Hansard
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Ajouter un critère de recherche
Résultats : 1 - 15 de 41
Voir le profil de Darrell Samson
Lib. (NS)
Monsieur le Président, trop de vétérans doivent attendre beaucoup trop longtemps avant que leur demande soit traitée; c'est une situation dont nous sommes conscients et que nous tenons à améliorer. C'est pourquoi l'arriéré des demandes est la priorité absolue du gouvernement. Le rapport indique que les nouveaux employés embauchés grâce à notre investissement récent de 200 millions de dollars permettront de réduire grandement l'arriéré, mais il ne tient pas compte des nombreuses mesures que nous avons prises afin d'améliorer le processus et de le rendre plus efficace. Nous avons confiance en notre rapport. Je tiens à remercier le directeur parlementaire du budget et son équipe pour le travail qu'ils ont accompli jusqu'ici.
Voir le profil de Darrell Samson
Lib. (NS)
Madame la Présidente, en ma qualité de secrétaire parlementaire, c'est moi qui répondrai à la question.
Le discours du Trône a décrit le plan du gouvernement pour lutter contre la pandémie et soutenir les Canadiens. Évidemment, cela comprend aussi l'aide aux anciens combattants.
Nous savons que certains anciens combattants sont sans abri et qu'il est très important d'investir afin de mettre fin à leur itinérance chronique. Nous savons que certains anciens combattants sont sans emploi et qu'on les aidera en investissant dans la création d'emplois et en créant plus d'un million d'emplois. N'oublions pas que, il y a à peine quelque mois, nous avons investi environ 200 millions de dollars...
Voir le profil de Darrell Samson
Lib. (NS)
Monsieur le président, je vous remercie de me permettre de poser une question à mon collègue. J'aimerais d'abord le féliciter pour la qualité de son français. Il ne cesse de s'améliorer. C'est impressionnant.
Je le remercie beaucoup et j'espère qu'il poursuivra ses efforts.
Cet été, j'ai passé du temps dans ma circonscription et j'y ai discuté avec beaucoup de gens. Des entrepreneurs m'ont par exemple dit à quel point la subvention salariale a été importante pour eux. D'autres m'ont parlé de l'aide que leur ont procurée la subvention au loyer et le Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes. Ces initiatives ont été au cœur de mes discussions avec les entrepreneurs.
Des vétérans, des familles, des aînés, des jeunes et des Canadiens de la classe moyenne m'ont eux aussi expliqué comment les mesures que nous avons instaurées pour venir en aide à différents groupes de Canadiens leur ont été vraiment utiles.
Mon collègue parle de retards. Peut-il expliquer pourquoi, pendant plus de six semaines, son parti a refusé toute aide financière aux handicapés?
Voir le profil de Darrell Samson
Lib. (NS)
Madame la Présidente, je suis reconnaissant d'avoir aujourd'hui l'occasion de faire part à la Chambre de mes réflexions sur une mesure législative très importante, le projet de loi C-4, qui met en vigueur l'accord entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.
Cela dit, avant d'entrer dans le vif du sujet, j'aimerais parler un peu d'économie. Qui dit accords commerciaux dit économie et, après cinq ans de gouvernement libéral, force est de constater que l'économie canadienne se porte beaucoup mieux que lorsque nous sommes arrivés au pouvoir.
Voyons un peu ce qui a bien pu se passer. Qu'est-ce qui a changé depuis cinq ans?
Pour commencer, les Canadiens ont créé 1,2 million d'emplois, et un million de personnes sont sorties de la pauvreté, dont 353 000 enfants — c'est 20 % de plus que le seuil national de la pauvreté — et 75 000 aînés, des femmes pour la plupart. Ces chiffres sont élevés, mais ils sont surtout éloquents.
C'est sans parler du fait que le chômage n'a jamais été aussi bas en 40 ans. Tous ces indicateurs montrent à quel point l'économie est vigoureuse et à quel point le gouvernement a eu raison de baisser les impôts et de soutenir les Canadiens de la classe moyenne et ceux qui veulent en faire partie.
Les accords commerciaux sont extrêmement importants pour les Canadiens; toutes les provinces et tous les territoires sont très satisfaits du présent accord. Nous disposions d'un accord commercial auparavant, mais celui-ci est une nouvelle version améliorée.
Nous avons aussi conclu l'Accord économique et commercial global, qui nous donne accès à un marché d'un demi-milliard de personnes. Dans le cadre de cet accord commercial, 98 % des droits de douane ont été supprimés, alors que, auparavant, seulement 25 % des lignes tarifaires en étaient exemptes. Les députés peuvent imaginer ce que pense le milieu des affaires de cet accord commercial aujourd'hui. Je sais ce que les gens d'affaires de ma circonscription ont à dire à ce sujet.
Il y a également l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste qui, lui aussi, donne accès à un demi-milliard de personnes. Ensemble, les trois accords commerciaux forment un marché de 1,5 milliard de personnes. Dans l'accord avec les pays de l'Asie-Pacifique, la plupart des droits de douane ont été supprimés, et les fruits de mer sont totalement exemptés de droits de douane. Les députés peuvent imaginer que, dans ma région, le Canada atlantique, et en Nouvelle-Écosse, il s'agit d'une excellente occasion d'accroître les exportations, ce qui est extrêmement important.
Quelle est l'importance de l'Accord Canada—États-Unis—Mexique? On parle de 2 milliards de dollars par jour, une somme énorme, et 80 % des exportations canadiennes sont destinées à ces pays.
Qui appuie cet accord commercial? Nous ne sommes pas les seuls. Les premiers ministres provinciaux disent qu'ils appuient cet accord commercial important. J'y reviendrai, mais nous savons que le premier ministre Moe, le premier ministre Kenney et les autres l'appuient, ainsi que Brian Mulroney. Le monde des affaires est heureux. Les syndicats sont heureux.
Cependant, on dit que M. Trump est un bon négociateur. Examinons les trois points auxquels il tenait.
Premièrement, il voulait une disposition de caducité après cinq ans, délai après lequel il aurait fallu renégocier l'accord, autrement il aurait pris fin. Cependant, ce délai n'est pas celui qu'il souhaitait; nous avons négocié un délai de 16 ans.
Deuxièmement, M. Trump voulait éliminer la gestion de l'offre. C'est notre parti qui a créé la gestion de l'offre et qui en fait la promotion. Nous continuerons à la favoriser parce qu'elle est importante pour les Canadiens.
Troisièmement, M. Trump souhaitait que le règlement des différends se fasse devant des juges et des tribunaux américains. Les députés pensent-ils que nous aurions accepté cela? Un conservateur l'aurait peut-être fait, mais nous nous y sommes opposés. Nous avons ensuite ajouté une autre disposition importante selon laquelle non seulement les Américains ne pourraient pas bloquer les travaux des groupes spéciaux constitués pour agir à titre de tribunal, mais ils seraient tenus d'y participer, alors qu'avant, ils n'y étaient pas obligés.
Ce sont trois secteurs clés sur lesquels le gouvernement a réussi à négocier avec les Américains.
Ramenons tout cela en Nouvelle-Écosse. Que représente cet accord commercial pour la Nouvelle-Écosse? Il est extrêmement important, car les Américains dépensent 3,7 milliards de dollars en Nouvelle-Écosse. C'est une somme annuelle extrêmement importante, comme mes collègues peuvent l'imaginer. Une proportion de 68 % des exportations de la province est destinée aux États-Unis.
Cela signifie que 18 000 emplois dépendent directement de cet accord commercial en Nouvelle-Écosse. Ce sont 18 000 emplois directs auxquels il faut ajouter les 7 000 emplois indirects. Mes collègues peuvent imaginer comment nous nous sentons en Nouvelle-Écosse. Le premier ministre, M. McNeil, est d'avis que c'est un très bon accord pour le Canada et un très bon accord pour la Nouvelle-Écosse. C'est un message très clair.
Je voudrais vous parler d'une entreprise de ma circonscription, Marid Industries, dont l'usine sidérurgique est située tout près de chez moi. Elle sait aujourd'hui qu'avec cet accord, elle pourra être concurrentielle et vendre ses produits aux États-Unis et au Mexique sans droits de douane. C'est extrêmement important. L'accord lui donne les garanties nécessaires pour prospérer. Les travailleurs de ce secteur ont des emplois très bien rémunérés.
Catherine Cobden, représentant l'Association canadienne des producteurs d'acier, a fait la déclaration suivante:
L'Accord Canada—États-Unis—Mexique est essentiel pour renforcer la compétitivité des industries sidérurgiques canadiennes et nord-américaines et pour assurer l'accès au marché face aux difficultés et à l'incertitude persistants dans le commerce mondial.
Cette déclaration montre que l'industrie sidérurgique appuie fortement le nouvel accord.
Les modifications les plus importantes apportées à l'ancien accord touchent évidemment aux droits des travailleurs et à la protection de l'environnement, deux secteurs fondamentaux auxquels le Canada tient tout particulièrement. Le nouvel accord renferme des critères qui permettront de renforcer les normes du travail ainsi que les normes en matière d'exécution et d'inspection. Cela signifie que les règles du jeu concernant les salaires seront équitables. Les critères touchent aussi aux heures et aux conditions de travail. Il s'agit de mesures essentielles, qui permettront d'uniformiser les règles du jeu, ce qui est extrêmement important.
Comme les députés le savent, dans le dossier de l'environnement, on a ajouté des obligations liées à la lutte contre la pollution marine. Il y a aussi des dispositions concernant la qualité de l'air.
Je dois aussi parler des médicaments, car, parmi les modifications apportées à l'ancien accord, on a réussi à éliminer la restriction de 10 ans applicable aux médicaments génériques, ce qui est extrêmement important.
On a ajouté de nouveaux chapitres qui protégeront les droits des femmes, des minorités et des Autochtones et qui protégeront également les personnes contre la discrimination fondée sur le sexe et l'orientation sexuelle. Le nouvel accord commercial contient maintenant ces chapitres essentiels.
L'accord prévoit également des exemptions culturelles qui profiteront à tous les Canadiens, en particulier les Québécois. C'est très important.
Nous avons du travail à faire. Nous savons que, pour conclure un accord commercial, il faut faire quelques concessions. Les industries de la volaille et des œufs ont concédé un léger pourcentage — 2 % — de leur marché. Nous allons les indemniser pour leurs pertes et les aider à faire l'acquisition d'équipements plus efficaces et plus modernes. Ainsi, ces industries pourront mieux exporter leurs produits sur le marché international, ce qui leur permettra de profiter de nouveaux débouchés.
Il s'agit d'un accord très important. Je suis extrêmement fier de l'appuyer. Les résidants de ma circonscription souhaitent que l'accord soit ratifié le plus rapidement possible.
Voir le profil de Darrell Samson
Lib. (NS)
Madame la Présidente, comme les députés le savent, les tarifs sur l'aluminium et l'acier ont été levés. Nous avons aussi ajouté l'exigence selon laquelle 70 % de l'acier utilisé dans la production automobile doit être achetés dans les trois pays. Dans le passé, c'était zéro. Il s'agit donc d'une grande victoire.
J'aimerais faire part au député de certains commentaires formulés par ses collègues. Jason Kenney s'est dit « soulagé ». J'imagine qu'il en faut beaucoup pour le soulager et, pourtant, il s'est dit « soulagé qu'un nouvel accord de libre-échange nord-américain ait été conclu. » Ça alors, il est soulagé.
Parlons de Brian Mulroney, l'ancien premier ministre et négociateur en chef. Il a affirmé que le Canada avait obtenu ce qu'il voulait et que nous avons conclu un excellent accord.
Je siège à la Chambre depuis quelques années et j'ai entendu les conservateurs insister pour que nous signions sans nous soucier de négocier parce que 2 milliards de dollars par jour étaient en jeu. Aujourd'hui, nous avons un bien meilleur accord que si nous avions suivi le conseil des conservateurs. Nous savons ce à quoi nous avons eu droit durant les 10 années qui ont précédé notre arrivée au pouvoir.
Voir le profil de Darrell Samson
Lib. (NS)
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de sa question.
Je comprends, et mon collègue doit le comprendre aussi, qu'il faut donner un peu pour recevoir quelque chose lors de négociations.
Une chose est certaine, nous avons réussi à préserver la gestion de l'offre, dont le président des États-Unis voulait se débarrasser, comme je l'ai bien expliqué dans mon discours. Or, au Canada, on sait tout comme mon collègue que la gestion de l'offre est extrêmement importante. Il est dommage que l'ancien député Maxime Bernier ne soit pas ici, car il était contre la gestion de l'offre et il aurait certainement eu des commentaires à faire.
Avec cette entente, le Québec recevra 57 milliards de dollars grâce aux exportations vers les États-Unis. C'est certainement une entente très importante pour le Québec également.
Voir le profil de Darrell Samson
Lib. (NS)
Madame la Présidente, il ne fait aucun doute que l'existence de dispositions permettra de générer plus de discussions à l'avenir. Pour l'instant, on n'a pas exclu la possibilité que les dispositions mentionnées par le député réapparaissent un jour. Toutefois, ce qui est important, c'est qu'aucun autre accord commercial n'a jamais contenu d'aussi rigoureuses dispositions au chapitre du travail et de l'environnement. Par ailleurs, le nouvel accord comporte aussi des mesures de protection pour les femmes et les Autochtones. Ce sont là des éléments clés.
De telles protections n'ont jamais été incluses dans l'accord précédent. Or, maintenant qu'elles figurent dans le nouvel accord, certains députés soutiennent qu'elles ne sont pas parfaites. Non, elles ne le sont pas, mais nous commençons à établir des bases solides afin que le Canada puisse continuer à prospérer.
Voir le profil de Darrell Samson
Lib. (NS)
Madame la Présidente, depuis trois ou quatre jours, il a été fort difficile de suivre le raisonnement des conservateurs au sujet de cet accord. Il y a quelques heures à peine, je les ai entendus dire que c'était l'accord qu'ils avaient négocié. Ils ont affirmé que les libéraux adoptent l'accord qu'ils ont négocié. Or, le député dit maintenant que c'est le pire accord jamais conclu. Il faudrait que les choses soient claires. Lorsqu'ils sont réunis en caucus, les conservateurs doivent peaufiner leurs arguments. Ce serait bien s'ils pouvaient le faire parce que je n'ai pas très bien compris leur position.
Examinons les choses sous un angle différent. Mon collègue ne croit-il pas que l'ajout d'une exigence voulant que 70 % de l'aluminium et de l'acier utilisés proviennent de l'Amérique du Nord représente une grande amélioration, étant donné qu'il n'y avait auparavant aucune garantie à ce sujet? Ne convient-il pas que les dispositions et les chapitres sur le travail et l'environnement que nous avons ajoutés constituent une amélioration? Ne convient-il pas que les États-Unis ne pourront plus bloquer la création d'un groupe d'arbitrage? Même sa collègue a admis que nous avons renforcé l'accès au marché américain pour le sucre canadien, ce qui améliore grandement l'accord. Il s'agit là d'initiatives très positives pour notre pays.
J'aimerais que le député me fasse part de ses commentaires, et j'espère que certains d'entre eux seront positifs.
Voir le profil de Darrell Samson
Lib. (NS)
Madame la Présidente, mon collègue a soulevé de nombreux points importants. Je partage certaines de ses opinions, dont celle concernant la réduction des impôts des Canadiens. Lorsque nous sommes arrivés au pouvoir en 2015-2016, notre priorité était de réduire les impôts. Il a donc raison lorsqu'il parle de l'importance de la réduction des impôts.
Cependant, je ne partage pas l'avis de mon collègue en ce qui touche aux dépenses. Nous n'avons pas dépensé d'argent. Nous avons renforcé le Canada en investissant dans les Canadiens. Il est important de noter que nous avons créé un million d'emplois et avons réduit le taux de chômage à son plus bas niveau en 40 ans.
Il y a une grande différence entre dépenser de l'argent et investir dans les Canadiens. Nous investissons dans les Canadiens depuis maintenant cinq ans. L'économie est très forte et nous sommes bien préparés à affronter toutes les tempêtes qui se présenteront à nous dans l'avenir.
Voir le profil de Darrell Samson
Lib. (NS)
Madame la Présidente, alors que nous soulignons le Mois de l'histoire des Noirs, je tiens à saluer les 19 étudiants qui sont actuellement inscrits au programme Pathways to Shipbuilding pour les Néo-Écossais d’origine africaine d'Irving Shipbuilding.
En juin prochain, ces étudiants décrocheront leur diplôme et entreprendront une carrière de soudeur au chantier maritime d'Halifax, où ils participeront à la construction des prochaines flottes de la Marine royale canadienne et de la Garde côtière canadienne. Ce programme est le fruit d'une collaboration entre Irving Shipbuilding, le Collège communautaire de la Nouvelle-Écosse, le gouvernement et des groupes communautaires comme l'East Preston Empowerment Academy. Ce programme permet également à des Néo-Écossais d'origine africaine d'apprendre un métier en vue d'une longue carrière dans la construction navale, industrie dans laquelle ce groupe est sous-représenté.
J'invite tous les députés de la Chambre à se joindre à moi pour féliciter les 19 étudiants, ainsi que toutes les personnes qui œuvrent dans ce programme spécial.
Voir le profil de Darrell Samson
Lib. (NS)
Madame la Présidente, le gouvernement est convaincu que l'environnement et l'économie vont de pair. Nous tenons à ce que le régime fédéral d'évaluation environnementale soit solide. Il doit reposer sur des études scientifiques et protéger le riche environnement naturel du pays. Il doit respecter les peuples autochtones et favoriser l'essor du secteur canadien des ressources naturelles. Nous savons que, si nous voulons attirer les investissements au Canada et maintenir la compétitivité de l'économie du pays, nous devons disposer de mécanismes d'évaluation efficaces et crédibles.
Le gouvernement du Canada est conscient de l'importance du secteur pétrolier et gazier dans l'économie du pays et des débouchés qu'il offre aux vaillants Canadiens. Néanmoins, l'exploitation de ces ressources doit se faire de façon durable.
Le projet de mine de sables bitumineux Frontier a fait l'objet d'une évaluation environnementale rigoureuse tenant compte des données scientifiques et du savoir autochtone. Il a été examiné par des experts fédéraux et a donné lieu à une consultation exhaustive des peuples autochtones et du public en général. L'évaluation environnementale de ce projet a été réalisée par une commission indépendante d'examen conjoint, ce qui montre bien que le gouvernement fédéral est capable de coopérer avec les autres autorités compétentes.
Conformément à la loi fédérale, une décision finale à l'égard du projet devait être rendue le 28 février 2020. Comme nous le savons tous, le 23 février 2020, la société Teck a communiqué publiquement sa décision d'abandonner le projet. Bien qu'elle ait indiqué ne plus avoir l'intention de poursuivre le projet proposé d'exploitation de la mine de sables bitumineux Frontier, le gouvernement du Canada est résolu à collaborer avec le secteur des ressources pour faire en sorte que les meilleurs projets se concrétisent afin que nous puissions créer des emplois et assurer une croissance propre et durable.
L'opposition veut insister sur l'abandon du projet minier Frontier de la société Teck, mais n'oublions pas une chose très importante: nous avons des centaines de grands projets d'exploitation des ressources d'une valeur de 635 milliards de dollars déjà en chantier ou prévus au cours des 10 prochaines années un peu partout au Canada. Il faut tourner la page.
Nous savons que des processus d'évaluation et la prise de décision efficace et crédible sont essentiels pour attirer les investissements et maintenir la compétitivité économique du pays.
Les règles améliorées procurent aux sociétés et aux investisseurs les assurances et les précisions qu'il leur faut et font en sorte que les bons projets puissent voir le jour rapidement. Pour soutenir la capacité concurrentielle du Canada et attirer l'investissement, le nouveau régime d'évaluation d'impact comporte des attentes claires et des délais raccourcis gérés de manière stricte, tout en évitant autant que possible les redondances avec les autres instances en prévoyant une seule évaluation par projet. Ces nouvelles règles visent à donner confiance au public en rendant les décisions fédérales à l'égard des projets tels que les mines, les pipelines et les barrages hydroélectriques plus transparentes et en faisant en sorte qu'elles soient guidées par les données scientifiques, le savoir autochtone et d'autres preuves.
Par ailleurs, contrairement à certains députés, nous comprenons que les changements climatiques constituent le plus grand défi de notre époque. Pour un avenir prospère, l'environnement et l'économie doivent aller de pair. Les scientifiques sont catégoriques: l'activité humaine entraîne des changements climatiques sans précédent sur Terre, et les conséquences sur l'environnement ainsi que sur la santé et le bien-être des êtres humains sont réelles. Les Canadiens les ressentent déjà.
La lutte contre les changements climatiques représente un défi énorme, mais elle présente des possibilités encore plus importantes. Je le répète, il faut tourner la page. La prise de mesures décisives peut protéger la santé des Canadiens, soutenir la biodiversité, créer des débouchés pour les entreprises canadiennes et stimuler l'emploi dans le contexte d'une croissance économique verte.
Depuis les élections de 2015, le gouvernement fédéral aide les Canadiens à saisir les occasions qui s'offrent ainsi à eux. Nous avons travaillé avec les provinces et les territoires à élaborer un ambitieux plan de lutte contre les changements climatiques, d'amélioration de la résilience face aux impacts du climat changeant et de croissance économique verte. Aujourd'hui, notre plan et nos mesures climatiques pavent la voie vers une réussite encore plus brillante pour les années à venir.
La quantité absolue d'émissions diminue, alors que l'économie et la population continuent de croître. Les plus récentes projections du Canada estiment que les émissions du pays en 2031 seront de 227 mégatonnes inférieures à ce qui avait été prévu avant la mise en œuvre du Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques. Il s'agit d'une réduction des émissions d'une ampleur historique.
Comment y arrivons-nous? Nous appuyons les mesures climatiques pragmatiques, éprouvées et économiques tout en créant de bons emplois pour la classe moyenne. Nous le faisons en mettant les gens au cœur de nos politiques. Notre plan comprend plus de 50 mesures concrètes, règlements, normes, programmes et investissements visant à réduire les émissions, à accroître la résilience et à faire croître l'économie. Ce plan continuera son expansion à mesure que nous mettrons en œuvre de nouvelles mesures améliorées permettant au Canada de surpasser ses cibles de 2030, afin de pouvoir en arriver à la carboneutralité.
Il faut aussi tenir compte des considérations économiques. Nous savons que stimuler l'emploi et la croissance économique partout au pays est un élément essentiel pour protéger l'environnement. Nous sommes conscients de l'importance économique du secteur du pétrole et du gaz ainsi que des perspectives qu'il ouvre aux vaillants Canadiens.
Nous sommes également conscients du fait que la transition demande du temps. Elle ne peut pas se faire du jour au lendemain. Il faut être réaliste. Nous devons collaborer pour avancer. Le gouvernement sait que les Canadiens comptent sur lui pour prendre des décisions éclairées permettant aux projets économiquement profitables et respectueux de l'environnement d'aller de l'avant.
Nous allons poursuivre le dialogue avec les collectivités locales, avec les groupes autochtones et avec les Canadiens dans le processus d'évaluation des projets d'envergure et nous nous engageons à prendre des décisions qui reflètent l'opinion des Canadiens et le mandat qu'ils nous ont donné.
Voir le profil de Darrell Samson
Lib. (NS)
Madame la Présidente, je dois dire que je n'ai que des bons mots pour Teck Resources. À mon avis, l'entreprise a fait le travail qui s'imposait. Elle a décidé, en s'appuyant sur toutes les analyses qu'elle avait réalisées, que le projet n'était pas réalisable actuellement.
En fait, le message que Teck a envoyé à tous les Canadiens est encore beaucoup plus large: nous devons unir nos forces pour lutter contre les changements climatiques. L'entreprise prend cette question au sérieux. Elle comprend ce qu'elle implique.
Un peu plus tôt, un député d'en face a affirmé que Teck avait décidé que le projet était toujours réalisable. Ce n'est pas vrai. Jetons un coup d'œil au deuxième paragraphe de la lettre:
Depuis la demande initiale en 2011, nous avons, comme d'autres joueurs de l'industrie, continué d'optimiser le projet pour confirmer qu'il demeurait commercialement viable.
Dans la situation actuelle, le projet n'est pas réalisable, et c'est pourquoi Teck s'est retirée. Il ne faut pas oublier que le message est clair...
Voir le profil de Darrell Samson
Lib. (NS)
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de sa question.
Durant les années 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019, notre gouvernement a investi énormément dans l’énergie verte et il continue de le faire. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est qu’il faut travailler en alliant l’économie et l’environnement. On peut faire les deux, mais il faut faire une transition et il faut que tout le monde travaille en ce sens.
Il ne faut pas être comme les conservateurs. On ira chercher le hansard et on imprimera toutes les choses qu’ils ont dites relativement au climat, comme quoi cela n'existait pas. Ils pourront donner cela plus tard à leurs petits-enfants. Cela pourrait les aider à comprendre.
Voir le profil de Darrell Samson
Lib. (NS)
Madame la Présidente, je remercie mon collègue pour sa question. Il est toujours très précis. Il fait du bon travail et j'ai collaboré avec lui au comité.
Je voudrais transmettre certaines précisions clés à mon collègue.
Au sujet du marché, les conservateurs n'y comprennent rien, et ce, parce qu'ils n'ont pas expédié de pétrole ailleurs qu'aux États-Unis.
Pour répondre à la question de mon collègue, nous avons constaté aujourd'hui que plus d'un million de Canadiens ont pu sortir de la pauvreté. Il y a eu de remarquables...
Voir le profil de Darrell Samson
Lib. (NS)
Monsieur le Président, pendant les huit minutes qu'aura duré son allocution, mon collègue a réussi à ratisser très large, mais sans jamais vraiment parler du sujet à l'étude. À l'en croire, le Parti conservateur appuie la circulation à la frontière, alors j'aimerais qu'il nous explique plus en détail pourquoi son parti juge important d'appuyer la nouvelle loi que le gouvernement souhaite mettre en vigueur.
Résultats : 1 - 15 de 41 | Page : 1 de 3

1
2
3
>
>|
Exporter en: XML CSV RSS

Pour plus d'options de données, veuillez voir Données ouvertes