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PV (BC)
Madame la présidente, je partagerai mon temps de parole avec le député d'Okanagan-Sud—Kootenay-Ouest.
C'est un honneur de prendre la parole à la Chambre ce soir. Il est difficile en cinq minutes d'examiner cette question, qui porte littéralement sur deux de mes passions de longue date: protéger les forêts du Canada et lutter contre les accords commerciaux qui ont tendance à être injustes.
J'espère que nous pouvons adopter une approche « Équipe Canada » dans ce dossier et je sais que tous les députés conviennent que la récente imposition par les États‑Unis de droits compensateurs et de règles antidumping qui doublent les droits de douane sur le bois d'œuvre canadien sont complètement injustes et injustifiés.
Que faisons-nous alors? J'aimerais proposer une nouvelle approche, mais je tiens d'abord à dire ce que nous devrions faire en tant que Canadiens pour aider le secteur forestier. Comme bien des députés l'ont dit, les travailleurs, les collectivités et les entreprises sont pénalisés. Nous devrions être capables de remédier à la situation au pays sans risquer de créer d'autres arguments voulant que le Canada subventionne ses produits forestiers.
Que pouvons-nous faire? Nous pourrions tenter d'interdire, et je crois que nous pouvons interdire l'exportation de grumes pour qu'elles soient acheminées vers nos scieries afin d'en faire des produits à valeur ajoutée, de maintenir des emplois et d'utiliser les produits non seulement au Canada ou aux États-Unis, mais aussi pour l'exportation.
Quand on regarde l'orientation choisie par l'industrie forestière suédoise, on constate qu'elle a choisi d'exporter de petites quantités de bois de grande valeur offrant une forte valeur ajoutée, alors que le Canada mise plutôt sur d'immenses quantités d'exportations de faible valeur et très peu de valeur ajoutée. Nous pourrions renverser ce modèle et tenter de créer plus d'emplois et de protéger la main-d’œuvre.
Nous devrions envisager d'utiliser davantage de bois massif dans la construction d'immeubles. Le Sénat est actuellement saisi du projet de loi présenté par le député d'Okanagan-Sud— Kootenay-Ouest. La Chambre l'a appuyé et devrait continuer de le faire pour qu'il arrive à bon port.
Après la dévastation causée par le dendroctone du pin en Colombie-Britannique, qui a provoqué de nombreuses pertes d'emplois dans les scieries, nous devons aussi faire tout notre possible pour signaler aux communautés du secteur forestier que nous nous battrons pour elles.
C'est ici que les choses se corsent, mais je tiens à plonger quand même. Les accords commerciaux sont difficiles. Je me souviens qu'en 1995, Art Eggleton a réussi à acheter la paix pour 5 ans dans le cadre d'un accord sur le bois d’œuvre qui allait durer jusqu'en 2000. Je ne sais pas combien de personnes s'en souviennent. C'est toujours la même histoire qui se répète.
Comme Larry Herman, avocat spécialisé en droit commercial, je crois que nous avons besoin d'un engagement à long terme et d'un accord de longue durée, ce qui nécessitera une volonté politique de la part de Washington et d'Ottawa.
Par contre, ce qui a changé dans la situation générale, c'est que le système commercial multilatéral ne fonctionne plus. Nous savons que c'est Donald Trump qui l'a déréglé et, pour une raison que j'ignore, le président américain Joe Biden n'a pas cru bon de le réparer. Quand le Canada remporte des victoires, comme ce fut le cas à l'été 2020 devant l'Organisation mondiale du commerce, qui a conclu que l'approche canadienne en matière de foresterie n'enfreignait pas les règles du commerce international, les États‑Unis ne sont pas contents. Ils n'étaient pas contents de cette décision non plus et tout le monde s'est plaint et ils ont décidé de porter la décision en appel. Qu'est-il arrivé? Les États‑Unis ont affirmé que c'était une preuve de plus que l'Organisation mondiale du commerce n'est pas équitable. Ils ont dit qu'ils perdaient toujours et qu'ils refusaient par conséquent d'envoyer des juges aux tribunaux d'appel de l'organisation. Nous nous retrouvons devant un vide, devant un système qui ne fonctionne plus.
Que pouvons-nous faire pour réparer un système brisé? Les États‑Unis disaient auparavant que les droits de coupe du Canada équivalaient à des subventions. Cette fois, ils prétendent qu'un programme sur les énergies renouvelables visant à inciter l'industrie forestière du Nouveau‑Brunswick à produire de l'énergie renouvelable équivaut à une subvention.
Les choses se corsent. Les régimes commerciaux de partout dans le monde entravent les mesures de lutte contre les changements climatiques. Des décisions ont été rendues contre l'Inde par rapport à des projets d'énergie solaire. Il faut tout faire pour que les régimes commerciaux ne s'immiscent pas dans les mesures pour protéger le climat. La ministre du Commerce international et le ministre de l’Environnement et du Changement climatique pourraient peut-être, et je dis bien peut-être, attirer l'attention de l'administration américaine en suggérant une nouvelle approche pour tenter de vraiment débloquer l'Organisation mondiale du commerce et en faire une structure qui ne s'oppose pas aux mesures de lutte contre les changements climatiques, mais qui veille plutôt à ce que les règles commerciales n'entravent pas ces mesures.
Il est plus que temps de repenser le régime de commerce mondial. L'OMC est dans une impasse — on pourrait même dire qu'elle n'est pas sortie du bois. L'administration américaine a fait dérayer le système sous Donald Trump et ne veut pas qu'il soit réparé maintenant que le président Biden est au pouvoir. Il pourrait bien être possible, et je ne sais pas quelles sont les chances exactement, d'attirer l'attention de l'administration Biden, par l'entremise de John Kerry et d'autres personnes, pour repenser l'utilisation de ces règles, nommer des juges à l'organe d'appel et établir une vision à long terme qui inclut la capacité de séquestration des forêts, un avantage dans la lutte aux changements climatiques.
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PV (BC)
Monsieur le Président, je crois que cette demande jouit d'un appui massif de tous les partis à la Chambre.
Je demande un débat d'urgence sur les conséquences graves de l'urgence climatique, en particulier parce qu'elles touchent actuellement ma province, la Colombie-Britannique. Tout a commencé par le dôme de chaleur que la province a connu à la fin juin et au début juillet et qui a provoqué la mort de près de 600 personnes en l'espace de quatre jours. Les feux de forêt se sont ensuite multipliés au cours de l'été et nous sommes maintenant aux prises avec une rivière atmosphérique qui a décimé nos infrastructures, a causé la mort, a détruit des maisons et des fermes, et cela continue. Nous voyons les conséquences de l'urgence climatique également à Terre-Neuve-et-Labrador, où des infrastructures ont aussi été détruites.
Ce débat est très à propos et il respecte nos règles sur les débats d'urgence. La situation n'est pas chronique; il s'agit d'une rencontre urgente, et les députés de tous les partis souhaiteraient qu'une décision soit rendue pour nous permettre de discuter, de débattre et, j'ose espérer, dans un esprit de collaboration et d'alliance entre les partis, de faire cause commune avec les habitants de la Colombie-Britannique, les Premières Nations, et les gens qui souffrent de l'urgence climatique partout au pays.
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PV (BC)
propose:
Que la Chambre s'ajourne maintenant.
— Monsieur le Président, c'est un grand honneur d'être la première députée à prendre la parole ce soir pour parler de cette question si importante et primordiale.
J'aimerais d'abord souligner que nous sommes réunis sur le territoire non cédé du peuple algonquin anishinabe.
À mon avis, il est évident que nous vivons une situation d'urgence climatique. Je viens de participer à la 26e Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, à Glasgow. C'est la douzième fois que j'y participe, et la situation est maintenant plus grave que la première fois.
Je suis désespérément inquiète de constater que les changements climatiques s'aggravent plus vite que le gouvernement ne prend des mesures pour maîtriser la situation. J'aimerais aborder ce problème en étant pleinement consciente du temps qui m'est alloué. Je prends au sérieux les observations faites plus tôt aujourd'hui par mon ami et collègue le député d'Abbotsford, qui souhaitait aussi la tenue d'un débat d'urgence. Nous voulons nous pencher sur ce qui vient de survenir chez nous, en Colombie-Britannique. Cependant, il faut tenir compte du contexte actuel, car le fait de mettre en place des mesures sans tenir compte des causes fondamentales de cette catastrophe ne fera qu'empirer les choses. Nous devons absolument nous attaquer aux causes fondamentales de cette situation et prendre les mesures appropriées.
Sous réserve de l'indulgence du Président, j'aimerais commencer par le contexte mondial pour ensuite aborder le contexte national et finalement mettre surtout l'accent sur les aspects provinciaux et locaux et ce que nous devons faire maintenant. Ce soir, j'espère que nous ferons front commun pour examiner la problématique, tous les députés des cinq partis confondus, de manière à ce que nous donnions le meilleur de nous-mêmes en misant sur le fait que nous avons plus de points en commun que de différences.
Je regarde le député de Mission—Matsqui—Fraser Canyon, de l'autre côté de la Chambre. Il a mentionné plus tôt que Lytton, une ville de sa circonscription, a été rasée par les flammes en 15 minutes cet été. Selon moi, il ne faut pas seulement considérer les inondations qui viennent de se produire. De nombreux incidents ont frappé à maintes reprises les mêmes collectivités, en particulier des communautés autochtones, après que la Chambre a ajourné, de la fin juin à la reprise des travaux, lundi.
Nous devons reconnaître qu'il y a urgence climatique, comme l'a fait la Chambre le 17 juin 2019. Certains d'entre nous occupaient leurs sièges à ce moment-là. Au moyen d'une motion présentée par l'ancienne ministre de l'Environnement, Catherine McKenna, la Chambre a décidé d'affirmer qu'il y a bel et bien une urgence climatique dont il faut tenir compte. Rien n'a changé cependant. Nous n'agissons pas comme si nous étions en situation d'urgence.
La grande entreprise scientifique qu'est le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, ou GIEC, a produit des études très claires. D'ailleurs, en octobre 2018, le rapport sur la question du 1,5 degré Celsius était lancé. Les nouvelles étaient tellement affreuses que le GIEC disait qu'on devait agir immédiatement. Or trois ans ont maintenant passé, et la situation est pire qu'en octobre 2018.
Le rapport d'urgence du GIEC sur la limite de 1,5 degré Celsius, qui constitue la cible de l'Accord de Paris, alerte que nous courons véritablement le risque de rater cette cible. Il ne s'agit pas d'une cible politique. Si l'on a demandé au GIEC de rédiger ce rapport, c'est pour informer les décideurs, les politiciens et les chefs de gouvernement du monde entier de la différence entre une augmentation de la température mondiale moyenne de 2 degrés Celsius et une autre de 1,5 degré Celsius. Je n'énoncerai pas tous les détails de ce rapport. Mon temps de parole ne me le permettrait pas. Néanmoins, comme une cheffe de gouvernement, la première ministre de la Barbade, l'a affirmé il y a quelques jours à Glasgow, une augmentation de 2 degrés Celsius équivaut à une peine de mort pour nous; la limite pour notre survie se situe à 1,5 degré Celsius.
Ce que le GIEC explique, ce n'est pas que la limite de 1,5 degré Celsius nous permettrait de vivre en toute sécurité, mais qu'elle nous permettrait uniquement de survivre. Cette limite permettrait aux récifs coralliens de survivre, pour la plupart. Elle protégerait l'Arctique, pour la plupart, mais pas entièrement. Nous subirions la fonte du pergélisol, mais pas à un point mortel. À maintes reprises, ce rapport majeur rappelle le caractère essentiel de la limite de 1,5 degré Celsius.
Puis, cet été, le premier groupe de travail a publié sa contribution au sixième rapport d'évaluation du GIEC, que le secrétaire général des Nations unies a qualifié de code rouge pour l'humanité. Le rapport dit que tout ce que le GIEC nous avait prévenu en 2018 qui allait arriver se concrétise plus rapidement et de manière plus grave que prévu.
Nous savons que, mondialement, nous sommes maintenant en voie de dépasser amplement les 2 degrés Celsius, ce qui nous portera bien au-delà de la limite de la zone de danger. On ne parle pas d'intempéries. C'est la survie de la civilisation humaine qui est en jeu. Aucun problème n'est plus important. Aucun enjeu n'est plus vital. Pourtant, nous vaquons à nos activités quotidiennes comme si nous avions toujours tout le temps voulu à notre disposition.
Malheureusement, et tragiquement, le gouvernement du Canada a choisi de retenir seulement une partie des conseils du GIEC, c'est-à-dire qu'il faut limiter la hausse à 1,5 degré Celsius, promettant que, pour ce faire, nous atteindrons la carboneutralité d'ici le milieu du siècle, soit 2050. Je me dois d'apporter une précision, en particulier au profit de mes collègues libéraux, car, de la manière dont quelqu'un quelque part manipule l'information, je doute que le gouvernement comprenne.
Le GIEC n'a jamais dit que l'objectif était d'atteindre la carboneutralité d'ici 2050. Il n'a jamais dit que cela serait suffisant pour assurer la survie de la civilisation humaine. Il dit très clairement qu'il n'y a qu'un seul moyen de limiter la hausse à 1,5 degré Celsius, et cela commence par une réduction mondiale d'au moins 45 % des émissions de carbone d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 2010. C'est beaucoup. Si nous ne faisons pas cela, la carboneutralité d'ici 2050 n'a aucune valeur. Il sera trop tard. Nous serons déjà bien engagés sur la voie risquée et intolérable d'un réchauffement climatique planétaire en accélération constante et irréversible qui se déclenchera lorsque nous franchirons ce que certains appellent le seuil critique ou le point de non-retour. L'important à souligner est qu'il est encore temps d'agir.
Le temps presse, mais il n'est pas trop tard. On doit agir immédiatement afin de réduire les gaz à effet de serre, en plus d'effectuer des changements pour protéger la nature, et particulièrement les forêts.
Nous avons tout juste le temps, et durant la COP26, nous n’avons pas pris les décisions nécessaires, que ce soit le Canada ou les autres pays. Comme l’a dit le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, la COP26 n’est pas un échec, car il est possible de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré Celsius pour éviter le cauchemar, mais cela ne tient qu'à un fil. Nous en sommes là. D’ici 2022, et de préférence avant, le Canada doit en faire davantage.
Je sais que je risque de me faire chahuter, mais il faut le dire sans détour: nous ne pouvons pas affirmer que nous prenons au sérieux cette urgence climatique à l’échelle nationale tout en construisant le pipeline Trans Mountain; nous ne pouvons pas affirmer que nous prenons au sérieux cette urgence climatique tout en continuant à financer la fracturation, le gaz naturel liquéfié et toutes les énergies fossiles. Nous devons présenter une loi sur la transition équitable. Nous devons aider les travailleurs. Nous devons opérer cette transition.
Quand on passe du plan mondial au plan national, nous savons qu’il va falloir retrousser nos manches. Je soutiens la plupart des mesures prises par le gouvernement, même si elles restent insuffisantes dans l’ensemble pour faire en sorte que mes enfants, qui sont bien en vie aujourd’hui, puissent vivre dans un monde viable lorsqu’ils auront mon âge. Ce point nous concerne tous profondément et personnellement, et je suis heureuse que nous puissions en parler.
D'un point de vue plus personnel, j'aimerais parler de la Colombie‑Britannique. L’urgence climatique m’a touchée de près cet été. En Colombie‑Britannique, le dôme de chaleur — qui n’est pas une simple canicule — a tué près de 600 personnes en quatre jours. Une des personnes touchées qui a survécu est ma belle-fille. Elle est dans la trentaine et se trouvait dans la ferme familiale de mon mari à Ashcroft, en Colombie‑Britannique, près de Lytton, lorsque la température a atteint les 50 degrés Celsius.
Je pense qu'aucun d'entre nous ici ne peut vraiment imaginer l'effet que cela peut avoir. Elle a dit que lorsqu'elle était à l'extérieur, elle avait l'impression qu'un séchoir à cheveux lui soufflait sur le visage en permanence. Elle en avait mal à la peau. Elle a failli mourir et a eu un œdème cérébral. Un autre membre de la famille était secouriste; il sortait les gens des cabanes et des caravanes et les mettait dans les ambulances, sachant qu'ils ne vivraient pas.
Nous devons faire beaucoup mieux quand nous parlons des mesures que nous devons prendre maintenant et des leçons que nous avons apprises. Nous avons besoin de protocoles de soins de santé radicalement révisés, qui se penchent sur la question de savoir ce qu'on doit faire lorsqu'on trouve quelqu'un dont les organes sont déjà en train de cuire. Ce n'est pas le protocole qu'on utilisait l'été dernier en Colombie‑Britannique.
Nous avons eu des feux de forêt du début avril à la fin septembre. Au cours de cette saison de feux de forêt en Colombie‑Britannique, 1 600 incendies ont détruit plus de 868 000 hectares. Ces incendies ont également contribué à l'ampleur des dégâts causés par les inondations, car le sol était devenu hydrophobe, ce qui signifie qu'il expulsait l'eau qui tombait sur lui. Le sol ne pouvait pas absorber l'eau; il la repoussait. Les inondations ont été aggravées par les incendies.
Bien sûr, l'inondation a été décrite comme une rivière atmosphérique. Nous apprenons de nouveaux termes au fur et à mesure. Pendant la saison des incendies, nous avons appris qu'il y avait des choses appelées pyrocumulonimbus. Ce sont des nuages qui produisent des étincelles. Ils créent plus de feux.
Nous ne sommes pas dans une situation climatique normale. Nous faisons face à une urgence climatique. Je devrais en dire plus, bien sûr. Comme les gens le savent, les inondations ont détruit des routes. Quand la route Coquihalla sera-t-elle enfin réparée? Les dégâts sont considérables: 18 routes et 5 ponts fortement endommagés par les inondations, des pertes de vie, l'expérience terrifiante des personnes prises dans des coulées de boue et l'horreur de perdre des fermes. J'ai mentionné la ferme de mon mari à Ashcroft. C'est la deuxième fois que nous avons accueilli des réfugiés climatiques. En été, nous avons accueilli des personnes qui étaient sur un pied d'alerte en raison de feux de forêt possibles. Il y a maintenant des gens qui ont tout perdu dans les inondations.
Il s'agit d'une situation intenable, mais il y a des mesures que nous pouvons prendre. Nous devons nous engager sérieusement à les mettre en œuvre et c'est un effort national. Grâce au discours du Trône, nous savons qu'il y a enfin un engagement. Ce n'est pas la première fois que j'entends ces propos. Je me souviens que le gouvernement conservateur précédent avait promis un plan national d'adaptation. L'objectif consiste à minimiser le plus possible les dommages causés par l'urgence climatique en réduisant au plus vite notre dépendance aux combustibles fossiles, en faisant la transition vers l'énergie renouvelable et ainsi de suite.
Certains effets sont étroitement liés à notre atmosphère. Puisque la détérioration du climat sera inévitable dans une certaine mesure, nous devons éviter les effets auxquels nous ne pouvons pas nous adapter, y compris, comme je l'ai mentionné, un réchauffement mondial effréné qui atteindrait un point tel que notre espèce ne pourrait pas véritablement survivre sur cette planète. Nous devrons nous adapter aux effets qui sont maintenant inévitables.
L'adaptation comporte bien des aspects. Il est vrai que les ministres responsables de la sécurité publique et des infrastructures ont un rôle à jouer. Cependant, il faut une approche pangouvernementale. Il est rare que j'exhorte le gouvernement du Canada à envisager de suivre l'exemple de son homologue des États‑Unis, mais le président des États‑Unis a nommé John Kerry, ancien secrétaire d'État de l'administration Obama, non pas comme chef du département de l'Environnement, mais comme membre clé du Conseil national de sécurité à la Maison-Blanche.
C’est parce que le président des États‑Unis comprend bien que les changements climatiques ne sont pas ou ne seront jamais une question environnementale, mais une menace à la sécurité nationale, un peu comme un ennemi militaire à une autre époque.
La menace pour la sécurité nationale à laquelle nous devons faire face commande une approche pangouvernementale. C'est d'autant plus important — et je me tourne vers la députée de Nunavut — que nous devons penser à ce qui arrivera dans l'Arctique canadien. Nous devons amorcer une réflexion en tant que pays du cercle polaire. Rappelons que nous devons veiller à ce que le pergélisol reste suffisamment froid pour éviter le dégel. Le pergélisol contient du méthane, un puissant gaz à effet de serre, et son dégel partout dans le monde libérerait quatre fois plus de carbone dans l'atmosphère que la quantité produite par les humains depuis le début de la révolution industrielle.
Nous savons que l'Arctique doit demeurer assez froid, comme nous l'a dit Sheila Watt-Cloutier il y a des années. La protection des droits de la personne des Inuits, mais aussi de leur culture et de la chasse traditionnelle, exige que nous protégions le climat arctique. Pour le bien de toutes les espèces sur la planète, en fait, nous devons assurer la conservation de l'Arctique, puisque le maintien du pergélisol prévient les émissions de méthane.
Il y a des vecteurs vraiment importants ici. Agissons donc avec créativité.
Dans l'immédiat, la Colombie-Britannique a besoin de plus de ressources. Nous devons contribuer à la reconstruction de routes et de voies ferrées essentielles à la protection des chaînes d'approvisionnement et au redressement de l'économie. Nous devons aider les agriculteurs et les propriétaires qui ne sont pas assurés. Nous devons trouver une façon d'aider les familles à se refaire une vie sur le plan personnel. Nous devons penser à la reconstruction, à la modernisation et à l'adaptation à l'urgence climatique que nous vivons aujourd'hui.
Il faut être créatifs et trouver de nouvelles idées. Dans le cas de la situation d'urgence en cours, il fallait des bénévoles qui prennent leur embarcation et qui vont sauver des gens. Il ne faut pas que le gouvernement s'arrête à des considérations du genre: « Ces gens ne sont pas assurés; est-ce vraiment une bonne idée? » Si les habitants d'Abbotsford et de Merritt n'avaient pas répondu à l'appel pour installer des sacs de sable autour des infrastructures clés, la situation aurait été bien pire. Que pouvons-nous faire pour avoir des idées créatives en matière d'adaptation climatique, comme la création de groupes de réponse aux situations d'urgence et l'établissement de collectivités résilientes où on délègue à certaines personnes la responsabilité d'aller sur le terrain sauver des vies?
Il y a deux ans, une situation grave est survenue dans ma région aux environs de Noël. Un événement météorologique complètement fou lié à la crise climatique a provoqué des bourrasques qui ont déraciné des arbres et les ont balayés de l'autre côté de la rue. C'était en pleine période de Noël et tout le monde a perdu l'électricité. C'est ce qui arrive lors d'événements météorologiques graves. Les lignes électriques sont coupées, il n'y a plus de service cellulaire et nous ne pouvons plus nous déplacer et, dans ce cas-là, c'était en raison des arbres tombés dans les rues. Les gens de ma région ne sont pas idiots et ils savent qu'il est illégal de prendre sa scie à chaîne et d'aller scier les arbres déracinés pour aider ses voisins, mais tout le monde l'a fait. Les gens se sont entraidés pendant la période de Noël. Ils n'allaient pas laisser des personnes de 90 ans qui vivent seules s'arranger toutes seules parce qu'il est illégal de scier des arbres pour dégager la route.
Nous devons trouver des solutions. Comment pouvons-nous donner plus d'autonomie aux gens qui savent réagir dans des situations d'urgence? Comment pouvons-nous prévoir des interventions légales, appropriées et appuyées par des formations pour mobiliser les bénévoles? Le député de Central Okanagan—Similkameen—Nicola sera sûrement d'accord avec moi pour dire que des gens ont agi avec beaucoup de courage dans les communautés, et qu'il faut canaliser cette énergie.
Je rappelle que des centaines de personnes ont perdu la vie en Colombie-Britannique à cause des urgences climatiques des derniers mois; le dôme de chaleur a causé près de 600 décès et les inondations actuelles ajoutent encore à ce nombre. Il faut garder à l'esprit que la température moyenne mondiale est maintenant à 1,1 degré Celsius de plus qu'avant la révolution industrielle. Nous cherchons actuellement à voir s'il serait possible de limiter le réchauffement à 1,5 degré Celsius, une hausse qui ne serait pas sécuritaire et qui aurait des effets encore plus néfastes que la hausse actuelle de 1,1 degré Celsius.
Il n’y a rien de plus important que de protéger nos jeunes, nos enfants et nos petits‑enfants contre la grande menace des changements climatiques.
Nous ne faisons pas encore tout ce qu'il faut. Nos gestes quotidiens ne montrent pas que nous saisissons l'ampleur de l'urgence climatique. J'encourage vivement le gouvernement — puisque nous avons déjà acheté Trans Mountain et que nous disposons de tous ces travailleurs et de tout cet équipement — à modifier le mandat de cette société d'État afin d'utiliser ces travailleurs et cet équipement pour rebâtir, pour réparer les routes et pour établir des mesures de protection en prévision du prochain événement climatique grave.
Comme on le sait, au cours des dernières 24 heures, des routes ont été submergées à l'île du Cap-Breton, d'où je viens, et près de Corner Brook, à Terre-Neuve-et-Labrador. Aucune région du pays, aucune région de la planète n'est à l'abri de ces urgences climatiques.
Nous devons unir nos forces et, comme le dit le discours du Trône:
« Le temps est venu d'aller plus loin, plus vite. »
C'est triste à dire, mais je ne vois rien dans le discours du Trône au sujet des mesures qui s'imposent, mais nous savons tous de quoi il s'agit. Le débat de ce soir est une belle occasion de faire valoir ces bonnes idées et de dire ensemble que nous travaillons pour nos collectivités, pour le Canada et pour la planète. 
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Monsieur le Président, ce soutien est d'une importance capitale. Il sera très coûteux. J'ai été frappée lorsque le premier ministre a pris la parole à Glasgow et a fait allusion à Lytton. Lytton est toujours là et a besoin d'être reconstruite. Les gens de Lytton sont là. Il s'agit aussi d'une importante communauté autochtone, autour de laquelle sont dispersées d'autres Premières Nations.
Il est important que nous ne laissions aucune communauté pour compte dans cette démarche, mais ce sera coûteux. Pendant des décennies, des études ont montré qu'il coûterait beaucoup plus cher d'ignorer le changement climatique que d'agir. Nous nous trouvons maintenant dans la position peu enviable de devoir agir à la fois plus vigoureusement et plus rapidement qu'avant.
Heureusement, la reconstruction des communautés stimule l'économie en faisant travailler toutes les personnes qui le peuvent afin d'aider les fermes à se rebâtir. Il y a eu tellement de pertes, des pertes dévastatrices, qu'il est difficile d'imaginer comment certaines familles vont tout reconstruire, mais elles ont besoin de savoir qu'elles auront une source de financement pour remettre leur ferme en état de marche. Elles ont besoin de savoir que leur maison peut être réparée, même si les compagnies d'assurance disent qu'elles ne sont pas couvertes pour ce type d'inondation. Nous allons devoir repenser la manière dont nous réagissons à ce que l'on appelait autrefois des catastrophes naturelles, mais qui ne le sont plus.
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Monsieur le Président, dans le même esprit de collaboration entre les partis, je tiens à féliciter le député de Central Okanagan—Similkameen—Nicola d'avoir assisté à la COP26, et pas seulement pendant quelques jours, mais bien pendant les deux semaines complètes. J'ai vu ses commentaires dans les médias récemment, à savoir que les solutions fondées sur la nature dont il a été question à la COP sont vraiment importantes.
J'aimerais aussi proposer aux étudiants de planter des arbres en été pour restaurer ce que j'ai appelé un « sol hydrophobe ». Sur la colline qui a été la proie des flammes en 2017 — je parle de l'incendie d'Elephant Hill —, rien ne repousse parce que le sol a cuit. La couche supérieure a été détruite par la chaleur de l'incendie. Nous avons besoin d'arbres, et pas n'importe lesquels. Nous avons d'arbres qui conviennent à cet écosystème. Cela aidera à ramener nos saumons. Cela nous aidera à rétablir certaines choses. Ces emplois et cet écosystème sont des éléments clés pour répondre à l'urgence climatique.
Je réponds simplement à sa remarque sur les petites communautés. Je suis tout à fait d'accord: elles n'ont pas l'argent voulu pour arriver à ce 20 % qu'on leur demande. Nous devons être beaucoup plus créatifs quant à la façon dont nous allons aider les petites communautés rurales et éloignées particulièrement appauvries à faire face à une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes qui détruisent leurs infrastructures. Cette augmentation est, j'en ai peur, inévitable. Il faudra faire preuve de beaucoup de créativité.
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Monsieur le Président, j'aimerais d'abord féliciter mon collègue de Lac-Saint‑Jean pour sa réélection et le remercier de sa question. Je pense bien sûr à son père lorsqu'il parle de sa famille et je leur offre mes vœux.
Il est clair que nous avons un problème ici, au Canada. Nous disons beaucoup de belles choses, mais nous agissons peu. Je reconnais, par exemple, qu'il est difficile pour le gouvernement fédéral d'avoir de bonnes relations avec la province de l'Alberta. Je pense à l'époque de la campagne Halte aux pluies acides, qui visait à éliminer les produits chimiques qui nuisent à la couche d'ozone.
Ici, au Canada, nous avons fait de grandes choses à l'échelle mondiale pour protéger la vie sur cette planète. Il n'est jamais possible d'y arriver sans grand courage indicible, moral et politique.
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Monsieur le Président, je suis très inquiète. On considère que les effets de la crise climatique sont croisés. Que l'on examine la situation à l'étranger dans les pays en développement ou au Canada, les victimes des phénomènes climatiques sont le plus souvent des pauvres, des Autochtones et des personnes de couleur.
Pour ce qui est du dôme de chaleur, j'ai été scandalisée quand j'ai entendu le premier ministre John Horgan déclarer que la province n'avait aucun moyen de prévoir ce qui allait se passer et qu'on pensait qu'il allait seulement faire plus chaud. J'ai été outrée d'apprendre que les gouvernements fédéral et provincial, ceux du Canada et de la Colombie‑Britannique, continuaient d'augmenter les subventions accordées à l'industrie des combustibles fossiles, au moment même où il aurait fallu les éliminer, mais je conviens tout à fait qu'il y a des mesures que nous pouvons prendre.
On pense notamment à l'ombre. Il faut aménager davantage de forêts urbaines et donner aux gens plus d'occasions de fréquenter les parcs. J'ai été indignée que les autorités municipales de Vancouver ne laissent pas les gens aller au parc Strathcona par crainte qu'ils n'y dressent à nouveau des tentes, car l'ombre qu'on y trouve est vitale. Il faut s'intéresser de plus près aux moyens de survie, aux centres de rafraîchissement et aux réseaux sociaux de résilience qui permettent d'aller chercher les gens chez eux pour les emmener dans des lieux sécuritaires et frais où ils peuvent obtenir de l'eau et de la glace.
L'important, c'est de sauver des vies à tous les instants. De plus, nous devons être beaucoup mieux préparés.
Voir le profil de Mike Morrice
PV (ON)
Monsieur le Président, n'ayant pas eu l'occasion de le dire plus tôt cette semaine, j'aimerais commencer par vous offrir, au nom du Parti vert, mes plus sincères félicitations pour votre élection. Votre rôle durant cette 44e législature est d'une importance cruciale, et je sais que vous vous en acquittez déjà avec grâce et intégrité.
Au moment où je prends la parole, c'est la première fois que je le fais et je suis frappé par le caractère sacré de cet espace qu'est la Chambre des communes.
Aussi longtemps que j'aurai l'honneur de siéger à la Chambre, j'espère ne jamais perdre ce sentiment d'émerveillement parce qu'il s'accompagne d'un sens des responsabilités à l'égard du fait de discuter de manière constructive, d'être en désaccord sans être désagréable et, surtout, d'être respectueux. Je tiens aussi à remercier publiquement mes concitoyens de Kitchener-Centre de m'avoir accordé leur confiance.
Ma question ce soir reprend une question que la députée de Victoria a posée hier. Les combustibles fossiles sont la source principale de la crise climatique: ils sont responsables de plus de 75 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. C'est pourquoi nous devons diminuer notre consommation de pétrole, de gaz et de charbon en suivant les recommandations des scientifiques, comme ceux du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat.
Au Canada, cela représente une réduction d'au moins 60 % d'ici 2030, et nous devons être honnêtes avec nous-mêmes. C'est la combustion de combustibles fossiles qui, à son tour, alimente l'urgence climatique et le phénomène météorologique extrême qui a mené au présent débat d'urgence et engendré des pertes de vie et la destruction d'infrastructures en Colombie‑Britannique. Toutefois, au beau milieu de cet état d'urgence, le gouvernement fédéral continue de subventionner le secteur canadien des hydrocarbures: il lui a versé environ 17 milliards de dollars en 2020.
Le député ne convient-il pas qu'il est temps de réinvestir ces fonds dans les travailleurs de l'industrie des hydrocarbures, dans leur avenir et dans les collectivités les plus durement touchées, qui ont besoin de l'argent non seulement pour se rétablir, mais aussi, comme le député l'a mentionné, pour s'adapter?
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PV (BC)
Monsieur le Président, je voudrais aussi vous féliciter pour votre nomination à la vice-présidence.
Je dirai à mon collègue de Burnaby-Sud que si nous sommes prêts à tout faire — et il s'agit d'une question politique difficile pour lui —, cela exigera du chef du NPD fédéral qu'il soit prêt à décevoir la cheffe du NPD de l'Alberta en annulant le projet d'expansion de l'oléoduc Trans Mountain, ainsi que le premier ministre de la Colombie‑Britannique, M. Horgan, en annulant les projets de gaz naturel liquéfié et leurs subventions et en interdisant la fracturation. Le député est-il prêt à s'engager dans cette voie?
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PV (BC)
Madame la Présidente, je vous félicite d'avoir été nommée une fois de plus à titre d'occupante du fauteuil.
Je sais que ma collègue de Vancouver‑Centre a fait carrière dans le milieu médical. Les hôpitaux et l'infrastructure médicale sont d'ailleurs l'un des secteurs d'infrastructure dont nous n'avons pas parlé, mais qui a besoin d'une modernisation massive pour s'adapter à la crise du climat. Une étude réalisée récemment sur l'île de Vancouver s'est penchée sur l'hôpital de Nanaimo. Elle a permis de constater que, pendant les incendies de forêt, il a fallu annuler des interventions chirurgicales parce que la qualité de l'air était inadéquate dans les hôpitaux. Le système de climatisation était insuffisant en situation de dôme de chaleur.
La députée pourrait-elle parler de cet aspect de l'adaptation?
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PV (BC)
Madame la Présidente, je veux m'attarder sur un aspect, à savoir que, durant toute catastrophe, nous sommes très nombreux à présumer que nos appareils fonctionneront. Que ce soit lors de feux de forêt faisant rage à l'intérieur de la Colombie-Britannique ou de violentes tempêtes s'abattant sur sa côte, les habitants des différentes collectivités découvrent qu'il n'y a pas de ligne terrestre ou de réseau cellulaire et qu'il n'y a aucun moyen d'entendre ce qui se passe. J'ai déjà eu une longue conversation à ce sujet avec le chef adjoint du service d'incendie à Ashcroft. Je lui ai demandé ce que ses concitoyens font lors des alertes d'évacuation et comment ils savent à quel moment ils doivent évacuer les lieux. Il a répondu: « Nous nous sommes demandés ce que nous devrions faire sur le plan technologique, et nous avons décidé d'installer une immense cloche à la caserne de pompiers pour avertir les gens. »
Qu'est‑ce que le député pense que nous pouvons faire pour fournir un meilleur réseau aux personnes touchées par des catastrophes afin qu'elles puissent être mieux préparées et qu'elles puissent obtenir l'information dont elles ont désespérément besoin?
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PV (BC)
Madame la Présidente, ma question porte sur un sujet qui me chagrine énormément. La soi-disant loi sur la responsabilité en matière de carboneutralité et de lutte contre les changements climatiques nous engage à atteindre la mauvaise cible. La COP26, à Glasgow, a fait nettement ressortir que le monde ne cherche pas à atteindre la carboneutralité d'ici 2050. Une telle cible est dangereuse. Le monde cherche à réduire considérablement les émissions au cours de la présente décennie. Qu'en pense le député?
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PV (BC)
Madame la Présidente, je remercie mon collègue le député de Mission—Matsqui—Fraser Canyon de son excellent discours et de prendre cette situation à cœur.
J'ai reçu un courriel d'un ami. Comme le député le sait, j'ai des liens familiaux étroits avec des gens de sa circonscription. Je salue d'ailleurs Mike et Brandi, qui ont tout perdu. Ils ont perdu leur maison et leur ferme. En lisant ce courriel, je me suis mise à pleurer lorsque j'ai lu qu'ils n'arrivaient pas à trouver leur chienne Posie avant l'arrivée de l'hélicoptère. Il était déjà assez pénible d'apprendre qu'ils avaient dû abattre le bétail qui ne pouvait pas être sauvé, mais lorsque j'ai lu que la pauvre chienne terrifiée avait été trouvée dans un sous-sol sombre et inondé, et qu'il l'a secourue et l'a emmenée dans l'hélicoptère, c'est là que j'ai craqué.
Tous les résidants de ces collectivités ont subi un profond traumatisme. La douleur est un sujet dont on parle avec difficulté dans cette enceinte. Lorsque nous parlons d'euthanasier des animaux, nous sommes profondément émus. J'aimerais seulement dire que les membres et les militants du Parti vert ainsi que les députés ici présents s'engagent à prendre tous les moyens nécessaires pour aider toutes les collectivités, tous les agriculteurs et tous les résidants à rebâtir et à retrouver une vie normale.
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