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Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Monsieur le Président, je voudrais aussi vous féliciter pour votre nomination à la vice-présidence.
Je dirai à mon collègue de Burnaby-Sud que si nous sommes prêts à tout faire — et il s'agit d'une question politique difficile pour lui —, cela exigera du chef du NPD fédéral qu'il soit prêt à décevoir la cheffe du NPD de l'Alberta en annulant le projet d'expansion de l'oléoduc Trans Mountain, ainsi que le premier ministre de la Colombie‑Britannique, M. Horgan, en annulant les projets de gaz naturel liquéfié et leurs subventions et en interdisant la fracturation. Le député est-il prêt à s'engager dans cette voie?
Voir le profil de Jagmeet Singh
NPD (BC)
Monsieur le Président, nous devons tout faire en notre pouvoir en tant que députés pour que le pays fasse sa part. Nous savons que le fédéral continue de subventionner le secteur du pétrole et du gaz à hauteur de plusieurs milliards de dollars. Cet argent devrait servir à financer les énergies renouvelables. Cet argent devrait servir à l'établissement d'une stratégie pour les travailleurs. Cet argent devrait servir à lutter contre les changements climatiques. Nous allons faire tout ce qu’il est possible de faire à la Chambre pour que toutes nos ressources servent à régler le problème, à bâtir un avenir meilleur et à protéger les collectivités dès maintenant.
Voir le profil de Dane Lloyd
PCC (AB)
Monsieur le Président, il y a eu de nombreux débats et de nombreuses discussions ce soir en grande partie au sujet des changements climatiques. C'est vrai, les changements climatiques ont joué un rôle important dans la catastrophe qui est survenue, mais nous avons eu des preuves qu'il s'agissait également d'une catastrophe causée par l'homme en raison de la négligence et des investissements insuffisants. Un des faits les plus troublants que j'ai entendus est que le réseau de digues de la prairie Sumas a été bâti il y a 100 ans.
Quand le Canada a-t-il cessé de construire les infrastructures essentielles à son économie et à la sécurité des collectivités? Quand retrouverons-nous notre volonté d'édification de notre pays pour que ce dernier recommence à progresser?
Voir le profil de Jagmeet Singh
NPD (BC)
Monsieur le Président, il ne fait aucun doute que ce problème a des origines humaines. La crise climatique a été provoquée par l'activité humaine. Il va falloir que les Canadiens unissent leurs voix et que le gouvernement investisse dans les solutions qui s'imposent pour améliorer les infrastructures. Bien sûr que nous devons rendre les régions, les villes et les villages plus résilients. Nous devons garder cela à l'esprit, et le gouvernement a un rôle à jouer. C'est nous qui avons créé la crise climatique et c'est à nous de faire notre part pour y mettre fin.
Voir le profil de John Aldag
Lib. (BC)
Je vous félicite pour votre nomination, monsieur le Président.
Je partagerai mon temps de parole ce soir avec mon voisin et ami, le député de Surrey-Centre
Il s'agit de mon premier discours à la Chambre des communes depuis 2019, alors je suis content d'être de retour en ces murs. Je suis fier d'affirmer que je suis en visite sur le territoire ancestral et non cédé des Algonquins anishinabes et que je viens des territoires ancestraux et non cédés des Salish du littoral, dont font partie les Premières Nations Katzie, Kwantlen, Matsqui et Semiahmoo.
J'aimerais commencer par remercier les électeurs de Cloverdale—Langley City de m'avoir réélu. Je remercie aussi tous les bénévoles qui m'ont aidé au fil des mois. Sans eux, je ne serais pas ici. Je remercie enfin mon épouse, Elaine, de même que mes enfants, Kai, Hattie et Kalani, de leur soutien indéfectible.
Je suis content que vous ayez autorisé le débat d'urgence de ce soir, monsieur le Président. Je remercie du coup les nombreux députés de la Colombie‑Britannique qui sont présents ici ce soir pour participer à une discussion aussi importante, sans pour autant oublier mes collègues du reste du pays.
Je tiens aussi à offrir mon appui aux députés dont les circonscriptions sont les plus touchées par cette récente tragédie en Colombie‑Britannique. Je sais que les effets ont été particulièrement dévastateurs dans les circonscriptions d'Abbotsford, de Mission—Matsqui—Fraser Canyon et de Central Okanagan—Similkameen—Nicola. Je suis prêt à faire tout ce que je peux, de ce côté-ci de la Chambre, pour leur venir en aide.
Il était déchirant de voir les inondations dévastatrices qui ont frappé la Colombie‑Britannique la semaine dernière, et la situation continue de m'inquiéter en ce début de législature. C'est d'autant plus vrai lorsque je songe aux quatre personnes qui ont perdu la vie, dont les parents d'un bambin qui rentraient à la maison, et aux personnes qui manquent encore à l'appel.
Nous devons nous pencher sur les moyens d'éviter les pertes de vie à l'avenir; telle devrait être la priorité absolue dans le cadre de nos efforts de reconstruction. Selon Henry Braun, le maire d'Abbotsford — soit l'une des régions les plus touchées —, les dommages causés à sa ville coûteront au moins 1 milliard de dollars. C'est le coût pour seulement une des villes de la région. D'après les dernières estimations, la valeur totale des dommages en Colombie‑Britannique s'élève à plus de 8 milliards de dollars.
Les effets économiques sur nos infrastructures et sur les agriculteurs, dont la moitié des producteurs laitiers de la Colombie‑Britannique, ainsi que sur les entreprises et les biens personnels sont affligeants. L'ampleur de la situation devrait, à elle seule, susciter des inquiétudes quant à notre avenir économique. Nous avons besoin de systèmes pour atténuer les perturbations économiques lors de phénomènes météorologiques extrêmes.
La perte de vies animales doit aussi être prise en compte. Des milliers d'animaux, dont des dizaines de milliers de volailles, se sont noyés à cause des inondations ou sont morts parce qu'ils sont restés coincés dans des véhicules et n'avaient pas accès à une ferme ou à de la nourriture. Cette situation coûte cher aux agriculteurs et perturbe notre sécurité alimentaire, mais elle est aussi déplorable pour le bien-être des animaux. Les agriculteurs et les animaux d'élevage ont besoin de procédures d'urgence pour protéger le bien-être des animaux lors de ces événements.
La destruction d'infrastructures essentielles, particulièrement des ponts et des portions de voie ferrée, cause des pénuries d'articles ménagers importants. L'essence est rationnée. Certaines infrastructures prendront des mois, voire des années à réparer, ce qui pose des problèmes aux collectivités, aux provinces et au pays. Bon nombre de ces réseaux permettent d'acheminer des biens entre le plus grand port du Canada, le port de Vancouver, et le reste du pays.
Pour notre sécurité alimentaire et nos chaînes d'approvisionnement, la façon de résister à un autre phénomène de ce genre doit être au cœur de la reconstruction de ces infrastructures. Je dois dire comment ma circonscription s'en est tirée lors des inondations. Cloverdale—Langley City est près d'Abbotsford et de plusieurs des régions les plus durement touchées, mais elle a évité les inondations dévastatrices cette fois-ci. Toutefois, ses habitants ont subi des dommages matériels qui, alors que nous sortons de la pandémie de COVID‑19, représentent un autre obstacle économique à surmonter. Heureusement, le gouvernement investit déjà dans l'adaptation aux changements climatiques.
En 2019, le gouvernement a investi plus de 76 millions de dollars à Surrey et à Delta, ainsi que dans la collectivité de la Première Nation de Semiahmoo pour mettre en œuvre une stratégie globale d'adaptation aux inondations afin d'accroître la résilience de la communauté qui compte plus de 125 000 habitants. Certaines entreprises de ma circonscription jouent un rôle primordial dans la sécurité alimentaire, notamment les fermes Heppell. Grâce aux sols limoneux-sableux, leurs cultures ont résisté aux pluies et elles pourront subvenir aux besoins des habitants de la région environnante pour compenser les pertes encourues dans les zones de l'intérieur de la Colombie-Britannique.
Or, les répercussions des inondations dépassent largement les limites de la vallée du bas Fraser. La majorité des côtes de la province ont été touchées par des inondations la semaine dernière et, en ce moment même, d'autres pluies torrentielles s'abattent sur la région. Étant donné que les trois prochaines tempêtes attendues dans la semaine à venir devraient également être des rivières atmosphériques, nous ne savons pas ce que la prochaine série d'orages pourrait nous réserver.
Les collectivités situées à l'intérieur de la Colombie-Britannique, y compris celles de Merritt et de Princeton, ont aussi été durement touchées. Par ailleurs, les phénomènes atmosphériques extrêmes n'affectent pas seulement la Colombie-Britannique. La région du Canada atlantique est aussi touchée par des pluies torrentielles sans précédent tandis que les Prairies ont subi de terribles sécheresses plus tôt cette année. Les régions affectées ont besoin que tous les ordres de gouvernement prennent des mesures qui les aideront à se relever. Le coût de l'inaction continuera d'être très élevé pour la société.
Les réclamations vont faire grimper le coût des assurances, et dans certaines régions, on ne peut pas obtenir une assurance si la propriété se trouve sur une plaine inondable. Cela pousse les gouvernements à aider les propriétaires de maison à rebâtir après ce genre de catastrophe météorologique.
Il ne devrait jamais y avoir de pertes de vies humaines. Les animaux d'élevage doivent être protégés, tout comme les biens personnels. Au-delà des pertes de vies humaines, des effets économiques, du bien-être des animaux et des chaînes d'approvisionnement, les inondations catastrophiques de la semaine dernière sont la manifestation la plus récente, voire la plus importante qui illustre à quel point le Canada a besoin de prendre des mesures d'adaptation, d'atténuation et de résilience à l'égard des changements climatiques.
Notre pays se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale. Dans l'Arctique, le réchauffement est trois fois plus rapide. Si on parle de prévenir un réchauffement supérieur à 1,5 degré Celsius, cela correspond à 3 degrés Celsius au Canada, et à 4,5 degrés Celsius dans l'Arctique. Voilà pourquoi le gouvernement est prêt à mettre en œuvre des mesures climatiques plus rapidement qu'auparavant. Nous l'avons démontré cette année avec notre objectif ambitieux de réduire les émissions de 40 % à 50 %. Par ailleurs, dans le cadre de la COP26, nous avons pris l'engagement de mettre fin aux exportations de charbon thermique d'ici 2030, de plafonner et de réduire les émissions du secteur pétrolier en vue d'atteindre la carboneutralité d'ici 2050, et de réduire nos émissions de méthane de 30 % d'ici 2030 au plus tard. Si nous ne prenons pas ce genre de mesures, les phénomènes météorologiques extrêmes comme celui qui vient de se produire, dont les coûts s'élèvent à 8 milliards de dollars, seront plus fréquents et plus coûteux. Huit milliards de dollars, c'est environ 3 % de l'économie de ma province.
Ne pas être préparé à gérer les phénomènes météorologiques extrêmes et les changements climatiques n'est tout simplement pas viable. Le gouvernement s'y attaque directement en incluant la toute première stratégie nationale d'adaptation du Canada dans le discours du Trône. La reconstruction des infrastructures nécessitera des fonds pour faire en sorte qu'elles résistent aux phénomènes météorologiques extrêmes comme celui que nous venons de vivre en Colombie‑Britannique et probablement à des événements encore plus graves. Notre stratégie nationale devra inclure des processus pour protéger les entreprises et les exploitations agricoles, y compris les animaux. Elle devra soutenir une mise en œuvre plus solide des systèmes d'avertissement pour éviter les pertes de vie. De plus, nous ne comprenons pas toute l'ampleur des effets dévastateurs que ce phénomène météorologique et d'autres semblables auront sur la population de saumon sauvage du Pacifique, par exemple.
Les inondations de la semaine dernière ont été dévastatrices et même catastrophiques. Il n'y a pas d'autre façon de les décrire. Elles servent néanmoins de triste rappel: le gouvernement et l'ensemble des députés doivent agir avec urgence et détermination pour mettre en œuvre des mesures vigoureuses de lutte contre les changements climatiques et pour éviter de telles situations à l'avenir.
Le gouvernement s'est engagé à aider les habitants de la Colombie‑Britannique dans le processus de rétablissement et de préparation en vue de futurs phénomènes météorologiques extrêmes, mais le travail reste à faire. Unissons nos forces pour faire en sorte que tous les Canadiens soient protégés contre les phénomènes météorologiques comme celui qui se produit en ce moment en Colombie‑Britannique.
Voir le profil de Ed Fast
PCC (BC)
Monsieur le Président, je veux féliciter mon collègue de la Colombie‑Britannique de son excellent discours.
Je souhaite parler des coûts. Il faudra investir des milliards de dollars dans les infrastructures pour contrer les risques d'inondation bien réels dans la région où nous vivons et que nous représentons tous les deux. Il faudra aussi dépenser des milliards de dollars pour moderniser les digues et en construire des nouvelles.
Je demande au député de poser cette question directement au ministre de la Protection civile, à la ministre des Finances, au ministre de l’Infrastructure et au premier ministre lui‑même: sont‑ils prêts à s'engager, dans le prochain budget, à prévoir une somme très importante pour assurer la question de la protection des digues, pas seulement en Colombie‑Britannique, mais à l'échelle du pays, oui ou non?
Voir le profil de John Aldag
Lib. (BC)
Tout à fait, monsieur le Président. En venant ici, le député et moi avons eu l'occasion de discuter ensemble des effets dévastateurs de ces inondations, et je crois que le gouvernement doit effectuer les investissements nécessaires. Nous avons vu les répercussions de cet événement. À lui seul, il a entraîné des coûts de 8 milliards de dollars. Les conséquences pourraient être bien plus importantes si de tels événements surviennent à l'échelle du pays. Cela pourrait se reproduire en Colombie‑Britannique. Nous sommes situés dans les basses-terres de la vallée du Fraser, le long du fleuve, et il est donc absolument essentiel de protéger et de renforcer nos digues. Je ferai valoir à mes collègues ministériels la nécessité absolue d'agir sans tarder. Investir de l'argent maintenant nous fera épargner beaucoup plus à long terme.
Voir le profil de Lisa Marie Barron
NPD (BC)
Monsieur le Président, je tiens à vous féliciter pour votre nouveau rôle à la présidence.
Je voudrais remercier une fois de plus les électeurs de la circonscription de Nanaimo—Ladysmith de m’avoir fait confiance et de m’avoir élue en tant que nouvelle députée.
Les inondations catastrophiques en Colombie‑Britannique nous rappellent cruellement à quel point nous devons vivre avec les conséquences d’une crise climatique causée par l’homme. Partout au Canada, les communautés autochtones sont en première ligne de la lutte contre le changement climatique. Malheureusement, elles se retrouvent trop souvent en dernière place pour recevoir le financement fédéral qui les aiderait à nettoyer et à rebâtir les infrastructures, et elles en subissent les conséquences. Dans ma circonscription, la cheffe Roxanne Harris et la Première Nation des Stz'uminus ont été frappés directement par ces inondations, et les retards pour recevoir du financement n’ont fait qu’empirer la situation.
Mon collègue est-il prêt à écouter les dirigeants autochtones comme la cheffe Harris, est-il prêt à travailler avec les communautés autochtones pour leur apporter l’aide urgente dont elles ont besoin afin de combattre cette crise climatique qui ne fait qu’empirer?
Voir le profil de John Aldag
Lib. (BC)
Monsieur le Président, j’aimerais remercier ma collègue de Colombie‑Britannique pour sa question. Nous devons certainement travailler avec toutes les populations et toutes les communautés. Les communautés autochtones sont souvent dans une situation désavantageuse, et il est important que nous soyons là pour elles.
À la suite des récents événements, des fonds ont été immédiatement débloqués à l’intention de nombreuses Premières Nations qui ont été touchées, afin d'acheminer du matériel et d’autres fournitures dans les communautés et de fournir l’aide dont elles avaient besoin. Il ne faut jamais oublier que ces populations sont souvent menacées et qu’elles ont besoin d’aide. Je crois que nous devons tous collaborer pour nous assurer que les communautés autochtones obtiennent l’aide nécessaire dans de telles circonstances.
Voir le profil de Arif Virani
Lib. (ON)
Monsieur le Président, c'est la première fois que je prends la parole dans le cadre de l'actuelle législature. Je veux remercier les gens de Parkdale—High Park de m'avoir élu une troisième fois pour venir les représenter dans cette illustre Chambre. Je souhaite un bon retour au député de Cloverdale—Langley City.
Pourquoi ai-je décidé de participer à ce débat concernant des événements environnementaux survenus en Colombie‑Britannique? Parce que nous constatons une tendance en matière de glissements de terrain et de feux de forêt. Ce que nous constatons et qui inquiète beaucoup les gens de ma circonscription, ce sont les impacts des changements climatiques.
Je sais que le député est une personne bien informée qui a longtemps travaillé dans le secteur des parcs et de la conservation. Qu'est-ce que son expérience lui a enseigné au sujet de l'urgence climatique et des priorités que le gouvernement doit adopter en matière d'investissement?
Voir le profil de John Aldag
Lib. (BC)
Monsieur le Président, ce genre d'événement montre bien la nécessité de mesures urgentes pour lutter contre les changements climatiques et c'est pour cette raison que je suis extrêmement fier d'avoir fait campagne avec les libéraux pour défendre un programme solide. D'ailleurs, c'était le programme le plus solide parmi ceux de tous les partis. C'est un programme qui entend lutter contre les changements climatiques et leurs effets de façon très énergique. Nous allons nous attaquer à ce problème sans relâcher nos efforts.
Voir le profil de Randeep Sarai
Lib. (BC)
Monsieur le Président, je suis très reconnaissant que ce débat d'urgence ait lieu ce soir pour discuter des inondations dévastatrices dans ma province, la Colombie‑Britannique. Étant donné que nous attendons d'autres précipitations abondantes cette semaine, les mesures que nous prenons et les préparatifs qui seront effectués dans les prochains jours seront très importants pour appuyer ceux qui seront touchés par les tempêtes à venir.
J'aimerais saisir l'occasion pour exprimer mes condoléances à toutes les personnes touchées par la destruction, en particulier les résidants de Merritt, d'Abbotsford, de Chilliwack ou de Hope, y compris les citoyens des circonscriptions représentées par mes collègues de Central Okanagan—Similkameen—Nicola, d'Abbotsford et de Mission—Matsqui—Fraser Canyon.
Les pertes et la dévastation observées au cours de la dernière semaine sont déchirantes. Des vies ont été perdues, des gens ont été évacués et d'autres se sont retrouvés en situation de détresse. En l'espace de quelques jours seulement, 18 000 personnes ont dû quitter leur maison et des infrastructures essentielles telles que des autoroutes et des chemins de fer permettant d'accéder à la province ou d'en sortir ont été gravement endommagés.
Je tiens à remercier tous ceux qui travaillent nuit et jour pour appuyer les résidants touchés ainsi que tous ceux qui se sont portés au secours de leurs voisins en cette période difficile. Les Britanno‑Colombiens ont connu bien des dévastations causées par des phénomènes météorologiques extrêmes et des catastrophes naturelles. Dans sa rétrospective de la saison 2021 des incendies de forêt en Colombie‑Britannique, Radio‑Canada a fait état de 1 600 incendies qui se sont étendus sur 8 700 kilomètres carrés dans la province rien que cette année.
Depuis que l'on tient des registres, il s'agit de la troisième zone en importance touchée par la sécheresse au cours d'un été et par des vagues de chaleur record. Le mois dernier encore, alors que nous entrions dans l'automne, une période où la saison des feux de forêt touche normalement à sa fin, il y avait toujours 140 feux actifs dans la province. Les conséquences des feux de forêt de cette année pourraient avoir contribué aux inondations que connaît ma région.
Le ministère des Forêts de la Colombie-Britannique a décrit comment, après un incendie de grande intensité, le sol peut devenir imperméable, ce qui fait que l'eau s'écoule et s'accumule en surface plutôt que d'être absorbée. Ce phénomène peut causer des glissements de terrain et des inondations après de fortes pluies ou une fonte rapide des neiges. Cela montre les effets d'entraînement que peuvent avoir les changements climatiques. Plus il y a de chaleurs extrêmes et de catastrophes naturelles, plus grands sont les risques que cela déclenche d'autres catastrophes.
Si ce n'est pas un signe pour les climatonégationnistes que les changements sont présents et bien réels, je ne sais pas ce que ça leur prendra. De ce côté‑ci de la Chambre, nous savons que la science est claire à ce sujet: les activités humaines modifient de manière sans précédent le climat de la Terre. Les changements climatiques s'accompagnent de risques importants pour la santé humaine et la sécurité de l'environnement. Ils ont une incidence sur la biodiversité et la croissance économique. Chaque année, à l'échelle du pays, les inondations causent à elles seules plus d'un milliard de dollars en dommages directs aux habitations, aux entreprises et aux infrastructures. Nous savons que nous ne pouvons pas nous permettre de ne rien faire face aux changements climatiques.
Nous devons continuer à prendre des mesures rapides et décisives pour remédier aux conséquences des changements climatiques, pour réduire les émissions et notre consommation, puis pour trouver des solutions innovantes qui nous permettront d'atteindre la carboneutralité. C'est exactement ce que fait le gouvernement. Au cours de la dernière année uniquement, le gouvernement a investi 60 milliards de dollars dans la croissance propre et les changements climatiques, de même que 53,6 milliards de dollars dans la relance verte du Canada. Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement a investi 100 milliards de dollars dans la lutte aux changements climatiques.
Le plafonnement et la réduction des émissions du secteur pétrolier et gazier se traduisent par des investissements dans le transport en commun et l'obligation de vendre des véhicules sans émissions. Nous augmentons notre prix sur la pollution et protégeons nous terres et nos rivières.
En matière d'adaptation aux changements climatiques, nous avons alloué un montant supplémentaire de 1,4 milliard de dollars au Fonds d'atténuation et d'adaptation en matière de catastrophes dans le but de soutenir des projets visant notamment des mesures d’atténuation des feux de forêt, des travaux de remise en état des systèmes de collecte des eaux pluviales et la restauration de terres humides et de rivages.
En fait, en 2019, le gouvernement libéral a versé 76 millions de dollars au titre du Fonds d'atténuation et d'adaptation en matière de catastrophes de 2 milliards de dollars à Surrey, en partenariat avec la Première Nation Semiahmoo, pour la mise à niveau sur 7,5 km des barrages de Nicomeki et Serpentine, de la digue Colebrook et de 2 stations de pompage et 2 digues, mais il faut faire plus encore.
Nous collaborons avec les provinces et les territoires afin de dresser des cartes des secteurs inondables dans les zones à haut risque. Nous aidons les Premières Nations et les Inuits à gérer les effets des changements climatiques sur la santé, notamment en ce qui concerne l'accès à la nourriture, les effets des phénomènes météorologiques extrêmes et les effets des changements climatiques sur la santé mentale des jeunes.
Le gouvernement continuera d'investir dans les travailleurs et l'industrie pour aider le Canada à se tourner vers l'économie de l'avenir, tout en prenant des mesures pour assainir l'air et protéger les Canadiens contre les phénomènes météorologiques extrêmes comme ceux que nous connaissons actuellement en Colombie‑Britannique. Comme l'a dit Son Excellence la très honorable Mary May Simon dans le discours du Trône hier, « nous savons comment les Canadiens réagissent en temps de crise. Ils redoublent d’ardeur et se serrent les coudes. Et le gouvernement continuera d’être présent pour les habitants de la Colombie-Britannique. » Les Canadiens redoublent d’ardeur.
J'ai eu l'occasion de le voir de mes propres yeux la semaine dernière, lorsque je me suis joint à une équipe de bénévoles pour livrer de la nourriture et des fournitures à Hope et à Yale, en Colombie‑Britannique. Cette expérience a été rendue possible grâce à la générosité du Gurdwara Dukh Nivaran Sahib de Surrey, de Peter Dhillon des fermes Richberry et de la banque alimentaire Guru Nanak. Je remercie les gens qui ont répondu à l'appel de leurs collectivités et de leurs voisins pendant cette période difficile.
J'ai vu de mes propres yeux le sentiment de peur, d'isolement et d'anxiété des gens, soit parce qu'ils dormaient dans leur voiture depuis des jours, soit parce qu'ils ignoraient s'ils pourraient obtenir du pain ou du lait vu que les tablettes des magasins étaient vides. Quand la catastrophe a frappé la Colombie‑Britannique, les équipes de recherche et de sauvetage de Comox ont secouru des automobilistes coincés dans des conditions dangereuses. Les Forces armées canadiennes sur le terrain ont appuyé les secours et les efforts d'atténuation. Quand des collectivités éloignées se sont retrouvées isolées à cause de glissements de terrain et de fermetures de routes, des membres de la force opérationnelle aérienne leur ont livré des denrées et des biens essentiels. Jusqu'à maintenant, ils ont livré plus de 6 000 livres de fournitures à la Première Nation de Nooaitch et à la Première Nation Nicomen, dont des produits de base essentiels comme du lait frais, des œufs et des pommes de terre.
Des milliers de membres des Forces armées canadiennes sont prêts à intervenir et se mettront en route pour aider les personnes les plus touchées par la tragédie, au besoin. Je remercie les membres des Forces canadiennes de leur travail, qui comprend tout, des évacuations au sauvetage du bétail, en passant par l'érection de murs de sacs de sable dans les zones menacées d'inondations et les réparations d'infrastructures. Nous leur sommes très reconnaissants de leur détermination à assurer la sécurité des Britanno‑Colombiens sur le terrain en cette période difficile.
Notre gouvernement travaille en étroite collaboration avec ses homologues de la Colombie-Britannique. Nous avons récemment approuvé une demande d'aide fédérale pour soutenir l'intervention d'urgence de la province à la suite des inondations extrêmes et généralisées. Services aux Autochtones Canada a également approuvé une demande de financement supplémentaire de 4,4 millions de dollars à l'intention de la First Nations' Emergency Services Society de la Colombie-Britannique afin de l'appuyer dans ses efforts pour aider les Premières Nations à réagir aux nombreuses inondations causées par une rivière atmosphérique.
Notre gouvernement a également aidé les résidants à rentrer chez eux après avoir été laissés en plan dans les zones inondées où les routes étaient inaccessibles. Une équipe locale de ma circonscription de Surrey-Centre, l'équipe de hockey masculine U11 Surrey Thunder, se rendait à un tournoi à près de 400 kilomètres de chez elle et s'est retrouvée bloquée sans possibilité de rentrer chez elle en passant par le Canada en raison des dommages causés aux routes par les inondations. Grâce à la coordination des deux côtés de la frontière, y compris de nos représentants gouvernementaux, des agents de l'ASFC, des services d'immigration américains et de bien d'autres intervenants, nous avons pu les ramener chez eux en toute sécurité.
Alors que les résidants de la Colombie-Britannique se préparent aux fortes pluies attendues à la fin de la semaine, notre gouvernement surveille de près la situation. Il se tiendra aux côtés de la population de la Colombie-Britannique et continuera de travailler avec ses homologues provinciaux pour assurer la sécurité et le bien-être des résidants de la province.
Je voudrais terminer aujourd'hui en reconnaissant qu'il y a des collègues de la Colombie-Britannique de tous les partis représentés à la Chambre. J'espère qu'à l'aube de la 44e législature, nous pourrons nous rassembler et faire ce qu'il faut pour soutenir tous ceux qui sont touchés par ces événements dévastateurs et par les nombreuses autres situations difficiles auxquelles les Canadiens sont confrontés dans tout le pays. Je demande à tous les résidants de la Colombie-Britannique touchés par les inondations de prendre soin d'eux et d'être prudents.
Voir le profil de Tako Van Popta
PCC (BC)
Je vous félicite de votre nomination, monsieur le Président.
Je remercie le député de Surrey-Centre pour avoir souligné les travaux d'amélioration du système d'endiguement autour des rivières Nicomekl et Serpentine, lesquelles traversent Surrey ainsi que ma circonscription, Langley—Aldergrove. Plus tôt dans le débat, on a mentionné que le bris des digues et l'érosion des berges du fleuve Nooksack du côté des États-Unis est l'une des principales causes d'inondation dans la partie canadienne de la prairie Sumas.
Le député a-t-il des commentaires sur la manière dont le gouvernement canadien doit travailler avec les gouvernements des États-Unis et de l'État de Washington pour que cela ne se reproduise pas. Il faut régler le problème.
Voir le profil de Randeep Sarai
Lib. (BC)
C'est absolument essentiel, monsieur le Président. Comme on le sait, l'environnement ne tient pas compte des frontières et des délimitations. Nous devons collaborer avec nos homologues américains et étrangers dans beaucoup de dossiers. Dans le cas qui nous occupe, il faut travailler avec nos partenaires au sud pour qu'ils prennent les mêmes mesures d'atténuation, qu'ils déploient eux aussi des efforts en matière d'endiguement et de restauration, pour éviter que la situation se reproduise. Une collaboration étroite entre les gouvernements des provinces et des États et entre les deux gouvernements fédéraux doit avoir lieu. Assurément, je vais parler avec les ministres des Affaires mondiales pour les encourager à parler à leurs homologues américains.
Voir le profil de Kristina Michaud
BQ (QC)
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de son discours.
Tout à l'heure, ma collègue de Saanich—Gulf Islands a bien expliqué un élément. Elle expliquait ce qui s'était produit en Colombie-Britannique. À la suite des feux d'il y a quelques mois, la terre aurait eu de la difficulté à absorber l'eau. Cela aurait eu pour effet que l'eau a glissé et détruit des choses sur son passage. C'est un exemple de processus autodestructeur qui peut être enclenché quand la nature est déséquilibrée. C'est donc un exemple des surprises qui pourraient survenir après avoir atteint les fameux points de bascule si on ne contrôle pas la hausse des températures.
Mon collègue pense-t-il que son gouvernement en a suffisamment fait pour limiter la hausse de la température?
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