbation des projets qui soit fondé sur des données probantes tout en respectant nos engagements relativement aux changements climatiques?
Voir le profil de Shannon Stubbs
PCC (AB)
Voir le profil de Shannon Stubbs
2018-11-28 20:55 [p.24145]
Monsieur le Président, nous devrions toujours commencer les discussions sur la gérance de l'environnement dans le développement énergétique canadien en partant du principe que, pendant des décennies, le Canada a été premier pour les évaluations environnementales, les décisions fondées sur des connaissances scientifiques provenant de sources indépendantes, la consultation des communautés autochtones, y compris l'incorporation de leur savoir traditionnel, pour l'observation des meilleures pratiques de même que pour ses compétences et sa capacité à prendre des décisions fondées sur des connaissances scientifiques provenant de sources indépendantes qui tiennent aussi compte des répercussions économiques et environnementales des projets énergétiques.
Depuis très longtemps, le Canada observe les normes les plus élevées du monde, au point où il est un modèle pour les pays producteurs d'énergie du monde entier. Ce n'est pas juste nous qui le disons. Ce sont des spécialistes dans le monde entier, notamment dans le cadre de deux grandes analyses comparatives de pays grands producteurs de gaz et de pétrole. WorleyParsons est arrivé à cette conclusion avant les dernières élections provinciales et fédérales.
Je suis d'accord avec mon collègue pour dire que les Canadiens exigent des normes et des règlements plus rigoureux et ne s'attendent à rien de moins. Pour les conservateurs, cela passait par des évaluations et des approbations de projets énergétiques. Toutefois, le simulacre que représente le projet des libéraux pour empêcher les pipelines, le projet de loi C-69, est on ne peut moins clair au sujet des délais, des conditions et des mesures que les promoteurs devraient prendre. Le projet de loi prévoit plein d'interventions politiques et de décisions politiques.
Même si mon collègue et moi pourrions probablement proposer des amendements à cette mesure législative...
Voir le profil de Michael Cooper
PCC (AB)
Voir le profil de Michael Cooper
2018-11-28 20:57 [p.24146]
Monsieur le Président, ce soir, je prends part au débat d'urgence sur la crise économique et la crise de l'emploi qui secouent ma province, l'Alberta. Tant de personnes partout dans la province et dans ma circonscription, St. Albert—Edmonton, sont sans emploi ou ont vu leurs heures être réduites.
Le premier ministre prétend comprendre la frustration et l'anxiété ressenties par les Albertains. Il a raison: les Albertains sont frustrés et anxieux. Après tout, depuis l'arrivée en fonction du premier ministre, plus de 100 000 Albertains ont perdu leur emploi. Des dizaines de milliers d'autres ont subi des pertes de salaire et ont vu leurs heures être réduites. En Alberta, le chômage a grimpé en flèche depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement libéral. Le taux d'inoccupation des bureaux dans la ville de Calgary, en pleine expansion il y a seulement quatre ans, a atteint le niveau effarant de 28 %.
Comme la députée de Lakeland l'a fait remarquer, 100 milliards de dollars d'investissements dans le secteur de l'énergie ont été perdus. Cent milliards partis en fumée. Pour donner aux députés un ordre de grandeur, 100 milliards représentent près de cinq fois le PIB du secteur de l'automobile et huit fois le PIB du secteur aérospatial. Bien que ce nombre, 100 milliards, suscite énormément d'inquiétude, la réalité est que les choses ne vont qu'empirer.
En 2016-2017, sept sociétés d'énergie internationales ont vendu presque la totalité de leurs actifs de l'Ouest canadien, une vente d'une valeur de plus de 37 milliards de dollars. Cela représente une perte de 37 milliards de dollars pour l'Ouest canadien. En plus de l'exode des entreprises internationales, nous voyons maintenant les entreprises canadiennes déménager leurs actifs, se repositionner et réorienter leurs actifs, surtout vers les États-Unis. Je pense entre autres à Encana, qui emploie 1 000 personnes à son siège social de Calgary, ainsi qu'à Baytex et à Crescent Point.
Alors, oui, les Albertains sont frustrés et anxieux. Le premier ministre a raison à ce sujet. Toutefois, si le premier ministre veut savoir ce qui est à l'origine de ces sentiments, je lui suggère de se regarder dans le miroir parce que c'est lui qui est à blâmer. Ce sont ses politiques inefficaces, son incapacité à défendre le secteur canadien de l'énergie et son manque de leadership qui sont en cause.
Le premier ministre tient de beaux discours. Il parle de la grande sympathie qu'il éprouve pour ces gens, et il dit à quel point il se soucie de leur sort. Il prétend gouverner avec son coeur. Or, les électeurs que je représente à St. Albert—Edmonton en ont jusque-là des paroles du premier ministre. Ils n'ont pas besoin de ses meilleurs voeux. Ils ont besoin de mesures concrètes. Ils ont besoin d'un plan, d'un plan pour remettre l'Alberta au travail.
Les gestes sont plus éloquents que les paroles. La députée de Lakeland a parlé de certains des gestes posés par le premier ministre et du fait qu'au lieu de contribuer à redonner du travail aux Albertains, ceux-ci ont contribué à la mise à pied de bien des gens en Alberta.
Penchons-nous sur les ratées du premier ministre. Ce premier ministre raté a cru que c'était une bonne idée d'interdire la circulation des pétroliers sur la côte nord de la Colombie-Britannique sans qu'aucune évaluation environnementale ou scientifique digne de ce nom n'ait été menée. Quel fut le résultat de ce choix politique du premier ministre? Le résultat fut que le projet d'oléoduc Northern Gateway a été annulé alors qu'il nous aurait permis d'acheminer nos produits énergétiques jusqu'aux côtes et jusqu'au marché de l'Asie-Pacifique. Nous n'aurions plus eu à dépendre, pour ainsi dire, d'un seul client, les États-Unis, et à vendre nos ressources au rabais. Ce projet d'oléoduc aurait créé des milliers d'emplois et attiré des milliards de dollars d'investissements au Canada. Tout cela est tombé à l'eau lorsqu'il a été annulé en raison des politiques ratées de ce premier ministre raté.
Dans son infinie sagesse, le premier ministre a décidé à mi-chemin qu'il allait changer les règles concernant les émissions en amont et en aval. Les députés connaissent-ils les conséquences qu'a eues le choix politique du premier ministre? Il a mené à l'annulation de l'oléoduc Énergie Est, un autre pipeline se rendant jusqu'aux côtes. Celui-ci aurait permis au Canada d'accroître son indépendance par rapport aux États-Unis, de créer des milliers d'emplois, et d'attirer des milliards de dollars en investissements. Cependant, cet oléoduc a été annulé et est chose du passé, tout cela à cause des politiques ratées de ce premier ministre raté.
Le premier ministre , qui cumule les échecs, a ensuite décidé de changer les règles et de créer beaucoup d'incertitude par rapport à la réglementation. Puis, il a présenté le projet de loi C-69, juste pour être sûr qu'aucun oléoduc ne serait plus jamais construit. La société Kinder Morgan a déclaré qu'elle en avait assez et qu'elle se retirait du projet. Le premier ministre lui a alors dit de ne pas s'inquiéter. Le gouvernement lui verserait 4,5 milliards de dollars pour qu'elle puisse l'investir aux États-Unis et prendrait le relais de la construction de l'oléoduc. Les députés connaissent-ils la fin de l'histoire? L'histoire se termine sans oléoduc. Encore des politiques ratées d'un premier ministre raté qui, à maintes reprises, n'a pas su répondre aux attentes.
Les Albertains en ont assez. Les Canadiens en ont assez. Les gens de ma circonscription et les Albertains qui ont perdu leur travail, qui vivent en ce moment même le désespoir méritent mieux que les politiques inefficaces et que le leadership défaillant du premier ministre, qui accumule les échecs.
Voir le profil de Steven MacKinnon
Lib. (QC)
Voir le profil de Steven MacKinnon
2018-11-28 21:06 [p.24146]
Madame la Présidente, j'ai écouté attentivement le discours de mon collègue.
J'ai passé beaucoup de temps en Alberta. En tant que député du Québec, je suis bien conscient de l'extraordinaire contribution économique et des autres contributions qu'apportent les Albertains au pays, et les gens de ma circonscription en sont bien conscients également. Nous reconnaissons cette contribution et nous sommes reconnaissants envers les Albertains. Cependant, nous savons que, après la crise financière de 2008, le cours mondial du pétrole s'est effondré. Il a connu une chute précipitée qui a gravement touché l'Alberta.
Cependant, il y a un point qui me chicote dans le discours de mon collègue. Pour les Albertains que je connais, la situation ne découle pas de décisions politiques. Ils savent que le gouvernement actuel a tout fait pour que le pétrole soit acheminé vers de nouveaux marchés et pour favoriser l'innovation dans le secteur pétrolier. Je me demande si mon collègue pourrait laisser un peu de côté la partisanerie et reconnaître que les forces du marché ont eu un effet aussi important que n'importe quel autre facteur dans ce dossier.
Voir le profil de Michael Cooper
PCC (AB)
Voir le profil de Michael Cooper
2018-11-28 21:08 [p.24147]
Madame la Présidente, le secrétaire parlementaire fait complètement fausse route. Ce sont les décisions politiques du gouvernement qui ont contribué à faire fuir des investissements de 100 milliards de dollars vers les États-Unis. Cela représente huit fois la contribution du secteur aérospatial au PIB et près de cinq fois celle du secteur de l'automobile. Tout cet argent est parti au sud de la frontière, où on réduit les impôts et allège la réglementation, tandis que le gouvernement canadien augmente les impôts, ajoute des règles et s'en prend aux Albertains et au secteur de l'énergie alors qu'ils peinent déjà à se relever.
Résultats : 1 - 15 de 213 | Page : 1 de 15

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
>
>|