Hansard
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Ajouter un critère de recherche
Résultats : 1 - 15 de 16
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, le Bureau d'assurance du Canada a déclaré que les inondations en Colombie‑Britannique sont le phénomène météorologique violent le plus coûteux dans l'histoire de la province.
Les dommages privés assurés sont évalués à 450 millions de dollars, mais leur coût réel est beaucoup plus élevé, car de nombreuses personnes touchées n'étaient pas assurées ou étaient sous-assurées. Ce montant ne tient pas compte non plus des pertes du côté de l'infrastructure publique. De plus, le coût des dommages causés aux biens assurés par les feux de forêt s'élève cette année à 155 millions de dollars, mais là encore, cela n'inclut pas les biens des gens qui n'étaient pas assurés.
Hier, l'énoncé économique de l'automne promettait un montant de 5 milliards de dollars, dans le cadre du mécanisme des Accords d'aide financière en cas de catastrophe, pour éponger les coûts de reconstruction liés aux récentes catastrophes naturelles en Colombie-Britannique. La réponse aux efforts soutenus déployés par mes collègues conservateurs et moi est appréciée et témoigne de l'approche Équipe Canada dont j'ai parlé, en particulier avec le ministre de la Protection civile, mais j'attends avec impatience de voir le gouvernement mettre à exécution sa promesse et préciser où et comment le soutien financier sera versé en collaboration avec le gouvernement de la province.
Les fonds sont prévus pour l'année financière 2021-2022, qui se termine dans un peu plus de trois mois. Les barrages et les routes qui ont été emportés ne peuvent pas être reconstruits aussi vite. Sera-t-il possible d'avoir accès à ces fonds après le 31 mars?
Fournir ces fonds par l'entremise des Accords d'aide financière en cas de catastrophe suscite d'autres préoccupations et d'autres questions. Les petites collectivités comme Princeton et Merritt, dans la circonscription de mon collègue le député de Central Okanagan—Similkameen—Nicola, s'inquiètent qu'en raison de l'ampleur des dégâts, leurs assiettes fiscales ne suffiraient tout simplement pas à fournir les fonds de contrepartie exigés. Qu'en est-il de Lytton, dans ma circonscription? Il n'y a littéralement pas d'assiette fiscale, car 90 % du village a été rasé pas les flammes.
Les Accords d'aide financière en cas de catastrophe entre le gouvernement fédéral et la Colombie-Britannique n'offrent aucune assurance que ces petites collectivités recevront le soutien dont elles ont besoin, ce qui cause beaucoup de stress aux dirigeants locaux.
Dans la réponse qu'il a donnée lundi, le ministre de la Protection civile a indiqué que les représentants des gouvernements fédéral et provincial et les dirigeants autochtones avaient une réunion le jour même à ce sujet. Le ministre pourrait-il partager avec la Chambre les résultats de cette réunion? Plus précisément, une partie des fonds annoncés sera-t-elle affectée à la réparation et au renforcement des digues?
Je suis heureux que les dirigeants autochtones aient participé à ces réunions, car lorsque les incendies de forêt ont dévasté Lytton et les Premières Nations des environs, l'été dernier, il était clair que la coordination des mesures d'urgence avec les collectivités autochtones touchées, ainsi que les préavis qui leur ont été fournis étaient tristement insuffisants. Les récentes inondations ont de nouveau montré cette réalité.
En Colombie‑Britannique, la First Nations' Emergency Services Society a demandé la mise en place d'un système d'alerte plus intégré et d'un financement plus stable après qu'il a fallu plusieurs jours pour coordonner les efforts et atteindre les communautés autochtones isolées par les inondations. La semaine dernière, j'ai parlé avec le chef Lampreau de la Première nation Shackan. Tout comme lui, de nombreux chefs des Premières Nations sont désemparés.
Selon l'Assemblée des Premières Nations, en 2018, la Colombie‑Britannique a signé une entente de 29 millions de dollars avec Services aux Autochtones Canada concernant les services d'urgence. L'entente prévoyait 28 postes de coordonnateur de la gestion des urgences pour les Premières Nations. Cependant, ces postes n'ont pas été pourvus. Pourquoi? Quelles mesures concrètes le gouvernement prendra-t-il pour mettre en place des ressources pour les communautés autochtones éloignées qui ont été les plus touchées par certaines des plus récentes catastrophes naturelles?
Je remercie encore une fois le gouvernement d'avoir versé 5 milliards de dollars à la Colombie‑Britannique et le ministre de la Protection civile d'avoir adopté une approche collaborative à mon égard. J'espère entendre des réponses concrètes à certaines de mes questions ce soir.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, je souhaite la bienvenue à la Chambre des communes au député d'Ottawa-Centre et je le félicite de ses nouvelles fonctions de secrétaire parlementaire. Je lui demanderais de répondre à quelques questions précises.
Premièrement, les fonds annoncés en vertu des Accords d'aide financière en cas de catastrophe s'appliquent au présent exercice financier. Seront-ils toujours disponibles à l'exercice suivant? Comme l'a mentionné le député, certaines des demandes de la province restent à venir.
Deuxièmement, toujours au sujet des Accords d'aide financière en cas de catastrophe, la situation en Colombie‑Britannique est unique. Y aura-t-il une certaine flexibilité pour les petites municipalités qui pourraient avoir besoin de plus d'aide qu'à l'habitude pour assumer leur part de contribution dans le cadre de ce programme?
Troisièmement, le député d'en face ne croit-il pas qu'il serait nécessaire que le gouvernement du Canada renégocie les contrats avec la province de la Colombie‑Britannique en matière d'atténuation et de gestion des conséquences des catastrophes dans les réserves?
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, la région de Mission—Matsqui—Fraser Canyon et toute la Colombie-Britannique ont subi une dévastation sans précédent. Les cultivateurs de bleuets sont terrifiés quand ils pensent aux conséquences que pourrait avoir une autre inondation et à ses effets sur la sécurité alimentaire et l'économie de la Colombie-Britannique. La ministre de l'Agriculture s'engagera-t-elle, particulièrement envers Matsqui, en Colombie-Britannique, à financer la réparation et l'amélioration des digues de la vallée du Fraser et du bas Fraser afin que les producteurs agricoles ne soient pas en mauvaise posture quand surviendra la prochaine inondation?
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Madame la Présidente, c’est un véritable honneur de prendre à nouveau la parole à la Chambre.
Je remercie le député de Brantford—Brant, qui vient probablement de faire son premier discours à la Chambre. Je pense qu’il est tout à notre avantage qu'il y ait plus de procureurs de la Courone à la Chambre des communes pour nous informer sur le système judiciaire.
Ces dernières semaines ont été agréables et bien remplies avec le retour au Parlement. Même si je me réjouis de constater que le gouvernement a décidé de s’occuper des affaires les plus urgentes, comme le débat sur la Colombie‑Britannique, et qu’il en soit fait mention dans le discours du Trône, je continuerai d’exiger du gouvernement des mesures concrètes pour l’après‑inondation et la construction des infrastructures. C’est ce que demandent mes électeurs et l'ensemble des Britanno‑Colombiens à leur député respectif dans l’immédiat.
En ce qui concerne les interventions sur le terrain, les ministres se sont montrés réceptifs, et le personnel militaire envoyé d'urgence a joué un rôle essentiel, et c'est encore le cas aujourd'hui. Je les félicite pour leur travail et je les remercie de l'attention qu'ils ont accordée à cette situation, mais lorsque la pluie cessera et que les inondations seront maîtrisées, est-ce que le gouvernement fédéral sera toujours là? Dans quelques mois, est-ce que les médias maintiendront leur couverture? C'est ce qui m'inquiète le plus présentement. Je le répète: je ne ménagerai aucun effort pour m'assurer que le budget fédéral à venir correspond à ce qui a été dit dans le discours du Trône et qu'il réponde aux problèmes criants que vit présentement ma province.
J'entends m'assurer que le village de Lytton, que je représente et qui a été dévasté par l'un des pires feux de forêt de l'histoire du pays, obtienne l'aide dont il a besoin du fédéral.
Le prochain budget fédéral devra comprendre un train complet de mesures d'aide et il doit prévoir la modification des politiques qui concernent ceux qui ont perdu leur maison et qui n'étaient pas assurés, les entreprises touchées qui n'arrivent peut-être pas à obtenir de prêts et les producteurs agricoles, en particulier les producteurs de bleuets, les producteurs laitiers et les producteurs de volaille, qui ont vu leurs récoltes et leurs animaux être dévastés. Il faut une mise à jour des cartes des zones inondables pour qu'elles anticipent les catastrophes à venir et que nous puissions nous adapter aux changements climatiques. Les municipalités ont besoin d'argent pour améliorer les digues et l'infrastructure essentielle et le gouvernement provincial doit mettre en œuvre un plan de construction d'infrastructures résilientes sur l'ensemble du territoire afin d'éviter les problèmes comme ceux qu'ont connus les autoroutes.
J'ai circulé parmi les députés pour leur montrer des photos du sommet de Jackass Mountain et de l'autoroute 1. La route a été complètement emportée par les eaux. Il faut reconstruire ces routes en mieux.
Enfin, il faut améliorer les politiques et la capacité de réponse aux situations d'urgence pour nos frères et nos sœurs autochtones. Franchement, la façon de réagir aux catastrophes en Colombie‑Britannique est inadéquate. Nous devons donner les moyens de réagir aux leaders et aux premiers intervenants des Premières Nations et nous assurer qu'ils disposent des outils dont ils ont besoin, en particulier dans les régions rurales de la province, pour faire leur travail efficacement et assurer la sécurité de leur population et de leurs nations.
J'aimerais seulement faire quelques observations supplémentaires. Le discours du Trône donne souvent aux députés l'occasion de revenir sur les élections, sur ce que les gens leur ont dit pendant la campagne électorale et sur la façon dont ils peuvent en faire part au Parlement.
Avant de parler de certaines choses que j'ai entendues en faisant du porte-à-porte pendant la campagne électorale, je tiens à saluer un très bon ami à moi. Il y a 10 ans, c'était mon colocataire, et nous nous assoyions à la table dans la cuisine de notre appartement. Nous faisions partie du personnel du gouvernement de Stephen Harper, et nous nous penchions sur le redécoupage de la carte électorale. On voulait créer une nouvelle circonscription dans ma ville. C'est à ce moment-là que j'ai décidé de me lancer en politique. Blair m'a accompagné depuis le début. Je crois que je ne serais pas ici aujourd'hui sans la présence d'un ami comme Blair, qui a soutenu ma famille pendant de nombreuses années. Quand on fait de la politique, avoir comme employé quelqu'un à qui on peut se confier et qui connaît nos forces et nos faiblesses est une bénédiction. Je n'ai pas beaucoup dormi la nuit dernière. Ce genre de situation me fait pleurer.
Blair passe à autre chose. Il partage sa vie avec une femme merveilleuse et il déménage dans les Prairies. Il quittera mon bureau à la fin de l'année. Blair nous manquera beaucoup. Il est à la fois un serviteur exemplaire de la cause publique et un homme fantastique. Je le remercie du fond du cœur.
Le discours du Trône nous invite à écouter les nombreuses voix. La circonscription de Mission—Matsqui—Fraser Canyon compte parmi celles où les voix sont les plus diversifiées au Canada. Je considère aussi qu'il s'agit de la meilleure circonscription au Canada et je suis prêt à en débattre n'importe quand à la Chambre des communes. La circonscription de Mission—Matsqui—Fraser Canyon comprend 22 000 kilomètres carrés d'étendues sauvages. Elle s'étend de Matsqui et d'Abbotsford, en Colombie-Britannique, jusque dans la vallée de la rivière Bridge dans le parc South Chilcotin Mountains. Le fleuve Fraser constitue l'unique connexion qui unit ma circonscription. Il la traverse entièrement du nord au sud. Je suis fier de vivre à un endroit où l'on trouve une riche culture autochtone et immigrante. Toutes ces personnes nourrissent beaucoup le travail que je fais et elles contribuent énormément aux collectivités que je représente. Je suis fier et honoré de pouvoir les défendre au quotidien. C'est un véritable honneur.
Pendant la campagne électorale, tout le monde ne m'a parlé que d'une chose: le logement. À Abbotsford et à Mission, il n'y a pas si longtemps, une famille dont le revenu provenait peut-être d'un travail dans le parc industriel de Gloucester, à Langley, ou dans une petite entreprise locale, pouvait s'offrir une maison. Il n'y a pas si longtemps, les maisons se vendaient entre 300 000 $ et 400 000 $ dans bon nombre des collectivités que je représente, mais au cours des 7 ou 8 dernières années, ces prix ont grimpé en flèche pour atteindre des niveaux qu'aucun d'entre nous n'aurait jamais pu imaginer. La valeur des maisons a doublé, voire triplé. Nous nous retrouvons maintenant dans une situation où un bon emploi n'est plus suffisant pour trouver un endroit sûr où vivre. De nombreuses familles, dont la mienne, se réjouissent de l'Allocation canadienne pour enfants et des choses positives qu'elle permet de faire, comme de payer les frais de garderie ou d'acheter de la nourriture de qualité. Toutefois, l'Allocation canadienne pour enfants, ou encore une légère augmentation de la pension de la Sécurité de la vieillesse ou du Supplément de revenu garanti pour les aînés, ne tient pas compte de la hausse vertigineuse et fulgurante que nous avons observée en ce qui concerne le coût du logement.
Dans son budget, le gouvernement a parlé d'un fonds pour accélérer la construction de logements. Je ne sais pas en quoi cela consiste. À vrai dire, cela me fait penser un peu à une notion que les libéraux n'évoquent plus, à savoir les supergrappes liées à des zones industrielles. Ils n'en font plus mention maintenant, mais il y a quelques années, le ministre Bains parlait de supergrappes tous les jours. Nous n'entendons plus ce terme. Ce que les Canadiens attendent du gouvernement, c'est un plan concret pour résoudre le problème de la pénurie de logements. La réalité, c'est que nous n'en construisons pas assez. J'habite dans une région qui accueille un nombre considérable d'immigrants. Or, les immigrants n'ont plus d'endroits sûrs où vivre. Le gouvernement doit fixer des objectifs, rendre des comptes à cet égard et aider les municipalités à construire les types de logements dont les gens ont besoin pour s'épanouir. Nous échouons dans ce dossier.
Pendant la campagne électorale, il y avait quelques bons éléments dans la plateforme libérale et il y avait assurément quelques bons éléments dans la plateforme conservatrice. Cependant, les gens reconnaissent maintenant le problème. Il y a eu suffisamment de beaux discours; place à l'action. Le gouvernement fédéral doit se mettre au travail de concert avec les municipalités pour encourager la construction de nouvelles maisons. Il faut que le logement aille de pair avec le développement des infrastructures afin qu'au moment de construire les nouvelles stations du SkyTrain et d'étendre la ligne jusqu'à Langley — ou si nous comptons un jour amener le West Coast Express jusqu'à Mission —, le logement soit au cœur de la planification des infrastructures. Si nous ne commençons pas à examiner plus globalement certains des grands enjeux auxquels nous devons faire face en tant que nation, nous ne parviendrons pas à résoudre la crise du logement.
Je dirai encore une chose sur le logement, et cela concerne les logements destinés aux Autochtones. Mes concitoyens autochtones veulent des logements « construits par et pour les Autochtones ». S'il y a une chose dont l'absence dans le discours du Trône m'a rendu très inquiet, c'est bien celle‑là. Travaillons à la réconciliation. L'année a été difficile pour la Colombie‑Britannique. Idem pour la nation Tk'emlúps te Secwépemc, que je représente. Travaillons à la réconciliation et donnons aux enfants autochtones des endroits sécuritaires où ils pourront se sentir chez eux. Nous pouvons en faire tellement plus à cet égard. En travaillant collectivement, la Chambre peut refermer cette cicatrice que porte notre nation.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, une autre rivière atmosphérique atteint actuellement la Colombie-Britannique. Nous nous préparons à subir de nouvelles inondations. J'insisterai auprès du comité fédéral-provincial de rétablissement après les inondations, qui vient d'être formé, pour qu'il fournisse les infrastructures essentielles que les petites collectivités n'ont pas les moyens de payer, qu'il répare les digues et qu'il remanie la politique d'intervention en cas d'urgence, afin de tirer des leçons de nos erreurs.
Il va sans dire que des autoroutes et des voies ferrées sont toujours inondées, et que de nombreux habitants de nos communautés rurales et majoritairement autochtones se retrouvent isolés, alors que l'on annonce encore des conditions météorologiques imprévisibles. Ce manque de contrôle peut provoquer un sentiment de désespoir, mais nous ne devons pas nous laisser abattre. Nos efforts sont mieux coordonnés que la semaine dernière, et ils le seront encore mieux la semaine prochaine. Je remercie les bénévoles, les travailleurs des services d'urgence, les militaires et toutes les personnes qui ont fait des dons en argent partout au Canada. Ce sont ces Canadiens qui s'unissent pour s'entraider qui font du Canada le meilleur pays au monde.
Je travaillerai sans relâche pour obtenir les ressources dont la Colombie-Britannique a besoin aujourd'hui et dans l'avenir.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, deux fois en deux semaines, les gens de ma circonscription dans la vallée du Fraser et dans le canyon du Fraser ont été touchés par des inondations généralisées. Les autoroutes emportées par les flots, les champs submergés et les granges inondées ont tous eu un effet sur la production agricole. Les Canadiens subissent d'énormes pertes de tous ordres. La sécurité alimentaire et le gagne-pain de bien des gens dépendent de l'aide fédérale.
Le ministre responsable de Développement économique Canada pour le Pacifique peut-il décrire les mesures concrètes que la nouvelle agence mettra en œuvre pour soutenir la reconstruction des routes, des digues et d'autres infrastructures essentielles en Colombie‑Britannique?
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, le 29 juin, ma circonscription a subi l'une des pires catastrophes de mémoire récente: Lytton a été réduite en cendres. Au cours des dernières semaines, des inondations et des coulées de boue ont détruit des infrastructures essentielles et des propriétés privées dans tous les coins de ma circonscription. Les gens de Mission—Matsqui—Fraser Canyon souffrent. La Colombie‑Britannique souffre. Nous sommes résilients et nous nous en sortirons, mais nous avons besoin d'aide.
Le gouvernement parle beaucoup de la lutte contre les changements climatiques. Voici l'occasion de joindre le geste à la parole en mettant en place des infrastructures résilientes et des mesures d'adaptation et d'atténuation en la matière qui sont adaptées aux besoins du XXIe siècle. J'invite le gouvernement à collaborer avec ses partenaires pour reconstruire Lytton, financer les infrastructures essentielles et donner aux Premières Nations les moyens d'exercer un plus grand contrôle quant à la gestion des catastrophes, car la façon actuelle de faire les choses ne fonctionne pas.
Nous avons beaucoup à faire, et je me consacre entièrement à aller chercher les ressources dont la Colombie‑Britannique a besoin pour se reconstruire.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, plus tôt cette année, j'ai demandé que des fonds spéciaux soient accordés d'urgence au village de Lytton par l'entremise de la réserve de gestion du Secrétariat du Conseil du Trésor. Le premier ministre peut-il donner une quelconque assurance concernant le type de financement que recevra le village de Lytton et le volet de financement qu'emploiera le gouvernement du Canada pour offrir le soutien qu'il vient d'annoncer à la Chambre pour mes concitoyens?
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Madame la Présidente, je remercie le député de Vancouver Granville pour son premier discours à la Chambre des communes.
En effet, un grand nombre des catastrophes que nous avons vues de l'été jusqu'à l'automne, dans ma circonscription en particulier, ont été causées par les changements climatiques. Cependant, nous ne devons pas oublier qu'au début du XXe siècle, le gouvernement du Canada a asséché le lac Sumas et créé un système de digues qui a empêché artificiellement la formation du lac dans la vallée du Fraser. Une grande partie de cette infrastructure doit être rénovée immédiatement pour éviter d'autres inondations.
J'aimerais que le député nous dise s'il soutient les demandes que nous avons entendues ce soir à propos du financement de cette infrastructure essentielle afin de prévenir de nouvelles inondations dans la prairie Sumas, dans ma ville.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Madame la Présidente, ce fut une soirée très rassurante à la Chambre des communes.
Les habitants des collectivités de ma circonscription, Mission—Matsqui—Fraser Canyon, traversent une année très difficile marquée par les effets des changements climatiques, ce qu'aucun de nous n'aurait pu imaginer il n'y a pas si longtemps.
Le 29 juin dernier, le record de chaleur du Canada a été fracassé: la température a atteint 49,6 degrés Celsius, marquant la journée la plus chaude de l'histoire du pays, un record qui a été battu trois jours consécutifs. Le jour suivant, un incendie s'est déclenché et s'est propagé si rapidement, que les habitants ont eu à peine 15 minutes pour évacuer leur propriété alors que la ville était consommée par les flammes. L'incendie a détruit 83 000 hectares de terrain et 90 % du village.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
À la COP26, le premier ministre a parlé de la ville au passé, indiquant qu'il y avait une ville appelée Lytton. Les habitants qui ont entendu le discours, dont le chef Patrick Michell de Kanaka Bar, ont fait remarquer que Lytton est loin d'avoir disparu. Si les structures ont été ruinées, l'esprit, lui, ne l'a pas été. En tout respect, le premier ministre a reconnu ce soir qu'il y a toujours des gens qui vivent à Lytton et je le remercie.
Les membres de la collectivité sont impatients de rentrer chez eux et de restaurer les quartiers qu'ils connaissent et aiment. Plus de quatre mois plus tard, les habitants sont toujours déplacés dans l'ensemble la province et ils ont besoin de voir des mesures concrètes. En raison des inondations et des glissements de terrain récents qui ont aggravé la situation, il n'y a pas de fin en vue pour l'ordre d'évacuation de Lytton, en vigueur depuis juin. Les infrastructures essentielles, notamment la route no 1 près de Jackass Summit et de Tank Hill et la route no 8, ainsi que les systèmes d'aqueduc et d'égout doivent être restaurés pour permettre le retour des habitants et des entrepreneurs.
Le service de pompiers volontaires de Lytton a absolument besoin d'une nouvelle caserne de pompiers et d'un nouvel équipement pour être pleinement opérationnel pendant le processus de construction. Les entreprises locales souffraient déjà des effets néfastes de la COVID‑19 lorsque l'incendie s'est déclaré. Les propriétaires d'entreprises non assurés ou sous-assurés sont aux prises avec la perte de leurs magasins et de leurs stocks et beaucoup de ceux qui recevaient des fonds liés à la pandémie, notamment du Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes, seront incapables de les rembourser d'ici la fin de l'année.
Le milieu des affaires demande que des prêts assortis d'un taux intérêt faible ou nul soient offerts par Développement économique Canada pour le Pacifique, afin que les services puissent redevenir opérationnels dans les plus brefs délais. La Première Nation de Lytton et le Village de Lytton ont dit vouloir travailler ensemble et pourraient soumettre des propositions de financement conjointes. D'autres Premières Nations de la région, dont les nations de Siska, Nicomen et Kanaka Bar, dépendent elles aussi de l'infrastructure essentielle qui doit être reconstruite, notamment du seul hôpital offrant des chirurgies dans la région.
Comme Lytton est une petite communauté éloignée, elle n'a pas accès aux ressources administratives et financières dont disposent de plus grandes communautés, qui peuvent ainsi composer avec les lourds processus de demande. De plus, l'incendie a détruit tous les documents cruciaux et les serveurs de sauvegarde du village, et il est donc presque impossible de remplir certaines des demandes.
Comme ce feu de forêt a été terriblement destructeur et que le travail de rétablissement nécessaire dépasse ce qui est généralement requis, j'ai demandé qu'un financement spécial provenant de la réserve de gestion du Secrétariat du Conseil du Trésor soit versé sans tarder. Le service de lutte contre les feux de forêt de la Colombie‑Britannique a déclaré qu'il s'agissait de l'un des pires incendies qu'il ait jamais vus. Le feu a paralysé les télécommunications et ravagé des infrastructures essentielles, BC Hydro, le bâtiment de la GRC, la caserne de pompiers, l'hôpital et les installations du village. L'école a heureusement été épargnée.
Comme je l'ai mentionné, les habitants n'ont eu que quelques minutes pour évacuer la ville, et ce, avec seulement les vêtements qu'ils portaient à ce moment. De plus, ils n'ont eu aucune indication sur la direction à prendre pour s'éloigner en toute sécurité de cette collectivité rurale. Nombre de ces habitants avaient fui vers Merritt et ils doivent maintenant être évacués d'urgence pour une deuxième fois.
Imaginons: fuir sa maison pour éviter une catastrophe naturelle puis fuir le lieu où on est réfugié afin de fuir une nouvelle catastrophe naturelle. Imaginons à quel point cela peut affecter la santé mentale d'une personne. Je demande à la ministre de la Santé mentale et des Dépendances de faire en sorte que les habitants de ma circonscription aient accès à des mesures de soutien de leur santé mentale.
Comme nous le savons, les habitants de Lytton ne sont pas les seuls à devoir composer avec la perte de leur propriété et de leur moyen de subsistance. En effet, le dimanche 14 novembre dernier, une tempête d'une ampleur sans précédent a balayé la Colombie‑Britannique. Bien que les journalistes de la tribune parlementaire ont mis un peu plus de temps que nécessaire à réaliser la gravité de la situation, l'impact de cette catastrophe sur les habitants de ma province ne fait plus aucun doute pour personne.
Même si les images qui circulent choquent, il est difficile de bien saisir à quel point les citoyens ordinaires sont touchés sans connaître un sinistré. Cela m'amène à parler de ma cousine Christine. Nous avons presque le même âge. Elle est enceinte. Elle et son mari ont dû quitter leur maison inondée. Ils élèvent de la volaille en plus d'avoir une petite entreprise de soudure qui offre des services aux fermes laitières. Ils ont perdu 20 000 oiseaux et leur maison. Toutefois, ce sont les petites choses qui peuvent parfois atteindre les gens plus durement. Ma cousine a publié sur notre groupe Facebook familial qu'ils venaient juste de recevoir un boni de la part de l'un de leurs fournisseurs alimentaires. Ils avaient utilisé cet argent pour remplir leur congélateur de nourriture pour le temps des Fêtes. Parfois, ce sont les petites choses, comme perdre le contenu d'un congélateur, qui poussent les gens dans le gouffre.
Le moment viendra où il faudra faire une analyse exhaustive de ce qui aurait dû être fait plus vite ou mieux, et je sais que ce travail est déjà amorcé. Cependant, les prévisions météorologiques annoncent d'autres tempêtes. De l'aide additionnelle sera nécessaire pour aider à rebâtir les infrastructures essentielles qui relient la vallée du bas Fraser au reste du Canada.
Déjà, les routes principales ont été mises à mal et elles ont été complètement détruites à certains endroits. La plupart de ces routes — et des sections endommagées — sont situées dans la circonscription de Mission—Matsqui—Fraser Canyon ou coupent une route qui y passe. Entre Hope et Spences, la route Transcanadienne s'est affaissée. La route 3 est ouverte entre Hope et Princeton, mais tard mardi soir, il n'y avait encore qu'une seule voie de praticable dans chaque direction, et seulement pour les déplacements essentiels. La route Coquihalla, qui borde ma circonscription, est fermée et plusieurs tronçons se sont affaissés, y compris là où un glissement de terrain a emporté un vaste segment, à 11 kilomètres au sud du paravalanche du Great Bear. Il n'y a aucune voie de contournement, et selon les spécialistes, il pourrait se passer plusieurs semaines avant que les ouvriers puissent commencer les travaux de réparation. Tous les Britanno-Colombiens savent que c'est à peu près impossible de faire des travaux sur la route Coquihalla l'hiver.
La route 99 entre Lillooet et Pemberton est rouverte pour les déplacements essentiels, mais un glissement de terrain en avait provoqué la fermeture. Comme certains de mes collègues l'ont mentionné ce soir, c'est à cet endroit que quatre personnes ont malheureusement perdu la vie. Les recherches se poursuivent dans le but de retrouver une cinquième personne, mais celle-ci est maintenant présumée morte. Mes prières accompagnent la famille et les amis de tous ces gens, et plus particulièrement la jeune fille qui a perdu ses parents.
La route 8, qui relie Merritt et Spences Bridge, est fermée. Le ministre provincial des Transports affirme que 18 tronçons de la route sont endommagés, y compris 4 ponts. Steven Rice, directeur local du district régional de Thompson-Nicola, tente de passer le mot et fait un travail remarquable à cet égard, ce qui illustre à quel point des régions rurales comme la sienne sont négligées. Selon M. Rice, il faudra des années avant que les résidants puissent regagner leur demeure, si jamais ils y retournent.
Dans la vallée du bas Fraser, seuls les déplacements essentiels sont autorisés sur la route 1 entre Popkum et Hope, tandis que la route est complètement fermée sur un large tronçon à Abbotsford. Seuls les déplacements essentiels sont autorisés entre Mission et Hope sur la route 7, et un large tronçon de la route 11, entre Mission et Abbotsford, demeurera fermé dans un avenir prévisible. Il va sans dire que la réparation de la route va demander énormément de temps et d'efforts.
Du côté du transport sur rail, il y a une note positive quant à l'état des voies ferrées: je trouve vraiment encourageantes la vitesse à laquelle le CN et le CP réparent les dommages de même que l'ampleur des efforts déployés pour relancer la chaîne d'approvisionnement et déplacer la marchandise. Ces deux compagnies ferroviaires ont aussi joué un rôle crucial dans l'approvisionnement de communautés éloignées, y compris nombre de communautés autochtones, qui, autrement, étaient inaccessibles, en leur fournissant le nécessaire pour traverser cette catastrophe. Les compagnies ferroviaires ont toujours été essentielles à notre économie et, vu les dégâts majeurs causés aux principales routes de la Colombie‑Britannique, leurs services ne sont que plus nécessaires, surtout pour ce qui est d'acheminer les aliments pour animaux et d'assurer la sécurité alimentaire dans la vallée du fleuve Fraser.
Comme bien des députés ici ce soir, j'ai reçu beaucoup de rétroaction d'électeurs sur place à propos de ce qui doit être réglé immédiatement et surtout avant le prochain phénomène météorologique extrême. Dans un courriel, Harm Baars, un producteur laitier local qui a joué un rôle déterminant dans le déplacement de beaucoup de bétail à l'extérieur de la prairie Sumas, demande qu'il y ait moins de résistance de la part des autorités régionales avant tout préoccupées par des questions de responsabilité.
Les agriculteurs mettront tout en oeuvre pour sauver leur gagne-pain, et les responsables doivent leur donner la latitude pour ce faire. Idéalement, les autorités travailleront de concert avec les gens de la région qui sont touchés. Les propriétaires de terres ne demandent pas mieux que d'aider les équipes d'urgence à se rendre dans des zones qu'elles ne connaissent pas ou pour lesquelles elles n'ont pas l'équipement nécessaire. C'est là une lacune du programme fédéral de protection civile à laquelle il faut remédier.
L'équipement et le personnel des Forces canadiennes ne peuvent pas servir lorsqu'ils sont coincés à Edmonton, de l'autre côté des Rocheuses, ou doivent arriver par avion du Québec pour servir la Colombie‑Britannique. L'absence de la base de Chilliwack se fait sentir et les événements ont mis en lumière le fait que les gouvernements fédéral et provincial doivent investir davantage en prévision de futures catastrophes, car il y aura d'autres catastrophes liées aux changements climatiques en Colombie‑Britannique et il nous faut plus d'investissements du fédéral à cet égard.
Par ailleurs, le système d'alerte doit être amélioré. Les agriculteurs auraient pu déplacer plus de bétail, mais ils n'ont pas été en mesure de le faire parce qu'ils ont été avertis trop tard. Résultat: les agriculteurs de la partie est de la prairie Sumas ont été forcés d'euthanasier beaucoup de vaches laitières. Le système En alerte de la Colombie‑Britannique n'a pas du tout été utilisé cette année, malgré un nombre record de catastrophes naturelles. Il s'agit d'une plateforme pancanadienne indispensable, et le gouvernement fédéral doit travailler avec la Colombie‑Britannique pour que la province ait les outils dont elle a besoin.
De plus, comme nous avons pu le constater durant la saison des feux de forêt, les communautés autochtones sont encore exclues de la chaîne de communications d'urgence. On a rapporté que la First Nations' Emergency Services Society n'avait pas été contactée avant le mardi 16 novembre. Comme bien d'autres bandes, celle de Cook's Ferry n'a jamais reçu d'appel pour l'évacuation. La déconnexion entre Emergency Management British Columbia et les Premières Nations de la Colombie-Britannique continue de mettre des vies en danger et elle doit cesser.
Cet après-midi, j'ai discuté avec le conseiller Jason Robertson de la Première Nation de Lytton, qui est un homme formidable et un bon leader, en plus d'être pompier. Il affirme qu'on se renvoie la balle et que rien ne se règle. Il ne sait plus à quel saint se vouer.
J'ai parlé de cet enjeu à l'ancien ministre des Services aux Autochtones et je demande maintenant à sa successeure de bien vouloir corriger la situation et de collaborer avec les représentants des services d'urgence et des Premières Nations de la Colombie-Britannique pour améliorer la gestion des urgences et pour accorder davantage d'autorité aux Premières Nations concernées. Ces Autochtones connaissent souvent les terres beaucoup mieux que nous. Ils connaissent la configuration des vents et l'écoulement des rivières. Ils vivent à leurs côtés, mais pas nous. Laissons-les faire le travail que nous les savons capables d'effectuer.
En ce qui concerne les infrastructures, il est essentiel de bâtir dès maintenant des infrastructures améliorées et résilientes face au climat. Le prochain budget fédéral devra prévoir suffisamment de fonds pour répondre à ces besoins urgents en Colombie‑Britannique afin de soutenir l'économie, la sécurité nationale et la sécurité publique. Comme l'a montré le travail mené rapidement par les employés de la Ville d'Abbotsford et par les bénévoles qui ont protégé les stations de pompage de Barrowtown avec des sacs de sable, chaque seconde compte lorsqu'il est question de réparations en réponse aux événements météorologiques extrêmes.
Une bonne partie des digues et de l'infrastructure de pompage dans notre région ont été construites dans les années 1950. Fait embarrassant, c'était avant qu'on permette aux Autochtones de voter au Canada. Le résultat tout à fait inacceptable, c'est que la sécurité et les besoins de ces derniers ont toujours passé en dernier. C'est une situation dont il est souvent question au sein d'un groupe de discussion auquel je participe. Contrairement à des collectivités comme Abbotsford, Mission et Chilliwack, bon nombre des réserves des Premières Nations ne disposent même pas d'un réseau de digues protectrices. Nous ne pouvons plus accepter cela.
Une étude menée par le gouvernement de la Colombie‑Britannique en 2015 a ciblé 75 digues de la vallée du bas Fraser et révélé que 71 % d'entre elles étaient susceptibles de céder. Selon cette étude, l'élévation maximale de la digue de récupération du lac Sumas à Abbotsford était inacceptable et il fallait s'attendre à des déversements en période de crue de la rivière Nooksack. C'est exactement ce qui vient de se passer.
Selon un rapport de 2020 commandé par la Ville d'Abbotsford, les dommages causés par une inondation majeure pourraient coûter jusqu'à 960 millions de dollars, et le coût des projets de digue proposés se situe entre 29 et 339 millions de dollars. Malheureusement, cette estimation est probablement en deçà de ce qu'on voit actuellement sur le terrain.
Les collectivités locales sonnent l'alarme depuis des années. Ce soir, à la Chambre, on a mentionné que, il y a trois semaines seulement, j'ai rencontré le maire d'Abbotsford et mes collègues les députés de Langley—Aldergrove et d'Abbotsford. Le maire d'Abbotsford nous a alors exhortés à soumettre la question des digues au Parlement du Canada, puis nous avons dû faire face aux événements qui viennent de se produire.
Il faut mettre à jour la cartographie des zones inondables afin que nous puissions mieux prévoir les événements et faire des préparatifs pour nous relever à la suite d'une catastrophe. Nous ne pouvons pas combattre les changements climatiques si nous n'appliquons pas tous les modèles et les solutions dont nous discutons ce soir aux situations réelles sur le terrain et à la topographie de notre territoire. Les circonscriptions les plus touchées dans la vallée du Fraser, soit Abbotsford, Chilliwack—Hope et Mission—Matsqui—Fraser Canyon, sont des régions agricoles extrêmement importantes qui sont essentielles à la sécurité alimentaire du Canada.
Par ailleurs, ce désastre soulève bon nombre de questions importantes par rapport aux assurances. Une grande partie des dommages subis ne seront pas couverts par les assurances, que ce soit parce que la situation n'est pas couverte selon les dispositions sur les catastrophes naturelles ou parce que ce genre de couverture est inabordable ou simplement inexistante puisque les assurances contre les inondations n'en sont qu'à leurs balbutiements au Canada. Le gouvernement fédéral doit donc offrir du soutien à ceux qui doivent maintenant faire face à des difficultés financières d'une ampleur inimaginable.
Le rapport du groupe de travail chargé d'examiner les options d'assurance contre les inondations résidentielles pour les propriétés situées dans un endroit à risque élevé, qui devrait être rendu public au printemps prochain, est attendu impatiemment. Le premier ministre en a fait mention encore aujourd'hui, alors je ne lâcherai pas le gouvernement d'une semelle, car je tiens à ce que ce projet voie le jour.
Le dragage des rivières et des fleuves, comme la Sumas ou le Fraser, figure aussi parmi les sujets honnis depuis trop longtemps par les autorités fédérales et provinciales, et nous voyons depuis quelques semaines ce que cela donne. Le dragage d'une rivière peut très bien se faire en dehors de la saison de la fraie et dans le respect de l'environnement.
Dans le cadre du groupe de discussion dont je parlais tout à l'heure, une bonne partie des chefs autochtones de ma circonscription se sont dits favorables à ces travaux. Certains pensent même les réaliser eux-mêmes, car ils y voient une occasion économique à saisir et le moyen d'améliorer l'habitat du saumon, tout en réduisant les risques d'inondation de leurs terres.
La vallée du Fraser est réputée de par le monde pour la qualité de ses petits fruits, mais ce secteur a été plus que malmené dernièrement, avec la vague et le dôme de chaleur de l'été dernier et la pénurie de main-d'œuvre. J'ai rencontré les représentants du conseil du bleuet de la Colombie-Britannique, cette semaine, et ils m'ont expliqué que 2 500 acres de champs de bleuets ont été inondées et que 1 000 acres sont encore sous l'eau. Les plants ainsi submergés ne survivront pas, ce qui veut dire qu'ils devront être retirés et remplacés. Le sol devra aussi être décontaminé.
Les agriculteurs n'arrivent plus à obtenir un prêt à la suite de ces inondations dévastatrices. D'après ce que je comprends, les programmes d'assurance agricole existants, y compris Agri-stabilité, ne couvrent pas les catastrophes naturelles comme les inondations, où les exploitations agricoles sont détruites et qu'il n'est pas possible de les remettre en état pour la saison suivante.
Pour mettre les choses en contexte, les plants de bleuets nécessitent de cinq à six ans avant d'atteindre leur maturité et d'être prêts à une récolte commerciale. Les indemnités d'assurance pour la valeur des pertes d'une saison seront loin de correspondre aux pertes véritables. On estime que le rétablissement de ces champs de bleuets coûtera de 32 000 $ à 37 000 $ par acre. La Colombie‑Britannique n'a jamais traversé une telle crise. Notre pays ne peut pas se permettre qu'une de ses régions agricoles les plus productives soit anéantie. Le fédéral, comme je l'ai écrit à la ministre de l'Agriculture cette semaine, doit venir en aide à ces secteurs essentiels.
Alors que j'en arrive à une conclusion, je ne remercierai jamais assez les milliers de personnes à l'échelle de ma circonscription, de la Colombie‑Britannique et du Canada qui ont offert leur aide et qui ont exprimé leur empathie pour mon coin de ce magnifique pays. Je les remercie au nom de tout le monde de Mission—Matsqui—Fraser Canyon.
Je suis reconnaissant du fait que le gouvernement a travaillé dans un fort esprit de collaboration avec l'opposition pour répondre à ces préoccupations et que nous avons pu tenir ce débat ce soir.
Je suis rassuré par certaines des choses que j'ai entendues ce soir, que nous allons travailler ensemble afin que la Colombie‑Britannique reçoive de l'argent, idéalement dans le prochain budget, pour les mesures d'adaptation et d'atténuation par rapport aux changements climatiques dans une région de notre pays qui en a probablement le plus besoin.
L'année a été difficile pour la Colombie‑Britannique. Elle l'a aussi été pour ma circonscription. Pour les gens que je représente, c'est la première fois que je prends la parole ce soir. Je vais continuer de lutter pour eux. Il y a beaucoup de travail à faire, mais si nous adoptons une approche Équipe Canada, nous pouvons atteindre les objectifs et même les dépasser. Je suis plein d'espoir et très encouragé par nos discussions.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Madame la Présidente, je dois des excuses à ma collègue de Vancouver‑Est, car j'ai raté notre groupe de discussion à la radio de CBC, à Vancouver, aujourd'hui en raison de ma réunion de caucus. Je m'en excuse. J'espère qu'elle a bien défendu l'opposition.
Pour répondre à sa question, j'ai parlé avec la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et de l’Inclusion des personnes en situation de handicap au sujet de l'aide qu'offrira le gouvernement du Canada aux personnes touchées par les inondations, mais je crois qu'il serait utile d'obtenir des précisions de la part de la ministre à savoir quelle incidence cette aide aura sur l'impôt sur le revenu de celles qui s'en prévalent et le revenu déclaré à la fin de l'exercice financier. Voilà une chose que nous pouvons tous deux tenter de faire dans les prochains jours.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Madame la Présidente, je remercie la députée de Saanich-Gulf Islands de garder les pieds sur terre quant aux répercussions subies actuellement par les gens.
Un ami avec qui je suis allé à l'école secondaire a écrit ceci sur Facebook: « Ma maison est inondée, mais je ne peux pas laisser mes chiens. » Ceux d'entre nous qui font du porte-à-porte savent que pratiquement un Canadien sur trois a un animal de compagnie qui est considéré comme un membre de la famille. Il s'agit d'expériences très traumatisantes. C'est pourquoi j'ai soulevé la question de la santé mentale dans mon discours, ce dont on n'a pas vraiment parlé ce soir. Beaucoup de personnes souffrent d'anxiété grave et de dépression à cause des pertes subies en Colombie‑Britannique. Il incombe à tous les députés de rendre hommage aux habitants de la Colombie‑Britannique et à ceux des autres régions du Canada qui sont touchés par une catastrophe semblable pour les soutenir dans le cadre de notre travail à la Chambre aujourd'hui et pour leur fournir l'aide dont ils ont besoin.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Madame la Présidente, je suis d'accord avec le député de North Okanagan—Shuswap. J'ai déjà insisté auprès du ministre de l’Infrastructure dans cette enceinte depuis que nous nous sommes réunis ici. Lundi dernier, j'ai battu mon record du mois en matière de productivité alors que tout le monde était rassemblé à la Chambre des communes, ce qui m'a permis de passer d'un ministre à un autre pendant une heure, et de leur faire comprendre qu'ils doivent prendre des mesures pour la Colombie‑Britannique.
D'après ce que j'ai entendu ce soir, tous les partis veulent collaborer et voir de l'argent investi sur le terrain, dans les infrastructures. Nous savons que l'argent est là, à la Banque de l'infrastructure du Canada. Les ministres m'ont assuré qu'ils veulent faire preuve de souplesse. Ils souhaitent travailler de concert avec nous et maintenir l'approche Équipe Canada. Il me tarde de voir cela se concrétiser. J'ai hâte de travailler avec tous les députés pour voir des investissements concrets dans l'infrastructure, les changements climatiques, l'atténuation et l'adaptation, le réseau routier et ferroviaire, ainsi que le port Metro Vancouver, et ce, aussitôt que possible.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Madame la Présidente, j'ai eu une rencontre avec le chef Patrick Michell l'autre jour. C'est un homme d'un grand dynamisme, qui a déployé énormément d'efforts pour que le gouvernement fédéral cesse de lui mettre des bâtons dans les roues afin que la bande Kanaka Bar puisse construire des logements. Je crois qu'à l'heure actuelle, le gouvernement fédéral doit voir à la construction de logements dans le cadre du plan d'infrastructure. Il a fallu trois ans au chef Michell pour faire construire 24 unités de logement. Nous devons travailler avec ces petites communautés autochtones qui se démènent avec acharnement pour obtenir des fonds réservés à l'infrastructure, fonds qui leur permettront de rétablir l'accès à l'eau potable dans la réserve, étant donné que tout a été détruit dernièrement. Il leur faut des logements et un accès à l'eau potable dans les plus brefs délais. Nous avons des gens sur le terrain qui savent comment procéder. Il faut leur donner le pouvoir d'agir et éliminer certaines des tracasseries administratives auxquelles ils se butent.
Résultats : 1 - 15 de 16 | Page : 1 de 2

1
2
>
>|
Exporter en: XML CSV RSS

Pour plus d'options de données, veuillez voir Données ouvertes