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Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Madame la Présidente, premièrement, je suis ravie que la députée ait été élue et je l'en félicite. Je suis tout aussi ravi que ses enfants puissent voir leur mère à l'œuvre. Je trouve dommage qu'ils aient dû écouter mon intervention de 20 minutes avant d'en arriver là.
Plus important encore, il y a de nombreux défis à relever à l'échelle des ménages et des collectivités, et c'est pour cela que nous devons vraiment unir nos efforts. Le député d'Abbotsford a dit plus souvent que n'importe qui d'autre qu'il faut vraiment continuer de collaborer, d'échanger des renseignements et de déployer des efforts. Nous pouvons parler aussi longtemps que nous le voulons, mais il y a des gens qui souffrent réellement. Au bout du compte, lorsque la population doit faire face à une catastrophe, le gouvernement est censé intervenir.
Des erreurs seront commises, mais nous pourrons y remédier en améliorant la communication et en étant prêts à unir nos efforts pour faire le nécessaire.
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Madame la Présidente, je veux m'attarder sur un aspect, à savoir que, durant toute catastrophe, nous sommes très nombreux à présumer que nos appareils fonctionneront. Que ce soit lors de feux de forêt faisant rage à l'intérieur de la Colombie-Britannique ou de violentes tempêtes s'abattant sur sa côte, les habitants des différentes collectivités découvrent qu'il n'y a pas de ligne terrestre ou de réseau cellulaire et qu'il n'y a aucun moyen d'entendre ce qui se passe. J'ai déjà eu une longue conversation à ce sujet avec le chef adjoint du service d'incendie à Ashcroft. Je lui ai demandé ce que ses concitoyens font lors des alertes d'évacuation et comment ils savent à quel moment ils doivent évacuer les lieux. Il a répondu: « Nous nous sommes demandés ce que nous devrions faire sur le plan technologique, et nous avons décidé d'installer une immense cloche à la caserne de pompiers pour avertir les gens. »
Qu'est‑ce que le député pense que nous pouvons faire pour fournir un meilleur réseau aux personnes touchées par des catastrophes afin qu'elles puissent être mieux préparées et qu'elles puissent obtenir l'information dont elles ont désespérément besoin?
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Madame la Présidente, vous savez bien qu’il m’est difficile de rester concis, mais je vais essayer.
Le chef de l’opposition officielle a eu la grande sagesse de nommer notre collègue de l’Alberta comme ministre du cabinet fantôme pour la protection civile. Remémorons-nous la tornade qui a frappé Ottawa. On s’inquiétait alors de savoir si le réseau téléphonique tiendrait le coup, car les infrastructures qui assurent son fonctionnement n’ont qu’une capacité d’autonomie de 8 à 12 heures. Cela dépend des opérateurs. Notre collègue a donc présenté une motion pour dire que nous devrions étudier ce point en comité, et que nous devrions nous poser davantage de questions à ce sujet.
Ce point relève de la compétence fédérale. Nous devons savoir exactement ce que nous attendons de nos appareils dont nous dépendons tellement. Imaginons un instant que des gens ne puissent pas joindre leur enfant par cellulaire pendant une catastrophe. C’est bien de cela que nous devons discuter en profondeur.
Je remercie la députée d’avoir contribué aux débats ce soir.
Voir le profil de Taleeb Noormohamed
Lib. (BC)
Madame la Présidente, je vais partager mon temps de parole avec le député de West Vancouver—Sunshine Coast—Sea to Sky Country.
Je suis reconnaissant de pouvoir prendre la parole pour la première fois à la Chambre des communes à titre de député de Vancouver Granville, qui est située sur le territoire ancestral non cédé des Salishs du littoral et des Premières Nations de Musqueam, de Squamish et de Tsleil-Waututh. Je suis heureux de représenter les résidants de cette incroyable circonscription et de travailler chaque jour en leur nom.
J'aimerais remercier mes parents, ma partenaire, ma sœur, ma famille, ma communauté et mes bénévoles, qui ont travaillé fort tous les jours pour rendre ceci possible.
Comme de nombreux Britanno‑Colombiens, j'ai le cœur lourd ce soir et depuis plusieurs jours à la vue de la dévastation, des pertes et des épreuves causées par des phénomènes météorologiques extrêmes, notamment les pertes de biens, de vie et, en fait, du sentiment de sécurité.
Je tiens ce soir à exprimer ma gratitude à tous ceux qui font leur possible pour soutenir les citoyens de la Colombie‑Britannique, alors que nous affrontons les effets choquants des inondations qui ont causé tant de détresse, de destruction et de dévastation d'un bout à l'autre de la Colombie‑Britannique.
Nous sommes de tout cœur avec ceux qui ont perdu des êtres chers et ceux qui manquent encore à l'appel. Nos pensées les accompagnent.
Comme l'a dit la ministre de la Défense nationale, la semaine dernière, c'est un grand soulagement de savoir que dans des moments comme celui-ci les Canadiens feront toujours front commun pour se soutenir les uns les autres. Nous avons vu des bénévoles, des premiers intervenants, des citoyens ordinaires et des membres de nos forces armées répondre à l'appel et servir et soutenir leurs concitoyens.
Nous avons déjà entendu mon collègue parler des efforts extraordinaires de nos forces armées pour aider les habitants de la Colombie-Britannique à traverser ce cauchemar, en évacuant les personnes et les animaux domestiques vers la sécurité, en transportant de la nourriture et des fournitures, en maintenant des chaînes d'approvisionnement essentielles, en soutenant la planification provinciale et les opérations de secours, en protégeant et rebâtissant des infrastructures essentielles, des routes et des propriétés, et bien plus encore. Nous savons qu'ils continueront le travail visant à stabiliser la situation aussi longtemps que cela s'avèrera nécessaire. C'est gratifiant de savoir que nous pouvons compter sur les incroyables hommes et femmes de nos forces armées pour venir en aide aux Canadiens, comme ils le font en ce moment en Colombie-Britannique et comme ils l'ont fait partout au pays tout au long de la pandémie.
Il fait chaud au cœur d'entendre toutes les histoires de gens de partout en province qui se soutiennent les uns les autres, peu importe leurs différences. Je pense à la Fédération juive, qui a récolté près de 250 000 $, à l'organisme Islamic Relief Canada, qui a rempli des véhicules de fournitures d'urgence pour offrir de l'aide, aux nombreux gurdwaras de l'ensemble de la province qui ont nourri des milliers de personnes et à toutes les situations de ce genre. C'est ce qui nous rend fiers de la Colombie‑Britannique et il est bon de constater que, lors de crises comme celle-ci, nous pouvons compter les uns sur les autres.
Il est presque 20 h en Colombie‑Britannique et nous connaissons tous des gens qui ne pourront pas s'asseoir à table à la maison pour le souper, qui ne pourront pas s'installer devant la télévision ce soir, qui n'iront pas chercher leurs enfants au hockey ou qui ne pourront pas faire ce qu'ils ont l'habitude de faire. Ils devront plutôt tenter de trouver des solutions pour eux, pour leur famille et pour leur collectivité. Je suis très reconnaissant que le gouvernement ait décidé d'agir en partenariat avec la Colombie‑Britannique pour déployer les ressources nécessaires afin de venir en aide à nos concitoyens de la province.
Aujourd'hui, peu importe notre affiliation politique, nous sommes unis dans notre volonté de venir en aide aux gens de la Colombie‑Britannique et d'aider la province à se relever et à se rebâtir. Nous avons tous la volonté de rebâtir rapidement et de soutenir les gens dans le besoin.
La réalité à laquelle nous sommes confrontés en tant que citoyens de la Colombie‑Britannique et en tant que Canadiens est que les incendies de forêt que nous avons vus augmenter au cours des dernières années et des inondations comme celles‑ci vont devenir la norme.
Nous ne pouvons pas simplement reconstruire et prétendre que cela ne se reproduira peut‑être que dans un an ou deux. En effet, cela va arriver et cela continuera si nous ne prenons pas des mesures énergiques pour empêcher un nouveau réchauffement de notre planète.
Le Canada se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète. C'est pourquoi il est aussi important d'agir dès maintenant, comme l'a promis le gouvernement. S'il y a bien une chose que les événements récents nous ont montrée, qu'il s'agisse des feux de forêt ou des inondations, c'est que nous ne pouvons plus prétendre que les changements climatiques ne sont qu'un concept abstrait, un phénomène qui ne nous touchera pas de notre vivant. Les changements climatiques sont une réalité bien concrète et nous devrons travailler ensemble pour bâtir des infrastructures plus résilientes, mais aussi pour prendre les décisions difficiles qui s'imposent pour lutter contre ceux-ci.
Nous devons rebâtir et nous avons l'intention de le faire, mais nous devons rebâtir de manière à nous permettre de résister à l'assaut des changements climatiques, même pendant que nous cherchons à les contrer. Nous devons continuer à investir dans l'innovation et dans la technologie ici au Canada, afin de nous placer à l'avant-garde de la lutte contre les changements climatiques et de nous permettre de bâtir une économie verte et durable pour les décennies à venir.
Dans notre planification pour l'avenir, il est gratifiant de constater que la Chambre fait front commun pour bâtir des communautés résilientes et des infrastructures durables, en plus de réaliser des investissements à long terme visant à assurer la sécurité des Britanno-Colombiens et de tous les Canadiens.
Cette tâche incombe au gouvernement. En 2018, le gouvernement du Canada a créé le Fonds d'atténuation et d'adaptation en matière de catastrophes en promettant 2 milliards de dollars sur 10 ans destinés à des projets d'infrastructures structurelles et naturelles visant à rehausser la résilience des communautés touchées par des catastrophes naturelles engendrées par les changements climatiques. Le budget de 2021 prévoit une somme supplémentaire de 1,375 milliard de dollars sur 12 ans pour renouveler ce fonds.
Le gouvernement a toujours été là pour les Britanno-Colombiens et pour tous les Canadiens, et il continuera d'être là pour les Britanno-Colombiens alors que nous rebâtirons après cette crise et que nous ferons tout ce qu'il faut pour nous assurer de nous préparer en vue de la prochaine catastrophe, tout en poursuivant la lutte contre les changements climatiques.
Chaque fois qu'il y a une catastrophe — et c'est d'autant plus vrai lorsqu'elle est aussi horrible que celle que nous vivons en Colombie‑Britannique en ce moment —, il convient de tirer des leçons et de faire en sorte d'être mieux outillé pour gérer la prochaine et mieux répondre aux besoins des personnes touchées. Nous devons également nous pencher sur la cause profonde de cette crise: les changements climatiques. Dans ce cas, travailler en partenariat pour lutter contre les changements climatiques et prendre des mesures audacieuses sans en faire une question partisane est notre meilleure chance de réussite.
Ce soir, alors que nous siégeons à des milliers de kilomètres de la Colombie‑Britannique, je tiens à remercier tous les députés de s'être concentrés sur ma province et de s'être engagés à travailler ensemble pour que nous soyons en mesure de nous remettre rapidement de cette tragédie.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Madame la Présidente, je remercie le député de Vancouver Granville pour son premier discours à la Chambre des communes.
En effet, un grand nombre des catastrophes que nous avons vues de l'été jusqu'à l'automne, dans ma circonscription en particulier, ont été causées par les changements climatiques. Cependant, nous ne devons pas oublier qu'au début du XXe siècle, le gouvernement du Canada a asséché le lac Sumas et créé un système de digues qui a empêché artificiellement la formation du lac dans la vallée du Fraser. Une grande partie de cette infrastructure doit être rénovée immédiatement pour éviter d'autres inondations.
J'aimerais que le député nous dise s'il soutient les demandes que nous avons entendues ce soir à propos du financement de cette infrastructure essentielle afin de prévenir de nouvelles inondations dans la prairie Sumas, dans ma ville.
Voir le profil de Taleeb Noormohamed
Lib. (BC)
Madame la Présidente, quand on parle du lac Sumas, je pense à ce qu'on avait dit aux communautés des Premières Nations, à l'époque, concernant ce qui risquait d'arriver si une situation comme celle-ci devait se produire. Quoi qu'il en soit, nous en sommes là aujourd'hui, et je ne crois pas avoir besoin de rappeler que le gouvernement s'est engagé à tout faire pour rebâtir la Colombie-Britannique et pour que les régions touchées puissent se relever. Nous devons faire le nécessaire pour que les gens puissent vivre leur vie.
Tous ensemble, nous allons prendre les moyens pour que la Colombie-Britannique et les régions touchées puissent se relever et pour que les localités puissent survivre.
Voir le profil de Gord Johns
NPD (BC)
Madame la Présidente, je tiens à signaler à la Chambre que, de 2006 à 2011, les inondations ont coûté environ 120 millions de dollars au Canada. Ces coûts sont passés à 360 millions de dollars de 2010 à 2015, puis à 430 millions de dollars par année de 2016 à 2018. Ils dépassent aujourd'hui le milliard de dollars. En 2014, le directeur parlementaire du budget avait calculé qu'au rythme où allaient les choses, les inondations et les incendies coûteraient de 43 à 50 milliards de dollars par année à l'État. Quel déficit terrible à laisser aux générations à venir.
Le député a dit qu'il faut investir massivement et prendre des mesures audacieuses et courageuses. Les libéraux investiront 2 milliards de dollars sur 10 ans. Ce qui serait audacieux et courageux, ce serait d'annuler l'expansion du pipeline Trans Mountain, qui coûte 17 milliards de dollars, ou de mettre fin aux subventions au secteur pétrolier et gazier, qui s'élèvent à 18 milliards de dollars. Prenons les 43 à 50 milliards de dollars que nous devons dépenser par année et consacrons-les dès aujourd'hui à nos enfants et à nos petits-enfants au lieu de les embourber dans les déficits.
Les conservateurs nous parlent d'inflation. Ils n'ont rien vu. Les primes d'assurance vont exploser. Protégeons les générations de demain en investissant aujourd'hui dans les choses qui comptent.
Voir le profil de Taleeb Noormohamed
Lib. (BC)
Madame la Présidente, une mesure audacieuse et décisive consiste à mettre en œuvre d'un plan qui a été appuyé par les Canadiens lors de la dernière élection, ce que nous sommes ici pour faire. Une mesure audacieuse et responsable consiste à veiller à ce que nous soyons en mesure d'atteindre nos objectifs, comme nous nous sommes engagés à le faire. Une mesure audacieuse et décisive consiste à faire en sorte que nous travaillons avec tous les intervenants, toutes les provinces et toutes les communautés autochtones afin de lutter contre les changements climatiques et d'obtenir des résultats pour les Canadiens.
Voir le profil de Andy Fillmore
Lib. (NS)
Voir le profil de Andy Fillmore
2021-11-24 23:02
Madame la Présidente, je remercie le député de Vancouver Granville de sa première intervention à la Chambre et je le félicite de son élection. Je suis convaincu que les électeurs de Vancouver Granville sont très heureux d'avoir un représentant aussi accompli et attentionné à la Chambre en ce moment.
Le député, tout comme moi, a fait campagne sur ce qui a été reconnu comme le plan environnemental le plus rigoureux à avoir été proposé aux dernières élections. Je me demande s'il souhaite parler de certains des éléments de notre plan que ses concitoyens ont le plus aimés. Il voudra toutefois peut-être aborder les commentaires du député de Courtenay—Alberni au sujet des 18 milliards de dollars en subventions pour le carburant, dont la majorité était des subventions pour les travailleurs et les familles qui avaient perdu leur salaire. Je lui laisse le soin de choisir.
Voir le profil de Taleeb Noormohamed
Lib. (BC)
Madame la Présidente, le député a effectivement raison. Dans ma circonscription, Vancouver Granville, les électeurs ont choisi un plan sensé, et ils le savaient. Ils savaient qu'il était important d'obturer les puits orphelins et que c'était une sage décision de ne pas réduire le financement de cette mesure. Ils savaient qu'il était important d'abandonner peu à peu les combustibles fossiles et que c'était la bonne solution d'investir en ce sens. Ils savaient qu'investir dans les bonnes décisions pour aider l'économie à s'adapter et à évoluer vers l'économie verte était la bonne solution, sans compromettre les emplois ainsi que la sécurité de l'économie et du pays.
Voir le profil de Patrick Weiler
Lib. (BC)
Madame la Présidente, je tiens d'abord à vous féliciter pour le renouvellement de votre mandat.
C'est un privilège de prendre de nouveau la parole à la Chambre pour participer au débat pour la première fois au cours de la 44e législature. Je tiens d'abord à remercier tous les bénévoles, le personnel dévoué, mes amis et ma famille, qui ont travaillé sans relâche pour me faire élire. Je dois également beaucoup à ma conjointe, Nicole, qui est restée à mes côtés et m'a donné la force d'être le meilleur représentant et la meilleure personne que je puisse être.
Je suis vraiment honoré que les habitants de West Vancouver-Sunshine Coast-Sea to Sky Country m'aient fait confiance pour les représenter à la Chambre. Je suis ici pour faire entendre leur voix et défendre leurs intérêts. C'est pourquoi je suis ici aujourd'hui, pour parler de la crise qui frappe actuellement les Britanno-Colombiens.
Lors de la dernière législature, j'ai pris la parole à la Chambre pour parler de la loi historique sur la responsabilité en matière de carboneutralité et j'ai parlé des répercussions de plus en plus graves des changements climatiques sur la Colombie‑Britannique et les habitants de ma circonscription. Cette loi oblige maintenant le gouvernement du Canada à fixer des objectifs ambitieux et à rendre compte régulièrement de ses progrès afin qu'il soit tenu de les atteindre.
Même si le Canada et de plus en plus de pays mettent en place des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, les répercussions de la crise climatique que nous aurons à gérer seront de plus en plus graves au cours des prochaines décennies, dans le meilleur des scénarios. Nous ne pouvons miser uniquement sur les stratégies d'atténuation. La catastrophe qui sévit depuis deux semaines met en évidence que nous avons pris beaucoup de retard pour mettre en place des mesures d'adaptation aux changements climatiques déjà très présents et en évolution constante.
L'année 2021 a marqué un tournant pour ce qui est de la crise climatique en Colombie-Britannique. L'été dernier, nous avons souffert d'une vague de chaleur extrême sans précédent — communément appelé un dôme de chaleur — durant laquelle la ville de Lytton est devenue l'un des endroits les plus chauds au monde. Malheureusement, le lendemain, la ville a été complètement détruite par l'incendie causé par cette chaleur extrême. Dans toute la province, des records de chaleur ont été enregistrés et certains d'entre eux ont dépassé les 5 degrés Celsius. Au total, 595 Britanno-Colombiens ont perdu la vie en raison de cette chaleur extrême. Cette terrible vague de chaleur a allumé des feux de forêt partout dans la province, détruisant près de 8 700 kilomètres carrés de terrain. Des milliers de personnes ont été forcées d'évacuer leur domicile. Les habitants de la Colombie-Britannique ont respiré de l'air pollué — comparable aux pires concentrations de pollution atmosphérique dans le monde —parce que le soleil a été voilé par la fumée des feux de forêt.
Une température élevée a entraîné une fonte rapide de la calotte de neige des montagnes, des torrents d'eau se déversant ainsi dans les rivières. Quand la température nocturne au sommet du Mount Currie s'est retrouvée autour de 35 degrés, l'alerte d'évacuation du village de Pemberton, à proximité, a été donnée. Le village est passé à quelques centimètres près d'être inondé par les eaux de fonte. Heureusement, dans ce cas, l'eau s'est infiltrée dans le sol.
Toutes les zones côtières de ma circonscription ont été touchées, puisque des milliards d'organismes marins sont morts, ce qui a causé une puanteur caractéristique sur toute la côte de la Colombie-Britannique.
Moins de six mois plus tard, nous avons connu une autre catastrophe climatique sans précédent. En seulement deux jours, l'équivalent de plus d'un mois de précipitations sont tombées en raison d'une rivière atmosphérique, fracassant du coup plus de 20 records. Des endroits qui, cet été encore, se consumaient de façon incontrôlable se retrouvent maintenant sous l'eau. Cette fois, ce sont des inondations extrêmes qui ont obligé des milliers de Britanno-Colombiens à quitter leur domicile. Les eaux ont détruit maisons, infrastructures et entreprises, y compris dans ma circonscription, où les inondations dans le district de la Sunshine Coast ont causé des fermetures de routes, des coupures d'eau et des avis d'ébullition de l'eau. Voilà ce qui se passe l'année même où ces foyers ont connu des restrictions d'eau de niveau 4.
Bien que les coûts totaux associés à ce désastre n'aient pas encore été estimés, nous savons que ce sera la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l'histoire du pays. Il est facile de comprendre pourquoi. Alors qu'environ 240 milliards de dollars de marchandises passent par le port de Vancouver chaque année, le Sud-Ouest de la province a été coupé du reste du pays, puisque les inondations et les glissements de terrain ont coupé ou grandement endommagé toutes les routes et les voies ferrées.
Sur l'autoroute Coquihalla, qui sert au transport de milliards de dollars de marchandises, beaucoup de sections de route ont été emportées et beaucoup de ponts se sont effondrés, une situation qui touchera des milliers de personnes. La route sera probablement inutilisable pendant des mois. Certaines des terres agricoles les plus fertiles du pays ont été inondées, et des milliers d'animaux d'élevage ont péri noyés ou ont été euthanasiés.
À l'heure actuelle, tous les ordres de gouvernement travaillent de concert pour faire face à la crise. Des gens ont déployé des efforts héroïques pour aider les personnes touchées par la situation, que ce soit en donnant et en transportant de la nourriture, un besoin essentiel, en hébergeant des gens qui avaient besoin d'un toit, ou en contribuant généreusement aux secours. Le gouvernement du Canada a modifié les règles de l'assurance-emploi pour pouvoir fournir rapidement du soutien aux Britanno-Colombiens touchés par la situation; il a négocié avec nos amis des États-Unis un assouplissement des mesures frontalières et a déployé des militaires pour qu'ils réparent des infrastructures endommagées afin d'éviter que d'autres problèmes surviennent, puisqu'on annonce jusqu'à 80 millimètres de pluie demain.
Ce ne sont là que quelques exemples. Ce sont les coûts financiers réels des changements climatiques et il faut payer la note dès maintenant. Certes, il s'agit de l'année la plus désastreuse de l'histoire de la Colombie‑Britannique, mais ce n'est qu'un avant-goût de ce que nous réserve l'avenir.
L'été dernier, Oxfam a analysé une recherche de l'institut Swiss Re selon laquelle l'économie du Canada pourrait se contracter de 6,9 % d'ici 2050 si on ne prend pas de mesures ambitieuses pour lutter contre les changements climatiques. Les événements de ce genre deviendront à la fois plus fréquents et plus graves et, si nous ne prenons pas de mesures pour devenir plus résilients, ils seront lourds de conséquences.
Le gouvernement du Canada a pris des mesures dans ce domaine, mais il faut agir davantage et plus rapidement. Les programmes comme le Fonds d'atténuation et d'adaptation en matière de catastrophes fournissent un appui aux grands projets d'infrastructure afin d'aider les collectivités à mieux gérer les risques liés aux catastrophes naturelles.
Plus tôt cette année, j'ai été fier d'annoncer, pour la municipalité de villégiature de Whistler, du financement destiné à la construction de coupe-feu qui atténueront les risques d'incendies de forêt dans la région. Nous avons aussi lancé un fonds national d'infrastructure plus tôt cette année, qui nous permettra d'axer nos efforts sur des solutions d'infrastructures naturelles qui sont fondamentalement plus résilientes aux effets des changements climatiques, pour la même raison qui explique que la région de Pemberton a été épargnée de ce que j'ai mentionné tout à l'heure.
Le budget de 2021 prévoit également des milliards de dollars d'argent frais pour aider les provinces et les territoires à atténuer les conséquences des catastrophes. Plus tôt aujourd'hui, le premier ministre s'est engagé à mettre en place un programme d'assurance à faible coût contre les inondations et nous allons collaborer avec les provinces et les territoires pour mettre à jour la carte des zones inondables. C'est extrêmement important, car nous savons que des villes comme Merritt utilisaient des cartes des zones inondables vieilles de presque 40 ans.
Le gouvernement s'est également engagé à collaborer avec les Premières Nations pour atténuer les risques de feux de forêt en se servant des pratiques ancestrales fort efficaces de ces dernières. Il entend également mettre en place une stratégie nationale d'adaptation d'ici un an et à mettre en œuvre une perspective climatique comprenant des mesures d'adaptation et d'atténuation pour toutes les décisions gouvernementales qui seront prises à l'avenir.
On dit qu'il vaut mieux prévenir que guérir et c'est le cas dans la situation présente; ces mesures et d'autres mesures doivent être mises en œuvre de toute urgence.
En terminant, je veux raconter l'histoire de mon ami Noah. Il rentrait chez lui, à Vancouver, en voiture après s'être rendu près de Merritt quand il s'est buté à un glissement de terrain sur la route Coquihalla. Il a dû rebrousser chemin et emprunter la route du lac Duffy, qui n'affichait aucune mise en garde. En cours de route, il a dû s'immobiliser et, peu après, un glissement de terrain l'a surpris. Son véhicule en a fait plusieurs tonneaux et il a été démoli, mais Noah et son passager en sont miraculeusement sortis indemnes, hormis pour quelques ecchymoses et un bon bain de boue.
Son histoire ne se compare pas à celle d'autres automobilistes qui sont restés coincés, ni à celle des premiers intervenants qui sont arrivés rapidement pour sortir toutes ces personnes de leur véhicule et pour les tenir au chaud en attendant de pouvoir quitter les lieux. Ils ont eu de la chance de s'en sortir indemnes, mais au moins quatre personnes ont connu une fin tragique.
Nous savons que des événements comme celui-là deviendront de plus en plus fréquents et nous devons collaborer avec tous les paliers de gouvernement pour assurer la sécurité des Canadiens. Nous devons nous assurer que nos infrastructures résistent aux phénomènes météorologiques extrêmes de la sorte et que les Canadiens comprennent bien les risques pour eux-mêmes ainsi que pour leurs biens. Nous devons être en mesure de nous adapter aux conditions qui changent rapidement.
J'espère que tous les députés saisiront et entretiendront le sentiment d'urgence et la motivation que nous vivons tous aujourd'hui, afin que nous puissions travailler ensemble pour réduire les émissions et les risques que courent les collectivités en raison de l'accélération des changements climatiques.
Voir le profil de Bob Zimmer
PCC (BC)
Madame la Présidente, je salue tous les intervenants de ce soir qui ont axé le débat sur les résidants d'Abbotsford, des basses-terres continentales jusqu'à la vallée du Fraser et de l'intérieur des terres. Il faut penser à la population et à l'aide dont elle a besoin. Voilà de quoi il est question ce soir.
Comme mes collègues les députés d'Abbotsford et de Mission—Matsqui—Fraser Canyon l'ont mentionné à maintes reprises, il faut penser à la population.
Nous avons vécu à Abbotsford durant quatre ans pendant mes études universitaires, et cette ville fait partie de notre famille. C'est là que nos enfants ont grandi lorsqu'ils étaient tout jeunes. Nous devons nous concentrer sur les besoins. Nous devons nous concentrer sur la situation urgente qui se déroule là-bas en ce moment, sur la tempête qui viendra ce soir et celle qui viendra probablement la semaine prochaine.
Nous exhortons le gouvernement fédéral à apporter toute l'aide qu'il peut offrir dès maintenant. Encore une fois, c'est pour cela que nous sommes ici ce soir. Il se fait tard à Ottawa, il est environ 23 h 15, mais je voulais seulement parler au député et demander au gouvernement de faire tout ce qui est possible pour aider les gens d'Abbotsford.
Voir le profil de Patrick Weiler
Lib. (BC)
Madame la Présidente, bien entendu, tous les ordres de gouvernement collaborent étroitement et divers ministres s'attaquent à ce dossier. L'armée a également été déployée. Je crois savoir qu'environ 500 membres des Forces armées canadiennes s'y trouvent actuellement et s'affairent à effectuer les réparations nécessaires, notamment la reconstruction des digues, pour empêcher les pluies qui s'annoncent d'aggraver encore davantage la situation pour ceux qui ont déjà dû fuir leur domicile.
Je tiens aussi à exprimer mon appui au gouvernement afin qu'il fasse tout en son pouvoir pour aider les personnes touchées à traverser cette période difficile, comme il l'a fait pendant la pandémie de COVID.
Voir le profil de Alistair MacGregor
NPD (BC)
Madame la Présidente, c'est la première fois que je prends la parole au cours de la 44e législature. Je souhaite donc en profiter pour remercier les gens extraordinaires de Cowichan—Malahat—Langford de m'avoir accordé un troisième mandat. J'en suis profondément honoré.
Depuis que je siège à la Chambre, on a souvent donné comme excuse, lors des débats sur les changements climatiques, le coût qui résulterait de l'abandon d'une économie dépendante des combustibles fossiles. Pourtant, ce coût annoncé fait fi des sommes considérables qu'il faudra verser si nous n'effectuons pas cette transition, des sommes dont l'ampleur fera paraître ridicules en comparaison les investissements nécessaires pour amorcer la transition maintenant.
J'aimerais poser deux questions à mon collègue. D'abord, maintenant que nous connaissons les prévisions, est-il d'avis que les crédits budgétaires accordés par le gouvernement libéral actuel suffiront pour relever ce défi? Ensuite, regrette-t-il que le gouvernement libéral ait investi des milliards de dollars dans les infrastructures de combustibles fossiles, comme l'oléoduc Trans Mountain?
Voir le profil de Patrick Weiler
Lib. (BC)
Madame la Présidente, nous devons continuer de faire plus et intervenir plus rapidement. Nous devons réduire nos émissions du mieux que nous le pouvons dès maintenant. C'est pourquoi nous avons promis d'imposer un plafond pour les émissions du secteur pétrolier et gazier et de réduire ce plafond progressivement tous les cinq ans pour que nous puissions atteindre les objectifs de réduction des gaz à effet de serre que nous nous sommes fixés et vis-à-vis desquels nous avons maintenant des comptes à rendre grâce au projet de loi adopté il y a quelques mois.
Ce faisant, nous devons investir dans les types de technologies qui nous permettront de réduire notre dépendance à l'égard de l'énergie fossile ainsi que de réduire nos émissions dans d'autres sphères de la société. Au cours des quatre ou cinq dernières années, nous avons investi quelque 100 milliards de dollars à cette fin, mais nous devrons faire plus. Nous devrons également continuer d'investir dans l'adaptation. Il faut faire plus à cet égard. C'est ce qui ressort nettement des événements des deux dernières semaines, voire de la dernière année toute entière. Certaines des choses que j'ai mentionnées...
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