Interventions à la Chambre des communes
 
 
 
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PCC (AB)
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2015-12-07 16:53 [p.70]
Monsieur le Président, je tiens d'abord à remercier les gens extraordinaires de ma circonscription, Lethbridge, en Alberta, de m'avoir fait l'honneur de m'élire députée et de m'avoir confié la tâche de défendre leur point de vue à la Chambre. Pour moi, c'est un immense privilège d'occuper les fonctions de représentante élue, et je m'engage à mériter leur confiance chaque jour de mon mandat. Je défendrai toujours les intérêts supérieurs des gens de ma circonscription. Je suis d'ailleurs impatiente de faire entendre haut et fort le point de vue des gens de Lethbridge dans cette enceinte.
Malheureusement, le discours du Trône présenté par les libéraux va à l'encontre des intérêts des gens de Lethbridge. Je crains pour ma circonscription et plus particulièrement pour les régions rurales.
Le discours du Trône ne parle absolument pas d'agriculture, un secteur important, ni de l'adhésion au Partenariat transpacifique. Les producteurs de boeuf, de porc et de volaille de ma seule région risquent de perdre des centaines de millions de dollars si les libéraux continuent de tergiverser et de retarder la ratification de cette entente. Les producteurs agricoles du Canada évoluent dans l'un des marchés les plus complexes et les plus compétitifs du monde, et le gouvernement actuel ne leur est à peu près d'aucune aide. Ils ont besoin d'un gouvernement qui défende leurs intérêts, et ce n'est manifestement pas le cas du présent gouvernement libéral.
Ce que nous avons vu vendredi, c'est un gouvernement qui cherche avant tout à se récompenser et à récompenser ses amis. Prenons, par exemple, la défense du statu quo au Sénat. Y a-t-il quelqu'un qui croit sérieusement que le comité que les libéraux mettront sur pied pour recommander des nominations apportera un vrai changement? Regardons-y de plus près. C'est un comité qui sera nommé et conseillé par des libéraux et qui choisira ensuite librement des libéraux pour défendre au Sénat le point de vue des libéraux. Il y a donc lieu de se demander s'il s'agit là d'un vrai changement.
Au lieu de permettre aux Canadiens d'avoir leur mot à dire dans le choix de ceux qui les représentent à Ottawa, les libéraux se sont tournés vers les nouveaux aristocrates, les élites laurentiennes, pour combler les sièges vacants au Sénat. Ce qu'il faut au Sénat, c'est une plus grande responsabilité démocratique, pas du népotisme déguisé.
En ce qui a trait à la réforme démocratique, les libéraux n'ont pas l'intention de permettre aux Canadiens de se prononcer sur l'aspect le plus fondamental de notre démocratie, à savoir le système électoral. La majorité libérale tentera plutôt d'imposer un nouveau mode électoral, un mode qui servira les fins partisanes des libéraux au détriment de la population canadienne. Il semble que 2015 marque le début d'une nouvelle tyrannie libérale. La seule approche acceptable à propos d'une question aussi fondamentale que celle-ci serait la tenue d'un référendum qui permettrait aux Canadiens de se faire entendre.
Les libéraux refusent-ils de consulter les Canadiens parce qu'ils ne leur font pas confiance ou parce qu'ils ne veulent pas les écouter?
Les libéraux savent que chaque fois qu'un référendum provincial a été tenu sur cette question, les gens ont exprimé clairement qu'ils préféraient un système uninominal majoritaire à un tour. Toutefois, une consultation ne permettrait pas aux libéraux de choisir un système comme le mode de scrutin pondéré. On prévoit que ce mode permettrait d'élire une majorité de députés libéraux si ceux-ci s'avéraient être le deuxième choix exprimé sur le bulletin de vote par les partisans néo-démocrates et conservateurs. Je dis aux députés que les Canadiens ne sont pas dupes. Les habitants de Lethbridge et de tout le Canada méritent mieux que cela. Ils méritent une représentation solide, stable et honnête.
La triste réalité est que le nouveau premier ministre semble croire ses propres discours. Il est convaincu qu'il peut remédier au déficit à coup de dépenses. Je suppose qu'il tient cette croyance de son père. Malheureusement, cette approche économique aura les mêmes effets désastreux pour le Canada aujourd'hui qu'à l'ère de feu Trudeau.
Comme nous l'avons vu dans les années 1990, même un pays comme le Canada finit par épuiser sa capacité d'emprunt. À ce moment-là, il arrive ce qui arrive en Grèce, où le pays doit faire des coupes radicales dans les services de l'État dont les citoyens ont vraiment besoin. Nous savons comment cela se terminera parce que nous l'avons déjà vu. Il n'y a pas de vrai changement là.
Par le passé, les libéraux ont équilibré le budget au détriment des provinces. Ils ont réduit le financement de l'aide sociale, pourtant nécessaire. Ils ont réduit les transferts aux provinces. Quel a été le résultat? Une décennie de noirceur totale.
Les provinces ont dû annuler des projets d'infrastructures publiques. Des milliers de professionnels de la santé ont déménagé aux États-Unis parce qu'ils ne pouvaient pas rester au Canada. Quant à la classe moyenne, elle a connu des inégalités et un appauvrissement sans précédent.
Il n'y a pas 56 solutions. À mon avis, cela commence par un contrôle des dépenses publiques, la réduction des impôts et une confiance dans les entrepreneurs canadiens pour créer de vrais emplois durables. Les Canadiens savent que toute famille doit équilibrer son budget, sans quoi c'est la faillite. C'est le b. a.-ba de l'économie. Ce n'est pas parce que le gouvernement canadien est plus gros que ce principe ne s'applique pas.
Déjà, le nouveau ministre des Finances est revenu sur son engagement de limiter le déficit à 10 milliards de dollars par année. Aujourd'hui, nous lisons que le plan fiscal libéral a un coût et qu'il entraînera un déficit structurel dès le premier jour.
Les libéraux ont déjà créé un déficit, en un temps record, je dirais. Comme le directeur parlementaire du budget avait déjà confirmé ce printemps que le gouvernement conservateur avait réussi à équilibrer le budget, je trouve le plan des libéraux extrêmement déconcertant.
De plus, ce qui m'inquiète en voyant cela, c'est que les premières victimes sur le plan économique sont toujours les jeunes. Les jeunes travailleurs travaillent dans des industries qui en demandent beaucoup sur le plan physique — comme la construction ou l'industrie pétrolière et gazière — et qui dépendent beaucoup des fluctuations économiques. C'est dans ces industries que se font les premières mises à pied. Les jeunes se trouvent aussi à jouer les rôles qui sont tout au bas de l'échelle. Lorsque des emplois doivent être supprimés dans la population active, ce sont les premiers qui écopent. En Alberta, nous pouvons déjà voir les répercussions économiques sur nos jeunes des politiques du gouvernement néo-démocrate qui fait tout ce qu'il peut pour tuer le marché de l'emploi dans nos plus grandes industries, c'est-à-dire le secteur pétrolier et gazier, et l'agriculture.
Avec leur annonce d'un moratoire empêchant le passage de tout nouveau pipeline en Colombie-Britannique et leur silence quant à ce qu'il conviendrait de faire pour renverser la décision de bloquer Keystone XL, les libéraux font en fait partie du problème, pas de la solution.
Le recours à des subventions gouvernementales pour tenter de créer des emplois pour les jeunes est une solution qui coûte extrêmement cher. Comme nous l'avons déjà vu avec ces politiques gouvernementales qui faussent les marchés, cela ne pourra avoir qu'une incidence négative sur nos jeunes.
Par ailleurs, j'aimerais attirer votre attention sur l'approche que préconisait le Parti conservateur. Depuis le creux de la récession, en 2008, celle-ci a permis de faire reculer le chômage chez les jeunes de façon soutenue. Notre approche fonctionnait bien pour faire accéder les gens à la classe moyenne et pour renforcer cette dernière.
Notre approche mettait l'accent sur un accès accru à une formation axée sur les compétences, sur la diffusion d'information concernant les emplois où la demande est forte, sur la réduction des charges sociales, de manière à donner aux petites entreprises la souplesse nécessaire pour embaucher plus d'employés. Les libéraux ont mis le cap en sens inverse, et je crois que c'est tout à fait nuisible pour la nation canadienne, en particulier pour mes électeurs, dans la circonscription de Lethbridge.
Je voudrais souligner encore une chose: une importante partie de la population a été oubliée dans le discours du Trône, et ce sont les personnes handicapées. Dans le passage du discours qui portait la diversité, il a été question des Autochtones, des immigrants syriens, des anciens combattants, de CBC/Radio-Canada et des industries culturelles canadiennes, mais il n'a pas du tout été question des personnes handicapées.
Je me pose la question: est-ce du vrai changement? Est-ce un changement qui sera avantageux pour le Canada et qui nous fera progresser sous le signe de l'unité nationale vers l'accomplissement d'un beau destin? Je dois dire que la réponse à cette question est non.
Pour terminer, je rappelle aux députés que le gouvernement conservateur a mis en oeuvre une approche stable de l'économie qui mettait l'accent sur l'allégement du fardeau fiscal et la création d'emplois. Cette approche reposait sur la confiance envers les entrepreneurs canadiens, qui savent créer des emplois beaucoup mieux que les programmes gouvernementaux inefficaces. Bref, les conservateurs comprennent que la classe moyenne n'a pas la marge de manoeuvre financière qui lui permettrait de payer plus de taxes et d'impôts.
Les libéraux devront nécessairement hausser le fardeau fiscal s'ils veulent trouver l'argent qu'il faut pour payer leurs dépenses extravagantes. Et comme les mesures fiscales qu'ils veulent imposer aux riches auront en réalité pour effet de réduire les recettes de l'État, c'est la classe moyenne qui devra payer la note. En somme, le Canada n'a pas les moyens de se permettre les dépenses imprudentes et incontrôlables des libéraux.
Il est faux de dire que nous retrouvons le bon vieux Canada. En fait, nous renouons avec les bons vieux déficits, et l'endettement ne se fait jamais à l'avantage de la classe moyenne.
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NPD (BC)
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2015-12-07 17:04 [p.72]
Monsieur le Président, je tiens à féliciter la députée de son élection et à lui souhaiter la bienvenue à la Chambre. Étant donné que c'est la première fois que j'ai l'occasion de prendre la parole en cette 42e législature, j'aimerais également en profiter pour remercier les bonnes gens de Vancouver Kingsway de la confiance qu'ils m'ont témoignée, pour la troisième fois.
Ma question porte sur le Partenariat transpacifique, dont ma collègue a parlé. Elle a très clairement indiqué qu'elle l'appuyait et elle a mentionné l'importance de l'agriculture pour notre pays. Nous savons que le Partenariat transpacifique a été signé durant la campagne électorale fédérale, et quelque 6 000 pages de texte ont été publiées. Il est de notre devoir à tous de prendre le temps d'étudier cet accord. Cela dit, nous connaissons déjà son incidence au pays sur les secteurs sous gestion de l'offre. Nous savons qu'une proportion d'environ 3,5 % des produits laitiers pourra venir de l'étranger, ce qui a mené les conservateurs à annoncer pendant la campagne électorale fédérale le versement d'une indemnité de 4,5 milliards de dollars aux secteurs sous gestion de l'offre et au secteur agricole du pays. Cette situation témoigne de perturbations assez importantes.
Nous savons que les producteurs laitiers, d'oeufs et de volaille seront touchés, et que l'un des piliers de la gestion de l'offre est le contrôle des exportations. En autorisant l'accroissement des exportations au Canada, le Partenariat transpacifique porte atteinte à l'un des principaux piliers de la gestion de l'offre.
La députée appuie-t-elle les secteurs sous gestion de l'offre et le système de gestion de l'offre du pays ou pense-t-elle que le système doit être démantelé?
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PCC (AB)
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2015-12-07 17:06 [p.72]
Monsieur le Président, lorsque des questions comme celle-là sont posées, je pense que nous pouvons soit prendre la parole et fournir des réponses théoriques, soit nous rendre sur place et discuter avec ceux qui sont le plus personnellement touchés.
Pour répondre à la question, j'ai discuté avec mes électeurs, et surtout avec ceux qui sont touchés par le Partenariat transpacifique et les décisions connexes. Je vais citer l'un des agriculteurs avec qui j'ai parlé qui a dit que compte tenu des répercussions du Partenariat transpacifique et de la décision qui a été prise, nous ne pourrions pas avoir de meilleure décision. Voilà qui confirme ce que notre ancien premier ministre a fait durant la campagne électorale, et que nous allons dans la bonne direction en ce qui concerne ce partenariat. Le gouvernement actuel devrait aller de l'avant, et ce rapidement, pour le bien de mes électeurs, mais aussi pour le bien de l'agriculture au pays.
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NPD (BC)
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2015-12-07 17:38 [p.76]
Monsieur le Président, je vais partager le temps qui m'est accordé avec ma collègue la députée de Saskatoon-Ouest.
Permettez-moi de commencer en remerciant sincèrement les gens de Kootenay—Columbia de m'avoir fait l'honneur de les représenter au cours de la 42e législature du Parlement fédéral du Canada. C'est une responsabilité que je prends très au sérieux, car j'ai consacré ma vie à servir le public. Je voudrais également féliciter les gens de la région des Kootenays, d'Elkford à Revelstoke et de Kaslo à Field, pour leur participation remarquable aux élections de 2015. Presque 74 % des électeurs admissibles de ma circonscription ont pris le chemin des bureaux de vote, ce qui représente l'un des taux de participation les plus élevés au Canada.
Je suis particulièrement fier du nombre de membres des Premières Nations et de jeunes qui ont pris une part active aux élections. C'est une très bonne nouvelle dans l'optique de la réconciliation à venir avec nos voisins autochtones, et c'est un signe encourageant pour l'avenir de la démocratie à l'extrémité sud-est de la Colombie-Britannique.
Évidemment, je tiens à remercier ma femme, Audrey, mes enfants, Shawn, Kellie et Adrian, ainsi que ma petite-fille, Lalita. Leur amour, leur soutien et leurs sacrifices m'ont permis d'entreprendre cette aventure.
Les gens de Rocky, de Purcell et des monts Selkirk m'ont envoyé à Ottawa avec des attentes très précises, et je compte bien ne pas les décevoir.
La première attente, c'est que les partis travaillent tous ensemble pour assurer un avenir meilleur aux citoyens de Kootenay—Columbia et du reste du Canada. À vrai dire, les résidants de ma circonscription en ont assez d'un Parlement où la politique partisane semble avoir préséance sur les progrès positifs. Leur désir, tout comme le mien, c'est que la Chambre des communes soit un endroit où les bonnes idées reçoivent un accueil favorable, et ce, peu importe qui en est l'auteur. Monsieur le Président, j'ai été encouragé de constater que vous souhaitez vous aussi que la situation s'améliore au Parlement.
La deuxième attente, c'est que j'amène le gouvernement libéral à rendre des comptes sur ses promesses électorales et que je l'aide à les améliorer. Pour ce faire, mes collègues néo-démocrates et moi appuierons le gouvernement lorsqu'il prendra de bonnes décisions pour le Canada. Nous avons fait preuve de notre volonté de collaborer vendredi dernier lorsque nous avons applaudi les objectifs du discours du Trône touchant la réforme électorale, la nécessité de faire du Canada un chef de file en matière de lutte contre les changements climatiques, le lancement sans tarder d'une enquête sur les femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées et l'accueil des réfugiés syriens au Canada. Ce sont toutes des priorités que partagent mes concitoyens de Kootenay—Columbia.
Cependant, les habitants de ma circonscription s'attendent aussi à ce que nous donnions suite à de nombreuses autres priorités. J'ai cogné à plus de mille portes au cours de la dernière campagne électorale, et voici certains des messages qui m'ont été clairement transmis.
Les familles avec de jeunes enfants veulent des services de garde universels et abordables. Nous avions un plan pour leur en donner, et ces familles veulent connaître le plan libéral en ce sens.
Les petites entreprises ont besoin d’une réduction de leur fardeau fiscal et des frais de carte de crédit, et elles les méritent.
Trop d’aînés vivent dans la pauvreté. C’est inacceptable dans un pays riche comme le Canada que ces aînés ont aidé à bâtir. Il faut au moins bonifier le Supplément de revenu garanti.
Il faut abroger le projet de loi C-51 et non seulement le modifier. Bon nombre de citoyens de ma circonscription l’ont décrit comme le « projet de loi antiterroriste qui sème la peur ». Tout comme moi et de nombreux juristes, ils croient que ce projet de loi peut avoir une incidence indue sur nos droits et nos libertés sans renforcer réellement notre sécurité.
Le Partenariat transpacifique risque de faire mal à l’industrie laitière et fromagère, en particulier dans la région de Creston, dans ma circonscription. Nous ne devrions jamais ratifier un accord commercial qui nuirait à tout secteur agricole canadien. La sécurité alimentaire devrait être un droit fondamental protégé par tous les ordres de gouvernement.
Les soins de santé préoccupent tous les Canadiens. Je suis optimiste et encouragé par la promesse du gouvernement de négocier un nouvel accord sur la santé avec les provinces et les territoires.
Toutefois, il reste à voir si ce nouvel accord portera sur des enjeux de longue date, notamment la nécessité que tous les Canadiens aient un médecin de famille, la réduction du coût des médicaments sur ordonnance, le soutien aux enfants et aux jeunes aux prises avec des problèmes de santé mentale et la présentation d'une déclaration des droits des personnes handicapées ainsi que la prestation aux aînés de l'aide dont ils ont besoin à la maison, dans les centres de soins de longue durée, dans les hôpitaux et dans les établissements de soins palliatifs.
Les électeurs de ma circonscription souhaitent également que la société CBC/Radio-Canada soit financée convenablement et que le courrier soit livré à domicile par Postes Canada.
Évidemment, comme dans bien des cas, ce sont les détails qui posent problème. Par exemple, il est encourageant de voir le leadership qui se manifeste à l'égard des changements climatiques, mais ce leadership ne devient significatif que s'il est jumelé à des cibles fermes, applicables et pertinentes dans le cadre temporel. D'autre part, il est louable de vouloir mettre en oeuvre certaines recommandations de la Commission de vérité et réconciliation du Canada mais, en définitive, les recommandations qui seront retenues et la façon dont elles seront appliquées respecteront-elles l'engagement du gouvernement à l'égard des Premières Nations?
J'ai apprécié que le premier ministre vienne à la séance d'orientation offerte aux nouveaux députés en novembre. Lorsqu'il s'est adressé à nous, il a mentionné que l'opposition avait pour rôle d'améliorer le gouvernement. Je partage entièrement ce point de vue et, à titre de membre de l'opposition progressiste au Canada, c'est précisément ce à quoi j'entends m'employer.
Le discours du Trône me déçoit notamment parce qu'il ne parle pas des parcs nationaux du Canada. Lorsque j'ai lu la lettre que le premier ministre a écrite à la ministre de l'Environnement et du Changement climatique pour lui présenter son mandat, j'ai trouvé encourageant de lire des passages sur la création de parcs nationaux, sur l'amélioration des programmes et des services qui s'y rattachent et sur la restriction de l'exploitation commerciale sur leur territoire.
Pendant la campagne électorale, le gouvernement a aussi promis de consacrer 25 millions de dollars par année à la protection des écosystèmes et des espèces en péril et à l'expansion des réserves fauniques nationales et des sanctuaires d'oiseaux migrateurs. Il a aussi promis d'annuler les compressions que le gouvernement conservateur a imposées à Parcs Canada et de réaffecter 25 millions de dollars de financement à ses programmes et services. Je suivrai de près le budget libéral pour m'assurer que plus de fonds sont affectés, comme il se doit, aux parcs nationaux, qui sont importants pour l'environnement et pour l'économie.
Nous devons également nous assurer que le plan à long terme visant à élargir l'autoroute 1 traversant les parcs nationaux de ma circonscription soit solide et qu'il protège à la fois les usagers et la faune. Il faut aussi créer un nouveau parc national dans la région de l'Okanagan, dans le Sud de la Colombie-Britannique, un projet de longue date.
Je terminerai mon premier discours à la Chambre en racontant une anecdote.
Lors de mes tournées de porte à porte durant la campagne dans Nelson, j'ai rencontré une charmante vieille dame qui a dit qu'elle avait une anecdote à me raconter, mais à condition que j'accepte de la raconter à d'autres. Après avoir entendu son histoire, je lui ai promis de le faire.
Lorsque cette dame était enfant, son père était ami avec Tommy Douglas, qui venait souvent chez elle. Apparemment, M. Douglas était plutôt petit. Un jour, elle se trouvait dans une pièce où il y avait plusieurs adultes, dont un homme de très grande taille qui se tenait debout à côté de Tommy Douglas. Un des autres adultes, regardant les deux, et a dit: « Monsieur Douglas, vous êtes vraiment petit », ce à quoi Tommy Douglas a répondu: « La grandeur d'un homme se mesure en haut des épaules. »
Comme nous le savons, M. Douglas est devenu le père du système de soins de santé universel du Canada dont nous sommes tous si fiers.
Pourquoi est-ce que je raconte cette anecdote? Pour dire que, même si nous sommes peu nombreux dans notre caucus, nous ne manquons pas de bonnes idées qui feront grandir notre pays. Je m'engage à travailler avec tous les députés au cours des quatre prochaines années à rendre Kootenay—Columbia et le Canada encore meilleurs.
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Lib. (MB)
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2015-12-07 18:09 [p.80]
Monsieur le Président, c'est un immense privilège de siéger dans cette merveilleuse institution qu'est la Chambre des communes pour faire part aux Canadiens de ce que nous jugeons important, en fonction de ce que nos concitoyens nous ont dit.
J'aimerais d'abord remercier du fond du coeur les habitants de Winnipeg-Nord. C'est tout un privilège de représenter l'une des meilleures et des plus belles régions du pays. Winnipeg-Nord compte de nombreuses industries différentes. Il s'agit d'une région très diversifiée que je suis fier d'habiter.
De plus, tel qu'il a été mentionné plus tôt, j'aimerais souligner le besoin de changement. Ce besoin s'est exprimé très clairement le 19 octobre dans toutes les régions du pays. Notre parti est le seul à avoir reçu des appuis partout au Canada parce que les Canadiens ont pris conscience de ce besoin de changement et ont pris les mesures nécessaires afin de redorer considérablement l'image de notre pays.
Pour la première fois de l'histoire du Canada, le Cabinet se compose d'un nombre égal de femmes et d'hommes. J'ai le privilège d'avoir été nommé secrétaire parlementaire, et je remercie mon chef de m'avoir confié cette responsabilité.
Je voudrais parler d'un sujet important pour tous les Canadiens, sans égard à leur région: l'économie. Nous en parlons depuis plusieurs années. En fait, lorsque le premier ministre a été élu chef du Parti libéral, il a parlé de l'importance de la classe moyenne au Canada. Deux ans avant son élection en tant que chef du parti, ces mots n'étaient évoqués que rarement à la Chambre des communes, mais il a décidé qu'il fallait en parler. Il voulait être certain que la Chambre aborderait la question de la classe moyenne canadienne.
La classe moyenne est le moteur de notre économie. Si elle se porte bien, notre économie se portera bien. C'est ce qu'on observe également dans les économies mondiales.
Il y a de nombreux aspects du discours du Trône qui permettent aux gens d'envisager l'avenir de notre grand pays avec espoir. J'aimerais également en souligner quelques-uns qui ont une incidence sur la classe moyenne. Nous parlons d'allégements fiscaux. Nous accordons essentiellement un allégement fiscal à la classe moyenne canadienne. Nous créons une taxe qui sera imposée aux Canadiens nantis qui appartiennent à la tranche de revenus la plus élevée, reconnaissant ainsi qu'ils doivent payer leur juste part et que nous devons laisser plus d'argent dans les poches de la classe moyenne.
L'Allocation canadienne aux enfants est une autre façon directe de le faire. Nous devons reconnaître les avantages que ce merveilleux programme offre à la classe moyenne canadienne. Comme bon nombre de mes collègues, personnes apolitiques ou tierces parties l'ont dit, en bonifiant le programme d'Allocation canadienne aux enfants, non seulement nous mettrons de l'argent dans les poches de la classe moyenne, mais nous sortirons aussi les enfants de la pauvreté. Nous pensons que c'est une excellente chose à faire, que nous préconisons depuis de nombreuses années.
Lorsque je pense à ce que les néo-démocrates ont en commun avec les conservateurs, mais qui distingue les libéraux, de nombreux points me viennent à l'esprit. Le premier est l'équilibre budgétaire et l'idée d'avoir un budget équilibré.
Mais amis conservateurs ont besoin d'une leçon d'histoire. Le parti conservateur ne s'est jamais bien débrouillé pour équilibrer les budgets. Le gouvernement précédent a connu un échec retentissant en la matière. Il faut rappeler aux conservateurs qu'ils ont hérité d'un excédent de plusieurs milliards de dollars légué par les anciens premiers ministres Chrétien et Paul Martin. En quelques années, ils l'ont transformé en déficit de plusieurs milliards de dollars, et ce — c'est important de le souligner — avant que la récession ne survienne. Depuis et à l'exception du dernier budget proposé, le gouvernement conservateur a eu chaque année un déficit.
Nous savions toutefois que ce dernier budget était faussement équilibré. Il n'y avait pas d'excédent. Quand je me suis adressé à la Chambre à ce sujet, j'ai dit que nous ne pouvions pas nous fier aux chiffres des conservateurs qui étaient en fait trafiqués. Ce n'est que quelques semaines après, à l'ajournement de la Chambre, que nous avons appris du directeur parlementaire du budget qu'il y avait un déficit d'un milliard de dollars. Je n'invente rien. La vérité est évidente.
Mais pour être juste envers le dernier gouvernement conservateur, la même chose s'était passée lors du précédent gouvernement conservateur. L'ancien premier ministre Jean Chrétien avait hérité d'un déficit qu'il a transformé en excédent.
J'en viens maintenant à mes collègues et amis du Nouveau Parti démocratique qui, eux aussi, ont de la difficulté à ce sujet. Ils s'empressent de dire aux gens ce qu'ils veulent entendre. Des membres du NPD ont déclaré qu'ils présenteraient un budget équilibré. Quelle affirmation irresponsable de la part d'un parti que le chef néo-démocrate qualifie de progressiste! Pendant la campagne, le Nouveau Parti démocratique a promis d'avoir un budget équilibré. Or, dans chacun de leurs discours que j'ai écoutés, ils parlaient de dépenser de l'argent dans un domaine ou dans un autre. Qu'en est-il de la promesse que ce parti a faite aux Canadiens, ceux-là mêmes dont ils ont eu le vote? Qu'en est-il de la promesse d'un budget équilibré qu'a faite ce parti?
D'entrée de jeu, le chef du Parti libéral, aujourd'hui premier ministre du Canada, s'exprime sans détour, avec transparence et honnêteté. Il a clairement affirmé qu'il y aurait un déficit budgétaire cette année.
En ce qui nous concerne, nous savons qu'il convient parfois d'étudier la situation économique. Il n'est pas souhaitable de maintenir l'équilibre budgétaire au début d'une récession, lorsque les gens sentent la pression et le taux de chômage grimpe encore et toujours. Il faut dans de telles circonstances investir dans les Canadiens et notre infrastructure, et ainsi créer des débouchés.
C'est l'engagement qu'a pris le Parti libéral. De par les mesures qu'il prend, le gouvernement démontrera qu'il se soucie vraiment des Canadiens et qu'il sait combien il est important d'investir en eux. Il investira notamment dans l'infrastructure. Nous allons consacrer des milliards de dollars au renforcement des collectivités canadiennes. Les habitants de l'ensemble du Canada verront les projets se mettre en branle. Nous comptons nous intéresser aux questions qui importent pour les Canadiens. Nous reconnaissons le caractère absolument essentiel de l'infrastructure, où il est grand temps d'investir.
Lorsque j'étais dans l'opposition, je me demandais pourquoi le gouvernement ne reconnaissait pas la valeur de l'investissement dans l'infrastructure; nous faisons en quelque sorte les frais de la négligence du précédent gouvernement dans le dossier.
Toutefois, il n'y a rien à craindre. Le gouvernement libéral en fera une priorité. Nous injecterons de l'argent frais pour réaliser les très importants projets qui doivent être entrepris, et ce, au moyen d'un nouveau programme d'infrastructure qui sera 10 fois plus efficace que le programme précédent.
Le libre-échange est un autre sujet de discussion que j'ai abordé à la Chambre au cours des dernières années. Ce que j'aime dans le débat sur le libre-échange, c'est qu'il fait ressortir les différences entre les trois principaux partis politiques. D'un côté, il y a les conservateurs. Nous savons tous qu'ils feront n'importe quoi pour en arriver à un accord, même si cela n'est pas nécessairement dans l'intérêt du Canada. Nous savons que les échanges commerciaux ne se portaient pas très bien sous le gouvernement conservateur. Je le répète, c'est peut-être une leçon d'histoire qu'ils doivent comprendre.
De quoi les conservateurs ont-ils hérité quand ils ont pris les rênes du pouvoir? Ils ont hérité d'un excédent commercial de plusieurs milliards de dollars. Il n'a pas fallu longtemps pour que cet excédent se volatilise.
Au cours des 50 derniers mois, nous avons eu des déficits commerciaux. Ils ont pris un excédent commercial de plusieurs milliards de dollars et en ont fait un déficit commercial de plus d'un milliard de dollars. Nous continuons d'accuser un déficit, en dépit des accords de libre-échange mis en place par le gouvernement, dont la plupart ont reçu l'appui du Parti libéral du Canada, car les libéraux reconnaissent la valeur et l'importance du commerce. Le commerce est bon pour le Canada. Le Canada est un pays commerçant. Nous sommes tous perdants lorsque nous n'investissons pas dans le commerce et ne cherchons pas de débouchés. C'est absolument essentiel. Nous avons besoin du commerce, non seulement aujourd'hui, mais aussi pour notre future croissance économique.
C'est ce que nous avons entendu aujourd'hui dans les réponses de la ministre responsable du commerce, qui est très compétente. Elle a clairement dit que nous devions faire les choses correctement et que les Canadiens devaient participer au débat. Je rappelle encore une fois aux conservateurs que les libéraux comprennent l'importance du dossier et savent que le commerce favorise la création d'emplois. Les milliards qui ont été perdus à cause des déficits commerciaux du gouvernement conservateur précédent se sont traduits par la perte de dizaines de milliers d'emplois, dont un grand nombre dans le secteur manufacturier, notamment en Ontario. Cette province a été très durement touchée par le dernier gouvernement conservateur.
En ce qui concerne l'avenir, nous envisageons d'un oeil favorable le potentiel qui s'offre pour nos marchés, et je suis très confiant. Nous avons constaté ce potentiel lors des rencontres que le premier ministre a eues avec divers leaders mondiaux au cours des quatre dernières semaines. Je signale entre autres que la ministre du Commerce international a eu l'occasion de se rendre aux Philippines et dans d'autres pays. Tout porte à croire que nous nous remettrons en selle et que nous pouvons espérer un excédent commercial. C'est important parce que cela permettrait de créer des emplois et que nous devrions tous nous employer à épauler ce secteur.
Je ne veux pas mettre de côté mes collègues néo-démocrates. Ils tendent à croire que les accords de libre-échange ne sont pas souhaitables. Ils votent constamment, je dis bien constamment, contre de tels accords. Ils parlent de l'accord avec la Jordanie. Je siégeais à la Chambre lorsqu'il y a eu un vote sur cet accord. Comme il s'agissait d'un vote par oui ou non, les néo-démocrates n'ont pas eu à se lever. En toute honnêteté, je reconnais qu'à une occasion, ils ont voté en faveur d'un accord de libre-échange.
Je parle de cela parce que j'aimerais que les néo-démocrates comprennent à quel point il est important de reconnaître que les accords de libre-échange peuvent bel et bien soutenir l'économie canadienne et nous permettre de nous tailler une place dans le monde du commerce. Ils doivent constater qu'il s'agit d'un élément positif pour nous permettre d'aller de l'avant.
J'aimerais également me pencher sur la réforme démocratique. Nous avons été très clairs à ce sujet. Nous avons affirmé que les élections de 2015 seraient les dernières à se tenir selon le système uninominal majoritaire à un tour. Les conservateurs disent que nous ne pouvons pas faire cela. Je regrette, mais il s'agit d'une promesse électorale et nous nous emploierons à la tenir.
Les conservateurs ne reconnaissent pas la nécessité d’une réforme électorale. Ils veulent conserver le même système. Même si les Canadiens ne veulent pas conserver le même système, cela n’a aucune importance à leurs yeux. Les conservateurs veulent conserver ce qu’ils ont.
Nous avons ensuite les néo-démocrates, qui ont déjà pris leur décision. Ils sont d'accord pour qu'on en parle et pour consulter la population, mais ils ont déjà décidé que ce serait la représentation proportionnelle. Ils l’ont déjà affirmé.
Cela me rappelle beaucoup la question de la réforme du Sénat. Je suis de l’Ouest canadien, et je me souviens des conservateurs qui affirmaient haut et fort qu’ils voulaient réformer le Sénat. Qu’ont-ils fait en ce sens lorsqu’ils sont enfin arrivés au pouvoir? Rien. Rien du tout.
En fait, la plus importante réforme du Sénat des huit dernières années s’est produite lorsque le chef du Parti libéral du Canada a indiqué que les sénateurs ne pouvaient pas faire partie du caucus libéral élu. C’est la plus importante réforme du Sénat. C’est tout, et les conservateurs n’ont absolument rien eu à voir avec cela.
Les néo-démocrates, quant à eux, prétendent refléter la volonté des Canadiens. Ils leur disent: « Peu importe ce que vous pensez, notre opinion est faite. Elle consiste à abolir le Sénat, même si c'est presque impossible. » Il faut comprendre que l'unanimité des provinces est nécessaire pour que cela se produise. Est-ce que cela empêche le NPD de prendre un tel engagement? Non.
Je le répète, nous nous efforçons de répondre au désir des Canadiens. Les choses doivent changer. Nous allons proposer de nombreux changements au Sénat qui peuvent être apportés à l'interne, sans modifier la Constitution. J'invite les conservateurs et les néo-démocrates à considérer la réforme de manière plus positive et peut-être même à y contribuer.
Durant la présente législature, nous allons certainement aborder de nombreux autres dossiers qui sont importants non seulement pour les électeurs de ma circonscription mais également pour l'ensemble des Canadiens, comme une enquête sur les femmes et les filles assassinées ou disparues. Il y en a plus de 1 200 au total et un grand nombre d'entre elles viennent de Winnipeg-Nord. Cette enquête s'impose depuis longtemps. Je crois comprendre que les députés l'appuient presque à l'unanimité et que les députés conservateurs en reconnaissent l'importance.
Les soins de santé représentent un enjeu important pour tous les Canadiens et le présent gouvernement. Celui-ci souhaite collaborer avec les provinces pour conclure un nouvel accord sur les soins de santé. Le dernier date de l'époque de Paul Martin. C'est grâce à cet accord que le financement atteint des niveaux records aujourd'hui. Le Canada a besoin d'un nouvel accord sur les soins de santé et nous allons déployer des efforts en ce sens.
Je pourrais parler d'agriculture, par exemple de l'industrie du porc au Manitoba, et souligner à quel point il faut nous efforcer de diversifier les collectivités rurales et de soutenir les collectivités agricoles. J'ai eu la chance de visiter plusieurs collectivités rurales et j'avoue avoir un faible pour l'industrie du porc, mais il y aurait beaucoup d'autres sujets à aborder. Je repense aux montagnes de blé qu'il fallait acheminer jusqu'à la côte lors du démantèlement de la Commission canadienne du blé. Le gouvernement n'arrivait pas à assurer le transport du blé jusqu'aux marchés. Résultat: des occasions ratées.
Il y a tellement à dire et à faire. Je n'ai pas encore eu l'occasion de parler d'immigration, par exemple des visas de visiteurs, des délais de traitement, ou du fait que le Parti libéral s'est engagé à investir dans la fonction publique afin de raccourcir ces délais. Il s'agit donc de traiter la fonction publique avec respect, ce que le gouvernement précédent oubliait parfois.
Il a aussi été question d'autres sujets, dont la criminalité, la sécurité, le logement et les questions sociales, pour ne nommer que ceux-là.
Je vois que mon temps de parole est écoulé. Je serai heureux de répondre aux questions des députés et de fournir plus de renseignements.
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Lib. (NS)
Honorables Sénatrices et Sénateurs,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Mesdames et Messieurs,
En tant que représentant de Sa Majesté la Reine, je suis heureux d’être ici pour prononcer le discours du Trône.
Je souhaite la cordiale bienvenue à ceux qui reprennent leurs fonctions de parlementaires, ainsi qu’à ceux qui reviennent après une absence. Sachez que votre expérience est précieuse.
Je souhaite également la bienvenue aux 197 députés nouvellement élus. Notre pays a besoin de votre enthousiasme et de nouvelles idées.
J’invite tous les parlementaires à travailler ensemble dans un nouvel esprit d’innovation, d’ouverture et de collaboration.
En tant que gouverneur général, j’ai moi-même vu combien le Canada est un grand pays, d’un océan à l’autre.
Je sais aussi qu’il peut être meilleur.
Comment?
Nous devons plus que jamais être avisés et bienveillants.
Notre époque n’exige rien de moins.
Le Canada prospère en grande partie parce que les diverses perspectives et opinions y sont célébrées, et non tues.
Il en sera de même au Parlement.
Tous les membres y seront honorés, respectés et entendus, peu importe leur allégeance. Car ici, en ces chambres, la voix de tous les Canadiens et Canadiennes est importante.
N’oublions pas toutefois que les Canadiens et Canadiennes ont clairement indiqué qu’ils souhaitaient un réel changement. Ils veulent que leur gouvernement fasse différentes choses, et ce, différemment.
Ils veulent pouvoir faire confiance à leur gouvernement.
En outre, ils veulent un leadership axé sur ce qui est le plus important pour eux.
Par exemple, des mesures qui favorisent la croissance économique, créent des emplois, renforcent la classe moyenne et aident ceux et celles qui travaillent fort pour en faire partie.
En écoutant attentivement et en se comportant de façon respectueuse, le gouvernement peut relever ces défis et tous les autres qui se présenteront à lui.
En concertant ses efforts au service de tous les Canadiens et Canadiennes, le gouvernement peut apporter de vrais changements.
Et voici comment il s’y prendra.
CROISSANCE DE LA CLASSE MOYENNE
Premièrement, le gouvernement estime que tous les Canadiens et Canadiennes devraient avoir des chances réelles et égales de réussite, laquelle repose sur le renforcement et la croissance de la classe moyenne.
La priorité immédiate du gouvernement sera donc une baisse d’impôts pour la classe moyenne.
Pour l’économie canadienne, il s’agit d’une mesure équitable et judicieuse.
Le gouvernement s’est aussi engagé à accorder une aide directe à ceux qui en ont besoin en donnant moins à ceux pour qui ce n’est pas le cas. Et c’est exactement ce que permettra de faire la nouvelle Allocation canadienne aux enfants.
En outre, puisque l’investissement public est essentiel pour stimuler et soutenir la croissance économique, la création d’emplois et la prospérité économique, le gouvernement fera de nouveaux investissements majeurs dans le transport en commun, les infrastructures vertes et les infrastructures sociales.
Afin de donner aux Canadiens et aux Canadiennes une retraite plus sûre, le gouvernement travaillera avec les provinces et les territoires en vue d’améliorer le Régime de pensions du Canada.
Le système d’assurance-emploi sera renforcé pour qu’il soutienne plus efficacement à la fois l’économie du pays et tous les Canadiens et Canadiennes qui en ont besoin.
Afin d’améliorer les perspectives d’avenir des jeunes Canadiens et Canadiennes, particulièrement ceux provenant de familles à revenu faible ou moyen, le gouvernement travaillera avec les provinces et les territoires pour rendre l’éducation postsecondaire plus abordable.
Et pour contribuer à la santé et au bien-être de l’ensemble des citoyens, le gouvernement amorcera le travail avec les provinces et les territoires pour mettre en place un nouvel accord sur la santé.
Le gouvernement réalisera ces initiatives, parmi d’autres, tout en respectant un plan de gestion financière responsable et transparent, et adapté aux périodes économiques difficiles.
UN GOUVERNEMENT OUVERT ET TRANSPARENT
Deuxièmement, le gouvernement s’engage à être ouvert et transparent.
La confiance des Canadiens et Canadiennes à l’égard des institutions publiques — y compris le Parlement — a parfois été brisée. En faisant preuve de plus d’ouverture et de transparence, le Parlement peut rétablir cette confiance.
Pour veiller à ce que chaque vote compte, le gouvernement mènera des consultations sur la réforme électorale, puis fera en sorte que l’élection de 2015 aura été la dernière à être menée selon le système électoral majoritaire à un tour.
Pour rétablir la confiance de la population et mettre fin à la partisanerie, le gouvernement respectera son engagement concernant la réforme du Sénat en mettant sur pied un nouveau processus non partisan et fondé sur le mérite afin de conseiller le premier ministre concernant les nominations au Sénat.
Et pour que les Canadiens et Canadiennes se fassent mieux entendre à la Chambre des communes, il favorisera la tenue de débats ouverts et le recours au vote libre. En outre, il réformera et renforcera les comités.
Il faut également souligner ce que le gouvernement ne fera pas: il n’utilisera pas les publicités du gouvernement à des fins partisanes, il n’entravera pas le travail des agents parlementaires, et il n’aura pas recours à des mécanismes tels que la prorogation et les projets de loi omnibus pour éviter les examens minutieux.
UN ENVIRONNEMENT SAIN ET UNE ÉCONOMIE FORTE
Troisièmement, le gouvernement prouvera aux Canadiens et Canadiennes ainsi qu’au monde entier qu’un environnement sain et une économie forte vont de pair. L’un est impossible sans l’autre.
La protection de l’environnement et la croissance de l’économie ne sont pas des objectifs incompatibles; en fait, notre succès futur repose sur les deux.
La semaine dernière, les premiers ministres se sont réunis avant les discussions internationales sur les changements climatiques. Il s’agissait de la première étape d’un important processus en cours.
En travaillant ensemble, le gouvernement continuera d’assurer un leadership alors que le Canada travaille à mettre un prix sur le carbone et à réduire la pollution par le carbone.
Pour favoriser la croissance économique, le gouvernement réalisera des investissements stratégiques dans les technologies propres, fournira un soutien accru aux entreprises qui cherchent à exporter ces technologies, et prêchera par l’exemple en ce qui en trait à leur utilisation.
Et dans le cadre des efforts destinés à rétablir la confiance de la population, le gouvernement mettra en place de nouveaux processus d’évaluation environnementale.
Les commentaires du public seront sollicités et pris en compte, les effets sur l’environnement seront compris et atténués, les décisions seront fondées sur les données scientifiques, et les peuples autochtones participeront davantage à l’examen et à la surveillance des grands projets d’exploitation des ressources.
LA DIVERSITÉ FAIT LA FORCE DU CANADA
Quatrièmement, le programme du gouvernement tient compte de la diversité qui fait la force du Canada.
Les Canadiens et Canadiennes ont élu un gouvernement qui nous rassemblera, et non qui nous opposera les uns aux autres. Le Canada est fort, non pas malgré nos différences, mais grâce à elles.
La force du Canada réside entre autres dans nos expériences communes, dans la diversité qui inspire notre pays et le monde, et dans la façon dont nous nous traitons mutuellement.
Parce qu’il s’agit de la bonne marche à suivre et aussi d’une façon de stimuler la croissance économique, le gouvernement rétablira la relation de nation à nation entre le Canada et les peuples autochtones, une relation fondée sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat.
Entre autres mesures, le gouvernement collaborera à la mise en œuvre de recommandations de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, lancera une enquête sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, et travaillera avec les Premières Nations afin que chaque enfant d’une Première Nation reçoive une éducation de qualité.
Le gouvernement facilitera le processus permettant aux immigrants de s’établir et de réussir au Canada, d’être réunis avec leur famille et de contribuer au succès économique de l’ensemble des citoyens canadiens.
En réponse au besoin urgent qui se fait sentir à l’échelle internationale, et en se fondant sur le désir d’aider qu’expriment les Canadiens et Canadiennes, le gouvernement accueillera 25 000 nouveaux citoyens en provenance de la Syrie d’ici la fin février 2016.
En reconnaissance des services rendus par les anciens combattants du Canada, le gouvernement déploiera davantage d’efforts pour les aider ainsi que leur famille.
Le gouvernement appuiera la société CBC/Radio-Canada, encouragera l’utilisation des langues officielles du pays, et investira dans les industries culturelles et créatives canadiennes.
SÉCURITÉ ET POSSIBILITÉS
Cinquièmement, le gouvernement s’engage à accroître la sécurité des Canadiens et Canadiennes et à leur offrir plus de possibilités.
Le peuple canadien est ouvert, tolérant et généreux. Nous savons qu’en aidant ceux dans le besoin, nous renforçons nos collectivités et les rendons plus sûres et plus prospères.
Le gouvernement renforcera ses relations avec ses alliés, notamment avec les États-Unis, son meilleur ami et partenaire.
Sur le plan international, le gouvernement axera ses efforts d’aide au développement sur l’assistance aux plus pauvres et aux plus vulnérables.
Pour aider à faire avancer la paix dans le monde, le gouvernement renouvellera l’engagement du Canada à l’égard des opérations de maintien de la paix des Nations Unies et continuera de collaborer avec ses alliés dans la lutte contre le terrorisme.
Pour assurer la sécurité des Canadiens et Canadiennes et être prêt à agir au besoin, le gouvernement lancera un processus d’examen ouvert et transparent des capacités de défense actuelles, et investira pour bâtir une force militaire rationalisée, plus souple et mieux équipée.
Afin d’élargir les possibilités économiques offertes aux Canadiens et Canadiennes, le gouvernement négociera des ententes commerciales avantageuses et saisira d’autres occasions dans les marchés émergents.
Le gouvernement reconnaît que le Canada est un pays fondamentalement sécuritaire où la paix règne, et il travaillera à assurer la sécurité de la population tout en protégeant les droits et les libertés que nous chérissons.
Cela comprend le dépôt de mesures législatives qui accroîtront le soutien aux survivants de la violence conjugale et d’agressions sexuelles, qui contribueront à faire disparaître de nos rues les armes de poing et d’assaut, et qui légaliseront et réglementeront la consommation de marijuana et limiteront l’accès à cette substance.
CONCLUSION
Le programme présenté aujourd’hui est certes ambitieux, mais il n’a pas été élaboré en vase clos.
Il s’agit plutôt du fruit de conversations avec les Canadiens et Canadiennes, lesquels ont clairement et franchement indiqué au gouvernement ce dont ils ont besoin pour réussir.
Les Canadiens et Canadiennes sont des gens confiants. Nous nous connaissons et savons dans quel pays nous souhaitons vivre.
Nous savons que le Canada est capable de grandes réalisations, et que le succès ne se définit pas uniquement que par nos réussites personnelles, mais aussi par le legs à nos enfants d’un monde meilleur, plus pacifique et prospère.
Lorsque vous songerez à l’importante tâche qui vous attend, n’oubliez pas que les Canadiens et Canadiennes vous ont accordé leur confiance, et que c’est maintenant à vous qu’incombe la responsabilité sacrée de contribuer à bâtir ce monde meilleur.
En mettant l’accent sur la croissance de la classe moyenne; sur un gouvernement ouvert et transparent; sur un environnement sain et une économie forte; sur un Canada plus fort; et sur une meilleure sécurité et plus de possibilités, le gouvernement réalisera le vrai changement.
Cela prouvera non seulement qu’un monde meilleur est possible, mais qu’il s’agit en fait du résultat inévitable lorsque les Canadiens et Canadiennes travaillent de concert.
Mesdames et Messieurs les Députés, vous serez appelés à voter les crédits nécessaires au financement des services et des dépenses approuvés par le Parlement.
Honorables Sénateurs et Sénatrices, Mesdames et Messieurs les Députés, puisse la Divine Providence vous guider dans vos réflexions et vous rendre dignes de la confiance qui vous est accordée.
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Lib. (ON)
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2015-12-04 16:55 [p.18]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de Perth—Wellington de sa question et je le félicite également pour son élection.
Le gouvernement s'engage à collaborer avec les députés d'en face au sujet des accords internationaux et à veiller à ce que le commerce soit une priorité au pays pour faire croître notre économie. Nous devons toutefois tenir compte des intérêts des Canadiens dans ces accords. Le gouvernement s'engage à rechercher le juste équilibre à cet égard.
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