Hansard
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Ajouter un critère de recherche
Résultats : 1 - 12 de 12
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Monsieur le Président, j'aimerais prendre un moment pour remercier les nombreux députés et électeurs qui ont tendu la main et offert leur soutien aux bonnes gens de Princeton et de Merritt, ainsi qu'aux nombreuses petites communautés autochtones des vallées de la Similkameen et de la Nicola, qui ont été dévastées par les inondations. Bien que nous ayons appris avec satisfaction que certains résidants pouvaient rentrer chez eux, en réalité, de nombreux défis subsistent.
C'est normal que les gens nettoient leur maison et en retirent les biens détruits, mais ces biens s'entassent dans les rues et doivent être enlevés. Les systèmes d'égouts ne fonctionnent pas, il n'y a pas d'eau et, à de nombreux endroits, il n'y a ni gaz ni électricité, donc aucun chauffage. Chaque nuit, la température descend toujours plus bas sous zéro et ne dépasse pas beaucoup le point de congélation pendant la journée. Tous ces résidants sont maintenant engagés dans une course contre la montre pour reconstruire leur vie autant que possible avant que le vrai gel hivernal ne s'installe.
J'aimerais demander à tous les députés de cette Chambre de continuer à penser aux gens de Merritt, de Princeton et des autres petites localités et à défendre leurs intérêts. Ils ont besoin de tout le soutien et l'encouragement que nous pouvons leur donner maintenant et que nous pourrons leur donner à l'avenir.
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Monsieur le Président, je souhaite saluer ma compatriote de la Colombie‑Britannique pour son intervention d'aujourd'hui et la sympathie qu'elle témoigne pour tous ceux ayant été touchés par les inondations dans notre grande province.
La députée a parlé de la nécessité de faire les choses différemment. Je sais que nous débattrons ce soir de beaucoup d'idées différentes, et j'espère que nous trouverons de bonnes solutions. Par exemple, des petites municipalités m'ont parlé des Accords d'aide financière en cas de catastrophe, un programme dont les ordres supérieurs de gouvernement doivent assumer 80 % des coûts, alors qu'elles doivent en assumer 20 %. Or, elles me disent qu'elles n'ont pas les moyens d'assumer cette partie des coûts. Qu'en pense la députée?
La députée a aussi parlé de donner plus d'autonomie aux collectivités. La dernière entente que le gouvernement fédéral a conclue avec la Province de la Colombie‑Britannique était l'entente de 2014 concernant la taxe sur l'essence. Je pense qu'il y a un domaine que nous pouvons améliorer. Tim Roberts, un directeur pour la collectivité rurale de Keremeos, a suggéré que les petits districts régionaux et les petites municipalités devraient pouvoir consacrer une partie des surplus de la taxe sur l'essence à l'atténuation des inondations et à la réduction des risques d'incendie parce que, bien souvent, il y a des zones périurbaines où se trouve du carburant, qui peut facilement être retiré par des étudiants embauchés à cette fin pendant l'été.
La députée peut‑elle parler de certaines des grandes solutions, mais aussi des petites solutions, qui aideront considérablement nos collectivités à s'adapter aux changements climatiques?
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Monsieur le Président, c'est un plaisir certain de prendre la parole. Je remercie ma collègue du Québec de sa sympathie envers les Britanno-Colombiens qui traversent une période très difficile.
Bien que le débat doive se concentrer sur ce point, son intervention a permis d'élargir un peu la portée de nos échanges. Avant de poser ma question, je tiens à dire que je suis d'accord avec elle. Dans le discours du Trône, le gouvernement a parlé d'une stratégie d'adaptation qui devrait être mise en œuvre en 2023. C'est ce même gouvernement qui a promis en 2019 de planter deux milliards d'arbres. Ma famille a planté plus d'arbres que le gouvernement ne l'a fait dans le cadre de cette initiative.
La députée a mentionné que le Bloc n'appuie pas l'utilisation de subventions pour l'exploitation du pétrole et du gaz au Canada. Est‑ce qu'elle et le Bloc croient que le captage, l'utilisation et le stockage du carbone comptent comme une subvention?
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Monsieur le Président, le député de la circonscription voisine de la mienne et moi-même sommes solidaires en tant que Britanno-Colombiens, et nous sommes reconnaissants qu'un débat d'urgence ait lieu sur le sujet.
À la fin de son discours, le député a parlé de l'expérience de Grand Forks. J'aimerais que le député donne plus de détails sur ce qui s'est passé et nous dise comment se porte la collectivité. Quelles leçons tirées de cet incident peut-on appliquer à la situation?
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Madame la Présidente, je suis heureux de prendre la parole aujourd'hui. J'en profite pour remercier les bonnes gens de Central Okanagan—Similkameen—Nicola pour leur soutien renouvelé, puisque c'est la première occasion que j'ai de le faire. C'est un grand honneur.
Permettez-moi aussi de féliciter tous les députés pour leur élection à cette législature. Bien qu'il y ait inévitablement des désaccords entre nous, n'oublions pas que les Canadiens nous ont envoyés ici pour nous entendre et œuvrer au consensus.
Je suis profondément attristé que ce soit dans le cadre de ce débat que je prenne la parole pour la première fois au cours de cette nouvelle législature, alors même que nombre de mes électeurs, dans des collectivités telles que Merritt et Princeton, vivent une détresse aussi grave qu'exceptionnelle dans la foulée des inondations et de leurs graves répercussions. En effet, comme mes collègues l'exposeront aux députés, cette situation désastreuse a touché d'autres régions de la Colombie-Britannique et continue de les affecter.
Avant toute chose, je me permets de rappeler un fait bien établi et important: les excréments s'écoulent vers le bas d'une pente. Je le mentionne parce que, dans beaucoup de petites communautés rurales, l'infrastructure la plus cruciale fonctionne comme suit: l'eau potable de la communauté, qu'elle provienne d'un puits ou encore d'une rivière ou d'un lac endigué, est traitée au moyen de la méthode que la communauté a les moyens de payer, puis elle pompée jusqu'à un réservoir. En général, c'est ensuite un système fondé sur la gravité qui sert à l'acheminer jusqu'à l'usine de traitement des eaux usées. Cette usine se trouve souvent près d'un lac ou d'une rivière, où les eaux peuvent être versées en toute sécurité une fois traitées.
Cet arrangement pose problème en cas d'inondation, puisqu'il y a alors un écoulement immédiat vers le bas de la pente, ce qui vient gonfler le lac ou la rivière. Il existe, certes, certains dispositifs de contrôle des inondations et souvent des infrastructures telles que des barrages ou des digues, mais une fois ces infrastructures compromises, il n'existe généralement pas de deuxième ligne de défense. Comme les inondations font grimper le niveau de l'eau, l'une des premières infrastructures essentielles à être compromise est l'usine de traitement des eaux usées. C'est exactement ce qui s'est produit à Merritt.
Une fois que l'usine de traitement des eaux usées ne fonctionne plus, la communauté peut difficilement fonctionner, d'autant plus que lorsque les eaux provenant d'une inondation entrent dans une usine de traitement des eaux usées, elles sont contaminées; elles sont considérées toxiques et même dangereuses. La situation crée une sorte d'égout toxique.
Plus l'eau monte, plus la contamination se propage. Lorsque les résidences sont submergées et compromises, le réseau d'aqueduc devient lui aussi compromis et insalubre. Cela signifie, bien entendu, que la collectivité est essentiellement inhabitable et dangereuse. En réalité, pratiquement rien dans les maisons ou l'infrastructure municipale n’est conçu pour être submergé dans des eaux de crue toxiques, contaminées et insalubres.
Ultimement, on donne l'ordre d'évacuer. En Colombie‑Britannique, le système d'alerte en cas d'urgence n'est pas aussi efficace et achevé qu'il devrait l'être. L'évacuation de milliers de citoyens à très court préavis est un défi logistique de taille. Où vont-ils aller? Comment vont-ils s'y rendre? Il faut évacuer les aînés vivant dans des foyers de soins, assurer leur transport et leur trouver un autre foyer. Les gens avec des problèmes de mobilité et ceux sans moyen de transport sont en sérieuse difficulté. Pire, lorsque les inondations amènent de la boue et des débris, les rues où l'on pouvait circuler ne peuvent plus être empruntées par les véhicules d'urgence et les premiers répondants.
Si la tempête a aussi rendu hors d'usage les lignes électriques ou de transmission et d'autres infrastructures de communication, comme ce fut le cas en Colombie‑Britannique récemment, les communications sans fil sont soudainement compromises. Comment obtenir de l'aide? Comme les intervenants d'urgence reçoivent-ils les messages au sujet de ceux qui ont besoin d'aide? Les gens à Merritt, à Princeton et ailleurs ont tous eu à faire face à ces situations.
Dans une communauté autochtone locale, le pont a été emporté par les eaux. Il s'agissait du seul lien permettant d'y entrer ou d'en sortir. Il n'y avait donc plus de pont, plus d'électricité, plus de moyen d'évacuation, et les communications étaient compromises. Bien franchement, nous sommes extrêmement chanceux que cette catastrophe n'ait pas été plus meurtrière.
Dans cette situation, avec tous ces défis, un seul élément a véritablement permis de changer les choses: les personnes. En effet, les personnes qui vivent à Princeton et à Merritt ont changé les choses. Ils ont contribué au sauvetage de leurs voisins, des personnes vulnérables, des membres de leur propre famille, de leurs amis et de leurs animaux de compagnie.
Ces héros méconnus ont maintenant besoin de notre aide. Beaucoup se sont rendus dans des collectivités comme Kelowna ou Kamloops, où les centres d'accueil étaient souvent débordés. Ils n'avaient nulle part où aller et personne ne pouvait les aider. En réalité, les centres d'accueil et les intervenants provinciaux n'arrivaient pas à suffire à la demande aussi soudaine qu'intense.
De nombreuses personnes ont été laissées à elles-mêmes, souvent condamnées à vivre dans leur véhicule. Certains ont pu trouver un motel, mais ils n'avaient pas les moyens de s'y offrir une chambre. Comme d'autres l'ont raconté, ces personnes ont atteint la limite de leur carte de crédit et elles ne savent pas comment elles arriveront à payer leur compte à la fin du mois. Il ne faut pas oublier que certaines personnes se sont retrouvées coincées parce que les routes étaient impraticables.
Nous avons immédiatement réalisé l'ampleur des problèmes causés par les infrastructures de transports endommagées. En l'espace de 48 heures, de nombreux magasins d'alimentation se sont retrouvés quasiment vides. Imaginons quelqu'un qui avait quitté son domicile de Merritt avec seulement les vêtements qu'il portait et qui s'est retrouvé devant des tablettes vides à Kamloops ou à Kelowna. Pourtant, c'est ce qu'ont vécu un grand nombre de personnes, et certaines sont encore dans cette situation.
Durant les derniers jours, les députés ont peut-être entendu dire que les habitants ont reçu le feu vert pour retourner chez eux. De prime abord, cela semble un pas vers le redressement et, pour certaines personnes, c'est réellement le cas. Je vais expliquer ce qui attend les habitants une fois de retour à la maison. Nous savons tous que nombre d'entre eux découvriront des dégâts importants à leur propriété. Tout ce qui a été immergé sous l'eau doit être enlevé et jeté aux ordures. Cela représente une tâche colossale en soi, mais la moitié du matériel contaminé se retrouvera au chemin. Il faudra ensuite ramasser ces objets et en disposer adéquatement. Cette procédure entraîne des défis énormes.
Voilà ce qui se passe à Princeton. Le maire a sollicité l'aide des forces armées pour prêter main-forte à sa communauté. En effet, des militaires sont à pied d’œuvre en Colombie-Britannique pour aider les sinistrés. Heureusement, des renforts sont arrivés plus tôt aujourd'hui à Princeton pour offrir une aide tant attendue. Je les remercie de leur service envers la population. Je suis très reconnaissant de leur présence.
Ce ne sont là que quelques-uns des défis qui attendront ces résidants à leur retour à la maison. J'aimerais parler d'une autre difficulté. En plus de devoir retirer leurs effets personnels et de retrouver leur maison dans un état désastreux, les gens risquent de trouver une étiquette rouge ou rose attachée à leur maison. Qu'est-ce que cela signifie?
L'étiquette rose signifie qu'il est possible que le compteur de gaz ait été submergé lors de l'inondation ou que l'eau ait causé des dommages aux appareils au gaz. Si c'est le cas, l'alimentation en gaz a été coupée, et il faut faire appel à un entrepreneur en gaz naturel autorisé pour évaluer le système d'alimentation en gaz naturel et alimenter de nouveau les appareils.
L'étiquette rouge signifie que le compteur de gaz a été submergé lors de l'inondation et qu'il est maintenant désactivé et verrouillé. Il faut alors faire appel à un entrepreneur en gaz naturel autorisé, et il faudra beaucoup de travail pour remédier au problème. Je suis sûr que les députés peuvent comprendre que, même dans une grande ville, il peut être difficile d'obtenir les services d'un entrepreneur en gaz naturel. On peut donc imaginer à quel point c'est difficile dans une petite collectivité, où la demande est énorme dans ce genre de situation.
Qui paient ces entrepreneurs et les coûteux travaux qui doivent être réalisés? Que se passe-t-il si quelqu'un a dû utiliser tout l'argent ou toute la marge de crédit qu'il lui restait pour se loger dans un hôtel? Que fera cette personne? Ce sont des questions que des gens se posent réellement à Merritt et à Princeton en ce moment.
N'oublions pas que parmi ces personnes qui habitent dans ces collectivités et qui vivent ces difficultés se trouvent de nombreux dirigeants communautaires, comme ceux qui travaillent pour les municipalités. Les maires, le personnel civil, les premiers répondants, les responsables de l'entretien des routes, les policiers, les ambulanciers paramédicaux et d'autres encore subissent d'énormes pressions en ce moment. En plus de gérer leurs propres problèmes à la maison, ils doivent faire en sorte d'assurer le fonctionnement de leur collectivité.
J'ai mentionné plus tôt la nécessité de faire fonctionner les usines de traitement des eaux usées pour purger les conduites et, dans de nombreux cas, réparer celles qui sont endommagées. Princeton a déjà dû autoriser le creusage d'un autre puits.
Ces travaux pourraient coûter des centaines de milliers de dollars, ce qu'un budget municipal ne peut pas se permettre. Voilà qui m'amène à l'un des plus graves problèmes: en ce moment, les Accords d'aide financière en cas de catastrophe ne couvrent que 80 % des coûts. Dans les cas où une administration locale doit faire face à une catastrophe et où pratiquement toute l'infrastructure municipale a été endommagée, une contribution de 80 % de la part des ordres supérieurs de gouvernement n'est pas suffisante. En temps normal, une contribution de 80 % semble intéressante, mais j'ai parlé au maire Spencer Coyne aujourd'hui et il m'a dit que la portion restante est bien supérieure à la capacité de payer de la ville. Les 20 % représentent des dizaines de millions de dollars.
Cette situation crée un stress énorme pour les dirigeants municipaux qui sont aux commandes, mais quel choix s'offre à eux? S'ils ne peuvent pas pressuriser adéquatement un réservoir d'eau, ils ne peuvent pas offrir une protection contre les incendies à un moment où il y a probablement des fuites de gaz dans leur collectivité. Alors que le personnel municipal essaie de rétablir l'ensemble de l'infrastructure de base que nous tenons tous pour acquise, rappelons-nous qu'il y avait déjà très peu de logements locatifs dans beaucoup de ces localités. Dans des endroits comme Merritt et Princeton, il n'y en avait à peu près pas avant même cette catastrophe.
Par exemple, Collettville, une région de Merritt, a été la plus durement touchée par les inondations. Ce sera la dernière région de la ville où les citoyens pourront revenir. Les députés peuvent-ils imaginer ce que ressent un aîné qui voit à la télévision ce qui ressemble à sa maison modulaire partir à la dérive avec tout ce qu'il possède à l'intérieur? Comment peut-il trouver un abri dans une collectivité qu'il considère comme la sienne depuis des décennies s'il n'y a pas d'autres options?
La mairesse Linda Brown m'a dit que sans un programme quelconque de création rapide de logements offert par des paliers supérieurs de gouvernement, certaines personnes ne reviendront jamais à Merritt parce qu'il n'y a plus rien pour elles dans la ville. La mairesse s'est montrée disposée à discuter de sites municipaux où il serait possible d'installer rapidement des logements et j'espère que la discussion de ce soir donnera lieu à des mesures concrètes pour ces habitants. Le maire de Princeton, M. Coyne, a exprimé une volonté similaire de créer des liens.
J'aimerais, à ce stade, prendre un moment pour remercier sincèrement tous les élus locaux, le personnel de soutien dont ils disposent, le personnel municipal et surtout les premiers intervenants. Ils font un travail remarquable et extraordinaire dans des circonstances extrêmement difficiles et exigeantes. Pendant ce temps, les députés doivent garder à l'esprit qu'ils sont engagés dans une course contre la montre, car chaque nuit la température tombe de plus en plus au-dessous du point de congélation et chaque jour elle grimpe de moins en moins au-dessus du point de congélation. Le grand froid hivernal s'installe et nous disposons probablement d'un délai de deux à trois semaines avant de devoir reporter certaines activités au printemps. N'oublions pas que, selon les prévisions pour demain, certaines régions de la Colombie‑Britannique pourraient recevoir 80 millimètres de pluie supplémentaires et être touchées par des conditions de tempête.
Je pourrais passer le reste du temps qui m'est alloué ce soir à parler des graves difficultés que doivent surmonter les habitants de ma circonscription, les bonnes gens de Merritt et de Princeton, ainsi que les membres des communautés autochtones des vallées de la Similkameen et de la Nicola. Cependant, je vais m'arrêter là. J'ai fait part à la Chambre de certaines de ces difficultés, car que je crois qu'il est essentiel que, en tant que députés élus démocratiquement, nous comprenions ce que vivent ces personnes parce que nous pouvons, et je crois que nous devons, faire partie de la solution.
Merritt et Princeton ne sont que deux des localités touchées. Nous savons que la situation est également problématique dans la vallée du Fraser, ainsi qu'à Hope, à Spences Bridge et ailleurs. Ces collectivités ne doivent pas seulement se remettre sur pied. Elles doivent aussi se renforcer.
Il ne fait aucun doute que le climat est en train de changer. En effet, dans ma circonscription, le lac Okanagan a été inondé pas une, mais bien deux fois depuis 2017, phénomène qui est censé se produire une fois chaque 200 ans. Il y a eu énormément de feux de forêt et de fumée, ce qui a compromis la qualité de l'air d'une manière sans précédent. De plus, comme d'autres députés l'ont souligné, il y a aussi eu un dôme de chaleur cet été, au cours duquel des records de chaleur ont été battus, ce qui a entraîné la mort de personnes. Maintenant, nous sommes aux prises avec des inondations, et d'autres événements météorologiques graves sont prévus.
Que pouvons-nous faire? Je ne prétends pas avoir toutes les réponses. Il est certes primordial de travailler en partenariat avec les collectivités locales, le gouvernement provincial et les communautés des Premières Nations et de les consulter.
Je vais formuler quelques observations. En 2016, un éboulement a endommagé le canal d'irrigation d'Oliver. Or, il s'agit d'une infrastructure qui alimente toute la communauté agricole d'Okanagan‑Sud. Je dois préciser qu'Okanagan‑Sud ne fait pas partie de ma circonscription. Néanmoins, c'est un exemple important, surtout compte tenu de l'infrastructure.
La municipalité était prête à investir sa juste part pour les réparations. La province a accepté de faire de même, mais Ottawa a refusé de payer sa part. Les fonctionnaires ont dit que le projet ne répondait aux critères d'admissibilité d'aucun programme de subvention établi, et c'en est resté là.
Le problème est grave. Ce n'est pas de la faute des résidants d'Okanagan‑Sud si une infrastructure agricole essentielle ne répond pas aux critères établis par Ottawa. C'est la faute des fonctionnaires et de la façon de penser à Ottawa. Dorénavant, nous devons prévoir des programmes de subvention qui répondent aux besoins des petites municipalités plutôt qu'aux besoins politiques du gouvernement à Ottawa.
Je ferai aussi remarquer que dans de nombreuses petites collectivités rurales de la Colombie‑Britannique, les services d'approvisionnement en eau sont fournis par des districts d'irrigation. À l'heure actuelle, ces districts d'irrigation ne sont admissibles à aucune subvention des gouvernements d'ordre supérieur.
Pensons-y un instant. C'est un problème grave. Ces petites collectivités ont besoin de fonds pour protéger leur réseau d'aqueduc contre les menaces des changements climatiques, et pourtant, elles sont délibérément exclues des subventions accordées par les gouvernements d'ordre supérieur, malgré le fait que les utilisateurs de ces réseaux paient des taxes aux gouvernements provincial et fédéral. Cette situation perdure depuis des années, mais j'estime que nous ne pouvons plus continuer à l'ignorer.
Parlant de choses avec lesquelles nous devons composer, j'ai parlé avec le directeur régional des zones autour de Keremeos, qui m'a envoyé des photos des digues sur le point de céder dans sa région et de l'eau qui s'en écoule et inonde principalement de vieilles maisons modulaires habitées surtout par des aînés. Il m'a dit que, si les digues cédaient, le poste de la GRC, le poste d'ambulances et la caserne de pompiers de Keremeos seraient en danger, ce qui compliquerait une situation déjà difficile.
Alors que nous sommes ici à composer avec les difficultés des collectivités inondées aujourd'hui, nous devons reconnaître que d'autres petites collectivités chancellent sans entente durable pour réparer et entretenir leurs infrastructures hydrauliques.
Mon temps de parole est presque écoulé, mais il me reste seulement quelques observations à faire. Bon nombre de localités rurales et de communautés autochtones n'ont pas encore Internet haute vitesse ou la téléphonie sans fil. Les Canadiens qui vivent dans une région rurale ont beau financer la banque de l'infrastructure avec leurs impôts, celle-ci a été structurée de telle sorte par le gouvernement libéral qu'elle est dans l'impossibilité de venir en aide aux petites localités du pays.
Quel que soit l'angle d'où on aborde la situation, Ottawa fait partie du problème, et non de la solution. Il faut que ça change. Je ne tiens pas à pointer qui que ce soit du doigt. En fait, cette attitude fait probablement partie du problème elle aussi. Nous débattons sans arrêt d'une politique irrémédiablement paternaliste qui continue de causer du tort aux localités rurales du pays. Le climat change, alors nous devons tout faire pour qu'Ottawa débloque les ressources nécessaires pour répondre aux besoins des localités rurales, comme il le fait pour les grands centres.
J'ose espérer que, dans les jours, les semaines et les mois à venir, lorsque Princeton, Merritt et les autres entameront leur reconstruction, le gouvernement fédéral trouvera le moyen d'aider ces petites localités au lieu de leur dire qu'elles ne répondent pas aux critères. Nous devons être prêts à relever ce défi. Nous n'avons pas droit à l'échec. Profitons de l'occasion pour exprimer notre solidarité aux Britanno-Colombiens qui vivent des moments difficiles ces jours-ci et qui subissent des pertes matérielles et pour leur offrir notre soutien.
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Madame la Présidente, j'ai posé la question à Michael Reeve, de la station Q101, à Merritt, parce qu'il a été évacué alors qu'il continuait de faire son travail de journaliste et d'informer le public des politiques et des lignes directrices qui étaient adoptées. Le problème dans ce genre de cas, c'est que l'on met les journalistes, les premiers répondants et les responsables locaux dans une situation très difficile. Ils tentent d'appuyer leur collectivité autant qu'ils le peuvent tout en devant faire face aux défis que j'ai énoncés dans mon discours.
Au cours de l'été, un élu de ma circonscription a été évacué en raison des incendies. J'ai reçu des appels de citoyens se plaignant de son manque d'attention. J'ai répondu que cette personne tentait d'évacuer son domicile tout comme eux et que l'on devrait collaborer avec lui. Le défi à relever est immense et il faut s'appuyer mutuellement afin d'aider les gens de nos collectivités.
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Madame la Présidente, je suis heureux que la députée mentionne cet enjeu. Je le répète, pour les maires qui ont demandé qu'on examine cette question, l'essentiel n'est pas de savoir si la province paiera 40 % et Ottawa le reste, ou l'inverse. Ils signalent tout simplement qu'ils doivent procéder aux réparations nécessaires et qu'ils n'ont pas les moyens requis. Ils doivent protéger leur communauté et faire les travaux nécessaires. Peu leur importe qui fera ceci ou cela, ce n'est vraiment pas ce qui les préoccupe.
Au final, nous devrions faire preuve de jugement. Si une province est solide, qu'elle dispose d'une assiette fiscale suffisante et qu'elle est en bonne posture pour financer ces dépenses, nous devrions la laisser jouer le rôle principal. J'ajouterais que tout cela fait partie des réalités de cette union qu'est le Canada: il arrive que des provinces ne puissent pas assumer certaines dépenses. C'est alors que le gouvernement fédéral entre en jeu. Nous devons faire preuve de jugement.
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Madame la Présidente, je remercie mon compatriote de la Colombie-Britannique d'être ici ce soir et d'avoir transmis à la Chambre une partie de ses connaissances et de son expertise. Comme il l'a dit, le chemin a été hasardeux pour la collectivité de Grand Forks, et nous allons voir la même chose se produire ici. Nous allons y venir.
Actuellement, des personnes m'informent que, si elles sont assurées, elle se font dire qu'elle n'obtiendront aucune aide. Quand elles se tournent vers leur compagnie d'assurance, ont leur répond que rien n'est couvert. Tant les personnes que les familles vont vivre des difficultés énormes. Comme je l'ai expliqué, du point de vue communautaire, ce n'est pas simple. Le cours de la rivière Coldwater s'est déplacé d'au moins un pâté de maisons. Actuellement, il suit des canalisations de gaz et de services publics qui n'ont jamais été conçues pour être sous une rivière. Il s'agit là de défis de grande envergure.
Quand j'affirme à quel point la situation est difficile pour les employés municipaux, il suffit d'imaginer ce que vit une personne âgée ou ayant une incapacité qui rentre chez elle pour constater qu'elle doit repartir à zéro sans la moindre assistance. Les petites collectivités ont besoin d'aide.
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Madame la Présidente, premièrement, je suis ravie que la députée ait été élue et je l'en félicite. Je suis tout aussi ravi que ses enfants puissent voir leur mère à l'œuvre. Je trouve dommage qu'ils aient dû écouter mon intervention de 20 minutes avant d'en arriver là.
Plus important encore, il y a de nombreux défis à relever à l'échelle des ménages et des collectivités, et c'est pour cela que nous devons vraiment unir nos efforts. Le député d'Abbotsford a dit plus souvent que n'importe qui d'autre qu'il faut vraiment continuer de collaborer, d'échanger des renseignements et de déployer des efforts. Nous pouvons parler aussi longtemps que nous le voulons, mais il y a des gens qui souffrent réellement. Au bout du compte, lorsque la population doit faire face à une catastrophe, le gouvernement est censé intervenir.
Des erreurs seront commises, mais nous pourrons y remédier en améliorant la communication et en étant prêts à unir nos efforts pour faire le nécessaire.
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Madame la Présidente, vous savez bien qu’il m’est difficile de rester concis, mais je vais essayer.
Le chef de l’opposition officielle a eu la grande sagesse de nommer notre collègue de l’Alberta comme ministre du cabinet fantôme pour la protection civile. Remémorons-nous la tornade qui a frappé Ottawa. On s’inquiétait alors de savoir si le réseau téléphonique tiendrait le coup, car les infrastructures qui assurent son fonctionnement n’ont qu’une capacité d’autonomie de 8 à 12 heures. Cela dépend des opérateurs. Notre collègue a donc présenté une motion pour dire que nous devrions étudier ce point en comité, et que nous devrions nous poser davantage de questions à ce sujet.
Ce point relève de la compétence fédérale. Nous devons savoir exactement ce que nous attendons de nos appareils dont nous dépendons tellement. Imaginons un instant que des gens ne puissent pas joindre leur enfant par cellulaire pendant une catastrophe. C’est bien de cela que nous devons discuter en profondeur.
Je remercie la députée d’avoir contribué aux débats ce soir.
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Madame la Présidente, je salue la passion et la productivité du député, et je le remercie de signaler aux ministres que nous avons besoin d'aide. Il a été fantastique. Pendant son discours de ce soir, il a parlé des défis auxquels sont confrontées beaucoup de petites communautés autochtones et des failles dans lesquelles elles se perdent. Nous devons nous efforcer d'aider les communautés qui en ont besoin, c'est extrêmement important.
Le député pourrait-il ajouter quelques éléments? Y a-t-il des choses spécifiques qui pourraient aider ces communautés à traverser la crise?
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Madame la Présidente, nous avons eu droit à tout un débat et je dois dire que tous ont exprimé leur appui à la Colombie‑Britannique. Je remercie d'ailleurs le ministre de l'avoir fait.
Une des choses que nous avons entendue pendant la campagne électorale et après les élections, c'est que le gouvernement a de grandes ambitions, mais il a très peu de réalisations. Le chef de l'opposition en a parlé plus tôt.
Beaucoup de gens dans ma province, la Colombie‑Britannique, attendent du gouvernement qu'il fasse preuve de leadership. Qu'est-ce que le ministre a à répondre à ceux qui se montrent sceptiques face au gouvernement du fait qu'il met toujours l'accent sur les belles promesses plutôt que sur les actions concrètes?
Résultats : 1 - 12 de 12

Exporter en: XML CSV RSS

Pour plus d'options de données, veuillez voir Données ouvertes