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Voir le profil de Brigitte Sansoucy
NPD (QC)
Madame la Présidente, dans notre région, l'accès à Internet haute vitesse est un incontournable, surtout pour les familles, les étudiants, les PME, les travailleurs autonomes et, bien sûr, les entreprises agricoles.
Au Québec, plus de 350 000 foyers ne sont toujours pas branchés à un service Internet abordable et de qualité. Les besoins actuels sont criants, mais les libéraux nous disent aujourd'hui qu'il faudra attendre jusqu'en 2030.
Les libéraux, comme les conservateurs l'ont fait avant eux, laissent ainsi tomber nos régions rurales. Le budget de 2019 aurait été une occasion d'investir dans cette infrastructure pour que tous y aient accès, et afin de développer notre région rapidement. Au lieu de cela, il faudra attendre plus de 10 ans.
Depuis que j'ai été élue, en 2015, je répète et répète que ce gouvernement n'en fait pas assez pour que tous aient accès à Internet, mais voilà qu'à six mois des élections, le gouvernement nous dit qu'il va investir. Attention, le diable est dans les détails: ce ne sera que dans 10 ans que les Québécois et les Canadiens auront tous accès à Internet.
Les Maskoutains et les Valois ne peuvent pas attendre 10 ans. Chez nous, 16 municipalités sur 25 ont des problèmes de connexion et ont besoin d'Internet. On parle ici d'une circonscription située à moins d'une heure de Montréal. Cela est vraiment aberrant.
Au lieu de donner des millions de dollars à des multimilliardaires, pourquoi le gouvernement n'investit-il pas ces sommes maintenant pour que nos jeunes puissent poursuivre leurs études en région, pour que nos PME innovent, pour que nos agriculteurs puissent prospérer, pour que nos régions puissent assurer leur plein développement économique et pour que nos aînés puissent avoir accès à des services sociaux ou à des soins de santé en ligne, s'ils le veulent?
Saint-Hyacinthe est la technopole agroalimentaire. Chez nous, les agriculteurs et les producteurs veulent être à la fine pointe de la technologie, mais il faut leur donner les moyens de leurs ambitions.
Dans notre circonscription, plusieurs fermes n'ont toujours pas accès à une connexion fiable. Cela est pénalisant pour une ferme qui veut innover et améliorer son efficacité et ses rendements. Comme dans bien des entreprises agricoles, ni le câble ni la fibre optique ne se rendent dans nos rangs.
L'accès à Internet sans fil s'avère la seule solution, mais, souvent, les réseaux Internet en place sont beaucoup trop lents pour être fonctionnels. Cela entraîne des répercussions directes pour les agriculteurs, qui ont besoin d'Internet à la ferme, dans la grange, dans l'étable, dans les champs et à la maison, pour la comptabilité. Pour être productifs, ils ont besoin d'un accès à Internet fiable et rapide.
La connectivité à Internet haute vitesse est nécessaire pour accéder aux dernières technologies en matière de soins de santé, offrir une éducation moderne pour nos jeunes et pour les étudiants et permettre aux entreprises d'innover et de croître.
En 2019, un accès fiable à Internet n'est pas un luxe, c'est un service essentiel. Seulement 37 % des ménages disposent d'un accès à Internet haute vitesse en zone rurale, éloignée ou à faible densité de population. Cela signifie que six citoyens sur dix vivant en zone rurale n'ont pas accès à un service Internet fiable.
Pourquoi? C'est parce que les libéraux, comme les conservateurs avant eux, n'en font pas assez.
Dans les régions rurales, un accès à Internet coûte — lorsqu'il est disponible — une centaine de dollars par mois, et parfois même le double, pour un service dont la capacité et la qualité laissent souvent à désirer. Ce n'est pas en disant aux gens, à six mois des élections, qu'ils auront un accès fiable à Internet dans 10 ans qu'on va réussir à faire prospérer nos PME, à garder nos jeunes en région, à aider nos agriculteurs à avoir de bons résultats, à appuyer les travailleurs autonomes, à outiller les familles, et j'en passe.
Pourquoi les libéraux attendent-ils encore 10 ans avant d'agir?
Voir le profil de Marc Serré
Lib. (ON)
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2019-04-10 19:45 [p.26971]
Madame la Présidente, je remercie ma chère collègue d’avoir soulevé cette question importante, ainsi que pour son travail en faveur des régions rurales.
Notre gouvernement croit que la seule façon pour le Canada de réussir est que toutes nos collectivités soient en mesure de réussir, peu importe où elles se trouvent. Pour véritablement contribuer au succès de nos communautés, le plan devrait répondre à leurs besoins et à leurs priorités. En particulier, nous reconnaissons que nos collectivités rurales et éloignées ont des besoins uniques. C’est pourquoi notre plan prévoit un financement de 2 milliards de dollars pour renouveler les infrastructures des collectivités rurales et du Nord.
Ce financement appuiera les investissements visant à améliorer les routes dans ces communautés. Il appuiera également des projets qui réduiront la dépendance des collectivités rurales et du Nord à l’égard du diesel pour le chauffage et l’énergie. De plus, ce financement appuiera des projets qui permettront d’étendre le service Internet haute vitesse à de nombreuses autres collectivités rurales et nordiques qui n’ont pas actuellement accès à ce service nécessaire au Canada.
À l’heure actuelle, moins de la moitié des collectivités rurales et du Nord ont accès à Internet haute vitesse. Voilà pourquoi, le 14 janvier 2019, le gouvernement a nommé une ministre du Développement économique rural. Sa lettre de mandat la charge d’accroître le nombre de Canadiens ayant accès à Internet haute vitesse et de diriger l’élaboration d’une stratégie canadienne de développement économique rural.
Plus récemment, dans le budget de 2019, notre gouvernement s’est engagé à atteindre un objectif national. La députée a mentionné l’accès à Internet haute vitesse d’ici 2030, mais pour être plus précis, d’ici 2021, 90 % des maisons et des entreprises auront accès à Internet haute vitesse.
D'ici 2026, 95 % des ménages seront connectés à Internet haute vitesse. Comme l'a dit la députée, en 2030, 100 % des ménages et des entreprises auront accès à Internet, peu importe où ils se trouvent au pays. Voilà un plan concret.
Pour respecter ces objectifs, le budget de 2019 propose de fournir un financement de 1,7 milliard de dollars d'ici là pour établir un nouveau programme national d'Internet appelé Fonds pour la large bande universelle. Ce fonds inclura un supplément au programme Brancher pour innover. Il étendra l'accès à Internet haute vitesse aux régions éloignées du pays en installant davantage de câbles à fibres optiques et en utilisant des signaux diffusés par des satellites en orbite terrestre basse, qui seront essentiels.
Cette technologie permettra d'assurer que tous les Canadiens auront accès à un service Internet fiable. De plus, nous prévoyons 11 millions de dollars afin que Statistique Canada mène des sondages auprès des ménages et des entreprises pour mesurer leur utilisation d'Internet, car la meilleure façon de connaître où le Canada doit se diriger est de savoir où il se situe.
Le gouvernement ne peut pas accomplir cela tout seul. Voilà pourquoi nous établirons des partenariats avec des municipalités, le secteur privé, les provinces, les collectivités autochtones, les institutions publiques et les organismes à but non lucratif.
Le gouvernement investit dans l'infrastructure pour que tous les Canadiens aient la possibilité de participer pleinement à l'économie et de tirer parti de la prospérité de notre pays. Offrir des services Internet à tous les Canadiens, où qu'ils vivent, est objectif prioritaire. Nous avons un plan à cet effet et nous travaillerons fort, ensemble, pour le concrétiser.
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NPD (QC)
Madame la Présidente, le problème, c’est qu’une région comme celle que je représente est seulement à 50 kilomètres de Montréal. Nous ne sommes pas en région éloignée.
Le problème des services Internet par satellite, c'est que nous avons vu que cela ne fonctionnait pas chez nous. Cela nécessite une technologie sans fil, et lorsqu'il neige ou qu'il vente, cela ne fonctionne pas. Si un silo est construit entre notre antenne et l'antenne de diffusion, cela ne fonctionne plus. S'il y a un arbre qui pousse, cela ne fonctionne plus. C’est la fibre optique que cela nous prend, dans tous nos rangs, pour avoir un service efficace.
Chez nous, les jeunes adultes vont à Montréal, à Sherbrooke ou à Québec pour faire leurs études supérieures. Des parents me disent que leurs enfants ne reviennent plus à la maison la fin de semaine parce qu'ils sont incapables de se connecter au portail de leur institution. Nous voulons que les jeunes restent dans notre région et reviennent dans notre région.
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Lib. (ON)
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2019-04-10 19:50 [p.26971]
Madame la Présidente, je suis d'accord avec l'honorable députée que nous avons un pays étendu et que nous devons nous assurer que les régions et les endroits éloignés ont accès à Internet.
C'est un travail qui comprend plusieurs partenariats. Il est très important que les régions travaillent avec les provinces, avec le gouvernement fédéral, avec les municipalités et avec les compagnies privées afin que les régions aient accès à Internet.
Voilà pourquoi nous reconnaissons, dans le budget de 2019, qu'un accès à Internet haute vitesse n'est plus un luxe. Nous devons nous mobiliser pour fournir, d'ici 2030, à tous les ménages et à toutes les entreprises au Canada, quel que soit l'endroit où ils sont situés, un accès à Internet à des vitesses de 50 mégabits par seconde pour le téléchargement de données et de 10 mégabits par seconde pour le téléversement de données.
Comme je l'ai indiqué plus tôt, 90 % des Canadiens seront branchés d'ici 2021 et 95 % le seront d'ici 2026. Nous travaillerons sans relâche...
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PCC (ON)
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2019-04-08 18:42 [p.26834]
Monsieur le Président, c'est avec grand plaisir que je reviens ce soir sur une question que j'avais soulevée le 23 novembre 2018 à propos de l'accès à Internet haute vitesse dans les régions rurales.
Ma circonscription, Perth—Wellington, est certainement l'une de celles où, dans encore beaucoup trop d'endroits, des familles, des petites entreprises, des agriculteurs et des commerces n'ont pas accès à un service Internet haute vitesse fiable. Il est tout à fait inacceptable qu'en 2019 il y ait autant de Canadiens qui n'ont pas accès à un service Internet haute vitesse fiable.
Lorsque j'ai soulevé la question pour la première fois, en novembre 2018, le rapport du vérificateur général intitulé « La connectivité des régions rurales et éloignées » venait de sortir. On peut y lire ceci:
De nombreux examens approfondis de l’état de l’accès aux services Internet à large bande au Canada ont mené à la recommandation que le gouvernement fédéral dirige l’élaboration d’une stratégie nationale pour les services à large bande. Or, le gouvernement fédéral n’a pas approuvé la prise de mesures à cet égard. Innovation, Sciences et Développement économique Canada connaissait l’étendue de l’accès aux services à large bande au pays, et avait des programmes et d’autres initiatives visant l’accès aux services Internet dans les régions rurales et éloignées. Néanmoins, nous avons constaté que le Ministère n’avait mis en place aucune stratégie en vue d’améliorer l’accès aux services pour près de 3,7 millions de Canadiens.
Le rapport confirme simplement ce que les gens de Perth—Wellington savent déjà, à savoir que le gouvernement laisse tomber la population rurale quand il s'agit d'offrir l'accès Internet haute vitesse.
Nous vivons dans un monde où un service Internet haute vitesse efficace et fiable est essentiel. Il ne s'agit plus d'un luxe, mais bien d'une nécessité. C'est une nécessité pour les gens de ma circonscription. Malheureusement, trop d'habitants de ma circonscription sont obligés d'avoir deux fournisseurs Internet distincts pour être certains d'avoir accès au service quand ils en ont besoin. Quand le service Internet manque, c'est vraiment un problème pour les familles, les agriculteurs et les propriétaires de petite entreprise.
Je sais bien que le gouvernement va essayer de vanter certains des programmes déjà instaurés, comme le programme Brancher pour innover. Voici les faits: dans ma seule circonscription, je sais qu'il y a au moins quatre projets pour lesquels on attend une réponse, positive ou négative, depuis l'automne 2016. Les demandes devaient être présentées en novembre 2016, mais les auteurs de ces demandes ne savent toujours pas à quoi s'en tenir.
Une telle situation est inacceptable pour les petits fournisseurs locaux de service Internet de ma circonscription qui essaient de faire de leur mieux pour fournir un service haute vitesse sur le territoire qu'ils desservent.
Pour tout dire, l'un des fournisseurs de services locaux dans ma localité a été en mesure d'offrir le service Internet haute vitesse à fibre optique à chaque ferme, entreprise agricole et ménage par ses propres moyens à l'intérieur de la zone desservie par son entreprise de services locaux titulaire. C'est ce qu'il a fait. Toutefois, il ne peut pas l'offrir plus loin, jusque dans les localités de Perth-Wellington où les grandes entreprises de télécommunications n'ont pas réussi à installer la fibre optique et qui en sont privées parce que le gouvernement actuel ne fait rien pour remédier à la situation.
Je tiens à souligner certaines des initiatives locales qui ont apporté beaucoup.
L'initiative SWIFT, par exemple, vise à offrir l'accès Internet haute vitesse dans l'ensemble de la collectivité. Des services et des organismes, notamment la bibliothèque du comté de Wellington, prêtent maintenant des points d'accès mobiles. L'un de ses services le plus couramment utilisés est celui des points d'accès mobiles à Internet haute vitesse, que la bibliothèque prête afin que les familles puissent avoir accès à un service Internet haute vitesse.
Cependant, le gouvernement actuel n'a pas vraiment de plan. Il a présenté un plan pour 2030, mais il ne prévoit pas les ressources nécessaires pour connecter les Canadiens des régions rurales à Internet haute vitesse. Par conséquent, je demande encore une fois au gouvernement pourquoi il laisse tomber les Canadiens des régions rurales qui n'ont pas de service Internet haute vitesse.
Voir le profil de Marc Serré
Lib. (ON)
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2019-04-08 18:46 [p.26834]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de Perth—Wellington d'avoir posé cette importante question.
Le gouvernement a un plan et nous y avons affecté des ressources. Nous sommes déterminés à répondre aux besoins des régions rurales du Canada. Lorsque le gouvernement élabore un plan pour les infrastructures, comme le plan Investir dans le Canada, il le conçoit en tenant compte de ces objectifs.
Ce plan a été conçu pour investir dans notre économie, pour aider le Canada à passer à une économie verte et pour aider la classe moyenne ainsi que les travailleurs et les travailleuses qui veulent s'y joindre. On parle ici du plan Investir dans le Canada.
Le plan Investir dans le Canada permet d'atteindre tous ces objectifs par l'entremise de ses cinq volets d'investissement réservé, notamment le développement économique pour les collectivités rurales. En fait, le plan prévoit 2 milliards de dollars en fonds réservés aux collectivités rurales et nordiques.
Nous avons également augmenté notre appui aux projets d'infrastructure approuvés dans ces collectivités pour les projets dont les coûts sont partagés avec les territoires et les collectivités autochtones. Pour soutenir les petites collectivités et les municipalités qui comptent moins de 5 000 habitants, la part du financement fédéral pour chaque projet dont les coûts sont partagés avec les provinces a augmenté de 33 % à 60 %. Il s'agit d'une grande augmentation.
Pour les collectivités des territoires, le financement fédéral des projets peut atteindre 75 %.
Depuis sa nomination, la nouvelle ministre du Développement économique rural du Canada a travaillé d'arrache-pied en rencontrant des Canadiens dans les collectivités de tout le pays. Nous rencontrons des membres de ces collectivités rurales et nous les écoutons afin de découvrir les façons dont leurs collectivités peuvent réussir et prospérer. Nous examinons ce que nous avons entendu et nous travaillons avec d'autres ministères dans le cadre d'une approche pangouvernementale visant à élaborer une stratégie plus vaste qui appuiera le développement économique rural dans tout le Canada.
Une partie du mandat de la ministre du Développement économique rural est d'accroître la couverture des services haute vitesse à large bande dans les régions rurales du Canada. Cela mettra ces dernières sur le chemin de la réussite de l'économie numérique. L'accès à Internet haute vitesse est essentiel au succès des grandes et moyennes entreprises. Peu importe où les gens vivent, nous savons qu'Internet haute vitesse est nécessaire pour que les produits canadiens se rendent aux marchés mondiaux.
Un service Internet haute vitesse fiable permettra aux Canadiens des régions rurales d'avoir un meilleur accès aux services de santé, à l'éducation et aux services offerts par le gouvernement. Cela leur permettra également de rester en contact avec leurs amis et leur famille dans le monde entier.
En fait, dans le budget de 2019, nous nous engageons, comme le député le mentionne, à donner accès à tous les Canadiens d'ici 2030 et promettons des investissements dans des infrastructures à large bande grâce auxquelles 90 % des ménages seront branchés d'ici 2021. Un financement provenant de plusieurs sources permettra au gouvernement d'honorer cet engagement.
De plus, nous avons le Fonds pour la large bande universelle, le programme Brancher pour innover, la Banque de l'infrastructure du Canada, le CRTC et j'en passe. Le gouvernement travaille étroitement avec les provinces et les territoires à l'élaboration d'une stratégie qui profitera à tous les Canadiens.
Il est important de travailler en collaboration avec les provinces et les municipalités pour développer une stratégie qui répondra aux besoins des communautés rurales du Canada.
Il est très important de poursuivre ces efforts. Dans le budget de 2019, nous avons prévu des fonds qui iront à la collaboration avec les municipalités et les provinces.
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PCC (ON)
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2019-04-08 18:50 [p.26835]
Monsieur le Président, le député parle du budget de 2019. Cependant, nous savons que le budget de 2019 n'est pas véritablement un budget. Il s'agit plutôt d'un document de distraction. Les libéraux ont lancé des chiffres et parlé de 2030, mais la majorité de leurs plans et de leurs efforts jusqu'ici se sont soldés par un échec. Ils ont déclaré qu'ils enregistreraient de petits déficits pendant trois ans et que ceux-ci serviraient à réaliser des investissements dans l'infrastructure, mais on ne voit aucun des investissements promis dans les régions rurales du Sud de l'Ontario, particulièrement en ce qui concerne l'infrastructure numérique, qui est d'une grande importance.
Les collectivités rurales de ma circonscription, Perth—Wellington, n'ont vu aucun investissement significatif dans l'infrastructure numérique nécessaire pour permettre aux entreprises, aux agriculteurs, aux familles d'agriculteurs et aux entreprises agroalimentaires de la région de soutenir la concurrence internationale en ce XXIe siècle. Le budget actuel n'a rien fait pour apaiser les inquiétudes, à part promettre de l'argent; il n'y a aucun plan pour se rendre à 2030. Bien franchement, de ce côté-ci de la Chambre, c'est avec beaucoup de prudence que nous accueillons ces promesses des libéraux.
Je reviens à ma question initiale. Pourquoi le gouvernement libéral actuel n'a-t-il pas fait les investissements promis dans l'infrastructure numérique des collectivités rurales au cours des trois dernières années et demie?
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Lib. (ON)
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2019-04-08 18:51 [p.26835]
Monsieur le Président, nous avons investi davantage dans l'infrastructure à large bande que tous les gouvernements précédents. Je tiens à souligner que de nombreux députés du caucus ont milité en faveur de la création d'un poste de ministre responsable du développement économique rural. Je rappelle que l'ancien gouvernement Harper avait éliminé le Secrétariat rural en 2012. Nous avons donc instauré un ministère chargé d'élaborer une stratégie rurale et d'y affecter des fonds. Le budget de 2019 prévoit une somme considérable à cette fin: nous avons ajouté 1,8 milliard de dollars et nous chercherons des façons d'accroître cet investissement.
Bref, oui, je comprends toute l'importance de ce dossier. La circonscription du député est confrontée à certains défis, mais il y a des défis à relever dans toutes les régions. Le gouvernement libéral a établi un plan et il y a affecté des ressources. Nous chercherons des façons de collaborer avec les provinces au cours des prochaines années pour que les gens et les entreprises de partout au pays aient accès à Internet haute vitesse.
Voir le profil de Sheila Malcolmson
NPD (BC)
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2018-12-11 18:19 [p.24757]
Monsieur le Président, je suis contente que ma collègue de Saskatoon-Ouest parle de la calamité que représente la violence envers les femmes. Tous les six jours, une femme au Canada meurt aux mains d'un partenaire intime. L'endroit où les femmes devraient être le plus en sécurité est celui où elles perdent la vie, et ce, à un taux effarant. Par conséquent, nous faisons bien de sonner l'alarme à ce sujet à la Chambre.
Nous sommes à la fin des 16 jours d'activisme contre la violence fondée sur le sexe. C'est un mouvement mondial, un engagement mondial à demander que des mesures soient prises pour mettre fin à la violence envers les femmes. Au comité de la condition féminine, auquel des députés de tous les partis siègent, nous venons de terminer une étude sur la meilleure façon de remédier au manque de refuges pour victimes de violence familiale.
Tous les jours, des femmes sont refusées, des femmes qui ont le courage de demander de l'aide et qui sont souvent accompagnées de leurs enfants. On les refuse parce qu'on manque de place. Nous avons demandé à ceux qui tiennent des refuges de quoi ils avaient le plus besoin. Ils nous ont répété qu'ils avaient de la difficulté à rester ouverts et à payer les factures.
Le mouvement #MoiAussi a vraiment encouragé les gens à briser le silence, à porter plainte et à sonner l'alarme au sujet de toutes les formes de violence fondée sur le sexe. Cependant, les groupes d'intervention de première ligne, qui font un travail exceptionnel, ne reçoivent pas le financement dont ils ont besoin. Ils ont notamment besoin d'un financement de base pour couvrir les coûts de fonctionnement, comme le loyer, les factures de chauffage et le salaire du personnel de première ligne, qui fait un travail extrêmement difficile et doit suivre une formation approfondie. Ces gens sont surmenés. Nous devons les payer convenablement afin qu'ils puissent bien gagner leur vie dans ce domaine. Encore une fois, ce que ces groupes demandent au gouvernement, c'est un financement de base pour couvrir les coûts de fonctionnement.
Je vais citer quelques témoignages entendus pendant cette étude.
Kristal LeBlanc, du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour, au Nouveau-Brunswick, a dit ceci:
[...] somme toute, nous ne pouvons pas bien faire notre travail si nous n'avons pas ce financement. La quantité d'efforts qu'il nous a fallu, quand nous devions refuser des gens, pour obtenir une petite subvention afin de faire fonctionner notre première maison de transition dans une collectivité rurale est incroyable.
Lyda Fuller, du YWCA des Territoires du Nord-Ouest, a dit ceci:
[...] je voudrais qu'il y ait du financement de base. J'aimerais un modèle de financement qui soit équitable partout au pays et qui réponde bien aux besoins des refuges pour femmes [...] afin que les femmes aient accès à ces services, peu importe où elles habitent au Canada.
Megan Walker, du London Abused Women's Centre, en Ontario, a dit ceci:
Pour moi, c'est simple comme bonjour: quand le sort des femmes vous tient à coeur, vous vous arrangez pour financer adéquatement les organismes qui les servent et qui pourraient leur sauver la vie. [...] Franchement, ce qu'il nous faut, c'est de l’argent. [...] Nous laissons tomber ces femmes si nous ne pouvons pas les servir.
Le gouvernement affirme qu'il veut protéger les femmes de la violence. Il est aussi prêt à investir dans toutes sortes d'infrastructures, par exemple, en achetant un vieil oléoduc qui fuit au coût de 4,5 milliards de dollars. Ces groupes demandent un financement durable pour assurer leurs activités de base. Pourquoi le gouvernement refuse-t-il de les financer de la façon qui répond à leurs besoins?
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Lib. (MB)
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2018-12-11 18:23 [p.24757]
Monsieur le Président, je suis heureux de répondre à la question de la députée de Nanaimo—Ladysmith et de prendre la parole, probablement pour la dernière fois, en cette magnifique enceinte historique. C'est un grand honneur de représenter les gens de Winnipeg-Sud à la Chambre des communes depuis trois ans et j'espère que je continuerai à le faire dans un nouveau lieu pendant de nombreuses années.
En septembre dernier, nous avons célébré un jalon très important au Canada, la toute première Semaine de l'égalité des sexes. C'est une nouvelle occasion annuelle de souligner les progrès que le Canada réalise en matière d'égalité des sexes, de réfléchir sur le travail qu'il reste à faire et de reconnaître les innombrables avantages de l'égalité pour les personnes de tous les genres.
Nous reconnaissons l'importance d'un mouvement féministe fort. Nous savons le rôle central qu'il a joué et qu'il continue à jouer pour défendre l'égalité des sexes au Canada et partout dans le monde. C'est pourquoi nous appuyons les organismes de promotion de l'égalité à l'échelle du pays.
Le mouvement féministe a grandement contribué à faire en sorte que l'égalité pour les femmes soit une priorité dans la Charte des droits et libertés. Il a travaillé à protéger le droit des femmes au libre choix. Il a exposé au grand jour la violence fondée sur le sexe. Nous reconnaissons que le travail du mouvement féministe se poursuit alors que les efforts pour faire valoir l'égalité des sexes au pays se poursuivent.
Notre engagement à faire valoir l'égalité hommes-femmes a été clairement démontré depuis que nous formons le gouvernement et que nous avons nommé le tout premier Cabinet paritaire. Il a continué de se manifester dans le budget de 2018, qui a signalé notre engagement à inscrire dans la loi l'égalité des sexes. Il y est également question de ce dont parle la députée, soit la nécessité de fournir du financement au secteur à but non lucratif, y compris aux organismes oeuvrant auprès des femmes. En effet, le budget de 2018 prévoit un nouveau montant de 100 millions de dollars afin de fournir un financement fiable, prévisible et accessible qui favorisera la viabilité des organismes oeuvrant auprès des femmes. Bien entendu, cela s'ajoute aux 200 millions de dollars répartis sur cinq ans alloués à une stratégie de prévention de la violence fondée sur le sexe et de lutte contre celle-ci.
Ce n'est pas tout. Pas plus tard que la semaine dernière, la ministre de la Condition féminine a annoncé plus de 50 millions de dollars de financement pour près de 60 projets en vue d'appuyer les survivants de la violence fondée sur le sexe et leur famille partout au Canada. C'est plus que le double du financement de 20 millions de dollars annoncé initialement dans le budget de 2017.
En fournissant un financement stable, prévisible et flexible aux organismes oeuvrant auprès des femmes, le gouvernement est en mesure d'appuyer plus d'organismes dans la poursuite et l'expansion de leurs activités vitales ainsi que dans leur travail de collaboration en vue de promouvoir l'égalité des sexes.
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NPD (BC)
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2018-12-11 18:26 [p.24758]
Monsieur le Président, je crois que le député n'a pas entendu ma question. Les ONG qui accomplissent ce valeureux travail de première ligne réclament un financement de base. Le député a assisté à toute l'étude en comité qui a donné lieu aux témoignages que je viens de citer.
Anita Olsen Harper, du Cercle national autochtone contre la violence familiale, a dit: « Le problème le plus urgent que connaissent les refuges pour femmes situés dans les réserves, c'est le manque de financement de la part de Services aux Autochtones Canada. »
Il ne s'agit pas du financement de programme dont le député parle, pour lequel il faut soumettre une demande et proposer un programme nouveau et innovateur, un financement qui ne dure qu'environ une année avant qu'on ne supprime le programme pour le remplacer par un autre. On ne parle que de la base, comme pour tout autre service de soins de santé.
Nous nous sommes déchargés de ce travail sur les organismes de première ligne. Le gouvernement n'offre pas de service de counseling ou de prévention en matière de violence sexuelle. Cette tâche revient maintenant au secteur sans but lucratif. Les ONG nous ont dit haut et fort qu'il leur faut du financement à long terme pour leurs activités de base. Le gouvernement ne leur fournit pas un tel financement. Des témoignages entendus pas plus tard qu'il y a cinq jours nous l'ont confirmé. Pourquoi le gouvernement refuse-t-il d'écouter la parole des femmes à cet égard?
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Lib. (MB)
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2018-12-11 18:27 [p.24758]
Monsieur le Président, je ne partage pas l'avis de la députée. Le gouvernement prend des mesures en fournissant du financement pour les capacités et en finançant les projets visant la durabilité. Nous savons que les gouvernements ne peuvent pas tout faire seuls. Chaque personne, dans chaque secteur, a son rôle à jouer. Les données indiquent que l'une des manières les plus efficaces de promouvoir l'égalité des sexes est par le travail des organisations féminines. C'est pourquoi nous offrons un financement stable et flexible à ces organisations, pour qu'elles puissent grandir et continuer leurs activités.
Pendant que j'ai encore la parole, probablement pour la dernière fois avant la pause des Fêtes, j'aimerais souhaiter le meilleur des succès à la députée pour la prochaine étape de sa carrière politique. J'espère que, si elle a la chance d'être élue du côté du gouvernement à l'Assemblée législative de la Colombie-Britannique, elle travaillera aussi fort que nous l'avons fait en tant que gouvernement pour appuyer les organisations féminines dans sa province, et peut-être qu'elle pourra même leur offrir un financement de base.
Voir le profil de Robert Aubin
NPD (QC)
Voir le profil de Robert Aubin
2018-12-03 19:16 [p.24356]
Monsieur le Président, j'imagine que vous ne serez pas surpris de me voir utiliser la procédure du débat d'ajournement pour tenter d'avoir une réponse que je tente d'avoir depuis des lunes. En fait, c'est plus que des lunes, puisqu'il faut maintenant compter cela en années. De plus, je ne suis pas le seul à attendre. Si je reviens à la charge chaque fois, c'est parce que non seulement derrière moi tous les Trifluviens font consensus, mais l'ensemble des citoyens situés dans l'axe Québec-Windsor attendent une réponse du ministre des Transports. Après avoir consacré 11 millions de dollars en études, ce dernier n'est pas encore capable de nous répondre sur ne serait-ce qu'une intention ou une orientation du gouvernement.
À preuve: le mois dernier, alors que l'UMQ tenait des assises particulières à Trois-Rivières avec un comité spécial d'élus engagés à voir comment nous pourrions, dans les années à venir, développer le transport ferroviaire au Québec et au Canada, nous avions comme invité le ministre des Transports. Nous nous étions évidemment réjouis de sa présence, puisque nous nous disions que nous allions enfin apprendre quelle était sa vison du développement pour le transport passager au Québec et au Canada.
Mal nous en faut. Lors de son allocution, le ministre nous parlait une fois de plus de l'importance qu'il accordait à la sécurité. Loin de moi de vouloir diminuer en quoi que ce soit l'importance de la sécurité dans les transports, mais la question demeure entière: comment se fait-il qu'après autant de temps le ministre ne soit pas encore capable de donner au moins une orientation quant à ses intentions sur le projet de VIA Rail du train à grande fréquence?
Je reprends à mon compte la conclusion du président de l'UMQ, qu'il émettait comme un souhait et que je transforme cette fois-ci en question. Je demande au ministre des Transports s'il serait possible de nous dire, à tout le moins, si, dans sa vision de développement, un projet de train à grande fréquence dans un corridor dédié strictement au transport des passagers, c'est quelque chose qui lui parle.
En sous-question, je pourrais aussi demander, comme le font les gens de l'UMQ, si le financement du projet de train à grande fréquence de VIA Rail sera une réalisation de son présent gouvernement ou bien une annonce électorale qui, une fois de plus, va repousser aux calendes grecques ce projet tant attendu et qui fait plus que consensus, qui fait l'unanimité dans la communauté.
Si je me permets d'utiliser cette procédure du débat d'ajournement pour tenter d'avoir une réponse, c'est que la dernière fois où j'ai posé la question, encore une fois, on a détourné le sujet pour me parler du renouvellement de la flotte des wagons de VIA Rail. Évidemment, nous applaudissons ce renouvellement, bien que nous ayons de sérieuses préoccupations quant au fait que, même dans ce renouvellement où on accorde 1 milliard de dollars à VIA Rail, on n'a pas pris la peine de consacrer une clause qui aurait garanti des emplois pour les travailleurs de chez nous et qui aurait permis de développer une expertise que nous possédons déjà et que nous aurions pu garder.
La question est la suivante: y a-t-il un intérêt pour le transport ferroviaire passager? Y a-t-il un intérêt pour le projet de VIA Rail? Aurons-nous bientôt une annonce du financement ou devons-nous nous attendre encore une fois à une annonce de campagne électorale?
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Lib. (ON)
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2018-12-03 19:20 [p.24357]
Monsieur le Président, je remercie mon honorable collègue de Trois-Rivières de sa question, car c'est une occasion de lui faire connaître l'importance de la vision à long terme de notre gouvernement en ce qui a trait au transport ferroviaire partout dans le pays.
Le gouvernement tente de mettre en place un système de transport au fonctionnement souple et cohérent pour l'ensemble du pays, mais aussi susceptible de répondre aux besoins de notre société et de notre économie.
Pour ce faire, le gouvernement, dans les budgets 2016 et 2018, a octroyé des fonds importants pour financer une évaluation approfondie du projet de service de train à grande fréquence de VIA Rail. Grâce à ces fonds, nous aurons une meilleure idée de la viabilité du projet et du rôle qu'il pourrait jouer dans la vision du gouvernement pour l'avenir.
Le projet d'aménager des voies réservées est susceptible de fournir aux voyageurs canadiens un service fiable et plus rapide. VIA Rail serait ainsi en mesure d'établir ses horaires et la fréquence de ses services en fonction de la demande de ses clients. En améliorant ses services dans le corridor Québec-Windsor, VIA Rail vise également à réduire sa dépendance auprès des deniers publics. Ce projet a un potentiel réel, mais un investissement de cet ordre doit faire l'objet d'un examen minutieux.
En plus des habitants de Trois-Rivières, de nombreux citoyens des villes situées le long du corridor Québec-Windsor ont manifesté leur intérêt par rapport au projet de service ferroviaire à fréquence élevée de VIA Rail. Le gouvernement partage cet intérêt en raison des avantages potentiels de ce projet. Nous allons collaborer avec les principaux intervenants pour faire en sorte que des décisions éclairées en matière d'investissement soient prises dans ce projet. Notre gouvernement va examiner attentivement ce projet de service ferroviaire à fréquence élevé afin de déterminer la meilleure façon de développer un service voyageur sûr, efficace et fiable pour les Canadiens.
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NPD (QC)
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2018-12-03 19:22 [p.24357]
Monsieur le Président, je remercie ma collègue de sa réponse.
Je perçois un intérêt, quand même. Nous partageons au moins cette base commune qu'est le développement du transport ferroviaire partout au Canada. On parle du corridor Québec-Windsor, mais ce pourrait aussi être sur d'autres circuits.
Évidemment, je n'ai pas eu beaucoup plus de réponse à ma question, mais un élément de l'intéressante présentation de ma collègue a accroché mon attention. Elle disait que son gouvernement étudiera le développement à long terme.
Ma question est toute simple: quand les libéraux et le gouvernement nous parlent de long terme, combien d'années faut-il compter? J'aborde la question à la Chambre depuis 2011, et nous serons bientôt en 2019. Il me semble que pour ce qui est du long terme, on y est déjà rendus. On serait mûrs pour une annonce plutôt que pour l'évocation de grands principes.
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