Interventions à la Chambre des communes
 
 
 
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2016-12-08 10:04 [p.7809]
Monsieur le Président, je propose que le deuxième rapport du Comité spécial sur la réforme électorale, présenté le 28 novembre 2016, soit adopté.
Je suis ravi d'intervenir ce matin pour effectuer ce qu'on pourrait en quelque sorte appeler une mission de sauvetage. Le gouvernement a lancé à grands frais un sondage que de nombreux Canadiens ont tourné en dérision.
Le rapport que je présente aujourd'hui a été adopté par le Comité spécial sur la réforme électorale, en l'occurrence le comité que la ministre a d'abord blâmé, avant de dire qu'il avait fait de l'excellent travail. Je précise que c'est la deuxième opinion émise par la ministre qui est juste. Ce comité composé de représentants de tous les partis, et dont je faisais partie, a examiné très sérieusement plusieurs questions importantes liées à la démocratie canadienne. Au terme de cette étude, il a publié un document de plusieurs centaines de pages, qu'on peut qualifier de rapport le plus exhaustif sur la démocratie canadienne de toute l'histoire de notre pays. Le comité s'est penché sur chaque élément et il a pesé les avantages et les désavantages des divers changements proposés, afin d'aider le gouvernement libéral à tenir une promesse faite pendant la campagne électorale. Le comité a fait un travail extraordinaire. De plus, je crois pouvoir dire sans crainte de me tromper que tous les membres du comité se sont très bien entendus. Enfin, le comité s'est estimé privilégié de la participation des Canadiens et il a eu l'occasion d'entendre le témoignage d'éminents experts dans le domaine, pas seulement du Canada, mais de partout dans le monde.
Je vais partager mon temps de parole avec le député de Lanark—Frontenac—Kingston. J'avais oublié de le préciser.
Comme le député a proposé une motion, je pense qu'il devrait disposer d'un peu de temps pour pouvoir intervenir. Sa motion se lit comme suit:
Que, en ce qui concerne les questions sur les valeurs démocratiques à l'égard desquelles la ministre des Institutions démocratiques compte obtenir les réponses des Canadiens sur le site Web mademocratie.ca, le Comité encourage la ministre à reproduire et à inclure dans leur intégralité les questions posées dans l'exercice de consultation électronique du Comité, que ce soit en remplacement d'autres questions déjà prévues ou en plus de celles que la ministre souhaite inclure;
et que le Comité fasse rapport de cette motion à la Chambre.
C'est ce que fait le Comité aujourd'hui, afin de susciter le débat et de tenter de sauver une initiative qui a été tournée en ridicule dans tous les milieux, y compris par les Canadiens ordinaires qui ont essayé de répondre au questionnaire ou qui l'ont fait, mais qui l'ont trouvé extrêmement exaspérant, déroutant et insultant pour leur intelligence. En effet, le sondage ne pose pas du tout la question à laquelle nous devrions répondre, soit: « Quel type de mode de scrutin souhaitez-vous pour le Canada? » Je ne suis pas un génie, mais il me semble que c'est, de toute évidence, la question qu'il faudrait poser quand on parle de modifier le mode de scrutin au Canada, au lieu de poser des questions floues dont je ferai la lecture dans un instant.
C'est simple, il faudrait reprendre le processus à partir du début. Le gouvernement dépense une somme considérable de l'argent des contribuables dans un contrat à fournisseur unique. Absolument personne, député ou autre, n'a été consulté en dehors de cette garde rapprochée. Ils ont pondu un sondage qui confond, embrouille et insulte les Canadiens, avec des perles telles que: « Il devrait y avoir au Parlement des partis qui représentent les points de vue de tous les Canadiens, même si certains étaient considérés comme radicaux ou extrêmes. » Quelle sorte de faux choix est-ce? Les Canadiens doivent répondre que oui, ils aimeraient que toutes les opinions des Canadiens soient représentées au Parlement, mais, ciel, et si certaines d'entre elles étaient radicales ou extrémistes? Si ce n'est pas un faux choix, je ne sais pas ce que c'est.
Voici une autre perle: « Le parti qui a remporté le plus de sièges lors de l'élection devrait quand même avoir à faire des concessions en fonction des attentes des autres partis, même s'il devait pour cela reconsidérer certaines de ses politiques. » Qu'est-ce que cela signifie? Bien entendu que les Canadiens souhaitent que les partis fassent des concessions. Bien entendu qu'ils souhaitent que les partis tendent la main, et que les gouvernements dialoguent avec les partis de l'opposition, même avec leurs députés d'arrière-ban qui ne font pas partie du Cabinet, afin d'en arriver aux meilleures solutions possibles, car aucun parti n'a toutes les réponses aux problèmes auxquels nous sommes confrontés, en particulier lorsqu'il s'agit d'un sujet comme le mode de scrutin, qui n'est pas dénué d'intérêt partisan, comme on peut malheureusement le constater de la part du gouvernement.
Le premier ministre a déclaré à une seule occasion qu'il préférait un système par rapport aux autres. La ministre a dit la même chose, mais elle ne veut pas révéler de quel système il s'agit. Au comité, on nous a expliqué que le modèle préféré du premier ministre était celui qui rendrait notre système bien pire qu'il ne l'est actuellement, avec un mode de scrutin encore plus injuste et davantage de votes gaspillés et de fausses majorités. Il aurait également probablement comme effet secondaire de maintenir les libéraux au pouvoir à jamais. Quelle curieuse coïncidence qu'il s'agisse justement du modèle préféré du premier ministre libéral actuel.
Les libéraux ont déclaré qu'ils devaient offrir tous ces faux choix pour pouvoir jauger l'opinion réelle des Canadiens sur le sujet et qu'ils ne pouvaient pas poser de question simple et directe. Ils ont pourtant posé des questions simples, comme celle-ci: « On devrait abaisser l'âge du droit de vote aux élections fédérales. » Ils n'ont pas inclus « même si une crise devait en résulter » ou « même si le chaos s'ensuivait ».
Ils ont également demandé aux participants de se prononcer sur l'énoncé suivant: « Le jour des élections fédérales devrait être férié. » Voilà une question simple et directe. Il n'y a qu'un seul élément, pas de sondage ni de faux choix.
« La durée des campagnes électorales fédérales devrait être limitée. »
Si on lit toutes les questions, comme les Canadiens l'ont fait, on comprend les réactions humoristiques qui ont fusé dans les médias sociaux. Je vais accorder cela au gouvernement. Nous avons souvent besoin d'un peu d'humour dans cette enceinte, parce que nous traitons de choses sérieuses et les gens disent que la politique est ennuyeuse. La réaction des Canadiens n'était pas ennuyeuse. Elle était plutôt amusante. Il n'empêche que c'est embarrassant, pour un gouvernement, de se faire ridiculiser. Les Canadiens peuvent être en désaccord avec le gouvernement et s'opposer à une de ses politiques tout en faisant preuve de respect, mais quand ils s'en moquent carrément, c'est qu'ils ne respectent plus rien de ce qu'il fait. Ce devrait être un signal d'alarme.
Voici ce que Carole a dit: « Les questions n'étaient pas claires et plusieurs se répétaient et semblaient revenir en arrière. Elles auraient certainement pu être mieux rédigées. »
Quant à Will, voici ce qu'il a dit: « J'ai été frappé par la nature des questions; j'avais l'impression qu'on ne voulait pas qu'elles portent directement sur les différentes solutions de rechange au système [majoritaire uninominal à un tour]. Je me suis demandé pourquoi, mais j'ai quand même répondu au sondage. »
Pour sa part, Barbara a déclaré:  « J'ai répondu au sondage, mais j'avais l'impression que les questions étaient si biaisées et manquaient tellement de nuances que j'étais plus déroutée qu'autre chose à la fin. »
Il ne faut pas oublier que le gouvernement affirmera que 150 000 Canadiens ont rempli le sondage et qu'il tiendra pour acquis qu'ils ont trouvé l'expérience agréable, alors que nous savons pertinemment que ce n'est pas le cas. C'était plutôt le contraire.
Nous savons également que la ministre a tenu des propos erronés hier à la Chambre lorsqu'elle a dit que les gens pouvaient remplir le sondage et ne pas fournir tous les renseignements très personnels qui sont demandés à la fin. Elle a négligé de mentionner que les sondages qui ne contiennent pas ces renseignements ne comptent pas. À mon avis, il est étrange pour un gouvernement qui dit vouloir connaître les opinions des Canadiens d'ignorer une partie des sondages.
De plus, le gouvernement n'a pas demandé aux répondants s'ils sont des Canadiens et s'ils peuvent voter aux élections fédérales au Canada. On pourrait croire que si le gouvernement sonde les Canadiens sur les valeurs canadiennes relativement au système électoral canadien, il poserait les questions suivantes: « Êtes-vous un Canadien? » et « Pouvez-vous voter aux élections fédérales? » Ces questions seraient importantes et les gens devraient être tenus d'y répondre avant de passer aux autres questions vagues, absurdes et stupides.
Clark a dit: « Je pensais que je serais en mesure de donner mon opinion sur différents modes de scrutin. Au lieu de cela, on m'a présenté des énoncés vagues, vides de sens — et répétitifs — qui m'empêchaient souvent de fournir une réponse qui illustrait réellement mes “valeurs”. »
Par définition, un sondage est mauvais lorsqu'on sonde les gens sans leur donner la possibilité d'exprimer vraiment ce qui leur importe.
Le gouvernement ne cesse de parler des valeurs. Alors, voyons voir deux valeurs importantes.
En ce qui concerne l'intégrité, la question suivante aurait pu être posée dans le sondage: « Pensez-vous que le premier ministre devrait tenir sa promesse? » Ce n'est pas une question facile, je sais.
Voici maintenant une autre question, qui porte cette fois sur l'équité: « Pensez-vous que tous les votes devraient compter lors des élections canadiennes? »
Ce que nous disons aujourd'hui, c'est que, de concert avec les analystes hors pair de la Chambre des communes, le comité composé de représentants de tous les partis a réalisé un sondage et l'a offert au gouvernement, qui a malheureusement fait la sourde oreille. Espérons qu'aujourd'hui, il nous écoutera. Le sondage contenait des questions absolument radicales, comme ceci: « Les électeurs devraient élire des candidats locaux pour les représenter au Parlement. Êtes-vous tout à fait d'accord ou non? » Voilà qui évite la confusion.
Nous avons inclus l'énoncé suivant dans notre sondage: « [...] le nombre de sièges détenus par un parti au Parlement reflète le pourcentage de voix qu’il a reçu dans l’ensemble du pays. » Les gens n'ont eu aucune difficulté à donner leur opinion à ce sujet. Certains ont répondu que c'était très important et d'autres, que ce n'était pas le cas. Nous n'avons rien mis qui puisse embrouiller les gens. Nous n'avons pas eu recours à des questions tendancieuses pour inciter les gens à répondre dans un sens plutôt que dans l'autre. Nous avons du respect pour les gens et leur intelligence, donc nous leur avons simplement posé la question.
Voici encore un énoncé qui faisait partie de notre sondage: « Si je vote pour un candidat qui ne remporte pas la victoire dans ma circonscription, cela signifie que mon vote n’a servi à rien. » Lors des travaux du comité, nous avons souvent entendu des gens nous dire ceci: « Je suis un bon citoyen canadien. Je participe aux élections, mais j'habite dans la circonscription X, où l'électorat ne choisit jamais le parti que je préfère. » Il pouvait s'agir d'un électeur conservateur à Toronto ou d'un néo-démocrate sur la côte Est, dont la circonscription vote depuis longtemps pour un certain parti, ce qui fait que des électeurs ont l'impression de n'être jamais entendus, et cette impression est fondée.
Comme je l'ai dit, c'est une mission de sauvetage. Nous devons redéfinir le processus pour le gouvernement. Il n'a pas entendu les nombreux commentaires et remarques cyniques qui lui ont été adressés par les Canadiens, qui en ont assez de gouvernements qui promettent de tenir des consultations, puis, lorsque les consultations ont enfin lieu, les gens tentent d'exprimer leur point de vue et lisent des questions et des sondages bidon. Ils lisent des questions qui donneront lieu à des données erronées, comme l'a confirmé un sondeur canadien éminent.
C'est une occasion pour le gouvernement de donner suite à sa promesse de collaborer avec l'opposition. C'est une occasion pour le gouvernement de donner suite à la promesse qu'il a faite aux Canadiens de les consulter et de les écouter avec respect.
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2016-12-08 10:16 [p.7811]
Monsieur le Président, avec tout le respect que je dois à mon collègue, cela n'a aucun sens.
Des gens de partout dans le monde peuvent répondre aux questions du sondage des libéraux tant qu'ils réussissent à mettre la main sur un code postal canadien. Cela rend les résultats du sondage complètement futiles, sans parler du fait que les questions sont bêtifiantes et absurdes. La situation est telle que les Canadiens qui répondent au sondage ressentent le besoin de dire au gouvernement que même s'ils veulent lui faire part de leur point de vue et de leurs valeurs, ils n'arrivent pas à se rendre jusqu'à la fin du sondage parce que les questions sont trop idiotes, et que cela les insulte.
Je ne vois pas pourquoi les libéraux n'accepteraient pas l'offre que nous leur faisons. Il faut bien le dire, nous leur offrons l'occasion de mieux faire et de travailler avec les partis de l'opposition. Ils disent constamment que c'est ce qu'ils veulent. Voilà donc l'occasion de joindre le geste à la parole. Veillons à ce qu'ils le fassent.
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2016-12-08 10:17 [p.7811]
C'est extrêmement difficile, comme question, monsieur le Président. Je ne veux pas que les gens remplissent le sondage plusieurs fois, mais je ne sais pas trop quoi penser des sauterelles. On jurerait que cette question a été écrite par les mêmes amis des libéraux qui ont rédigé celles du sondage.
L'absence de mécanismes de sécurité — même rudimentaires — nous inquiète, et pas qu'un peu. Les députés constateront d'ailleurs que les gens qui remplissent le sondage ne doivent entrer leur nom nulle part, mais qu'ils doivent fournir leur adresse électronique. Au début, je croyais que c'était par mesure de sécurité, comme les sites et sondages qui veulent ainsi vérifier qu'on n'est pas un robot qui remplit des sondages à la chaîne. Le site en question envoie alors un courriel, auquel on doit répondre pour confirmer qu'on est bien humain. Or, ce n'est pas de cela qu'il s'agit ici, puisque le seul but est d'engranger les adresses électroniques des gens. Pourquoi?
Quelle importance l'adresse électronique des gens peut-elle avoir pour ce sondage? Le Parti libéral du Canada chercherait-il à extraire les données des contribuables, et ce, à leurs frais? Si tel était le cas, il enfreindrait une pléthore de lois, sans parler des doutes qu'une telle démarche laisserait planer sur la fibre morale du gouvernement s'il était avéré qu'il se cache derrière une consultation pour se faciliter la vie lors des prochaines élections en amassant le plus de données possibles.
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2016-12-08 10:19 [p.7812]
Monsieur le Président, évidemment, la ministre reconnaît maintenant que le Comité a fait du très bon travail. Étant donné la qualité de celui-ci, on aurait pu s'attendre à ce qu'on indique, dans le grand sondage et sur les 15 millions de cartes postales, où consulter ce si bon travail, car celui-ci est exhaustif. En effet, notre rapport présente, sans parti pris, toutes les questions et les considérations, y compris les contreparties, les valeurs et d'autres points importants. Les libéraux ont néanmoins choisi de ne pas y faire référence, comme si ce travail n'existait pas.
Ma question est la suivante. Que feront les libéraux avec les résultats de leur sondage? Quelles conclusions devons-nous tirer du fait que 20 % des Canadiens sont des défenseurs, 15 % des pragmatiques et d'autres, des innovateurs? Quel système ces résultats permettront-ils de créer? Aucun. Les résultats sont subjectifs et l'exercice, inutile. C'est ce que les Canadiens en pensent et ils ont tout à fait raison.
La chose ne mérite pas que les Canadiens y consacrent de leur temps. Malheureusement, ils ne s'en rendent compte que lorsqu'ils répondent au sondage et c'est pourquoi ils trouvent le processus insultant.
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2016-12-08 11:05 [p.7818]
Monsieur le Président, comme ma collègue vient de le dire, quel mal y a-t-il à ajouter quelques questions qui portent précisément sur le choix que les parlementaires doivent faire?
Le gouvernement a promis de présenter en mai un projet de loi proposant un nouveau système électoral. Nous avons tout simplement dit qu'il fallait tenir compte des questions non partisanes élaborées par les meilleurs analystes sur la Colline qui, aux dires de la ministre, font de l'excellent travail, comme ils l'ont d'ailleurs démontré dans le passé. Les libéraux, les conservateurs, les néo-démocrates et les bloquistes ont accepté ces questions qui s'adressent aux Canadiens de façon simple, respectueuse et directe. Les Canadiens peuvent facilement les comprendre et y répondre.
Voici le problème. Lors des assemblées publiques organisées par la ministre, celle-ci n'a jamais abordé la question clé. Certains participants ont tenté de l'introduire dans la conversation, mais la ministre insistait constamment pour qu'elle soit étayée et répétait qu'il ne fallait pas ce soucier des systèmes électoraux et de la façon dont les votes sont exprimés et comptés. Or, c'est précisément sur ces éléments que le gouvernement devra prendre une décision. La ministre n'a jamais posé de questions à cet égard.
Il en est de même dans le sondage. Force est de s'étonner et de s'interroger lorsque le député affirme que certains experts ont recommandé cet exercice alors qu'il s'inscrit dans le droit fil de l'approche adoptée par les libéraux dans ce dossier, depuis le début. Pourtant, il suffirait d'ajouter au sondage les questions que tous les partis ont acceptées. Ce sont des questions pertinentes et bien fondées qui fourniraient aux libéraux une réponse et leur permettraient d'élaborer enfin une mesure législative.
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2016-12-08 11:21 [p.7820]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue du Parti conservateur.
C'est une situation un peu bizarre. Tous les partis de l'opposition ont travaillé ensemble afin que le Parti libéral respecte sa promesse. Normalement, les quatre partis, le Parti vert, le Bloc québécois, le NPD et le Parti conservateur, n'ont pas beaucoup de choses en commun. Toutefois, tous s'entendent en ce qui concerne la promesse du Parti libéral.
Lors des dernières élections, le premier ministre a dit que ce serait la dernière fois où le vieux système serait utilisé, en disant que c'était un système désuet, brisé et injuste. Tous les partis ont travaillé et ont fait des concessions et d'autres choses. Toutefois, le problème qui persiste, ce n'est pas le Parlement ou l'opposition, c'est le gouvernement qui refuse de respecter ses propres promesses. C'est une situation peut-être unique dans l'histoire du Canada.
Nous pouvons faire quelque chose de très important ensemble pour notre démocratie et nos citoyens. C'est un symbole de respect que d'écouter ce qui se passe par rapport aux vraies questions, comme celles que nous avons recommandées au gouvernement. Est-ce que c'est seulement un petit symbole, ou est-ce un effort afin de respecter l'intelligence des citoyens de ce pays?
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2016-12-08 12:50 [p.7832]
Monsieur le Président, j'ai écouté le discours de mon collègue, tant à la Chambre qu'à l'extérieur. Il faut reconnaître, et je crois que tous les membres du Comité spécial sur la réforme électorale en conviennent, qu'il a fait un travail admirable à titre de président du comité. Il a accompli un travail très difficile. Nous avons voyagé partout et il a toujours adopté une attitude objective et très impartiale à l'égard des témoins.
Le député a soulevé deux points au sujet de l'intégrité. Il a en quelque sorte attribué des motifs politiques à l'idée de demander directement aux Canadiens leurs opinions sur un sujet.
Hier soir, j'ai rencontré un sondeur et j'ai pris un café avec un politologue qui travaille dans le domaine en question. Ils m'ont demandé ce que nous ferions aujourd'hui. Je les ai informés que nous tenterions d'ajouter quelques questions directes dans le sondage du gouvernement. Il y en a déjà certaines, comme: « Voulez-vous réduire l'âge de vote? » C'est une question simple, claire et directe. Cependant, aucune des questions portant sur l'établissement d'un quelconque système n'est directe. Elles contiennent toujours des ajouts comme « même si cela semait le chaos » ou « même si la démocratie devait s'effondrer ». Ils m'ont dit que la présence de choix aussi extrêmes et faux dans le sondage du gouvernement représentait un problème. Les libéraux ont produit un sondage qui ne pourra jamais leur donner de bons résultats. Selon un collègue très estimé dans le milieu des sciences sociales, de mauvaises questions produisent de mauvaises données.
N'était-ce pas pour des raisons politiques que la ministre a choisi de ne pas poser la question évidente?
Les Canadiens veulent qu'on les consulte et ils sont heureux qu'on les consulte. Ils se joindront à la conversation de bonne foi. Par contre, s'ils se rendent compte au milieu de la conversation qu'il s'agit d'un exercice cynique, qui ne pose jamais les questions auxquelles ils espèrent répondre et qui crache des résultats les affublant de titres comme « navigateur » et « protecteur » ou qui les associe à une valeur qu'ils ne partagent pas, eh bien, ils en seront vivement offensés.
Évitons de politiser le processus. Rendons-le plus factuel pour que tous les partis l'approuvent, et pour que les Canadiens puissent donner une réponse honnête et claire à une question qui leur appartient plutôt qu'à un parti politique de la Chambre.
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2016-12-08 14:35 [p.7848]
Monsieur le Président, aujourd'hui, nous avons lancé une mission pour sauver le petit questionnaire amusant des libéraux, qui se trouve sur le site MaDémocratie.ca, parce que, Houston, les libéraux ont un problème de crédibilité.
Au lieu d'un questionnaire truffé de questions ridicules qui prêtent à confusion, nous suggérons de poser des questions claires et pertinentes. En voici un exemple: le nombre de sièges détenu par un parti devrait-il refléter le nombre de votes qu'il a récolté aux élections? Nos questions ont été conçues par des experts et elles ont été approuvées à l'unanimité par le comité composé de représentants de tous les partis, y compris nos amis libéraux d'en face.
Le gouvernement va-t-il revenir sur terre, appuyer notre proposition et donner un nouveau départ...
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2016-12-07 14:41 [p.7770]
Monsieur le Président, je me demande si la ministre a lu son propre sondage parce qu'il y est indiqué que, si nous ne fournissons pas tous ces renseignements personnels aux libéraux, nos réponses ne seront pas retenues.
Nous avons reçu un appel aujourd'hui de Janet, qui vient de l'Alberta. Elle a affirmé que lorsqu'elle a utilisé le service téléphonique de MaDémocratie, on lui a dit que les questions du sondage avaient été approuvés par les 12 membres du comité composé de représentants de tous les partis.
J'ai appris là quelque chose. Je siège au comité, et nous n'aurions jamais insulté l'intelligence des Canadiens en leur posant des questions aussi ridicules.
Premièrement, la ministre a pris le comité comme bouc émissaire, et maintenant les libéraux tentent de nous blâmer pour leur terrible sondage. Dieu merci, le commissaire à la protection de la vie privée mène une enquête à ce sujet.
Je veux poser une question au premier ministre, qui est axée sur les valeurs. Est-il suffisamment intègre pour respecter sa propre promesse?
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2016-12-07 15:09 [p.7775]
Monsieur le Président, j'invoque le Règlement au sujet des propos tenus pendant la période des questions. Dans un instant, je demanderai le consentement unanime de la Chambre afin de déposer un document.
Pendant la période des questions, la ministre des Institutions démocratiques a affirmé que les Canadiens n'avaient pas besoin, pour participer au sondage sur le site MaDémocratie.ca, de fournir des données personnelles comme leur revenu, leur sexe ou leur code postal. On peut toutefois lire ceci dans la politique de confidentialité du site: « Il n’est pas obligatoire de fournir les renseignements demandés dans votre profil. Toutefois, seules les réponses des personnes qui auront fourni ces renseignements seront [incluses] dans ».
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2016-12-07 15:10 [p.7776]
Monsieur le Président, ce que j'aimerais souligner, c'est ce que dit la dernière phrase: « Il n’est pas obligatoire de fournir les renseignements demandés dans votre profil. Toutefois, seules les réponses des personnes qui auront fourni ces renseignements seront [incluses] dans les résultats globaux de l’étude. » Je ne sais pas ce que voulaient dire les libéraux lorsqu'ils parlaient de participation et de consultation, mais...
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2016-12-06 14:37 [p.7724]
Monsieur le Président, l'évolution de la réforme électorale des libéraux évoque l'image de l'autobus qu'on a vu glisser sur une pente glacée hier à Montréal, dans les deux cas, nous assistons, stupéfaits, au déroulement au ralenti d'un désastre. Après un jour seulement, le sondage sur la réforme électorale qu'a lancé la ministre a provoqué une flambée de critiques virulentes sur les médias sociaux. Les sondeurs n'y sont pas allés de main morte et Mario Canseco d'Insights West a notamment écrit « J'ai vu des quiz@Cosmopolitan qui étaient mieux conçus », « Mauvais questionnaire [...] = données inutilisables ».
J'aimerais poser à la ministre une question inspirée de son propre sondage. Croit-elle que les sièges au Parlement devraient être attribués en fonction du vote populaire ou du jeu roche-papier-ciseaux?
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2016-12-05 14:35 [p.7633]
Monsieur le Président, 20 000 gazouillis publiés aujourd'hui sur Twitter se moquent du sondage de la ministre. Le premier principe que le libéraux devraient retenir est simple: il ne faut pas traiter les Canadiens comme des imbéciles.
La semaine dernière, la ministre des Institutions démocratiques a insulté notre comité et les milliers de Canadiens qui avaient participé à nos travaux, sous prétexte que les résultats n'étaient pas assez spécifiques à son goût. Et voilà qu'aujourd'hui elle diffuse un sondage bidon, qui ne mentionne même pas les modes de scrutin. Près de 90 % des personnes qui ont témoigné devant le comité ont recommandé un mode de scrutin proportionnel, mais la ministre ne mentionne même pas le mot « proportionnel » dans son sondage.
Si la ministre souhaite vraiment obtenir une réponse plus claire, pourquoi ne pose-t-elle pas les vraies questions?
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