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Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, le Bureau d'assurance du Canada a déclaré que les inondations en Colombie‑Britannique sont le phénomène météorologique violent le plus coûteux dans l'histoire de la province.
Les dommages privés assurés sont évalués à 450 millions de dollars, mais leur coût réel est beaucoup plus élevé, car de nombreuses personnes touchées n'étaient pas assurées ou étaient sous-assurées. Ce montant ne tient pas compte non plus des pertes du côté de l'infrastructure publique. De plus, le coût des dommages causés aux biens assurés par les feux de forêt s'élève cette année à 155 millions de dollars, mais là encore, cela n'inclut pas les biens des gens qui n'étaient pas assurés.
Hier, l'énoncé économique de l'automne promettait un montant de 5 milliards de dollars, dans le cadre du mécanisme des Accords d'aide financière en cas de catastrophe, pour éponger les coûts de reconstruction liés aux récentes catastrophes naturelles en Colombie-Britannique. La réponse aux efforts soutenus déployés par mes collègues conservateurs et moi est appréciée et témoigne de l'approche Équipe Canada dont j'ai parlé, en particulier avec le ministre de la Protection civile, mais j'attends avec impatience de voir le gouvernement mettre à exécution sa promesse et préciser où et comment le soutien financier sera versé en collaboration avec le gouvernement de la province.
Les fonds sont prévus pour l'année financière 2021-2022, qui se termine dans un peu plus de trois mois. Les barrages et les routes qui ont été emportés ne peuvent pas être reconstruits aussi vite. Sera-t-il possible d'avoir accès à ces fonds après le 31 mars?
Fournir ces fonds par l'entremise des Accords d'aide financière en cas de catastrophe suscite d'autres préoccupations et d'autres questions. Les petites collectivités comme Princeton et Merritt, dans la circonscription de mon collègue le député de Central Okanagan—Similkameen—Nicola, s'inquiètent qu'en raison de l'ampleur des dégâts, leurs assiettes fiscales ne suffiraient tout simplement pas à fournir les fonds de contrepartie exigés. Qu'en est-il de Lytton, dans ma circonscription? Il n'y a littéralement pas d'assiette fiscale, car 90 % du village a été rasé pas les flammes.
Les Accords d'aide financière en cas de catastrophe entre le gouvernement fédéral et la Colombie-Britannique n'offrent aucune assurance que ces petites collectivités recevront le soutien dont elles ont besoin, ce qui cause beaucoup de stress aux dirigeants locaux.
Dans la réponse qu'il a donnée lundi, le ministre de la Protection civile a indiqué que les représentants des gouvernements fédéral et provincial et les dirigeants autochtones avaient une réunion le jour même à ce sujet. Le ministre pourrait-il partager avec la Chambre les résultats de cette réunion? Plus précisément, une partie des fonds annoncés sera-t-elle affectée à la réparation et au renforcement des digues?
Je suis heureux que les dirigeants autochtones aient participé à ces réunions, car lorsque les incendies de forêt ont dévasté Lytton et les Premières Nations des environs, l'été dernier, il était clair que la coordination des mesures d'urgence avec les collectivités autochtones touchées, ainsi que les préavis qui leur ont été fournis étaient tristement insuffisants. Les récentes inondations ont de nouveau montré cette réalité.
En Colombie‑Britannique, la First Nations' Emergency Services Society a demandé la mise en place d'un système d'alerte plus intégré et d'un financement plus stable après qu'il a fallu plusieurs jours pour coordonner les efforts et atteindre les communautés autochtones isolées par les inondations. La semaine dernière, j'ai parlé avec le chef Lampreau de la Première nation Shackan. Tout comme lui, de nombreux chefs des Premières Nations sont désemparés.
Selon l'Assemblée des Premières Nations, en 2018, la Colombie‑Britannique a signé une entente de 29 millions de dollars avec Services aux Autochtones Canada concernant les services d'urgence. L'entente prévoyait 28 postes de coordonnateur de la gestion des urgences pour les Premières Nations. Cependant, ces postes n'ont pas été pourvus. Pourquoi? Quelles mesures concrètes le gouvernement prendra-t-il pour mettre en place des ressources pour les communautés autochtones éloignées qui ont été les plus touchées par certaines des plus récentes catastrophes naturelles?
Je remercie encore une fois le gouvernement d'avoir versé 5 milliards de dollars à la Colombie‑Britannique et le ministre de la Protection civile d'avoir adopté une approche collaborative à mon égard. J'espère entendre des réponses concrètes à certaines de mes questions ce soir.
Voir le profil de Yasir Naqvi
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je remercie le député de Mission—Matsqui—Fraser Canyon de me permettre de fournir une réponse plus complète à cette question très importante.
Les récentes inondations en Colombie‑Britannique ont provoqué une catastrophe presque sans précédent pour les habitants de la vallée du bas Fraser. Elles ont dévasté des collectivités locales, notamment certaines que mon collègue représente. Il ne faut pas oublier non plus qu'il ne s'agit que de la plus récente catastrophe liée au climat à frapper la Colombie‑Britannique cette année: de nombreuses collectivités se remettent encore des violents incendies de forêt qui ont eu lieu il y a à peine quelques mois. Malheureusement, aussi dévastateurs que ces événements aient pu être, nous savons qu'ils ne seront probablement pas les derniers. Les recherches montrent que les catastrophes naturelles liées au climat ne feront qu'augmenter en fréquence et en gravité partout au Canada dans les prochaines années à cause des effets des changements climatiques.
Les changements climatiques sont l'une des plus grandes menaces de notre époque. Nous devons agir rapidement pour renforcer notre résilience et mieux protéger les collectivités. Il sera essentiel de poursuivre la collaboration avec nos homologues provinciaux et territoriaux alors que nous allons de l'avant avec ces travaux. C'est pourquoi le gouvernement a créé un comité sur l’intervention en cas de catastrophe et la résilience climatique avec ses homologues de la Colombie‑Britannique. Le comité collaborera étroitement avec des dirigeants autochtones pour répondre aux besoins immédiats des Britanno-Colombiens et pour trouver des moyens de rebâtir avec une plus grande résilience.
Parmi les principales mesures de soutien offertes aux Canadiens par le gouvernement fédéral dans la foulée de désastres semblables, il y a les Accords d'aide financière en cas de catastrophe, ou AAFCC. Les AAFCC nous permettent d'offrir un financement direct aux provinces et aux territoires touchés pour les coûts qu'ils doivent assumer. Dans le cadre de ce programme, le gouvernement fédéral partage avec les provinces et les territoires jusqu'à 90 % des coûts d'intervention en cas de catastrophe et de rétablissement admissibles lorsque ces dépenses admissibles dépassent un seuil établi en fonction de la population. Les AAFCC prévoient aussi un supplément de 15 % pour des améliorations en matière d'atténuation concernant des activités de rétablissement novatrices qui permettent d'améliorer la résilience future.
Comme le député l'a reconnu, comme l'indique l'énoncé économique de l'automne présenté hier, le gouvernement a réservé 5 milliards de dollars en 2020, en 2021 et en 2022 pour couvrir sa part des coûts de rétablissement aux termes des AAFCC et d’autres coûts attribuables aux récentes catastrophes naturelles survenues en Colombie-Britannique. Je peux aussi confirmer que le 19 novembre dernier, la Colombie-Britannique a présenté une demande d'aide financière et indiqué son intention de présenter une demande de paiement anticipé aux termes des AAFCC. Comme l'événement n'est pas terminé, les estimations de la province restent à venir et les représentants de la sécurité publique discutent activement avec leurs homologues provinciaux afin d'entreprendre le travail dans ce dossier. Nous savons qu'il reste du travail à faire pour aider les Britanno-Colombiens, pas seulement pendant la reprise après cette crise, mais aussi pour protéger l'ensemble des Canadiens contre toute catastrophe future.
Par l'intermédiaire du Programme national d'atténuation des catastrophes, le gouvernement appuie les investissements fondés sur le partage des coûts visant à atténuer les inondations, notamment en cherchant quelles mesures peuvent contribuer à identifier, à planifier et à prévenir les risques d'inondations. Le Fonds d'atténuation et d'adaptation en matière de catastrophes administré par Infrastructure Canada offre aussi des fonds pour les projets d'infrastructure qui contribuent à réduire les risques. De plus, nous avons créé un groupe de travail sur les assurances contre les inondations qui réfléchira, d'une part, aux moyens de protéger les propriétaires fortement exposés au risque d'inondation et, d'autre part, à la viabilité d'un programme national d'assurance-inondations à faible coût. Le rapport de ce groupe de travail est attendu au printemps 2022. Parallèlement, Services aux Autochtones Canada collabore avec des partenaires des Premières Nations pour examiner le contexte particulier des réserves. Ainsi, un comité directeur sera créé pour examiner les besoins des Premières Nations en matière d'assurance habitation contre les inondations.
Dans le cadre de nos efforts de reconstruction, les Canadiens méritent de savoir quels sont leurs risques d'inondations pour mieux planifier leur avenir. C'est pourquoi le gouvernement investira 63,8 millions de dollars sur trois ans pour collaborer avec les provinces et les territoires afin de compléter la cartographie des lieux à haut risque d'inondations.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, je souhaite la bienvenue à la Chambre des communes au député d'Ottawa-Centre et je le félicite de ses nouvelles fonctions de secrétaire parlementaire. Je lui demanderais de répondre à quelques questions précises.
Premièrement, les fonds annoncés en vertu des Accords d'aide financière en cas de catastrophe s'appliquent au présent exercice financier. Seront-ils toujours disponibles à l'exercice suivant? Comme l'a mentionné le député, certaines des demandes de la province restent à venir.
Deuxièmement, toujours au sujet des Accords d'aide financière en cas de catastrophe, la situation en Colombie‑Britannique est unique. Y aura-t-il une certaine flexibilité pour les petites municipalités qui pourraient avoir besoin de plus d'aide qu'à l'habitude pour assumer leur part de contribution dans le cadre de ce programme?
Troisièmement, le député d'en face ne croit-il pas qu'il serait nécessaire que le gouvernement du Canada renégocie les contrats avec la province de la Colombie‑Britannique en matière d'atténuation et de gestion des conséquences des catastrophes dans les réserves?
Voir le profil de Yasir Naqvi
Lib. (ON)
Monsieur le Président, encore une fois, je remercie le député de sa défense des intérêts des citoyens de sa circonscription. De toute évidence, nous sommes en présence de circonstances exceptionnelles. Néanmoins, je tiens à préciser que le gouvernement sera là pour les gens de la Colombie‑Britannique. Nous collaborerons avec les Britanno-Colombiens et le gouvernement de la Colombie‑Britannique pour offrir tous les soutiens nécessaires à la reconstruction à la suite de cette catastrophe ainsi que pour nous préparer à d'autres éventuelles catastrophes.
Étant donné que les fonds ont été annoncés hier, nous continuerons de collaborer étroitement avec le gouvernement de la Colombie‑Britannique pour nous assurer d'avoir toutes les estimations, toutes les dépenses et toutes les demandes en bonne et due forme. Je peux assurer au député que le ministre et moi travaillerons en étroite collaboration avec lui et lui communiquerons toute l'information en temps voulu.
Voir le profil de Dane Lloyd
PCC (AB)
Monsieur le Président, depuis le début des inondations en Colombie‑Britannique, les Canadiens ont répondu à l'appel.
Les efforts héroïques des premiers intervenants, des membres des Forces canadiennes et de la population en général ont permis de sauver des vies et de protéger des biens. Des groupes religieux et des organisations de la société civile ont aussi joué un grand rôle en offrant de la nourriture et un refuge aux personnes évacuées.
Alors que nous travaillons à reconstruire la vallée du Fraser, les Canadiens veulent savoir ce qui sera fait pour éviter qu'une telle catastrophe se produise de nouveau. Ils veulent savoir pourquoi les infrastructures essentielles qui auraient pu empêcher cette catastrophe n'ont jamais été bâties. Ils veulent avoir l'assurance que le gouvernement les protégera et qu'il s'affairera à atténuer les impacts d'éventuelles catastrophes de ce genre.
Quand des catastrophes surviennent, les Canadiens sont toujours à la hauteur de leur réputation. Les Canadiens sont des gens généreux, toujours prêts à venir en aide aux personnes dans le besoin, même si cela signifie mettre leur propre vie en péril.
Les conservateurs sont prêts à participer à une approche Équipe Canada. Nous allons travailler fort pour rebâtir et protéger la Colombie‑Britannique pour les générations futures. Il est temps de retrousser nos manches.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Madame la Présidente, c’est un véritable honneur de prendre à nouveau la parole à la Chambre.
Je remercie le député de Brantford—Brant, qui vient probablement de faire son premier discours à la Chambre. Je pense qu’il est tout à notre avantage qu'il y ait plus de procureurs de la Courone à la Chambre des communes pour nous informer sur le système judiciaire.
Ces dernières semaines ont été agréables et bien remplies avec le retour au Parlement. Même si je me réjouis de constater que le gouvernement a décidé de s’occuper des affaires les plus urgentes, comme le débat sur la Colombie‑Britannique, et qu’il en soit fait mention dans le discours du Trône, je continuerai d’exiger du gouvernement des mesures concrètes pour l’après‑inondation et la construction des infrastructures. C’est ce que demandent mes électeurs et l'ensemble des Britanno‑Colombiens à leur député respectif dans l’immédiat.
En ce qui concerne les interventions sur le terrain, les ministres se sont montrés réceptifs, et le personnel militaire envoyé d'urgence a joué un rôle essentiel, et c'est encore le cas aujourd'hui. Je les félicite pour leur travail et je les remercie de l'attention qu'ils ont accordée à cette situation, mais lorsque la pluie cessera et que les inondations seront maîtrisées, est-ce que le gouvernement fédéral sera toujours là? Dans quelques mois, est-ce que les médias maintiendront leur couverture? C'est ce qui m'inquiète le plus présentement. Je le répète: je ne ménagerai aucun effort pour m'assurer que le budget fédéral à venir correspond à ce qui a été dit dans le discours du Trône et qu'il réponde aux problèmes criants que vit présentement ma province.
J'entends m'assurer que le village de Lytton, que je représente et qui a été dévasté par l'un des pires feux de forêt de l'histoire du pays, obtienne l'aide dont il a besoin du fédéral.
Le prochain budget fédéral devra comprendre un train complet de mesures d'aide et il doit prévoir la modification des politiques qui concernent ceux qui ont perdu leur maison et qui n'étaient pas assurés, les entreprises touchées qui n'arrivent peut-être pas à obtenir de prêts et les producteurs agricoles, en particulier les producteurs de bleuets, les producteurs laitiers et les producteurs de volaille, qui ont vu leurs récoltes et leurs animaux être dévastés. Il faut une mise à jour des cartes des zones inondables pour qu'elles anticipent les catastrophes à venir et que nous puissions nous adapter aux changements climatiques. Les municipalités ont besoin d'argent pour améliorer les digues et l'infrastructure essentielle et le gouvernement provincial doit mettre en œuvre un plan de construction d'infrastructures résilientes sur l'ensemble du territoire afin d'éviter les problèmes comme ceux qu'ont connus les autoroutes.
J'ai circulé parmi les députés pour leur montrer des photos du sommet de Jackass Mountain et de l'autoroute 1. La route a été complètement emportée par les eaux. Il faut reconstruire ces routes en mieux.
Enfin, il faut améliorer les politiques et la capacité de réponse aux situations d'urgence pour nos frères et nos sœurs autochtones. Franchement, la façon de réagir aux catastrophes en Colombie‑Britannique est inadéquate. Nous devons donner les moyens de réagir aux leaders et aux premiers intervenants des Premières Nations et nous assurer qu'ils disposent des outils dont ils ont besoin, en particulier dans les régions rurales de la province, pour faire leur travail efficacement et assurer la sécurité de leur population et de leurs nations.
J'aimerais seulement faire quelques observations supplémentaires. Le discours du Trône donne souvent aux députés l'occasion de revenir sur les élections, sur ce que les gens leur ont dit pendant la campagne électorale et sur la façon dont ils peuvent en faire part au Parlement.
Avant de parler de certaines choses que j'ai entendues en faisant du porte-à-porte pendant la campagne électorale, je tiens à saluer un très bon ami à moi. Il y a 10 ans, c'était mon colocataire, et nous nous assoyions à la table dans la cuisine de notre appartement. Nous faisions partie du personnel du gouvernement de Stephen Harper, et nous nous penchions sur le redécoupage de la carte électorale. On voulait créer une nouvelle circonscription dans ma ville. C'est à ce moment-là que j'ai décidé de me lancer en politique. Blair m'a accompagné depuis le début. Je crois que je ne serais pas ici aujourd'hui sans la présence d'un ami comme Blair, qui a soutenu ma famille pendant de nombreuses années. Quand on fait de la politique, avoir comme employé quelqu'un à qui on peut se confier et qui connaît nos forces et nos faiblesses est une bénédiction. Je n'ai pas beaucoup dormi la nuit dernière. Ce genre de situation me fait pleurer.
Blair passe à autre chose. Il partage sa vie avec une femme merveilleuse et il déménage dans les Prairies. Il quittera mon bureau à la fin de l'année. Blair nous manquera beaucoup. Il est à la fois un serviteur exemplaire de la cause publique et un homme fantastique. Je le remercie du fond du cœur.
Le discours du Trône nous invite à écouter les nombreuses voix. La circonscription de Mission—Matsqui—Fraser Canyon compte parmi celles où les voix sont les plus diversifiées au Canada. Je considère aussi qu'il s'agit de la meilleure circonscription au Canada et je suis prêt à en débattre n'importe quand à la Chambre des communes. La circonscription de Mission—Matsqui—Fraser Canyon comprend 22 000 kilomètres carrés d'étendues sauvages. Elle s'étend de Matsqui et d'Abbotsford, en Colombie-Britannique, jusque dans la vallée de la rivière Bridge dans le parc South Chilcotin Mountains. Le fleuve Fraser constitue l'unique connexion qui unit ma circonscription. Il la traverse entièrement du nord au sud. Je suis fier de vivre à un endroit où l'on trouve une riche culture autochtone et immigrante. Toutes ces personnes nourrissent beaucoup le travail que je fais et elles contribuent énormément aux collectivités que je représente. Je suis fier et honoré de pouvoir les défendre au quotidien. C'est un véritable honneur.
Pendant la campagne électorale, tout le monde ne m'a parlé que d'une chose: le logement. À Abbotsford et à Mission, il n'y a pas si longtemps, une famille dont le revenu provenait peut-être d'un travail dans le parc industriel de Gloucester, à Langley, ou dans une petite entreprise locale, pouvait s'offrir une maison. Il n'y a pas si longtemps, les maisons se vendaient entre 300 000 $ et 400 000 $ dans bon nombre des collectivités que je représente, mais au cours des 7 ou 8 dernières années, ces prix ont grimpé en flèche pour atteindre des niveaux qu'aucun d'entre nous n'aurait jamais pu imaginer. La valeur des maisons a doublé, voire triplé. Nous nous retrouvons maintenant dans une situation où un bon emploi n'est plus suffisant pour trouver un endroit sûr où vivre. De nombreuses familles, dont la mienne, se réjouissent de l'Allocation canadienne pour enfants et des choses positives qu'elle permet de faire, comme de payer les frais de garderie ou d'acheter de la nourriture de qualité. Toutefois, l'Allocation canadienne pour enfants, ou encore une légère augmentation de la pension de la Sécurité de la vieillesse ou du Supplément de revenu garanti pour les aînés, ne tient pas compte de la hausse vertigineuse et fulgurante que nous avons observée en ce qui concerne le coût du logement.
Dans son budget, le gouvernement a parlé d'un fonds pour accélérer la construction de logements. Je ne sais pas en quoi cela consiste. À vrai dire, cela me fait penser un peu à une notion que les libéraux n'évoquent plus, à savoir les supergrappes liées à des zones industrielles. Ils n'en font plus mention maintenant, mais il y a quelques années, le ministre Bains parlait de supergrappes tous les jours. Nous n'entendons plus ce terme. Ce que les Canadiens attendent du gouvernement, c'est un plan concret pour résoudre le problème de la pénurie de logements. La réalité, c'est que nous n'en construisons pas assez. J'habite dans une région qui accueille un nombre considérable d'immigrants. Or, les immigrants n'ont plus d'endroits sûrs où vivre. Le gouvernement doit fixer des objectifs, rendre des comptes à cet égard et aider les municipalités à construire les types de logements dont les gens ont besoin pour s'épanouir. Nous échouons dans ce dossier.
Pendant la campagne électorale, il y avait quelques bons éléments dans la plateforme libérale et il y avait assurément quelques bons éléments dans la plateforme conservatrice. Cependant, les gens reconnaissent maintenant le problème. Il y a eu suffisamment de beaux discours; place à l'action. Le gouvernement fédéral doit se mettre au travail de concert avec les municipalités pour encourager la construction de nouvelles maisons. Il faut que le logement aille de pair avec le développement des infrastructures afin qu'au moment de construire les nouvelles stations du SkyTrain et d'étendre la ligne jusqu'à Langley — ou si nous comptons un jour amener le West Coast Express jusqu'à Mission —, le logement soit au cœur de la planification des infrastructures. Si nous ne commençons pas à examiner plus globalement certains des grands enjeux auxquels nous devons faire face en tant que nation, nous ne parviendrons pas à résoudre la crise du logement.
Je dirai encore une chose sur le logement, et cela concerne les logements destinés aux Autochtones. Mes concitoyens autochtones veulent des logements « construits par et pour les Autochtones ». S'il y a une chose dont l'absence dans le discours du Trône m'a rendu très inquiet, c'est bien celle‑là. Travaillons à la réconciliation. L'année a été difficile pour la Colombie‑Britannique. Idem pour la nation Tk'emlúps te Secwépemc, que je représente. Travaillons à la réconciliation et donnons aux enfants autochtones des endroits sécuritaires où ils pourront se sentir chez eux. Nous pouvons en faire tellement plus à cet égard. En travaillant collectivement, la Chambre peut refermer cette cicatrice que porte notre nation.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, deux fois en deux semaines, les gens de ma circonscription dans la vallée du Fraser et dans le canyon du Fraser ont été touchés par des inondations généralisées. Les autoroutes emportées par les flots, les champs submergés et les granges inondées ont tous eu un effet sur la production agricole. Les Canadiens subissent d'énormes pertes de tous ordres. La sécurité alimentaire et le gagne-pain de bien des gens dépendent de l'aide fédérale.
Le ministre responsable de Développement économique Canada pour le Pacifique peut-il décrire les mesures concrètes que la nouvelle agence mettra en œuvre pour soutenir la reconstruction des routes, des digues et d'autres infrastructures essentielles en Colombie‑Britannique?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je sais que bien des gens touchés par les inondations se posent cette question. C'est pourquoi nous avons mis en place, de concert avec le gouvernement de la Colombie‑Britannique, un comité mixte pour que tous les ministres dont le portefeuille est touché par ces terribles inondations soient impliqués et collaborent. Cela nous donne également l'occasion de reconnaître l'importance de la participation des leaders autochtones à ces discussions.
Nous nous assurerons que tous les ordres de gouvernement et que les leaders autochtones soient impliqués afin de donner aux Britanno‑Colombiens toute l'aide et tout le soutien dont ils ont besoin pour reconstruire et se rétablir.
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Monsieur le Président, je souhaite saluer ma compatriote de la Colombie‑Britannique pour son intervention d'aujourd'hui et la sympathie qu'elle témoigne pour tous ceux ayant été touchés par les inondations dans notre grande province.
La députée a parlé de la nécessité de faire les choses différemment. Je sais que nous débattrons ce soir de beaucoup d'idées différentes, et j'espère que nous trouverons de bonnes solutions. Par exemple, des petites municipalités m'ont parlé des Accords d'aide financière en cas de catastrophe, un programme dont les ordres supérieurs de gouvernement doivent assumer 80 % des coûts, alors qu'elles doivent en assumer 20 %. Or, elles me disent qu'elles n'ont pas les moyens d'assumer cette partie des coûts. Qu'en pense la députée?
La députée a aussi parlé de donner plus d'autonomie aux collectivités. La dernière entente que le gouvernement fédéral a conclue avec la Province de la Colombie‑Britannique était l'entente de 2014 concernant la taxe sur l'essence. Je pense qu'il y a un domaine que nous pouvons améliorer. Tim Roberts, un directeur pour la collectivité rurale de Keremeos, a suggéré que les petits districts régionaux et les petites municipalités devraient pouvoir consacrer une partie des surplus de la taxe sur l'essence à l'atténuation des inondations et à la réduction des risques d'incendie parce que, bien souvent, il y a des zones périurbaines où se trouve du carburant, qui peut facilement être retiré par des étudiants embauchés à cette fin pendant l'été.
La députée peut‑elle parler de certaines des grandes solutions, mais aussi des petites solutions, qui aideront considérablement nos collectivités à s'adapter aux changements climatiques?
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Monsieur le Président, dans le même esprit de collaboration entre les partis, je tiens à féliciter le député de Central Okanagan—Similkameen—Nicola d'avoir assisté à la COP26, et pas seulement pendant quelques jours, mais bien pendant les deux semaines complètes. J'ai vu ses commentaires dans les médias récemment, à savoir que les solutions fondées sur la nature dont il a été question à la COP sont vraiment importantes.
J'aimerais aussi proposer aux étudiants de planter des arbres en été pour restaurer ce que j'ai appelé un « sol hydrophobe ». Sur la colline qui a été la proie des flammes en 2017 — je parle de l'incendie d'Elephant Hill —, rien ne repousse parce que le sol a cuit. La couche supérieure a été détruite par la chaleur de l'incendie. Nous avons besoin d'arbres, et pas n'importe lesquels. Nous avons d'arbres qui conviennent à cet écosystème. Cela aidera à ramener nos saumons. Cela nous aidera à rétablir certaines choses. Ces emplois et cet écosystème sont des éléments clés pour répondre à l'urgence climatique.
Je réponds simplement à sa remarque sur les petites communautés. Je suis tout à fait d'accord: elles n'ont pas l'argent voulu pour arriver à ce 20 % qu'on leur demande. Nous devons être beaucoup plus créatifs quant à la façon dont nous allons aider les petites communautés rurales et éloignées particulièrement appauvries à faire face à une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes qui détruisent leurs infrastructures. Cette augmentation est, j'en ai peur, inévitable. Il faudra faire preuve de beaucoup de créativité.
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec le député de Burnaby-Sud.
Je tiens à dire, d'entrée de jeu, que je suis de tout cœur avec tous les Britanno-Colombiens qui ont affronté des situations difficiles au cours des derniers jours et des dernières semaines. Certains ont perdu des êtres chers dans les glissements de terrain. D'autres ont perdu leur maison, leur ferme et leur gagne-pain. Certains sont restés bloqués dans un véhicule pendant plusieurs heures ou plusieurs jours et ont dû attendre dans la noirceur et sous la pluie, effrayés à l'idée qu'un autre glissement de terrain pourrait survenir à tout moment et les ensevelir.
Je remercie les premiers intervenants et les bénévoles qui ont aidé les personnes coincées sur les autoroutes, les courageux membres du 442e Escadron de transport et de sauvetage qui ont piloté des hélicoptères Cormorant à partir de Comox dans des conditions très dangereuses pour aller cueillir des automobilistes sur la route 7 entre Agassiz et Hope, ainsi que les travailleurs et les bénévoles qui ont lutté pour sauver des gens, pour secourir des animaux d'élevage, et pour maintenir et reconstruire les digues et les pompes nécessaires pour limiter le plus possible les pertes.
Je tiens à saluer particulièrement les temples sikhs du Sud de la Colombie-Britannique, les gurdwaras, qui ont uni leurs forces et fourni gratuitement de la nourriture et des secours aux communautés de la région.
Les 14 et 15 novembre, une rivière atmosphérique a déversé des pluies torrentielles sur les montagnes de la côte de la Colombie‑Britannique. Si cette période de l'année est généralement pluvieuse sur la côte de la Colombie‑Britannique, 20 records de précipitations ont été établis cette journée-là et plusieurs endroits ont reçu en 24 heures les précipitations d'un mois.
La pluie est tombée sur les sommets enneigés des montagnes, sur le sol saturé par des tempêtes précédentes et, dans certains cas, sur les terres et les forêts endommagées par de vastes incendies l'été dernier. Des coulées de boue et des débris ont dévalé les pentes escarpées jusqu'aux routes et aux voies ferrées, et les rivières se sont gonflées pour engloutir des ponts et d'autres infrastructures.
Dans une courte période, toutes les routes et les voies ferrées entre Vancouver et le reste du Canada ont été endommagées ou détruites. La rivière Coldwater a inondé la ville de Merritt. La rivière Tulameen a emporté des maisons sur son chemin, puis a rejoint la rivière Similkameen pour inonder la municipalité de Princeton. Plus de 100 communautés des Premières Nations ont été touchées à l'échelle de la région.
Le fleuve Nooksack dans le Nord de l'État de Washington est sorti de son lit, ses eaux s'écoulant vers les basses terres de la prairie Sumas, à Abbotsford, ce qui a inondé certaines des meilleures terres agricoles du pays. Une série de coulées de boue sur l'autoroute 99, à l'ouest de Lillooet, a enseveli des voitures et des camions, entraînant la mort d'au moins quatre personnes, et une cinquième est toujours portée disparue. Deux glissements de terrain le long de la route 7 entre Hope et Agassiz ont piégé des centaines d'automobilistes dans la noirceur. Certaines routes ont tout simplement été ensevelies sous la boue, les rochers et les arbres, mais l'autoroute Coquihalla, la principale autoroute reliant la côte et l'intérieur de la Colombie‑Britannique, a été carrément détruite à plusieurs endroits. La rivière Nicola, alimentée par la rivière Coldwater gonflée, a emporté des tronçons entiers de la route 8. Les voies ferrées du CN et du CP ont été sérieusement endommagées dans l'ensemble du canyon du Fraser. L'oléoduc Trans Mountain a dû être fermé.
Toutes les chaînes d'approvisionnement essentielles entre la partie sud de la côte de la Colombie-Britannique et le reste du pays ont été coupées. Les cargaisons de grains des Prairies à destination du port de Vancouver sont arrêtées. Les trois quarts des grains du pays qui sont exportés passent par ce port, et la quasi-totalité des biens importés d'Asie entrent au Canada par Vancouver. Aujourd'hui, tout est irrémédiablement bloqué. Que ce soit dans ma circonscription ou dans le reste de la région, les tablettes se sont vidées en un rien de temps des biens périssables qui sont généralement acheminés chaque jour par camion jusqu'à l'intérieur de la province, comme les légumes et le lait.
À elle seule, cette journée de pluie a révélé au grand jour bon nombre des faiblesses de nos chaînes d'approvisionnement et de nos stratégies de transport.
Que nous réserve l'avenir? Pour le moment, la Colombie-Britannique se prépare à affronter deux autres rivières atmosphériques. La première a commencé à se déverser ce soir sur la côte, et la seconde devrait arriver vendredi. Selon toute vraisemblance, ces phénomènes ne devraient pas causer autant de précipitations que la tempête dévastatrice de la semaine dernière, mais les sols sont saturés et sont encore recouverts d'eau à de nombreux endroits, ce qui pourrait causer d'autres glissements de terrain et inondations.
Nous avons aussi entendu parler des inondations qui frappent actuellement le Canada atlantique.
Que doit faire le gouvernement? Nous entendons sans cesse parler d'action climatique, et c'est très bien ainsi. Nous devons rapidement diminuer nos émissions de gaz à effet de serre afin de limiter les répercussions des changements climatiques, mais il n'y a plus rien à faire au sujet de l'augmentation de la température terrestre que nous avons déjà observée. Même si nos émissions tombaient à zéro demain matin, nous devrions toujours nous attendre à ce que les inondations, les incendies ravageurs et les dômes de chaleur aillent croissant et que le niveau des mers continue à augmenter.
La triste vérité est que nous continuerons à émettre des gaz à effet de serre au cours des trois prochaines décennies au moins, et que les effets du changement climatique ne feront qu'empirer. C'est pourquoi nous devons aussi accroître considérablement notre ambition en matière de financement de l'adaptation au climat, en nous préparant aux changements qui s'annoncent.
La majeure partie du financement de l'adaptation au changement climatique provenant du gouvernement fédéral passe par le Fonds d’atténuation et d’adaptation en matière de catastrophes, qui débourse quelques centaines de millions de dollars chaque année. Il reçoit systématiquement trop de demandes et est donc largement sous-financé. La catastrophe dont nous parlons ce soir coûtera des milliards de dollars rien qu'en coûts de reconstruction. Les digues d'Abbotsford pourraient coûter 1 milliard de dollars à elles seules. Il s'agit presque, par définition, d'un fonds destiné à reconstruire après des catastrophes plutôt qu'à préparer les collectivités à les éviter.
La Fédération canadienne des municipalités et le Bureau d'assurance du Canada ont indiqué que les coûts annuels des infrastructures liés au changement climatique au Canada s'élèvent actuellement à 5,7 milliards de dollars. L'Institut canadien pour des choix climatiques estime que les coûts annuels actuels des seules inondations au Canada sont d'environ 1,3 milliard de dollars, et qu'ils seront multipliés par 10 d'ici la fin du siècle.
Nous devons faire des investissements significatifs pour l'adaptation et nous devons fournir un soutien adéquat aux personnes dans les collectivités qui ont été dévastées. Les gouvernements fédéral et provinciaux se sont beaucoup déchargés sur les administrations municipales au chapitre de la construction et de l'entretien des infrastructures. Ces administrations locales ont besoin d'une aide réelle pour reconstruire les digues, les routes et les autres infrastructures, et elles ont besoin d'un fonds dédié pour les aider à financer des plans prospectifs visant à renforcer les infrastructures afin qu'elles soient prêtes pour le climat de 2050 et 2100.
La route Coquihalla n'a que 35 ans et a été pratiquement détruite par un seul épisode pluvieux.
Nous avons entendu qu'il fallait « rebâtir en mieux ». Cependant, pour ce qui est de cette infrastructure, nous devons la rebâtir plus solide. Nous avons besoin de ponceaux plus larges, de ponts plus élevés et de digues mieux conçues. Nous devons chercher des solutions fondées sur la nature, nous préparer aux inondations futures en permettant aux rivières de sortir de leur lit à des endroits où les dommages seraient minimes, et nous assurer que les forêts montagneuses surplombant les localités ainsi que les infrastructures essentielles sont en assez bon état pour intercepter la pluie et retenir l'eau dans le sol.
Nous devons réaménager nos immeubles. Plus de 500 personnes sont mortes à cause du dôme de chaleur de l'été dernier en Colombie‑Britannique. C'était presque toutes des personnes à faible revenu vivant dans des appartements sans air conditionné. Nous aurons d'autres dômes de chaleur, et nous ne pouvons pas permettre qu'un tel carnage se reproduise. Nous devons agir maintenant pour que les personnes à faible revenu puissent vivre dans des logements abordables dotés de systèmes de chauffage et de climatisation efficaces. Nous pourrions installer des thermopompes qui permettraient de chauffer et de climatiser efficacement ces immeubles grâce à une électricité propre. Nous devons recourir à l'initiative FireSmart dans les quartiers se trouvant à l'interface des forêts afin de réduire les risques qu'ils soient détruits par des feux de forêt catastrophiques.
L'avenir ne sera pas facile. Je sais par expérience que ces catastrophes climatiques sont absolument dévastatrices pour les gens ayant perdu leur maison et leurs moyens de subsistance. Dans ma circonscription, la ville de Grand Forks a été inondée en 2018. Les séquelles de l'inondation et le processus de reconstruction ont été très pénibles pour la collectivité.
Les habitants de Lytton ressentent la même douleur et le même sentiment de frustration, et je sais que c'est ce qui attend aussi les habitants de Merritt et de Princeton. Nous devons donc nous préparer à un avenir incertain et veiller à ce que les localités disposent des fonds nécessaires pour se remettre sur pied après des catastrophes naturelles, ainsi que pour s'adapter aux changements climatiques avant de subir les contrecoups d’éventuels phénomènes météorologiques.
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NPD (BC)
Monsieur le Président, je veux remercier tous les députés d'assister à ce débat d'urgence. Je veux aussi remercier le député qui a pris la parole précédemment, un de mes collègues néo-démocrates qui a présenté cette motion, ainsi que les autres députés qui ont débattu de celle-ci.
La situation actuelle en Colombie-Britannique expose au grand jour que la crise climatique n'est pas un problème du futur. Elle montre encore une fois que la crise climatique est une réalité à laquelle nous devons faire face. Je suis convaincu qu'avec tous les exemples que nous avons vus, nous ne croyons plus qu'il s'agit simplement de faire en sorte de léguer à nos enfants un avenir sûr et un environnement sécuritaire. Nous avons vu des phénomènes météorologiques extrêmes et des feux de forêt en Colombie-Britannique. Nous avons connu des étés très chauds et très secs partout au pays, ce qui a permis aux feux de forêt de ravager de nombreuses collectivités.
À l'heure actuelle, des inondations dévastent des collectivités de la Colombie-Britannique. On nous en a donné des exemples. Nous voyons des collectivités être complètement emportées par les eaux. Certaines parties de la vallée du bas Fraser se retrouvent complètement isolées. Des infrastructures ont été complètement détruites, tout comme des maisons. Des Canadiens doivent être déplacés. Des fermes ont été anéanties. Toute cette dévastation est attribuable à la crise climatique.
Malheureusement, la réalité est qu'il ne s'agit pas d'une exception. De telles catastrophes sont en train de devenir la norme. À l'heure actuelle, nos pensées accompagnent les collectivités touchées et nous faisons pression pour qu'elles reçoivent autant d'aide que possible; les collectivités s'efforcent de maintenir les communications et de rétablir le réseau routier. Cependant, nous devons commencer à étudier nos options si une telle situation devient la norme et que nous devons nous attendre à voir ce genre de catastrophe. Comme mon collègue l'a dit, même si nous nous attaquons à la crise climatique et que nous limitons et réduisons nos émissions, certains changements climatiques sont déjà en cours. Nous observerons une hausse de la température. Nous le voyons déjà et cela signifie que des phénomènes météorologiques extrêmes se produiront plus couramment.
Que faisons-nous à ce sujet? Tout d'abord, examinons les impacts. En réalité, ce problème ne se limite pas à la Colombie‑Britannique. Nous parlons actuellement des impacts absolument épouvantables en Colombie‑Britannique, mais des phénomènes météorologiques extrêmes se produisent en ce moment même à Terre‑Neuve‑et‑Labrador. Le village de Channel‑Port aux Basques, à Terre‑Neuve, est lui aussi complètement coupé du reste du pays. Les routes ont été emportées par les eaux. Des tronçons de la Transcanadienne ont été emportes par les eaux à Terre‑Neuve. Il y a à peine deux heures, le Cap‑Breton, en Nouvelle‑Écosse, a été frappé par un phénomène météorologique incroyable. Ils disent qu'il faudra des jours ou des semaines pour que leurs collectivités reviennent à la normale.
L'ensemble du Canada, tout comme le monde entier, est confronté à des phénomènes météorologiques extrêmes, c'est-à-dire plus de pluies torrentielles et d'inondations et des étés plus secs et plus chauds. Nous devons reconnaître qu'il faut s'attaquer à cette crise climatique dans les plus brefs délais, comme la situation l'exige.
Nous ne sentons pas ce caractère d'urgence de la part du gouvernement libéral. Le besoin urgent de répondre à la terrible crise climatique signifie que nous devons commencer à prendre des mesures immédiatement. Nous avons besoin de mesures spectaculaires et audacieuses pour réduire nos émissions. Nous devons investir dans les énergies renouvelables. Nous devons investir dans ces collectivités.
Mon collègue a exposé la situation, mais je tiens à être très clair à ce sujet. Il y a trois points à améliorer. Le premier est notre capacité d'intervention en cas d'urgence. Le gouvernement fédéral doit jouer un rôle plus important à cet égard. Il faut réagir plus rapidement aux phénomènes météorologiques extrêmes et à ce type de catastrophe. Il faut mettre en place des mesures d'atténuation des catastrophes. Il faut investir en amont pour ne pas seulement réagir aux crises, mais plutôt pour accroître la résilience des collectivités et développer leur capacité à faire face à des situations qui deviennent de plus en plus courantes. Si les phénomènes météorologiques extrêmes sont plus fréquents, si les précipitations extrêmes et les inondations doivent arriver plus souvent, il faut construire les infrastructures de manière à rendre ces collectivités plus résilientes.
On sait qu'il y a des infrastructures vieillissantes et que celles‑ci sont directement touchées par les phénomènes météorologiques extrêmes. Je suis allé récemment au Nunavut, où il y a une crise concernant l'eau. À l'heure actuelle, les premiers signes semblent indiquer que cette crise est, là encore, une conséquence directe de la crise climatique. En effet, le réchauffement des températures et le pergélisol qui n'est plus gelé, et qui se réchauffe, ont entraîné une modification de l'infrastructure d'approvisionnement en eau, qui provoque une contamination par les hydrocarbures au Nunavut. L'eau est donc empoisonnée dans la plus grande localité de ce territoire. Je le répète, il s'agit d'une conséquence directe de la crise climatique.
Les conséquences se font sentir partout au pays et partout dans le monde. Nous devons commencer à agir.
Il est particulièrement urgent que le gouvernement fédéral intervienne davantage et fasse les investissements nécessaires pour accroître la résilience des collectivités. La Colombie‑Britannique a besoin d'aide. Nous devons lui prêter main-forte, et je suis heureux d'avoir entendu des députés exprimer leur solidarité envers les Britanno‑Colombiens. J'en suis très reconnaissant. Nous devons prendre soin de nos concitoyens et faire tout en notre pouvoir pour empêcher ce genre de situation de se reproduire.
J'aimerais prendre un instant pour souligner des exemples de soutien et de solidarité exceptionnels. Mon collègue a parlé de certains membres de la communauté sikhe qui se sont mobilisés pour offrir des aliments et du soutien. Dans les moments difficiles, nous voyons au Canada des exemples exceptionnels de courage et de solidarité de la part de ceux qui aident les gens dans le besoin.
Je tiens à saluer tous ceux qui offrent cette aide. Je salue les voisins qui ont pris soin des aînés et d'autres personnes vulnérables dans leur collectivité. Je salue et je remercie les citoyens qui ont offert des aliments et un refuge aux plus démunis.
Je veux reconnaître les travailleurs de première ligne, les travailleurs qui ont aidé ceux qui avaient besoin d’être évacués, les travailleurs qui ont aidé ceux qui avaient besoin de soins. Je veux aussi saluer toutes les collectivités qui abritent en ce moment les évacués qui ne peuvent pas retourner chez eux. D’innombrables personnes ont été évacuées dans cette province et se sont réfugiées dans des collectivités avoisinantes. Il faut souligner la générosité et la bienveillance avec lesquelles ces collectivités ont accueilli les évacués à bras ouverts. Je veux remercier toutes les personnes au pays et dans cette province qui ont apporté leur aide.
La réponse que nous allons apporter à cette crise est importante, et j’encourage le gouvernement libéral à faire tout son possible pour aider à reconstruire les routes, les ponts et les infrastructures qui ont été endommagées. Une fois de plus, je lance un appel fort. En ce qui concerne le climat, le gouvernement nous a souvent servi de belles paroles. J’espère que cette terrible catastrophe servira au moins à montrer clairement que les belles paroles et l’inaction ont un prix.
Parler de la crise du climat ne suffit pas. Dire que cela nous tient à cœur ne suffit pas. Déclarer à la Chambre que l'on a présenté le meilleur plan lors de la dernière campagne électorale ne suffit pas. Il faut prendre des mesures concrètes. Les Canadiens le réclament et l'exigent. Ils constatent actuellement l'incidence de la crise du climat dans leur vie et nous demandent d'intervenir.
Les Canadiens en ont assez. Ils sont frustrés. Ils ne veulent pas d'autres promesses creuses; ils veulent des mesures concrètes. Nous voulons voir des investissements et un véritable plan de lutte contre les changements climatiques. Nous voulons que la relance post-pandémique serve à créer des emplois dans les collectivités où il faut rebâtir des infrastructures, ce qui permettra d'améliorer les infrastructures et de créer des emplois aujourd'hui et dans l'avenir.
Bien que cette catastrophe soit horrible et que, lorsqu'une telle chose se produit, les pertes incommensurables mobilisent toute notre attention, c'est aussi l'occasion de prendre des mesures pour assurer un avenir meilleur. C'est l'occasion d'investir dans l'énergie propre et d'améliorer nos infrastructures. Nous pouvons nous servir de cette catastrophe horrible pour nous motiver à faire ce qui s'impose, à lutter aujourd'hui et demain pour nos enfants, et à faire tout notre possible pour protéger nos collectivités, nos populations et notre avenir.
Voir le profil de Dane Lloyd
PCC (AB)
Monsieur le Président, il y a eu de nombreux débats et de nombreuses discussions ce soir en grande partie au sujet des changements climatiques. C'est vrai, les changements climatiques ont joué un rôle important dans la catastrophe qui est survenue, mais nous avons eu des preuves qu'il s'agissait également d'une catastrophe causée par l'homme en raison de la négligence et des investissements insuffisants. Un des faits les plus troublants que j'ai entendus est que le réseau de digues de la prairie Sumas a été bâti il y a 100 ans.
Quand le Canada a-t-il cessé de construire les infrastructures essentielles à son économie et à la sécurité des collectivités? Quand retrouverons-nous notre volonté d'édification de notre pays pour que ce dernier recommence à progresser?
Voir le profil de Jagmeet Singh
NPD (BC)
Monsieur le Président, il ne fait aucun doute que ce problème a des origines humaines. La crise climatique a été provoquée par l'activité humaine. Il va falloir que les Canadiens unissent leurs voix et que le gouvernement investisse dans les solutions qui s'imposent pour améliorer les infrastructures. Bien sûr que nous devons rendre les régions, les villes et les villages plus résilients. Nous devons garder cela à l'esprit, et le gouvernement a un rôle à jouer. C'est nous qui avons créé la crise climatique et c'est à nous de faire notre part pour y mettre fin.
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Monsieur le Président, je me réjouis d'entendre le chef de l'opposition convenir qu'il faut financer de manière beaucoup plus ambitieuse les mesures qui aideront les communautés à s'adapter aux changements climatiques ainsi que les interventions nécessaires lorsque surviennent des désastres comme celui dont nous discutons actuellement.
Dans des petites collectivités comme Princeton et Merritt, les travaux de reconstruction pourraient coûter plusieurs dizaines de millions de dollars ou même beaucoup plus. Dans ce contexte, le député est-il d'avis qu'on devrait éliminer l'obligation pour les municipalités de fournir 20 % du financement? Les petites collectivités n'ont tout simplement pas les moyens de payer de telles sommes, et ce sont elles qui savent ce qu'il faut faire et comment le faire.
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