Hansard
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Ajouter un critère de recherche
Résultats : 1 - 15 de 55
Voir le profil de Tako Van Popta
PCC (BC)
Madame la Présidente, la semaine dernière, j'ai posé une question au ministre de la Protection civile à propos des inondations récentes dans la vallée du Fraser et à Abbotsford en particulier, voisine de ma circonscription. J'ai souligné dans cette question que le réseau de digues de la prairie Sumas avait besoin de réparations. Nous le savons depuis longtemps, et nous savions que le coût de ces réparations s'élèverait à quelque 500 millions de dollars, ce qui semble être une grosse somme, mais que ce coût bondirait en cas d'inondations. Or, notre pire cauchemar s'est matérialisé il y a quelques semaines.
J'ai été ravi d'entendre le ministre de la Protection civile déclarer qu'il y aurait de l'argent pour cette catastrophe. Le gouvernement fédéral reconnaît sa responsabilité dans ce dossier, alors j'espère qu'il a pris son chéquier aujourd'hui, parce que j'ai une demande bien précise à faire.
Je vais commencer par fournir un peu de contexte. La prairie Sumas était autrefois le lac Sumas. C'est une zone marécageuse qui est sujette à deux périodes d'inondations par année: une crue printanière et, à l'automne, de fortes pluies comme nous venons d'en connaître. Il y a environ 100 ans, on l'a entouré de digues, on y a construit des canaux et on y a installé d'immenses stations de pompage pour l'assécher. Les terres agricoles y sont très riches.
Il y a une autre partie d'Abbotsford que le ministre connaît, j'en suis sûr, parce qu'il l'a visitée récemment. Je parle du district de Matsqui. Il s'agit aussi de basses‑terres sujettes à des inondations annuelles, mais on y trouve un réseau de digues qui a retenu l'eau cette fois‑ci. C'est bien, parce qu'il retient le puissant fleuve Fraser. Cependant, quand ce réseau cédera, nous aurons un énorme problème.
J'ai rencontré le maire Braun en fin de semaine, avec mon collègue, le député d'Abbotsford. Nous lui avons dit que nous allions rencontrer le ministre de la Protection civile, et nous lui avons demandé de quoi il avait besoin exactement. Le maire Braun a répondu qu'il fallait de l'argent. Les deux réseaux de digues doivent encore être réparés, et le coût de ces réparations s'élève à environ 500 millions de dollars chacun. Il faut également rendre ces réseaux résistants aux séismes. Je reconnais que cela exigera beaucoup d'argent. C'est pourquoi nous réclamons des fonds.
Je vais maintenant poser une deuxième question plus complexe au ministre. Nous devons négocier avec les États-Unis d'Amérique parce que le fleuve Nooksack, qui coule uniquement dans l'État de Washington, dans le comté de Whatcom, a beaucoup contribué à la récente inondation.
C'est aussi un problème qui est connu depuis de nombreuses années. J'ai lu récemment un rapport qui parlait de sa complexité. C'est effectivement un problème complexe, celui qui est le plus difficile à résoudre. Je me demande ce que le ministre de la Protection civile a à dire sur le sujet.
Le premier enjeu porte sur l'argent, et le deuxième, sur les négociations avec les États‑Unis.
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de Langley—Aldergrove de sa collaboration dans ce dossier extrêmement important.
Il a entièrement raison: je me suis récemment rendu à Abbotsford. Ce n'était pas la première fois que j'y allais ni la première fois que je rencontrais le maire Braun. Je suis conscient des conséquences désastreuses qu'ont eues les récentes inondations sur cette municipalité et bien d'autres endroits dans la vallée du bas Fraser.
Je regrette d'informer mon collègue que je n'ai pas apporté mon carnet de chèques aujourd'hui, mais j'ai d'autres bonnes nouvelles qui, je crois, répondront à sa demande de renseignements.
Au début de cette terrible catastrophe, j'étais régulièrement en communication avec le gouvernement de la Colombie‑Britannique. Dès les premières heures, les Forces armées canadiennes sont intervenues afin de fournir une main-d'œuvre cruciale. Six cent cinquante membres des forces armées ont été déployés dans la région d'Abbotsford pour contribuer aux travaux d'endiguement, de réparation et de renforcement au moyen de sacs de sable. Je m'y suis rendu et j'ai pu constater le travail exceptionnel qu'ils accomplissaient aux côtés des gens des collectivités touchées. Franchement, en voyant comment les gens réagissaient en cette période difficile, j'ai ressenti la fierté d'être Canadien, comme ce fut sans doute le cas pour le député de Langley—Aldergrove.
Je reconnais qu'il faut faire d'importants travaux. Toutefois, depuis plusieurs années, en réponse aux inondations, le gouvernement du Canada consacre plus d'argent à l'aide financière en cas de catastrophe, par l'intermédiaire d'accords conclus avec les provinces et les territoires. En fait, selon certaines analyses, en raison des changements climatiques, nous devrions nous attendre à ce que ce montant d'argent augmente de manière exponentielle, jusqu'à cinq fois le niveau actuel de dépenses. Il est extrêmement important d'investir des sommes considérables dans les mesures d'atténuation et d'adaptation en matière de catastrophes dans tous les secteurs, afin d'assurer la résilience des infrastructures, dont le système de digues auquel le député fait référence est une composante importante.
Comme il le sait, j'en suis certain, le système de digues était à l'origine la responsabilité du gouvernement provincial, mais cette responsabilité a été transférée à la municipalité. Le maire Braun m'a expliqué, comme il l'a sûrement fait à mon collègue, que, comme la municipalité tire ses ressources des taxes foncières, elle n'était pas en mesure de faire les investissements et les travaux nécessaires. J'ai parlé avec le premier ministre de la Colombie‑Britannique et il a dit que cela avait été une erreur.
Nous avons également formé un comité mixte avec les provinces et les territoires et j'insiste pour que les municipalités y soient invitées. Nous allons investir des sommes du fédéral en parallèle avec celles du provincial et nous allons travailler avec la municipalité pour que les digues soient réparées afin d'accroître la résilience de la collectivité. Il ne suffit pas de reconstruire, il faut reconstruire en mieux. Je sais que c'est une expression éculée, mais nous comprenons l'importance d'investir pour y arriver.
L'année dernière, dans le budget de 2021, nous avions prévu 1,4 million de dollars pour le Fonds d'atténuation et d'adaptation en matière de catastrophes. Nous savons où cette somme devra être investie et, même si je n'ai pas de montant à annoncer aujourd'hui, je peux assurer à mon collègue que nous serons là pour soutenir la population de la Colombie‑Britannique. Il s'agit d'une région extrêmement importante pour le pays en raison de toute l'agriculture qu'on y exerce. Nous avons vu à quel point les gens étaient résilients là-bas et il faut que l'infrastructure de leur collectivité soit résiliente elle aussi.
Voir le profil de Tako Van Popta
PCC (BC)
Madame la Présidente, dépenser 1,4 million de dollars pour mener une étude est bien sûr important, mais nous parlons d'environ 1 milliard de dollars. Si le ministre n'a pas apporté le chéquier aujourd'hui, l'argent sera-t-il prévu dans le budget? C'est absolument essentiel. Il en va de la survie de la vallée du Fraser.
Le ministre n'a fait aucune allusion à la négociation d'un traité avec les États‑Unis en ce qui concerne les fleuves Nooksack et Columbia par l'entremise de la Commission mixte internationale. C'est très important. Nous ne pouvons pas y arriver seuls. Nous avons besoin de nos alliés américains dans ce dossier. J'aimerais savoir ce que le ministre en pense.
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Madame la Présidente, je vais clarifier un point, comme je ne me suis peut-être pas bien fait comprendre plus tôt. Dans le budget de 2021, nous avons prévu une enveloppe de 1,4 milliard de dollars pour le Fonds d'atténuation et d'adaptation en matière de catastrophes. Il ne s'agit pas de mener une étude, mais bien de lancer des travaux importants. Je dirai également au député que nous savons qu'il y a du travail à faire dans la vallée du bas Fraser, en Colombie‑Britannique, et à Abbotsford, ainsi qu'à de nombreux endroits partout au pays.
Je tiens aussi à souligner que des régions des États‑Unis, qui sont en avance sur nous dans ce dossier de nombreuses façons, ont investi dans la création d'infrastructures plus résilientes pour gérer les catastrophes potentielles dans leurs collectivités. Cependant, ce travail est en cours, et les deux pays collaborent pour y arriver.
Nous sommes bien conscients que l'eau ne respecte pas les frontières internationales. Elle ne coule pas du nord au sud; elle coule en descendant. Lorsque le fleuve Nooksack sort de son lit, l'eau a tendance à s'écouler directement vers la prairie Sumas. Cette situation n'a pas causé à elle seule les inondations qui ont eu lieu, mais elle y a contribué.
Nous allons travailler avec le gouvernement des États‑Unis, l'État de Washington, le gouvernement de la Colombie‑Britannique et les collectivités touchées pour améliorer la situation.
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Monsieur le Président, récemment, j'ai parlé au maire de Princeton, dont la collectivité de 2 800 habitants a subi des dommages quand la rivière Tulameen est sortie de son lit. Il est très inquiet que la collectivité ne soit pas en mesure de reconstruire dans le cadre des programmes traditionnels d'aide d'urgence, qui exigent que les municipalités assument 20 % des coûts. Des travaux de restauration de 10 millions de dollars coûteraient 2 millions de dollars à Princeton. C'est une facture que la petite municipalité aurait de la peine à rembourser.
Les effets de la crise climatique empirent de jour en jour. Le gouvernement aidera-t-il les petites collectivités en éliminant ou en réduisant cette exigence?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, c'est une question très importante. Pas plus tard que la semaine dernière, le premier ministre et moi, nous nous sommes rendus en Colombie-Britannique et avons visité nombre des collectivités touchées. Il est très clair que cela exigera des efforts extraordinaires des collectivités pour reconstruire et se remettre des inondations dévastatrices qui ont frappé la Colombie-Britannique.
Nous avons annoncé la création d'un comité mixte fédéral-provincial, auquel participeront des dirigeants autochtones. La communication et la coordination avec les dirigeants municipaux seront des parties essentielles de notre intervention.
Nous savons qu'il y a beaucoup à faire et nous sommes prêts à aider les gens de la Colombie-Britannique pour qu'ils reconstruisent et qu'ils se remettent de ces inondations dévastatrices.
Voir le profil de Tako Van Popta
PCC (BC)
Monsieur le Président, il y a environ un mois, le maire Braun a convié à une réunion les députés dont les circonscriptions sont situées à proximité de sa ville, Abbotsford, pour discuter du réseau vieillissant de digues de la prairie Sumas. Il a expliqué que les coûts de réparation s'élèveraient à environ 500 millions de dollars, mais qu'une brèche dans ces digues coûterait des milliards de dollars, ce qui aurait des conséquences économiques dévastatrices. Il y a environ deux semaines, son cauchemar est devenu réalité.
Le ministre de la Protection civile peut‑il nous dire comment on empêchera une telle situation de se reproduire?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, pas plus tard que vendredi dernier, j'ai de nouveau rendu visite au maire Braun, en compagnie du premier ministre, et il nous a parlé des problèmes que sa ville éprouvait. Tout comme le premier ministre de la Colombie‑Britannique, il a reconnu ce jour‑là que la responsabilité de l'entretien des digues avait été transférée aux municipalités, qui n'avaient pas la capacité de l'assumer. Nous avons promis à la Colombie‑Britannique, ainsi qu'aux personnes touchées par les inondations, que nous serons là pour elles lors de la reconstruction. Nous nous assurerons de nous adapter en conséquence et d'accroître la résilience de ces collectivités, qui seront reconstruites en tenant compte des répercussions que de si nombreux événements climatiques ont sur elles.
Voir le profil de Alexis Brunelle-Duceppe
BQ (QC)
Monsieur le Président, je veux remercier ma collègue de Saanich—Gulf Islands. Elle sait à quel point je l’apprécie. Je le lui dis chaque fois que j’en ai l’occasion. Je lui dis merci encore une fois aujourd’hui.
Comme c’est la première fois que je prends la parole à cette 44e législature, je me permets de remercier les gens de Lac-Saint-Jean qui m’ont fait confiance une nouvelle fois le 20 septembre dernier. Je remercie également tous les citoyens et les citoyennes qui ont participé au processus démocratique dans la circonscription de Lac-Saint-Jean lors de cette élection fédérale. Je remercie ma conjointe des 24 dernières années, Mylène Cloutier, et mes grands enfants, Émile, Jeanne et Simone, sans qui tout cela serait impossible.
Cela dit, ce qui se passe présentement en Colombie-Britannique est horrible. On sait que c’est l'une des conséquences des changements climatiques. Il faudrait être aveugle pour ne pas avouer ce simple fait. Aujourd’hui, à la période des questions orales, le premier ministre nous a dit soudainement qu'il avait compris ce qu’était un champ de compétence entre les provinces et le fédéral. Il nous a dit que, de ce fait, il ne pouvait pas intervenir en Alberta auprès de l’industrie gazière et pétrolière à cause des champs de compétence.
N’était-ce pas là une contradiction, alors que ce gouvernement qui nous avait promis d’annuler les subventions à l’industrie pétrolière les a augmentées au cours des dernières années?
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Monsieur le Président, j'aimerais d'abord féliciter mon collègue de Lac-Saint‑Jean pour sa réélection et le remercier de sa question. Je pense bien sûr à son père lorsqu'il parle de sa famille et je leur offre mes vœux.
Il est clair que nous avons un problème ici, au Canada. Nous disons beaucoup de belles choses, mais nous agissons peu. Je reconnais, par exemple, qu'il est difficile pour le gouvernement fédéral d'avoir de bonnes relations avec la province de l'Alberta. Je pense à l'époque de la campagne Halte aux pluies acides, qui visait à éliminer les produits chimiques qui nuisent à la couche d'ozone.
Ici, au Canada, nous avons fait de grandes choses à l'échelle mondiale pour protéger la vie sur cette planète. Il n'est jamais possible d'y arriver sans grand courage indicible, moral et politique.
Voir le profil de Justin Trudeau
Lib. (QC)
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec le ministre de la Protection civile.
On a peine à croire ce qui se passe en ce moment en Colombie-Britannique: après un été de sécheresse à Abbotsford, voilà que des maisons se retrouvent aujourd'hui sous l'eau. Après avoir vécu dans la crainte des feux de forêt il y a des mois, les habitants de Merritt doivent maintenant composer avec les effets dévastateurs des inondations: des routes entières ont été emportées, des agriculteurs ont perdu des troupeaux entiers, et des familles ont perdu des êtres chers.
Les derniers temps n'ont pas été faciles. Aux gens de la Colombie‑Britannique, je sais que vous avez beaucoup souffert. Cet été, en plus de la pandémie, vous avez subi des chaleurs records et des feux de forêt dévastateurs. J'ai vécu bien des années en Colombie-Britannique, je sais à quel point vous êtes des gens forts et résilients. Aujourd'hui, je tiens à nouveau à vous dire que notre gouvernement va continuer d'être là pour vous.
Depuis le début, nous avons agi pour offrir de l'aide à la Colombie-Britannique le plus rapidement possible. Le ministre va fournir plus de détails dans un instant, mais nous avons immédiatement convoqué le Groupe d'intervention en cas d'incident afin d'apporter l'aide qu'il fallait là où il le fallait.
Plus de 500 membres des Forces armées canadiennes sont actuellement sur place. Ils livrent des aliments et des fournitures aux collectivités et posent des sacs de sable pour protéger les maisons, en plus de réparer les infrastructures et de secourir le bétail. Les hélicoptères et les avions permettent aussi d'apporter un soutien considérable. Ainsi, plusieurs Griffon, un Cyclone et un Chinook ont été envoyés dans la province, ainsi qu'un Hercules et deux Twin Otter. Des réservistes ont été appelés en renfort, notamment à Abbotsford.
À cela s'ajoute une équipe qui assure la distribution continue de choses essentielles, comme le carburant. Je sais que cela préoccupe bien des gens et des entreprises. Nous adoptons des arrêtés d'urgence pour faire parvenir de la nourriture, du carburant et des fournitures aux habitants et aux agriculteurs. Aujourd'hui même, nous avons approuvé une demande de financement de plus de 4 millions de dollars de la part du port de Vancouver pour créer une capacité supplémentaire, ce qui éviterait à l'administration portuaire de devoir refuser des navires pendant qu'elle travaille à éliminer la congestion.
Notre objectif est de permettre à tout le monde de surmonter cette crise, notamment grâce à une aide immédiate de près de 4,5 millions de dollars aux communautés des Premières Nations pour assurer la sécurité des gens et entamer la reconstruction. Il ne fait aucun doute que cette catastrophe est d'une ampleur ahurissante. Les conséquences pour les gens et les entreprises sont désastreuses. Nous sommes là pour aider à fournir aux habitants de la Colombie-Britannique tout ce dont ils ont besoin, et nous travaillerons main dans la main avec le gouvernement provincial pour lui apporter un soutien direct.
Sur cette note, je veux remercier tous les premiers intervenants et les militaires qui sont intervenus sans hésiter. Bien sûr, ils ont tous bénéficié de l'appui de l'ensemble des Britanno‑Colombiens, qui ont montré de quelle étoffe ils sont faits. Je pense à la famille qui possède un restaurant à Hope et qui a distribué de la nourriture aux gens coincés dans leur voiture, aux bénévoles des gurdwaras de Surrey qui ont envoyé des repas aux personnes ayant perdu leur maison, et aux habitants d'Abbotsford qui, la semaine dernière, ont distribué des sacs de sable durant toute une nuit.
Dans toute la province, les gens ont répondu à l'appel. Ensemble, on va sortir la Colombie‑Britannique de cette crise. C'est le moment de faire tout ce que l'on peut pour protéger les familles, aider les agriculteurs et remettre les camions sur les routes. Il faut faire tout ce que l'on peut maintenant, mais aussi pour l'avenir, parce qu'on sait que ce n'est pas un cas isolé.
Les Britanno‑Colombiens ont dû composer avec des inondations et des glissements de terrain cet automne, alors qu'ils avaient été touchés par des sécheresses et des feux de forêt l'été dernier. Les gens de l'Est, quant à eux, se voient imposer un état d'urgence et sont aux prises avec des routes submergées à cause des violentes tempêtes qui s'abattent actuellement sur la région. Nous tenons à assurer aux habitants de Terre‑Neuve‑et‑Labrador et de la Nouvelle‑Écosse que nous serons là pour eux, mais nous leur demandons ce soir de rester en sécurité et de suivre les directives locales.
Si l'année dernière nous a appris quelque chose, c'est que les effets des changements climatiques se font sentir plus tôt que prévu et qu'ils sont dévastateurs. Nous devons donc accélérer nos efforts en matière d'adaptation. Je pourrais parler des investissements visant à rendre les maisons étanches ou du demi‑milliard de dollars que nous consacrerons à la formation de pompiers communautaires et à l'achat d'équipement. Le gouvernement se servira de tout son pouvoir et de toute sa détermination pour mettre en place des mesures efficaces et concrètes de lutte contre les changements climatiques.
En ce moment, pendant qu'on rebâtit nos communautés, on doit aussi agir pour leur avenir. Il n'y a aucune solution simple ou facile, mais on va poursuivre nos efforts avec des actions concrètes.
La Colombie‑Britannique traverse actuellement une période difficile et éprouvante, et d'autres moments pénibles l'attendent. Cependant, nous rebâtirons ensemble la province, en étroite collaboration avec le gouvernement britanno‑colombien, les Premières Nations, les municipalités et tous les habitants de la Colombie‑Britannique. Nous aiderons ces derniers à se remettre de cette crise et à reconstruire leur maison, leur entreprise et leur vie. C'est en travaillant ensemble que nous connaîtrons de meilleurs jours.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, plus tôt cette année, j'ai demandé que des fonds spéciaux soient accordés d'urgence au village de Lytton par l'entremise de la réserve de gestion du Secrétariat du Conseil du Trésor. Le premier ministre peut-il donner une quelconque assurance concernant le type de financement que recevra le village de Lytton et le volet de financement qu'emploiera le gouvernement du Canada pour offrir le soutien qu'il vient d'annoncer à la Chambre pour mes concitoyens?
Voir le profil de Justin Trudeau
Lib. (QC)
Monsieur le Président, je remercie le député des efforts qu'il déploie, des propos vigoureux qu'il a tenus dans sa déclaration d'aujourd'hui et de sa défense continue de sa collectivité et des gens de sa collectivité qui ont été déplacés partout dans la province, chez des gens qui les ont accueillis à la suite d'événements dévastateurs comme celui qui s'est produit à Lytton.
Nous allons rebâtir Lytton. Nous le ferons en partenariat avec la collectivité, les gens de la collectivité et la province de la Colombie‑Britannique. Nous collaborons étroitement avec la province pour déployer les ressources nécessaires. D'après mes nombreuses conversations avec le maire de Lytton et les membres de la collectivité, mais également avec les maires de Merritt, d'Abbotsford, de Chilliwack et d'autres collectivités, au cours des dernières semaines, il est clair que nous avons beaucoup à faire. Le gouvernement fédéral jouera un rôle de partenaire pour bâtir un avenir plus fort.
Voir le profil de Mario Simard
BQ (QC)
Voir le profil de Mario Simard
2021-11-24 19:10
Monsieur le Président, j'ai entendu le premier ministre nous dire, au début de son discours, que son gouvernement continuera à être là pour les gens de la Colombie‑Britannique, et je me suis demandé ce que « être là » voulait dire. Si « être là » signifie simplement éteindre des feux, je pense que ce n'est pas suffisant. Il faut aussi prévenir les feux.
Faire preuve d'empathie et de sympathie est nécessaire ce soir, mais c'est de courage que nous aurons besoin dans l'avenir. Le courage suppose d'être conscients que, en 2018, en 2019 et en 2020, le gouvernement a investi chaque année14 milliards de dollars pour soutenir les hydrocarbures.
Au Comité permanent des ressources naturelles, nous avons vu que ce sont 560 millions de dollars qui sont investis dans le Fonds de réduction des émissions et qui s'en vont uniquement pour soutenir les hydrocarbures.
Si le premier ministre est sérieux et qu'il est présent pour les Canadiens, le geste qu'il devrait faire ce soir serait d'affirmer qu'il va tout faire pour mettre fin à la subvention des énergies fossiles.
Voir le profil de Justin Trudeau
Lib. (QC)
Monsieur le Président, tout d'abord, « être là » pour les gens de la Colombie‑Britannique, c'est être là avec plus de 500 membres des Forces armées canadiennes pour les aider à traverser ces moments effroyables.
C'est être là avec des investissements et de l'argent pour aider les gens qui sont déplacés, et pour aider à rebâtir rapidement leur maison, leurs autoroutes, ainsi que leur capacité de travailler.
Oui, nous sommes là. Ce ne sont pas que de belles paroles, ce sont des actions que nous accomplissons présentement. Je dois d'ailleurs souligner que, partout au pays, les Canadiens font actuellement preuve d'une extrême générosité en envoyant de l'aide aux gens confrontés à ces défis.
En même temps, « être là », c'est effectivement être là pour les décennies à venir aussi. C'est pour cela que nous avons mis sur pied le plan le plus ambitieux pour contrer les changements climatiques que le pays n'ait jamais vu. Nous sommes en train d'agir concrètement, avec une limite absolue sur les émissions des gaz à effet de serre des compagnies pétrolières et gazières, avec une réduction de ces émissions, avec un prix sur la pollution, avec des investissements pour protéger nos terres et nos océans, et bien plus encore.
Nous sommes là maintenant, et nous le serons pour les décennies à venir.
Résultats : 1 - 15 de 55 | Page : 1 de 4

1
2
3
4
>
>|
Exporter en: XML CSV RSS

Pour plus d'options de données, veuillez voir Données ouvertes