Interventions à la Chambre des communes
 
 
 
Fil RSS basé sur les critères de recherche Exporter les résultats de recherche - CSV (texte brut) Exporter les résultats de recherche - XML
Ajouter un critère de recherche
Voir le profil de Peter Julian
NPD (BC)
Voir le profil de Peter Julian
2019-06-18 20:57 [p.29355]
Monsieur le Président, un des problèmes de l'entente concerne ses répercussions sur la gestion de l'offre. Des fermiers et des fermières de partout au pays regardent ce qui a été concédé aux Américains, pour ne parler que des produits laitiers.
Quand j'arrive à New Westminster, je vois du lait américain sur les tablettes pour la première fois de ma vie. Ce lait est bon marché, puisqu'il contient en partie des ingrédients comme l'hormone de croissance bovine. C'est un lait de qualité inférieure, en général, mais offert à un prix qui fait en sorte que les consommateurs se retrouvent dans une position difficile.
La question que je pose à ma collègue est très simple. Pourquoi le Canada et le gouvernement ont-ils concédé autant en ce qui concerne la gestion de l'offre? Cela fait en sorte de soumettre tout ce qui existe présentement dans le marché sous la gestion de l'offre.
De plus, pourquoi n'ont-ils pas offert une compensation à la hauteur de ce que les fermiers et les fermières laitières pourraient s'attendre d'un gouvernement qui les appuie?
Voir le profil de Peter Julian
NPD (BC)
Voir le profil de Peter Julian
2019-06-18 20:59 [p.29356]
Monsieur le Président, j'ai posé une question. Il suffisait de me répondre, mais, comme d'habitude, le gouvernement libéral préfère attaquer le NPD.
En ce qui concerne les ententes commerciales, le NPD a toujours appuyé les ententes de commerce équitable, alors que, du côté des conservateurs et des libéraux, on ne parle pas du tout d'ententes de commerce équitable, on parle d'ententes qui laissent beaucoup à désirer par rapport au Canada et aux Canadiens.
Je suis très content que ma collègue ait mentionné que le NPD est le seul parti qui appuie des ententes de commerce équitable. Il est le seul. Les vieux partis comme d'habitude sont prêts à signer n'importe quoi à n'importe quel prix. Nous, nous avons toujours préconisé une évaluation des ententes pour voir ce qu'on y gagne et ce qu'on y perd, afin d'avoir un commerce gagnant pour toutes les parties, une entente de commerce équitable. Les libéraux n'ont jamais offert un seul...
Voir le profil de Peter Julian
NPD (BC)
Voir le profil de Peter Julian
2019-06-18 22:22 [p.29367]
Madame la Présidente, le député de Windsor-Ouest est l'expert de la Chambre en matière de questions frontalières. Depuis longtemps, il est un chef de file à la Chambre sur ces questions, ainsi que sur notre relation avec les États-Unis. Grâce à son expertise dans l'industrie et dans le secteur de l'automobile, il comprend à quel point il est important que le Canada soit en position de force quand il négocie des accords.
Or, nous avons constaté que le gouvernement conservateur précédent et, maintenant, le gouvernement libéral actuel ne semblent pas bien préparés. Ils entament des négociations sans saisir les répercussions de ce qu'ils négocient. Que ce soit sous les conservateurs ou sous les libéraux, nous n'avons vu aucune évaluation des répercussions des mesures prises dans le cadre des accords commerciaux.
Je veux demander au député de Windsor-Ouest s'il est conscient de ce manque de préparation et de diligence raisonnable, de ce travail bâclé, qu'on a observé tant chez le gouvernement libéral que chez le gouvernement conservateur?
Voir le profil de Peter Julian
NPD (BC)
Voir le profil de Peter Julian
2019-06-18 22:41 [p.29369]
Monsieur le Président, je remercie la députée de Windsor—Tecumseh d'avoir parlé avec tant d'éloquence des enjeux commerciaux, comme elle l'a fait tout au long de la présente législature. Elle a été très efficace. Puisqu'elle habite près de la frontière, elle est consciente des enjeux et elle comprend à quel point il est important d'établir un partenariat solide avec les États-Unis, mais aussi d'avoir un gouvernement canadien qui défend réellement les intérêts du Canada.
Ce n'est certes pas ce qui s'est passé sous le gouvernement libéral actuel, ni sous le gouvernement conservateur, d'ailleurs. Les deux gouvernements avaient hâte de signer n'importe quelle entente au lieu d'accomplir le long et pénible travail requis en vue de préparer le terrain pour les négociations, ainsi que d'analyser et de déterminer les répercussions sur chaque secteur.
Je siège à la Chambre depuis 15 ans, et je n'ai jamais vu un accord pour lequel le gouvernement s'était adéquatement préparé. C'est pourquoi, dans le cadre d'un si grand nombre d'accords conclus sous les conservateurs et les libéraux, les exportations des autres marchés augmentent tandis que les exportations canadiennes chutent. Étant donné que les gouvernements ne déploient pas les efforts requis et ne font pas preuve de diligence raisonnable — et, à cet égard, les libéraux poursuivent dans la même voie que l'ancien gouvernement de M. Harper —, la députée de Windsor—Tecumseh pourrait-elle nous expliquer pourquoi il est si important de faire preuve de diligence raisonnable et de comprendre ce qui est en jeu lorsqu'on entame des négociations?
Voir le profil de Peter Julian
NPD (BC)
Voir le profil de Peter Julian
2019-06-18 23:04 [p.29372]
Monsieur le Président, c'est toujours un plaisir d'écouter le député, mais il faut une dose de réalisme. La réalité, bien sûr, comme le savent les députés, c'est que la famille canadienne moyenne croule sous la dette la plus élevée de l'histoire du pays. D'ailleurs, il ne s'agit pas seulement du fardeau de la dette le plus élevé de l'histoire du pays, il s'agit de la dette des ménages la plus élevée de tous les pays industrialisés. Par conséquent, les libéraux ont écrit l'histoire en faisant crouler les familles canadiennes sous la dette la plus élevée de tous les pays industrialisés de l'histoire. C'est un fait. C'est la réalité.
Les députés le savent, le taux de participation à la population active au Canada est le plus bas de l'histoire. Cela signifie que près de 40 % des Canadiens en âge de travailler ne font pas partie de la population active. Comme le sait le député, cela a une incidence sur les statistiques relatives au chômage, parce que cela signifie que la plupart des gens ont simplement abandonné la recherche d'un emploi. Cela aussi, c'est un fait que nous a donné Statistique Canada.
S'ajoute à cela et à la pire crise du logement de l'histoire du pays le fait que les Canadiens peinent à s'acheter des médicaments. Un Canadien sur cinq n'a pas les moyens d'acheter les médicaments dont il a besoin. Voilà pour la dose de réalité.
Il arrive aux députés libéraux de se laisser emporter par leur idéologie et par les tapes dans le dos de leurs collègues, et ils deviennent aveugles à ce qui se passe réellement partout au pays. Le problème ici est que, en voulant signer sans attendre un accord qui n'a même pas été peaufiné, comme l'a si bien fait valoir le député de Windsor-Ouest, nous allons faire en sorte que le coût des médicaments sous ordonnance explose, alors que la plupart des Canadiens n'ont déjà pas les moyens d'en acheter.
Le député peut-il dire ce qu'il pense du fait que la plupart des Canadiens n'ont pas les moyens d'acheter les médicaments dont ils ont besoin?
Voir le profil de Peter Julian
NPD (BC)
Voir le profil de Peter Julian
2019-05-14 11:38 [p.27737]
Madame la Présidente, nous appuyons le projet de loi S-6 parce que nous l’avons lu et que nous savons qu’à Madagascar, le taux d’imposition est à peu près le même qu’au Canada. En revanche, nous n’appuyons pas les autres accords fiscaux que le gouvernement a signés avec des paradis fiscaux étrangers. Lorsque le taux d’imposition est de 0 %, c’est un paradis fiscal, et c’est donc une façon de légaliser l’évasion fiscale.
C’est aussi pour cette raison que, souvent, nous n’avons pas appuyé les accords commerciaux signés par les conservateurs au cours de la dernière législature. Dans la bouche d’un conservateur, un accord commercial équitable est un oxymoron. Les conservateurs n’ont jamais signé un seul accord commercial équitable.
Ce que nous ferions, en fait, c’est examiner l’accord commercial. Nous ferions preuve de la diligence requise. Nous demanderions aux fonctionnaires quel type d’analyse d’impact a été faite à son sujet. Souvent, sous le gouvernement Harper, on nous répondait qu’il n’y avait pas eu d’analyse. Les conservateurs voulaient couper le ruban, mais n’avaient fait aucune analyse.
C’est pourquoi, systématiquement, sous le gouvernement Harper, accord commercial après accord commercial, nos exportations vers ces marchés ont baissé, alors que les importations en provenance de ces marchés ont augmenté. C’est pourquoi nous avions un déficit commercial record sous le gouvernement Harper. Les conservateurs ne lisaient pas les clauses en petits caractères. Ils se contentaient de vendre la ferme à tous les coups. Pas une fois ils n’ont fait d’analyse d’impact économique. Pas une fois, ils n’avaient idée du nombre d’emplois qui seraient perdus. Les conservateurs étaient totalement irresponsables en matière commerciale et c’est une des raisons pour lesquelles ils siègent dans l’opposition à la Chambre.
Voir le profil de Peter Julian
NPD (BC)
Voir le profil de Peter Julian
2018-11-01 12:43 [p.23129]
Madame la Présidente, je vais répondre sur la question des taxes parce qu’il est ridicule de la part des libéraux de prétendre que les petites mesures qu’ils prennent dans cette loi d’exécution du budget permettent d'une quelconque manière de lutter contre l’évasion fiscale de grande ampleur à laquelle se livrent quelques-uns des Canadiens les plus riches. Il y a une raison si nous voyons dans ce pays une plus grande concentration de la richesse que jamais auparavant et si deux milliardaires sont à eux seuls aussi riches que près du tiers de la population canadienne, soit plus de 11 millions de personnes. L’écart est abyssal.
Nous avons aujourd’hui des chefs d’entreprise qui paient moins d’impôts que leurs secrétaires à cause de ce déséquilibre, à cause des paradis fiscaux, à cause du fait que les géants du Web se débrouillent pour ne pas payer d’impôts du tout. Les libéraux répondent par de beaux discours. Comme le député vient de le dire, ils déclarent avoir investi un milliard de dollars dans l’Agence du revenu du Canada. En réalité, cet argent a servi à s’en prendre aux simples familles pour leur retirer leurs prestations et à s’en prendre aux personnes handicapées qui réclamaient le crédit d’impôt pour personnes handicapées.
Ce qu’il nous faut, c’est un changement fondamental. Nous devons mettre fin à ces paradis fiscaux à l’étranger et aux abus commis par les géants du Web, et seul le NPD le fera.
Voir le profil de Peter Julian
NPD (BC)
Voir le profil de Peter Julian
2018-09-17 18:07 [p.21446]
Monsieur le Président, j'aimerais que le député revienne sur les effets que cet accord commercial aurait en réalité sur les collectivités du pays puisqu'il s'attaque à la gestion de l'offre, ce que le gouvernement refuse de reconnaître.
Nous, les néo-démocrates, sommes les abeilles ouvrières du Parlement. Nous avons pris le temps de lire cet accord et d'en dégager les répercussions. Nous savons que le pays perdrait jusqu'à 60 000 emplois. En ce qui a trait à la gestion de l'offre, nous savons ce que suppose l'accord pour les agriculteurs et les collectivités agricoles de la province du député, le Manitoba. Nous savons aussi ce qu'il signifie pour les travailleurs du secteur manufacturier, surtout ceux du secteur de l'automobile, sur le plan des pertes d'emplois.
Quels seront les résultats? Pourquoi les libéraux et les conservateurs essaient-ils de faire adopter ce projet de loi à toute vitesse plutôt que de tenter de régler tous les problèmes que renferme cet accord commercial?
Voir le profil de Peter Julian
NPD (BC)
Voir le profil de Peter Julian
2018-09-17 18:13 [p.21447]
Monsieur le Président, je suis heureux d’intervenir à propos de ce projet de loi très important, auquel nous nous opposons à cause des graves préjudices découlant d’une série de négociations bâclées et de sa mise en oeuvre extrêmement inefficace de la part du gouvernement.
J’aimerais commencer par saluer le travail de la porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière de commerce, la députée d’Essex. Elle a fait preuve d’une éloquence extraordinaire dans ce dossier qu’elle a étudié à fond. Elle a lu l’accord et y a repéré les problèmes. Elle est d’ailleurs la seule membre du comité du commerce à avoir été sensible aux centaines de témoignages exprimés par des gens de tous horizons sur les problèmes découlant de cet accord. Elle est aussi la seule membre du comité du commerce à avoir écouté ces rétroactions et défendu les Canadiens qui les exprimaient. Nous remercions donc la députée d’Essex pour le travail qu’elle a mené dans ce dossier.
Ma présence à la Chambre s’explique en partie par mon intérêt pour les questions commerciales. Je m’y intéressais déjà avant d’occuper le poste de PDG de la grande entreprise sociale qu’est la Western Institute for the Deaf and Hard of Hearing. Cette entreprise s’occupait d’exporter toute une gamme d’appareils destinés aux personnes sourdes, devenues sourdes et malentendantes. Nous avons présenté sur notre site Web une gamme complète de produits uniques que nous ont commandés des gens des États-Unis et même d’Europe.
J'avais demandé l'appui du gouvernement fédéral à l'époque. C'était avant que je devienne député. J'avais demandé quelle sorte d'aide était disponible pour soutenir l'exportation. On m'avait dit qu'il n'y avait pas grand-chose et que je devais demander un prêt, un peu comme on peut demander un prêt pour faire des études postsecondaires. On peut s'endetter. C'est à peu près le seul moyen dont le gouvernement fédéral offre son aide aux exportateurs. C'est toujours le cas aujourd'hui, 15 ans plus tard. Nous avons un des pires bilans en matière de soutien à l'exportation parmi les grands pays industrialisés. L'Australie fournit 500 millions de dollars par année pour subventionner son secteur des exportations. Le Canada ne fournit qu'une fraction de ce montant — quelques milliers de dollars par année. D'après moi, c'est là la pierre angulaire de ce qui est devenu une politique commerciale profondément dysfonctionnelle.
Nous avons un gouvernement — avant, c'était un gouvernement conservateur, maintenant, c'est un gouvernement libéral — qui conclut des accords sans effectuer aucune analyse de leurs répercussions ou comprendre leurs conséquences économiques et qui soumet ces accords à la hâte à la Chambre des communes.
Le débat que nous avons entendu aujourd'hui n'a pas porté sur l'accord. Du côté du NPD, nous débattons de l'accord, bien sûr, parce que nous l'avons lu. Nous présentons les objections qui ont été soulevées au comité du commerce par des groupes canadiens d'un océan à l'autre. Toutefois, les conservateurs et les libéraux n'invoquent que des théories farfelues sur le commerce. Bien sûr que nous sommes en faveur du commerce, mais nous voyons deux types d'approches du commerce dans le monde.
S'agissant de gouvernements conservateurs ou libéraux, il ne semble pas y avoir grand différence entre les deux partis, comme nous l'avons vu plus tôt, lorsqu'une députée libérale s'est jointe aux conservateurs, et comme nous l'avons déjà vu lorsque des députés conservateurs ont rejoint les libéraux. Il ne semble pas y avoir de distinction entre les deux partis, si ce n'est pour les couleurs et quelques politiques. Toutefois, indépendamment du gouvernement en place, qu'il soit libéral ou conservateur, il appuie toujours un modèle de commerce descendant. C'est ce qu'ils appellent le libre-échange, mais c'est en fait un modèle descendant. Il aide certainement les lobbyistes, mais cela n'aide pas les gens ordinaires dans le pays.
Selon nous, le commerce équitable peut apporter les bienfaits du commerce, mais nous voulons veiller à ce que ces bienfaits aillent aux gens ordinaires. Il n'y a rien de pire qu'un politicien qui, sans avoir lu le texte de l'accord, ne s'en tient qu'aux notes d'allocution, affirme que l'accord doit être dans l'intérêt de tous puisque le commerce est bon et accable de nombreux secteurs de l'économie par son vote.
Attardons-nous aux incidences. Aujourd'hui, plusieurs intervenants dans ce coin-ci de la Chambre ont parlé des conséquences attendues à la suite de la signature de l'accord.
L'incidence est grande pour le secteur soumis à la gestion de l'offre, et pas seulement pour les producteurs de lait, de volailles ou d'oeufs. Lorsqu'on étudie de près la gestion de l'offre, on constate que les conséquences touchent les collectivités entières. Les libéraux se défendent en tenant de beaux discours sur la gestion de l'offre, mais, de l'autre côté, ils signent des accords et tentent de faire adopter à la Chambre des projets de loi dévastateurs pour le secteur soumis à la gestion de l'offre. Nous sommes d'avis que la gestion de l'offre est une approche réellement efficace.
Toute la journée, nous avons affirmé qu'il est important d'assurer la prospérité des collectivités agricoles soumises à la gestion de l'offre. Le secteur soumis à la gestion de l'offre perdra des milliers d'emplois si on force l'adoption du projet de loi.
Passons maintenant à l'automobile. La députée d'Essex connaît bien ce secteur; elle y a travaillé. Les représentants de l'industrie ont affirmé que l'accord provoquera la disparition de dizaines de milliers d'emplois. Nous parlons donc d'une perte totale de 58 000 emplois, en tenant compte du secteur automobile, de celui soumis à la gestion de l'offre et d'autres industries. Pourtant, personne du gouvernement libéral n'a encore pris la parole au sujet des aspects problématiques de l'entente et du projet de loi. Les libéraux tiennent des propos ronflants sur les avantages du commerce, mais ce ne sont pas tous les accords commerciaux qui sont bons. Ce n'est pas le cas si nous torpillons des dizaines de milliers d'emplois au Canada et si nous n'avons pas mené une analyse des répercussions sur l'économie. Si nous n'avons pas fait nos devoirs, un accord n'est pas nécessairement avantageux.
Les libéraux ont souligné que quelques secteurs névralgiques, du moins à l'échelle nationale, sont soutenus et qu'il y a un potentiel de croissance dans un certain nombre de domaines. Cependant, je reviens à mon argument initial à propos de l'époque où j'étais exportateur dans une entreprise sociale qui offrait un produit unique. Le gouvernement n'était pas prêt à donner un soutien à la promotion des exportations. Pourtant, tous les autres pays le font. En ce qui concerne la Canadian Cattlemen's Association et l'industrie du boeuf, les États-Unis dépensent des dizaines de millions de dollars par année. Le gouvernement américain fournit un soutien à la promotion des exportations. Au Canada, il n'y a rien, que des miettes.
Ces secteurs réagissent entre autres à cause de l'incompétence du gouvernement dans les dossiers de la gestion du commerce et du soutien à la promotion des exportations. Ils espèrent offrir un certain avantage ou faire croître leur industrie. Cependant, le problème n'est pas de savoir si nous signons ou non un accord. Le problème, c'est le manque d'infrastructure de promotion des exportations. Ce n'est pas une situation que les libéraux ont créée de toutes pièces. Ils en ont hérité de l'ancien gouvernement conservateur.
J'ai parlé à des délégués commerciaux installés outre-mer et je me suis rendu dans divers pays, anciennement à titre de porte-parole en matière de commerce. J'ai discuté avec eux des budgets dont ils disposent pour répondre aux préoccupations concernant le manque de soutien à la promotion des exportations. Bon nombre de délégués m'ont dit qu'ils n'ont même pas le budget nécessaire pour offrir un café aux clients possibles des exportateurs canadiens. Nous avons regardé ce que le gouvernement avait fait et nous avons constaté plus tôt cette année, comme nous constatons toujours, que le déficit commercial a atteint un niveau record.
Les conservateurs ont signé un paquet d'ententes. C'est maintenant au tour des libéraux de signer un paquet d'ententes. Ils ne les examinent pas vraiment et ils ne font aucune analyse économique. Ils se contentent de les déposer à la Chambre des communes et de chanter les louanges du commerce, puis ils s'en vont. Nous sommes toutefois témoins des effets dévastateurs que subissent nos concitoyens, puisque nous sommes en communication avec des gens qui travaillent pour gagner leur vie. Le Canada connaît des déficits commerciaux records parce que les gouvernements comprennent mal les mauvaises ententes commerciales qu'ils signent et qu'ils ne saisissent pas que le soutien accordé à la promotion des exportations, qui pourraient être source de bons emplois au Canada, est insuffisant.
Aujourd'hui, nous avons pris connaissance de tous les problèmes que l'on retrouve dans cet accord. Nous avons constaté l'incapacité du gouvernement à présenter à la Chambre des communes un accord qui bénéficiera à tous les Canadiens. Nous savons avec certitude que le Canada perdra des dizaines de milliers d'emplois. Le gouvernement espère que ces pertes seront compensées par une certaine croissance dans quelques domaines, mais, en réalité, absolument aucun député ne peut affirmer qu'il possède des preuves concrètes que cet accord aura des avantages directs.
Compte tenu de toutes les lacunes de cet accord, y compris les dispositions relatives au règlement des différends entre les investisseurs et l'État, qui privent les Canadiens ordinaires de leur droit de mettre en place des politiques publiques dans leur intérêt, les députés comprendront que j'ai pris la parole pour indiquer que, pour ma part, je vais voter contre ce projet de loi et contre cet accord.
Voir le profil de Peter Julian
NPD (BC)
Voir le profil de Peter Julian
2018-09-17 18:26 [p.21448]
Monsieur le Président, je suis impressionné: voilà l'ultime théorie du complot de notre complotiste résident.
Or, la réalité, c'est que si les libéraux avaient vraiment souhaité obtenir un accord commercial équitable, ils auraient simplement tenu compte de ce que nous disons depuis années. Nous avons parlé de ce qui fait qu'un accord commercial est équitable. Les dispositions de règlement des différends entre un investisseur et un État n'en font pas partie, pas plus que l'élimination de pans entiers qui profitent à l'économie canadienne, comme la gestion de l'offre et le Pacte de l'automobile, une initiative majeure que le NPD a soutenue et qui profite au secteur automobile canadien. C'est le type d'initiatives que nous soutenons; nous soutenons le commerce équitable.
Nous ne soutenions pas les tentatives des conservateurs de Stephen Harper de mettre fin aux efforts visant à favoriser le commerce équitable. Comme bien des Canadiens, nous avons cru que les libéraux n'iraient pas dans cette direction, mais nous avons eu tort. Ils ont le même programme que le gouvernement Harper. Ils tournent le dos aux belles promesses faites en 2015, que les Canadiens ont entendues et qui leur ont fait croire que la politique commerciale du pays allait changer pour devenir plus progressiste et plus équitable.
Or, ce que nous constatons malheureusement aujourd'hui, trois ans après les élections, c'est que nous sommes dans exactement le même bourbier qu'à l'ère Harper. C'est navrant, car ce qu'affirme le député, c'est que des Canadiens — près de 60 000 familles canadiennes — doivent sacrifier leur gagne-pain afin de soutenir l'idéologie désaxée que lui et le gouvernement libéral soutiennent. Nous rejetons complètement cette idée.
Voir le profil de Peter Julian
NPD (BC)
Voir le profil de Peter Julian
2018-09-17 18:28 [p.21449]
Monsieur le Président, le député a été un grand défenseur de l'agriculture, et des collectivités qui dépendent de l'agriculture partout au pays, ainsi que de la gestion de l'offre. J'aimerais qu'il y ait des députés comme lui dans le caucus libéral pour défendre la gestion de l'offre avec des gestes concrets et pas seulement des belles paroles.
Les principes du commerce équitable visent la défense de la base. Nous pensons aux avantages du commerce pour les gens qui travaillent fort, la classe moyenne et ceux qui souhaitent s'y joindre, ainsi que les travailleurs des industries manufacturières et les agriculteurs.
Le libre-échange, tel que le définissent les libéraux et les conservateurs, vise à favoriser le sommet de la pyramide du commerce. Il profite aux lobbyistes. Il ne profite pas au commun des mortels. Pour notre part, nous sommes solidaires des Canadiens de la base, partout au pays.
Voir le profil de Peter Julian
NPD (BC)
Voir le profil de Peter Julian
2017-06-09 12:12 [p.12418]
demande à présenter le projet de loi C-358, Loi visant la conclusion de traités commerciaux équitables, démocratiques et durables.
— Monsieur le Président, je suis ravi de présenter aujourd'hui le projet de loi C-358, Loi sur les traités commerciaux équitables, démocratiques et durables. Cette mesure législative constitue une approche vraiment progressiste et respectueuse de l'environnement en matière de commerce international.
Comme la Chambre le sait, souvent, dans le passé, des gouvernements ont présenté des projets de loi sur le commerce international qui n'étaient ni démocratiques ni équitables.
Ce projet de loi corrigera la situation en proposant un cadre commercial qui respecte les valeurs progressistes canadiennes de transparence, de démocratie et d'équité.
Il est maintenant temps pour le Canada de faire montre de leadership et d'innovation en ce qui concerne les traités démocratiques et le commerce équitable.
Il est temps d'adopter une approche équitable, démocratique et durable en matière de traités commerciaux qui respectent ces valeurs. J'espère que tous les députés vont appuyer cette mesure législative importante.
Voir le profil de Peter Julian
NPD (BC)
Monsieur le Président, je remercie la députée d'Essex de la voix qu’elle apporte à la Chambre des communes et au comité du commerce. Elle fait un travail extrêmement efficace en parlant au nom des familles ordinaires de partout au pays, qui sont oubliées dans beaucoup d'accords commerciaux.
Bien sûr, nous appuyons l'accord commercial Canada-Ukraine. Cependant, un certain nombre d'autres accords commerciaux ont été mentionnés dans la discussion de cet après-midi. Aucun d'entre eux n’est un accord commercial équitable. Aucun d'entre eux n’est fondé sur l'idée d'améliorer la vie des familles ordinaires au Canada. C’est une des raisons pour lesquelles le NPD et la députée d'Essex s’opposent à ces mauvais accords commerciaux qui ne mettent pas en place les pratiques commerciales équitables que la plupart des Canadiens réclament.
Par exemple, la députée a mentionné les droits de la personne. Si on regarde le Mercosur et l'Amérique du Sud, on voit que la réduction de la pauvreté est inscrite dans les accords commerciaux. Il existe un certain nombre de modèles qui sont des accords commerciaux équitables plutôt que ces accords de libre-échange de droite qui présentent toutes les faiblesses que la députée d'Essex a mentionnées.
J'aimerais donc demander à la députée d'Essex quelle est sa vision du commerce pour l'avenir du Canada. Comment pouvons-nous conclure des accords commerciaux qui aident les familles de travailleurs ordinaires de partout au pays au lieu de contribuer à la hausse du coût des médicaments et à la perte d'emplois, comme elle l'a mentionné et comme cela se voit systématiquement dans le secteur manufacturier et dans d'autres secteurs?
Voir le profil de Peter Julian
NPD (BC)
Monsieur le Président, j'aimerais saluer deux importantes institutions dans ma circonscription: la cathédrale Holy Eucharist, sise sur la 4e Avenue, à New Westminster, et l'église ukrainienne orthodoxe Sts. Peter and Paul, sur la 8e Avenue, à New Westminster.
Nous avons tous des communautés ukrainiennes importantes dans nos circonscriptions. Je me demande si la députée d'Edmonton Strathcona pourrait parler un peu plus des répercussions qu'auront les liens plus étroits entre le Canada et l'Ukraine dans sa propre collectivité, dans laquelle elle est très active et qu'elle soutient énormément.
Voir le profil de Peter Julian
NPD (BC)
Madame la Présidente, comme vient de le dire ma collègue de Salaberry—Suroît, de ce côté-ci de la Chambre, nous croyons que le commerce avec l'Europe est trop important pour être pris à la légère.
Si nous analysons toutes les lacunes du traité devant nous à la Chambre, nous réalisons que, effectivement, le gouvernement n'a pas fait ses devoirs. Il devrait les faire avant de présenter un tel projet de loi.
Nous sommes préoccupés par certains éléments du projet de loi. D'ailleurs, les mêmes préoccupations ont déjà été soulevées en Europe. Bien sûr, la question des compensations financières pour les producteurs laitiers touche le Québec, l'Ontario et les producteurs de l'Ouest canadien.
Les conservateurs entendaient donner des compensations financières qui auraient permis aux producteurs et à ceux qui oeuvrent dans le domaine de la gestion de l'offre de faire un bout de chemin.
Si nous évaluons ce que les libéraux offrent maintenant, nous constatons que les députés du Parti libéral, élus dans des régions où il y a une forte production laitière, n'ont pas défendu les intérêts des fermiers et des fermières. Les compensations financières offertes sont des miettes par rapport à ce que les producteurs ont besoin pour que nous allions de l'avant avec cette entente.
Il y a clairement des problèmes avec l'AECG. Lorsqu'on examine de façon générale comment les deux vieux partis ont abordé les questions commerciales au cours des 15 dernières années, on voit bien qu'il faut adopter une approche de commerce beaucoup plus équitable et progressiste à l'égard des accords commerciaux.
Comme les députés le savent très bien, le Canada affiche maintenant un déficit commercial record. La situation était mauvaise sous les conservateurs, mais elle est encore pire sous les libéraux. De toute évidence, lorsqu'un déficit commercial ne fait qu'augmenter au fil des ans, quelque chose ne fonctionne pas. Que faut-il en déduire? Nous constatons également que l'endettement de la famille canadienne moyenne s'aggrave, c'est indéniable: il a augmenté considérablement sous les conservateurs et il grimpe en flèche sous les libéraux.
Lorsqu'on examine les résultats obtenus au cours des 10 ou 15 dernières années, particulièrement dans le secteur manufacturier, on peut voir que le Canada a perdu plus d'un demi-million de bons emplois dans ce secteur sous les conservateurs. Les emplois perdus sont des emplois qui permettent de faire vivre une famille. Ce sont des emplois où on peut travailler pendant la journée pour ensuite rentrer à la maison, nourrir sa famille et penser à investir dans l'avenir. Ce sont des emplois permanents dans le secteur manufacturier qui permettent de faire vivre une famille. Pendant la décennie où ils ont été au pouvoir, les conservateurs ont causé la disparition de plus d'un demi-million de ces emplois.
Les libéraux ont soutenu qu'ils adopteraient une approche différente, mais ils ne l'ont pas fait. Au cours de la dernière année seulement, le pays a perdu plus de 30 000 bons emplois dans le secteur manufacturier. Il s'agit d'emplois dont des Canadiens dépendent pour faire vivre leur famille.
La manière dont les deux partis gèrent les dossiers économiques et commerciaux n'est pas à l'avantage des familles de travailleurs ordinaires. Il convient de se demander pourquoi le gouvernement précédent et le gouvernement actuel semblent dire qu'ils accordent la priorité au commerce, alors qu'ils ont provoqué de véritables problèmes avec l'accord à l'étude aujourd'hui, comme nous avons pu le constater en Europe il y a à peine quelques semaines. De surcroît, ils n'ont pas réussi à empêcher la disparition de nombreux bons emplois permettant de faire vivre une famille, tout en faisant sombrer le pays dans le pire déficit commercial de son histoire.
Une partie du problème s'explique par l'accent mis par les gouvernements antérieur et actuel sur l'exportation des matières premières, comme les billes, le bitume et les minéraux bruts. Le secteur de la valeur ajoutée s'est évaporé et de nombreux emplois dans le secteur manufacturier ont disparu parce que les gouvernements qui se sont succédé se contentent d'expédier les matières premières à l'extérieur du pays. Ils ne souhaitent pas créer de valeur ajoutée et faire en sorte que les Canadiens fabriquent des produits, ce qui a pourtant toujours été un des traits distinctifs du pays. Les Canadiens sont fiers de fabriquer des produits et ils le font très bien. Je suis moi-même issu du secteur manufacturier. J'ai été travailleur d'usine et je suis convaincu que la qualité des produits fabriqués au Canada est sans égal dans le monde. Pourtant, sous les gouvernements qui se sont succédé au cours des 15 dernières années — qu'ils soient d'allégeance libérale ou conservatrice —, on a assisté à la suppression des types d'emplois qui, autrefois, permettaient de faire vivre des collectivités d'un bout à l'autre du pays.
Certains de mes collègues, comme la députée d'Essex et celle de Salaberry—Suroît, ont parlé très clairement des problèmes causés par cet accord. Pourquoi l'approche employée en matière de commerce international par les vieux partis qui se sont succédé au pouvoir est-elle problématique? Je voudrais présenter quelques-uns de ces problèmes pendant les quelques minutes qu'il me reste.
Premièrement, les gouvernements formés par les deux partis, conservateur et libéral, semblent oublier les gens ordinaires. La destruction du secteur manufacturier le montre bien. Ils veulent exporter des matières premières plutôt que de permettre aux Canadiens de faire ce qu'ils font le mieux, soit fabriquer et construire.
Deuxièmement, les deux partis rejettent le modèle du commerce équitable. Les libéraux et les conservateurs n'ont jamais préconisé le recours aux modèles de commerce équitable qui sont employés un peu partout dans le monde et qui se sont révélés efficaces. Le Mercosur est un exemple d'accord comprenant des dispositions de réduction de la pauvreté. Nous n'avons jamais entendu les vieux partis parler de commerce équitable.
Troisièmement, l'aide à l'exportation est négligée. À titre d'ancien porte-parole en matière de commerce international, c'est un dossier que je connais bien. J'ai rencontré des délégués commerciaux un peu partout dans le monde, notamment en Europe et en Amérique du Sud. Souvent, ils ne disposent même pas d'un budget pour payer une tasse de café à un client potentiel qui s'intéresse aux produits et aux services du Canada.
Tous les autres pays commerçants investissent dans l'aide à l'exportation. Ils financent la commercialisation des produits et la publicité pour les vendre sur les marchés étrangers. Nous avons posé la question il y a quelques années et nous avons appris que le Canada avait dépensé 13 millions de dollars à l'échelle mondiale pour favoriser l'exportation des produits canadiens. Par comparaison, l'Australie consacre un demi-milliard de dollars à ce domaine. Seulement pour le secteur des vins, la Communauté européenne a un budget équivalant à plusieurs fois le budget total du Canada. Dans le secteur du boeuf, les États-Unis dépensent de nombreuses fois ce que le Canada dépense pour l'ensemble des produits et services.
Les deux vieux partis n'ont tout simplement jamais compris que la question des exportations ne se résume pas à la simple signature d'un accord; il faut des gens sur le terrain pour faciliter l'exportation des produits canadiens.
Un autre problème est le manque de diligence raisonnable, tant de la part du gouvernement conservateur que du gouvernement libéral. Ils n'ont procédé à aucune analyse économique poussée avant de signer ces accords. Ils n'ont certainement pas fait preuve de diligence raisonnable. Les comités sont seulement censés faire passer les mesures législatives à l'étape suivante sans véritablement examiner les répercussions, et il n'y a pas non plus d'évaluation après le fait. Certains accords commerciaux favorisent largement d'autres pays. Lorsqu'on examine à qui profitent les retombées de ces accords, on constate que les importations en provenance de ces pays ont tendance à augmenter, sans que ce soit nécessairement le cas pour les exportations canadiennes. Dans certains cas, oui, mais dans d'autres, non. Dans tous les cas, il n'y a pas eu de diligence raisonnable.
Comme mes collègues l'ont souligné, on semble dire « non » à la fabrication, « non » à la valeur ajoutée, et « non » aux producteurs laitiers et à la gestion de l'offre, comme nous avons pu le constater. Les libéraux ont en effet réduit de plus de 90 % les indemnisations qui auraient dû être versées à ces producteurs laitiers et au secteur de la gestion de l'offre.
Pourtant, du même souffle, ils disent « oui » aux lobbyistes, en particulier à ceux qui militent en faveur du prolongement des droits de propriété intellectuelle, ce qui fait grimper le prix des médicaments sur les marchés canadiens et dans le système de soins de santé du pays.
Si les vieux partis avaient bien étudié le dossier, ils comprendraient qu'il n'est tout simplement pas judicieux d'imposer au système de santé du Canada une augmentation du coût des médicaments de l'ordre de 850 millions de dollars. Il faut améliorer le système de santé, pas l'empirer.
Par ailleurs, il y a, bien sûr, la question des dispositions relatives au règlement des différends entre investisseurs et États qui a suscité de vives réactions en Europe. Ce sont évidemment des dispositions dont la plupart des pays ne voulaient pas. Sous la direction des deux vieux partis, que ce soit le Parti libéral ou le Parti conservateur, le Canada a insisté pour adopter ces dispositions, même si la plupart des gens dans le monde sont contre cette approche.
Les nombreuses lacunes de cet accord et le niveau sans précédent du déficit commercial et de l'endettement des familles au Canada s'expliquent. Cette situation découle directement de la façon dont ces partis dirigent le pays. Ils ne gouvernent pas en fonction des intérêts des familles ordinaires. Je dirais qu'il est temps de changer cela.
Résultats : 1 - 15 de 19 | Page : 1 de 2

1
2
>
>|