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PCC (AB)
Monsieur le Président, depuis le début des inondations en Colombie‑Britannique, les Canadiens ont répondu à l'appel.
Les efforts héroïques des premiers intervenants, des membres des Forces canadiennes et de la population en général ont permis de sauver des vies et de protéger des biens. Des groupes religieux et des organisations de la société civile ont aussi joué un grand rôle en offrant de la nourriture et un refuge aux personnes évacuées.
Alors que nous travaillons à reconstruire la vallée du Fraser, les Canadiens veulent savoir ce qui sera fait pour éviter qu'une telle catastrophe se produise de nouveau. Ils veulent savoir pourquoi les infrastructures essentielles qui auraient pu empêcher cette catastrophe n'ont jamais été bâties. Ils veulent avoir l'assurance que le gouvernement les protégera et qu'il s'affairera à atténuer les impacts d'éventuelles catastrophes de ce genre.
Quand des catastrophes surviennent, les Canadiens sont toujours à la hauteur de leur réputation. Les Canadiens sont des gens généreux, toujours prêts à venir en aide aux personnes dans le besoin, même si cela signifie mettre leur propre vie en péril.
Les conservateurs sont prêts à participer à une approche Équipe Canada. Nous allons travailler fort pour rebâtir et protéger la Colombie‑Britannique pour les générations futures. Il est temps de retrousser nos manches.
Voir le profil de Dane Lloyd
PCC (AB)
Monsieur le Président, les Canadiens ont été choqués d'apprendre que le gouvernement n'a pas réussi, par l'intermédiaire de la Commission mixte internationale, à intéresser les Américains à la recherche d'une solution aux inondations répétées en Colombie-Britannique. Le débordement du fleuve Nooksack, dans l'État de Washington, a provoqué des inondations jusqu'au Canada, ce qui a entraîné des milliards de dommages pour les Britanno-Colombiens. Des reportages indiquent qu'il aurait suffit d'investissements de 29 millions de dollars pour éviter ces dommages.
Pourquoi le gouvernement libéral a-t-il une fois de plus échoué à amener notre allié le plus proche à protéger les Canadiens contre cette catastrophe?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je félicite le député d'en face de sa sagesse rétrospective, mais la réalité, c'est que nous tenons constamment des discussions importantes avec nos partenaires américains pour faire en sorte que nos collectivités demeurent des lieux sûrs.
En ce qui concerne l'inondation causée par le débordement du fleuve Nooksack, des discussions avaient déjà lieu et se poursuivront de manière continue, tout comme les efforts pour éviter que les débordements du fleuve aient une incidence sur nos collectivités. Ce travail est en cours à l'heure où l'on se parle.
Voir le profil de Tako Van Popta
PCC (BC)
Madame la Présidente, la semaine dernière, j'ai posé une question au ministre de la Protection civile à propos des inondations récentes dans la vallée du Fraser et à Abbotsford en particulier, voisine de ma circonscription. J'ai souligné dans cette question que le réseau de digues de la prairie Sumas avait besoin de réparations. Nous le savons depuis longtemps, et nous savions que le coût de ces réparations s'élèverait à quelque 500 millions de dollars, ce qui semble être une grosse somme, mais que ce coût bondirait en cas d'inondations. Or, notre pire cauchemar s'est matérialisé il y a quelques semaines.
J'ai été ravi d'entendre le ministre de la Protection civile déclarer qu'il y aurait de l'argent pour cette catastrophe. Le gouvernement fédéral reconnaît sa responsabilité dans ce dossier, alors j'espère qu'il a pris son chéquier aujourd'hui, parce que j'ai une demande bien précise à faire.
Je vais commencer par fournir un peu de contexte. La prairie Sumas était autrefois le lac Sumas. C'est une zone marécageuse qui est sujette à deux périodes d'inondations par année: une crue printanière et, à l'automne, de fortes pluies comme nous venons d'en connaître. Il y a environ 100 ans, on l'a entouré de digues, on y a construit des canaux et on y a installé d'immenses stations de pompage pour l'assécher. Les terres agricoles y sont très riches.
Il y a une autre partie d'Abbotsford que le ministre connaît, j'en suis sûr, parce qu'il l'a visitée récemment. Je parle du district de Matsqui. Il s'agit aussi de basses‑terres sujettes à des inondations annuelles, mais on y trouve un réseau de digues qui a retenu l'eau cette fois‑ci. C'est bien, parce qu'il retient le puissant fleuve Fraser. Cependant, quand ce réseau cédera, nous aurons un énorme problème.
J'ai rencontré le maire Braun en fin de semaine, avec mon collègue, le député d'Abbotsford. Nous lui avons dit que nous allions rencontrer le ministre de la Protection civile, et nous lui avons demandé de quoi il avait besoin exactement. Le maire Braun a répondu qu'il fallait de l'argent. Les deux réseaux de digues doivent encore être réparés, et le coût de ces réparations s'élève à environ 500 millions de dollars chacun. Il faut également rendre ces réseaux résistants aux séismes. Je reconnais que cela exigera beaucoup d'argent. C'est pourquoi nous réclamons des fonds.
Je vais maintenant poser une deuxième question plus complexe au ministre. Nous devons négocier avec les États-Unis d'Amérique parce que le fleuve Nooksack, qui coule uniquement dans l'État de Washington, dans le comté de Whatcom, a beaucoup contribué à la récente inondation.
C'est aussi un problème qui est connu depuis de nombreuses années. J'ai lu récemment un rapport qui parlait de sa complexité. C'est effectivement un problème complexe, celui qui est le plus difficile à résoudre. Je me demande ce que le ministre de la Protection civile a à dire sur le sujet.
Le premier enjeu porte sur l'argent, et le deuxième, sur les négociations avec les États‑Unis.
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de Langley—Aldergrove de sa collaboration dans ce dossier extrêmement important.
Il a entièrement raison: je me suis récemment rendu à Abbotsford. Ce n'était pas la première fois que j'y allais ni la première fois que je rencontrais le maire Braun. Je suis conscient des conséquences désastreuses qu'ont eues les récentes inondations sur cette municipalité et bien d'autres endroits dans la vallée du bas Fraser.
Je regrette d'informer mon collègue que je n'ai pas apporté mon carnet de chèques aujourd'hui, mais j'ai d'autres bonnes nouvelles qui, je crois, répondront à sa demande de renseignements.
Au début de cette terrible catastrophe, j'étais régulièrement en communication avec le gouvernement de la Colombie‑Britannique. Dès les premières heures, les Forces armées canadiennes sont intervenues afin de fournir une main-d'œuvre cruciale. Six cent cinquante membres des forces armées ont été déployés dans la région d'Abbotsford pour contribuer aux travaux d'endiguement, de réparation et de renforcement au moyen de sacs de sable. Je m'y suis rendu et j'ai pu constater le travail exceptionnel qu'ils accomplissaient aux côtés des gens des collectivités touchées. Franchement, en voyant comment les gens réagissaient en cette période difficile, j'ai ressenti la fierté d'être Canadien, comme ce fut sans doute le cas pour le député de Langley—Aldergrove.
Je reconnais qu'il faut faire d'importants travaux. Toutefois, depuis plusieurs années, en réponse aux inondations, le gouvernement du Canada consacre plus d'argent à l'aide financière en cas de catastrophe, par l'intermédiaire d'accords conclus avec les provinces et les territoires. En fait, selon certaines analyses, en raison des changements climatiques, nous devrions nous attendre à ce que ce montant d'argent augmente de manière exponentielle, jusqu'à cinq fois le niveau actuel de dépenses. Il est extrêmement important d'investir des sommes considérables dans les mesures d'atténuation et d'adaptation en matière de catastrophes dans tous les secteurs, afin d'assurer la résilience des infrastructures, dont le système de digues auquel le député fait référence est une composante importante.
Comme il le sait, j'en suis certain, le système de digues était à l'origine la responsabilité du gouvernement provincial, mais cette responsabilité a été transférée à la municipalité. Le maire Braun m'a expliqué, comme il l'a sûrement fait à mon collègue, que, comme la municipalité tire ses ressources des taxes foncières, elle n'était pas en mesure de faire les investissements et les travaux nécessaires. J'ai parlé avec le premier ministre de la Colombie‑Britannique et il a dit que cela avait été une erreur.
Nous avons également formé un comité mixte avec les provinces et les territoires et j'insiste pour que les municipalités y soient invitées. Nous allons investir des sommes du fédéral en parallèle avec celles du provincial et nous allons travailler avec la municipalité pour que les digues soient réparées afin d'accroître la résilience de la collectivité. Il ne suffit pas de reconstruire, il faut reconstruire en mieux. Je sais que c'est une expression éculée, mais nous comprenons l'importance d'investir pour y arriver.
L'année dernière, dans le budget de 2021, nous avions prévu 1,4 million de dollars pour le Fonds d'atténuation et d'adaptation en matière de catastrophes. Nous savons où cette somme devra être investie et, même si je n'ai pas de montant à annoncer aujourd'hui, je peux assurer à mon collègue que nous serons là pour soutenir la population de la Colombie‑Britannique. Il s'agit d'une région extrêmement importante pour le pays en raison de toute l'agriculture qu'on y exerce. Nous avons vu à quel point les gens étaient résilients là-bas et il faut que l'infrastructure de leur collectivité soit résiliente elle aussi.
Voir le profil de Tako Van Popta
PCC (BC)
Madame la Présidente, dépenser 1,4 million de dollars pour mener une étude est bien sûr important, mais nous parlons d'environ 1 milliard de dollars. Si le ministre n'a pas apporté le chéquier aujourd'hui, l'argent sera-t-il prévu dans le budget? C'est absolument essentiel. Il en va de la survie de la vallée du Fraser.
Le ministre n'a fait aucune allusion à la négociation d'un traité avec les États‑Unis en ce qui concerne les fleuves Nooksack et Columbia par l'entremise de la Commission mixte internationale. C'est très important. Nous ne pouvons pas y arriver seuls. Nous avons besoin de nos alliés américains dans ce dossier. J'aimerais savoir ce que le ministre en pense.
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Madame la Présidente, je vais clarifier un point, comme je ne me suis peut-être pas bien fait comprendre plus tôt. Dans le budget de 2021, nous avons prévu une enveloppe de 1,4 milliard de dollars pour le Fonds d'atténuation et d'adaptation en matière de catastrophes. Il ne s'agit pas de mener une étude, mais bien de lancer des travaux importants. Je dirai également au député que nous savons qu'il y a du travail à faire dans la vallée du bas Fraser, en Colombie‑Britannique, et à Abbotsford, ainsi qu'à de nombreux endroits partout au pays.
Je tiens aussi à souligner que des régions des États‑Unis, qui sont en avance sur nous dans ce dossier de nombreuses façons, ont investi dans la création d'infrastructures plus résilientes pour gérer les catastrophes potentielles dans leurs collectivités. Cependant, ce travail est en cours, et les deux pays collaborent pour y arriver.
Nous sommes bien conscients que l'eau ne respecte pas les frontières internationales. Elle ne coule pas du nord au sud; elle coule en descendant. Lorsque le fleuve Nooksack sort de son lit, l'eau a tendance à s'écouler directement vers la prairie Sumas. Cette situation n'a pas causé à elle seule les inondations qui ont eu lieu, mais elle y a contribué.
Nous allons travailler avec le gouvernement des États‑Unis, l'État de Washington, le gouvernement de la Colombie‑Britannique et les collectivités touchées pour améliorer la situation.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Madame la Présidente, c’est un véritable honneur de prendre à nouveau la parole à la Chambre.
Je remercie le député de Brantford—Brant, qui vient probablement de faire son premier discours à la Chambre. Je pense qu’il est tout à notre avantage qu'il y ait plus de procureurs de la Courone à la Chambre des communes pour nous informer sur le système judiciaire.
Ces dernières semaines ont été agréables et bien remplies avec le retour au Parlement. Même si je me réjouis de constater que le gouvernement a décidé de s’occuper des affaires les plus urgentes, comme le débat sur la Colombie‑Britannique, et qu’il en soit fait mention dans le discours du Trône, je continuerai d’exiger du gouvernement des mesures concrètes pour l’après‑inondation et la construction des infrastructures. C’est ce que demandent mes électeurs et l'ensemble des Britanno‑Colombiens à leur député respectif dans l’immédiat.
En ce qui concerne les interventions sur le terrain, les ministres se sont montrés réceptifs, et le personnel militaire envoyé d'urgence a joué un rôle essentiel, et c'est encore le cas aujourd'hui. Je les félicite pour leur travail et je les remercie de l'attention qu'ils ont accordée à cette situation, mais lorsque la pluie cessera et que les inondations seront maîtrisées, est-ce que le gouvernement fédéral sera toujours là? Dans quelques mois, est-ce que les médias maintiendront leur couverture? C'est ce qui m'inquiète le plus présentement. Je le répète: je ne ménagerai aucun effort pour m'assurer que le budget fédéral à venir correspond à ce qui a été dit dans le discours du Trône et qu'il réponde aux problèmes criants que vit présentement ma province.
J'entends m'assurer que le village de Lytton, que je représente et qui a été dévasté par l'un des pires feux de forêt de l'histoire du pays, obtienne l'aide dont il a besoin du fédéral.
Le prochain budget fédéral devra comprendre un train complet de mesures d'aide et il doit prévoir la modification des politiques qui concernent ceux qui ont perdu leur maison et qui n'étaient pas assurés, les entreprises touchées qui n'arrivent peut-être pas à obtenir de prêts et les producteurs agricoles, en particulier les producteurs de bleuets, les producteurs laitiers et les producteurs de volaille, qui ont vu leurs récoltes et leurs animaux être dévastés. Il faut une mise à jour des cartes des zones inondables pour qu'elles anticipent les catastrophes à venir et que nous puissions nous adapter aux changements climatiques. Les municipalités ont besoin d'argent pour améliorer les digues et l'infrastructure essentielle et le gouvernement provincial doit mettre en œuvre un plan de construction d'infrastructures résilientes sur l'ensemble du territoire afin d'éviter les problèmes comme ceux qu'ont connus les autoroutes.
J'ai circulé parmi les députés pour leur montrer des photos du sommet de Jackass Mountain et de l'autoroute 1. La route a été complètement emportée par les eaux. Il faut reconstruire ces routes en mieux.
Enfin, il faut améliorer les politiques et la capacité de réponse aux situations d'urgence pour nos frères et nos sœurs autochtones. Franchement, la façon de réagir aux catastrophes en Colombie‑Britannique est inadéquate. Nous devons donner les moyens de réagir aux leaders et aux premiers intervenants des Premières Nations et nous assurer qu'ils disposent des outils dont ils ont besoin, en particulier dans les régions rurales de la province, pour faire leur travail efficacement et assurer la sécurité de leur population et de leurs nations.
J'aimerais seulement faire quelques observations supplémentaires. Le discours du Trône donne souvent aux députés l'occasion de revenir sur les élections, sur ce que les gens leur ont dit pendant la campagne électorale et sur la façon dont ils peuvent en faire part au Parlement.
Avant de parler de certaines choses que j'ai entendues en faisant du porte-à-porte pendant la campagne électorale, je tiens à saluer un très bon ami à moi. Il y a 10 ans, c'était mon colocataire, et nous nous assoyions à la table dans la cuisine de notre appartement. Nous faisions partie du personnel du gouvernement de Stephen Harper, et nous nous penchions sur le redécoupage de la carte électorale. On voulait créer une nouvelle circonscription dans ma ville. C'est à ce moment-là que j'ai décidé de me lancer en politique. Blair m'a accompagné depuis le début. Je crois que je ne serais pas ici aujourd'hui sans la présence d'un ami comme Blair, qui a soutenu ma famille pendant de nombreuses années. Quand on fait de la politique, avoir comme employé quelqu'un à qui on peut se confier et qui connaît nos forces et nos faiblesses est une bénédiction. Je n'ai pas beaucoup dormi la nuit dernière. Ce genre de situation me fait pleurer.
Blair passe à autre chose. Il partage sa vie avec une femme merveilleuse et il déménage dans les Prairies. Il quittera mon bureau à la fin de l'année. Blair nous manquera beaucoup. Il est à la fois un serviteur exemplaire de la cause publique et un homme fantastique. Je le remercie du fond du cœur.
Le discours du Trône nous invite à écouter les nombreuses voix. La circonscription de Mission—Matsqui—Fraser Canyon compte parmi celles où les voix sont les plus diversifiées au Canada. Je considère aussi qu'il s'agit de la meilleure circonscription au Canada et je suis prêt à en débattre n'importe quand à la Chambre des communes. La circonscription de Mission—Matsqui—Fraser Canyon comprend 22 000 kilomètres carrés d'étendues sauvages. Elle s'étend de Matsqui et d'Abbotsford, en Colombie-Britannique, jusque dans la vallée de la rivière Bridge dans le parc South Chilcotin Mountains. Le fleuve Fraser constitue l'unique connexion qui unit ma circonscription. Il la traverse entièrement du nord au sud. Je suis fier de vivre à un endroit où l'on trouve une riche culture autochtone et immigrante. Toutes ces personnes nourrissent beaucoup le travail que je fais et elles contribuent énormément aux collectivités que je représente. Je suis fier et honoré de pouvoir les défendre au quotidien. C'est un véritable honneur.
Pendant la campagne électorale, tout le monde ne m'a parlé que d'une chose: le logement. À Abbotsford et à Mission, il n'y a pas si longtemps, une famille dont le revenu provenait peut-être d'un travail dans le parc industriel de Gloucester, à Langley, ou dans une petite entreprise locale, pouvait s'offrir une maison. Il n'y a pas si longtemps, les maisons se vendaient entre 300 000 $ et 400 000 $ dans bon nombre des collectivités que je représente, mais au cours des 7 ou 8 dernières années, ces prix ont grimpé en flèche pour atteindre des niveaux qu'aucun d'entre nous n'aurait jamais pu imaginer. La valeur des maisons a doublé, voire triplé. Nous nous retrouvons maintenant dans une situation où un bon emploi n'est plus suffisant pour trouver un endroit sûr où vivre. De nombreuses familles, dont la mienne, se réjouissent de l'Allocation canadienne pour enfants et des choses positives qu'elle permet de faire, comme de payer les frais de garderie ou d'acheter de la nourriture de qualité. Toutefois, l'Allocation canadienne pour enfants, ou encore une légère augmentation de la pension de la Sécurité de la vieillesse ou du Supplément de revenu garanti pour les aînés, ne tient pas compte de la hausse vertigineuse et fulgurante que nous avons observée en ce qui concerne le coût du logement.
Dans son budget, le gouvernement a parlé d'un fonds pour accélérer la construction de logements. Je ne sais pas en quoi cela consiste. À vrai dire, cela me fait penser un peu à une notion que les libéraux n'évoquent plus, à savoir les supergrappes liées à des zones industrielles. Ils n'en font plus mention maintenant, mais il y a quelques années, le ministre Bains parlait de supergrappes tous les jours. Nous n'entendons plus ce terme. Ce que les Canadiens attendent du gouvernement, c'est un plan concret pour résoudre le problème de la pénurie de logements. La réalité, c'est que nous n'en construisons pas assez. J'habite dans une région qui accueille un nombre considérable d'immigrants. Or, les immigrants n'ont plus d'endroits sûrs où vivre. Le gouvernement doit fixer des objectifs, rendre des comptes à cet égard et aider les municipalités à construire les types de logements dont les gens ont besoin pour s'épanouir. Nous échouons dans ce dossier.
Pendant la campagne électorale, il y avait quelques bons éléments dans la plateforme libérale et il y avait assurément quelques bons éléments dans la plateforme conservatrice. Cependant, les gens reconnaissent maintenant le problème. Il y a eu suffisamment de beaux discours; place à l'action. Le gouvernement fédéral doit se mettre au travail de concert avec les municipalités pour encourager la construction de nouvelles maisons. Il faut que le logement aille de pair avec le développement des infrastructures afin qu'au moment de construire les nouvelles stations du SkyTrain et d'étendre la ligne jusqu'à Langley — ou si nous comptons un jour amener le West Coast Express jusqu'à Mission —, le logement soit au cœur de la planification des infrastructures. Si nous ne commençons pas à examiner plus globalement certains des grands enjeux auxquels nous devons faire face en tant que nation, nous ne parviendrons pas à résoudre la crise du logement.
Je dirai encore une chose sur le logement, et cela concerne les logements destinés aux Autochtones. Mes concitoyens autochtones veulent des logements « construits par et pour les Autochtones ». S'il y a une chose dont l'absence dans le discours du Trône m'a rendu très inquiet, c'est bien celle‑là. Travaillons à la réconciliation. L'année a été difficile pour la Colombie‑Britannique. Idem pour la nation Tk'emlúps te Secwépemc, que je représente. Travaillons à la réconciliation et donnons aux enfants autochtones des endroits sécuritaires où ils pourront se sentir chez eux. Nous pouvons en faire tellement plus à cet égard. En travaillant collectivement, la Chambre peut refermer cette cicatrice que porte notre nation.
Voir le profil de Randeep Sarai
Lib. (BC)
Monsieur le Président, les Canadiens qui habitent dans les régions côtières, tant à l'est qu'à l'ouest, ont été durement touchés par des phénomènes météorologiques extrêmes ces derniers jours, que l'on pense à la Nouvelle‑Écosse et à Terre‑Neuve ou à la Colombie‑Britannique. Je suis de tout cœur avec les personnes qui, d'un océan à l'autre, ont été touchées par les inondations, qui ont subi les répercussions sur leur propriété, leur exploitation agricole, leur bétail, leur entreprise et leurs infrastructures, et qui ont dû quitter leur foyer.
Je saisis l'occasion pour remercier quelques-uns des nombreux organismes locaux à Surrey qui sont passés à l'action alors que le niveau des eaux augmentait en Colombie‑Britannique la semaine dernière: l'Akal Sewa Foundation, Guru Nanak's Free Kitchen, la banque alimentaire Guru Nanak, le gurdwara Dukh Nivaran Sahib, le gurdwara Sahib Dasmesh Darbar, le gurdwara sikh Guru Nanak, Khalsa Aid, Maskeen Farms et les membres de la Chambre immobilière de la région métropolitaine de Vancouver.
Je remercie toutes les personnes qui n'ont pas hésité à venir en aide à leurs voisins dans le besoin, et mes pensées accompagnent tous ceux qui espèrent retourner à la maison et dans leur communauté.
Voir le profil de Sukh Dhaliwal
Lib. (BC)
Monsieur le Président, cet été, ma province, la Colombie‑Britannique, a été touchée par des incendies ravageurs. Ces dernières semaines, ce sont des pluies torrentielles qui s’y sont abattues, provoquant des inondations et des glissements de terrain dans les collectivités de tout l’intérieur de la province et dans la vallée du Fraser. Cette catastrophe a coûté la vie à au moins quatre personnes et a détérioré d’innombrables maisons, entreprises et exploitations agricoles familiales.
Le premier ministre peut-il informer la Chambre de ce que le gouvernement fait pour aider les Britanno-Colombiens à traverser cette épreuve?
Voir le profil de Justin Trudeau
Lib. (QC)
Monsieur le Président, je voudrais remercier mon collègue le député de Surrey—Newton de sa question et de son travail acharné pour aider les autres députés de la Colombie‑Britannique.
Les Britanno-Colombiens peuvent avoir la certitude que nous serons toujours là pour eux en cas de catastrophe naturelle, comme nous l’avons été pour ces inondations. Les Forces armées canadiennes sont sur place, et nous collaborons avec le gouvernement de la Colombie‑Britannique pour ce qui est des interventions immédiates et des futures reconstructions. Avec la province, nous avons chacun décidé de verser un montant équivalent pour chaque dollar donné à la Croix-Rouge, ce qui triple tous les dons des Canadiens.
Le gouvernement demeure déterminé à aider les Britanno-Colombiens, que ce soit pour l'intervention immédiate ou la reconstruction. Nous serons là pour eux.
Voir le profil de Parm Bains
Lib. (BC)
Madame la Présidente, je vous félicite d'avoir été reconduite dans vos fonctions.
Avant de commencer, je veux souligner que je viens du territoire ancestral non cédé des Salishs du littoral et des Premières Nations de Musqueam et de Tsleil-Waututh.
Comme nous en avons tous été témoins, ma province, la Colombie-Britannique, connaît un autre épisode de pluie provenant d'une rivière atmosphérique. Je tiens à remercier tous les habitants, les organismes et les sociétés de gurdwara de répondre toujours présents dans les moments difficiles. Ils étaient là encore une fois.
Je veux aussi remercier le premier ministre, le ministre de la Protection civile et la ministre de la Défense d'avoir agi promptement pour fournir l'aide nécessaire dans notre province.
C'est la première fois que j'ai l'occasion de prendre la parole à la Chambre. Comme chacun sait, nous avons besoin de beaucoup de soutien pour arriver jusqu'ici. Je veux féliciter tous mes collègues qui sont ici dans cette enceinte d'avoir été élus ou réélus.
Je veux aussi remercier mes amis et les membres de ma famille qui m'ont aidé à me faire élire à la Chambre. Je suis vraiment très honoré de pouvoir représenter les gens de Steveston—Richmond East. Je leur suis reconnaissant de la confiance qu'ils m'accordent.
Je tiens à remercier mon épouse, qui m'appuie dans tout ce que je fais et qui est une mère exceptionnelle. Je remercie mes parents, Daljit et Gunwant Bains, de leurs conseils, de leur soutien et de m'avoir enseigné l'importance de la communauté et de l'éducation. Je remercie également ma sœur, Nav, qui est la meilleure grande sœur du monde. Elle a fait du porte-à-porte pendant les jours pluvieux de la côte Ouest et elle a toujours été là pour moi. Je remercie ma famille élargie, mes cousins, mes neveux et mes nièces, ainsi que mes amis d'enfance. Enfin, je tiens à remercier une fois de plus tous les bénévoles et l'équipe responsable de l'installation des pancartes.
Récemment, ma fille Hasina a été choisie pour faire partie de l'équipe de basket-ball de son école secondaire. J'ai hâte de la voir jouer.
C'est la première fois depuis 40 ans que je ne joue pas au soccer ou que je n'entraîne pas d'équipe. Entraîner mon fils Daya me manquera pendant que je suis ici et que je serai à l'écart de ce sport merveilleux. Je devrai me consoler en me disant que, à tout le moins, le plancher de la Chambre est recouvert d'une moquette verte.
Avant de passer au sujet du discours du Trône que je compte aborder, je tiens à rendre hommage à deux amis d'enfance qui sont décédés pendant ma campagne électorale. Il s'agit de Sanjay Johal et de Dalvir Nahal, qui était conseiller municipal de la Ville de Vernon. C'étaient deux de mes plus grands partisans et je leur dédie mon premier discours.
La partie du discours du Trône dont je veux parler aujourd'hui concerne le logement. Nous avons beaucoup entendu parler du logement au cours des quelques derniers jours et dernières semaines à la Chambre, mais c'est un sujet pour lequel je me passionne. À Richmond, où j'ai grandi, le prix des logements est devenu trop élevé pour les professionnels et pour de nombreuses familles. Les amis avec qui j'ai grandi ont quitté la ville pour courir après le rêve d'une maison avec une cour arrière dans d'autres circonscriptions. Cette situation dure depuis plusieurs années; c'est une des raisons pour lesquelles je me suis lancé en politique. Je cherchais sans cesse des moyens et des solutions pour proposer des logements abordables. J'ai essayé de collaborer avec la municipalité sur ces enjeux pour concevoir différentes options qui n'existent pas et trouver les options intermédiaires manquantes.
Je crois que chaque Canadien devrait avoir un chez-soi sûr et abordable. Voilà pourquoi je suis enchanté de collaborer à ce plan du gouvernement. D’énormes investissements ont déjà été faits dans le cadre de la Stratégie nationale sur le logement, première en son genre, pour veiller à ce que les Canadiens aient les logements dont ils ont besoin. S'il y a plus de logements, on attirera plus de familles, ce qui mènera à des collectivités plus saines.
Ces investissements ont aidé plus d’un million de familles à obtenir le logement voulu, et ce n’est pas fini. Dans le cadre du budget de 2021, on a déjà investi dans la construction afin de réparer des milliers de logements abordables. Notre parti est le seul à avoir pris des mesures pour créer plus de logements abordables.
Les 70 milliards de dollars investis dans la Stratégie nationale sur le logement appuient des programmes comme l’Initiative pour la création rapide de logements et l’initiative Financement de la construction de logements locatifs. Nous avons mis sur pied l’incitatif à l’achat d’une première propriété et l’Allocation canadienne pour le logement. Toutes ces initiatives aideront les familles, les jeunes, les personnes à faible revenu, les gens en situation d’itinérance ainsi que les femmes et les enfants fuyant la violence à trouver un chez-soi sûr et abordable.
Il s’agit d’un plan à long terme pour une économie canadienne qui croît rapidement. Ce plan doit prévoir des logements à prix abordable pour les travailleurs canadiens, notamment les jeunes familles. Comme je l’ai mentionné, la stabilité du marché du logement est cruciale pour les communautés et la vitalité de la classe moyenne. Le gouvernement instaurera en outre la première taxe canadienne sur les immeubles résidentiels vacants ou inutilisés appartenant à des non‑résidents étrangers. Cette mesure entrera en vigueur en janvier de l’année prochaine.
Depuis que nous formons le gouvernement, nous avons aidé plus d’un million de familles à obtenir le logement dont elles ont besoin, mais nous savons qu’il reste du travail à faire. Le discours du Trône de cette semaine donne un aperçu de l’engagement renouvelé du gouvernement de rendre le prix du logement plus abordable, y compris en instaurant un fonds pour accélérer la construction de logements, en visant à mettre un terme à l’itinérance chronique et en lançant un incitatif à l’achat d’une première propriété ainsi qu’un programme de location avec option d’achat pour aider les locataires à devenir propriétaires.
Comme je l’ai dit, il reste des progrès à réaliser, mais ces mesures font partie de celles que nous prendrons pour veiller à ce que chaque Canadien ait un chez-soi sûr et abordable, et je travaillerai à la réalisation de ces mesures avec tous les députés.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, une autre rivière atmosphérique atteint actuellement la Colombie-Britannique. Nous nous préparons à subir de nouvelles inondations. J'insisterai auprès du comité fédéral-provincial de rétablissement après les inondations, qui vient d'être formé, pour qu'il fournisse les infrastructures essentielles que les petites collectivités n'ont pas les moyens de payer, qu'il répare les digues et qu'il remanie la politique d'intervention en cas d'urgence, afin de tirer des leçons de nos erreurs.
Il va sans dire que des autoroutes et des voies ferrées sont toujours inondées, et que de nombreux habitants de nos communautés rurales et majoritairement autochtones se retrouvent isolés, alors que l'on annonce encore des conditions météorologiques imprévisibles. Ce manque de contrôle peut provoquer un sentiment de désespoir, mais nous ne devons pas nous laisser abattre. Nos efforts sont mieux coordonnés que la semaine dernière, et ils le seront encore mieux la semaine prochaine. Je remercie les bénévoles, les travailleurs des services d'urgence, les militaires et toutes les personnes qui ont fait des dons en argent partout au Canada. Ce sont ces Canadiens qui s'unissent pour s'entraider qui font du Canada le meilleur pays au monde.
Je travaillerai sans relâche pour obtenir les ressources dont la Colombie-Britannique a besoin aujourd'hui et dans l'avenir.
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Monsieur le Président, récemment, j'ai parlé au maire de Princeton, dont la collectivité de 2 800 habitants a subi des dommages quand la rivière Tulameen est sortie de son lit. Il est très inquiet que la collectivité ne soit pas en mesure de reconstruire dans le cadre des programmes traditionnels d'aide d'urgence, qui exigent que les municipalités assument 20 % des coûts. Des travaux de restauration de 10 millions de dollars coûteraient 2 millions de dollars à Princeton. C'est une facture que la petite municipalité aurait de la peine à rembourser.
Les effets de la crise climatique empirent de jour en jour. Le gouvernement aidera-t-il les petites collectivités en éliminant ou en réduisant cette exigence?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, c'est une question très importante. Pas plus tard que la semaine dernière, le premier ministre et moi, nous nous sommes rendus en Colombie-Britannique et avons visité nombre des collectivités touchées. Il est très clair que cela exigera des efforts extraordinaires des collectivités pour reconstruire et se remettre des inondations dévastatrices qui ont frappé la Colombie-Britannique.
Nous avons annoncé la création d'un comité mixte fédéral-provincial, auquel participeront des dirigeants autochtones. La communication et la coordination avec les dirigeants municipaux seront des parties essentielles de notre intervention.
Nous savons qu'il y a beaucoup à faire et nous sommes prêts à aider les gens de la Colombie-Britannique pour qu'ils reconstruisent et qu'ils se remettent de ces inondations dévastatrices.
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