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Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Monsieur le Président, récemment, j'ai parlé au maire de Princeton, dont la collectivité de 2 800 habitants a subi des dommages quand la rivière Tulameen est sortie de son lit. Il est très inquiet que la collectivité ne soit pas en mesure de reconstruire dans le cadre des programmes traditionnels d'aide d'urgence, qui exigent que les municipalités assument 20 % des coûts. Des travaux de restauration de 10 millions de dollars coûteraient 2 millions de dollars à Princeton. C'est une facture que la petite municipalité aurait de la peine à rembourser.
Les effets de la crise climatique empirent de jour en jour. Le gouvernement aidera-t-il les petites collectivités en éliminant ou en réduisant cette exigence?
Voir le profil de Lisa Marie Barron
NPD (BC)
Monsieur le Président, les communautés autochtones de partout au Canada continuent d'être les premières touchées par la crise climatique. Les inondations qui frappent la Colombie‑Britannique ont dévasté ces communautés, qui attendent de l'aide pour procéder au nettoyage et se préparer en vue des prochains événements climatiques. Cette semaine, j'ai demandé au gouvernement d'écouter les chefs autochtones et de collaborer avec eux. Je pense entre autres à la cheffe Roxanne Harris de la Première Nation des Stz'uminus. Comme d'autres, cette Première Nation n'a toujours pas reçu l'aide dont elle a besoin.
Quand le gouvernement respectera-t-il enfin ses promesses?
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Monsieur le Président, j'aimerais ajouter ma voix à ceux qui appuient la demande de débat d'urgence sur les inondations en Colombie-Britannique, où la situation est critique.
Depuis que je siège à la Chambre, nous avons tenu des débats d'urgence sur la fermeture de pipelines, sur des barrages ferroviaires et sur la lutte contre les changements climatiques. Les inondations actuelles regroupent tous ces éléments. Un épisode de pluie d'une seule journée a causé des torts irréparables aux Britanno-Colombiens, et tous les Canadiens sont touchés par cet événement. J'aimerais donc ajouter mon appui à la demande de débat d'urgence.
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
L'honorable député a-t-il le consentement unanime de la Chambre afin de proposer la motion?
Des voix: D'accord.
La vice-présidence adjointe (Mme Carol Hughes): La Chambre a entendu l’énoncé de la motion. Plaît-il à la Chambre d’adopter cette motion?
Des voix: D'accord.
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Monsieur le Président, ma collègue de Saanich—Gulf Islands a parlé du décès tragique de plus de 500 personnes causé par le dôme de chaleur. La plupart de ces gens étaient des personnes à faible revenu qui habitaient dans des îlots thermiques urbains, dans des appartements dépourvus de climatisation. Le gouvernement fédéral pourrait trouver les fonds nécessaires pour remplacer les générateurs d'air chaud à gaz naturel des édifices par des thermopompes non polluantes qui pourraient servir à refroidir et à chauffer ces édifices. Nous pourrions ainsi sauver des centaines de vie dans tout le pays, tout en réduisant les émissions.
J'espère que cette idée fera partie des solutions que nous devons trouver en cette ère d'adaptation.
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Monsieur le Président, le gouvernement fédéral consacre quelques centaines de millions de dollars chaque année aux mesures d'adaptation aux changements climatiques, surtout par l'entremise du Fonds d'atténuation et d'adaptation en matière de catastrophes. Ce fonds est en permanence trop sollicité. La Fédération canadienne des municipalités affirme qu'essentiellement, le fonds devrait disposer de 10 fois plus d'argent.
Où est passée l'ambition? Nous devons être ambitieux dans ce dossier, tout comme nous devons être ambitieux pour atténuer les effets des changements climatiques.
Voir le profil de Laurel Collins
NPD (BC)
Voir le profil de Laurel Collins
2021-11-24 19:54
Monsieur le Président, il s'agit du troisième état d'urgence déclaré en Colombie‑Britannique cette année seulement. La crise climatique sévit et elle fait mal aux collectivités. Elle chasse des gens de chez eux et elle fauche des vies. Il faut dépenser autant que nécessaire pour gérer les catastrophes, s'y adapter et aider les collectivités touchées. Il ne faut pas non plus lésiner sur la dépense pour lutter contre la crise climatique et réduire les émissions. Cela dit, en ce qui concerne la réduction des émissions, le Canada a le pire bilan de tous les pays du G7.
Le député est‑il d'avis que le gouvernement doit prendre immédiatement des mesures audacieuses pour faire face à la crise climatique et contribuer à prévenir les catastrophes comme celle qui touche actuellement ma province?
Voir le profil de Rachel Blaney
NPD (BC)
Je vous félicite, monsieur le Président. C'est un plaisir de vous voir occuper le fauteuil.
L'une des grandes préoccupations du NPD, c'est que le gouvernement libéral tient de très beaux discours auxquels les gens croient, mais qu'il ne passe pas de la parole aux actes. On voit ce qui se passe actuellement en Colombie-Britannique, on voit que des communautés, notamment des communautés autochtones, se retrouvent complètement isolées à cause de ce terrible événement climatique, et on sait que ces problèmes continueront de prendre de l'ampleur en raison des changements climatiques.
Le député pourrait-il parler brièvement des gestes qui sont nécessaires?
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec le député de Burnaby-Sud.
Je tiens à dire, d'entrée de jeu, que je suis de tout cœur avec tous les Britanno-Colombiens qui ont affronté des situations difficiles au cours des derniers jours et des dernières semaines. Certains ont perdu des êtres chers dans les glissements de terrain. D'autres ont perdu leur maison, leur ferme et leur gagne-pain. Certains sont restés bloqués dans un véhicule pendant plusieurs heures ou plusieurs jours et ont dû attendre dans la noirceur et sous la pluie, effrayés à l'idée qu'un autre glissement de terrain pourrait survenir à tout moment et les ensevelir.
Je remercie les premiers intervenants et les bénévoles qui ont aidé les personnes coincées sur les autoroutes, les courageux membres du 442e Escadron de transport et de sauvetage qui ont piloté des hélicoptères Cormorant à partir de Comox dans des conditions très dangereuses pour aller cueillir des automobilistes sur la route 7 entre Agassiz et Hope, ainsi que les travailleurs et les bénévoles qui ont lutté pour sauver des gens, pour secourir des animaux d'élevage, et pour maintenir et reconstruire les digues et les pompes nécessaires pour limiter le plus possible les pertes.
Je tiens à saluer particulièrement les temples sikhs du Sud de la Colombie-Britannique, les gurdwaras, qui ont uni leurs forces et fourni gratuitement de la nourriture et des secours aux communautés de la région.
Les 14 et 15 novembre, une rivière atmosphérique a déversé des pluies torrentielles sur les montagnes de la côte de la Colombie‑Britannique. Si cette période de l'année est généralement pluvieuse sur la côte de la Colombie‑Britannique, 20 records de précipitations ont été établis cette journée-là et plusieurs endroits ont reçu en 24 heures les précipitations d'un mois.
La pluie est tombée sur les sommets enneigés des montagnes, sur le sol saturé par des tempêtes précédentes et, dans certains cas, sur les terres et les forêts endommagées par de vastes incendies l'été dernier. Des coulées de boue et des débris ont dévalé les pentes escarpées jusqu'aux routes et aux voies ferrées, et les rivières se sont gonflées pour engloutir des ponts et d'autres infrastructures.
Dans une courte période, toutes les routes et les voies ferrées entre Vancouver et le reste du Canada ont été endommagées ou détruites. La rivière Coldwater a inondé la ville de Merritt. La rivière Tulameen a emporté des maisons sur son chemin, puis a rejoint la rivière Similkameen pour inonder la municipalité de Princeton. Plus de 100 communautés des Premières Nations ont été touchées à l'échelle de la région.
Le fleuve Nooksack dans le Nord de l'État de Washington est sorti de son lit, ses eaux s'écoulant vers les basses terres de la prairie Sumas, à Abbotsford, ce qui a inondé certaines des meilleures terres agricoles du pays. Une série de coulées de boue sur l'autoroute 99, à l'ouest de Lillooet, a enseveli des voitures et des camions, entraînant la mort d'au moins quatre personnes, et une cinquième est toujours portée disparue. Deux glissements de terrain le long de la route 7 entre Hope et Agassiz ont piégé des centaines d'automobilistes dans la noirceur. Certaines routes ont tout simplement été ensevelies sous la boue, les rochers et les arbres, mais l'autoroute Coquihalla, la principale autoroute reliant la côte et l'intérieur de la Colombie‑Britannique, a été carrément détruite à plusieurs endroits. La rivière Nicola, alimentée par la rivière Coldwater gonflée, a emporté des tronçons entiers de la route 8. Les voies ferrées du CN et du CP ont été sérieusement endommagées dans l'ensemble du canyon du Fraser. L'oléoduc Trans Mountain a dû être fermé.
Toutes les chaînes d'approvisionnement essentielles entre la partie sud de la côte de la Colombie-Britannique et le reste du pays ont été coupées. Les cargaisons de grains des Prairies à destination du port de Vancouver sont arrêtées. Les trois quarts des grains du pays qui sont exportés passent par ce port, et la quasi-totalité des biens importés d'Asie entrent au Canada par Vancouver. Aujourd'hui, tout est irrémédiablement bloqué. Que ce soit dans ma circonscription ou dans le reste de la région, les tablettes se sont vidées en un rien de temps des biens périssables qui sont généralement acheminés chaque jour par camion jusqu'à l'intérieur de la province, comme les légumes et le lait.
À elle seule, cette journée de pluie a révélé au grand jour bon nombre des faiblesses de nos chaînes d'approvisionnement et de nos stratégies de transport.
Que nous réserve l'avenir? Pour le moment, la Colombie-Britannique se prépare à affronter deux autres rivières atmosphériques. La première a commencé à se déverser ce soir sur la côte, et la seconde devrait arriver vendredi. Selon toute vraisemblance, ces phénomènes ne devraient pas causer autant de précipitations que la tempête dévastatrice de la semaine dernière, mais les sols sont saturés et sont encore recouverts d'eau à de nombreux endroits, ce qui pourrait causer d'autres glissements de terrain et inondations.
Nous avons aussi entendu parler des inondations qui frappent actuellement le Canada atlantique.
Que doit faire le gouvernement? Nous entendons sans cesse parler d'action climatique, et c'est très bien ainsi. Nous devons rapidement diminuer nos émissions de gaz à effet de serre afin de limiter les répercussions des changements climatiques, mais il n'y a plus rien à faire au sujet de l'augmentation de la température terrestre que nous avons déjà observée. Même si nos émissions tombaient à zéro demain matin, nous devrions toujours nous attendre à ce que les inondations, les incendies ravageurs et les dômes de chaleur aillent croissant et que le niveau des mers continue à augmenter.
La triste vérité est que nous continuerons à émettre des gaz à effet de serre au cours des trois prochaines décennies au moins, et que les effets du changement climatique ne feront qu'empirer. C'est pourquoi nous devons aussi accroître considérablement notre ambition en matière de financement de l'adaptation au climat, en nous préparant aux changements qui s'annoncent.
La majeure partie du financement de l'adaptation au changement climatique provenant du gouvernement fédéral passe par le Fonds d’atténuation et d’adaptation en matière de catastrophes, qui débourse quelques centaines de millions de dollars chaque année. Il reçoit systématiquement trop de demandes et est donc largement sous-financé. La catastrophe dont nous parlons ce soir coûtera des milliards de dollars rien qu'en coûts de reconstruction. Les digues d'Abbotsford pourraient coûter 1 milliard de dollars à elles seules. Il s'agit presque, par définition, d'un fonds destiné à reconstruire après des catastrophes plutôt qu'à préparer les collectivités à les éviter.
La Fédération canadienne des municipalités et le Bureau d'assurance du Canada ont indiqué que les coûts annuels des infrastructures liés au changement climatique au Canada s'élèvent actuellement à 5,7 milliards de dollars. L'Institut canadien pour des choix climatiques estime que les coûts annuels actuels des seules inondations au Canada sont d'environ 1,3 milliard de dollars, et qu'ils seront multipliés par 10 d'ici la fin du siècle.
Nous devons faire des investissements significatifs pour l'adaptation et nous devons fournir un soutien adéquat aux personnes dans les collectivités qui ont été dévastées. Les gouvernements fédéral et provinciaux se sont beaucoup déchargés sur les administrations municipales au chapitre de la construction et de l'entretien des infrastructures. Ces administrations locales ont besoin d'une aide réelle pour reconstruire les digues, les routes et les autres infrastructures, et elles ont besoin d'un fonds dédié pour les aider à financer des plans prospectifs visant à renforcer les infrastructures afin qu'elles soient prêtes pour le climat de 2050 et 2100.
La route Coquihalla n'a que 35 ans et a été pratiquement détruite par un seul épisode pluvieux.
Nous avons entendu qu'il fallait « rebâtir en mieux ». Cependant, pour ce qui est de cette infrastructure, nous devons la rebâtir plus solide. Nous avons besoin de ponceaux plus larges, de ponts plus élevés et de digues mieux conçues. Nous devons chercher des solutions fondées sur la nature, nous préparer aux inondations futures en permettant aux rivières de sortir de leur lit à des endroits où les dommages seraient minimes, et nous assurer que les forêts montagneuses surplombant les localités ainsi que les infrastructures essentielles sont en assez bon état pour intercepter la pluie et retenir l'eau dans le sol.
Nous devons réaménager nos immeubles. Plus de 500 personnes sont mortes à cause du dôme de chaleur de l'été dernier en Colombie‑Britannique. C'était presque toutes des personnes à faible revenu vivant dans des appartements sans air conditionné. Nous aurons d'autres dômes de chaleur, et nous ne pouvons pas permettre qu'un tel carnage se reproduise. Nous devons agir maintenant pour que les personnes à faible revenu puissent vivre dans des logements abordables dotés de systèmes de chauffage et de climatisation efficaces. Nous pourrions installer des thermopompes qui permettraient de chauffer et de climatiser efficacement ces immeubles grâce à une électricité propre. Nous devons recourir à l'initiative FireSmart dans les quartiers se trouvant à l'interface des forêts afin de réduire les risques qu'ils soient détruits par des feux de forêt catastrophiques.
L'avenir ne sera pas facile. Je sais par expérience que ces catastrophes climatiques sont absolument dévastatrices pour les gens ayant perdu leur maison et leurs moyens de subsistance. Dans ma circonscription, la ville de Grand Forks a été inondée en 2018. Les séquelles de l'inondation et le processus de reconstruction ont été très pénibles pour la collectivité.
Les habitants de Lytton ressentent la même douleur et le même sentiment de frustration, et je sais que c'est ce qui attend aussi les habitants de Merritt et de Princeton. Nous devons donc nous préparer à un avenir incertain et veiller à ce que les localités disposent des fonds nécessaires pour se remettre sur pied après des catastrophes naturelles, ainsi que pour s'adapter aux changements climatiques avant de subir les contrecoups d’éventuels phénomènes météorologiques.
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Monsieur le Président, je remercie le député de Central Okanagan—Similkameen—Nicola de me permettre de revenir là-dessus. Il faut tirer des leçons de ce genre de désastres. Ils sont très pénibles et, le moins qu'on puisse faire, c'est d'en tirer des leçons.
À Grand Forks, la plus grande partie du centre-ville et un quartier situé sur les terres basses de l'autre côté de la rivière Kettle ont été inondés. La ville et le district régional qui l'entoure ont demandé du financement. Ils ont reçu 20 millions de dollars du gouvernement fédéral et environ 40 millions de dollars du gouvernement provincial pour reconstruire la ville.
Ils ont décidé de faire en sorte que cela ne se reproduise pas. Ils ont repensé les digues le long de la rivière pour qu'en cas d'inondation — ce qui allait arriver dans les zones vraiment basses — il n'y ait pas de maisons. Il a fallu acheter les maisons des gens qui vivaient à cet endroit, ce qui a semé la discorde. Ce fut très pénible pour la collectivité. Ces propriétaires ont dû renoncer à leur maison et parce que, selon plusieurs, les montants offerts n'étaient pas adéquats, bon nombre d'entre eux n'ont pas eu assez d'argent pour acheter une autre maison dans la ville. La situation a été très difficile, tant pour le conseil municipal que pour les personnes concernées.
Pour s'assurer que personne n'ait à vivre une telle situation, il faut concevoir les villes de manière à ce que les quartiers ne se fassent pas inonder et trouver des moyens de rendre les collectivités plus sécuritaires.
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Monsieur le Président, je crois que la question était de savoir si le gouvernement fédéral devait lui-même distribuer des fonds ou bien faire parvenir ceux-ci à la province. À l'heure actuelle, il les fait parvenir à la province. Les fonds dont je viens de parler pour la reconstruction de Grand Forks émanaient d'un partenariat entre le gouvernement fédéral et la province. Ces fonds ont d'abord été acheminés à la province, qui a ensuite collaboré avec la ville pour savoir comment les utiliser. C'est de cette manière qu'une bonne partie du financement lié aux infrastructures fonctionne au Canada. L'argent du gouvernement fédéral est acheminé à la province, qui décide de son utilisation.
Voir le profil de Jagmeet Singh
NPD (BC)
Monsieur le Président, je veux remercier tous les députés d'assister à ce débat d'urgence. Je veux aussi remercier le député qui a pris la parole précédemment, un de mes collègues néo-démocrates qui a présenté cette motion, ainsi que les autres députés qui ont débattu de celle-ci.
La situation actuelle en Colombie-Britannique expose au grand jour que la crise climatique n'est pas un problème du futur. Elle montre encore une fois que la crise climatique est une réalité à laquelle nous devons faire face. Je suis convaincu qu'avec tous les exemples que nous avons vus, nous ne croyons plus qu'il s'agit simplement de faire en sorte de léguer à nos enfants un avenir sûr et un environnement sécuritaire. Nous avons vu des phénomènes météorologiques extrêmes et des feux de forêt en Colombie-Britannique. Nous avons connu des étés très chauds et très secs partout au pays, ce qui a permis aux feux de forêt de ravager de nombreuses collectivités.
À l'heure actuelle, des inondations dévastent des collectivités de la Colombie-Britannique. On nous en a donné des exemples. Nous voyons des collectivités être complètement emportées par les eaux. Certaines parties de la vallée du bas Fraser se retrouvent complètement isolées. Des infrastructures ont été complètement détruites, tout comme des maisons. Des Canadiens doivent être déplacés. Des fermes ont été anéanties. Toute cette dévastation est attribuable à la crise climatique.
Malheureusement, la réalité est qu'il ne s'agit pas d'une exception. De telles catastrophes sont en train de devenir la norme. À l'heure actuelle, nos pensées accompagnent les collectivités touchées et nous faisons pression pour qu'elles reçoivent autant d'aide que possible; les collectivités s'efforcent de maintenir les communications et de rétablir le réseau routier. Cependant, nous devons commencer à étudier nos options si une telle situation devient la norme et que nous devons nous attendre à voir ce genre de catastrophe. Comme mon collègue l'a dit, même si nous nous attaquons à la crise climatique et que nous limitons et réduisons nos émissions, certains changements climatiques sont déjà en cours. Nous observerons une hausse de la température. Nous le voyons déjà et cela signifie que des phénomènes météorologiques extrêmes se produiront plus couramment.
Que faisons-nous à ce sujet? Tout d'abord, examinons les impacts. En réalité, ce problème ne se limite pas à la Colombie‑Britannique. Nous parlons actuellement des impacts absolument épouvantables en Colombie‑Britannique, mais des phénomènes météorologiques extrêmes se produisent en ce moment même à Terre‑Neuve‑et‑Labrador. Le village de Channel‑Port aux Basques, à Terre‑Neuve, est lui aussi complètement coupé du reste du pays. Les routes ont été emportées par les eaux. Des tronçons de la Transcanadienne ont été emportes par les eaux à Terre‑Neuve. Il y a à peine deux heures, le Cap‑Breton, en Nouvelle‑Écosse, a été frappé par un phénomène météorologique incroyable. Ils disent qu'il faudra des jours ou des semaines pour que leurs collectivités reviennent à la normale.
L'ensemble du Canada, tout comme le monde entier, est confronté à des phénomènes météorologiques extrêmes, c'est-à-dire plus de pluies torrentielles et d'inondations et des étés plus secs et plus chauds. Nous devons reconnaître qu'il faut s'attaquer à cette crise climatique dans les plus brefs délais, comme la situation l'exige.
Nous ne sentons pas ce caractère d'urgence de la part du gouvernement libéral. Le besoin urgent de répondre à la terrible crise climatique signifie que nous devons commencer à prendre des mesures immédiatement. Nous avons besoin de mesures spectaculaires et audacieuses pour réduire nos émissions. Nous devons investir dans les énergies renouvelables. Nous devons investir dans ces collectivités.
Mon collègue a exposé la situation, mais je tiens à être très clair à ce sujet. Il y a trois points à améliorer. Le premier est notre capacité d'intervention en cas d'urgence. Le gouvernement fédéral doit jouer un rôle plus important à cet égard. Il faut réagir plus rapidement aux phénomènes météorologiques extrêmes et à ce type de catastrophe. Il faut mettre en place des mesures d'atténuation des catastrophes. Il faut investir en amont pour ne pas seulement réagir aux crises, mais plutôt pour accroître la résilience des collectivités et développer leur capacité à faire face à des situations qui deviennent de plus en plus courantes. Si les phénomènes météorologiques extrêmes sont plus fréquents, si les précipitations extrêmes et les inondations doivent arriver plus souvent, il faut construire les infrastructures de manière à rendre ces collectivités plus résilientes.
On sait qu'il y a des infrastructures vieillissantes et que celles‑ci sont directement touchées par les phénomènes météorologiques extrêmes. Je suis allé récemment au Nunavut, où il y a une crise concernant l'eau. À l'heure actuelle, les premiers signes semblent indiquer que cette crise est, là encore, une conséquence directe de la crise climatique. En effet, le réchauffement des températures et le pergélisol qui n'est plus gelé, et qui se réchauffe, ont entraîné une modification de l'infrastructure d'approvisionnement en eau, qui provoque une contamination par les hydrocarbures au Nunavut. L'eau est donc empoisonnée dans la plus grande localité de ce territoire. Je le répète, il s'agit d'une conséquence directe de la crise climatique.
Les conséquences se font sentir partout au pays et partout dans le monde. Nous devons commencer à agir.
Il est particulièrement urgent que le gouvernement fédéral intervienne davantage et fasse les investissements nécessaires pour accroître la résilience des collectivités. La Colombie‑Britannique a besoin d'aide. Nous devons lui prêter main-forte, et je suis heureux d'avoir entendu des députés exprimer leur solidarité envers les Britanno‑Colombiens. J'en suis très reconnaissant. Nous devons prendre soin de nos concitoyens et faire tout en notre pouvoir pour empêcher ce genre de situation de se reproduire.
J'aimerais prendre un instant pour souligner des exemples de soutien et de solidarité exceptionnels. Mon collègue a parlé de certains membres de la communauté sikhe qui se sont mobilisés pour offrir des aliments et du soutien. Dans les moments difficiles, nous voyons au Canada des exemples exceptionnels de courage et de solidarité de la part de ceux qui aident les gens dans le besoin.
Je tiens à saluer tous ceux qui offrent cette aide. Je salue les voisins qui ont pris soin des aînés et d'autres personnes vulnérables dans leur collectivité. Je salue et je remercie les citoyens qui ont offert des aliments et un refuge aux plus démunis.
Je veux reconnaître les travailleurs de première ligne, les travailleurs qui ont aidé ceux qui avaient besoin d’être évacués, les travailleurs qui ont aidé ceux qui avaient besoin de soins. Je veux aussi saluer toutes les collectivités qui abritent en ce moment les évacués qui ne peuvent pas retourner chez eux. D’innombrables personnes ont été évacuées dans cette province et se sont réfugiées dans des collectivités avoisinantes. Il faut souligner la générosité et la bienveillance avec lesquelles ces collectivités ont accueilli les évacués à bras ouverts. Je veux remercier toutes les personnes au pays et dans cette province qui ont apporté leur aide.
La réponse que nous allons apporter à cette crise est importante, et j’encourage le gouvernement libéral à faire tout son possible pour aider à reconstruire les routes, les ponts et les infrastructures qui ont été endommagées. Une fois de plus, je lance un appel fort. En ce qui concerne le climat, le gouvernement nous a souvent servi de belles paroles. J’espère que cette terrible catastrophe servira au moins à montrer clairement que les belles paroles et l’inaction ont un prix.
Parler de la crise du climat ne suffit pas. Dire que cela nous tient à cœur ne suffit pas. Déclarer à la Chambre que l'on a présenté le meilleur plan lors de la dernière campagne électorale ne suffit pas. Il faut prendre des mesures concrètes. Les Canadiens le réclament et l'exigent. Ils constatent actuellement l'incidence de la crise du climat dans leur vie et nous demandent d'intervenir.
Les Canadiens en ont assez. Ils sont frustrés. Ils ne veulent pas d'autres promesses creuses; ils veulent des mesures concrètes. Nous voulons voir des investissements et un véritable plan de lutte contre les changements climatiques. Nous voulons que la relance post-pandémique serve à créer des emplois dans les collectivités où il faut rebâtir des infrastructures, ce qui permettra d'améliorer les infrastructures et de créer des emplois aujourd'hui et dans l'avenir.
Bien que cette catastrophe soit horrible et que, lorsqu'une telle chose se produit, les pertes incommensurables mobilisent toute notre attention, c'est aussi l'occasion de prendre des mesures pour assurer un avenir meilleur. C'est l'occasion d'investir dans l'énergie propre et d'améliorer nos infrastructures. Nous pouvons nous servir de cette catastrophe horrible pour nous motiver à faire ce qui s'impose, à lutter aujourd'hui et demain pour nos enfants, et à faire tout notre possible pour protéger nos collectivités, nos populations et notre avenir.
Voir le profil de Jagmeet Singh
NPD (BC)
Monsieur le Président, ce dont nous avons besoin maintenant est une approche à deux volets. Nous devons investir immédiatement dans les infrastructures nécessaires pour renforcer la résilience des collectivités. Nous devons aussi faire tout notre possible pour lutter contre la crise climatique.
Nous savons qu'il s'agit également d'un problème mondial, mais si nous ne faisons pas notre part au Canada, si nous ne mettons pas fin aux subventions pour les combustibles fossiles, si nous n'investissons pas dans les énergies renouvelables et si nous n'élaborons pas de plan de transition pour les travailleurs, nous ne sommes pas en bonne position pour encourager les autres pays et leur offrir notre soutien et notre leadership pour qu'ils fassent aussi leur part. Ce qu'il faut faire maintenant, c'est investir immédiatement dans des infrastructures qui rendront les collectivités plus résilientes et qui les aideront à composer avec les phénomènes météorologiques extrêmes qui sont de plus en plus courants. Nous devons aussi investir dans toutes les solutions possibles pour lutter contre cette crise climatique.
Voir le profil de Jagmeet Singh
NPD (BC)
Monsieur le Président, nous devons tout faire en notre pouvoir en tant que députés pour que le pays fasse sa part. Nous savons que le fédéral continue de subventionner le secteur du pétrole et du gaz à hauteur de plusieurs milliards de dollars. Cet argent devrait servir à financer les énergies renouvelables. Cet argent devrait servir à l'établissement d'une stratégie pour les travailleurs. Cet argent devrait servir à lutter contre les changements climatiques. Nous allons faire tout ce qu’il est possible de faire à la Chambre pour que toutes nos ressources servent à régler le problème, à bâtir un avenir meilleur et à protéger les collectivités dès maintenant.
Voir le profil de Jagmeet Singh
NPD (BC)
Monsieur le Président, il ne fait aucun doute que ce problème a des origines humaines. La crise climatique a été provoquée par l'activité humaine. Il va falloir que les Canadiens unissent leurs voix et que le gouvernement investisse dans les solutions qui s'imposent pour améliorer les infrastructures. Bien sûr que nous devons rendre les régions, les villes et les villages plus résilients. Nous devons garder cela à l'esprit, et le gouvernement a un rôle à jouer. C'est nous qui avons créé la crise climatique et c'est à nous de faire notre part pour y mettre fin.
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