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Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Monsieur le Président, récemment, j'ai parlé au maire de Princeton, dont la collectivité de 2 800 habitants a subi des dommages quand la rivière Tulameen est sortie de son lit. Il est très inquiet que la collectivité ne soit pas en mesure de reconstruire dans le cadre des programmes traditionnels d'aide d'urgence, qui exigent que les municipalités assument 20 % des coûts. Des travaux de restauration de 10 millions de dollars coûteraient 2 millions de dollars à Princeton. C'est une facture que la petite municipalité aurait de la peine à rembourser.
Les effets de la crise climatique empirent de jour en jour. Le gouvernement aidera-t-il les petites collectivités en éliminant ou en réduisant cette exigence?
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, c'est une question très importante. Pas plus tard que la semaine dernière, le premier ministre et moi, nous nous sommes rendus en Colombie-Britannique et avons visité nombre des collectivités touchées. Il est très clair que cela exigera des efforts extraordinaires des collectivités pour reconstruire et se remettre des inondations dévastatrices qui ont frappé la Colombie-Britannique.
Nous avons annoncé la création d'un comité mixte fédéral-provincial, auquel participeront des dirigeants autochtones. La communication et la coordination avec les dirigeants municipaux seront des parties essentielles de notre intervention.
Nous savons qu'il y a beaucoup à faire et nous sommes prêts à aider les gens de la Colombie-Britannique pour qu'ils reconstruisent et qu'ils se remettent de ces inondations dévastatrices.
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Monsieur le Président, je souhaite saluer ma compatriote de la Colombie‑Britannique pour son intervention d'aujourd'hui et la sympathie qu'elle témoigne pour tous ceux ayant été touchés par les inondations dans notre grande province.
La députée a parlé de la nécessité de faire les choses différemment. Je sais que nous débattrons ce soir de beaucoup d'idées différentes, et j'espère que nous trouverons de bonnes solutions. Par exemple, des petites municipalités m'ont parlé des Accords d'aide financière en cas de catastrophe, un programme dont les ordres supérieurs de gouvernement doivent assumer 80 % des coûts, alors qu'elles doivent en assumer 20 %. Or, elles me disent qu'elles n'ont pas les moyens d'assumer cette partie des coûts. Qu'en pense la députée?
La députée a aussi parlé de donner plus d'autonomie aux collectivités. La dernière entente que le gouvernement fédéral a conclue avec la Province de la Colombie‑Britannique était l'entente de 2014 concernant la taxe sur l'essence. Je pense qu'il y a un domaine que nous pouvons améliorer. Tim Roberts, un directeur pour la collectivité rurale de Keremeos, a suggéré que les petits districts régionaux et les petites municipalités devraient pouvoir consacrer une partie des surplus de la taxe sur l'essence à l'atténuation des inondations et à la réduction des risques d'incendie parce que, bien souvent, il y a des zones périurbaines où se trouve du carburant, qui peut facilement être retiré par des étudiants embauchés à cette fin pendant l'été.
La députée peut‑elle parler de certaines des grandes solutions, mais aussi des petites solutions, qui aideront considérablement nos collectivités à s'adapter aux changements climatiques?
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Monsieur le Président, dans le même esprit de collaboration entre les partis, je tiens à féliciter le député de Central Okanagan—Similkameen—Nicola d'avoir assisté à la COP26, et pas seulement pendant quelques jours, mais bien pendant les deux semaines complètes. J'ai vu ses commentaires dans les médias récemment, à savoir que les solutions fondées sur la nature dont il a été question à la COP sont vraiment importantes.
J'aimerais aussi proposer aux étudiants de planter des arbres en été pour restaurer ce que j'ai appelé un « sol hydrophobe ». Sur la colline qui a été la proie des flammes en 2017 — je parle de l'incendie d'Elephant Hill —, rien ne repousse parce que le sol a cuit. La couche supérieure a été détruite par la chaleur de l'incendie. Nous avons besoin d'arbres, et pas n'importe lesquels. Nous avons d'arbres qui conviennent à cet écosystème. Cela aidera à ramener nos saumons. Cela nous aidera à rétablir certaines choses. Ces emplois et cet écosystème sont des éléments clés pour répondre à l'urgence climatique.
Je réponds simplement à sa remarque sur les petites communautés. Je suis tout à fait d'accord: elles n'ont pas l'argent voulu pour arriver à ce 20 % qu'on leur demande. Nous devons être beaucoup plus créatifs quant à la façon dont nous allons aider les petites communautés rurales et éloignées particulièrement appauvries à faire face à une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes qui détruisent leurs infrastructures. Cette augmentation est, j'en ai peur, inévitable. Il faudra faire preuve de beaucoup de créativité.
Voir le profil de Bill Blair
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je suis honoré d'avoir l'occasion de prendre la parole à la Chambre afin de contribuer à cette discussion avec mes collègues parlementaires sur les inondations tragiques qui frappent la Colombie‑Britannique. J'aimerais d'abord rendre hommage aux amis et aux familles de ceux qui ont perdu des êtres chers et à tous ceux qui ont été touchés par ces inondations, ces glissements de terrain et ces conditions météorologiques extrêmes. Je ne parle pas ici que des inondations que nous avons vues récemment, mais aussi de la période très difficile de l'été dernier, alors que la province connaissait des feux de forêt et autres conditions météorologiques hors du commun.
Il convient aussi de profiter de cette occasion pour exprimer nos remerciements et notre gratitude aux premiers intervenants, aux bénévoles en recherche et sauvetage, aux gestionnaires des urgences et aux membres des Forces armées canadiennes qui ont travaillé sans relâche pour assurer la sécurité des gens pendant cette période difficile. J'aimerais également rendre hommage aux dirigeants communautaires, aux maires, aux chefs de police, aux chefs des pompiers et aux citoyens ordinaires qui ont fait preuve de compassion, de courage et d'un sens civique extraordinaire en se tenant debout et en étant là pour leurs concitoyens.
J'aimerais informer brièvement la Chambre des derniers développements. La situation sur le terrain continue de s'améliorer dans l'ensemble, qu'il s'agisse de la baisse du niveau des rivières ou de la progression de l'évaluation des dommages, des réparations et du rétablissement des services et du soutien dans les collectivités. Les alertes et les avertissements sont graduellement levés à mesure que le niveau des rivières retourne à la normale. Le décret d'urgence provincial demeure en vigueur jusqu'au 1er décembre et, alors que nous continuons de travailler en étroite collaboration avec la province de la Colombie‑Britannique pour soutenir le retour à la normale, les Canadiens peuvent avoir l'assurance que le gouvernement fédéral demeure vigilant et prêt à répondre à toutes les menaces que pourrait provoquer l'actuelle situation d'urgence.
La semaine dernière, j'ai reçu une demande d'aide du gouvernement de la Colombie‑Britannique. On demandait notamment un pont aérien pour évacuer les personnes touchées par les inondations, pour rétablir les routes d'approvisionnement importantes perturbées par les inondations, pour aider les personnes vulnérables et isolées qui sont en détresse et pour envoyer du personnel afin de répondre aux impacts des inondations, notamment pour protéger les infrastructures clés, les routes d'accès et les propriétés. Je peux informer la Chambre que plus de 500 membres des Forces armées canadiennes ont répondu à l'appel et ont été déployés pour offrir du soutien et des services aux habitants de la Colombie‑Britannique.
Nous avons aussi coordonné les efforts de communications en collaboration avec le gouvernement de la Colombie‑Britannique et nos collègues afin que les gens soient suffisamment informés pour prendre les mesures nécessaires pour assurer leur sécurité et se remettre de cette situation très difficile. Nous sommes toujours déterminés à renforcer et mettre en œuvre les normes nationales concernant les alertes publiques afin que les gens de toutes les régions du pays puissent recevoir des avis sur les situations dangereuses en temps opportun et obtenir l'information dont ils ont besoin pour prendre des décisions éclairées et sécuritaires.
Par ailleurs, dans une situation d'urgence comme celle-ci, je suis heureux que nombre d'entre nous aient pu mettre de côté leurs allégeances politiques et unir leurs efforts pour aider les Britanno‑Colombiens. Dans la dernière semaine, j'ai eu le privilège de rencontrer et d'informer les résidants de la circonscription du député qui ont été le plus touchés par cette inondation. Des députés conservateurs et néo-démocrates m'ont rencontré pour me fournir des renseignements et m'offrir leur soutien afin que je reste informé. Ils n'ont pas ménagé les efforts pour me faire part des préoccupations et des besoins des gens de leurs circonscriptions. Je tiens à les remercier de leur collaboration.
Je tiens également à informer la Chambre que le gouvernement a lancé une réponse pangouvernementale et a convoqué le Groupe d'intervention en cas d'incident à trois réunions pour procéder à une intervention. On a demandé à tous les ministres d'indiquer les mesures qu'ils prennent pour répondre aux besoins les plus pressants de la province. À titre d'exemple, la ministre de l'Emploi a dit la fin de semaine dernière que les Britanno-Colombiens qui avaient perdu leur emploi ou avaient été déplacés pouvaient et devraient faire une demande d'assurance-emploi en ligne dès que possible, même sans relevés d'emploi. Pour alléger les pressions exercées sur les communautés autochtones, le Programme d'aide à la gestion des urgences de Services aux Autochtones Canada fournit 4,4 millions de dollars à la First Nations' Emergency Services Society. L'Agence canadienne d'inspection des aliments travaille en étroite collaboration avec l'industrie pour appuyer le transport sans cruauté et sécuritaire des animaux et la destruction du bétail mort pendant la pandémie. Santé Canada soutient ses homologues provinciaux qui ont été si durement touchés par la COVID, ainsi que leur réponse aux récentes inondations. La Garde côtière canadienne répond à un grand nombre de rapports de navires à la dérive, engloutis ou échoués. Il y a de nombreux autres exemples.
En réponse directe à une demande du gouvernement de la Colombie‑Britannique, on a également tenté de modifier les exemptions afin de permettre aux habitants de la vallée du bas Fraser de traverser la frontière pour se procurer de l'essence et d'autres biens essentiels, comme du carburant, aux États‑Unis. Malgré des incohérences initiales, des directives supplémentaires ont été fournies à l'Agence des services frontaliers et à l'Agence de la santé publique. On m'a dit que tout fonctionne maintenant très efficacement et que nous nous occupons des cas qui ont initialement été mal gérés.
Encore une fois, je tiens à remercier mes collègues d'avoir soulevé ces préoccupations et de nous avoir permis de répondre rapidement et efficacement à ces questions. Il y a un certain nombre d'autres points que je suis heureux de partager avec mes collègues. J'invite à communiquer avec moi les personnes qui ont des questions ou des préoccupations, ou qui veulent porter les préoccupations de leurs électeurs à mon attention. Je répondrai rapidement et je leur suis reconnaissant de leur aide.
Je vois également dans le débat d'aujourd'hui une occasion de réfléchir à la façon dont nous pouvons travailler ensemble non seulement pour rassurer les personnes qui ont été touchées par les inondations, mais aussi pour leur faire savoir que nous sommes attentifs à leurs besoins en démontrant notre engagement commun à servir les Canadiens durant certaines des périodes les plus difficiles qu'ils traversent. Cela nous donne également l'occasion de peut-être nous tourner vers l'avenir. Il ne s'agit pas seulement de réagir à ce qui s'est passé, mais de changer la façon dont nous nous préparons à ces événements à l'avenir. Cela nous permet de reconnaître qu'en reconstruisant après les inondations qui ont touché un si grand nombre de personnes, nous devons également penser à reconstruire un Canada plus résilient afin de garantir que les infrastructures essentielles puissent résister aux conséquences du changement climatique.
Nous avons fait écho à ce constat hier dans le discours du Trône, dans lequel nous avons reconnu la nécessité de prendre des mesures pour prévenir les phénomènes météorologiques extrêmes provoqués par le changement climatique et s'y préparer. Nous constatons une augmentation du nombre et de la gravité des catastrophes naturelles. En moyenne, le Canada se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde, et le Nord du pays, trois fois plus vite.
La science et l'expérience des Canadiens sont claires à ce sujet: nous devons faire plus et agir maintenant pour préparer notre pays à la réalité des effets du climat. Les événements des deux dernières années, y compris la pandémie, ont mis en lumière la gestion des urgences au Canada. Depuis janvier 2020, par l'intermédiaire du Centre des opérations du gouvernement, le gouvernement du Canada a appuyé 147 demandes d'aide fédérale provenant des provinces et des territoires pour répondre à toutes sortes de situations, allant de la pandémie en cours aux incendies de forêt, aux inondations et aux tempêtes hivernales.
Cependant, nous ne pouvons pas nous contenter de réagir. Nous devons mieux nous préparer aux situations d'urgence et renforcer les infrastructures. C'est pourquoi le gouvernement a créé un ministère de la Protection civile distinct. Je tiens à remercier le premier ministre de m'avoir accordé sa confiance en m'offrant ce poste. Dans le cadre de mes fonctions, je nouerai des relations avec nos partenaires de tous les horizons de la gestion des urgences, y compris tous les ordres de gouvernement, les dirigeants autochtones, l'industrie, le secteur bénévole, le milieu universitaire ainsi que les partenaires de l'ensemble du gouvernement fédéral afin de faire progresser les travaux dans ce domaine de plus en plus prioritaire. Ensemble, nous créerons une approche plus résiliente et durable en matière de gestion des urgences qui aidera le Canada à se préparer à atténuer les catastrophes, à y réagir et à s'en remettre. Nous nous efforcerons de bâtir une culture nationale de la protection civile.
Le travail que nous avons accompli récemment témoigne de cette approche axée sur les partenariats. Par exemple, lors d'une rencontre des ministres fédéral, provinciaux et territoriaux, nous avons publié la stratégie de sécurité civile pour le Canada, qui définit les priorités communes qui renforceront la résilience du Canada d'ici 2030. L'élément prioritaire de cette stratégie consiste à mieux comprendre les risques de catastrophe dans tous les secteurs de la société et à déterminer comment nous pouvons travailler ensemble pour réduire ces risques au minimum.
Par exemple, dans le budget de 2019, nous avons prévu des investissements sur cinq ans dans la sécurité publique pour améliorer la capacité du Canada à prédire les dangers et à y répondre, en mettant au point un profil de risque national en collaboration avec les partenaires fédéraux, provinciaux, territoriaux, municipaux et autochtones. Il s'agit d'une évaluation stratégique des risques de catastrophes et des capacités d'intervention à l'échelle nationale, qui utilise les preuves scientifiques et les commentaires des intervenants pour brosser un tableau prospectif des risques et des catastrophes naturelles au Canada. Cette approche s'appuie sur les constatations scientifiques de divers ministères, d'autres administrations et d'instituts de recherche. Il ne fait aucun doute que nous devons être mieux préparés pour intervenir rapidement et efficacement en cas de catastrophes. Le travail que nous faisons pour financer et soutenir la Croix-Rouge canadienne est un exemple des mesures prises. Par l'entremise de ces fonds, la Croix-Rouge a pu renforcer ses capacités et tirer parti de son savoir-faire pour aider les Canadiens dans les établissements de soins de longue durée, les centres d'isolement et les centres de vaccination et de dépistage, ainsi que dans les établissements qui soutiennent les gens déplacés par des catastrophes naturelles.
Nous travaillons aussi à l'élaboration conjointe de la première Stratégie nationale d'adaptation du Canada. Cette stratégie aidera le Canada à gérer les répercussions des changements climatiques — une réalité que nous partageons tous — en réunissant tous les ordres de gouvernement, les peuples autochtones et le secteur privé. Une approche pansociétale en matière d'adaptation aux changements climatiques sera ainsi adoptée.
Les répercussions en Colombie‑Britannique nous rappellent que les inondations continuent de constituer la catastrophe naturelle la plus fréquente et la plus coûteuse au Canada. Elles causent en moyenne plus de 1 milliard de dollars de dommages directs aux maisons, aux propriétés et aux infrastructures tous les ans. Les événements en Colombie‑Britannique feront grimper cette moyenne. Quelque 8,5 milliards de dollars ont été affectés aux provinces par l'entremise des Accords d'aide financière en cas de catastrophe depuis leur création en 1970; cependant, 97 % de ces coûts ont été engagés dans les 25 dernières années, et nous observons une hausse exponentielle de ces dépenses. Comme le député d'en face l'a mentionné, il est aussi possible d'obtenir de l'aide financière au moyen du Fonds d'atténuation et d'adaptation en matière de catastrophes.
Tout cela pourra servir, mais je lui assure que, dans nos conversations avec les provinces et territoires, il s'est avéré évident que nous devons faire davantage d'investissements importants pour aider nos partenaires provinciaux et territoriaux à construire une infrastructure essentielle qui soit respectueuse de l'environnement, résiliente et adaptée à la nouvelle réalité climatique.
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Madame la Présidente, je suis heureux de prendre la parole aujourd'hui. J'en profite pour remercier les bonnes gens de Central Okanagan—Similkameen—Nicola pour leur soutien renouvelé, puisque c'est la première occasion que j'ai de le faire. C'est un grand honneur.
Permettez-moi aussi de féliciter tous les députés pour leur élection à cette législature. Bien qu'il y ait inévitablement des désaccords entre nous, n'oublions pas que les Canadiens nous ont envoyés ici pour nous entendre et œuvrer au consensus.
Je suis profondément attristé que ce soit dans le cadre de ce débat que je prenne la parole pour la première fois au cours de cette nouvelle législature, alors même que nombre de mes électeurs, dans des collectivités telles que Merritt et Princeton, vivent une détresse aussi grave qu'exceptionnelle dans la foulée des inondations et de leurs graves répercussions. En effet, comme mes collègues l'exposeront aux députés, cette situation désastreuse a touché d'autres régions de la Colombie-Britannique et continue de les affecter.
Avant toute chose, je me permets de rappeler un fait bien établi et important: les excréments s'écoulent vers le bas d'une pente. Je le mentionne parce que, dans beaucoup de petites communautés rurales, l'infrastructure la plus cruciale fonctionne comme suit: l'eau potable de la communauté, qu'elle provienne d'un puits ou encore d'une rivière ou d'un lac endigué, est traitée au moyen de la méthode que la communauté a les moyens de payer, puis elle pompée jusqu'à un réservoir. En général, c'est ensuite un système fondé sur la gravité qui sert à l'acheminer jusqu'à l'usine de traitement des eaux usées. Cette usine se trouve souvent près d'un lac ou d'une rivière, où les eaux peuvent être versées en toute sécurité une fois traitées.
Cet arrangement pose problème en cas d'inondation, puisqu'il y a alors un écoulement immédiat vers le bas de la pente, ce qui vient gonfler le lac ou la rivière. Il existe, certes, certains dispositifs de contrôle des inondations et souvent des infrastructures telles que des barrages ou des digues, mais une fois ces infrastructures compromises, il n'existe généralement pas de deuxième ligne de défense. Comme les inondations font grimper le niveau de l'eau, l'une des premières infrastructures essentielles à être compromise est l'usine de traitement des eaux usées. C'est exactement ce qui s'est produit à Merritt.
Une fois que l'usine de traitement des eaux usées ne fonctionne plus, la communauté peut difficilement fonctionner, d'autant plus que lorsque les eaux provenant d'une inondation entrent dans une usine de traitement des eaux usées, elles sont contaminées; elles sont considérées toxiques et même dangereuses. La situation crée une sorte d'égout toxique.
Plus l'eau monte, plus la contamination se propage. Lorsque les résidences sont submergées et compromises, le réseau d'aqueduc devient lui aussi compromis et insalubre. Cela signifie, bien entendu, que la collectivité est essentiellement inhabitable et dangereuse. En réalité, pratiquement rien dans les maisons ou l'infrastructure municipale n’est conçu pour être submergé dans des eaux de crue toxiques, contaminées et insalubres.
Ultimement, on donne l'ordre d'évacuer. En Colombie‑Britannique, le système d'alerte en cas d'urgence n'est pas aussi efficace et achevé qu'il devrait l'être. L'évacuation de milliers de citoyens à très court préavis est un défi logistique de taille. Où vont-ils aller? Comment vont-ils s'y rendre? Il faut évacuer les aînés vivant dans des foyers de soins, assurer leur transport et leur trouver un autre foyer. Les gens avec des problèmes de mobilité et ceux sans moyen de transport sont en sérieuse difficulté. Pire, lorsque les inondations amènent de la boue et des débris, les rues où l'on pouvait circuler ne peuvent plus être empruntées par les véhicules d'urgence et les premiers répondants.
Si la tempête a aussi rendu hors d'usage les lignes électriques ou de transmission et d'autres infrastructures de communication, comme ce fut le cas en Colombie‑Britannique récemment, les communications sans fil sont soudainement compromises. Comment obtenir de l'aide? Comme les intervenants d'urgence reçoivent-ils les messages au sujet de ceux qui ont besoin d'aide? Les gens à Merritt, à Princeton et ailleurs ont tous eu à faire face à ces situations.
Dans une communauté autochtone locale, le pont a été emporté par les eaux. Il s'agissait du seul lien permettant d'y entrer ou d'en sortir. Il n'y avait donc plus de pont, plus d'électricité, plus de moyen d'évacuation, et les communications étaient compromises. Bien franchement, nous sommes extrêmement chanceux que cette catastrophe n'ait pas été plus meurtrière.
Dans cette situation, avec tous ces défis, un seul élément a véritablement permis de changer les choses: les personnes. En effet, les personnes qui vivent à Princeton et à Merritt ont changé les choses. Ils ont contribué au sauvetage de leurs voisins, des personnes vulnérables, des membres de leur propre famille, de leurs amis et de leurs animaux de compagnie.
Ces héros méconnus ont maintenant besoin de notre aide. Beaucoup se sont rendus dans des collectivités comme Kelowna ou Kamloops, où les centres d'accueil étaient souvent débordés. Ils n'avaient nulle part où aller et personne ne pouvait les aider. En réalité, les centres d'accueil et les intervenants provinciaux n'arrivaient pas à suffire à la demande aussi soudaine qu'intense.
De nombreuses personnes ont été laissées à elles-mêmes, souvent condamnées à vivre dans leur véhicule. Certains ont pu trouver un motel, mais ils n'avaient pas les moyens de s'y offrir une chambre. Comme d'autres l'ont raconté, ces personnes ont atteint la limite de leur carte de crédit et elles ne savent pas comment elles arriveront à payer leur compte à la fin du mois. Il ne faut pas oublier que certaines personnes se sont retrouvées coincées parce que les routes étaient impraticables.
Nous avons immédiatement réalisé l'ampleur des problèmes causés par les infrastructures de transports endommagées. En l'espace de 48 heures, de nombreux magasins d'alimentation se sont retrouvés quasiment vides. Imaginons quelqu'un qui avait quitté son domicile de Merritt avec seulement les vêtements qu'il portait et qui s'est retrouvé devant des tablettes vides à Kamloops ou à Kelowna. Pourtant, c'est ce qu'ont vécu un grand nombre de personnes, et certaines sont encore dans cette situation.
Durant les derniers jours, les députés ont peut-être entendu dire que les habitants ont reçu le feu vert pour retourner chez eux. De prime abord, cela semble un pas vers le redressement et, pour certaines personnes, c'est réellement le cas. Je vais expliquer ce qui attend les habitants une fois de retour à la maison. Nous savons tous que nombre d'entre eux découvriront des dégâts importants à leur propriété. Tout ce qui a été immergé sous l'eau doit être enlevé et jeté aux ordures. Cela représente une tâche colossale en soi, mais la moitié du matériel contaminé se retrouvera au chemin. Il faudra ensuite ramasser ces objets et en disposer adéquatement. Cette procédure entraîne des défis énormes.
Voilà ce qui se passe à Princeton. Le maire a sollicité l'aide des forces armées pour prêter main-forte à sa communauté. En effet, des militaires sont à pied d’œuvre en Colombie-Britannique pour aider les sinistrés. Heureusement, des renforts sont arrivés plus tôt aujourd'hui à Princeton pour offrir une aide tant attendue. Je les remercie de leur service envers la population. Je suis très reconnaissant de leur présence.
Ce ne sont là que quelques-uns des défis qui attendront ces résidants à leur retour à la maison. J'aimerais parler d'une autre difficulté. En plus de devoir retirer leurs effets personnels et de retrouver leur maison dans un état désastreux, les gens risquent de trouver une étiquette rouge ou rose attachée à leur maison. Qu'est-ce que cela signifie?
L'étiquette rose signifie qu'il est possible que le compteur de gaz ait été submergé lors de l'inondation ou que l'eau ait causé des dommages aux appareils au gaz. Si c'est le cas, l'alimentation en gaz a été coupée, et il faut faire appel à un entrepreneur en gaz naturel autorisé pour évaluer le système d'alimentation en gaz naturel et alimenter de nouveau les appareils.
L'étiquette rouge signifie que le compteur de gaz a été submergé lors de l'inondation et qu'il est maintenant désactivé et verrouillé. Il faut alors faire appel à un entrepreneur en gaz naturel autorisé, et il faudra beaucoup de travail pour remédier au problème. Je suis sûr que les députés peuvent comprendre que, même dans une grande ville, il peut être difficile d'obtenir les services d'un entrepreneur en gaz naturel. On peut donc imaginer à quel point c'est difficile dans une petite collectivité, où la demande est énorme dans ce genre de situation.
Qui paient ces entrepreneurs et les coûteux travaux qui doivent être réalisés? Que se passe-t-il si quelqu'un a dû utiliser tout l'argent ou toute la marge de crédit qu'il lui restait pour se loger dans un hôtel? Que fera cette personne? Ce sont des questions que des gens se posent réellement à Merritt et à Princeton en ce moment.
N'oublions pas que parmi ces personnes qui habitent dans ces collectivités et qui vivent ces difficultés se trouvent de nombreux dirigeants communautaires, comme ceux qui travaillent pour les municipalités. Les maires, le personnel civil, les premiers répondants, les responsables de l'entretien des routes, les policiers, les ambulanciers paramédicaux et d'autres encore subissent d'énormes pressions en ce moment. En plus de gérer leurs propres problèmes à la maison, ils doivent faire en sorte d'assurer le fonctionnement de leur collectivité.
J'ai mentionné plus tôt la nécessité de faire fonctionner les usines de traitement des eaux usées pour purger les conduites et, dans de nombreux cas, réparer celles qui sont endommagées. Princeton a déjà dû autoriser le creusage d'un autre puits.
Ces travaux pourraient coûter des centaines de milliers de dollars, ce qu'un budget municipal ne peut pas se permettre. Voilà qui m'amène à l'un des plus graves problèmes: en ce moment, les Accords d'aide financière en cas de catastrophe ne couvrent que 80 % des coûts. Dans les cas où une administration locale doit faire face à une catastrophe et où pratiquement toute l'infrastructure municipale a été endommagée, une contribution de 80 % de la part des ordres supérieurs de gouvernement n'est pas suffisante. En temps normal, une contribution de 80 % semble intéressante, mais j'ai parlé au maire Spencer Coyne aujourd'hui et il m'a dit que la portion restante est bien supérieure à la capacité de payer de la ville. Les 20 % représentent des dizaines de millions de dollars.
Cette situation crée un stress énorme pour les dirigeants municipaux qui sont aux commandes, mais quel choix s'offre à eux? S'ils ne peuvent pas pressuriser adéquatement un réservoir d'eau, ils ne peuvent pas offrir une protection contre les incendies à un moment où il y a probablement des fuites de gaz dans leur collectivité. Alors que le personnel municipal essaie de rétablir l'ensemble de l'infrastructure de base que nous tenons tous pour acquise, rappelons-nous qu'il y avait déjà très peu de logements locatifs dans beaucoup de ces localités. Dans des endroits comme Merritt et Princeton, il n'y en avait à peu près pas avant même cette catastrophe.
Par exemple, Collettville, une région de Merritt, a été la plus durement touchée par les inondations. Ce sera la dernière région de la ville où les citoyens pourront revenir. Les députés peuvent-ils imaginer ce que ressent un aîné qui voit à la télévision ce qui ressemble à sa maison modulaire partir à la dérive avec tout ce qu'il possède à l'intérieur? Comment peut-il trouver un abri dans une collectivité qu'il considère comme la sienne depuis des décennies s'il n'y a pas d'autres options?
La mairesse Linda Brown m'a dit que sans un programme quelconque de création rapide de logements offert par des paliers supérieurs de gouvernement, certaines personnes ne reviendront jamais à Merritt parce qu'il n'y a plus rien pour elles dans la ville. La mairesse s'est montrée disposée à discuter de sites municipaux où il serait possible d'installer rapidement des logements et j'espère que la discussion de ce soir donnera lieu à des mesures concrètes pour ces habitants. Le maire de Princeton, M. Coyne, a exprimé une volonté similaire de créer des liens.
J'aimerais, à ce stade, prendre un moment pour remercier sincèrement tous les élus locaux, le personnel de soutien dont ils disposent, le personnel municipal et surtout les premiers intervenants. Ils font un travail remarquable et extraordinaire dans des circonstances extrêmement difficiles et exigeantes. Pendant ce temps, les députés doivent garder à l'esprit qu'ils sont engagés dans une course contre la montre, car chaque nuit la température tombe de plus en plus au-dessous du point de congélation et chaque jour elle grimpe de moins en moins au-dessus du point de congélation. Le grand froid hivernal s'installe et nous disposons probablement d'un délai de deux à trois semaines avant de devoir reporter certaines activités au printemps. N'oublions pas que, selon les prévisions pour demain, certaines régions de la Colombie‑Britannique pourraient recevoir 80 millimètres de pluie supplémentaires et être touchées par des conditions de tempête.
Je pourrais passer le reste du temps qui m'est alloué ce soir à parler des graves difficultés que doivent surmonter les habitants de ma circonscription, les bonnes gens de Merritt et de Princeton, ainsi que les membres des communautés autochtones des vallées de la Similkameen et de la Nicola. Cependant, je vais m'arrêter là. J'ai fait part à la Chambre de certaines de ces difficultés, car que je crois qu'il est essentiel que, en tant que députés élus démocratiquement, nous comprenions ce que vivent ces personnes parce que nous pouvons, et je crois que nous devons, faire partie de la solution.
Merritt et Princeton ne sont que deux des localités touchées. Nous savons que la situation est également problématique dans la vallée du Fraser, ainsi qu'à Hope, à Spences Bridge et ailleurs. Ces collectivités ne doivent pas seulement se remettre sur pied. Elles doivent aussi se renforcer.
Il ne fait aucun doute que le climat est en train de changer. En effet, dans ma circonscription, le lac Okanagan a été inondé pas une, mais bien deux fois depuis 2017, phénomène qui est censé se produire une fois chaque 200 ans. Il y a eu énormément de feux de forêt et de fumée, ce qui a compromis la qualité de l'air d'une manière sans précédent. De plus, comme d'autres députés l'ont souligné, il y a aussi eu un dôme de chaleur cet été, au cours duquel des records de chaleur ont été battus, ce qui a entraîné la mort de personnes. Maintenant, nous sommes aux prises avec des inondations, et d'autres événements météorologiques graves sont prévus.
Que pouvons-nous faire? Je ne prétends pas avoir toutes les réponses. Il est certes primordial de travailler en partenariat avec les collectivités locales, le gouvernement provincial et les communautés des Premières Nations et de les consulter.
Je vais formuler quelques observations. En 2016, un éboulement a endommagé le canal d'irrigation d'Oliver. Or, il s'agit d'une infrastructure qui alimente toute la communauté agricole d'Okanagan‑Sud. Je dois préciser qu'Okanagan‑Sud ne fait pas partie de ma circonscription. Néanmoins, c'est un exemple important, surtout compte tenu de l'infrastructure.
La municipalité était prête à investir sa juste part pour les réparations. La province a accepté de faire de même, mais Ottawa a refusé de payer sa part. Les fonctionnaires ont dit que le projet ne répondait aux critères d'admissibilité d'aucun programme de subvention établi, et c'en est resté là.
Le problème est grave. Ce n'est pas de la faute des résidants d'Okanagan‑Sud si une infrastructure agricole essentielle ne répond pas aux critères établis par Ottawa. C'est la faute des fonctionnaires et de la façon de penser à Ottawa. Dorénavant, nous devons prévoir des programmes de subvention qui répondent aux besoins des petites municipalités plutôt qu'aux besoins politiques du gouvernement à Ottawa.
Je ferai aussi remarquer que dans de nombreuses petites collectivités rurales de la Colombie‑Britannique, les services d'approvisionnement en eau sont fournis par des districts d'irrigation. À l'heure actuelle, ces districts d'irrigation ne sont admissibles à aucune subvention des gouvernements d'ordre supérieur.
Pensons-y un instant. C'est un problème grave. Ces petites collectivités ont besoin de fonds pour protéger leur réseau d'aqueduc contre les menaces des changements climatiques, et pourtant, elles sont délibérément exclues des subventions accordées par les gouvernements d'ordre supérieur, malgré le fait que les utilisateurs de ces réseaux paient des taxes aux gouvernements provincial et fédéral. Cette situation perdure depuis des années, mais j'estime que nous ne pouvons plus continuer à l'ignorer.
Parlant de choses avec lesquelles nous devons composer, j'ai parlé avec le directeur régional des zones autour de Keremeos, qui m'a envoyé des photos des digues sur le point de céder dans sa région et de l'eau qui s'en écoule et inonde principalement de vieilles maisons modulaires habitées surtout par des aînés. Il m'a dit que, si les digues cédaient, le poste de la GRC, le poste d'ambulances et la caserne de pompiers de Keremeos seraient en danger, ce qui compliquerait une situation déjà difficile.
Alors que nous sommes ici à composer avec les difficultés des collectivités inondées aujourd'hui, nous devons reconnaître que d'autres petites collectivités chancellent sans entente durable pour réparer et entretenir leurs infrastructures hydrauliques.
Mon temps de parole est presque écoulé, mais il me reste seulement quelques observations à faire. Bon nombre de localités rurales et de communautés autochtones n'ont pas encore Internet haute vitesse ou la téléphonie sans fil. Les Canadiens qui vivent dans une région rurale ont beau financer la banque de l'infrastructure avec leurs impôts, celle-ci a été structurée de telle sorte par le gouvernement libéral qu'elle est dans l'impossibilité de venir en aide aux petites localités du pays.
Quel que soit l'angle d'où on aborde la situation, Ottawa fait partie du problème, et non de la solution. Il faut que ça change. Je ne tiens pas à pointer qui que ce soit du doigt. En fait, cette attitude fait probablement partie du problème elle aussi. Nous débattons sans arrêt d'une politique irrémédiablement paternaliste qui continue de causer du tort aux localités rurales du pays. Le climat change, alors nous devons tout faire pour qu'Ottawa débloque les ressources nécessaires pour répondre aux besoins des localités rurales, comme il le fait pour les grands centres.
J'ose espérer que, dans les jours, les semaines et les mois à venir, lorsque Princeton, Merritt et les autres entameront leur reconstruction, le gouvernement fédéral trouvera le moyen d'aider ces petites localités au lieu de leur dire qu'elles ne répondent pas aux critères. Nous devons être prêts à relever ce défi. Nous n'avons pas droit à l'échec. Profitons de l'occasion pour exprimer notre solidarité aux Britanno-Colombiens qui vivent des moments difficiles ces jours-ci et qui subissent des pertes matérielles et pour leur offrir notre soutien.
Voir le profil de Kristina Michaud
BQ (QC)
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de son discours: les informations qu'il nous transmet sont toujours très précises et très réfléchies.
Il parlait du fait qu'il avait discuté avec un maire et à quel point les coûts allaient être élevés. Même si le fédéral couvre 90 % des frais, il se peut bien que les 10 % restant à couvrir soient encore trop pour de petites communautés.
Est-ce le fédéral qui doit couvrir 100 % des frais? La question se pose. Tantôt, je disais que cela coûterait cher de faire la transition, en effet, mais qu'il nous en coûterait plus cher en fin de compte de ne pas la faire. Mon collègue est-il d'accord avec moi qu'on doit commencer à changer nos façons d'investir, qu'on doit prendre l'argent des contribuables et l'investir dans des solutions qui fonctionnent et qui sont porteuses pour l'avenir? J'aimerais savoir s'il est d'accord avec ces solutions.
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Madame la Présidente, je suis heureux que la députée mentionne cet enjeu. Je le répète, pour les maires qui ont demandé qu'on examine cette question, l'essentiel n'est pas de savoir si la province paiera 40 % et Ottawa le reste, ou l'inverse. Ils signalent tout simplement qu'ils doivent procéder aux réparations nécessaires et qu'ils n'ont pas les moyens requis. Ils doivent protéger leur communauté et faire les travaux nécessaires. Peu leur importe qui fera ceci ou cela, ce n'est vraiment pas ce qui les préoccupe.
Au final, nous devrions faire preuve de jugement. Si une province est solide, qu'elle dispose d'une assiette fiscale suffisante et qu'elle est en bonne posture pour financer ces dépenses, nous devrions la laisser jouer le rôle principal. J'ajouterais que tout cela fait partie des réalités de cette union qu'est le Canada: il arrive que des provinces ne puissent pas assumer certaines dépenses. C'est alors que le gouvernement fédéral entre en jeu. Nous devons faire preuve de jugement.
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