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NPD (BC)
demande à présenter le projet de loi C-214, Loi modifiant la Loi sur les eaux navigables canadiennes (lacs et rivières de la Colombie-Britannique)
— Monsieur le Président, je suis ravi de présenter mon projet de loi. Je remercie le député de Skeena—Bulkley Valley d'avoir appuyé la motion de présentation.
Le projet de loi vise à rétablir la protection de tous les lacs et de toutes les rivières de ma circonscription, protection qui était autrefois garantie par la Loi sur la protection des eaux navigables, avant que le gouvernement Harper ne la supprime. Le gouvernement libéral avait promis de rétablir cette protection, mais les demi-mesures du projet de loi C-69 ne suffisent pas.
La mesure législative rétablirait la protection de la rivière Okanagan, la plus belle réussite de remise en état de remonte de saumon au pays; des rivières Kettle et Granby, qui traversent la région de Boundary; de la rivière Slocan, l'une des plus belles rivières du continent; et de lacs tels que les lacs Skaha, Osoyoos, Slocan et Vaseux, ce dernier étant l'un des premiers refuges d'oiseaux situés sur des terres fédérales. Tous ces cours d'eau et plus encore sont au cœur d'Okanagan-Sud-Kootenay-Ouest, et ils méritent pleinement la protection d'autrefois.
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NPD (BC)
Madame la présidente, c'est pour moi un plaisir d'intervenir ce soir dans le débat sur le bois d'œuvre.
Comme d'autres l'ont souligné tout au long de la soirée, ce conflit revient sans cesse. L'article de Wikipédia concernant le conflit sur le bois d'œuvre témoigne de la longueur de ce conflit, puisqu'il comporte plusieurs sections sur les deuxième, troisième et quatrième rondes. On dirait des guerres mondiales ou des matchs du Super Bowl. Je pense que même Wikipédia n'arrive plus à savoir où nous en sommes, puisque l'article s'arrête à la quatrième ronde, et je crois que nous en sommes maintenant à la cinquième ou à la sixième ronde.
Nous sommes dans une impasse, et je conviens, comme la députée de Saanich—Gulf Islands, que les mesures prises par les États‑Unis se fondent sur le protectionnisme plutôt que sur la raison ou l'équité. Les États‑Unis savent que nous avons besoin d'eux pour vendre notre bois d'œuvre. Ils savent aussi que, s'ils mettent suffisamment de barrières en place, s'ils imposent des droits de douane injustes, s'ils font traîner le dossier devant les tribunaux pendant des années et s'ils bloquent le processus de nomination au sein des tribunaux d'appel de l'OMC de telle sorte que le processus de résolution des différends ne fonctionne plus, alors les scieries devront fermer leurs portes avant même qu'une décision puisse être rendue de façon équitable.
Je pense que nous devons adopter une nouvelle stratégie qui nous permettra de nous éloigner progressivement des États‑Unis. Les États‑Unis dépendent de nous et je pense que, tôt ou tard, ils se rendront compte qu'ils souffrent. Je suis allé à Washington pour le faire comprendre aux sénateurs et aux membres du Congrès, et cela a fonctionné avec certains d'entre eux.
Nos forêts sont en train de changer. Nous avons eu des incendies dévastateurs en Colombie‑Britannique. Nous avons été aux prises avec une infestation de dendroctones. Les conditions météorologiques changent elles aussi. Je viens de parler à mon épouse, et elle m'a dit qu'il faisait aujourd'hui 22,5 degrés Celsius dans ma ville, Penticton. Il s'agit là d'un nouveau record canadien pour le mois de décembre. Ce sont des conditions idéales pour le dendroctone du pin. Il adore ce type de climat hivernal. Qui sait dans quel état seront nos forêts l'année prochaine?
Je ne suis pas le premier à le dire et je ne serai pas le dernier, mais nous devons trouver des façons de tirer une plus grande valeur économique de chaque arbre que nous abattons. Nous savons tous que nous avons abattu beaucoup d'arbres et qu'il n'y aura bientôt plus de forêts anciennes. Nous l'avons entendu à maintes reprises.
Chaque fois que nous abattons un arbre, nous devons en tirer la valeur maximale. Comme la députée vient de le dire, je pense qu'une mesure que nous pouvons prendre, c'est utiliser le bois massif. Le Canada est à la fine pointe de la technologie dans ce domaine en Amérique du Nord. Il y a Structurlam dans ma ville, Penticton, les Chantiers Chibougamau, au Québec, et Kalesnikoff Lumber à Castlegar, de l'autre côté de ma circonscription. Ce sont trois usines de calibre mondial qui fabriquent du bois massif.
Des scieries de partout au Canada pourraient produire des deux par quatre et des deux par six et les vendre à des usines de bois massif afin qu'elles créent des matériaux de construction permettant de construire davantage de bâtiments en bois et davantage de grands bâtiments en bois. Voilà comment les grands bâtiments de l'avenir seront construits. Comme je l'ai déjà dit, j'ai présenté un projet de loi d'initiative parlementaire qui porte sur l'utilisation de ce type de bois ou de tout matériau qui nous aidera à lutter contre les changements climatiques et à réduire les émissions de gaz à effet de serre de nos bâtiments. Ce projet de loi a été renvoyé au Sénat, et j'espère qu'il nous reviendra au printemps et qu'il recevra un bon accueil à la Chambre.
Nous devons aussi prendre des mesures qui permettront d'élargir notre marché national. Nous avons tenté d'élargir nos marchés en Asie, et plus particulièrement en Chine, et cela a fonctionné pendant un certain temps. Toutefois, c'est le moins qu'on puisse dire, nous avons dû affronter des vents contraires. Je ne sais pas si nous pouvons en faire plus en Chine en ce moment, mais nous avons l'occasion d'élargir considérablement notre marché national et de réduire ainsi la pression qui s'exerce sur nos scieries.
Nous pourrions vendre du bois massif aux États‑Unis sans droits de douane, car ce produit n'est pas admissible aux droits douaniers sur le bois d'œuvre dont nous parlons. C'est une solution que nous devrions examiner. Nous aurions à éduquer les architectes, modifier les codes du bâtiment et former les constructeurs, mais nous devrions vraiment examiner cette solution pour tirer plus de valeur de nos forêts. Nous devrions aussi tirer profit d'autres aspects de nos forêts que la fibre ligneuse: l'eau qu'elles protègent, la protection qu'elles fournissent contre les inondations et le carbone qu'elles séquestrent.
Je vais m'en tenir à cela.
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NPD (BC)
Monsieur le Président, récemment, j'ai parlé au maire de Princeton, dont la collectivité de 2 800 habitants a subi des dommages quand la rivière Tulameen est sortie de son lit. Il est très inquiet que la collectivité ne soit pas en mesure de reconstruire dans le cadre des programmes traditionnels d'aide d'urgence, qui exigent que les municipalités assument 20 % des coûts. Des travaux de restauration de 10 millions de dollars coûteraient 2 millions de dollars à Princeton. C'est une facture que la petite municipalité aurait de la peine à rembourser.
Les effets de la crise climatique empirent de jour en jour. Le gouvernement aidera-t-il les petites collectivités en éliminant ou en réduisant cette exigence?
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NPD (BC)
Monsieur le Président, j'aimerais ajouter ma voix à ceux qui appuient la demande de débat d'urgence sur les inondations en Colombie-Britannique, où la situation est critique.
Depuis que je siège à la Chambre, nous avons tenu des débats d'urgence sur la fermeture de pipelines, sur des barrages ferroviaires et sur la lutte contre les changements climatiques. Les inondations actuelles regroupent tous ces éléments. Un épisode de pluie d'une seule journée a causé des torts irréparables aux Britanno-Colombiens, et tous les Canadiens sont touchés par cet événement. J'aimerais donc ajouter mon appui à la demande de débat d'urgence.
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NPD (BC)
Monsieur le Président, ma collègue de Saanich—Gulf Islands a parlé du décès tragique de plus de 500 personnes causé par le dôme de chaleur. La plupart de ces gens étaient des personnes à faible revenu qui habitaient dans des îlots thermiques urbains, dans des appartements dépourvus de climatisation. Le gouvernement fédéral pourrait trouver les fonds nécessaires pour remplacer les générateurs d'air chaud à gaz naturel des édifices par des thermopompes non polluantes qui pourraient servir à refroidir et à chauffer ces édifices. Nous pourrions ainsi sauver des centaines de vie dans tout le pays, tout en réduisant les émissions.
J'espère que cette idée fera partie des solutions que nous devons trouver en cette ère d'adaptation.
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NPD (BC)
Monsieur le Président, le gouvernement fédéral consacre quelques centaines de millions de dollars chaque année aux mesures d'adaptation aux changements climatiques, surtout par l'entremise du Fonds d'atténuation et d'adaptation en matière de catastrophes. Ce fonds est en permanence trop sollicité. La Fédération canadienne des municipalités affirme qu'essentiellement, le fonds devrait disposer de 10 fois plus d'argent.
Où est passée l'ambition? Nous devons être ambitieux dans ce dossier, tout comme nous devons être ambitieux pour atténuer les effets des changements climatiques.
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NPD (BC)
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec le député de Burnaby-Sud.
Je tiens à dire, d'entrée de jeu, que je suis de tout cœur avec tous les Britanno-Colombiens qui ont affronté des situations difficiles au cours des derniers jours et des dernières semaines. Certains ont perdu des êtres chers dans les glissements de terrain. D'autres ont perdu leur maison, leur ferme et leur gagne-pain. Certains sont restés bloqués dans un véhicule pendant plusieurs heures ou plusieurs jours et ont dû attendre dans la noirceur et sous la pluie, effrayés à l'idée qu'un autre glissement de terrain pourrait survenir à tout moment et les ensevelir.
Je remercie les premiers intervenants et les bénévoles qui ont aidé les personnes coincées sur les autoroutes, les courageux membres du 442e Escadron de transport et de sauvetage qui ont piloté des hélicoptères Cormorant à partir de Comox dans des conditions très dangereuses pour aller cueillir des automobilistes sur la route 7 entre Agassiz et Hope, ainsi que les travailleurs et les bénévoles qui ont lutté pour sauver des gens, pour secourir des animaux d'élevage, et pour maintenir et reconstruire les digues et les pompes nécessaires pour limiter le plus possible les pertes.
Je tiens à saluer particulièrement les temples sikhs du Sud de la Colombie-Britannique, les gurdwaras, qui ont uni leurs forces et fourni gratuitement de la nourriture et des secours aux communautés de la région.
Les 14 et 15 novembre, une rivière atmosphérique a déversé des pluies torrentielles sur les montagnes de la côte de la Colombie‑Britannique. Si cette période de l'année est généralement pluvieuse sur la côte de la Colombie‑Britannique, 20 records de précipitations ont été établis cette journée-là et plusieurs endroits ont reçu en 24 heures les précipitations d'un mois.
La pluie est tombée sur les sommets enneigés des montagnes, sur le sol saturé par des tempêtes précédentes et, dans certains cas, sur les terres et les forêts endommagées par de vastes incendies l'été dernier. Des coulées de boue et des débris ont dévalé les pentes escarpées jusqu'aux routes et aux voies ferrées, et les rivières se sont gonflées pour engloutir des ponts et d'autres infrastructures.
Dans une courte période, toutes les routes et les voies ferrées entre Vancouver et le reste du Canada ont été endommagées ou détruites. La rivière Coldwater a inondé la ville de Merritt. La rivière Tulameen a emporté des maisons sur son chemin, puis a rejoint la rivière Similkameen pour inonder la municipalité de Princeton. Plus de 100 communautés des Premières Nations ont été touchées à l'échelle de la région.
Le fleuve Nooksack dans le Nord de l'État de Washington est sorti de son lit, ses eaux s'écoulant vers les basses terres de la prairie Sumas, à Abbotsford, ce qui a inondé certaines des meilleures terres agricoles du pays. Une série de coulées de boue sur l'autoroute 99, à l'ouest de Lillooet, a enseveli des voitures et des camions, entraînant la mort d'au moins quatre personnes, et une cinquième est toujours portée disparue. Deux glissements de terrain le long de la route 7 entre Hope et Agassiz ont piégé des centaines d'automobilistes dans la noirceur. Certaines routes ont tout simplement été ensevelies sous la boue, les rochers et les arbres, mais l'autoroute Coquihalla, la principale autoroute reliant la côte et l'intérieur de la Colombie‑Britannique, a été carrément détruite à plusieurs endroits. La rivière Nicola, alimentée par la rivière Coldwater gonflée, a emporté des tronçons entiers de la route 8. Les voies ferrées du CN et du CP ont été sérieusement endommagées dans l'ensemble du canyon du Fraser. L'oléoduc Trans Mountain a dû être fermé.
Toutes les chaînes d'approvisionnement essentielles entre la partie sud de la côte de la Colombie-Britannique et le reste du pays ont été coupées. Les cargaisons de grains des Prairies à destination du port de Vancouver sont arrêtées. Les trois quarts des grains du pays qui sont exportés passent par ce port, et la quasi-totalité des biens importés d'Asie entrent au Canada par Vancouver. Aujourd'hui, tout est irrémédiablement bloqué. Que ce soit dans ma circonscription ou dans le reste de la région, les tablettes se sont vidées en un rien de temps des biens périssables qui sont généralement acheminés chaque jour par camion jusqu'à l'intérieur de la province, comme les légumes et le lait.
À elle seule, cette journée de pluie a révélé au grand jour bon nombre des faiblesses de nos chaînes d'approvisionnement et de nos stratégies de transport.
Que nous réserve l'avenir? Pour le moment, la Colombie-Britannique se prépare à affronter deux autres rivières atmosphériques. La première a commencé à se déverser ce soir sur la côte, et la seconde devrait arriver vendredi. Selon toute vraisemblance, ces phénomènes ne devraient pas causer autant de précipitations que la tempête dévastatrice de la semaine dernière, mais les sols sont saturés et sont encore recouverts d'eau à de nombreux endroits, ce qui pourrait causer d'autres glissements de terrain et inondations.
Nous avons aussi entendu parler des inondations qui frappent actuellement le Canada atlantique.
Que doit faire le gouvernement? Nous entendons sans cesse parler d'action climatique, et c'est très bien ainsi. Nous devons rapidement diminuer nos émissions de gaz à effet de serre afin de limiter les répercussions des changements climatiques, mais il n'y a plus rien à faire au sujet de l'augmentation de la température terrestre que nous avons déjà observée. Même si nos émissions tombaient à zéro demain matin, nous devrions toujours nous attendre à ce que les inondations, les incendies ravageurs et les dômes de chaleur aillent croissant et que le niveau des mers continue à augmenter.
La triste vérité est que nous continuerons à émettre des gaz à effet de serre au cours des trois prochaines décennies au moins, et que les effets du changement climatique ne feront qu'empirer. C'est pourquoi nous devons aussi accroître considérablement notre ambition en matière de financement de l'adaptation au climat, en nous préparant aux changements qui s'annoncent.
La majeure partie du financement de l'adaptation au changement climatique provenant du gouvernement fédéral passe par le Fonds d’atténuation et d’adaptation en matière de catastrophes, qui débourse quelques centaines de millions de dollars chaque année. Il reçoit systématiquement trop de demandes et est donc largement sous-financé. La catastrophe dont nous parlons ce soir coûtera des milliards de dollars rien qu'en coûts de reconstruction. Les digues d'Abbotsford pourraient coûter 1 milliard de dollars à elles seules. Il s'agit presque, par définition, d'un fonds destiné à reconstruire après des catastrophes plutôt qu'à préparer les collectivités à les éviter.
La Fédération canadienne des municipalités et le Bureau d'assurance du Canada ont indiqué que les coûts annuels des infrastructures liés au changement climatique au Canada s'élèvent actuellement à 5,7 milliards de dollars. L'Institut canadien pour des choix climatiques estime que les coûts annuels actuels des seules inondations au Canada sont d'environ 1,3 milliard de dollars, et qu'ils seront multipliés par 10 d'ici la fin du siècle.
Nous devons faire des investissements significatifs pour l'adaptation et nous devons fournir un soutien adéquat aux personnes dans les collectivités qui ont été dévastées. Les gouvernements fédéral et provinciaux se sont beaucoup déchargés sur les administrations municipales au chapitre de la construction et de l'entretien des infrastructures. Ces administrations locales ont besoin d'une aide réelle pour reconstruire les digues, les routes et les autres infrastructures, et elles ont besoin d'un fonds dédié pour les aider à financer des plans prospectifs visant à renforcer les infrastructures afin qu'elles soient prêtes pour le climat de 2050 et 2100.
La route Coquihalla n'a que 35 ans et a été pratiquement détruite par un seul épisode pluvieux.
Nous avons entendu qu'il fallait « rebâtir en mieux ». Cependant, pour ce qui est de cette infrastructure, nous devons la rebâtir plus solide. Nous avons besoin de ponceaux plus larges, de ponts plus élevés et de digues mieux conçues. Nous devons chercher des solutions fondées sur la nature, nous préparer aux inondations futures en permettant aux rivières de sortir de leur lit à des endroits où les dommages seraient minimes, et nous assurer que les forêts montagneuses surplombant les localités ainsi que les infrastructures essentielles sont en assez bon état pour intercepter la pluie et retenir l'eau dans le sol.
Nous devons réaménager nos immeubles. Plus de 500 personnes sont mortes à cause du dôme de chaleur de l'été dernier en Colombie‑Britannique. C'était presque toutes des personnes à faible revenu vivant dans des appartements sans air conditionné. Nous aurons d'autres dômes de chaleur, et nous ne pouvons pas permettre qu'un tel carnage se reproduise. Nous devons agir maintenant pour que les personnes à faible revenu puissent vivre dans des logements abordables dotés de systèmes de chauffage et de climatisation efficaces. Nous pourrions installer des thermopompes qui permettraient de chauffer et de climatiser efficacement ces immeubles grâce à une électricité propre. Nous devons recourir à l'initiative FireSmart dans les quartiers se trouvant à l'interface des forêts afin de réduire les risques qu'ils soient détruits par des feux de forêt catastrophiques.
L'avenir ne sera pas facile. Je sais par expérience que ces catastrophes climatiques sont absolument dévastatrices pour les gens ayant perdu leur maison et leurs moyens de subsistance. Dans ma circonscription, la ville de Grand Forks a été inondée en 2018. Les séquelles de l'inondation et le processus de reconstruction ont été très pénibles pour la collectivité.
Les habitants de Lytton ressentent la même douleur et le même sentiment de frustration, et je sais que c'est ce qui attend aussi les habitants de Merritt et de Princeton. Nous devons donc nous préparer à un avenir incertain et veiller à ce que les localités disposent des fonds nécessaires pour se remettre sur pied après des catastrophes naturelles, ainsi que pour s'adapter aux changements climatiques avant de subir les contrecoups d’éventuels phénomènes météorologiques.
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NPD (BC)
Monsieur le Président, je remercie le député de Central Okanagan—Similkameen—Nicola de me permettre de revenir là-dessus. Il faut tirer des leçons de ce genre de désastres. Ils sont très pénibles et, le moins qu'on puisse faire, c'est d'en tirer des leçons.
À Grand Forks, la plus grande partie du centre-ville et un quartier situé sur les terres basses de l'autre côté de la rivière Kettle ont été inondés. La ville et le district régional qui l'entoure ont demandé du financement. Ils ont reçu 20 millions de dollars du gouvernement fédéral et environ 40 millions de dollars du gouvernement provincial pour reconstruire la ville.
Ils ont décidé de faire en sorte que cela ne se reproduise pas. Ils ont repensé les digues le long de la rivière pour qu'en cas d'inondation — ce qui allait arriver dans les zones vraiment basses — il n'y ait pas de maisons. Il a fallu acheter les maisons des gens qui vivaient à cet endroit, ce qui a semé la discorde. Ce fut très pénible pour la collectivité. Ces propriétaires ont dû renoncer à leur maison et parce que, selon plusieurs, les montants offerts n'étaient pas adéquats, bon nombre d'entre eux n'ont pas eu assez d'argent pour acheter une autre maison dans la ville. La situation a été très difficile, tant pour le conseil municipal que pour les personnes concernées.
Pour s'assurer que personne n'ait à vivre une telle situation, il faut concevoir les villes de manière à ce que les quartiers ne se fassent pas inonder et trouver des moyens de rendre les collectivités plus sécuritaires.
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Monsieur le Président, je crois que la question était de savoir si le gouvernement fédéral devait lui-même distribuer des fonds ou bien faire parvenir ceux-ci à la province. À l'heure actuelle, il les fait parvenir à la province. Les fonds dont je viens de parler pour la reconstruction de Grand Forks émanaient d'un partenariat entre le gouvernement fédéral et la province. Ces fonds ont d'abord été acheminés à la province, qui a ensuite collaboré avec la ville pour savoir comment les utiliser. C'est de cette manière qu'une bonne partie du financement lié aux infrastructures fonctionne au Canada. L'argent du gouvernement fédéral est acheminé à la province, qui décide de son utilisation.
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NPD (BC)
Monsieur le Président, je me réjouis d'entendre le chef de l'opposition convenir qu'il faut financer de manière beaucoup plus ambitieuse les mesures qui aideront les communautés à s'adapter aux changements climatiques ainsi que les interventions nécessaires lorsque surviennent des désastres comme celui dont nous discutons actuellement.
Dans des petites collectivités comme Princeton et Merritt, les travaux de reconstruction pourraient coûter plusieurs dizaines de millions de dollars ou même beaucoup plus. Dans ce contexte, le député est-il d'avis qu'on devrait éliminer l'obligation pour les municipalités de fournir 20 % du financement? Les petites collectivités n'ont tout simplement pas les moyens de payer de telles sommes, et ce sont elles qui savent ce qu'il faut faire et comment le faire.
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Madame la Présidente, je remercie le député de Central Okanagan—Similkameen—Nicola pour son discours. Je le remercie aussi d'avoir mentionné la ville d'Oliver et son canal d'irrigation. La recherche de financement pour ce projet a été l'un des défis les plus exaspérants de ma carrière. Le gouvernement a finalement réglé le problème après quatre ans de pressions et trois ministres de l'Infrastructure. Cette résolution est malheureusement arrivée trop tard pour Oliver.
Je souhaite laisser au député le temps de parler davantage de ce qui se passe à Princeton et à Merritt et de ce que l'avenir leur réserve. Il a brossé un tableau très clair des dernières semaines, mais à quoi ressemblera l'avenir? Que doivent faire les gens?
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