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NPD (ON)
L'honorable député a-t-il le consentement unanime de la Chambre afin de proposer la motion?
Des voix: D'accord.
La vice-présidence adjointe (Mme Carol Hughes): La Chambre a entendu l’énoncé de la motion. Plaît-il à la Chambre d’adopter cette motion?
Des voix: D'accord.
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
propose:
Que la Chambre s'ajourne maintenant.
— Monsieur le Président, c'est un grand honneur d'être la première députée à prendre la parole ce soir pour parler de cette question si importante et primordiale.
J'aimerais d'abord souligner que nous sommes réunis sur le territoire non cédé du peuple algonquin anishinabe.
À mon avis, il est évident que nous vivons une situation d'urgence climatique. Je viens de participer à la 26e Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, à Glasgow. C'est la douzième fois que j'y participe, et la situation est maintenant plus grave que la première fois.
Je suis désespérément inquiète de constater que les changements climatiques s'aggravent plus vite que le gouvernement ne prend des mesures pour maîtriser la situation. J'aimerais aborder ce problème en étant pleinement consciente du temps qui m'est alloué. Je prends au sérieux les observations faites plus tôt aujourd'hui par mon ami et collègue le député d'Abbotsford, qui souhaitait aussi la tenue d'un débat d'urgence. Nous voulons nous pencher sur ce qui vient de survenir chez nous, en Colombie-Britannique. Cependant, il faut tenir compte du contexte actuel, car le fait de mettre en place des mesures sans tenir compte des causes fondamentales de cette catastrophe ne fera qu'empirer les choses. Nous devons absolument nous attaquer aux causes fondamentales de cette situation et prendre les mesures appropriées.
Sous réserve de l'indulgence du Président, j'aimerais commencer par le contexte mondial pour ensuite aborder le contexte national et finalement mettre surtout l'accent sur les aspects provinciaux et locaux et ce que nous devons faire maintenant. Ce soir, j'espère que nous ferons front commun pour examiner la problématique, tous les députés des cinq partis confondus, de manière à ce que nous donnions le meilleur de nous-mêmes en misant sur le fait que nous avons plus de points en commun que de différences.
Je regarde le député de Mission—Matsqui—Fraser Canyon, de l'autre côté de la Chambre. Il a mentionné plus tôt que Lytton, une ville de sa circonscription, a été rasée par les flammes en 15 minutes cet été. Selon moi, il ne faut pas seulement considérer les inondations qui viennent de se produire. De nombreux incidents ont frappé à maintes reprises les mêmes collectivités, en particulier des communautés autochtones, après que la Chambre a ajourné, de la fin juin à la reprise des travaux, lundi.
Nous devons reconnaître qu'il y a urgence climatique, comme l'a fait la Chambre le 17 juin 2019. Certains d'entre nous occupaient leurs sièges à ce moment-là. Au moyen d'une motion présentée par l'ancienne ministre de l'Environnement, Catherine McKenna, la Chambre a décidé d'affirmer qu'il y a bel et bien une urgence climatique dont il faut tenir compte. Rien n'a changé cependant. Nous n'agissons pas comme si nous étions en situation d'urgence.
La grande entreprise scientifique qu'est le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, ou GIEC, a produit des études très claires. D'ailleurs, en octobre 2018, le rapport sur la question du 1,5 degré Celsius était lancé. Les nouvelles étaient tellement affreuses que le GIEC disait qu'on devait agir immédiatement. Or trois ans ont maintenant passé, et la situation est pire qu'en octobre 2018.
Le rapport d'urgence du GIEC sur la limite de 1,5 degré Celsius, qui constitue la cible de l'Accord de Paris, alerte que nous courons véritablement le risque de rater cette cible. Il ne s'agit pas d'une cible politique. Si l'on a demandé au GIEC de rédiger ce rapport, c'est pour informer les décideurs, les politiciens et les chefs de gouvernement du monde entier de la différence entre une augmentation de la température mondiale moyenne de 2 degrés Celsius et une autre de 1,5 degré Celsius. Je n'énoncerai pas tous les détails de ce rapport. Mon temps de parole ne me le permettrait pas. Néanmoins, comme une cheffe de gouvernement, la première ministre de la Barbade, l'a affirmé il y a quelques jours à Glasgow, une augmentation de 2 degrés Celsius équivaut à une peine de mort pour nous; la limite pour notre survie se situe à 1,5 degré Celsius.
Ce que le GIEC explique, ce n'est pas que la limite de 1,5 degré Celsius nous permettrait de vivre en toute sécurité, mais qu'elle nous permettrait uniquement de survivre. Cette limite permettrait aux récifs coralliens de survivre, pour la plupart. Elle protégerait l'Arctique, pour la plupart, mais pas entièrement. Nous subirions la fonte du pergélisol, mais pas à un point mortel. À maintes reprises, ce rapport majeur rappelle le caractère essentiel de la limite de 1,5 degré Celsius.
Puis, cet été, le premier groupe de travail a publié sa contribution au sixième rapport d'évaluation du GIEC, que le secrétaire général des Nations unies a qualifié de code rouge pour l'humanité. Le rapport dit que tout ce que le GIEC nous avait prévenu en 2018 qui allait arriver se concrétise plus rapidement et de manière plus grave que prévu.
Nous savons que, mondialement, nous sommes maintenant en voie de dépasser amplement les 2 degrés Celsius, ce qui nous portera bien au-delà de la limite de la zone de danger. On ne parle pas d'intempéries. C'est la survie de la civilisation humaine qui est en jeu. Aucun problème n'est plus important. Aucun enjeu n'est plus vital. Pourtant, nous vaquons à nos activités quotidiennes comme si nous avions toujours tout le temps voulu à notre disposition.
Malheureusement, et tragiquement, le gouvernement du Canada a choisi de retenir seulement une partie des conseils du GIEC, c'est-à-dire qu'il faut limiter la hausse à 1,5 degré Celsius, promettant que, pour ce faire, nous atteindrons la carboneutralité d'ici le milieu du siècle, soit 2050. Je me dois d'apporter une précision, en particulier au profit de mes collègues libéraux, car, de la manière dont quelqu'un quelque part manipule l'information, je doute que le gouvernement comprenne.
Le GIEC n'a jamais dit que l'objectif était d'atteindre la carboneutralité d'ici 2050. Il n'a jamais dit que cela serait suffisant pour assurer la survie de la civilisation humaine. Il dit très clairement qu'il n'y a qu'un seul moyen de limiter la hausse à 1,5 degré Celsius, et cela commence par une réduction mondiale d'au moins 45 % des émissions de carbone d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 2010. C'est beaucoup. Si nous ne faisons pas cela, la carboneutralité d'ici 2050 n'a aucune valeur. Il sera trop tard. Nous serons déjà bien engagés sur la voie risquée et intolérable d'un réchauffement climatique planétaire en accélération constante et irréversible qui se déclenchera lorsque nous franchirons ce que certains appellent le seuil critique ou le point de non-retour. L'important à souligner est qu'il est encore temps d'agir.
Le temps presse, mais il n'est pas trop tard. On doit agir immédiatement afin de réduire les gaz à effet de serre, en plus d'effectuer des changements pour protéger la nature, et particulièrement les forêts.
Nous avons tout juste le temps, et durant la COP26, nous n’avons pas pris les décisions nécessaires, que ce soit le Canada ou les autres pays. Comme l’a dit le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, la COP26 n’est pas un échec, car il est possible de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré Celsius pour éviter le cauchemar, mais cela ne tient qu'à un fil. Nous en sommes là. D’ici 2022, et de préférence avant, le Canada doit en faire davantage.
Je sais que je risque de me faire chahuter, mais il faut le dire sans détour: nous ne pouvons pas affirmer que nous prenons au sérieux cette urgence climatique à l’échelle nationale tout en construisant le pipeline Trans Mountain; nous ne pouvons pas affirmer que nous prenons au sérieux cette urgence climatique tout en continuant à financer la fracturation, le gaz naturel liquéfié et toutes les énergies fossiles. Nous devons présenter une loi sur la transition équitable. Nous devons aider les travailleurs. Nous devons opérer cette transition.
Quand on passe du plan mondial au plan national, nous savons qu’il va falloir retrousser nos manches. Je soutiens la plupart des mesures prises par le gouvernement, même si elles restent insuffisantes dans l’ensemble pour faire en sorte que mes enfants, qui sont bien en vie aujourd’hui, puissent vivre dans un monde viable lorsqu’ils auront mon âge. Ce point nous concerne tous profondément et personnellement, et je suis heureuse que nous puissions en parler.
D'un point de vue plus personnel, j'aimerais parler de la Colombie‑Britannique. L’urgence climatique m’a touchée de près cet été. En Colombie‑Britannique, le dôme de chaleur — qui n’est pas une simple canicule — a tué près de 600 personnes en quatre jours. Une des personnes touchées qui a survécu est ma belle-fille. Elle est dans la trentaine et se trouvait dans la ferme familiale de mon mari à Ashcroft, en Colombie‑Britannique, près de Lytton, lorsque la température a atteint les 50 degrés Celsius.
Je pense qu'aucun d'entre nous ici ne peut vraiment imaginer l'effet que cela peut avoir. Elle a dit que lorsqu'elle était à l'extérieur, elle avait l'impression qu'un séchoir à cheveux lui soufflait sur le visage en permanence. Elle en avait mal à la peau. Elle a failli mourir et a eu un œdème cérébral. Un autre membre de la famille était secouriste; il sortait les gens des cabanes et des caravanes et les mettait dans les ambulances, sachant qu'ils ne vivraient pas.
Nous devons faire beaucoup mieux quand nous parlons des mesures que nous devons prendre maintenant et des leçons que nous avons apprises. Nous avons besoin de protocoles de soins de santé radicalement révisés, qui se penchent sur la question de savoir ce qu'on doit faire lorsqu'on trouve quelqu'un dont les organes sont déjà en train de cuire. Ce n'est pas le protocole qu'on utilisait l'été dernier en Colombie‑Britannique.
Nous avons eu des feux de forêt du début avril à la fin septembre. Au cours de cette saison de feux de forêt en Colombie‑Britannique, 1 600 incendies ont détruit plus de 868 000 hectares. Ces incendies ont également contribué à l'ampleur des dégâts causés par les inondations, car le sol était devenu hydrophobe, ce qui signifie qu'il expulsait l'eau qui tombait sur lui. Le sol ne pouvait pas absorber l'eau; il la repoussait. Les inondations ont été aggravées par les incendies.
Bien sûr, l'inondation a été décrite comme une rivière atmosphérique. Nous apprenons de nouveaux termes au fur et à mesure. Pendant la saison des incendies, nous avons appris qu'il y avait des choses appelées pyrocumulonimbus. Ce sont des nuages qui produisent des étincelles. Ils créent plus de feux.
Nous ne sommes pas dans une situation climatique normale. Nous faisons face à une urgence climatique. Je devrais en dire plus, bien sûr. Comme les gens le savent, les inondations ont détruit des routes. Quand la route Coquihalla sera-t-elle enfin réparée? Les dégâts sont considérables: 18 routes et 5 ponts fortement endommagés par les inondations, des pertes de vie, l'expérience terrifiante des personnes prises dans des coulées de boue et l'horreur de perdre des fermes. J'ai mentionné la ferme de mon mari à Ashcroft. C'est la deuxième fois que nous avons accueilli des réfugiés climatiques. En été, nous avons accueilli des personnes qui étaient sur un pied d'alerte en raison de feux de forêt possibles. Il y a maintenant des gens qui ont tout perdu dans les inondations.
Il s'agit d'une situation intenable, mais il y a des mesures que nous pouvons prendre. Nous devons nous engager sérieusement à les mettre en œuvre et c'est un effort national. Grâce au discours du Trône, nous savons qu'il y a enfin un engagement. Ce n'est pas la première fois que j'entends ces propos. Je me souviens que le gouvernement conservateur précédent avait promis un plan national d'adaptation. L'objectif consiste à minimiser le plus possible les dommages causés par l'urgence climatique en réduisant au plus vite notre dépendance aux combustibles fossiles, en faisant la transition vers l'énergie renouvelable et ainsi de suite.
Certains effets sont étroitement liés à notre atmosphère. Puisque la détérioration du climat sera inévitable dans une certaine mesure, nous devons éviter les effets auxquels nous ne pouvons pas nous adapter, y compris, comme je l'ai mentionné, un réchauffement mondial effréné qui atteindrait un point tel que notre espèce ne pourrait pas véritablement survivre sur cette planète. Nous devrons nous adapter aux effets qui sont maintenant inévitables.
L'adaptation comporte bien des aspects. Il est vrai que les ministres responsables de la sécurité publique et des infrastructures ont un rôle à jouer. Cependant, il faut une approche pangouvernementale. Il est rare que j'exhorte le gouvernement du Canada à envisager de suivre l'exemple de son homologue des États‑Unis, mais le président des États‑Unis a nommé John Kerry, ancien secrétaire d'État de l'administration Obama, non pas comme chef du département de l'Environnement, mais comme membre clé du Conseil national de sécurité à la Maison-Blanche.
C’est parce que le président des États‑Unis comprend bien que les changements climatiques ne sont pas ou ne seront jamais une question environnementale, mais une menace à la sécurité nationale, un peu comme un ennemi militaire à une autre époque.
La menace pour la sécurité nationale à laquelle nous devons faire face commande une approche pangouvernementale. C'est d'autant plus important — et je me tourne vers la députée de Nunavut — que nous devons penser à ce qui arrivera dans l'Arctique canadien. Nous devons amorcer une réflexion en tant que pays du cercle polaire. Rappelons que nous devons veiller à ce que le pergélisol reste suffisamment froid pour éviter le dégel. Le pergélisol contient du méthane, un puissant gaz à effet de serre, et son dégel partout dans le monde libérerait quatre fois plus de carbone dans l'atmosphère que la quantité produite par les humains depuis le début de la révolution industrielle.
Nous savons que l'Arctique doit demeurer assez froid, comme nous l'a dit Sheila Watt-Cloutier il y a des années. La protection des droits de la personne des Inuits, mais aussi de leur culture et de la chasse traditionnelle, exige que nous protégions le climat arctique. Pour le bien de toutes les espèces sur la planète, en fait, nous devons assurer la conservation de l'Arctique, puisque le maintien du pergélisol prévient les émissions de méthane.
Il y a des vecteurs vraiment importants ici. Agissons donc avec créativité.
Dans l'immédiat, la Colombie-Britannique a besoin de plus de ressources. Nous devons contribuer à la reconstruction de routes et de voies ferrées essentielles à la protection des chaînes d'approvisionnement et au redressement de l'économie. Nous devons aider les agriculteurs et les propriétaires qui ne sont pas assurés. Nous devons trouver une façon d'aider les familles à se refaire une vie sur le plan personnel. Nous devons penser à la reconstruction, à la modernisation et à l'adaptation à l'urgence climatique que nous vivons aujourd'hui.
Il faut être créatifs et trouver de nouvelles idées. Dans le cas de la situation d'urgence en cours, il fallait des bénévoles qui prennent leur embarcation et qui vont sauver des gens. Il ne faut pas que le gouvernement s'arrête à des considérations du genre: « Ces gens ne sont pas assurés; est-ce vraiment une bonne idée? » Si les habitants d'Abbotsford et de Merritt n'avaient pas répondu à l'appel pour installer des sacs de sable autour des infrastructures clés, la situation aurait été bien pire. Que pouvons-nous faire pour avoir des idées créatives en matière d'adaptation climatique, comme la création de groupes de réponse aux situations d'urgence et l'établissement de collectivités résilientes où on délègue à certaines personnes la responsabilité d'aller sur le terrain sauver des vies?
Il y a deux ans, une situation grave est survenue dans ma région aux environs de Noël. Un événement météorologique complètement fou lié à la crise climatique a provoqué des bourrasques qui ont déraciné des arbres et les ont balayés de l'autre côté de la rue. C'était en pleine période de Noël et tout le monde a perdu l'électricité. C'est ce qui arrive lors d'événements météorologiques graves. Les lignes électriques sont coupées, il n'y a plus de service cellulaire et nous ne pouvons plus nous déplacer et, dans ce cas-là, c'était en raison des arbres tombés dans les rues. Les gens de ma région ne sont pas idiots et ils savent qu'il est illégal de prendre sa scie à chaîne et d'aller scier les arbres déracinés pour aider ses voisins, mais tout le monde l'a fait. Les gens se sont entraidés pendant la période de Noël. Ils n'allaient pas laisser des personnes de 90 ans qui vivent seules s'arranger toutes seules parce qu'il est illégal de scier des arbres pour dégager la route.
Nous devons trouver des solutions. Comment pouvons-nous donner plus d'autonomie aux gens qui savent réagir dans des situations d'urgence? Comment pouvons-nous prévoir des interventions légales, appropriées et appuyées par des formations pour mobiliser les bénévoles? Le député de Central Okanagan—Similkameen—Nicola sera sûrement d'accord avec moi pour dire que des gens ont agi avec beaucoup de courage dans les communautés, et qu'il faut canaliser cette énergie.
Je rappelle que des centaines de personnes ont perdu la vie en Colombie-Britannique à cause des urgences climatiques des derniers mois; le dôme de chaleur a causé près de 600 décès et les inondations actuelles ajoutent encore à ce nombre. Il faut garder à l'esprit que la température moyenne mondiale est maintenant à 1,1 degré Celsius de plus qu'avant la révolution industrielle. Nous cherchons actuellement à voir s'il serait possible de limiter le réchauffement à 1,5 degré Celsius, une hausse qui ne serait pas sécuritaire et qui aurait des effets encore plus néfastes que la hausse actuelle de 1,1 degré Celsius.
Il n’y a rien de plus important que de protéger nos jeunes, nos enfants et nos petits‑enfants contre la grande menace des changements climatiques.
Nous ne faisons pas encore tout ce qu'il faut. Nos gestes quotidiens ne montrent pas que nous saisissons l'ampleur de l'urgence climatique. J'encourage vivement le gouvernement — puisque nous avons déjà acheté Trans Mountain et que nous disposons de tous ces travailleurs et de tout cet équipement — à modifier le mandat de cette société d'État afin d'utiliser ces travailleurs et cet équipement pour rebâtir, pour réparer les routes et pour établir des mesures de protection en prévision du prochain événement climatique grave.
Comme on le sait, au cours des dernières 24 heures, des routes ont été submergées à l'île du Cap-Breton, d'où je viens, et près de Corner Brook, à Terre-Neuve-et-Labrador. Aucune région du pays, aucune région de la planète n'est à l'abri de ces urgences climatiques.
Nous devons unir nos forces et, comme le dit le discours du Trône:
« Le temps est venu d'aller plus loin, plus vite. »
C'est triste à dire, mais je ne vois rien dans le discours du Trône au sujet des mesures qui s'imposent, mais nous savons tous de quoi il s'agit. Le débat de ce soir est une belle occasion de faire valoir ces bonnes idées et de dire ensemble que nous travaillons pour nos collectivités, pour le Canada et pour la planète. 
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Monsieur le Président, j'aimerais revenir sur ce que la députée vient de dire, à savoir la nécessité d'unir nos forces.
Lorsque nous voyons ce qui se passe en Colombie-Britannique, force est de reconnaître que non seulement le gouvernement national, mais aussi le gouvernement provincial, les municipalités et de nombreux autres intervenants ont tous intérêt à faire en sorte que la Colombie-Britannique et ses habitants, qui sont si durement touchés, parviennent à surmonter cette épreuve et que nous devons aider la province à se reconstruire.
Que pense la députée de l'importance de veiller à ce que les différents ordres de gouvernement continuent de manifester leur sympathie et d'offrir l'aide dont ces collectivités ont tant besoin?
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Monsieur le Président, ce soutien est d'une importance capitale. Il sera très coûteux. J'ai été frappée lorsque le premier ministre a pris la parole à Glasgow et a fait allusion à Lytton. Lytton est toujours là et a besoin d'être reconstruite. Les gens de Lytton sont là. Il s'agit aussi d'une importante communauté autochtone, autour de laquelle sont dispersées d'autres Premières Nations.
Il est important que nous ne laissions aucune communauté pour compte dans cette démarche, mais ce sera coûteux. Pendant des décennies, des études ont montré qu'il coûterait beaucoup plus cher d'ignorer le changement climatique que d'agir. Nous nous trouvons maintenant dans la position peu enviable de devoir agir à la fois plus vigoureusement et plus rapidement qu'avant.
Heureusement, la reconstruction des communautés stimule l'économie en faisant travailler toutes les personnes qui le peuvent afin d'aider les fermes à se rebâtir. Il y a eu tellement de pertes, des pertes dévastatrices, qu'il est difficile d'imaginer comment certaines familles vont tout reconstruire, mais elles ont besoin de savoir qu'elles auront une source de financement pour remettre leur ferme en état de marche. Elles ont besoin de savoir que leur maison peut être réparée, même si les compagnies d'assurance disent qu'elles ne sont pas couvertes pour ce type d'inondation. Nous allons devoir repenser la manière dont nous réagissons à ce que l'on appelait autrefois des catastrophes naturelles, mais qui ne le sont plus.
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Monsieur le Président, je souhaite saluer ma compatriote de la Colombie‑Britannique pour son intervention d'aujourd'hui et la sympathie qu'elle témoigne pour tous ceux ayant été touchés par les inondations dans notre grande province.
La députée a parlé de la nécessité de faire les choses différemment. Je sais que nous débattrons ce soir de beaucoup d'idées différentes, et j'espère que nous trouverons de bonnes solutions. Par exemple, des petites municipalités m'ont parlé des Accords d'aide financière en cas de catastrophe, un programme dont les ordres supérieurs de gouvernement doivent assumer 80 % des coûts, alors qu'elles doivent en assumer 20 %. Or, elles me disent qu'elles n'ont pas les moyens d'assumer cette partie des coûts. Qu'en pense la députée?
La députée a aussi parlé de donner plus d'autonomie aux collectivités. La dernière entente que le gouvernement fédéral a conclue avec la Province de la Colombie‑Britannique était l'entente de 2014 concernant la taxe sur l'essence. Je pense qu'il y a un domaine que nous pouvons améliorer. Tim Roberts, un directeur pour la collectivité rurale de Keremeos, a suggéré que les petits districts régionaux et les petites municipalités devraient pouvoir consacrer une partie des surplus de la taxe sur l'essence à l'atténuation des inondations et à la réduction des risques d'incendie parce que, bien souvent, il y a des zones périurbaines où se trouve du carburant, qui peut facilement être retiré par des étudiants embauchés à cette fin pendant l'été.
La députée peut‑elle parler de certaines des grandes solutions, mais aussi des petites solutions, qui aideront considérablement nos collectivités à s'adapter aux changements climatiques?
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Monsieur le Président, dans le même esprit de collaboration entre les partis, je tiens à féliciter le député de Central Okanagan—Similkameen—Nicola d'avoir assisté à la COP26, et pas seulement pendant quelques jours, mais bien pendant les deux semaines complètes. J'ai vu ses commentaires dans les médias récemment, à savoir que les solutions fondées sur la nature dont il a été question à la COP sont vraiment importantes.
J'aimerais aussi proposer aux étudiants de planter des arbres en été pour restaurer ce que j'ai appelé un « sol hydrophobe ». Sur la colline qui a été la proie des flammes en 2017 — je parle de l'incendie d'Elephant Hill —, rien ne repousse parce que le sol a cuit. La couche supérieure a été détruite par la chaleur de l'incendie. Nous avons besoin d'arbres, et pas n'importe lesquels. Nous avons d'arbres qui conviennent à cet écosystème. Cela aidera à ramener nos saumons. Cela nous aidera à rétablir certaines choses. Ces emplois et cet écosystème sont des éléments clés pour répondre à l'urgence climatique.
Je réponds simplement à sa remarque sur les petites communautés. Je suis tout à fait d'accord: elles n'ont pas l'argent voulu pour arriver à ce 20 % qu'on leur demande. Nous devons être beaucoup plus créatifs quant à la façon dont nous allons aider les petites communautés rurales et éloignées particulièrement appauvries à faire face à une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes qui détruisent leurs infrastructures. Cette augmentation est, j'en ai peur, inévitable. Il faudra faire preuve de beaucoup de créativité.
Voir le profil de Alexis Brunelle-Duceppe
BQ (QC)
Monsieur le Président, je veux remercier ma collègue de Saanich—Gulf Islands. Elle sait à quel point je l’apprécie. Je le lui dis chaque fois que j’en ai l’occasion. Je lui dis merci encore une fois aujourd’hui.
Comme c’est la première fois que je prends la parole à cette 44e législature, je me permets de remercier les gens de Lac-Saint-Jean qui m’ont fait confiance une nouvelle fois le 20 septembre dernier. Je remercie également tous les citoyens et les citoyennes qui ont participé au processus démocratique dans la circonscription de Lac-Saint-Jean lors de cette élection fédérale. Je remercie ma conjointe des 24 dernières années, Mylène Cloutier, et mes grands enfants, Émile, Jeanne et Simone, sans qui tout cela serait impossible.
Cela dit, ce qui se passe présentement en Colombie-Britannique est horrible. On sait que c’est l'une des conséquences des changements climatiques. Il faudrait être aveugle pour ne pas avouer ce simple fait. Aujourd’hui, à la période des questions orales, le premier ministre nous a dit soudainement qu'il avait compris ce qu’était un champ de compétence entre les provinces et le fédéral. Il nous a dit que, de ce fait, il ne pouvait pas intervenir en Alberta auprès de l’industrie gazière et pétrolière à cause des champs de compétence.
N’était-ce pas là une contradiction, alors que ce gouvernement qui nous avait promis d’annuler les subventions à l’industrie pétrolière les a augmentées au cours des dernières années?
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Monsieur le Président, j'aimerais d'abord féliciter mon collègue de Lac-Saint‑Jean pour sa réélection et le remercier de sa question. Je pense bien sûr à son père lorsqu'il parle de sa famille et je leur offre mes vœux.
Il est clair que nous avons un problème ici, au Canada. Nous disons beaucoup de belles choses, mais nous agissons peu. Je reconnais, par exemple, qu'il est difficile pour le gouvernement fédéral d'avoir de bonnes relations avec la province de l'Alberta. Je pense à l'époque de la campagne Halte aux pluies acides, qui visait à éliminer les produits chimiques qui nuisent à la couche d'ozone.
Ici, au Canada, nous avons fait de grandes choses à l'échelle mondiale pour protéger la vie sur cette planète. Il n'est jamais possible d'y arriver sans grand courage indicible, moral et politique.
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Monsieur le Président, ma collègue de Saanich—Gulf Islands a parlé du décès tragique de plus de 500 personnes causé par le dôme de chaleur. La plupart de ces gens étaient des personnes à faible revenu qui habitaient dans des îlots thermiques urbains, dans des appartements dépourvus de climatisation. Le gouvernement fédéral pourrait trouver les fonds nécessaires pour remplacer les générateurs d'air chaud à gaz naturel des édifices par des thermopompes non polluantes qui pourraient servir à refroidir et à chauffer ces édifices. Nous pourrions ainsi sauver des centaines de vie dans tout le pays, tout en réduisant les émissions.
J'espère que cette idée fera partie des solutions que nous devons trouver en cette ère d'adaptation.
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Monsieur le Président, je suis très inquiète. On considère que les effets de la crise climatique sont croisés. Que l'on examine la situation à l'étranger dans les pays en développement ou au Canada, les victimes des phénomènes climatiques sont le plus souvent des pauvres, des Autochtones et des personnes de couleur.
Pour ce qui est du dôme de chaleur, j'ai été scandalisée quand j'ai entendu le premier ministre John Horgan déclarer que la province n'avait aucun moyen de prévoir ce qui allait se passer et qu'on pensait qu'il allait seulement faire plus chaud. J'ai été outrée d'apprendre que les gouvernements fédéral et provincial, ceux du Canada et de la Colombie‑Britannique, continuaient d'augmenter les subventions accordées à l'industrie des combustibles fossiles, au moment même où il aurait fallu les éliminer, mais je conviens tout à fait qu'il y a des mesures que nous pouvons prendre.
On pense notamment à l'ombre. Il faut aménager davantage de forêts urbaines et donner aux gens plus d'occasions de fréquenter les parcs. J'ai été indignée que les autorités municipales de Vancouver ne laissent pas les gens aller au parc Strathcona par crainte qu'ils n'y dressent à nouveau des tentes, car l'ombre qu'on y trouve est vitale. Il faut s'intéresser de plus près aux moyens de survie, aux centres de rafraîchissement et aux réseaux sociaux de résilience qui permettent d'aller chercher les gens chez eux pour les emmener dans des lieux sécuritaires et frais où ils peuvent obtenir de l'eau et de la glace.
L'important, c'est de sauver des vies à tous les instants. De plus, nous devons être beaucoup mieux préparés.
Voir le profil de Justin Trudeau
Lib. (QC)
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec le ministre de la Protection civile.
On a peine à croire ce qui se passe en ce moment en Colombie-Britannique: après un été de sécheresse à Abbotsford, voilà que des maisons se retrouvent aujourd'hui sous l'eau. Après avoir vécu dans la crainte des feux de forêt il y a des mois, les habitants de Merritt doivent maintenant composer avec les effets dévastateurs des inondations: des routes entières ont été emportées, des agriculteurs ont perdu des troupeaux entiers, et des familles ont perdu des êtres chers.
Les derniers temps n'ont pas été faciles. Aux gens de la Colombie‑Britannique, je sais que vous avez beaucoup souffert. Cet été, en plus de la pandémie, vous avez subi des chaleurs records et des feux de forêt dévastateurs. J'ai vécu bien des années en Colombie-Britannique, je sais à quel point vous êtes des gens forts et résilients. Aujourd'hui, je tiens à nouveau à vous dire que notre gouvernement va continuer d'être là pour vous.
Depuis le début, nous avons agi pour offrir de l'aide à la Colombie-Britannique le plus rapidement possible. Le ministre va fournir plus de détails dans un instant, mais nous avons immédiatement convoqué le Groupe d'intervention en cas d'incident afin d'apporter l'aide qu'il fallait là où il le fallait.
Plus de 500 membres des Forces armées canadiennes sont actuellement sur place. Ils livrent des aliments et des fournitures aux collectivités et posent des sacs de sable pour protéger les maisons, en plus de réparer les infrastructures et de secourir le bétail. Les hélicoptères et les avions permettent aussi d'apporter un soutien considérable. Ainsi, plusieurs Griffon, un Cyclone et un Chinook ont été envoyés dans la province, ainsi qu'un Hercules et deux Twin Otter. Des réservistes ont été appelés en renfort, notamment à Abbotsford.
À cela s'ajoute une équipe qui assure la distribution continue de choses essentielles, comme le carburant. Je sais que cela préoccupe bien des gens et des entreprises. Nous adoptons des arrêtés d'urgence pour faire parvenir de la nourriture, du carburant et des fournitures aux habitants et aux agriculteurs. Aujourd'hui même, nous avons approuvé une demande de financement de plus de 4 millions de dollars de la part du port de Vancouver pour créer une capacité supplémentaire, ce qui éviterait à l'administration portuaire de devoir refuser des navires pendant qu'elle travaille à éliminer la congestion.
Notre objectif est de permettre à tout le monde de surmonter cette crise, notamment grâce à une aide immédiate de près de 4,5 millions de dollars aux communautés des Premières Nations pour assurer la sécurité des gens et entamer la reconstruction. Il ne fait aucun doute que cette catastrophe est d'une ampleur ahurissante. Les conséquences pour les gens et les entreprises sont désastreuses. Nous sommes là pour aider à fournir aux habitants de la Colombie-Britannique tout ce dont ils ont besoin, et nous travaillerons main dans la main avec le gouvernement provincial pour lui apporter un soutien direct.
Sur cette note, je veux remercier tous les premiers intervenants et les militaires qui sont intervenus sans hésiter. Bien sûr, ils ont tous bénéficié de l'appui de l'ensemble des Britanno‑Colombiens, qui ont montré de quelle étoffe ils sont faits. Je pense à la famille qui possède un restaurant à Hope et qui a distribué de la nourriture aux gens coincés dans leur voiture, aux bénévoles des gurdwaras de Surrey qui ont envoyé des repas aux personnes ayant perdu leur maison, et aux habitants d'Abbotsford qui, la semaine dernière, ont distribué des sacs de sable durant toute une nuit.
Dans toute la province, les gens ont répondu à l'appel. Ensemble, on va sortir la Colombie‑Britannique de cette crise. C'est le moment de faire tout ce que l'on peut pour protéger les familles, aider les agriculteurs et remettre les camions sur les routes. Il faut faire tout ce que l'on peut maintenant, mais aussi pour l'avenir, parce qu'on sait que ce n'est pas un cas isolé.
Les Britanno‑Colombiens ont dû composer avec des inondations et des glissements de terrain cet automne, alors qu'ils avaient été touchés par des sécheresses et des feux de forêt l'été dernier. Les gens de l'Est, quant à eux, se voient imposer un état d'urgence et sont aux prises avec des routes submergées à cause des violentes tempêtes qui s'abattent actuellement sur la région. Nous tenons à assurer aux habitants de Terre‑Neuve‑et‑Labrador et de la Nouvelle‑Écosse que nous serons là pour eux, mais nous leur demandons ce soir de rester en sécurité et de suivre les directives locales.
Si l'année dernière nous a appris quelque chose, c'est que les effets des changements climatiques se font sentir plus tôt que prévu et qu'ils sont dévastateurs. Nous devons donc accélérer nos efforts en matière d'adaptation. Je pourrais parler des investissements visant à rendre les maisons étanches ou du demi‑milliard de dollars que nous consacrerons à la formation de pompiers communautaires et à l'achat d'équipement. Le gouvernement se servira de tout son pouvoir et de toute sa détermination pour mettre en place des mesures efficaces et concrètes de lutte contre les changements climatiques.
En ce moment, pendant qu'on rebâtit nos communautés, on doit aussi agir pour leur avenir. Il n'y a aucune solution simple ou facile, mais on va poursuivre nos efforts avec des actions concrètes.
La Colombie‑Britannique traverse actuellement une période difficile et éprouvante, et d'autres moments pénibles l'attendent. Cependant, nous rebâtirons ensemble la province, en étroite collaboration avec le gouvernement britanno‑colombien, les Premières Nations, les municipalités et tous les habitants de la Colombie‑Britannique. Nous aiderons ces derniers à se remettre de cette crise et à reconstruire leur maison, leur entreprise et leur vie. C'est en travaillant ensemble que nous connaîtrons de meilleurs jours.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, plus tôt cette année, j'ai demandé que des fonds spéciaux soient accordés d'urgence au village de Lytton par l'entremise de la réserve de gestion du Secrétariat du Conseil du Trésor. Le premier ministre peut-il donner une quelconque assurance concernant le type de financement que recevra le village de Lytton et le volet de financement qu'emploiera le gouvernement du Canada pour offrir le soutien qu'il vient d'annoncer à la Chambre pour mes concitoyens?
Voir le profil de Justin Trudeau
Lib. (QC)
Monsieur le Président, je remercie le député des efforts qu'il déploie, des propos vigoureux qu'il a tenus dans sa déclaration d'aujourd'hui et de sa défense continue de sa collectivité et des gens de sa collectivité qui ont été déplacés partout dans la province, chez des gens qui les ont accueillis à la suite d'événements dévastateurs comme celui qui s'est produit à Lytton.
Nous allons rebâtir Lytton. Nous le ferons en partenariat avec la collectivité, les gens de la collectivité et la province de la Colombie‑Britannique. Nous collaborons étroitement avec la province pour déployer les ressources nécessaires. D'après mes nombreuses conversations avec le maire de Lytton et les membres de la collectivité, mais également avec les maires de Merritt, d'Abbotsford, de Chilliwack et d'autres collectivités, au cours des dernières semaines, il est clair que nous avons beaucoup à faire. Le gouvernement fédéral jouera un rôle de partenaire pour bâtir un avenir plus fort.
Voir le profil de Mario Simard
BQ (QC)
Voir le profil de Mario Simard
2021-11-24 19:10
Monsieur le Président, j'ai entendu le premier ministre nous dire, au début de son discours, que son gouvernement continuera à être là pour les gens de la Colombie‑Britannique, et je me suis demandé ce que « être là » voulait dire. Si « être là » signifie simplement éteindre des feux, je pense que ce n'est pas suffisant. Il faut aussi prévenir les feux.
Faire preuve d'empathie et de sympathie est nécessaire ce soir, mais c'est de courage que nous aurons besoin dans l'avenir. Le courage suppose d'être conscients que, en 2018, en 2019 et en 2020, le gouvernement a investi chaque année14 milliards de dollars pour soutenir les hydrocarbures.
Au Comité permanent des ressources naturelles, nous avons vu que ce sont 560 millions de dollars qui sont investis dans le Fonds de réduction des émissions et qui s'en vont uniquement pour soutenir les hydrocarbures.
Si le premier ministre est sérieux et qu'il est présent pour les Canadiens, le geste qu'il devrait faire ce soir serait d'affirmer qu'il va tout faire pour mettre fin à la subvention des énergies fossiles.
Voir le profil de Justin Trudeau
Lib. (QC)
Monsieur le Président, tout d'abord, « être là » pour les gens de la Colombie‑Britannique, c'est être là avec plus de 500 membres des Forces armées canadiennes pour les aider à traverser ces moments effroyables.
C'est être là avec des investissements et de l'argent pour aider les gens qui sont déplacés, et pour aider à rebâtir rapidement leur maison, leurs autoroutes, ainsi que leur capacité de travailler.
Oui, nous sommes là. Ce ne sont pas que de belles paroles, ce sont des actions que nous accomplissons présentement. Je dois d'ailleurs souligner que, partout au pays, les Canadiens font actuellement preuve d'une extrême générosité en envoyant de l'aide aux gens confrontés à ces défis.
En même temps, « être là », c'est effectivement être là pour les décennies à venir aussi. C'est pour cela que nous avons mis sur pied le plan le plus ambitieux pour contrer les changements climatiques que le pays n'ait jamais vu. Nous sommes en train d'agir concrètement, avec une limite absolue sur les émissions des gaz à effet de serre des compagnies pétrolières et gazières, avec une réduction de ces émissions, avec un prix sur la pollution, avec des investissements pour protéger nos terres et nos océans, et bien plus encore.
Nous sommes là maintenant, et nous le serons pour les décennies à venir.
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