Interventions à la Chambre des communes
 
 
 
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Lib. (QC)
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2019-05-01 16:14 [p.27249]
Madame la Présidente, avant de commencer mon discours, j'aimerais souligner que j'ai cultivé et ensemencé les terres de mes ancêtres pendant 40 ans. Alors, j'en ai traversé aussi des crises.
Je remercie les députés de Durham et de Mégantic—L'Érable de l'intérêt qu'ils portent à cette importante question pour nos producteurs de canola et notre économie. Le gouvernement a bien compris les inquiétudes des producteurs et de leurs familles face aux perturbations actuelles des marchés internationaux, d'autant plus qu'elles coïncident avec la saison des semences. C'est pourquoi nous venons d'annoncer, ce matin, deux mesures importantes que nous avons prises pour les soutenir dans ces moments difficiles.
En ce qui concerne la première mesure, nous avons fait des modifications au Programme de paiements anticipés et aux limites s'appliquant aux prêts pour l'année 2019. Pour tous les produits agricoles, les avances disponibles passeront de 400 000 $ à des montants pouvant aller jusqu'à 1 million de dollars. La première tranche de 100 000 $ de ces prêts restera sans intérêt pour les produits, et pour le canola spécifiquement, les avances seront admissibles à une première tranche pouvant aller jusqu'à 500 000 $ sans intérêt.
Pour ce qui est de la deuxième mesure, nous nous sommes entendus avec les gouvernements provinciaux et territoriaux pour reporter de deux mois la date limite d'inscription sans pénalité au programme Agri-stabilité pour l'année 2019, soit du 30 avril au 2 juillet 2019. C'est un programme fédéral-provincial qui vise à stabiliser le revenu des producteurs au cas où ils subiraient une baisse importante de leur marge de production. En donnant aux producteurs agricoles plus de temps pour s'inscrire au programme et en tirer profit, nous leur offrons un autre moyen efficace de gérer les risques liés à l'instabilité des marchés.
Le canola est un emblème d'innovation agricole et de prospérité pour le Canada. Aujourd'hui, l'industrie du canola rapporte près de 27 milliards de dollars à l'économie canadienne, un montant qui a triplé au cours des 10 dernières années.
Le Canada est le plus important producteur et exportateur de canola au monde. C'est grâce au travail acharné de l'industrie canadienne du canola, aux producteurs et aux autres intervenants de la chaîne de valeur que le canola canadien est reconnu mondialement pour sa grande qualité. Nous pouvons en être fiers.
Par ailleurs, nous savons que des marchés stables pour notre canola signifient plus d'argent dans les poches de nos producteurs et de bons emplois pour la classe moyenne. C'est pourquoi le différend commercial avec la Chine au sujet du canola est une priorité absolue pour le Canada. Nous prenons cette question très au sérieux et nous travaillons sans relâche pour reprendre les échanges commerciaux de canola avec la Chine.
Le Canada entretient des relations profondes et de longue date avec la Chine. Nous travaillons sur tous les fronts et avons recours à tous les moyens disponibles sur place en Chine et ici, au Canada. Nous collaborons aussi de près avec l'industrie et les provinces. Il est important d'aborder ce dossier en nous appuyant sur des principes scientifiques.
Les représentants canadiens ont inspecté les expéditions de graines de canola avant leur exportation vers la Chine en suivant les procédures et les méthodes d'analyse appropriées, et ils ont certifié les expéditions conformément aux exigences d'importation des autorités chinoises.
Les données sur les échantillons à l'exportation et les enquêtes de l'Agence canadienne d'inspection des aliments appuient la position du Canada selon laquelle ces éléments ravageurs n’étaient pas présents dans les expéditions canadiennes de canola. Nous maintenons notre solide système d'inspection en place et nous continuerons de défendre les intérêts de l'industrie canadienne de canola. Notre objectif est de trouver une solution fondée sur des principes scientifiques le plus rapidement possible. Une collaboration étroite et un dialogue constant sont absolument essentiels pour faire avancer ce dossier.
Il y a quelques semaines, la ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire et le ministre de la Diversification du commerce international se sont rendus en Saskatchewan pour rencontrer leurs homologues provinciaux et les dirigeants du secteur agricole. Nous avons mis en place un groupe de travail incluant le Conseil canadien du canola, l'Association canadienne des producteurs de canola, Richardson International, Viterra ainsi que des représentants du gouvernement fédéral, de l'Alberta, du Manitoba et de la Saskatchewan.
Le groupe assurera une approche coordonnée et collaborative en vue de résoudre le problème. Entretemps, il examinera d'autres marchés potentiels à court et à moyen termes. Nous continuons de diversifier nos échanges commerciaux sur le marché mondial pour offrir à nos producteurs un plus grand nombre de marchés pour leur canola et pour les aider à atténuer les risques de fermeture des marchés chinois.
L'an dernier, le commerce des produits agricoles et alimentaires canadiens a atteint un montant record de 66,2 milliards de dollars. Une part record de ce montant provenait de partenaires autres que nos partenaires commerciaux traditionnels.
La diversification de nos relations commerciales est d'une importance capitale, et le Canada a une stratégie en ce sens.
Dans le cadre du Partenariat canadien pour l'agriculture, nous investirons près de 300 millions de dollars sur cinq ans pour aider l'industrie à intensifier le commerce et à élargir l'accès aux marchés.
Au cours des 18 derniers mois, nous avons signé deux accords commerciaux avec certains de nos principaux marchés dans le monde, soit l'Union européenne et les pays de l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste, le PTPGP. Ce dernier montre déjà des signes de succès encourageants.
Par exemple, les exportations canadiennes de bœuf au Japon, dans les deux premiers mois de 2019, ont doublé. De plus, nos exportations de porc ont augmenté de 14 %. Nous nous attendons à voir ces chiffres augmenter alors que de plus en plus d'exportateurs canadiens profiteront des débouchés offerts par le PTPGP.
Dans le cadre du PTPGP, lorsque les droits de douane seront totalement éliminés au Japon et au Vietnam, l'industrie prévoit que les exportations d'huile et de tourteau de canola canadien pourraient atteindre 780 millions de dollars par année. Nous sommes optimistes quant au grand potentiel qu'offre cet accord.
De plus, l'Accord Canada—États-Unis—Mexique protégera notre commerce de 31 milliards de dollars en produits agricoles et agroalimentaires avec les États-Unis et le Mexique, dont près de 5 milliards de dollars uniquement pour le canola.
Grâce à tous nos accords commerciaux, les producteurs de canola du Canada vont tirer profit d'un avantage concurrentiel dans deux tiers du marché mondial. Les conservateurs ont eu 10 ans pour agir, mais ils n'ont jamais réussi à faire de vraies avancées. Nous continuons aussi nos efforts afin de diversifier encore davantage les marchés pour notre canola.
Le ministre de la Diversification du commerce international partira bientôt en mission commerciale au Japon et en Corée du Sud pour promouvoir notre canola, et la ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire participera la semaine prochaine à la rencontre des ministres de l'Agriculture du G20, au Japon.
Nous appuyons fermement nos producteurs de canola sur toutes les tribunes. Nous savons aussi qu'ils se préoccupent de plus en plus des questions touchant les semis, l'entreposage et les prix. Comme les producteurs le savent, le gouvernement a deux programmes pour les aider à gérer les risques et les flux de trésorerie. Les deux annonces que nous avons faites aujourd'hui en sont des exemples.
Par ailleurs, l'industrie canadienne du canola a des plans ambitieux de croissance et d'innovation, que nous appuyons activement. L'industrie continue à développer de nouvelles variétés de canola. Leur qualité sera encore meilleure et leur empreinte environnementale sera encore plus faible. Nous contribuons donc à stimuler l'innovation au sein de l'industrie canadienne du canola grâce à un investissement fédéral de 12 millions de dollars dans une grappe de recherche sur le canola.
En comptant l'investissement fait par les producteurs de canola eux-mêmes, l'investissement total s'élèvera à plus de 20 millions de dollars.
L'industrie canadienne du canola offre un potentiel énorme. Or, pour réaliser ce plein potentiel, nous devons régler les différends commerciaux avec la Chine en défendant bec et ongles les intérêts de nos producteurs. Nous n'abandonnerons pas tant que la situation ne sera pas réglée.
L'opposition s'occupe de cette question depuis cette semaine seulement, tandis que notre gouvernement travaille très fort pour prendre des mesures concrètes. Le gouvernement collabore avec les groupes de travail, mène des efforts de diversification des marchés et continue de faire de cet enjeu une priorité.
Dès le début, nous avons travaillé en partenariat avec l'industrie et nos partenaires provinciaux pour trouver des solutions concrètes et pratiques qui viennent en aide à nos agriculteurs maintenant. Nous allons tout mettre en œuvre pour résoudre ce différend commercial. Maintenant que les députés d'en face ont soudainement décidé de s'intéresser à cette question, nous espérons pouvoir compter sur leur appui en quête d'une solution.
Nous sommes solidaires des producteurs de canola et des familles agricoles à l'échelle du pays. Nous savons que le Canada possède le meilleur canola au monde et nous sommes déterminés à régler cette question.
Les producteurs vivent présentement des moments difficiles, mais ce n'est qu'en menant un dialogue franc et ouvert et en défendant les valeurs et les intérêts canadiens que nous allons passer au travers. La vie de certaines personnes est en jeu. Le Canada devrait emprunter une seule et même approche à l'égard de ces enjeux, et non pas se servir de ces enjeux pour essayer de faire des gains politiques. Nous devons cela à nos producteurs et à leur famille.
En terminant, j'aimerais rapporter ce que le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, a dit ce matin. Il a dit apprécier l'effort déployé par le gouvernement fédéral, qui démontre qu'il appuie les agriculteurs de l'Ouest canadien et de partout au Canada. Il apprécie aussi le fait que le gouvernement ait mis en avant un plan de soutien à ces producteurs, alors qu'ils ensemencent leur champ ce printemps.
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Lib. (ON)
Voir le profil de Jennifer O'Connell
2019-02-04 12:37 [p.25184]
Monsieur le Président, j'ai l'impression que le député de Carleton nous présente des statistiques soigneusement choisies qui dissimulent plus d'information qu'elles n'en dévoilent. Son discours m'a fait penser à une expression employée par un ancien conseiller lorsque j'étais membre du conseil municipal de Pickering. Les conservateurs ont une idée fixe et ne veulent pas risquer de la perdre en s'intéressant aux faits. J'aimerais donc passer en revue les faits qui pourraient être déroutants pour les conservateurs.
Tout d'abord, l'économie du Canada est en plein essor, ce qui est avantageux pour les Canadiens. Au cours des trois dernières années, les vaillants Canadiens ont créé plus de 800 000 emplois, poussant ainsi le taux de chômage à son plus bas niveau en 40 ans. Avec les salaires qui augmentent, on s'attend à ce que le Canada figure toujours parmi les pays du G7 dont la croissance économique est la plus rapide. D'ailleurs, le travail accompli par le gouvernement du Canada lui vaut des louanges partout dans le monde. Dans son palmarès des meilleurs pays de 2019 publié récemment, la revue U.S. News and World Report classe le Canada au premier rang pour la qualité de vie. Voilà qui nous confirme que notre plan visant à investir dans les personnes et les communautés fonctionne vraiment.
Dès le début, le gouvernement a placé les Canadiens au coeur de sa stratégie en matière de croissance économique. Le gouvernement bâtit un Canada fort et meilleur, et nous continuerons à agir de sorte que notre plan financier s'avère durable en respectant nos cibles budgétaires. Dans cette perspective, le gouvernement continuera de faire baisser le ratio dette-PIB.
Nous avons commencé notre mandat résolus à donner aux Canadiens durs à l'ouvrage plus de possibilités de recueillir les fruits d'une économie dynamique et florissante, et c'est exactement ce que nous avons fait. Nous avons pris des mesures déterminantes et efficaces basées sur les valeurs que nous partageons et qui nous définissent en tant que pays afin de faire des priorités des Canadiens une réalité. Nous avons demandé au 1 % le mieux nanti de payer un peu plus pour pouvoir diminuer les impôts de la classe moyenne. Cette baisse d'impôt pour la classe moyenne bénéficie à plus de neuf millions de Canadiens, qui ont aujourd'hui plus d'argent dans leurs poches.
Nous avons aussi créé l'Allocation canadienne pour enfants. Par rapport aux allocations familiales du régime précédent, cette allocation est plus simple, plus généreuse et vise davantage les familles qui en ont le plus besoin. Elle est aussi totalement non imposable. Au lieu d'accorder toute une panoplie de crédits d'impôt à des familles millionnaires, nous avons décidé d'aider les Canadiens qui en ont le plus besoin. Grâce à l'Allocation canadienne pour enfants, neuf familles canadiennes sur dix reçoivent plus d'argent que sous le régime antérieur. Cette allocation a déjà contribué à sortir des centaines de milliers d'enfants de la pauvreté. Le coup de pouce supplémentaire qu'elle donne aide énormément ceux qui triment dur pour joindre les deux bouts. Ce soutient aide à payer pour des choses qui peuvent vraiment influer sur l'avenir d'un enfant, comme une alimentation saine, des activités sportives ou des leçons de musique.
Grâce à la baisse d'impôt pour la classe moyenne et à l'Allocation canadienne pour enfants, une famille typique de quatre personnes de la classe moyenne aura, en moyenne, 2 000 $ de plus par année dans ses poches, ce qui l'aidera à subvenir aux besoins des enfants, à épargner pour l'avenir et à stimuler l'économie, ce qui profitera à tous. Grâce à la baisse d'impôt pour la classe moyenne et à l'Allocation canadienne pour enfants, un couple gagnant deux salaires — un salaire moyen et un salaire équivalant aux deux tiers du salaire moyen — avec deux enfants conserve désormais près de 85 % de ses revenus. Les avantages sont encore plus grands pour un parent seul à salaire moyen avec deux enfants, ou une famille de deux enfants où un seul des deux parents gagne un salaire moyen.
Selon l'OCDE, lorsque l'Allocation canadienne pour enfants et les autres avantages ont été ajoutés au revenu des familles, le taux d'imposition sur le revenu personnel de ces familles est passé à seulement 1,8 % et à 1,2 % respectivement. Cela signifie qu'elles conservent plus de 98 % de ce qu'elles gagnent. En vérité, le taux d'imposition réel de la majorité des Canadiens est moins élevé sous l'actuel gouvernement. Les particuliers, de même que les familles à deux ou à un seul revenu, paient moins d'impôts, et les mères seules, encore moins. Seuls les Canadiens du 1 % le plus riche paient plus d'impôts, ce qui nous permet de baisser les impôts de la classe moyenne.
Nous sommes allés encore plus loin pour faire en sorte que les retombées de la croissance économique profitent à un grand nombre de Canadiens. Tandis que les conservateurs continuent de défendre les intérêts de leurs amis fortunés, nous demeurons solidaires de la classe moyenne.
Comme exemple de ce que le gouvernement a fait pour aider les personnes qui travaillent fort pour faire partie de la classe moyenne, je donnerais l'Allocation canadienne pour les travailleurs.
Depuis cette année, l'Allocation canadienne pour les travailleurs remplace la Prestation fiscale pour le revenu de travail. Elle est en outre plus généreuse et plus accessible. Elle permettra aux travailleurs à faible revenu d'avoir plus d'argent dans leurs poches, ce qui incitera davantage de gens à rejoindre le marché du travail et à y demeurer et viendra directement en aide à plus de deux millions de Canadiens qui travaillent fort pour faire partie de la classe moyenne.
Voici un exemple, pour que les députés comprennent ce que cela signifie concrètement pour les Canadiens: un travailleur à faible revenu qui gagne 15 000 $ pourrait recevoir près de 500 $ de plus grâce à l'Allocation canadienne pour les travailleurs en 2019 comparativement à ce qu'il recevait sous le régime de l'ancienne Prestation fiscale pour le revenu de travail en 2018. Les travailleurs pourront se servir de cet argent pour répondre à leurs besoins et améliorer leur sort, ce qui changera de façon tangible la vie des Canadiens qui travaillent fort pour faire partie de la classe moyenne.
Le gouvernement a également pris des mesures pour que l'ensemble des Canadiens puissent profiter des perspectives que nous ouvrons et continuer d'en profiter une fois rendus à la retraite. Nous avons collaboré avec nos partenaires provinciaux et territoriaux afin d'améliorer le Régime de pensions du Canada pour que les Canadiens jouissent d'une retraite sûre dans la dignité.
Nous avons annulé les changements catastrophiques apportés par le gouvernement Harper concernant l'admissibilité à la Sécurité de vieillesse et au Supplément de revenu garanti, ce qui empêchera 100 000 aînés de tomber dans la pauvreté chaque année.
La bonification du RPC entrera en vigueur graduellement à partir de ce mois-ci. Grâce à ce régime bonifié, les Canadiens disposeront de plus d'argent à leur retraite. Ils auront donc moins à se soucier de leurs économies et ils pourront profiter davantage du temps qu'ils passent avec leur famille.
La bonification du Régime de pensions du Canada augmentera la prestation maximale dans une proportion pouvant atteindre 50 % au fil du temps. En dollars courants, cela représente une augmentation de plus de 7 000 $ faisant passer les prestations de retraite maximales de 13 855 $ à plus de 21 100 $.
Compte tenu des mesures prises par le Québec pour apporter des améliorations semblables au Régime de rentes du Québec, tous les travailleurs canadiens peuvent maintenant aspirer à une retraite mieux assurée.
Les conservateurs, quant à eux, voulaient augmenter l'âge de la retraite et enlever de l'argent aux personnes âgées. Ils avaient même l'intention d'abolir le RPC.
Ensuite, le gouvernement crée au Canada un climat favorable aux investisseurs. Il comprend l'importance d'une fiscalité avantageuse pour les petites entreprises. C'est pourquoi nous avons réduit le taux d'imposition des petites entreprises, qui est passé à 10 % le 1er janvier 2018, puis à 9 % le 1er janvier 2019.
En 2019, le taux d'imposition moyen combiné du gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux et territoriaux pour les petites entreprises s'établit à 12,2 %, soit le plus faible des pays du G7. Il est au quatrième rang des taux les plus bas des pays membres de l'OCDE.
Malgré tous ces points positifs, il ne faut pas tenir pour acquise la vigueur de l'économie canadienne. L'année 2018 n'a pas été facile, en raison surtout de la récente réforme fiscale aux États-Unis et des inquiétudes concernant les éventuels effets des différends commerciaux mondiaux sur les entreprises canadiennes.
L'été dernier, de nombreux dirigeants d'entreprise ont indiqué au gouvernement qu'ils désiraient vivement investir, faire le genre d'investissement qui peut favoriser la croissance à long terme des entreprises et créer de bons emplois bien rémunérés pour les travailleurs canadiens. Le nouvel accord commercial avec les États-Unis et le Mexique a été bien accueilli par de nombreuses entreprises parce que la conclusion de cet accord va vraiment les aider à investir dans l'avenir en toute confiance. Nous accueillons favorablement ce nouvel accord commercial modernisé, car il va contribuer à la création ou au maintien de bons emplois bien rémunérés pour la classe moyenne, d'un bout à l'autre du pays.
Le Canada a conclu des accords de libre-échange avec ses voisins au sud, les États-Unis et le Mexique; son partenaire de l'autre côté de l'océan Atlantique, l'Union européenne; et des pays de l'Asie-Pacifique, avec qui il partage l'accès à l'océan Pacifique.
Aujourd'hui, le Canada est le seul pays du G7 a avoir un accord commercial avec tous les autres membres du groupe. Au total, nous avons 14 accords commerciaux englobant 51 pays. Ensemble, ces accords donnent aux entreprises canadiennes un accès privilégié à 1,5 milliard de consommateurs dans le monde. Ils donnent confiance aux entreprises, et des entreprises confiantes investissent dans les emplois pour la classe moyenne.
Dans l'« Énoncé économique de l'automne 2018 », le gouvernement a pris des mesures pour renforcer la position du Canada, qui est déjà concurrentielle. Il s'agit notamment de permettre aux entreprises d'amortir immédiatement le coût total des machines et du matériel utilisés pour la fabrication ou la transformation de biens, ainsi que le coût total du matériel désigné de production d'énergie propre, en vue de stimuler les nouveaux investissements et l'adoption de technologies propres de pointe dans l'économie canadienne.
Nous avons aussi instauré l'Incitatif à l'investissement accéléré, qui permettra aux entreprises de toutes tailles et de tous les secteurs de l'économie de déduire une plus grande part du coût de biens nouvellement acquis dans l'année où l'investissement est effectué.
Dans le cadre de l’Incitatif à l'investissement accéléré, les investissements en capital seront généralement admissibles à une déduction pour amortissement la première année, allant jusqu’à trois fois le montant qui s’appliquerait par ailleurs dans l’année où un bien est mis en service. Le fait de tripler le taux actuel pour la première année permettra aux entreprises de récupérer plus rapidement le coût initial de leurs investissements, ce qui réduira le risque et procurera aux entreprises au Canada un véritable incitatif aux investissements en capital. L’Incitatif à l’investissement accéléré s’appliquera à toutes les immobilisations corporelles, y compris aux investissements ayant une longue durée de vie, comme les immeubles. Il s’appliquera aussi aux immobilisations incorporelles, comme les brevets et autres propriétés intellectuelles.
Grâce à ces deux mesures, le taux d'imposition général moyen au Canada sur les nouveaux investissements des entreprises, mesuré par le taux effectif marginal d'imposition, passera de 17 à 13,8 %. Il s'agira du taux le plus bas du G7, et d'un taux considérablement plus bas que celui des États-Unis. Le taux effectif marginal d'imposition est important, parce qu'il donne une bonne idée de l'effet général des nombreux facteurs fiscaux qui touchent les entreprises dans un lieu donné.
Ce n'est pas tout. Nous avons aussi entrepris de moderniser la réglementation afin d'aider les entreprises à prendre de l'expansion.
À notre avis, les mesures concrètes, exhaustives et systématiques comme celles dont je viens de parler valent mieux que les inefficaces crédits d'impôt ultraciblés que vantait mon collègue.
Le gouvernement a aussi dit clairement que l'égalité hommes-femmes est extrêmement importante pour la croissance économique du pays. Les Canadiennes figurent parmi les plus instruites du monde, mais elles sont moins susceptibles de faire partie de la population active que les hommes et elles ont davantage tendance à travailler à temps partiel. Leur sous-représentation demeure vérifiable dans les postes de direction, et la très grande majorité des entreprises du Canada appartiennent à des hommes. Ce phénomène s'explique par un certain nombre de facteurs, dont le fait que les Canadiennes sont davantage accaparées par le travail non rémunéré, ce qui les empêche de poursuivre une carrière qui leur permettrait d'atteindre leur plein potentiel.
Les preuves sont claires: notre économie ne fonctionne pas à plein rendement lorsque les femmes qui souhaitent y participer ne peuvent le faire. Selon Recherche économique RBC, en intégrant plus de femmes au marché du travail, on pourrait faire augmenter le PIB du Canada d'au moins 4 %. Lorsque les femmes et les filles ont des chances égales de contribuer à la croissance économique et d'en profiter, l'économie s'en porte mieux. Il est grand temps de faire en sorte que tous les Canadiens, en particulier les femmes, aient la possibilité de réussir et d'être des chefs de file. C'est pourquoi nous avons adopté plusieurs mesures pour promouvoir l'égalité hommes-femmes au Canada.
La nouvelle prestation parentale partagée de l’assurance-emploi prévue dans le projet de loi d'exécution du budget de 2018 a aidé les nouveaux parents à prendre soin de leurs enfants au cours de cette période cruciale que sont les premiers mois. La prestation encourage un partage plus équitable des responsabilités parentales au foyer et donne plus de marge de manoeuvre aux parents — particulièrement aux mères — qui souhaitent retourner au travail plus tôt, sachant que leur famille recevra le soutien dont elle a besoin.
Nous avons aussi pris des mesures pour éliminer les inégalités entre les hommes et les femmes dans les milieux de travail assujettis à la réglementation fédérale, notamment en exigeant qu'un salaire égal soit versé pour un travail de valeur égale. Environ 1,2 million de travailleuses canadiennes sont visées par cette mesure législative.
En conclusion, le gouvernement est déterminé à stimuler l'économie en aidant tous les Canadiens. Nous soutenons qu'une économie robuste repose sur une classe moyenne solide, et c'est ce que reflètent nos politiques et nos résultats. Au cours des trois dernières années, le gouvernement a investi dans les Canadiens et dans les dossiers qui leur importent le plus. Ce faisant, nous avons rejeté les politiques d'austérité pour plutôt investir judicieusement afin de renforcer la classe moyenne et de stimuler l'économie.
C'est ce que nous avons fait, et, maintenant, la classe moyenne se porte mieux. Je peux assurer aux députés que, dans le budget de 2019, nous continuerons à miser sur notre excellent travail.
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Lib. (NS)
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2019-02-04 15:33 [p.25212]
Monsieur le Président, je crois que la plupart des gens veulent que le Canada soit prospère, socialement juste et en bonne santé environnementale. La motion dont la Chambre est saisie touche à quelques-uns de ces thèmes, même si c'est parfois de manière détournée. Cela dit, elle touche aussi à un autre thème, quoique peut-être de manière involontaire, c'est-à-dire la place de la vérité dans le discours public.
Comme une bonne partie de la motion parle d'économie, nous devons en analyser le contenu en fonction du contexte économique actuel. Commençons par admettre que, depuis quelques années, l'économie canadienne se porte très bien. Depuis 2015, il s'est créé au-delà de 800 000 emplois, pour la plupart à temps plein et dans le secteur privé. Par ailleurs, le chômage est à un creux historique. En fait, il n'a jamais été aussi bas depuis que nous avons commencé à en faire le calcul, c'est-à-dire en plus de 40 ans.
Cela dit, il ne suffit pas de dire que l'économie va bien. Il faut aussi faire le nécessaire pour que tout le monde en profite. Il faut notamment rendre la vie plus abordable pour les familles canadiennes qui ont du mal à joindre les deux bouts. Cet objectif fait partie des priorités du gouvernement depuis le début.
Plus précisément, nous savons que les familles canadiennes d'aujourd'hui disposent, en moyenne, d'environ 2 000 $ de plus qu'au moment des dernières élections fédérales. La situation s'explique par plusieurs raisons. D'abord et avant tout, nous avons présenté des politiques sociales qui permettent aux familles canadiennes ordinaires d'avoir plus d'argent dans leurs poches. Parlons de l'Allocation canadienne pour enfants. Grâce à ce programme, 9 familles canadiennes sur 10 ont plus d'argent dans leurs poches. Jusqu'à maintenant, il a permis de sortir plus de 300 000 enfants canadiens de la pauvreté. Dans la région que je représente, il aide quelque 11 000 enfants tous les mois. L'allocation moyenne pour les familles admissibles est d'environ 6 800 $. Ainsi, le programme verse 48 millions de dollars par année aux collectivités de ma circonscription, ce qui rend la vie plus abordable pour les Canadiens.
Ces statistiques sont bien intéressantes, mais il ne faut surtout pas oublier les êtres humains derrière chacune d'elles. Je me souviens d'une mère monoparentale rencontrée à Stellarton qui, pour la première fois, a pu acheter de nouveaux vêtements à ses enfants pour la rentrée grâce à l'Allocation canadienne pour enfants. Elle m'a confié qu'au mois de septembre de chaque année, elle avait l'impression de ne pas pouvoir habiller ses enfants convenablement et qu'elle en était humiliée. Ce genre d'anecdotes entendues durant ma carrière de député resteront à jamais gravées dans ma mémoire.
Je me suis entretenu avec des parents qui m'ont dit être enfin en mesure d'inscrire leurs enfants à des leçons de natation et à d'autres qui s'efforcent d'offrir une alimentation saine à leur famille. Voilà des acquis sociaux positifs. Peu importe le parti que nous représentons, force est de reconnaître que si des familles comme celles-ci se portent mieux, on peut conclure qu'elles sont bien servies par les politiques gouvernementales.
Nous pouvons examiner les politiques touchant par exemple l'Allocation canadienne pour les travailleurs, qui permettent aux gens qui travaillent dur, mais ne sont pas capables de s'en sortir, d'avoir jusqu'à 500 $ de plus. Il y a aussi l'allégement fiscal offert à la classe moyenne. L'augmentation de l'impôt payé par le 1 % des Canadiens les plus riches a rendu la vie un peu plus facile pour tous les autres.
La motion dont la Chambre est saisie aujourd'hui laisse entendre à quelques reprises que la vie serait devenue moins facile sous ce gouvernement. Rien n'est plus faux. Ce n'est pas seulement les mesures que je peux souligner qui montrent que la vie est en fait désormais moins chère pour les familles canadiennes. En ce qui concerne le Régime de pensions du Canada, qui est cité dans la motion, les aînés sont en meilleure position aujourd'hui qu'il y a trois ans et ce, pour plusieurs raisons.
Nous avons ramené à 65 ans l'âge d'admissibilité à la Sécurité de la vieillesse, qui était de 67 ans sous le précédent gouvernement. Nous avons bonifié le Supplément de revenu garanti qui aide les aînés célibataires et à faible revenu — ils font partie des membres les plus vulnérables de la communauté —, qui recevront désormais jusqu'à 947 $ de plus par an grâce à ce changement de politique. S'agissant du Régime de pensions du Canada, il aide les gens de la génération qui est actuellement au travail à avoir une retraite plus sûre et plus digne à la fin de leur carrière.
En ce qui concerne les étudiants, auxquels on fait également allusion dans la motion, nous avons apporté certains changements à des crédits d'impôt ciblés qui existaient déjà, mais nous avons remanié les avantages offerts aux étudiants pour que les personnes à faible revenu aient les moyens de faire des études. Pour ce faire, nous avons augmenté les bourses du Programme canadien de bourses aux étudiants de 50 %.
Nous leur facilitons également les choses à la fin de leurs études. Une personne doit gagner au moins 25 000 $ avant d'être obligée de commencer à rembourser son Prêt d'études canadien. Dans ma province, la Nouvelle-Écosse, bien des jeunes qui poursuivent leurs études dans un de nos nombreux établissements universitaires ou collégiaux sont obligés d'aller s'installer ailleurs ensuite. Cette mesure va les encourager à rester dans leur collectivité d'origine ou celle où ils ont fait leurs études.
Le plus décevant peut-être dans tout cela est le fait qu'aucune des mesures que je viens d'énumérer — des mesures qui rendent le coût de la vie plus abordable pour les Canadiens — n'a obtenu le soutien du Parti conservateur du Canada. D'un côté, les conservateurs nous accusent d'augmenter le coût de la vie. De l'autre, chaque fois que nous proposons une mesure qui vise à améliorer la qualité de vie des familles canadiennes et à réduire le coût de la vie, ils s'y opposent.
Je constate que les conservateurs ont également laissé entendre dans la motion que les politiques mises en oeuvre par le gouvernement ont en quelque sorte empiré la situation des petites entreprises. C'est complètement faux. J'observe en particulier que, en date du 1er janvier, le taux d'imposition des petites entreprises est passé de 11 % à 9 %. Autrement dit, 9 est un chiffre inférieur à 11 et le changement de politique permet aux petites entreprises de réaliser des économies. Si une petite entreprise est capable de profiter pleinement de la baisse d'impôt pour les petites entreprises, elle peut économiser jusqu'à 7 500 $ au cours d'une année normale.
Les petites entreprises ne bénéficient toutefois pas seulement de la baisse du taux d'imposition. Le Canada a de nouveaux accords commerciaux avec l'Union européenne, les États-Unis et certains des pays du Pacifique. Ils donnent aux petites entreprises l'occasion d'exporter leurs produits et d'embaucher plus de Canadiens.
Si on examine les mesures annoncées dans l'énoncé économique de l'automne de cette année, on peut voir que le gouvernement investit dans des mesures qui aident les entreprises à créer des emplois plutôt que des mesures qui permettent à un unique actionnaire de s'enrichir.
Nous offrons des incitatifs fiscaux aux entreprises qui investissent dans certaines choses, notamment dans du matériel ou des immeubles neufs qui vont contribuer à accroître la productivité. Je signale aussi que nous avons augmenté les investissements aux agences de développement régional dans le Canada atlantique, comme l'Agence de promotion économique du Canada atlantique, pour diversifier l'économie régionale et créer des emplois.
Lorsqu'une motion demandant d'accroître l'aide à la croissance commerciale dans cette région a été présentée, tous les députés conservateurs ont voté contre. Je ne veux pas faire d'acharnement, mais je dois dire que nous bénéficions d'investissements supplémentaires dans l'innovation et l'infrastructure qui débouchent sur des projets dans ma circonscription, notamment l'élargissement de l'autoroute entre Sutherlands River et Antigonish, la création d'un nouvel institut sur la gouvernance et d'un centre d'innovation sur le campus de l'Université St. Francis Xavier, où j'ai étudié, et un nouveau centre des métiers et de l'innovation au campus Pictou. Les investissements dans les infrastructures créent du travail pour les petites entreprises locales.
À titre de secrétaire parlementaire de la ministre de l’Environnement et du Changement climatique, je m'intéresse particulièrement à un élément de la motion: l'alinéa h). Il indique que notre politique environnementale pourrait coûter jusqu'à 5 000 $ à l'avenir. Les conservateurs ont choisi ce chiffre au hasard. En matière d'environnement, ils semblent avoir pour stratégie de tromper les Canadiens et de rester inactifs dans le dossier des changements climatiques.
De manière plus réaliste, je crois qu'une grande majorité des députés reconnaissent que les changements climatiques constituent un grave problème. Si nous convenons qu'il s'agit d'un grave problème, bien que ce point ne fasse pas l'unanimité, nous pouvons nous concentrer sur les gestes à poser pour le régler au lieu de lever les bras au ciel, d'affirmer que tout cela ne suffit pas, et de choisir de ne pas contribuer au débat.
Nous avons, selon moi, la responsabilité et l'obligation non seulement d'agir, mais aussi de repérer les mesures les plus efficaces. Dans l'ensemble, les Canadiens sont conscients de la réelle menace que représentent les changements climatiques, une menace décrite en détail dans le récent rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat des Nations unies. Un grave danger nous menace et il nous revient à nous tous, députés de la Chambre des communes, d'agir pour contrer cette menace.
Bien que l'opposition soit obsédée sur l'aspect de notre plan qui porte sur la tarification de la pollution, notre plan comprend de nombreux éléments qui aideront le Canada à réduire considérablement ses émissions afin d'empêcher que nos collectivités subissent des ravages catastrophiques.
Ce que nombre de Canadiens ignorent, c'est que, grâce aux politiques que nous mettons en place, d'ici 2030, 90 % de l'électricité du pays sera produite avec des ressources renouvelables. Nous faisons un investissement d'une ampleur sans précédent dans le transport en commun afin d'encourager un plus grand nombre de navetteurs à réduire leur empreinte carbone en utilisant le transport en commun plutôt que leur propre véhicule pour se rendre au travail. Nous allons éliminer progressivement le charbon d'ici 2030, soit 30 ans plus tôt que la date à laquelle le gouvernement précédent avait prévu atteindre cet objectif.
Ce qui est formidable, c'est que les investissements dans ces différents programmes représentent non seulement une occasion de trouver une solution à un problème actuel, mais aussi une occasion rare et extraordinaire de saisir des débouchés économiques.
En ce qui concerne les investissements que nous voulons faire pour promouvoir l'efficacité énergétique, je constate que des emplois sont déjà créés dans les collectivités que je représente. J'en ai parlé à quelques reprises à la Chambre. Je vais quand même citer de nouveau l'exemple du groupe d'entreprises Trinity, établi dans le comté de Pictou, en Nouvelle-Écosse.
Le groupe a été fondé par deux bons constructeurs capables de faire des réparations domiciliaires. Ces derniers ont commencé à bénéficier des programmes gouvernementaux investissant dans l'efficacité énergétique. Ils ont alors découvert qu'il existait un marché non seulement pour réduire les émissions du pays, mais aussi pour faire économiser de l'argent aux Canadiens ordinaires sur leur facture de chauffage chaque année. Pour ce faire, ils remplacent de vieilles fenêtres par des fenêtres écoénergétiques, installent des thermostats intelligents et prennent d'autres mesures d'efficacité énergétique.
Ils sont en mesure de faire baisser le coût de la vie des Canadiens ordinaires. Ils participent à la lutte mondiale contre les changements climatiques. Il est important de noter qu'ils créent des emplois. Des dizaines d'employés travaillent maintenant pour ce groupe, ce qui contribue à rendre la vie plus abordable tout en réduisant les émissions.
Cependant, ce n'est pas le seul exemple notable. Il y a CarbonCure, qui se trouve dans la circonscription du député de Dartmouth—Cole Harbour. L'entreprise a découvert un moyen de renforcer le béton en séquestrant le carbone de l'atmosphère.
Il y a actuellement des développements technologiques incroyables. Grâce aux investissements dans l'économie verte, nous pouvons stimuler la croissance économique en nous assurant d'être au début d'une vague économique très importante.
Bien sûr, le plan de lutte contre les changements climatiques ne se limite pas aux politiques que j'ai mentionnées. Il est vrai que le plan d'action comprend la tarification de la pollution. Comme, aujourd'hui, mon temps ne se limite pas aux 35 secondes habituelles de la période des questions, je suis heureux de tenter de l'expliquer pour que davantage de gens comprennent ce qu'il en est.
Quand nous avons reconnu que le changement climatique était un problème et qu'il fallait agir, nous avons lancé un processus. Nous avons demandé à des experts ayant étudié l'économie et la science des changements climatiques pendant toute leur carrière de nous dire quelle voie était la meilleure et la plus efficace. Nous avons appris que la meilleure façon de réduire les émissions était de tarifer la pollution tout en maintenant le coût de la vie à un niveau abordable. C'est une réelle source d'inquiétude pour bien des gens que je représente. Les gens modifieront leur comportement et, avec le temps, nous réussirons à réduire les émissions. Les recettes provenant de la tarification de la pollution seront rendues aux familles afin que leur bilan annuel n'en souffre pas. Grâce à ce plan, les Canadiens auront plus d'argent dans leurs poches et les émissions diminueront.
Les députés ne sont pas obligés de me croire sur parole. Ils peuvent parler au lauréat du prix Nobel d'économie de l'an dernier, le professeur William Nordhaus. Celui-ci a été récompensé pour avoir démontré que la méthode que je viens de décrire constitue la façon la plus efficace de réduire les émissions à l'origine des changements climatiques. Il a déclaré que le système mis en oeuvre en Colombie-Britannique faisait partie des modèles à suivre en la matière.
Il s'agit d'une idée bipartisane. L'ancien directeur des politiques de Stephen Harper vante les mérites de notre plan. Preston Manning, que tous les députés connaissent certainement, préconise la tarification de la pollution. Même des membres de l'équipe de Doug Ford, en Ontario, ont déclaré devant le Parlement, il y a quelques années à peine, que la tarification de la pollution était la meilleure façon d'assurer la transition vers une économie à faibles émissions de carbone.
Des personnes éminentes des deux côtés de l'échiquier politique américain, dont les présidents de la Réserve fédérale et du conseil consultatif économique auprès du président, ont signé une lettre pour dire qu'il s'agissait de la meilleure occasion à saisir pour réduire considérablement les émissions.
Il est important de parler de faits sur lesquels nous pouvons nous entendre, au lieu de lancer des chiffres visant à faire croire aux Canadiens que notre plan sera très coûteux. Nous pourrions ainsi débattre du bien-fondé des idées avancées. Si les députés de l'opposition ont des idées sur la façon de réduire nos émissions, je suis tout disposé à les écouter. Si leurs idées sont plus efficaces que notre plan, je vais en discuter avec eux de bonne foi.
Cependant, jusqu'ici, aujourd'hui, les députés de l'opposition se sont appliqués à répandre de fausses informations sur le coût de notre plan, qui vise à mettre un prix sur la pollution et à rendre la vie plus abordable pour les Canadiens. Il ne s'agit pas d'une contribution utile au débat. Ce débat sur une politique publique est peut-être le plus important auquel je participerai au cours de ma vie.
Bon nombre d'entre nous ici ont des enfants. Nous souhaitons faire en sorte que nos enfants puissent jouir d'un milieu sain, où ils pourront s'épanouir, comme ce fut le cas pour nous.
De plus, nous voulons profiter d'un marché représentant, selon Mark Carney, gouverneur de la Banque d'Angleterre, 23 billions de dollars. Il faut tirer profit de cette occasion. Si nous ne faisons pas partie des premiers joueurs de ce marché, nous aurons raté notre chance. C'est la seule solution possible et c'est la façon responsable de lutter contre la menace que représentent les changements climatiques.
Cependant, j'ai une bonne nouvelle à annoncer. Nous allons réduire les coûts sociaux grâce à ce genre d'investissements. Ne rien faire serait beaucoup plus coûteux que d'agir. Nous en payons déjà le prix, notamment par le biais des impôts fonciers des municipalités. J'ai discuté avec un représentant du Bureau d'assurance du Canada aujourd'hui. Il m'a appris que nous devions aujourd'hui assumer un coût plus élevé en raison des changements climatiques et de notre inaction des dernières décennies.
Prenons l'exemple des grandes agences de notation; elles abaisseront la cote de crédit des municipalités qui ne se sont pas dotées de plan de lutte contre les changements climatiques, ce qui fera croître les dépenses de ces municipalités. Ces agences feront qu'il sera plus coûteux de construire des infrastructures d'atténuation des inondations. Elles feront qu'il sera plus difficile d'emprunter pour réagir aux conséquences des changements climatiques, pour les municipalités qui ne se s'étaient pas dotées d'un plan efficace de lutte contre les changements climatiques en amont.
Nous sommes conscients que nous payons déjà les frais. Si je ne m'abuse, on estime que, d'ici 2030, les conséquences des changements climatiques, telles que les inondations, les incendies de forêt et les ouragans, nous coûteront environ 5 milliards de dollars.
J'ai un dernier point important à soulever. L'un des thèmes sous-jacents à chacun des éléments de la motion d'aujourd'hui est le fait que les conservateurs utilisent beaucoup de demi-vérités et d'omissions pour tenter de faire croire que le coût de la vie est devenu moins abordable. Au début de mes observations, j'ai prouvé que cela n'est tout simplement pas vrai.
L'affirmation voulant que 81 % des Canadiens au revenu moyen ont vu leurs impôts augmenter est fausse. L'affirmation suivante, qui dit que l’augmentation moyenne d’impôt sur le revenu des familles de la classe moyenne est de 840 $, est également fausse. La motion prétend que nous tentons d’imposer les rabais et les régimes de soins dentaires offerts par les employeurs. Ce n'est pas le cas. Les conservateurs laissent entendre que le prix de notre plan pour l'environnement sera de 5 000 $ par famille.
Toutes ces données sont fausses. Toute la stratégie des conservateurs semble être de présenter de l'information erronée aux Canadiens et de les convaincre de se méfier d'un plan responsable qui vise à créer des emplois, à réduire la pollution et à aider les familles ordinaires à joindre les deux bouts.
Il est très décevant de voir se manifester, sur la scène politique à l'échelle mondiale, des mouvements qui cherchent à rayonner en diffusant de fausses informations et qui jouent dans le registre du populisme.
De plus, il arrive parfois que les médias se fassent lancer des attaques lorsqu'ils dénoncent l'information erronée qui est propagée. Nous sommes passés à l'ère où la politique est fondée sur la désinformation, ce qui est éminemment décevant.
Selon moi, la motion contient des erreurs et est quelque peu ridicule, certes, mais ce que je trouve décevant, c'est que la stratégie utilisée pour obtenir l'appui des Canadiens consiste à leur faire croire que le coût de la vie augmentera ou que les mesures prévues seront inefficaces, entre autres. Il est crucial que les idées véhiculées dans le cadre de nos débats reposent sur des faits et non sur des demi-vérités qui ne servent qu'à duper les gens.
Je veux que les gens à la maison suivent la politique. Nous avons une plateforme et la possibilité d'améliorer sensiblement les choses, de rendre la vie plus abordable pour les Canadiens, de renforcer les protections environnementales et de faire croître l'économie. Les gens qui suivent le débat de près constateront que certains députés, sans doute dans tous les partis, prennent quelques libertés avec les faits. Il importe toutefois de nous montrer consciencieux et veiller à ce que le débat soit fondé sur données scientifiques, des faits et des preuves, et non sur une idéologie et des faussetés. J'invite les Canadiens qui sont à l'écoute à agir s'ils sont témoins de choses qu'ils déplorent. S'ils ne prennent pas les choses en main pour corriger une situation qu'ils ont à coeur, personne ne le fera à leur place.
Je suis reconnaissant de pouvoir prendre part au débat sur la motion à l'étude. Il m'importe grandement de rendre la vie plus abordable pour les gens que je représente, de protéger l'environnement et d'élargir les perspectives économiques, pour que les gens du comté de Pictou, d'Antigonish et de la côte Est de la Nouvelle-Écosse puissent gagner leur vie et rester dans leur patelin s'ils le désirent.
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Lib. (QC)
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2019-02-04 17:58 [p.25233]
Monsieur le Président, je suis heureuse d’avoir la parole.
J’ai écouté avec attention mon honorable collègue, avec qui j’ai eu la chance de siéger au Comité permanent du commerce international.
J’aimerais entendre ses commentaires par rapport à sa circonscription. Notre plan fonctionne: nous avons créé 800 000 emplois et réduit les impôts des PME.
Qu’est-ce que les nouveaux accords de libre-échange signés par notre gouvernement ont fait pour les PME de sa circonscription?
Voir le profil de Peter Fonseca
Lib. (ON)
Monsieur le Président, à notre arrivée au pouvoir en 2015, nous avons constaté qu'un grand nombre des accords commerciaux du Canada étaient dans une impasse. Les négociations entourant l'accord avec l'Europe stagnaient. Elles ne menaient nulle part. Nous les avons relancées et avons franchi la ligne d'arrivée. Nous sommes parvenus à signer une entente.
Nous avons fait la même chose pour l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste. Nous avons maintenant l'occasion d'effectuer des échanges commerciaux avec une grande partie des pays du Pacifique. L'histoire s'est répétée dans le cas de l'Accord Canada—États-Unis—Mexique. Tous ces accords ont été signés parce que le gouvernement reconnaît l'importance du commerce international et des échanges commerciaux pour le pays. C'est de cette manière que des emplois sont créés. C'est ce qui a permis la création nette de 800 000 emplois. Les petites entreprises y sont pour beaucoup, mais il faut considérer la chaîne d'approvisionnement dans son ensemble.
Les Canadiens représentent 0,5 % de la population mondiale, mais ils font 2,5 % des échanges commerciaux sur la planète. Nous nous distinguons sur la scène internationale et nous continuerons à le faire grâce aux accords que nous avons signés avec les autres régions du monde.
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PCC (ON)
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2019-02-04 18:00 [p.25233]
Monsieur le Président, aujourd'hui, j'ai l'honneur de partager mon temps de parole avec le député de Perth—Wellington.
Je prends la parole aujourd'hui afin de participer au débat sur la motion dont nous sommes saisis et d'exhorter le premier ministre à confirmer par écrit que le gouvernement n’imposera plus aucune hausse d’impôts aux Canadiens. Aux fins de cette discussion, nous devrions examiner le bilan des gouvernements libéraux, car il est fort éloquent.
Comme l'a écrit l'écrivain et philosophe George Santayana, « ceux qui ne peuvent se rappeler le passé sont condamnés à le répéter ». Des années 1960 aux années 1980, les dépenses du gouvernement fédéral ont augmenté sous les libéraux, passant de 30 % à 53 % du PIB. Je suis sûr que nombre de députés se souviendront de cette hausse incroyable de l'inflation. Le taux d'intérêt préférentiel est monté en flèche pour atteindre le taux exorbitant de 22 %. Nombre d'entreprises et de particuliers, alors incapables de rembourser leurs dettes, ont dû déclarer faillite. Il a fallu attendre une vingtaine d'années avant que le Canada parvienne à se sortir de ce marasme économique et à réduire sa dette. D'ailleurs, en 1984, la dette internationale du Canada avait augmenté de 700 %.
Si on revient en 2019, on se rend compte que le gouvernement du Canada est sur la même voie. Quelque 81 % des Canadiens à revenu moyen ont éprouvé des difficultés économiques parce que leur fardeau fiscal a augmenté, alors que le premier ministre avait promis de l'alléger.
Un autre parallèle évident avec les années passées concerne l'infâme échec du programme énergétique national. À partir de 1980, à lui seul, le programme énergétique national parrainé par le Parti libéral a réussi à détruire le moteur économique en plein essor qui profitait à tous les Canadiens, faisant perdre leur emploi à des milliers de Canadiens, dont plusieurs ont du coup perdu leur maison.
Et voici maintenant la catastrophe du pipeline causée par l'actuel gouvernement libéral. En raison de l'incapacité du premier ministre de veiller à l'achèvement d'un pipeline, des milliers de Canadiens ont perdu leur emploi. C'est du déjà vu, n'est-ce pas? Présentement, ce sont les contribuables qui font les frais d'un projet de pipeline de 4,5 milliards de dollars qui ne verra peut-être jamais le jour. La semaine dernière, le directeur parlementaire du budget révélait que le gouvernement avait probablement payé 1 milliard de dollars de trop pour l'oléoduc Trans Mountain; c'est incroyable. L'économie du Canada en est amputée d'environ 50 millions de dollars par jour.
Doug Porter, économiste en chef et directeur général du Groupe financier BMO, a déclaré ceci: « Je crois que le Canada se trouve dans une position concurrentielle très faible et qu'il se fera écraser à la prochaine récession. » Les Canadiens ressentent déjà les contrecoups. L'augmentation moyenne des impôts des Canadiens de la classe moyenne est de 840 $. De plus, les primes du Régime de pensions du Canada atteignent maintenant 2 200 $ par ménage et les primes de l'assurance-emploi ont augmenté de 85 $ par travailleur.
Le fait que les libéraux sont déterminés à imposer une taxe sur le carbone assombrit encore plus les perspectives. Cette taxe coûtera environ 2 500 $ à chaque ménage. Malheureusement, la taxe sur le carbone ne réglera pas les problèmes liés à l'environnement et ne fera qu'augmenter encore plus le coût de la vie pour les Canadiens. Pourtant, le premier ministre a promis de ne pas alourdir le fardeau fiscal. Or, ce n'est pas la spécialité des libéraux. En effet, il y a 50 ans, les libéraux avaient hérité d'une économie solide, florissante et diversifiée. Or, à leur départ en 1984, les Canadiens ressentaient encore les effets de la pire récession canadienne depuis la Grande Dépression.
Quant au gouvernement libéral actuel, lorsqu'il a remplacé le gouvernement de Stephen Harper il y a un peu plus de trois ans, le déficit était à zéro. Cependant, au cours des trois dernières années, le gouvernement actuel a ajouté 60 milliards à la dette nationale. Le premier ministre avait promis un retour à l'équilibre budgétaire cette année. Au lieu de cela, le déficit s'élèvera à 21,3 milliards de dollars. Comme je l'ai déjà dit, le premier ministre a promis de ne pas augmenter les impôts. C'est pourquoi nous sommes ici aujourd'hui. Nous demandons au premier ministre de confirmer par écrit que le gouvernement n’imposera plus aucune hausse d’impôts aux Canadiens. Étant donné la façon dont il a largement puisé dans les coffres de l'État jusqu'à présent, il est difficile de croire le premier ministre quand il prétend qu'il ne haussera pas les impôts. Je pense que tous les Canadiens doivent plutôt se poser la question suivante: de quel ordre sera cette hausse? D'après le ministère des Finances, le budget ne sera pas équilibré avant 2040, et la dette aura grimpé de 271 milliards de dollars d'ici là.
Les tendances financières sont cycliques. La plupart des économistes pensent que le Canada et le reste du monde devront composer tôt ou tard avec un ralentissement économique. Le premier ministre n'a pas prévu de coussin financier, qui permettrait au Canada de faire face à une telle éventualité. L'an dernier, la dette nationale du Canada a atteint le niveau record de 670 milliards de dollars, ce qui représente pas moins de 47 600 $ par famille. Un rapport publié récemment par l'Institut Fraser indique qu'un ralentissement économique très grave pourrait ajouter plus de 50 milliards de dollars par année aux prévisions du gouvernement relatives au déficit. La dette nationale du Canada atteindrait près de 1 billion de dollars d'ici 2023. C'est inconcevable et impensable.
Au début de la récession, en 2009, le Canada a pu faire face à la tempête sans trop d'égratignures grâce à la prudence dont avait fait preuve l'ancien gouvernement conservateur dans sa planification économique. Lors de mes voyages avec Stephen Harper, j'ai été stupéfait de constater que des dirigeants mondiaux faisaient la queue pour pouvoir parler à notre ancien premier ministre. Des présidents et des premiers ministres du monde entier voulaient demander à M. Harper comment il se faisait que le Canada était le seul pays du G7 à pouvoir résister au ralentissement économique mondial. C'était attribuable en partie au fait que nous disposions d'un bon coussin financier pour faire face à une éventuelle récession économique. En revanche, les libéraux semblent tenir mordicus à avoir recours à n'importe quelle politique financière, à condition qu'elle ne soit pas conforme à celles mises en oeuvre par les conservateurs.
Je me rappelle aussi qu'en 1988, les libéraux étaient contre la TPS. Peu de temps avant, ils avaient passé la campagne électorale à dénoncer l'accord de libre-échange, mais je ne crois pas avoir besoin de rappeler qu'ils ont changé d'idée à ce sujet-là. Toutes les têtes pensantes libérales de l'époque étaient contre la TPS. L'ancien chef libéral John Turner a même dit que la TPS était une attaque en règle contre les régions les plus démunies du pays, qu'il s'agissait d'une mesure rétrograde et insidieuse qui pénalisait les Canadiens à faible revenu et, il va sans dire, d'un cauchemar administratif.
Ce n'est pas tout. Paul Martin a déclaré ceci à la Chambre: « Monsieur le Président, la taxe sur les produits et services est une mesure stupide, inepte et mal conçue. » Il a ajouté qu'il entendait l'envoyer à la trappe.
On poursuit: le 27 septembre 1990, le chef libéral de l'époque, Jean Chrétien, a dit qu'il voulait « tuer cette taxe ». Il a aussi dit: « Je suis contre la TPS, j'ai toujours été contre et je le serai toujours. C'est une taxe à la fois régressive et discriminatoire. »
On ne peut prêter foi aux propos d'aucun de ces hauts-gradés libéraux. Dès qu'ils sont revenus au pouvoir, les libéraux ont été tout à fait favorables à la mise en oeuvre de la TPS. On ne peut pas leur faire confiance, c'est ce que je répète depuis toujours.
Il y a de nombreuses années de cela, on m'avait dit que les libéraux diraient n'importe quoi pour être élus. S'ils pensent qu'ils seront élus en étant contre l'accord de libre-échange, ils voteront contre. Si, au fil des ans, ils jugeaient utile d'être contre la TPS, le contrôle des salaires et des prix ou quoi que ce soit d'autre, ils faisaient ce qu'il fallait pour être élus. Toutefois, ils revenaient ensuite sur ce qu'ils avaient affirmé.
L'ALENA est un autre exemple de la façon dont ils ont brouillé nos obligations internationales. On peut constater que le nouvel accord qui nous est présenté est plus faible que le précédent. Il fera grimper le prix des condos à cause des droits de douane sur l'acier et l'aluminium. Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres. Les agriculteurs américains auront un accès sans droits de douane à 3,6 % du secteur des produits laitiers canadiens. Le nouvel accord leur permettra d'envoyer des centaines de millions de dollars de plus de leurs produits sur notre marché, sans avoir fait une seule concession.
Pourquoi voulons-nous que le premier ministre nous confirme par écrit qu'il n'augmentera pas les impôts? Regardez ce qui s'est fait pendant les 50 dernières années de gouvernement libéral. Les libéraux disent une chose pendant la campagne électorale et font autre chose après les élections. Il nous incombe de leur demander des comptes dans toute la mesure de nos moyens. Voilà pourquoi nous voulons cette confirmation par écrit.
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Lib. (ON)
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2019-01-29 11:02 [p.24941]
Madame la Présidente, c'est toujours un plaisir de discuter avec mes collègues de l'excellent bilan du gouvernement en matière de gestion financière. Nous avons consolidé les assises de la classe moyenne. Nous avons aidé concrètement les Canadiens qui en avaient besoin et nous avons stimulé l'économie en créant de bons emplois bien rémunérés pour les Canadiens.
En investissant dans les Canadiens et leur milieu de vie, nous leur avons donné de l'espoir et offert des possibilités de réussir. Les travailleurs canadiens profitent des possibilités ainsi offertes pour améliorer leur sort et celui de leur famille. Depuis trois ans, les Canadiens ont créé au-delà de 800 000 emplois. Le taux de chômage est à son plus bas depuis 40 ans, et la part de Canadiens en âge de travailler qui occupent un emploi n'a jamais été aussi élevée.
En 2017, l'économie canadienne a été celle qui a crû le plus rapidement de tout le G7, et le Canada devrait demeurer dans le peloton de tête encore cette année et l'année prochaine. Cela dit, ce qui compte le plus, c'est le fait que les retombées de cette croissance économique se fassent sentir dans l'ensemble de la population canadienne. Les groupes traditionnellement sous-représentés au sein de la population active, à savoir les jeunes, les néo-Canadiens, les femmes et les Autochtones, saisissent les possibilités qui s'offrent désormais à eux, ils retournent sur le marché du travail ou ils améliorent leur situation professionnelle, contribuant du coup à renforcer les assises de la classe moyenne.
Le gouvernement a voulu donner aux travailleurs canadiens la possibilité de profiter des avantages que procure une économie solide et en croissance, et c'est exactement ce qu'il a fait. Nous avons pris des mesures décisives et efficaces pour répondre aux priorités des Canadiens, en fonction des valeurs que nous partageons et qui nous définissent en tant que pays.
Nous avons demandé aux Canadiens qui constituent le 1 % le plus riche de payer un peu plus d'impôt afin de pouvoir réduire celui de la classe moyenne. L'allégement fiscal ainsi réalisé a bénéficié à plus de neuf millions de Canadiens de la classe moyenne.
Nous avons créé l'Allocation canadienne pour enfants — qui, comparée à la prestation précédente, est plus simple, plus généreuse et davantage ciblée vers les familles qui en ont le plus besoin. L'allocation est en outre totalement dispensée d'impôt. Grâce à elle, neuf familles canadiennes sur dix reçoivent davantage de prestations qu'elles n'en recevaient aux termes du système précédent. Grâce à elle, le sort des enfants s'en trouve amélioré. L'allocation a déjà sorti de la pauvreté des centaines de milliers d'enfants. Le soutien supplémentaire qu'elle fournit change énormément les choses pour ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts. Ce qu'elle permet de financer, par exemple une alimentation saine, des activités sportives ou des leçons de musique, est déterminant pour l'avenir de l'enfant.
Grâce à la baisse d'impôt dont a profité la classe moyenne et à l'Allocation canadienne pour enfants, la famille typique de quatre personnes reçoit en moyenne 2 000 $ de plus chaque année pour assumer les coûts associés au fait d'élever des enfants, mettre de l'argent de côté et stimuler l'économie, pour le plus grand bien de tous.
Si on prend plutôt l'exemple d'un couple avec deux enfants dont l'un des membres gagne l'équivalent du salaire moyen et l'autre l'équivalent des deux tiers du salaire moyen, eh bien ces gens peuvent désormais conserver près de 85 % de leurs revenus bruts. Dans le cas d'un parent élevant deux enfants seul et gagnant l'équivalent du salaire moyen ou d'une famille avec deux enfants dont un seul parent travaille et gagne l'équivalent du salaire moyen, les retombées sont encore plus intéressantes. Selon l'OCDE, une fois l'Allocation canadienne pour enfants et les autres avantages fiscaux ajoutés au revenu familial, le taux d'impôt personnel de ces gens est d'à peine 1,8 et 1,2 % respectivement. Cela veut donc dire qu'ils peuvent conserver plus de 98 % de ce qu'ils gagnent. Je suis fière de pouvoir dire que le Canada est un véritable modèle pour le reste du monde.
Pour tout dire, nous sommes allés encore plus loin pour que les retombées de la croissance économique profitent à l'ensemble de la population: nous avons annoncé la création de l'Allocation canadienne pour les travailleurs dans le budget de 2018. Grâce à elle, les travailleurs à faible revenu auront plus d'argent dans leurs poches, davantage de Canadiens se joindront à la population active et y demeureront, et au-delà de 2 millions de Canadiens qui ne ménagent aucun effort pour faire partie de la classe moyenne recevront un véritable coup de pouce.
À compter de cette année, l'Allocation canadienne pour les travailleurs remplacera la Prestation fiscale pour le revenu de travail. L'allocation offrira des prestations plus généreuses et accessibles. Qu'est-ce que cela signifiera pour les Canadiens? Eh bien, les travailleurs à faible revenu qui gagnent 15 000 $ pourraient recevoir près de 500 $ de plus de l'Allocation canadienne pour les travailleurs en 2019 que ce qu'ils auraient reçu dans le cadre du système précédent. Cet argent pourra les aider à avancer et vraiment changer les choses pour les Canadiens qui travaillent d'arrache-pied à rejoindre la classe moyenne.
Avec ces investissements dans la population canadienne et une économie florissante, nous prouvons ce que les Canadiens savent déjà: qu'un pays ne peut atteindre la prospérité à coups de compressions. C'est une approche différente, faite de judicieux investissements et de choix équitables, qui assure notre force, notre unité et notre croissance commune.
C'est particulièrement le cas lorsqu'il est question des populations les plus vulnérables au Canada. Au lieu de couper dans les services qui leur sont destinés, nous les appuyons tout en gérant notre position financière de manière responsable. Pour les aînés les plus vulnérables du Canada, nous avons haussé la prestation complémentaire au Supplément de revenu garanti, qui offre une meilleure sécurité du revenu à près de 900 000 aînés, dont 70 % sont des femmes, tout en contribuant à sortir 57 000 aînés vulnérables de la pauvreté.
Nous avons aussi mis en place la toute première stratégie nationale en matière de logement au Canada. Ce plan décennal de 40 milliards de dollars donnera à un plus grand nombre de Canadiens un endroit sécuritaire et abordable où vivre, en plus d'aider 530 000 ménages à se loger et de réduire de 50 % le sans-abrisme chronique.
Les investissements dans l'infrastructure, comme les transports en commun, les routes, les ponts et les ports nécessaires au commerce, les installations de traitement de l'eau et des eaux usées, l'infrastructure culturelle et récréative ainsi que le logement abordable contribuent à rehausser la qualité de vie des personnes à la grandeur du pays tout en jetant les bases d'une croissance économique soutenue et de la création d'emplois bien rémunérés à long terme.
Outre le soutien accordé aux scientifiques, aux chercheurs et aux innovateurs canadiens, les nouveaux accords commerciaux, dont le nouvel ALENA, l'Accord économique et commercial global avec l'Union européenne et l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste, créeront encore plus de débouchés économiques pour les Canadiens au cours des prochaines années.
Le gouvernement reconnaît aussi l'importance de créer un environnement fiscal concurrentiel pour les petites entreprises. La réduction du taux d'imposition permet aux petites entreprises de conserver un plus grand pourcentage de l'argent qu'elles gagnent durement. Elles peuvent ainsi faire des réinvestissements qui favorisent la croissance et qui créent des emplois. C'est pourquoi nous avons réduit le taux d'imposition des petites entreprises, qui est passé à 10 % le 1er janvier 2018, puis à 9 % le 1er janvier 2019. En 2019, le taux d'imposition moyen combiné du gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux et territoriaux pour les petites entreprises s'établit à 12,2 %, soit le plus faible des pays du G7 et le quatrième parmi les plus bas des pays membres de l'OCDE. Grâce aux mesures que nous avons prises, les petites entreprises peuvent économiser jusqu'à 7 500 $ en impôt fédéral par année comparativement à 2017. Ainsi, la petite entreprise moyenne dispose de 1 600 $ supplémentaires par année, qu'elle peut réinvestir dans du nouvel équipement, la croissance et la création d'emplois.
Les petites entreprises sont de véritables moteurs économiques au Canada: elles fournissent 70 % de tous les emplois du secteur privé. Les réductions d'impôt pour les petites entreprises présentées par le gouvernement soutiendront l'emploi et la croissance parmi celles-ci, en plus d'offrir de nouveaux débouchés dans les collectivités du pays.
Nous prenons des mesures pour que tous les Canadiens puissent tirer avantage des occasions que nous créons et continuer d'en bénéficier à la retraite. Nous travaillons en collaboration avec nos partenaires provinciaux et territoriaux à bonifier le Régime de pensions du Canada pour que les Canadiens puissent vivre leur retraite dans la dignité. La bonification du RPC entrera en vigueur progressivement à compter de ce mois-ci. Cela signifie plus d'argent pour les Canadiens qui prennent leur retraite, si bien qu'ils auront moins à se soucier de leurs épargnes et pourront se concentrer davantage à profiter du temps passé en famille. Avec le temps, la bonification entraînera une hausse de la prestation de retraite maximale du RPC pouvant atteindre 50 %. Cela se traduira par une hausse de près de 7 300 $ de la prestation de retraite maximale, qui passera de 13 855 $ à plus de 21 100 $ en dollars d'aujourd'hui.
En conclusion, nous accomplissons tout cela — création d'emplois, croissance économique, investissement dans les nouvelles occasions dans l'avenir et soutien aux membres les plus vulnérables de la société — tout en gérant prudemment notre bilan financier. Nous agissons de manière pleinement responsable en protégeant les avantages dont jouit le Canada grâce à cette approche en matière de gestion financière. La position solide du Canada sur le plan financier permet au gouvernement d'investir dans les Canadiens tout en maintenant le ratio dette-PIB à la baisse et en protégeant la viabilité financière à long terme de l'économie canadienne.
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2019-01-29 12:22 [p.24951]
Monsieur le Président, c'est formidable de prendre la parole dans cette nouvelle Chambre en ce début d'année. Il n'y a par contre rien de formidable à parler d'une motion de l'opposition présentée par le député de Carleton qui est, à mon avis, inutile, si je peux me permettre d'être aussi direct. C'est une motion de l'opposition qui ne traite pas des besoins des Canadiens ordinaires qui travaillent dur, des Canadiens de la classe moyenne qui sont à la maison et de leur désir de s'assurer d'un bel avenir pour eux et pour leurs enfants ou que nous rendions la vie plus abordable aux Canadiens d'un océan à l'autre. Il n'est question de rien de tel dans le texte de la motion.
Parlons du bilan. Le gouvernement actuel a réduit l'impôt de neuf millions de Canadiens de la classe moyenne au cours des trois dernières années et demie. L'opposition — les conservateurs — a voté contre. Le gouvernement actuel a haussé le Supplément de revenu garanti de 10 % pour les personnes âgées les plus vulnérables. L'opposition a voté contre. Le gouvernement actuel a instauré l'Allocation canadienne pour enfants, grâce à laquelle 9 familles sur 10 au Canada sont plus riches de 2 300 $, en moyenne. L'opposition a voté contre.
Nous avons élargi ou bonifié le Régime de pensions du Canada, un changement dont profiteront des générations de travailleurs de la classe moyenne. Les conservateurs, l'opposition officielle, ont voté contre ce changement. Nous avons demandé aux bien nantis de payer un peu plus; il s'agit de gens qui ont bien réussi, comme nous le savons tous. Les conservateurs, l'opposition officielle, ont voté contre ce changement. Nous avons réduit le taux d'imposition des petites entreprises à 9 %, ce qui représente des économies de 7 500 $ pour les PME de partout au pays. Les conservateurs ont aussi voté contre ce changement.
Nous avons créé 800 000 emplois, en majorité des emplois à plein temps dans le secteur privé. De plus, le taux de chômage est à son point le plus bas en 44 ans. Quelle a été la réaction des conservateurs? Ils n'ont rien dit. Ont-ils un plan? Non, ils n'en ont pas. Quels services élimineront-ils? On peut voir, en effet, comment se comporte Doug Ford: il réduit les services destinés aux étudiants universitaires et rend donc les études moins accessibles aux familles des travailleurs ontariens. Voilà la philosophie des conservateurs, celle devant laquelle nous nous trouvons. Les conservateurs devraient avoir honte. lls devraient avoir honte de n'avoir aucune idée à offrir.
De notre côté, nous faisons croître l'économie. En 2017, le Canada était en tête du G7 grâce à une croissance de 3 %. Cette année, nous arriverons à un peu plus de 2 %. Où est le plan des conservateurs? Ils n'en ont pas. Pour ce qui est des finances publiques, le ministre des Finances a rencontré les agences de notation. Elles ont confirmé la cote de crédit du Canada: AAA. Les agences ont employé le mot « solide » pour décrire nos finances publiques, si je ne m'abuse. Bref, les finances du Canada se portent très bien.
Nous veillons aux intérêts des Canadiens. Nous avons instauré l'Allocation canadienne pour les travailleurs, pour les vaillants travailleurs canadiens à faible revenu, car nous voulons les aider à accéder à la classe moyenne. Les conservateurs ont voté contre cette mesure.
Parlons bilan. J'ai moi-même travaillé dans les marchés financiers de New York et de Toronto pendant 23 ans. Durant ma jeunesse, j'ai travaillé dans un McDonald's, un Donut Factory, un magasin Zellers, une usine de pâte à papier et un élévateur à grains. Je suis issu de la classe moyenne inférieure, car mes parents sont des immigrants. Je suis donc en mesure de dire que nos mesures tirent les gens, les enfants et les familles de la pauvreté. Qu'ont fait les conservateurs? Ils ont voté contre absolument toutes les mesures proposées pour aider les familles de ma circonscription.
Dans ma circonscription, Vaughan—Woodbridge, plus de 15 000 enfants et leur famille ont reçu l'Allocation canadienne pour enfants, ce qui représente presque 5 millions de dollars par mois. Qu'ont fait les conservateurs? Ils ont voté contre.
Je vais maintenant passer au discours que j'ai prévu pour aujourd'hui. Pour ce qui est du leadership en matière d'économie et d'environnement, nous agissons. C'est ce que souhaitent les Canadiens. Ils ne veulent pas qu'on leur serve des lieux communs et des paroles en l'air. Ils s'attendent à ce que nous, députés élus ayant le privilège de les servir, fassions preuve de leadership et laissions aux enfants et à tous les Canadiens un environnement plus sain, une économie plus solide et un avenir meilleur.
Je profite de toutes les occasions pour rappeler à la Chambre et aux Canadiens ce que fait le gouvernement, car nous en sommes très fiers. Nous faisons du Canada un pays meilleur, plus fort, tout en continuant de réduire le ratio de la dette par rapport au PIB. D'ailleurs, le travail réalisé par le gouvernement est louangé partout dans le monde. Le FMI a salué le modèle économique canadien, qu'il considère comme un exemple à suivre dans le monde. La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a même dit que le monde a besoin d'autres pays comme le Canada.
Je sais que les députés du parti de l'opposition aiment commenter et citer des faits présentés par l'Institut Fraser. Pourquoi ne pas simplement écouter ce que les résidants de nos circonscriptions ont à dire? Pourquoi ces députés ne consultent-ils pas ces gens plutôt que des groupes de réflexion? Pourquoi ne leur demandent-ils pas ce qu'il faut faire dans le dossier de l'environnement? Ils veulent que nous mettions en place un régime de tarification de la pollution et que nous rendions le coût de la vie plus abordable pour les Canadiens, et c'est exactement ce que nous faisons.
Parlons aux résidants que nous représentons. Parlons-leur de la baisse d'impôt que nous avons offerte à neuf millions de Canadiens. Parlons-leur de la bonification du Régime de pensions du Canada. Parlons-leur de l'âge de l'admissibilité aux prestations de retraite, que nous avons ramené à 65 ans, alors que les conservateurs l'avaient haussé à 67 ans. Parlons-leur de tout cela.
L'année dernière, l'OCDE a accueilli favorablement les investissements sans précédent du gouvernement dans les infrastructures, l'adoption de la toute première stratégie nationale sur le logement, ainsi que les retombées positives que devrait générer la nouvelle prestation parentale partagée d'assurance-emploi.
La semaine dernière, dans son palmarès des meilleurs pays, la revue U.S. News and World Report a placé le Canada en première place pour la qualité de vie. Nous devrions tous en être fiers parce qu'une économie forte repose sur les gens. Pour s'assurer une économie forte, il faut veiller à ce que les Canadiens disposent des outils nécessaires pour réussir. Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement place les gens au coeur de son plan de croissance économique. C'est une chose de stimuler l'économie, mais c'en est une autre de le faire de façon inclusive, et c'est ce que nous faisons.
Voilà pourquoi nous avons sorti 300 000 enfants de la pauvreté. C'est pourquoi la Stratégie nationale sur le logement, à laquelle, je le répète, les conservateurs se sont opposés, sort des centaines de milliers de personnes de la pauvreté et leur donne un endroit sûr où habiter et vivre. C'est ce que nous faisons. En 2019, dans ma circonscription seulement, nous inaugurerons un nouvel immeuble de 162 logements abordables pour mes concitoyens. Il y a beaucoup de travail à faire, et nous le ferons.
Nous sommes arrivés avec la ferme intention d’aider les Canadiens qui travaillent fort à récolter davantage les bénéfices découlant d’une économie forte et en pleine croissance, et c’est exactement ce que nous avons fait. C’est la raison pour laquelle la première mesure de notre gouvernement a été de demander aux Canadiens les plus riches de payer plus, afin de pouvoir réduire les impôts de la classe moyenne.
Oui, neuf millions de Canadiens, qui travaillent fort, bénéficieront d'un allégement fiscal. Certaines personnes en Ontario sont peut-être à la maison aujourd'hui en raison de la forte chute de neige, mais la plupart d'entre elles sont au travail.
Grâce à la réduction d’impôts de la classe moyenne, plus de 9 millions de Canadiens peuvent faire davantage d’économies, investir ou acheter ce dont ils ont besoin. En outre, pour aider les parents à élever leurs enfants, le gouvernement a créé l’Allocation canadienne pour enfants, ou ACE, une allocation plus généreuse et non imposable, qui vise les familles qui en ont le plus besoin. Grâce à l’ACE, 9 familles canadiennes sur 10 reçoivent une allocation plus importante que dans le cadre du système précédent. Cette allocation a permis de faire sortir de la pauvreté des centaines de milliers d’enfants.
Grâce à la baisse d’impôts et à des mesures comme l’ACE, une famille typique de la classe moyenne de quatre personnes touche, en moyenne, environ 2 000 $ de plus par an pour élever ses enfants, épargner pour l’avenir et contribuer à la croissance de l’économie au profit de tous. Cet argent change la vie de ces familles. Il les aide, par exemple, à nourrir sainement leurs enfants ou à acheter de nouvelles bottes d’hiver.
L'Allocation canadienne pour enfants est porteuse de changements. Nous l'avons créée, et elle aide les familles chaque mois dans toutes les circonscriptions du Canada, y compris celles que représentent les députés des partis d'opposition. Il faut le reconnaître. Elle sort des centaines de milliers d'enfants de la pauvreté et elle aide les familles, ce dont nous devons tous être fiers.
Les conservateurs sabreraient-ils l'Allocation canadienne pour enfants, puisqu'ils en parlent? Feraient-ils ce que fait Doug Ford et réduiraient-ils les services aux familles des travailleurs ontariens? J'espère que non, et je suis persuadé qu'ils ne le feront pas.
Cet argent change la vie de ces familles. Qui plus est, à l’automne 2017, le gouvernement a pris des mesures pour aider les travailleurs à faible revenu, ce qui a mené à l’instauration, dans le budget de 2018, de l’Allocation canadienne pour les travailleurs, ou ACT. L’ACT est une version améliorée, plus généreuse et plus accessible de la Prestation fiscale pour le revenu de travail. Depuis le 1er janvier, l’ACT permet aux travailleurs à faible revenu d’avoir plus d’argent dans leur portefeuille. Elle encouragera également un plus grand nombre de personnes à occuper un emploi et à le garder, tout en offrant une aide réelle à plus de 2 millions de Canadiens qui travaillent fort pour intégrer la classe moyenne.
Ces Canadiens à faible revenu travaillent fort, et l'Allocation canadienne pour les travailleurs nous permettra de les aider. En effet, les gens gagnant environ 15 000 $ actuellement recevront approximativement 500 $ de plus quand ils rempliront leur déclaration de revenus. Nous les aiderons à faire partie de la classe moyenne.
Nous veillerons à nous occuper de tous les Canadiens, y compris ceux qui sont les plus vulnérables. C'est pourquoi nous avons bonifié de 10 % le Supplément de revenu garanti. Dans ma circonscription seulement, plus de 2 000 aînés ont bénéficié de la hausse de 10 % du Supplément de revenu garanti, ce qui équivaut à presque 847 $ en moyenne. Cette hausse est bien réelle, et elle aide les aînés.
Nos mesures ont aidé les Canadiens d'un océan à l'autre, et nous continuerons à bâtir une économie forte et inclusive pour aujourd'hui et pour l'avenir.
Après plusieurs années de travail, la retraite est une récompense. Or, au Canada, pour beaucoup d’aînés, surtout les femmes, elle implique souvent des difficultés financières. Nous croyons que cette situation est inacceptable.
Voilà pourquoi nous avons augmenté le Supplément de revenu garanti pour les personnes âgées célibataires ayant un revenu modeste, donnant ainsi aux aînés les plus vulnérables une plus grande sécurité financière et une tranquillité d’esprit.
Nous avons aussi amélioré le Régime de pensions du Canada, une mesure historique s’il en est. Grâce à l’amélioration du Régime de pensions du Canada, qui entre progressivement en vigueur à partir du début de cette année, les Canadiens auront plus d’argent lorsqu’ils prendront leur retraire, ils seront moins inquiets au sujet de leur avenir et ils passeront plus de temps avec leur famille.
Pendant la campagne électorale de 2015, nous avions promis de faire en sorte que les Canadiens puissent prendre leur retraite dans la sécurité et la dignité. Pour honorer notre promesse, nous avons pris un certain nombre de mesures.
En Suisse, l'ancien premier ministre conservateur avait annoncé que le gouvernement qu'il dirigeait ferait passer de 65 à 67 ans l'âge d'admissibilité à la Sécurité de la vieillesse et au Supplément de revenu garanti. Nous avons annulé ce mauvais plan. C'était beaucoup demander aux maçons ou aux menuisiers au corps un peu usé d'avoir travaillé toute leur vie, qui se tardaient de prendre leur retraite, d'attendre à 67 ans au lieu de 65. Ce que les conservateurs avaient fait était injuste, et nous avons rectifié le tir. Cette mesure aurait plongé les gens dans la pauvreté et, compte tenu de la façon dont le système fonctionne, ce sont les provinces qui auraient accusé le coup. Nous avons renversé la vapeur.
Nous avons bonifié le Régime de pensions du Canada pour les générations futures; c'était une excellente décision. Nous avons de nouveau rehaussé le Supplément de revenu garanti. Nous avions promis de le faire et nous avons joint le geste à la parole.
En collaborant avec les provinces et les territoires pour améliorer le Régime de pensions du Canada, et grâce à la décision du gouvernement de rétablir l'âge d'admissibilité à la Sécurité de la vieillesse à 65 ans au lieu de 67 ans, davantage de Canadiens pourront passer leurs années de retraite dans de meilleures conditions.
Grâce aux quelque 30 000 projets d'infrastructure approuvés depuis 2016, nous bâtissons également des communautés fortes et résilientes. La majorité de ces infrastructures sont déjà en cours de réalisation, créant ainsi davantage d'emplois bien rémunérés et de qualité pour la classe moyenne.
Par ailleurs, grâce à bon nombre de ces mesures économiquement utiles, la confiance des consommateurs se situe aujourd'hui à un niveau quasiment sans précédent. En ayant plus d'argent à leur disposition, les consommateurs canadiens ont toutes les raisons d'avoir plus confiance dans leur situation financière et leur avenir.
C'est aussi vrai pour les entreprises. Depuis 2015, les bénéfices après impôt des entreprises canadiennes ont presque doublé, ce qui signifie que les entreprises et les Canadiens disposent de plus de ressources pour investir, stimuler la croissance économique et créer de bons emplois.
Nous reconnaissons que les petites entreprises sont un moteur de notre économie. Parmi tous les emplois du secteur privé, 70 % se trouvent dans les petites entreprises. C'est pourquoi nous avons réduit l'impôt de celles-ci l'an dernier. En janvier 2018, le gouvernement a réduit le taux d'imposition des petites entreprises à 10 %, et cette année, nous l'avons réduit à nouveau à 9 %.
Ma circonscription, Vaughan—Woodbridge, et la ville de Vaughan comptent plus de 12 000 petites entreprises qui emploient plus de 200 000 vaillants travailleurs canadiens.
Oui, nous avons fait passer le taux d'imposition des petites entreprises de 11 % à 9 %. Oui, nous avons présenté à l'automne un énoncé économique que le NPD n'aime pas — honnêtement, je ne sais pas ce que le NPD aime ces jours-ci — et qui aidera les entreprises à investir dans les immobilisations et la machinerie pour accroître leur productivité et leur compétitivité.
Je suis allé visiter la compagnie Alps Welding dans ma circonscription. Cette entreprise fabrique des pièces de pipelines pour le Kazakhstan et le Canada, notamment l'Ontario et l'Alberta. Elle fabrique des pièces pour des projets partout dans le monde. J'invite les députés de l'opposition à Woodbridge, où je leur ferai voir l'excellent travail qui s'y fait.
La pénurie de soudeurs constitue le principal problème de la compagnie. Comme son carnet de commandes déborde, elle prend de l'expansion et souhaite embaucher du personnel, mais elle n'arrive pas à trouver suffisamment de travailleurs spécialisés.
Alps Welding exporte dans le Centre-Sud de l'Asie et aux États-Unis, et fait affaire avec l'Alberta, l'Ontario et le Québec. Cette entreprise qui appartient à une famille d'immigrants constitue un modèle de réussite canadienne, et nous devons en être fiers.
Mes collègues peuvent se moquer et blaguer, mais cette famille immigrante a travaillé dur pour bâtir cette entreprise dont elle est fière. Je ne crois pas qu'il y ait matière à rire, et mes collègues, particulièrement ceux de l'opposition, devraient cesser les railleries. Je dis parfois à mes enfants de cesser les enfantillages; ils ont respectivement 6 et 8 ans. Il m'arrive parfois de penser que les députés d'en face doivent eux aussi cesser les enfantillages.
Le taux d’imposition combiné fédéral-provincial des petites entreprises est alors de 12,2 %, de loin le taux le plus bas des pays du G7. Les résultats de ces mesures sont clairs. L’économie canadienne est forte et en pleine croissance. Elle est l’une des plus performantes du G7. Il y a plus de bons emplois bien rémunérés pour les Canadiens. Au cours des trois dernières années, les Canadiens ont créé plus de 800 000 nouveaux emplois, ce qui a fait chuter le taux de chômage à son niveau le plus bas en plus de 40 ans.
Les entreprises canadiennes et les travailleurs canadiens se portent bien. Cependant, le gouvernement souhaite que tous ceux qui cherchent du travail au Canada puissent en trouver. Nous investissons dans la formation de la main-d'oeuvre et dans l'amélioration de la collecte des données. Le gouvernement conservateur avait sabré le budget de Statistique Canada et supprimé le formulaire détaillé de recensement, mais nous l'avons rétabli. Nous avons pris cette décision parce que nous voulons être certains d'avoir l'information dont les Canadiens ont besoin pour la recherche d'emploi. Nous voulons également avoir l'assurance que les programmes auxquels le gouvernement fédéral participe avec les provinces fonctionnent bien. Il est regrettable que les conservateurs ne comprennent pas l'importance des données scientifiques, de la collecte de données et de l'information.
La confiance des consommateurs demeure élevée et les marges de profit des entreprises sont solides, ce qui ouvre la voie à d’autres investissements susceptibles d’entraîner la création de plus d’emplois intéressants et mieux rémunérés pour les Canadiens.
Nous savons que la vigueur de l'économie canadienne ne doit pas être tenue pour acquise. La récente réforme fiscale aux États-Unis et les différends commerciaux dans le monde ont fait de 2018 une année difficile pour les entreprises canadiennes.
L'été dernier, de nombreux propriétaires et chefs d'entreprises ont indiqué au gouvernement qu'ils étaient très désireux d'investir, de faire le genre d'investissement qui peut favoriser la croissance à long terme d'une entreprise et créer de bons emplois bien rémunérés pour les travailleurs canadiens. Ils ont été nombreux à se dire soulagés lorsque nous avons annoncé le nouvel accord commercial avec les États-Unis et le Mexique, car la conclusion de cet accord aide vraiment les entreprises à investir dans l'avenir avec confiance.
La coopération entre le Canada et les États-Unis n’a rien de nouveau. Nous avons une relation fructueuse de longue date, une relation que le monde entier envie. Les liens qui existent entre nos peuples, nos gouvernements et nos économies produisent des résultats positifs pour les deux pays depuis plus de 150 ans, et nous savons que c’est en travaillant ensemble que nous pourrons continuer à offrir de vrais résultats aux gens au cours des prochaines années.
L’accord que nous avons récemment conclu avec les États-Unis et le Mexique réaffirme l’importance de nos relations commerciales avec nos voisins en Amérique du Nord.
Nous sommes heureux de ce nouvel accord commercial modernisé parce que nous savons qu'il va contribuer au maintien ou à la création de bons emplois bien rémunérés pour la classe moyenne au Canada. Cela dit, nous savons qu'il faut faire plus pour maintenir l'avantage concurrentiel du pays. C'est ce que nous avons fait dans l'énoncé économique de l'automne avec l'Incitatif à l'investissement accéléré, une mesure qui va permettre aux entreprises d'investir au Canada en payant un taux d'impôt marginal moins élevé que les entreprises qui investissent aux États-Unis. C'est un avantage canadien bien réel.
Le taux en question sera plus bas de quatre points de pourcentage. Voilà qui devrait favoriser les investissements et la création de bons emplois pour les travailleurs de la classe moyenne du pays. Nous avons créé 800 000 emplois depuis que nous sommes arrivés au pouvoir, en octobre 2015, et la majorité de ces emplois sont à temps plein et dans le secteur privé. Nous allons continuer de faire ce pour quoi les Canadiens nous ont élus.
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Lib. (QC)
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2019-01-29 13:23 [p.24960]
Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec le député de Kingston et les Îles.
Je me demande souvent quel journal lit mon collègue de Carleton, qui propose la motion d’aujourd’hui. C’est clair qu’il ne lit pas toutes les nouvelles et qu’il veut semer l’incertitude chez les Canadiens et les Canadiennes qui nous écoutent aujourd’hui.
Les Canadiens et les Canadiennes ont fait un choix en 2015. Ils ont choisi un plan qui vise à investir dans l’économie, à renforcer la classe moyenne et en assurer la croissance ainsi qu’à offrir une aide réelle aux personnes qui travaillent fort pour en faire partie.
Depuis 2015, le gouvernement a continué de mettre l’accent sur la classe moyenne et d’aider à rendre plus abordable la vie des familles canadiennes qui travaillent fort.
Afin que les Canadiens disposent de plus d’argent pour économiser, investir et contribuer à la croissance de l’économie, le gouvernement a instauré une baisse d’impôt pour la classe moyenne et une hausse d'impôt pour les Canadiens les plus riches.
Pour aider les familles à assumer les coûts associés au fait d’élever des enfants, le gouvernement a instauré l’Allocation canadienne pour enfants, l'ACE, en 2016, qui est non imposable, et il l’a indexée aux augmentations du coût de la vie dès 2018, soit deux ans plus tôt que prévu. Dans la circonscription de Rivière-des-Mille-Îles, c’est 10 270 paiements, soit près de 6 millions de versements par année pour une moyenne de 6 840 $. Cela fait une grande différence pour toutes les familles.
Je peux même vous raconter l’histoire d’une famille de Boisbriand. La dame s’appelle Sabrina. Elle a trois magnifiques petites filles âgées de trois, six et neuf ans. Elle travaille pour le gouvernement du Québec et son mari est directeur de commerce de détail. Tous les mois, ils reçoivent 1 350 $, ce qui fait une grande différence pour payer les activités et les fournitures scolaires de leurs enfants ainsi que pour les investissements qu’ils souhaitent pour leur famille.
De plus, j’aimerais souligner l’importance que notre gouvernement accorde à la responsabilité budgétaire et à la bonne position fiscale du gouvernement.
Je rappelle au député que, avant la formation de notre gouvernement, l’économie canadienne était en difficulté. Lorsque je faisais du porte-à-porte en 2015, l’économie était morose. C’est ce qu’on disait. Dans ma circonscription, un emploi sur deux était précaire. À la fin de 2015 et au début de 2016, les conjonctures économiques nationale et internationale indiquaient que le Canada risquait de sombrer de nouveau dans une récession généralisée. Les Canadiens appréhendaient l’avenir.
C’est pourquoi le gouvernement a pris des mesures immédiates et décisives pour pallier les problèmes de croissance et répondre aux préoccupations des Canadiens en faisant ce qui devait être fait, c’est-à-dire en investissant dans les Canadiens et les Canadiennes, les communautés, l’économie et l’avenir du Canada.
En 2016, dans son premier budget, le gouvernement s’est attaqué de front aux défis auxquels faisaient face les Canadiens et l’économie canadienne. Nous nous sommes concentrés sur un certain nombre de principes clés visant à renforcer la classe moyenne et l’économie du Canada.
Premièrement, nous avons profité de taux d’intérêt historiquement bas pour faire des investissements responsables et ciblés qui stimulent l’économie à long terme. Ces investissements avaient pour but de stimuler une croissance robuste, une hausse de l’emploi et la création de plus d’occasions pour les Canadiennes et les Canadiens partout au pays.
Nos efforts se sont traduits par de véritables résultats. Par exemple, au cours des trois dernières années, grâce à leur travail acharné, les Canadiens ont créé plus de 800 000 nouveaux emplois, ce qui a ramené le taux de chômage à son plus bas niveau depuis plus de 40 ans. Cette année, on s’attend à ce que l’économie du Canada enregistre de nouveau l’une des croissances les plus fortes du G7. Le gouvernement s’est également engagé à l’égard de l’égalité des sexes, ce qui favorisera la croissance des entreprises canadiennes.
Nous avons réduit le taux d’imposition des petites entreprises à 10 % à partir du 1er janvier 2018, et nous l’avons réduit davantage, soit à 9 %, à compter du 1er janvier 2019.
Nous avons conclu de nouveaux accords commerciaux modernes qui se traduiront par une augmentation des débouchés économiques pour les Canadiens, soit le PTPGP, l’AECG et l’AEUMC.
Le Canada fait des investissements historiques en matière d'infrastructures, d'innovation, de sciences, de recherche, de perfectionnement des compétences et de formation.
Toutefois, pour maintenir cet élan et être concurrentiel dans une économie mondiale complexe, le Canada doit devenir encore plus innovateur.
Nous devons nous ouvrir davantage au monde des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques. Aujourd’hui, nous devons travailler ensemble, de manière concertée, pour aller encore plus loin que les résultats que nous croyions possibles.
Le gouvernement a lancé le Plan pour l’innovation et les compétences dans le budget de 2017, afin de bâtir une économie qui profite à tous, une économie dans laquelle les Canadiens ont accès à des emplois de qualité et où les entreprises canadiennes sont bien placées pour faire face à la concurrence dans un marché mondial en rapide évolution.
Au cours des 18 derniers mois, le Plan pour l’innovation et les compétences a permis de lancer la Stratégie pancanadienne en matière d’intelligence artificielle, pour que le Canada reste un chef de file mondial dans le secteur de l’intelligence artificielle.
Dans la région de Montréal, nous avons la supergrappe d’intelligence artificielle. Dans ma circonscription, il y a plusieurs entreprises qui bénéficient de la supergrappe d’intelligence artificielle. Pour n’en nommer qu’une, il y a l'entreprise Kinova, qui fait des bras robotisés. Ce sont de super bons emplois qui attirent beaucoup de gens dans ma région.
Le Plan a également permis de lancer la Stratégie en matière de compétences mondiales, pour que les entreprises aient accès aux meilleurs employés de manière plus prévisible.
Du Plan pour l’innovation et les compétences sont aussi issues six tables sectorielles de stratégies économiques qui constituent un nouveau modèle de collaboration entre l’industrie, le gouvernement et cinq supergrappes d’innovation dans tout le pays et qui ont créé des dizaines de milliers d’emplois pour la classe moyenne.
Pour tirer parti de ce plan, nous devons nous concentrer davantage sur ce qui est à la base de l’innovation, soit les sciences. C’est un secteur complètement ignoré par le gouvernement précédent.
Un secteur scientifique fort constitue le pilier des découvertes et des innovations qui améliorent notre monde: nouvelles thérapies médicales, technologies de l’informatique quantique, nouvelles méthodes agricoles et j'en passe.
Nous prévoyons que ces investissements entraîneront plus de retombées positives pour les Canadiens et les Canadiennes.
En conclusion, toutes ces politiques correspondent à des promesses que nous avons faites aux Canadiens au cours de notre mandat. Nous avons réalisé ces investissements parce qu’ils étaient la bonne chose à faire pour les Canadiens, pour créer de nouveaux emplois pour la classe moyenne et bâtir une économie plus forte.
Comme nous le constatons, quand nous investissons dans les Canadiens, quand nous leur donnons les outils nécessaires pour réussir, ils y ajoutent leur travail acharné et produisent des résultats économiques qui figurent parmi les meilleurs observés depuis une génération.
Ensemble, nous renforçons la classe moyenne, nous assurons sa croissance et nous apportons une aide concrète aux personnes qui travaillent fort pour en faire partie. Nous apportons aux Canadiens l’aide dont ils ont besoin pour réussir en effectuant des investissements ciblés pour faire croître notre économie à long terme, tout en gardant le ratio entre la dette et l'économie sur une pente descendante.
C’est ce que les Canadiens attendent de nous, c’est ce que nous avons promis et c’est exactement ce que nous faisons.
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Lib. (ON)
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2019-01-29 13:37 [p.24962]
Monsieur le Président, c'est pour moi un honneur d'intervenir aujourd'hui pour parler de la motion présentée par le député de Carleton et d'offrir mon point de vue à ce sujet.
Le fait que les conservateurs nous fassent la morale à propos de responsabilité financière me laisse toujours perplexe. Pour une raison que l'on ignore, on s'imagine toujours — et pas seulement dans notre pays — que les gouvernements conservateurs ou de droite alternative font preuve de responsabilité sur le plan financier.
Si l'on y réfléchit quelques instants, on se rend compte qu'en réalité, 16 des 19 derniers budgets présentés par les gouvernements conservateurs étaient déficitaires. On peut le prouver très facilement en faisant une recherche sur Google. Si l'on pousse la recherche un peu plus loin pour avoir des données sur la dette créée par les gouvernements au cours des 151 dernières années — j'ai dû en l'occurrence me faire aider par la Bibliothèque du Parlement —, on voit que les conservateurs ont été au pouvoir durant 36 % du temps, mais qu'ils ont accumulé plus de 50 % de la dette.
Pour une raison quelconque, les gens ont l'impression que les conservateurs sont en quelque sorte financièrement responsables. Cependant, selon cette expérience de 151 ans que nous appelons le Canada, ils n'ont pas produit de résultats qui le prouvent.
Nous arrivons à la motion d'aujourd'hui, qui a été présentée par le député de Carleton. Comme il l'a fait à maintes reprises dans le passé à la Chambre, il essaie de se servir de divers arguments de pure forme pour disséquer les engagements pris par le gouvernement.
Nous avons pu voir les résultats obtenus par le gouvernement depuis au moins trois ans. Le taux de chômage est à son plus bas depuis que nous avons commencé à tenir des statistiques sur le sujet il y a plus de 40 ans. Le Canada jouit actuellement du taux de chômage le plus faible. Voilà ce que le gouvernement a accompli.
Le ratio dette-PIB est extrêmement pertinent, mais les conservateurs ne veulent évidemment jamais en parler parce qu'il est plutôt incroyable. Il est lui aussi à son taux le plus le bas de l'histoire canadienne et, surtout, il est le plus bas parmi les pays du G7. Notre ratio dette-PIB est actuellement l'un des meilleurs, surtout lorsque nous le comparons à celui de notre voisin du Sud.
Nous sommes aussi l'un des meneurs du G7 au chapitre de la croissance. Nous devons ces résultats à nos investissements. Nous devons ces résultats au fait que nous avons investi dans les Canadiens et dans leur potentiel, au fait que nous avons misé sur les entreprises au Canada. Voilà ce que fait le gouvernement, et c'est ce qui explique les résultats que nous voyons aujourd'hui.
Parlons de ce que le gouvernement a fait dès le début de son mandat. Nous avons d'abord réduit les impôts de la classe moyenne et nous avons relevé ceux des contribuables parmi le 1 % le plus riche. Contrairement aux conservateurs, nous avons reconnu que, pour avoir une économie en santé, il fallait que nous ayons des gens sur les marchés et que ces gens soient en mesure d'intervenir sur ces marchés. Notre économie n'avancerait pas si toute la richesse et tous les revenus étaient concentrés dans la tranche du 1 % le plus riche.
Dans une optique commerciale, nous serions portés à croire que les conservateurs seraient en mesure de comprendre cette démarche. Il faut que les gens dépensent. Comment les entreprises vont-elles prospérer s'il n'y a personne pour dépenser? C'est précisément la raison d'être des réductions d'impôts pour la classe moyenne.
Il s'agit également d'assurer l'égalité et de donner des chances égales à tous. Il s'agit de reconnaître le potentiel des segments marginalisés de la population et de voir comment ils peuvent contribuer à l'économie canadienne. C'est une question qui me tient beaucoup à coeur, car elle concerne l'égalité hommes-femmes et l'objectif d'accroître le nombre de femmes sur le marché du travail qui occupent des emplois moins traditionnels au pays. Il s'agit de créer des occasions et de mettre en place les pièces essentielles du casse-tête pour que nous puissions assurer la réussite et la croissance continue du Canada. C'est exactement ce que nous avons fait.
Nous reconnaissons également qu'il faut s'occuper de certaines des personnes les plus vulnérables de la société. C'est pourquoi le gouvernement a mis en place un plan décennal de 40 milliards de dollars en vue d'une stratégie nationale sur le logement abordable pour venir en aide aux gens. Si les gens n'ont pas accès à un logement qui répond aux exigences les plus élémentaires, s'ils ne peuvent pas satisfaire leur besoin le plus fondamental, comment sont-ils alors censés jouer un rôle productif dans notre société, y travailler et générer de la richesse et des possibilités? C'est ce que nous avons observé, et c'est pourquoi nous faisons ce qui s'impose.
Tout en veillant à mettre en place les éléments sociaux, nous avons aussi cherché à renforcer le secteur privé et le secteur des entreprises. C'est pour cette raison que le présent gouvernement a décidé de faire passer le taux d'imposition des petites entreprises de 11 à 9 %.
Je signale que cette mesure a été présentée dans le budget de l'année dernière et que les conservateurs s'y sont opposés. Je les ai questionnés maintes fois à ce sujet, leur demandant pourquoi ils avaient voté contre le fait de ramener de 11 à 9 % le taux d'imposition, et ce qu'ils m'ont répondu, pour être juste, c'est qu'ils devaient voter contre le budget dans son ensemble et qu'ils ne pouvaient donc pas voter en faveur de cette réduction.
Soit, mais je n'ai pas entendu une seule fois un député conservateur prendre la parole pour dire: « Même si je vais voter contre le budget, j'aimerais dire que je suis très heureux de voir qu'on fait passer le taux d'imposition des petites entreprises de 11 à 9 %. » Je me trompe peut-être et j'aimerais voir l'extrait du hansard pour le confirmer, mais j'ai passé beaucoup de temps à la Chambre pendant les divers débats et, que ce soit de ce côté-ci de la Chambre ou dans les motions de l'opposition, je n'ai encore rien entendu de tel.
Au fur et à mesure que nous mettons en oeuvre les différents mécanismes pour renforcer les aspects sociaux de nos collectivités et pour renforcer les entreprises, nous en constatons les résultats. Nous avons conclu 14 nouveaux accords commerciaux avec 26 pays. Nous sommes le seul pays du G7 qui jouit d'un accès aux marchés des Amériques, de l'Europe et de la région de l'Asie-Pacifique. Le gouvernement libéral comprend les avantages de mettre en place des politiques qui nous offrent l'occasion d'entretenir des relations commerciales et de collaborer avec d'autres pays pour que nous puissions en tirer des avantages mutuels. Nous continuerons de le faire.
Nous continuerons de travailler de façon à renforcer l'économie et, plus important encore, d'aider les gens qui contribuent à cette économie et qui en font une réalité. Nous le ferons en veillant à bien mettre en place les éléments nécessaires.
Quand j'écoute les discours des députés d'en face, comme je l'ai fait ce matin et cet après-midi, je me demande ce qui tomberait sous le couperet des conservateurs.
Les conservateurs parlent d'austérité et répètent qu'il faut couper, couper et encore couper. Parmi les sujets mentionnés à quelques reprises depuis le début du débat figure l'Allocation canadienne pour enfants. Le député qui a présenté la motion trouvera peut-être intéressant de savoir que 16 400 enfants de la circonscription de Carleton reçoivent l'Allocation canadienne pour enfants, ce qui représente en moyenne 5 400 $ par mois par famille. Le député de Carleton devrait peut-être commencer à expliquer à ces familles ce qu'il compte faire de l'Allocation canadienne pour enfants s'il a l'occasion d'y changer quelque chose.
Comme les conservateurs refusent de nous dire quelles formes prendraient leurs mesures d'austérité, nous avons comme unique point de référence les gestes posés par Doug Ford en Ontario. Le chef de l'opposition et Doug Ford entretiennent des liens plutôt étroits, comme en témoignent leurs multiples rencontres et les photos sur lesquelles on les voit ensemble. Force m'est donc de supposer que le chef de l'opposition s'inspire de Doug Ford. Si c'est le cas, les Ontariens et les Canadiens devraient vraiment s'inquiéter.
Passons en revue quelques mesures prises par Doug Ford. Il s'est attaqué à l'éducation en retirant la gratuité scolaire qui était offerte aux familles les plus pauvres de l'Ontario. Il a annulé les travaux de rénovation dans les bâtiments scolaires. Il a aboli l'assurance-médicaments pour les jeunes. Doug Ford a supprimé le Fonds culturel autochtone. Il a torpillé la bonification de l'aide sociale. Il a annulé la hausse du salaire minimum et a mis fin à la Table ronde sur la lutte contre la violence faite aux femmes.
Comment peut-on prendre de telles décisions? Quels pouvaient bien être les coûts en cause? Quoi qu'il en soit, Doug Ford a fait tout cela.
Étant donné que l'opposition refuse de révéler les mesures d'austérité qu'elle prévoit, les Canadiens devraient regarder du côté de Doug Ford — le meilleur ami du chef de l’opposition ces temps-ci — pour déterminer la voie qu'elle suivra. Après tout, ce sera la direction que prendra le pays si les Canadiens remettent les rênes du pouvoir au chef de l'opposition.
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NPD (AB)
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2019-01-29 13:47 [p.24963]
Monsieur le Président, le député aime s'étendre sur les coupes effectuées par les conservateurs, mais il a omis de dire que le gouvernement libéral a considérablement limité les mesures environnementales contenues dans son nouvel accord commercial avec le Mexique et les États-Unis. Comment se fait-il que je sache cela? C'est que j'ai travaillé pour le secrétariat dans le cadre de l'ancien accord commercial. C'était un organisme très dynamique par l'intermédiaire duquel les citoyens pouvaient déposer des pétitions alléguant des lacunes dans l'application des règles. Les libéraux ont fait disparaître tout cela.
Les libéraux peuvent bien prétendre qu'il travaillent dur pour équilibrer le développement économique et la protection de l'environnement. Quand ils arrivent à la table des négociations, ils font tout le contraire de ce qu'ils préconisent.
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Lib. (ON)
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2019-01-29 13:48 [p.24964]
Monsieur le Président, je ne suis pas d'accord avec la députée. Les libéraux, surtout ceux qui forment le gouvernement actuel, savent très bien qu'il faut trouver le juste équilibre. Le débat qui a eu lieu hier au sujet du projet de loi renvoyé par le Sénat, débat pendant lequel les conservateurs n'ont parlé que de l'économie comme si c'était la seule chose qui comptait, a été très révélateur. Ils n'ont pas soulevé une fois la question de l'environnement. Quant aux néo-démocrates, ils ne parlent que d'environnement et jamais d'économie.
Il est important de comprendre que, pour être prospère, pour promouvoir et encourager une protection environnementale robuste, il faut compter sur une économie solide. C'est faute de l'avoir compris que les néo-démocrates se trouvent dans une position pareille. Ils n'ont jamais été en mesure de comprendre cette réalité, et c'est ce qui explique malheureusement leur situation actuelle de troisième parti aux Communes.
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Lib. (ON)
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2019-01-29 15:40 [p.24983]
Madame la Présidente, le débat d'aujourd'hui est très intéressant et, selon moi, très productif.
Les chiffres sont très éloquents. En 2015, le gouvernement a été élu parce qu'il a proposé un plan pour stimuler l'économie. Les propos tenus aujourd'hui confirment l'efficacité de ce plan. L'économie est en croissance. Le taux de chômage est à son plus bas de l'histoire.
L'opposition tient à parler des déficits, de la dette et des conclusions qu'elle tire de la situation financière. Après avoir été 10 ans au pouvoir, les conservateurs ont laissé un taux de chômage de 7,1 %. Nous l'avons fait passer à 5,6 %. Est-ce le signe d'une économie en perte de vitesse? Toutes les entreprises de mon coin de pays peinent à répondre aux besoins et à la demande; elles embauchent des employés en raison de la croissance qu'elles enregistrent.
J'ai oublié de dire au début de mon intervention que je partagerai mon temps de parole avec le député de Winnipeg-Nord. Nous savons tous que le député de Winnipeg-Nord présentera des faits et des chiffres fort utiles au débat afin de mieux comprendre la question de la dette.
Notre ratio de la dette par rapport au PIB continue de baisser. Ainsi donc, notre plan fonctionne, comme nous le constatons depuis 2015. Les investissements que nous faisons donnent des résultats. Le député de Durham a mentionné les investissements à plusieurs reprises, et c’est là-dessus que nous avons misé. Pour chaque budget que nous avons présenté, nous avons réfléchi aux investissements que nous pouvions faire dans notre pays et dans les Canadiens. C’est précisément ce que veulent voir les Canadiens de ma région, les habitants de Brampton.
Les coupes du gouvernement de Doug Ford les ont dévastés. Chaque fois que je tiens une assemblée dans ma circonscription, je rencontre un usager des transports en commun en colère à cause des compressions visant GO Transit ou un membre de mon conseil jeunesse qui est mécontent des coupes dans le Régime d’aide financière aux étudiantes et étudiants de l’Ontario. C’est probablement ce à quoi on peut s’attendre des conservateurs s’ils accèdent au pouvoir, parce que c’est de cela qu’ils aiment parler. Ils veulent tenter d’équilibrer le budget à n’importe quel prix, aux dépens des Canadiens. Ils le feront en réduisant les fonds pour les soins de santé ou pour les étudiants.
Qu’avons-nous fait, en tant que gouvernement? Comme nous l’avons entendu, le Canadien moyen a 2 000 $ de plus dans ses poches grâce à la baisse d’impôt pour la classe moyenne que nous avons offerte et grâce à l’Allocation canadienne pour enfants, qui est non imposable. L’ancien gouvernement conservateur imposait cette prestation. Nous l’avons rendue non imposable.
C’est sans compter que nous avons haussé de 50 % le montant des bourses d’études en plus de faire en sorte que les étudiants n’aient pas à rembourser leurs prêts avant de gagner au moins 25 000 $. Il s’agit de mesures qui profitent au Canadien moyen, à la classe moyenne et à ceux qui travaillent fort pour en faire partie. Parlant des gens qui ne ménagent pas leurs efforts pour intégrer la classe moyenne, l’Allocation canadienne pour les travailleurs bénéficiera aux personnes qui ont un emploi et les incitera à demeurer au travail en leur en donnant un peu plus pour boucler les fins de mois.
Voilà les types de plans que nous avons mis en place, et ce sont ces plans qui ont été avantageux pour le Canada, d’un océan à l’autre. C’est pourquoi nous enregistrons des taux d'emploi records. Les Canadiens ont créé 800 000 emplois. On n’obtient pas ces résultats sans investissements. Nous avons injecté de l'argent là où il le fallait, et les Canadiens en ont profité pour assurer la croissance de leurs entreprises.
Quoi d'autre permet aux Canadiens de faire croître leurs entreprises? Les députés le savent-ils? Ce sont les baisses d’impôt que nous avons accordées aux petites entreprises. Nous avons adopté beaucoup de mesures qui ont permis d’alléger le fardeau des petites entreprises.
En plus des baisses d’impôt, le gouvernement libéral a offert des services. Innovation Canada se veut un excellent outil au service des petites entreprises qui leur permet de trouver des subventions. Les entreprises peuvent trouver du financement par l’intermédiaire de divers ordres de gouvernement et divers programmes. Nous écoutons les gens au lieu de remettre en question tout ce qu'ils disent. Nous sommes à l’écoute de leurs besoins.
Ce que j’entends des entreprises, c’est qu’elles trouvent très difficile de s'y retrouver dans l'appareil gouvernemental, et c'est pour cette raison que nous avons mis en place ces types de mesures; elles leur permettent d’accéder aux capitaux et à l’aide dont elles ont besoin pour poursuivre leur croissance. À mon avis, c’est ce qui explique le succès que connaît notre économie.
Les Canadiens n’ont pas à me croire sur parole. Notre ratio de la dette fédérale par rapport au PIB compte parmi les plus bas des pays du G7. C’est ce qui maintient la croissance de notre économie. L’an dernier, le Fonds monétaire international a félicité le Canada pour sa cote AAA et son ratio dette-PIB. L’avenir est prometteur. Nous sommes en bonne situation financière. Même si les conservateurs font des pieds et des mains pour tenter de brosser un portrait sombre de la situation, c’est plutôt le contraire qui est vrai, comme nous le constatons lorsque nous jetons un oeil aux chiffres réels.
À Brampton-Nord seulement, l’Allocation canadienne pour enfants a aidé 14 470 familles. Plus de 14 000 familles se portent mieux grâce à notre gouvernement. Je sais que les conservateurs aiment parler de leurs réductions d’impôts ciblées, mais ce n’est pas la meilleure façon d’aider l’ensemble des Canadiens. Avec ces mesures, en rendant l’Allocation canadienne pour enfants accessible à n’importe qui et non imposable, nous permettons aux familles d’économiser en vue des études universitaires, des activités sportives, du tutorat et des activités parascolaires de leurs enfants.
La ville de Brampton a aussi constaté un investissement important de notre gouvernement dans le transport en commun. Plus de 32 millions de dollars ont été investis dans des projets de transport en commun, comme le remplacement et la réparation d’autobus, et la construction d’entrepôts pour ces autobus. Cet investissement a été d’une aide formidable pour la ville de Brampton. Notre réseau de transport en commun, pour ceux qui ne le savent pas, est un des réseaux qui connaît la croissance la plus rapide au pays, croissant à un taux de 18 %. En moyenne, au pays, la croissance est de 1 %. C’est remarquable. Nous sommes l’une des villes dont la population est la plus jeune au pays et l’une des villes dont la croissance est parmi les plus rapides au pays, et c’est pourquoi notre réseau de transport en commun croît si rapidement.
Ces investissements sont plus nécessaires que jamais. Je crains que le plan avec lequel jonglent les conservateurs ne vienne éliminer une grande partie des mesures dont les habitants de Brampton ont désespérément besoin. Les habitants de Brampton ont vu des retombées très positives de tous les accords commerciaux que notre gouvernement a signés.
Grâce au travail acharné de la ministre des Affaires étrangères et de son équipe, ainsi que du ministre du Commerce, nous avons maintenant un accès sûr à plus de 1,5 milliard de personnes par l’intermédiaire de l’AECG, du PTPGP et de l’AEUMC. Tout cela nous donne de plus grandes parts de marchés, ce qui permet d’assurer la croissance de notre économie, en plus d’aider les entreprises à accroître l’efficience de leurs exportations. Il s’agit d’un plan qui a à coeur les Canadiens et la croissance de l’économie.
J'ai visité nombre d'entreprises dans ma région, et j'aimerais parler de l'une d'entre elles. HRWARE est une entreprise familiale locale qui vend des services technologiques novateurs et des logiciels de gestion des ressources humaines dans le monde entier.
Ce sont des accords comme ceux que j'ai mentionnés qui lui ont ouvert des marchés, ce qui lui permet d'embaucher un plus grand nombre de jeunes étudiants du Collège Sheridan. Espérons que Brampton puisse, un jour, avoir sa propre université, mais, malheureusement, le gouvernement de Doug Ford a dit tout récemment que les compressions toucheront ce projet. Il a mis fin à un projet d'université dans notre ville, qui a, comme je l'ai dit, une population parmi les plus jeunes du pays et des besoins importants. C'est la neuvième ville en importance au Canada.
Voilà ce qui m'inquiète chez les conservateurs. Ils essaient de cacher leurs intentions, mais nous savons que, ce qu'ils veulent vraiment, c'est l'austérité. Ils vont faire des compressions, exactement comme Doug Ford. Cela va nuire aux résidants de Brampton. Cela va nuire aux Canadiens. Ces compressions nous empêcheront de générer la croissance nécessaire.
Pour conclure, je tiens à dire qu'il faut continuer d'investir, poursuivre les efforts en ce sens et réélire le gouvernement actuel afin que nous puissions voir encore plus de croissance pour les années à venir.
Voir le profil de Celina Caesar-Chavannes
Ind. (ON)
Voir le profil de Celina Caesar-Chavannes
2019-01-29 16:22 [p.24988]
Madame la Présidente, la députée a indiqué que les investissements que nous avons faits à l'intention des Canadiens n'avaient rien donné et ne rapporteraient rien aux Canadiens. En fait, les Canadiens ont pu voir, et verront encore, que nous affichons le taux de chômage le plus bas en 40 ans et la meilleure croissance parmi les pays du G7. Nos investissements ont permis de créer les conditions propices à la création de 800 000 emplois pour les Canadiens. C'est une façon de favoriser la résilience.
De plus, résolu à favoriser la croissance, l'expansion et les exportations des entreprises canadiennes, le Canada est le seul pays à avoir conclu des accords commerciaux avec chacun de ses partenaires du G7. Nous avons 14 accords commerciaux, en fait. Au chapitre de la compétitivité, il convient de mentionner le mégaprojet de gaz naturel liquéfié, un investissement record de 40 milliards de dollars. Nous avons aussi réduit les tracasseries administratives des petites entreprises. Les Canadiens peuvent voir très clairement que nos investissements travaillent pour eux, tout comme le gouvernement libéral travaille pour eux.
Voir le profil de Michelle Rempel
PCC (AB)
Madame la Présidente, ma collègue ne manque pas de cran pour venir parler de chômage à une députée de Calgary, quand on sait que les politiques environnementales et réglementaires du gouvernement ne font rien pour l'environnement du pays et font au contraire disparaître des emplois dans ma circonscription. Alors que le chômage dans Calgary Nose Hill se situait à un taux normal quand les libéraux ont été élus, il frôle maintenant les deux chiffres. Je saurais donc gré à la députée de m'épargner ses chiffres sur le chômage et la croissance économique.
Pour ce qui est des investissements dont elle a parlé, ce n'était que du vent. Kinder Morgan était prête à injecter 7 milliards de dollars dans l'économie canadienne, mais le gouvernement a préféré puiser dans les poches des contribuables pour acheter une infrastructure dans laquelle le privé était disposé à investir, ce qui ne risque plus d'arriver de sitôt. Il faut que ça cesse. Les libéraux n'ont pas cessé d'augmenter les impôts et les taxes, mais ils sont incapables de justifier leurs décisions par le moindre résultat. Ils ont dépensé des millions de dollars pour accueillir des gens qui franchissent illégalement la frontière avec le Nord de l'État de New York.
Un de mes collègues a soulevé un argument intéressant tout à l'heure. Combien de postes de fonctionnaires ont servi à gonfler les chiffres sur le chômage? Le gouvernement ne...
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