Hansard
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Ajouter un critère de recherche
Résultats : 1 - 10 de 10
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Madame la Présidente, c’est un véritable honneur de prendre à nouveau la parole à la Chambre.
Je remercie le député de Brantford—Brant, qui vient probablement de faire son premier discours à la Chambre. Je pense qu’il est tout à notre avantage qu'il y ait plus de procureurs de la Courone à la Chambre des communes pour nous informer sur le système judiciaire.
Ces dernières semaines ont été agréables et bien remplies avec le retour au Parlement. Même si je me réjouis de constater que le gouvernement a décidé de s’occuper des affaires les plus urgentes, comme le débat sur la Colombie‑Britannique, et qu’il en soit fait mention dans le discours du Trône, je continuerai d’exiger du gouvernement des mesures concrètes pour l’après‑inondation et la construction des infrastructures. C’est ce que demandent mes électeurs et l'ensemble des Britanno‑Colombiens à leur député respectif dans l’immédiat.
En ce qui concerne les interventions sur le terrain, les ministres se sont montrés réceptifs, et le personnel militaire envoyé d'urgence a joué un rôle essentiel, et c'est encore le cas aujourd'hui. Je les félicite pour leur travail et je les remercie de l'attention qu'ils ont accordée à cette situation, mais lorsque la pluie cessera et que les inondations seront maîtrisées, est-ce que le gouvernement fédéral sera toujours là? Dans quelques mois, est-ce que les médias maintiendront leur couverture? C'est ce qui m'inquiète le plus présentement. Je le répète: je ne ménagerai aucun effort pour m'assurer que le budget fédéral à venir correspond à ce qui a été dit dans le discours du Trône et qu'il réponde aux problèmes criants que vit présentement ma province.
J'entends m'assurer que le village de Lytton, que je représente et qui a été dévasté par l'un des pires feux de forêt de l'histoire du pays, obtienne l'aide dont il a besoin du fédéral.
Le prochain budget fédéral devra comprendre un train complet de mesures d'aide et il doit prévoir la modification des politiques qui concernent ceux qui ont perdu leur maison et qui n'étaient pas assurés, les entreprises touchées qui n'arrivent peut-être pas à obtenir de prêts et les producteurs agricoles, en particulier les producteurs de bleuets, les producteurs laitiers et les producteurs de volaille, qui ont vu leurs récoltes et leurs animaux être dévastés. Il faut une mise à jour des cartes des zones inondables pour qu'elles anticipent les catastrophes à venir et que nous puissions nous adapter aux changements climatiques. Les municipalités ont besoin d'argent pour améliorer les digues et l'infrastructure essentielle et le gouvernement provincial doit mettre en œuvre un plan de construction d'infrastructures résilientes sur l'ensemble du territoire afin d'éviter les problèmes comme ceux qu'ont connus les autoroutes.
J'ai circulé parmi les députés pour leur montrer des photos du sommet de Jackass Mountain et de l'autoroute 1. La route a été complètement emportée par les eaux. Il faut reconstruire ces routes en mieux.
Enfin, il faut améliorer les politiques et la capacité de réponse aux situations d'urgence pour nos frères et nos sœurs autochtones. Franchement, la façon de réagir aux catastrophes en Colombie‑Britannique est inadéquate. Nous devons donner les moyens de réagir aux leaders et aux premiers intervenants des Premières Nations et nous assurer qu'ils disposent des outils dont ils ont besoin, en particulier dans les régions rurales de la province, pour faire leur travail efficacement et assurer la sécurité de leur population et de leurs nations.
J'aimerais seulement faire quelques observations supplémentaires. Le discours du Trône donne souvent aux députés l'occasion de revenir sur les élections, sur ce que les gens leur ont dit pendant la campagne électorale et sur la façon dont ils peuvent en faire part au Parlement.
Avant de parler de certaines choses que j'ai entendues en faisant du porte-à-porte pendant la campagne électorale, je tiens à saluer un très bon ami à moi. Il y a 10 ans, c'était mon colocataire, et nous nous assoyions à la table dans la cuisine de notre appartement. Nous faisions partie du personnel du gouvernement de Stephen Harper, et nous nous penchions sur le redécoupage de la carte électorale. On voulait créer une nouvelle circonscription dans ma ville. C'est à ce moment-là que j'ai décidé de me lancer en politique. Blair m'a accompagné depuis le début. Je crois que je ne serais pas ici aujourd'hui sans la présence d'un ami comme Blair, qui a soutenu ma famille pendant de nombreuses années. Quand on fait de la politique, avoir comme employé quelqu'un à qui on peut se confier et qui connaît nos forces et nos faiblesses est une bénédiction. Je n'ai pas beaucoup dormi la nuit dernière. Ce genre de situation me fait pleurer.
Blair passe à autre chose. Il partage sa vie avec une femme merveilleuse et il déménage dans les Prairies. Il quittera mon bureau à la fin de l'année. Blair nous manquera beaucoup. Il est à la fois un serviteur exemplaire de la cause publique et un homme fantastique. Je le remercie du fond du cœur.
Le discours du Trône nous invite à écouter les nombreuses voix. La circonscription de Mission—Matsqui—Fraser Canyon compte parmi celles où les voix sont les plus diversifiées au Canada. Je considère aussi qu'il s'agit de la meilleure circonscription au Canada et je suis prêt à en débattre n'importe quand à la Chambre des communes. La circonscription de Mission—Matsqui—Fraser Canyon comprend 22 000 kilomètres carrés d'étendues sauvages. Elle s'étend de Matsqui et d'Abbotsford, en Colombie-Britannique, jusque dans la vallée de la rivière Bridge dans le parc South Chilcotin Mountains. Le fleuve Fraser constitue l'unique connexion qui unit ma circonscription. Il la traverse entièrement du nord au sud. Je suis fier de vivre à un endroit où l'on trouve une riche culture autochtone et immigrante. Toutes ces personnes nourrissent beaucoup le travail que je fais et elles contribuent énormément aux collectivités que je représente. Je suis fier et honoré de pouvoir les défendre au quotidien. C'est un véritable honneur.
Pendant la campagne électorale, tout le monde ne m'a parlé que d'une chose: le logement. À Abbotsford et à Mission, il n'y a pas si longtemps, une famille dont le revenu provenait peut-être d'un travail dans le parc industriel de Gloucester, à Langley, ou dans une petite entreprise locale, pouvait s'offrir une maison. Il n'y a pas si longtemps, les maisons se vendaient entre 300 000 $ et 400 000 $ dans bon nombre des collectivités que je représente, mais au cours des 7 ou 8 dernières années, ces prix ont grimpé en flèche pour atteindre des niveaux qu'aucun d'entre nous n'aurait jamais pu imaginer. La valeur des maisons a doublé, voire triplé. Nous nous retrouvons maintenant dans une situation où un bon emploi n'est plus suffisant pour trouver un endroit sûr où vivre. De nombreuses familles, dont la mienne, se réjouissent de l'Allocation canadienne pour enfants et des choses positives qu'elle permet de faire, comme de payer les frais de garderie ou d'acheter de la nourriture de qualité. Toutefois, l'Allocation canadienne pour enfants, ou encore une légère augmentation de la pension de la Sécurité de la vieillesse ou du Supplément de revenu garanti pour les aînés, ne tient pas compte de la hausse vertigineuse et fulgurante que nous avons observée en ce qui concerne le coût du logement.
Dans son budget, le gouvernement a parlé d'un fonds pour accélérer la construction de logements. Je ne sais pas en quoi cela consiste. À vrai dire, cela me fait penser un peu à une notion que les libéraux n'évoquent plus, à savoir les supergrappes liées à des zones industrielles. Ils n'en font plus mention maintenant, mais il y a quelques années, le ministre Bains parlait de supergrappes tous les jours. Nous n'entendons plus ce terme. Ce que les Canadiens attendent du gouvernement, c'est un plan concret pour résoudre le problème de la pénurie de logements. La réalité, c'est que nous n'en construisons pas assez. J'habite dans une région qui accueille un nombre considérable d'immigrants. Or, les immigrants n'ont plus d'endroits sûrs où vivre. Le gouvernement doit fixer des objectifs, rendre des comptes à cet égard et aider les municipalités à construire les types de logements dont les gens ont besoin pour s'épanouir. Nous échouons dans ce dossier.
Pendant la campagne électorale, il y avait quelques bons éléments dans la plateforme libérale et il y avait assurément quelques bons éléments dans la plateforme conservatrice. Cependant, les gens reconnaissent maintenant le problème. Il y a eu suffisamment de beaux discours; place à l'action. Le gouvernement fédéral doit se mettre au travail de concert avec les municipalités pour encourager la construction de nouvelles maisons. Il faut que le logement aille de pair avec le développement des infrastructures afin qu'au moment de construire les nouvelles stations du SkyTrain et d'étendre la ligne jusqu'à Langley — ou si nous comptons un jour amener le West Coast Express jusqu'à Mission —, le logement soit au cœur de la planification des infrastructures. Si nous ne commençons pas à examiner plus globalement certains des grands enjeux auxquels nous devons faire face en tant que nation, nous ne parviendrons pas à résoudre la crise du logement.
Je dirai encore une chose sur le logement, et cela concerne les logements destinés aux Autochtones. Mes concitoyens autochtones veulent des logements « construits par et pour les Autochtones ». S'il y a une chose dont l'absence dans le discours du Trône m'a rendu très inquiet, c'est bien celle‑là. Travaillons à la réconciliation. L'année a été difficile pour la Colombie‑Britannique. Idem pour la nation Tk'emlúps te Secwépemc, que je représente. Travaillons à la réconciliation et donnons aux enfants autochtones des endroits sécuritaires où ils pourront se sentir chez eux. Nous pouvons en faire tellement plus à cet égard. En travaillant collectivement, la Chambre peut refermer cette cicatrice que porte notre nation.
Voir le profil de Lisa Marie Barron
NPD (BC)
Monsieur le Président, les communautés autochtones de partout au Canada continuent d'être les premières touchées par la crise climatique. Les inondations qui frappent la Colombie‑Britannique ont dévasté ces communautés, qui attendent de l'aide pour procéder au nettoyage et se préparer en vue des prochains événements climatiques. Cette semaine, j'ai demandé au gouvernement d'écouter les chefs autochtones et de collaborer avec eux. Je pense entre autres à la cheffe Roxanne Harris de la Première Nation des Stz'uminus. Comme d'autres, cette Première Nation n'a toujours pas reçu l'aide dont elle a besoin.
Quand le gouvernement respectera-t-il enfin ses promesses?
Voir le profil de Patty Hajdu
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je sympathise avec tous ceux qui ont souffert terriblement à cause de cette inondation, notamment les peuples autochtones, qui sont touchés de façon disproportionnée par cet événement climatique et par de nombreux autres.
Mon équipe travaille en étroite collaboration avec la Colombie‑Britannique afin de coordonner les services et elle a annoncé un financement de 4,4 millions de dollars à la First Nations' Emergency Services Society de la Colombie‑Britannique dans le cadre du Programme d'aide à la gestion des urgences. Ce programme repose sur le principe voulant que ce soient les peuples autochtones qui savent quoi faire pour soutenir leur communauté et nous allons continuer de travailler en respectant le point de vue des Autochtones.
Voir le profil de Lisa Marie Barron
NPD (BC)
Monsieur le Président, je tiens à vous féliciter pour votre nouveau rôle à la présidence.
Je voudrais remercier une fois de plus les électeurs de la circonscription de Nanaimo—Ladysmith de m’avoir fait confiance et de m’avoir élue en tant que nouvelle députée.
Les inondations catastrophiques en Colombie‑Britannique nous rappellent cruellement à quel point nous devons vivre avec les conséquences d’une crise climatique causée par l’homme. Partout au Canada, les communautés autochtones sont en première ligne de la lutte contre le changement climatique. Malheureusement, elles se retrouvent trop souvent en dernière place pour recevoir le financement fédéral qui les aiderait à nettoyer et à rebâtir les infrastructures, et elles en subissent les conséquences. Dans ma circonscription, la cheffe Roxanne Harris et la Première Nation des Stz'uminus ont été frappés directement par ces inondations, et les retards pour recevoir du financement n’ont fait qu’empirer la situation.
Mon collègue est-il prêt à écouter les dirigeants autochtones comme la cheffe Harris, est-il prêt à travailler avec les communautés autochtones pour leur apporter l’aide urgente dont elles ont besoin afin de combattre cette crise climatique qui ne fait qu’empirer?
Voir le profil de John Aldag
Lib. (BC)
Monsieur le Président, j’aimerais remercier ma collègue de Colombie‑Britannique pour sa question. Nous devons certainement travailler avec toutes les populations et toutes les communautés. Les communautés autochtones sont souvent dans une situation désavantageuse, et il est important que nous soyons là pour elles.
À la suite des récents événements, des fonds ont été immédiatement débloqués à l’intention de nombreuses Premières Nations qui ont été touchées, afin d'acheminer du matériel et d’autres fournitures dans les communautés et de fournir l’aide dont elles avaient besoin. Il ne faut jamais oublier que ces populations sont souvent menacées et qu’elles ont besoin d’aide. Je crois que nous devons tous collaborer pour nous assurer que les communautés autochtones obtiennent l’aide nécessaire dans de telles circonstances.
Voir le profil de Patrick Weiler
Lib. (BC)
Madame la Présidente, je tiens d'abord à vous féliciter pour le renouvellement de votre mandat.
C'est un privilège de prendre de nouveau la parole à la Chambre pour participer au débat pour la première fois au cours de la 44e législature. Je tiens d'abord à remercier tous les bénévoles, le personnel dévoué, mes amis et ma famille, qui ont travaillé sans relâche pour me faire élire. Je dois également beaucoup à ma conjointe, Nicole, qui est restée à mes côtés et m'a donné la force d'être le meilleur représentant et la meilleure personne que je puisse être.
Je suis vraiment honoré que les habitants de West Vancouver-Sunshine Coast-Sea to Sky Country m'aient fait confiance pour les représenter à la Chambre. Je suis ici pour faire entendre leur voix et défendre leurs intérêts. C'est pourquoi je suis ici aujourd'hui, pour parler de la crise qui frappe actuellement les Britanno-Colombiens.
Lors de la dernière législature, j'ai pris la parole à la Chambre pour parler de la loi historique sur la responsabilité en matière de carboneutralité et j'ai parlé des répercussions de plus en plus graves des changements climatiques sur la Colombie‑Britannique et les habitants de ma circonscription. Cette loi oblige maintenant le gouvernement du Canada à fixer des objectifs ambitieux et à rendre compte régulièrement de ses progrès afin qu'il soit tenu de les atteindre.
Même si le Canada et de plus en plus de pays mettent en place des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, les répercussions de la crise climatique que nous aurons à gérer seront de plus en plus graves au cours des prochaines décennies, dans le meilleur des scénarios. Nous ne pouvons miser uniquement sur les stratégies d'atténuation. La catastrophe qui sévit depuis deux semaines met en évidence que nous avons pris beaucoup de retard pour mettre en place des mesures d'adaptation aux changements climatiques déjà très présents et en évolution constante.
L'année 2021 a marqué un tournant pour ce qui est de la crise climatique en Colombie-Britannique. L'été dernier, nous avons souffert d'une vague de chaleur extrême sans précédent — communément appelé un dôme de chaleur — durant laquelle la ville de Lytton est devenue l'un des endroits les plus chauds au monde. Malheureusement, le lendemain, la ville a été complètement détruite par l'incendie causé par cette chaleur extrême. Dans toute la province, des records de chaleur ont été enregistrés et certains d'entre eux ont dépassé les 5 degrés Celsius. Au total, 595 Britanno-Colombiens ont perdu la vie en raison de cette chaleur extrême. Cette terrible vague de chaleur a allumé des feux de forêt partout dans la province, détruisant près de 8 700 kilomètres carrés de terrain. Des milliers de personnes ont été forcées d'évacuer leur domicile. Les habitants de la Colombie-Britannique ont respiré de l'air pollué — comparable aux pires concentrations de pollution atmosphérique dans le monde —parce que le soleil a été voilé par la fumée des feux de forêt.
Une température élevée a entraîné une fonte rapide de la calotte de neige des montagnes, des torrents d'eau se déversant ainsi dans les rivières. Quand la température nocturne au sommet du Mount Currie s'est retrouvée autour de 35 degrés, l'alerte d'évacuation du village de Pemberton, à proximité, a été donnée. Le village est passé à quelques centimètres près d'être inondé par les eaux de fonte. Heureusement, dans ce cas, l'eau s'est infiltrée dans le sol.
Toutes les zones côtières de ma circonscription ont été touchées, puisque des milliards d'organismes marins sont morts, ce qui a causé une puanteur caractéristique sur toute la côte de la Colombie-Britannique.
Moins de six mois plus tard, nous avons connu une autre catastrophe climatique sans précédent. En seulement deux jours, l'équivalent de plus d'un mois de précipitations sont tombées en raison d'une rivière atmosphérique, fracassant du coup plus de 20 records. Des endroits qui, cet été encore, se consumaient de façon incontrôlable se retrouvent maintenant sous l'eau. Cette fois, ce sont des inondations extrêmes qui ont obligé des milliers de Britanno-Colombiens à quitter leur domicile. Les eaux ont détruit maisons, infrastructures et entreprises, y compris dans ma circonscription, où les inondations dans le district de la Sunshine Coast ont causé des fermetures de routes, des coupures d'eau et des avis d'ébullition de l'eau. Voilà ce qui se passe l'année même où ces foyers ont connu des restrictions d'eau de niveau 4.
Bien que les coûts totaux associés à ce désastre n'aient pas encore été estimés, nous savons que ce sera la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l'histoire du pays. Il est facile de comprendre pourquoi. Alors qu'environ 240 milliards de dollars de marchandises passent par le port de Vancouver chaque année, le Sud-Ouest de la province a été coupé du reste du pays, puisque les inondations et les glissements de terrain ont coupé ou grandement endommagé toutes les routes et les voies ferrées.
Sur l'autoroute Coquihalla, qui sert au transport de milliards de dollars de marchandises, beaucoup de sections de route ont été emportées et beaucoup de ponts se sont effondrés, une situation qui touchera des milliers de personnes. La route sera probablement inutilisable pendant des mois. Certaines des terres agricoles les plus fertiles du pays ont été inondées, et des milliers d'animaux d'élevage ont péri noyés ou ont été euthanasiés.
À l'heure actuelle, tous les ordres de gouvernement travaillent de concert pour faire face à la crise. Des gens ont déployé des efforts héroïques pour aider les personnes touchées par la situation, que ce soit en donnant et en transportant de la nourriture, un besoin essentiel, en hébergeant des gens qui avaient besoin d'un toit, ou en contribuant généreusement aux secours. Le gouvernement du Canada a modifié les règles de l'assurance-emploi pour pouvoir fournir rapidement du soutien aux Britanno-Colombiens touchés par la situation; il a négocié avec nos amis des États-Unis un assouplissement des mesures frontalières et a déployé des militaires pour qu'ils réparent des infrastructures endommagées afin d'éviter que d'autres problèmes surviennent, puisqu'on annonce jusqu'à 80 millimètres de pluie demain.
Ce ne sont là que quelques exemples. Ce sont les coûts financiers réels des changements climatiques et il faut payer la note dès maintenant. Certes, il s'agit de l'année la plus désastreuse de l'histoire de la Colombie‑Britannique, mais ce n'est qu'un avant-goût de ce que nous réserve l'avenir.
L'été dernier, Oxfam a analysé une recherche de l'institut Swiss Re selon laquelle l'économie du Canada pourrait se contracter de 6,9 % d'ici 2050 si on ne prend pas de mesures ambitieuses pour lutter contre les changements climatiques. Les événements de ce genre deviendront à la fois plus fréquents et plus graves et, si nous ne prenons pas de mesures pour devenir plus résilients, ils seront lourds de conséquences.
Le gouvernement du Canada a pris des mesures dans ce domaine, mais il faut agir davantage et plus rapidement. Les programmes comme le Fonds d'atténuation et d'adaptation en matière de catastrophes fournissent un appui aux grands projets d'infrastructure afin d'aider les collectivités à mieux gérer les risques liés aux catastrophes naturelles.
Plus tôt cette année, j'ai été fier d'annoncer, pour la municipalité de villégiature de Whistler, du financement destiné à la construction de coupe-feu qui atténueront les risques d'incendies de forêt dans la région. Nous avons aussi lancé un fonds national d'infrastructure plus tôt cette année, qui nous permettra d'axer nos efforts sur des solutions d'infrastructures naturelles qui sont fondamentalement plus résilientes aux effets des changements climatiques, pour la même raison qui explique que la région de Pemberton a été épargnée de ce que j'ai mentionné tout à l'heure.
Le budget de 2021 prévoit également des milliards de dollars d'argent frais pour aider les provinces et les territoires à atténuer les conséquences des catastrophes. Plus tôt aujourd'hui, le premier ministre s'est engagé à mettre en place un programme d'assurance à faible coût contre les inondations et nous allons collaborer avec les provinces et les territoires pour mettre à jour la carte des zones inondables. C'est extrêmement important, car nous savons que des villes comme Merritt utilisaient des cartes des zones inondables vieilles de presque 40 ans.
Le gouvernement s'est également engagé à collaborer avec les Premières Nations pour atténuer les risques de feux de forêt en se servant des pratiques ancestrales fort efficaces de ces dernières. Il entend également mettre en place une stratégie nationale d'adaptation d'ici un an et à mettre en œuvre une perspective climatique comprenant des mesures d'adaptation et d'atténuation pour toutes les décisions gouvernementales qui seront prises à l'avenir.
On dit qu'il vaut mieux prévenir que guérir et c'est le cas dans la situation présente; ces mesures et d'autres mesures doivent être mises en œuvre de toute urgence.
En terminant, je veux raconter l'histoire de mon ami Noah. Il rentrait chez lui, à Vancouver, en voiture après s'être rendu près de Merritt quand il s'est buté à un glissement de terrain sur la route Coquihalla. Il a dû rebrousser chemin et emprunter la route du lac Duffy, qui n'affichait aucune mise en garde. En cours de route, il a dû s'immobiliser et, peu après, un glissement de terrain l'a surpris. Son véhicule en a fait plusieurs tonneaux et il a été démoli, mais Noah et son passager en sont miraculeusement sortis indemnes, hormis pour quelques ecchymoses et un bon bain de boue.
Son histoire ne se compare pas à celle d'autres automobilistes qui sont restés coincés, ni à celle des premiers intervenants qui sont arrivés rapidement pour sortir toutes ces personnes de leur véhicule et pour les tenir au chaud en attendant de pouvoir quitter les lieux. Ils ont eu de la chance de s'en sortir indemnes, mais au moins quatre personnes ont connu une fin tragique.
Nous savons que des événements comme celui-là deviendront de plus en plus fréquents et nous devons collaborer avec tous les paliers de gouvernement pour assurer la sécurité des Canadiens. Nous devons nous assurer que nos infrastructures résistent aux phénomènes météorologiques extrêmes de la sorte et que les Canadiens comprennent bien les risques pour eux-mêmes ainsi que pour leurs biens. Nous devons être en mesure de nous adapter aux conditions qui changent rapidement.
J'espère que tous les députés saisiront et entretiendront le sentiment d'urgence et la motivation que nous vivons tous aujourd'hui, afin que nous puissions travailler ensemble pour réduire les émissions et les risques que courent les collectivités en raison de l'accélération des changements climatiques.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
À la COP26, le premier ministre a parlé de la ville au passé, indiquant qu'il y avait une ville appelée Lytton. Les habitants qui ont entendu le discours, dont le chef Patrick Michell de Kanaka Bar, ont fait remarquer que Lytton est loin d'avoir disparu. Si les structures ont été ruinées, l'esprit, lui, ne l'a pas été. En tout respect, le premier ministre a reconnu ce soir qu'il y a toujours des gens qui vivent à Lytton et je le remercie.
Les membres de la collectivité sont impatients de rentrer chez eux et de restaurer les quartiers qu'ils connaissent et aiment. Plus de quatre mois plus tard, les habitants sont toujours déplacés dans l'ensemble la province et ils ont besoin de voir des mesures concrètes. En raison des inondations et des glissements de terrain récents qui ont aggravé la situation, il n'y a pas de fin en vue pour l'ordre d'évacuation de Lytton, en vigueur depuis juin. Les infrastructures essentielles, notamment la route no 1 près de Jackass Summit et de Tank Hill et la route no 8, ainsi que les systèmes d'aqueduc et d'égout doivent être restaurés pour permettre le retour des habitants et des entrepreneurs.
Le service de pompiers volontaires de Lytton a absolument besoin d'une nouvelle caserne de pompiers et d'un nouvel équipement pour être pleinement opérationnel pendant le processus de construction. Les entreprises locales souffraient déjà des effets néfastes de la COVID‑19 lorsque l'incendie s'est déclaré. Les propriétaires d'entreprises non assurés ou sous-assurés sont aux prises avec la perte de leurs magasins et de leurs stocks et beaucoup de ceux qui recevaient des fonds liés à la pandémie, notamment du Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes, seront incapables de les rembourser d'ici la fin de l'année.
Le milieu des affaires demande que des prêts assortis d'un taux intérêt faible ou nul soient offerts par Développement économique Canada pour le Pacifique, afin que les services puissent redevenir opérationnels dans les plus brefs délais. La Première Nation de Lytton et le Village de Lytton ont dit vouloir travailler ensemble et pourraient soumettre des propositions de financement conjointes. D'autres Premières Nations de la région, dont les nations de Siska, Nicomen et Kanaka Bar, dépendent elles aussi de l'infrastructure essentielle qui doit être reconstruite, notamment du seul hôpital offrant des chirurgies dans la région.
Comme Lytton est une petite communauté éloignée, elle n'a pas accès aux ressources administratives et financières dont disposent de plus grandes communautés, qui peuvent ainsi composer avec les lourds processus de demande. De plus, l'incendie a détruit tous les documents cruciaux et les serveurs de sauvegarde du village, et il est donc presque impossible de remplir certaines des demandes.
Comme ce feu de forêt a été terriblement destructeur et que le travail de rétablissement nécessaire dépasse ce qui est généralement requis, j'ai demandé qu'un financement spécial provenant de la réserve de gestion du Secrétariat du Conseil du Trésor soit versé sans tarder. Le service de lutte contre les feux de forêt de la Colombie‑Britannique a déclaré qu'il s'agissait de l'un des pires incendies qu'il ait jamais vus. Le feu a paralysé les télécommunications et ravagé des infrastructures essentielles, BC Hydro, le bâtiment de la GRC, la caserne de pompiers, l'hôpital et les installations du village. L'école a heureusement été épargnée.
Comme je l'ai mentionné, les habitants n'ont eu que quelques minutes pour évacuer la ville, et ce, avec seulement les vêtements qu'ils portaient à ce moment. De plus, ils n'ont eu aucune indication sur la direction à prendre pour s'éloigner en toute sécurité de cette collectivité rurale. Nombre de ces habitants avaient fui vers Merritt et ils doivent maintenant être évacués d'urgence pour une deuxième fois.
Imaginons: fuir sa maison pour éviter une catastrophe naturelle puis fuir le lieu où on est réfugié afin de fuir une nouvelle catastrophe naturelle. Imaginons à quel point cela peut affecter la santé mentale d'une personne. Je demande à la ministre de la Santé mentale et des Dépendances de faire en sorte que les habitants de ma circonscription aient accès à des mesures de soutien de leur santé mentale.
Comme nous le savons, les habitants de Lytton ne sont pas les seuls à devoir composer avec la perte de leur propriété et de leur moyen de subsistance. En effet, le dimanche 14 novembre dernier, une tempête d'une ampleur sans précédent a balayé la Colombie‑Britannique. Bien que les journalistes de la tribune parlementaire ont mis un peu plus de temps que nécessaire à réaliser la gravité de la situation, l'impact de cette catastrophe sur les habitants de ma province ne fait plus aucun doute pour personne.
Même si les images qui circulent choquent, il est difficile de bien saisir à quel point les citoyens ordinaires sont touchés sans connaître un sinistré. Cela m'amène à parler de ma cousine Christine. Nous avons presque le même âge. Elle est enceinte. Elle et son mari ont dû quitter leur maison inondée. Ils élèvent de la volaille en plus d'avoir une petite entreprise de soudure qui offre des services aux fermes laitières. Ils ont perdu 20 000 oiseaux et leur maison. Toutefois, ce sont les petites choses qui peuvent parfois atteindre les gens plus durement. Ma cousine a publié sur notre groupe Facebook familial qu'ils venaient juste de recevoir un boni de la part de l'un de leurs fournisseurs alimentaires. Ils avaient utilisé cet argent pour remplir leur congélateur de nourriture pour le temps des Fêtes. Parfois, ce sont les petites choses, comme perdre le contenu d'un congélateur, qui poussent les gens dans le gouffre.
Le moment viendra où il faudra faire une analyse exhaustive de ce qui aurait dû être fait plus vite ou mieux, et je sais que ce travail est déjà amorcé. Cependant, les prévisions météorologiques annoncent d'autres tempêtes. De l'aide additionnelle sera nécessaire pour aider à rebâtir les infrastructures essentielles qui relient la vallée du bas Fraser au reste du Canada.
Déjà, les routes principales ont été mises à mal et elles ont été complètement détruites à certains endroits. La plupart de ces routes — et des sections endommagées — sont situées dans la circonscription de Mission—Matsqui—Fraser Canyon ou coupent une route qui y passe. Entre Hope et Spences, la route Transcanadienne s'est affaissée. La route 3 est ouverte entre Hope et Princeton, mais tard mardi soir, il n'y avait encore qu'une seule voie de praticable dans chaque direction, et seulement pour les déplacements essentiels. La route Coquihalla, qui borde ma circonscription, est fermée et plusieurs tronçons se sont affaissés, y compris là où un glissement de terrain a emporté un vaste segment, à 11 kilomètres au sud du paravalanche du Great Bear. Il n'y a aucune voie de contournement, et selon les spécialistes, il pourrait se passer plusieurs semaines avant que les ouvriers puissent commencer les travaux de réparation. Tous les Britanno-Colombiens savent que c'est à peu près impossible de faire des travaux sur la route Coquihalla l'hiver.
La route 99 entre Lillooet et Pemberton est rouverte pour les déplacements essentiels, mais un glissement de terrain en avait provoqué la fermeture. Comme certains de mes collègues l'ont mentionné ce soir, c'est à cet endroit que quatre personnes ont malheureusement perdu la vie. Les recherches se poursuivent dans le but de retrouver une cinquième personne, mais celle-ci est maintenant présumée morte. Mes prières accompagnent la famille et les amis de tous ces gens, et plus particulièrement la jeune fille qui a perdu ses parents.
La route 8, qui relie Merritt et Spences Bridge, est fermée. Le ministre provincial des Transports affirme que 18 tronçons de la route sont endommagés, y compris 4 ponts. Steven Rice, directeur local du district régional de Thompson-Nicola, tente de passer le mot et fait un travail remarquable à cet égard, ce qui illustre à quel point des régions rurales comme la sienne sont négligées. Selon M. Rice, il faudra des années avant que les résidants puissent regagner leur demeure, si jamais ils y retournent.
Dans la vallée du bas Fraser, seuls les déplacements essentiels sont autorisés sur la route 1 entre Popkum et Hope, tandis que la route est complètement fermée sur un large tronçon à Abbotsford. Seuls les déplacements essentiels sont autorisés entre Mission et Hope sur la route 7, et un large tronçon de la route 11, entre Mission et Abbotsford, demeurera fermé dans un avenir prévisible. Il va sans dire que la réparation de la route va demander énormément de temps et d'efforts.
Du côté du transport sur rail, il y a une note positive quant à l'état des voies ferrées: je trouve vraiment encourageantes la vitesse à laquelle le CN et le CP réparent les dommages de même que l'ampleur des efforts déployés pour relancer la chaîne d'approvisionnement et déplacer la marchandise. Ces deux compagnies ferroviaires ont aussi joué un rôle crucial dans l'approvisionnement de communautés éloignées, y compris nombre de communautés autochtones, qui, autrement, étaient inaccessibles, en leur fournissant le nécessaire pour traverser cette catastrophe. Les compagnies ferroviaires ont toujours été essentielles à notre économie et, vu les dégâts majeurs causés aux principales routes de la Colombie‑Britannique, leurs services ne sont que plus nécessaires, surtout pour ce qui est d'acheminer les aliments pour animaux et d'assurer la sécurité alimentaire dans la vallée du fleuve Fraser.
Comme bien des députés ici ce soir, j'ai reçu beaucoup de rétroaction d'électeurs sur place à propos de ce qui doit être réglé immédiatement et surtout avant le prochain phénomène météorologique extrême. Dans un courriel, Harm Baars, un producteur laitier local qui a joué un rôle déterminant dans le déplacement de beaucoup de bétail à l'extérieur de la prairie Sumas, demande qu'il y ait moins de résistance de la part des autorités régionales avant tout préoccupées par des questions de responsabilité.
Les agriculteurs mettront tout en oeuvre pour sauver leur gagne-pain, et les responsables doivent leur donner la latitude pour ce faire. Idéalement, les autorités travailleront de concert avec les gens de la région qui sont touchés. Les propriétaires de terres ne demandent pas mieux que d'aider les équipes d'urgence à se rendre dans des zones qu'elles ne connaissent pas ou pour lesquelles elles n'ont pas l'équipement nécessaire. C'est là une lacune du programme fédéral de protection civile à laquelle il faut remédier.
L'équipement et le personnel des Forces canadiennes ne peuvent pas servir lorsqu'ils sont coincés à Edmonton, de l'autre côté des Rocheuses, ou doivent arriver par avion du Québec pour servir la Colombie‑Britannique. L'absence de la base de Chilliwack se fait sentir et les événements ont mis en lumière le fait que les gouvernements fédéral et provincial doivent investir davantage en prévision de futures catastrophes, car il y aura d'autres catastrophes liées aux changements climatiques en Colombie‑Britannique et il nous faut plus d'investissements du fédéral à cet égard.
Par ailleurs, le système d'alerte doit être amélioré. Les agriculteurs auraient pu déplacer plus de bétail, mais ils n'ont pas été en mesure de le faire parce qu'ils ont été avertis trop tard. Résultat: les agriculteurs de la partie est de la prairie Sumas ont été forcés d'euthanasier beaucoup de vaches laitières. Le système En alerte de la Colombie‑Britannique n'a pas du tout été utilisé cette année, malgré un nombre record de catastrophes naturelles. Il s'agit d'une plateforme pancanadienne indispensable, et le gouvernement fédéral doit travailler avec la Colombie‑Britannique pour que la province ait les outils dont elle a besoin.
De plus, comme nous avons pu le constater durant la saison des feux de forêt, les communautés autochtones sont encore exclues de la chaîne de communications d'urgence. On a rapporté que la First Nations' Emergency Services Society n'avait pas été contactée avant le mardi 16 novembre. Comme bien d'autres bandes, celle de Cook's Ferry n'a jamais reçu d'appel pour l'évacuation. La déconnexion entre Emergency Management British Columbia et les Premières Nations de la Colombie-Britannique continue de mettre des vies en danger et elle doit cesser.
Cet après-midi, j'ai discuté avec le conseiller Jason Robertson de la Première Nation de Lytton, qui est un homme formidable et un bon leader, en plus d'être pompier. Il affirme qu'on se renvoie la balle et que rien ne se règle. Il ne sait plus à quel saint se vouer.
J'ai parlé de cet enjeu à l'ancien ministre des Services aux Autochtones et je demande maintenant à sa successeure de bien vouloir corriger la situation et de collaborer avec les représentants des services d'urgence et des Premières Nations de la Colombie-Britannique pour améliorer la gestion des urgences et pour accorder davantage d'autorité aux Premières Nations concernées. Ces Autochtones connaissent souvent les terres beaucoup mieux que nous. Ils connaissent la configuration des vents et l'écoulement des rivières. Ils vivent à leurs côtés, mais pas nous. Laissons-les faire le travail que nous les savons capables d'effectuer.
En ce qui concerne les infrastructures, il est essentiel de bâtir dès maintenant des infrastructures améliorées et résilientes face au climat. Le prochain budget fédéral devra prévoir suffisamment de fonds pour répondre à ces besoins urgents en Colombie‑Britannique afin de soutenir l'économie, la sécurité nationale et la sécurité publique. Comme l'a montré le travail mené rapidement par les employés de la Ville d'Abbotsford et par les bénévoles qui ont protégé les stations de pompage de Barrowtown avec des sacs de sable, chaque seconde compte lorsqu'il est question de réparations en réponse aux événements météorologiques extrêmes.
Une bonne partie des digues et de l'infrastructure de pompage dans notre région ont été construites dans les années 1950. Fait embarrassant, c'était avant qu'on permette aux Autochtones de voter au Canada. Le résultat tout à fait inacceptable, c'est que la sécurité et les besoins de ces derniers ont toujours passé en dernier. C'est une situation dont il est souvent question au sein d'un groupe de discussion auquel je participe. Contrairement à des collectivités comme Abbotsford, Mission et Chilliwack, bon nombre des réserves des Premières Nations ne disposent même pas d'un réseau de digues protectrices. Nous ne pouvons plus accepter cela.
Une étude menée par le gouvernement de la Colombie‑Britannique en 2015 a ciblé 75 digues de la vallée du bas Fraser et révélé que 71 % d'entre elles étaient susceptibles de céder. Selon cette étude, l'élévation maximale de la digue de récupération du lac Sumas à Abbotsford était inacceptable et il fallait s'attendre à des déversements en période de crue de la rivière Nooksack. C'est exactement ce qui vient de se passer.
Selon un rapport de 2020 commandé par la Ville d'Abbotsford, les dommages causés par une inondation majeure pourraient coûter jusqu'à 960 millions de dollars, et le coût des projets de digue proposés se situe entre 29 et 339 millions de dollars. Malheureusement, cette estimation est probablement en deçà de ce qu'on voit actuellement sur le terrain.
Les collectivités locales sonnent l'alarme depuis des années. Ce soir, à la Chambre, on a mentionné que, il y a trois semaines seulement, j'ai rencontré le maire d'Abbotsford et mes collègues les députés de Langley—Aldergrove et d'Abbotsford. Le maire d'Abbotsford nous a alors exhortés à soumettre la question des digues au Parlement du Canada, puis nous avons dû faire face aux événements qui viennent de se produire.
Il faut mettre à jour la cartographie des zones inondables afin que nous puissions mieux prévoir les événements et faire des préparatifs pour nous relever à la suite d'une catastrophe. Nous ne pouvons pas combattre les changements climatiques si nous n'appliquons pas tous les modèles et les solutions dont nous discutons ce soir aux situations réelles sur le terrain et à la topographie de notre territoire. Les circonscriptions les plus touchées dans la vallée du Fraser, soit Abbotsford, Chilliwack—Hope et Mission—Matsqui—Fraser Canyon, sont des régions agricoles extrêmement importantes qui sont essentielles à la sécurité alimentaire du Canada.
Par ailleurs, ce désastre soulève bon nombre de questions importantes par rapport aux assurances. Une grande partie des dommages subis ne seront pas couverts par les assurances, que ce soit parce que la situation n'est pas couverte selon les dispositions sur les catastrophes naturelles ou parce que ce genre de couverture est inabordable ou simplement inexistante puisque les assurances contre les inondations n'en sont qu'à leurs balbutiements au Canada. Le gouvernement fédéral doit donc offrir du soutien à ceux qui doivent maintenant faire face à des difficultés financières d'une ampleur inimaginable.
Le rapport du groupe de travail chargé d'examiner les options d'assurance contre les inondations résidentielles pour les propriétés situées dans un endroit à risque élevé, qui devrait être rendu public au printemps prochain, est attendu impatiemment. Le premier ministre en a fait mention encore aujourd'hui, alors je ne lâcherai pas le gouvernement d'une semelle, car je tiens à ce que ce projet voie le jour.
Le dragage des rivières et des fleuves, comme la Sumas ou le Fraser, figure aussi parmi les sujets honnis depuis trop longtemps par les autorités fédérales et provinciales, et nous voyons depuis quelques semaines ce que cela donne. Le dragage d'une rivière peut très bien se faire en dehors de la saison de la fraie et dans le respect de l'environnement.
Dans le cadre du groupe de discussion dont je parlais tout à l'heure, une bonne partie des chefs autochtones de ma circonscription se sont dits favorables à ces travaux. Certains pensent même les réaliser eux-mêmes, car ils y voient une occasion économique à saisir et le moyen d'améliorer l'habitat du saumon, tout en réduisant les risques d'inondation de leurs terres.
La vallée du Fraser est réputée de par le monde pour la qualité de ses petits fruits, mais ce secteur a été plus que malmené dernièrement, avec la vague et le dôme de chaleur de l'été dernier et la pénurie de main-d'œuvre. J'ai rencontré les représentants du conseil du bleuet de la Colombie-Britannique, cette semaine, et ils m'ont expliqué que 2 500 acres de champs de bleuets ont été inondées et que 1 000 acres sont encore sous l'eau. Les plants ainsi submergés ne survivront pas, ce qui veut dire qu'ils devront être retirés et remplacés. Le sol devra aussi être décontaminé.
Les agriculteurs n'arrivent plus à obtenir un prêt à la suite de ces inondations dévastatrices. D'après ce que je comprends, les programmes d'assurance agricole existants, y compris Agri-stabilité, ne couvrent pas les catastrophes naturelles comme les inondations, où les exploitations agricoles sont détruites et qu'il n'est pas possible de les remettre en état pour la saison suivante.
Pour mettre les choses en contexte, les plants de bleuets nécessitent de cinq à six ans avant d'atteindre leur maturité et d'être prêts à une récolte commerciale. Les indemnités d'assurance pour la valeur des pertes d'une saison seront loin de correspondre aux pertes véritables. On estime que le rétablissement de ces champs de bleuets coûtera de 32 000 $ à 37 000 $ par acre. La Colombie‑Britannique n'a jamais traversé une telle crise. Notre pays ne peut pas se permettre qu'une de ses régions agricoles les plus productives soit anéantie. Le fédéral, comme je l'ai écrit à la ministre de l'Agriculture cette semaine, doit venir en aide à ces secteurs essentiels.
Alors que j'en arrive à une conclusion, je ne remercierai jamais assez les milliers de personnes à l'échelle de ma circonscription, de la Colombie‑Britannique et du Canada qui ont offert leur aide et qui ont exprimé leur empathie pour mon coin de ce magnifique pays. Je les remercie au nom de tout le monde de Mission—Matsqui—Fraser Canyon.
Je suis reconnaissant du fait que le gouvernement a travaillé dans un fort esprit de collaboration avec l'opposition pour répondre à ces préoccupations et que nous avons pu tenir ce débat ce soir.
Je suis rassuré par certaines des choses que j'ai entendues ce soir, que nous allons travailler ensemble afin que la Colombie‑Britannique reçoive de l'argent, idéalement dans le prochain budget, pour les mesures d'adaptation et d'atténuation par rapport aux changements climatiques dans une région de notre pays qui en a probablement le plus besoin.
L'année a été difficile pour la Colombie‑Britannique. Elle l'a aussi été pour ma circonscription. Pour les gens que je représente, c'est la première fois que je prends la parole ce soir. Je vais continuer de lutter pour eux. Il y a beaucoup de travail à faire, mais si nous adoptons une approche Équipe Canada, nous pouvons atteindre les objectifs et même les dépasser. Je suis plein d'espoir et très encouragé par nos discussions.
Voir le profil de Jenny Kwan
NPD (BC)
Voir le profil de Jenny Kwan
2021-11-24 23:47
Madame la Présidente, le député a parlé des besoins en matière de logement et il a parfaitement raison. Dans le plus récent discours du Trône, j'ai été sidérée de constater que le gouvernement libéral n'aborde pas les besoins criants pour mettre en oeuvre une stratégie en matière de logement pour et par les Autochtones des régions urbaines, rurales et nordiques.
Je me demande si le député pourrait se prononcer sur cet enjeu et faire connaître son opinion. Le Canada doit-il se doter d'une telle stratégie ou non? Celle-ci devrait-elle être incluse dans le budget ou non?
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Madame la Présidente, la réponse est oui, absolument. J'ai travaillé très fort avec la députée de Vancouver-Est pour mener une étude sur cet enjeu qui démontre très clairement que les Autochtones, surtout ceux des régions rurales et nordiques, n'obtiennent pas leur juste part pour avoir accès aux programmes fédéraux. Il incombe au nouveau gouvernement de remédier aux lacunes qui touchent les régions rurales, surtout dans les communautés autochtones, et de leur procurer les logements dont elles ont besoin pour vivre pleinement. C'est le moins que nous puissions faire pour ces communautés.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Honorables Sénateurs et Sénatrices,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Félicitations à chacun et chacune d’entre vous et bienvenue aux nouveaux parlementaires qui, avec leurs collègues, participeront à façonner le Canada.
Permettez-moi de reconnaître que nous sommes réunis sur le territoire non cédé du peuple algonquin Anishinabe.
Cette reconnaissance du territoire n’est pas une simple déclaration symbolique. Elle fait partie de notre véritable histoire. Je vous propose un petit exercice dans chacune de vos circonscriptions: cherchez la vérité et apprenez à connaître les réalités du quotidien des communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Nous savons que chaque communauté est distincte, mais on ressent une volonté commune de cheminer ensemble sur la voie de la réconciliation.
La découverte de tombes anonymes d’enfants morts sous le régime des pensionnats montre à quel point les actions des gouvernements et des institutions de jadis ont été dévastatrices pour les peuples autochtones, qui continuent à en souffrir aujourd’hui. Nous ne pouvons pas ignorer ces découvertes: elles causent des blessures profondes.
Mais malgré la douleur intense, il y a de l’espoir. Chaque jour est porteur d’espoir. La réconciliation n’est pas un geste ponctuel assorti d’une échéance. La réconciliation est le cheminement de toute une vie vers la guérison, le respect et la compréhension. Nous devons embrasser la diversité du Canada et témoigner chaque jour de notre respect et de notre compréhension envers tous les peuples.
J’ai déjà constaté l’engagement de la population canadienne envers la réconciliation. Les peuples autochtones se réapproprient leur histoire, leurs récits, leur culture et leur langue de manière concrète. Les non autochtones comprennent désormais et acceptent le véritable impact du passé et la souffrance subie par des générations d’Autochtones. Ensemble, ils avancent sur la voie de la réconciliation.
Nous devons transformer la culpabilité qui nous accable en actions concrètes.
Actions en faveur de la réconciliation.
Actions en faveur de notre santé et de notre bien-être collectifs.
Actions contre les changements climatiques.
Notre planète est en danger. Qu’il s’agisse des effets du réchauffement de l’Arctique ou des ravages toujours plus importants des catastrophes naturelles, notre terre et nos populations ont besoin d’aide. Nous devons passer de la parole aux actes et nous adapter là où c’est nécessaire. Le temps presse.
Du chagrin et de la douleur causés par les pensionnats autochtones à la peur des menaces qui pèsent sur notre environnement, en passant par les profondes répercussions de la pandémie de COVID-19, nous avons tous vécu des moments difficiles au cours de l’année écoulée.
Je tiens à remercier les travailleurs de partout au Canada, particulièrement ceux du secteur de la santé, pour leurs efforts visant à assurer notre sécurité et notre santé, et j’offre mes plus sincères condoléances aux personnes qui ont perdu des êtres chers pendant la pandémie. Elle nous a tous touchés, y compris les membres de cette chambre qui viennent de perdre une collègue très appréciée, il y a quelques jours à peine, la sénatrice Forest-Niesing. J’offre à sa famille et à vous tous mes plus sincères condoléances.
La pandémie nous a aussi fait comprendre que la santé mentale et la santé physique vont de pair.
Au moment où vous entamez cette 44e législature du Canada, où nous nous remettons des effets de la pandémie, et où les peuples autochtones et non autochtones se rapprochent, je vous encourage vivement à transformer les débats en résultats concrets pour nous et pour notre pays.
Misez sur la collaboration et écoutez-vous les uns les autres.
Écoutez les nombreuses voix qui parlent une multitude de langues et qui façonnent notre pays.
Il ne sera pas toujours facile ou agréable d’aborder les questions difficiles, et il vous faudra faire preuve de conviction, mais cette démarche est nécessaire. Comme résultat, nous aurons un Canada durable et solidaire, pour vous, pour moi, pour nos enfants et pour les générations à venir.
Mot d’ouverture
En ce moment même, les Britanno-Colombiens sont devant des défis énormes alors que leurs maisons, leurs communautés et leur bien-être sont mis en péril par une terrible inondation.
Mais nous savons comment les Canadiens réagissent en temps de crise. Ils redoublent d’ardeur et se serrent les coudes.
Et le gouvernement continuera d’être présent pour les habitants de la Colombie-Britannique.
En 2020, les Canadiens ignoraient qu’ils vivraient une pandémie comme on en voit une fois par siècle. Mais une fois de plus, personne n’est surpris de leur réaction.
Nous nous sommes adaptés. Nous nous sommes entraidés. Et nous sommes demeurés fidèles à nos valeurs.
Des valeurs comme la compassion, le courage et la détermination.
Des valeurs comme la démocratie.
Et en ces temps difficiles, les Canadiens ont fait un choix démocratique.
Ils ont indiqué clairement la voie à suivre: les parlementaires doivent travailler ensemble pour en finir avec la pandémie et trouver des solutions audacieuses et concrètes pour relever les autres défis.
Faire croître une économie qui profite à tous.
Lutter contre les changements climatiques.
Poursuivre la réconciliation.
S’assurer que nos collectivités soient sécuritaires, saines et inclusives.
Le début de la décennie a été extrêmement difficile, mais le temps de rebâtir est arrivé.
Les parlementaires doivent maintenant collaborer pour réaliser de grands projets et préparer un meilleur avenir pour nos enfants.
C’est le moment de bâtir un présent et un avenir plus sains
La priorité absolue demeure le contrôle de la pandémie. Pour cela, la vaccination est le meilleur outil.
Le gouvernement a déjà imposé la vaccination pour les employés fédéraux et les employés de réglementation fédérale et pour toute personne qui voyage au Canada par avion, par train ou par bateau. Il a également garanti une preuve de vaccination normalisée, qui peut être utilisée au Canada et à l’étranger.
Le gouvernement travaille à obtenir des vaccins de nouvelle génération contre la COVID-19, des doses de rappel et des doses pour les enfants de 5 à 11 ans.
Ailleurs dans le monde, le Canada continuera de travailler avec ses partenaires pour un accès juste et équitable aux vaccins et aux autres ressources.
Pour bâtir un avenir meilleur, nous devons renforcer notre système de santé et nos mesures d’aide en santé publique afin d’aider tous les Canadiens, en particulier les personnes âgées, les vétérans, les personnes handicapées, les personnes vulnérables et les personnes qui ont été victimes de discrimination par le système même qui devait les soigner.
Il y a du travail à faire. En matière d’accessibilité. De soins dans les collectivités rurales. De chirurgies reportées. De santé mentale et de dépendances. De soins de longue durée. Et de collecte de données dans les systèmes de santé pour faciliter les décisions et favoriser les meilleurs résultats possible.
Le gouvernement travaillera avec les provinces et les territoires pour obtenir des résultats qui répondent aux besoins des Canadiens.
C’est le moment de faire croître une économie plus résiliente
La meilleure chose à faire pour l’économie est de mettre définitivement fin à la pandémie. Mais en même temps, il faut rebâtir une économie qui profite à tous. Au plus fort du confinement, le gouvernement a fait des investissements historiques et nécessaires qui ont permis aux familles de payer le loyer et aux petites entreprises de ne pas sombrer.
Avec l’une des meilleures campagnes de vaccination au monde et le retour des emplois au niveau d’avant la pandémie, le gouvernement fait la transition vers un soutien plus ciblé, tout en assurant une gestion prudente des dépenses.
Pour que personne ne soit laissé pour compte, nous prolongerons les mesures d’aide ou en ajouterons pour les industries encore affectées.
En même temps, le gouvernement continuera de rendre la vie des Canadiens plus abordable.
L’inflation est un défi mondial. Et même si la performance économique du Canada est meilleure que celle de beaucoup de nos partenaires, nous devons continuer à lutter contre l’augmentation du coût de la vie. Le plan du gouvernement à cet égard inclut deux priorités: le logement et les services de garde d’enfants.
Qu’il s’agisse de construire davantage de logements chaque année, d’augmenter le nombre de logements abordables ou d’éliminer l’itinérance chronique, le gouvernement s’engage à travailler avec ses partenaires pour obtenir des résultats concrets.
Le Fonds pour accélérer la construction de logements, par exemple, aidera les municipalités à bâtir plus, à bâtir mieux, et à bâtir plus rapidement.
Le gouvernement aidera également les familles à acheter plus tôt leur première propriété en assouplissant l’Incitatif à l’achat d’une première propriété, en créant un programme de location avec option d’achat et en réduisant les frais de clôture pour les nouveaux acheteurs.
Le soutien aux familles rendra la vie plus abordable pour la classe moyenne et les personnes qui travaillent fort pour en faire partie.
L’Allocation canadienne pour enfants, qui a déjà contribué à sortir des centaines de milliers d’enfants de la pauvreté, continuera d’être indexée au coût de la vie.
Le gouvernement continuera de mettre en place le tout premier système d’apprentissage et de garde d’enfants pancanadien. D’ici la fin de 2022, les frais des services de garde réglementés seront réduits de moitié dans la plupart des provinces et des territoires. Et à certains endroits, cette diminution arrivera dès le début de l’année. Les familles épargneront des milliers de dollars.
Quatre juridictions n’ont pas encore conclu d’entente sur les services de garde. Deux d’entre elles sont des territoires qui ont des défis uniques en matières d’infrastructure, et le gouvernement continuera de collaborer pour satisfaire aux besoins du Nord. Le gouvernement continuera de travailler avec les deux autres provinces pour conclure des ententes qui donneront des services de garde à dix dollars par jour pour les familles qui en ont tant besoin.
Investir dans des services de garde abordables, ou dans le logement, ne profite pas uniquement aux familles. Cela fait croître toute l’économie. Comme l’immigration.
Voilà pourquoi le gouvernement continuera d’augmenter l’immigration et de réduire le temps d’attente, tout en favorisant la réunification des familles et en offrant un programme de rétablissement des réfugiés parmi les meilleurs au monde.
C’est le moment de mener une action climatique audacieuse
Pour bâtir une économie résiliente, il faut investir dans les personnes. Mais le travail ne s’arrête pas là.
Après tout, la croissance de l’économie et la protection de l’environnement vont ensemble.
En mettant l’accent sur l’innovation, les bons emplois verts, et la collaboration avec les pays aux vues similaires, nous bâtirons une économie plus résiliente, plus durable et plus concurrentielle.
Nous voulons que notre pays soit un leader dans la production de l’acier, de l’aluminium, des matériaux de construction, des automobiles et des avions les plus propres au monde. Nous avons les matériaux bruts et l’énergie pour le faire. Mais plus important encore, les Canadiens ont les compétences et l’ardeur au travail nécessaires à ces industries.
Alors que nous allons de l’avant avec l’économie du futur, aucun travailleur ou région ne sera oublié. Le gouvernement rassemblera les provinces, les territoires, les municipalités, et les communautés autochtones, ainsi que les syndicats et le secteur privé pour attirer les capitaux mondiaux et les investisseurs.
Le Canada sortira de cette difficulté générationnelle plus fort et plus prospère.
Le gouvernement lutte de façon concrète contre les changements climatiques. Le temps est venu d’aller plus loin, plus vite.
Il faut plafonner et réduire les émissions des secteurs pétrolier et gazier, et aller plus vite vers une électricité complètement carboneutre.
Investir dans les transports en commun et rendre obligatoire la vente de véhicules zéro émission nous aidera à respirer un air plus propre.
Augmenter le prix de la pollution et remettre plus d’argent aux Canadiens nous donnera un environnement plus propre et une économie plus forte.
Protéger nos terres et nos océans va aider à contrer les pertes de biodiversité. À cet égard, le gouvernement continuera de renforcer son partenariat avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis pour protéger la nature et respecter leurs connaissances traditionnelles.
La création de l’Agence canadienne de l’eau protégera cette ressource vitale et aidera nos agriculteurs.
Pour faire face aux réalités déjà présentes partout au pays, le gouvernement mènera une action vigoureuse pour prévenir et prévoir les inondations, les feux de forêt, les sécheresses, l’érosion des côtes et les autres conditions météorologiques extrêmes exacerbées par les changements climatiques. Le gouvernement sera présent pour rebâtir dans les communautés dévastées par ces événements. L’une des mesures sera la toute première stratégie nationale d’adaptation au pays.
C’est le moment de travailler plus fort pour la sécurité des collectivités
Alors que nous nous attaquons aux changements climatiques —
Alors que nous luttons contre la COVID-19 et ses conséquences —
Alors que nous favorisons une croissance économique pour tous —
Nous ne pouvons ignorer les autres défis.
La violence par arme à feu est en hausse dans plusieurs grandes villes.
Pendant que nous investissons dans la prévention et soutenons le travail des forces de l’ordre, nous devons également continuer de renforcer le contrôle des armes.
Le gouvernement a pris des mesures importantes comme la vérification des antécédents à vie.
Le gouvernement introduira maintenant des mesures comme le rachat obligatoire des armes d’assaut déjà interdites et ira de l’avant avec les provinces et les territoires qui veulent interdire les armes de poing.
Nous avons aussi constaté pendant la pandémie une hausse inacceptable de la violence contre les femmes et les filles.
Le gouvernement est résolu à mettre de l’avant un plan d’action national de dix ans sur la violence fondée sur le sexe et continuera d’aider les organismes qui offrent des services essentiels.
Lorsqu’une personne, dans notre pays, est ciblée en raison de son genre, de la personne qu’elle aime, de son origine, de la façon dont elle prie, de la langue qu’elle parle ou de la couleur de sa peau, nous sommes tous affaiblis.
Tous doivent être en sécurité et se sentir en sécurité.
Le gouvernement continuera de combattre la haine et le racisme, notamment avec une version renouvelée de la stratégie de lutte contre le racisme.
C’est le moment de défendre la diversité et l’inclusion
Les Canadiens comprennent que l’égalité, la justice et la diversité constituent à la fois la fin et les moyens pour vivre ensemble.
La lutte contre le racisme systémique, le sexisme, la discrimination, les inconduites et la violence, y compris dans nos propres institutions, demeurera une grande priorité.
Le gouvernement poursuivra également son travail de réforme du système de justice pénale et des services de police.
C’est le moment de rebâtir pour tous. Le gouvernement continuera d’investir dans l’autonomisation des Canadiens noirs et racialisés ainsi que des peuples autochtones. De plus, il continuera de lutter contre le contenu préjudiciable en ligne et de défendre les communautés LGBTQ2, et achèvera le travail d’interdiction des thérapies de conversion.
Les deux langues officielles font partie de notre identité.
Il est crucial d’appuyer les communautés de langue officielle en situation minoritaire et de protéger et promouvoir le français non seulement à l’extérieur du Québec, mais également au Québec.
Le gouvernement redéposera sa proposition de Loi visant l’égalité réelle du français et de l’anglais et le renforcement de la Loi sur les langues officielles.
Pour aider les industries de la culture et de la création, le gouvernement déposera de nouveau un projet de réforme de la Loi sur la radiodiffusion et s’assurera que les géants du Web paient leur juste part pour la création et la promotion de contenu canadien.
C’est le moment d’avancer plus rapidement sur la voie de la réconciliation
Cette année, les Canadiens ont été horrifiés par la découverte de tombes anonymes sur le terrain d’anciens pensionnats autochtones.
Nous savons que la réconciliation est impossible sans la vérité. Le gouvernement continuera de donner suite aux appels à l’action. Il investira dans cette vérité, entre autres, en créant un monument national à la mémoire des survivants et en nommant un interlocuteur spécial chargé de faire avancer la justice concernant les pensionnats autochtones.
Pour soutenir les communautés, le gouvernement procédera à des investissements importants dans une stratégie de santé mentale et de mieux-être fondée sur les différences, guidée par les peuples autochtones, les survivants et leur famille.
Toute personne dans notre pays mérite d’être en sécurité.
C’est pourquoi le gouvernement accélérera les travaux avec les partenaires autochtones pour s’attaquer à cette tragédie nationale des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues et assassinées.
Le gouvernement s’assurera que les communautés ont le soutien nécessaire pour garder les familles unies et que les personnes lésées par le programme des services à l’enfance et à la famille des Premières Nations reçoivent une indemnisation juste et équitable.
La réconciliation exige une approche de l’ensemble du gouvernement dans un effort pour supprimer les obstacles et repenser la façon d’accélérer le travail. Qu’il s’agisse d’éliminer les avis à long terme sur la qualité de l’eau potable ou de mettre en œuvre la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, le gouvernement est résolu à combler les lacunes encore présentes dans trop de communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
C’est le moment de lutter pour un monde plus sûr, plus juste et plus équitable
Les 19 derniers mois l’ont montré: le monde est profondément interconnecté.
Le Canada doit faire face aux défis urgents de notre époque, par ses propres engagements et par un engagement accru auprès des coalitions, des organisations et des partenaires internationaux.
Devant la montée de l’autoritarisme et la lutte entre les grandes puissances, le Canada doit renforcer la paix et la sécurité à l’international, l’État de droit, la démocratie et le respect des droits de la personne.
La prospérité du Canada – et les emplois de la classe moyenne – dépend de la préservation et de l’expansion des échanges commerciaux ouverts et fondés sur les règles. Elle dépend également de la solidité et de la résilience de nos chaînes d’approvisionnement.
Chez nous, le gouvernement continuera de protéger les Canadiens des menaces qui pèsent sur nos communautés, notre société et notre démocratie.
Un monde en changement exige l’adaptation et l’accroissement de la diplomatie. Le Canada continuera de travailler avec ses alliés clés tout en déployant des efforts conscients pour approfondir les partenariats dans la région indopacifique et dans l’ensemble de l’Arctique.
Le gouvernement continuera de prioriser l’augmentation annuelle du budget d’aide à l’étranger et l’investissement dans un développement durable, équitable et féministe qui profite aux plus vulnérables du monde entier et fait la promotion de l’égalité des sexes.
Nous travaillerons toujours vers un futur plus radieux pour tous.
Conclusion
La décennie est encore jeune. Avec de la compassion, du courage et de la détermination, nous pouvons corriger son mauvais départ.
Mais nous le pourrons seulement si nous le faisons ensemble.
Mesdames et Messieurs les parlementaires, votre capacité à fournir des résultats n’a jamais été aussi cruciale.
Les Canadiens s’attendent à ces résultats. Ils en ont besoin.
En plus de mettre fin à la pandémie, leurs priorités pour la 44e législature sont claires: une économie plus résiliente et un avenir plus propre et plus sain pour tous nos enfants.
Je n’ai aucun doute que vous serez dignes de la confiance placée en vous.
Mesdames et Messieurs les Députés, vous devrez attribuer les crédits nécessaires à la mise en œuvre des services et des dépenses approuvés par le Parlement. Sénatrices et Sénateurs, Mesdames et Messieurs les Députés, puissiez-vous être dignes de la grande confiance qui vous a été accordée par les Canadiens, et puisse la Divine Providence vous guider dans l’exécution de vos fonctions.
Accessibilité des services de santéAccession à la propriétéAdministration des services de santéAgence canadienne de l'eauAgriculture et agriculteursAide au développement internationalAnciens combattantsArctiqueArrangements fiscaux entre le gouverneme ...Canadiens de race noireCatastrophes naturelles ...Voir tous les sujets
Résultats : 1 - 10 de 10

Exporter en: XML CSV RSS

Pour plus d'options de données, veuillez voir Données ouvertes