Interventions à la Chambre des communes
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Lib. (NS)
Monsieur le Président, j'ai le plaisir d'être de nouveau ici, à la Chambre, pour la 43e législature, et d'avoir l'occasion de me prononcer sur le discours du Trône.
L'occasion de donner des discours à la Chambre m'a manqué entre les mois de juillet et de décembre, mais il faut dire que j'ai eu bien des occasions de le faire durant la campagne électorale.
Je suis extrêmement content de revenir à la Chambre pour la 43e législature. Je suis heureux d'avoir l'occasion de parler du discours du Trône. Il s'agit d'un discours très important qu'il faut communiquer aux Canadiens puisqu'il constitue une feuille de route, c'est-à-dire la vision du gouvernement. La Chambre m'a un peu manqué depuis juin, en raison des élections. J'aime informer les députés de ce qui se passe dans ma circonscription, Sackville—Preston—Chezzetcook, et continuer à défendre les intérêts de mes concitoyens.
Je dois remercier les gens de Sackville—Preston—Chezzetcook de m'avoir encore une fois fait confiance et de m'avoir permis de continuer à travailler avec eux et pour eux. C'est exactement ce que je compte faire. Je remercie aussi les nombreux bénévoles de ma circonscription et de l'extérieur de ma circonscription. Un grand nombre de bénévoles ont participé tout au long de la campagne électorale, c'est-à-dire de la première journée jusqu'au 21 octobre. À bien y penser, c'est vraiment l'essence même de la démocratie. Ces personnes veulent participer au processus électoral et elles veulent que leurs voix soient entendues. Je suis très reconnaissant de l'appui qu'elles m'ont donné et je les en remercie.
Je tiens aussi à remercier ma famille. Comme les députés le savent, la fonction de parlementaire ne nous permet pas d'être à la maison aussi souvent que nous le souhaiterions. Le vrai travail se fait auprès de nos concitoyens, mais il faut aussi être présent à la Chambre pour légiférer et travailler ensemble afin d'améliorer la vie des Canadiens en général et celle des gens dans nos circonscriptions respectives.
Du début à la fin, j'ai eu l'impression que deux campagnes électorales distinctes se déroulaient en même temps. J'aimerais dire quelques mots à ce sujet et sur la perception que mes concitoyens et moi-même avions de la situation à l'échelle nationale et à l'échelle locale. Pour être tout à fait honnête, au niveau national, il s'agissait d'une campagne inédite pour les Canadiens: les insultes et la désinformation fusaient de partout, et on est même allé jusqu'à tenter de faire peur aux gens. Bien des choses vues et entendues à la télévision ont mis les Canadiens mal à l'aise, peu habitués qu'ils sont à certains procédés. Nous travaillons ensemble. Nous avons confiance les uns dans les autres pour faire avancer les choses pour les Canadiens.
En fin de compte, je me suis retroussé les manches et je me suis concentré sur le travail à faire, en étroite collaboration avec mes électeurs, auxquels j'ai tendu l'oreille. J'ai pu ainsi faire valoir quelques-unes des grandes réalisations du gouvernement au cours des quatre dernières années. En discutant avec les aînés de l'aide que nous leur avions apportée, je leur ai rappelé que nous avions débloqué des fonds pour sortir un grand nombre d'entre eux de la pauvreté et que nous avions vite ramené l'âge de la retraite à 65 ans, peu de temps après que les conservateurs l'eurent haussé à 67 ans.
Bien entendu, la discussion sur les changements climatiques est importante. Il s'agit d'un dossier crucial et probablement le plus grand défi de notre époque. De nombreux habitants de ma circonscription ont beaucoup de propositions à cet égard. Ils accueillent favorablement les excellentes mesures que nous avons prises, comme l'augmentation de la proportion de plans d'eau et de terres protégés, que nous faisons passer de 1 % à 14 %. Ils comprennent que ce pourcentage augmentera à 25 % d'ici 2025 et à 30 % d'ici 2030.
J'ai eu l'occasion également de m'entretenir avec de nombreux anciens combattants. La population de la Nouvelle-Écosse affiche la plus grande proportion d'anciens combattants et de personnel militaire du Canada, et celle de la circonscription de Sackville—Preston—Chezzetcook affiche la plus grande proportion de la province. Il m'est donc extrêmement important de poursuivre le dialogue avec les anciens combattants et les militaires.
Les députés le savent peut-être déjà, mais j'ai eu l'honneur d'avoir été nommé secrétaire parlementaire du ministre des Anciens Combattants et ministre associé de la Défense nationalepar le premier ministre. C'est un honneur, car j'ai été appelé à travailler étroitement avec des militaires et des anciens combattants. J'ai aussi siégé au Comité permanent des anciens combattants au cours des deux dernières années.
Nous avons eu des conversations très intéressantes à l'échelle locale mais, si je ne m'abuse, pas à l'échelle nationale. Quoi qu'il en soit, les Canadiens ont pris la bonne décision en nous réélisant pour former le gouvernement. Cependant, nous devons nous acquitter de ce nouveau mandat dans un contexte de gouvernement minoritaire. Néanmoins, j'estime que l'actuel gouvernement est le mieux placé pour diriger le Canada et en assurer l'avenir.
Nous sommes conscients qu'il faut faire davantage dans le dossier de l'assurance-médicaments. Il s'agit d'une mesure extrêmement importante. Il faut également faire davantage dans le secteur social, notamment en matière de logement.
Nous savons aussi qu'il est nécessaire d'être actifs en ce qui concerne les accords commerciaux. C'est d'ailleurs ce que nous avons fait dans le passé. Nous avons conclu 14 ententes commerciales au cours d'un seul mandat. Sans entrer dans les détails, je mentionne trois accords particulièrement importants, notamment l'Accord de libre-échange nord-américain, qui nous a extrêmement bien servis, et bien sûr, le Partenariat Asie-Pacifique et l'accord de libre-échange avec l'Union européenne. Je précise que chacun des deux derniers accords nous ont ouvert un marché de 500 millions de personnes avec lesquelles commercer. Au total, cela représente un milliard de personnes.
Le défi consiste à savoir comment nous allons collaborer. J'ai été ravi d'entendre certains chefs de partis de l'opposition, pas tous, affirmer clairement à la Chambre la semaine dernière qu'ils prennent toute la mesure du défi. Les Canadiens souhaitent que nous collaborions. En fait, c'est ce qu'ils veulent. Ils savent que notre parti est ouvert à la collaboration parce qu'il est extrêmement important d'adopter cette approche. Il faut cesser de chercher des coupables et de blâmer les autres. Une bonne idée est toujours valable, peu importe de quel parti à la Chambre elle vient. Il est essentiel de s'en rappeler.
Je parlerai maintenant des gouvernements minoritaires. Certains de ces gouvernements ont été remarquables dans la mesure où ils ont réussi à apporter des changements substantiels dans l'intérêt des Canadiens. Je songe en premier lieu au gouvernement minoritaire dirigé par Lester B. Pearson. On a qualifié cette période de belle époque parce qu'elle a été marquée par des réalisations très importantes. Voici quelques-unes des grandes réussites de ces années.
Une réussite extrêmement importante est la Loi sur les langues officielles. C'est drôle parce que, 50 ans plus tard, nous la modernisons. Cette loi reconnaissait tant les pères fondateurs que les peuples fondateurs. Aujourd'hui, nous sommes beaucoup plus riches non seulement parce que nous nous comprenons mutuellement, mais aussi parce que le fait d'avoir deux langues officielles au Canada nous permet de commercer avec de nombreux pays.
Une autre réussite est le Régime de pensions du Canada. L'année dernière, le gouvernement a réussi, en collaboration avec les provinces et les territoires, à opérer une modernisation nécessaire du Régime de pensions du Canada dont les Canadiens peuvent être fiers. Les Canadiens en tireront de plus en plus d'avantages à mesure que nous progresserons.
L'assurance-maladie est une autre réussite découlant d'un gouvernement minoritaire. Elle est extrêmement importante. Je dois raconter. L'un des principaux acteurs du gouvernement libéral minoritaire à l'époque était Allan J. MacEachen, de l'île du Cap-Breton. Il est devenu vice-premier ministre du Canada et a siégé aux côtés de Pierre Elliott Trudeau.
Nous avons instauré le nouveau programme de prêts d'études. On a posé une question à ce sujet aujourd'hui. Au cours des deux ou trois dernières années, le gouvernement y a apporté des changements importants qui faciliteront la vie des jeunes qui tentent d'améliorer leur sort.
C'est aussi pendant cette période que nous avons mis fin à la peine de mort.
Parlons maintenant du gouvernement minoritaire de Paul Martin. Deux améliorations majeures ont eu lieu pendant son mandat. Il y a d'abord le mariage entre personnes de même sexe, ce qui est extrêmement important. Le gouvernement a mené la charge dans ce dossier. Il y a aussi eu la taxe sur l'essence, un nouveau programme destiné à aider les municipalités à investir dans de nouvelles infrastructures. Ce programme est si important que l'an dernier nous avons doublé les fonds provenant de la taxe sur l'essence.
Voilà quelques-uns des grands changements que des gouvernements minoritaires ont accomplis.
Est-ce que je suis heureux de la situation? Je préférerais un gouvernement majoritaire, mais je sais qu'en situation minoritaire, les ministériels et l'ensemble des députés parviennent à accomplir bien des choses. C'est ce que les Canadiens veulent que nous fassions, et je sais que nous pouvons le faire et que nous le ferons.
Je m'en voudrais de ne pas parler d'unité nationale. C'est un sujet très important. L'unité nationale est une notion qui ne date pas d'hier, de la semaine dernière ou même de l'an dernier. Nous formons une grande nation parce que nous avons des défis à relever. Lorsque ces défis surviennent, ils deviennent des possibilités dont nous tirons parti pour améliorer notre situation.
J'aimerais partager une anecdote avec mes collègues. Mon père, George A. Samson, était plombier et électricien à l'île du Cap-Breton, plus précisément à l'île Madame. Il avait été à l'école jusqu'en sixième année. Il était conseiller municipal, car il adorait parler et représenter les gens. En 1980, le gouvernement Davis de l'Ontario l'a invité à faire partie d'une assemblée composée de nombreux Canadiens afin de discuter de la Constitution et d'unité nationale. Il était vraiment emballé à l'idée de faire partie de ce projet. Il a participé aux discussions. Je sais qu'elles ont mené à de grandes choses pendant cette décennie.
Il faut mettre fin à cette division et nous concentrer sur nos forces plutôt que sur nos différences. Ce que nous demandons aujourd'hui, c'est quelque chose que les Canadiens ont toujours su bien faire dans le passé.
Quand j'entends parler d'éminents politiciens qui mettent l'accent sur nos différences, attisant de ce fait des insécurités ici et là, cela me blesse sincèrement, car je sais que nous pouvons faire mieux.
Qu'on me permette de citer le premier premier ministre du Canada, John A. Macdonald:
Si je pouvais exercer une quelconque influence ou un certain pouvoir sur l'esprit et l'intelligence des habitants du Canada, je leur laisserais cette recommandation en héritage: « Quoi que vous fassiez, adhérez à l'Union. Nous avons un grand pays et nous en ferons l'un des plus grands de l'univers si nous le préservons. Nous sombrerons dans la médiocrité et dans l'adversité si nous acceptons que l'union soit brisée. »
Je ne saurais mieux dire moi-même.
Il s'agit de travailler ensemble: voilà l'essentiel. Notre pays est formidable, mais à quel point? Eh bien, nous vivons dans l'un des meilleurs pays au monde. Pendant quatre années consécutives, notre pays a été classé au premier rang mondial pour ce qui est de la qualité de vie. Ce n'est pas si mal. Nous occupons également le troisième rang mondial pour l'éducation, le quatrième rang pour la liberté, le sixième rang parmi les meilleurs pays avec lesquels faire des affaires, et le neuvième rang pour l'indice de bonheur. Quel grand pays. Continuons de travailler ensemble à améliorer la vie de tous les Canadiens.
Pour ce faire, nous avons besoin de l'appui des députés de tous les partis. Nous devons aider le milieu des affaires et collaborer avec lui afin de garantir qu'il dispose des outils pour établir des liens et tirer profit des accords commerciaux internationaux que nous signons. Nous devons collaborer pour lutter contre les changements climatiques parce qu'il s'agit du plus grand défi de notre époque. Nous devons travailler ensemble afin de respecter la promesse que nous avons faite à tous les Canadiens relativement à l'assurance-médicaments. C'est extrêmement important. Nous devons continuer à travailler ensemble pour le logement en construisant des logements pour les aînés. C'est le prochain défi.
Nous nous concentrons sur ces enjeux, c'est essentiel. Nous devons mettre l'accent sur les familles, les jeunes, les anciens combattants et les aînés. Ce sont là des aspects essentiels, et nous devons collaborer pour obtenir des résultats. Je crois que nous le ferons. Nous devons y arriver.
Je vais parler du Wexit. Les gens de l'Ouest sont impatients. Nous travaillerons avec eux parce que, quand les temps sont durs dans une région du pays, nous unissons nos forces et trouvons des façons de créer des liens et d'aider les gens. Voilà ce que nous ferons.
J'ai déjà constaté une avancée en Alberta en ce qui concerne la lutte contre les changements climatiques. Le premier ministre provincial s'est dit maintenant ouvert à l'idée. C'est ce que j'appelle un véritable effort de collaboration en vue de continuer à améliorer ce grand pays.
Qu'en est-il du pipeline? Il y a déjà 2 200 personnes qui travaillent sur ce chantier et, à l'été, elles seront 4 200. Nous allons maintenant de l'avant avec le pipeline, comme nous l'avions promis.
J'entends aussi parler du projet de loi C-69 par rapport au Wexit. Je crois que le premier ministre a dit l'autre jour que nous sommes ouverts aux discussions si certains ajustements doivent être apportés. Il a même demandé aux premiers ministres provinciaux de travailler ensemble dans le but de présenter des suggestions communes. C'était mon troisième point.
Le quatrième enjeu dont j'entends beaucoup parler est celui des paiements de péréquation ou du programme de stabilité financière. C'est justement à cela que ces mesures servent. Nous essayons de soutenir les gens de l'Ouest et nous continuerons à le faire. Une façon d'y parvenir est de faire des ajustements. En apportant des modifications parce que les temps sont durs pour certaines provinces, nous leur venons en aide. En période de prospérité, nous nous attendons à ce qu'elles soutiennent le reste du Canada.
C'est un plaisir d'être de retour à la Chambre des communes pour prendre la parole au nom des habitants de ma circonscription, Sackville—Preston—Chezzetcook.
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Lib. (NS)
Monsieur le Président, je suis content que le député ait abordé la question de l'Allocation canadienne pour enfants. Pendant ma campagne électorale, au cours des deux derniers mois, les habitants de ma circonscription ont dit beaucoup de bien de cette allocation. Plusieurs familles reçoivent l'aide dont elles ont besoin pour continuer de subvenir aux besoins de leurs enfants. C'est important pour elles.
Je remercie le député de sa question au sujet de l'ARC et des difficultés qu'éprouvent les Canadiens vulnérables. C'est de cette manière que nous devons collaborer. Si l'ombudsman veut mener un examen ou une enquête, c'est probablement parce qu'elle a reçu beaucoup de plaintes. Notre travail consiste à examiner le problème pour trouver une solution. Au bout du compte, s'il y a quelque chose à régler, c'est à nous de le faire, et nous le ferons avec l'aide du député.
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Lib. (NS)
Monsieur le Président, j'ai hâte de commencer à travailler avec la députée sur le dossier des vétérans dans le cadre du Comité des anciens combattants. Il est extrêmement important que nous continuions à faire ce qu'il faut pour soutenir nos militaires.
La question de la députée au sujet des aînés est très importante. Le gouvernement a dit qu'il réduirait les impôts l'an prochain, comme promis. C'est extrêmement important et cela aidera les aînés. Par exemple, à l'heure actuelle les premiers 12 400 $ qu'un Canadien gagne ne sont pas imposés. Le gouvernement veut faire passer ce montant à 15 000 $. Des centaines de milliers de personnes âgées bénéficieront de cette réduction d'impôt et n'auront pas à payer d'impôt. Les étudiants qui travaillent à temps partiel n'auront pas non plus à payer d'impôt sur les premiers 15 000 $ qu'ils gagneront. Pour beaucoup d'entre eux, cela signifie qu'ils ne paieront absolument aucun impôt.
Nous nous employons à aider les aînés, mais cette réduction d'impôt aidera aussi les étudiants et des milliers d'autres Canadiens.
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Lib. (NS)
Monsieur le Président, je remercie ma collègue de sa question, qui est sans aucun doute extrêmement importante.
Dans mon discours, j'ai parlé de l'allocation qu'on donne aux familles. Elle est extrêmement importante. À titre d'exemple, juste dans ma circonscription, Sackville—Preston—Chezzetcook, on remet 5,2 millions de dollars par mois aux familles. Cela représente 60 millions de dollars par année. On n'a qu'à multiplier ce montant par 338, soit le nombre de députés, pour connaître la valeur totale de cet investissement du Canada pour appuyer les familles. Cela ne répond pas spécifiquement à la question de ma collègue, mais je voulais aborder brièvement le sujet.
En ce qui concerne les familles dont vous parlez, soit celles qui n'ont pas accès aux allocations parce que leurs enfants ne sont pas là toute la semaine, j'en ai déjà entendu parler. Je vais donc m'informer davantage, mais il me semblerait logique, dans le pire des cas, que les familles reçoivent un certain pourcentage de l'allocation en fonction du nombre de jours où l'enfant est à la maison.
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Lib. (NS)
Monsieur le Président, je dois m'excuser de regarder parfois de l'autre côté de la Chambre. Je suis un ancien enseignant, et c'est ce que je devais faire pour m'assurer que j'avais l'attention de tous les élèves. Je devais voir leurs yeux pour savoir qu'ils m'écoutaient quand je parlais. Je m'en excuse, mais cela fait partie de qui je suis, et j'en suis fier.
Je remercie mon collègue de son observation. J'ai promis de baisser le ton et j'y travaille, mais ce n'est pas une tâche facile. On ne peut pas briser si facilement les vieilles habitudes.
Le député a parlé du prix des médicaments sur ordonnance, un sujet extrêmement important. Je tiens à lui parler, ainsi qu'à la Chambre, des mesures prises par le gouvernement au cours de son dernier mandat. Nous avons créé l'Agence canadienne des médicaments, qui nous permet d'acheter des médicaments en grandes quantités. Cela nous permet d'économiser 3 milliards de dollars par année, ce qui est non négligeable.
Le député a mentionné à quel point c'est important pour les aînés. Durant les quelques semaines qui ont suivi les élections, j'ai pu passer plus de temps dans ma circonscription, où j'ai eu de très bonnes conversations avec des aînés. Je continuerai de le faire, à l'avenir.
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Lib. (NS)
Monsieur le Président, conformément à l'article 34(1) du Règlement, j'ai l'honneur de présenter à la Chambre, dans les deux langues officielles, un rapport de la délégation de la section canadienne de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie concernant sa participation à la réunion du bureau à la 44e session ordinaire de l'APF qui s'est tenue dans la Ville de Québec, du 5 au 10 juillet 2018.
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Lib. (NS)
Madame la Présidente, mon collègue a prononcé un excellent discours. J'aimerais seulement revenir sur quelques-uns des points qu'il a soulevés.
Il faut que je répète certains commentaires de Jerry Dias, d'Unifor, qui a dit: « Cet accord comporte des victoires incroyables, des points sur lesquels nous avons argumenté et lutté [...] depuis les 24 dernières années. » Il a aussi dit: « Traditionnellement, les ententes commerciales portent sur les profits et non sur les gens. »
Il y a aussi, bien entendu, le député de Rosemont—La Petite-Patrie qui a dit: « Je veux simplement féliciter tout le monde dans cette pièce pour le travail fantastique que vous avez accompli, pour le leadership d'Unifor, pour obtenir le meilleur accord possible et qui protège les travailleurs partout au pays. »
Je voulais faire part de ces commentaires importants au député. Que pense-t-il de ces éléments d'information précis que nous avons reçus?
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Lib. (NS)
Monsieur le Président, j'interviens à la Chambre ce soir en tant que député de Sackville—Preston—Chezzetcook, une circonscription située en Nouvelle-Écosse. Je suis ravi de parler de ce projet de loi important, mais, en même temps, je suis un peu triste, car il s'agit de mon dernier discours de la 42e législature. Mes sentiments sont donc mitigés.
À l'occasion de mon dernier discours de la 42e législature, j'aimerais me concentrer sur l'Accord Canada—États-Unis—Mexique. Le projet de loi C-100 est un excellent exemple du travail que le gouvernement a réalisé tout au long de ses quatre années au pouvoir.
Pour que le pays soit fort, il faut que tous les citoyens et les entreprises du pays puissent profiter de débouchés. C'est le troisième accord commercial conclu par le gouvernement actuel.
Il y a deux ans environ, nous avons conclu l'Accord économique et commercial global, un accord très important, avec l'Union européenne. Grâce à cet accord, nous avons accès à un marché potentiel de 500 millions de personnes, qui pourront se procurer des marchandises canadiennes. Il faut se rappeler que cet accord a permis d'éliminer 98 % des droits de douane. Avant la conclusion de cet accord, seulement 25 % des droits de douane ne s'appliquaient pas. Nous ouvrons donc un énorme marché, où les Canadiens pourront profiter de débouchés exceptionnels.
Le deuxième accord que nous avons conclu, le Partenariat transpacifique global et progressiste, nous donne accès à un marché de 500 millions de personnes. Nous avons donc désormais accès à un milliard de consommateurs. L'Asie et le Pacifique offrent des perspectives extraordinaires. Nous avons d'excellents entrepreneurs qui continuent d'innover. Ils sont en mesure d'établir des relations commerciales avec les pays de cette région.
La troisième entente est l'Accord Canada—États-Unis—Mexique, qui est extrêmement important. Il donne accès à 500 millions de personnes de plus, pour un total de 1,5 milliard de consommateurs.
Tout cela s'inscrit dans la foulée de ce qui se passe dans notre magnifique pays en ce moment. Le taux de chômage a diminué depuis notre arrivée au pouvoir. Au départ des conservateurs, il y a quatre ans, le taux de chômage était de 7,2 %. Aujourd'hui, au moment où je m'adresse à la Chambre, le taux de chômage est de 5,2 %. C'est extraordinaire.
Des emplois ont été créés. Qui les a créés? Ce sont les Canadiens. Combien d'emplois ont-ils créés depuis 2015? Ils ont créé plus d'un million d'emplois. Combien de Canadiens ont été tirés de la pauvreté durant cette période? Ce sont plus de 825 000 Canadiens. C'est très impressionnant.
Qu'avons-nous accompli d'autre? Nous investissons dans les Canadiens afin de créer un Canada fort et de bâtir un pays dont les Canadiens peuvent être fiers et qui leur profite. Nous avons mis sur pied la Stratégie nationale sur le logement. Nous avons bonifié le Régime de pensions du Canada. Nous avons mis de l'avant un cadre national sur l'apprentissage et la garde des jeunes enfants. Malgré tout, les Canadiens n'ont encore rien vu, car nous allons présenter un régime d'assurance-médicaments pour tous les Canadiens. Voilà ce que nous faisons.
Il importe de partager cette victoire avec les députés, car elle est extraordinaire.
C'est une victoire très importante pour le Canada, et je dois leur raconter comment les choses se sont passées. Un jour, le président Trump s'est réveillé au beau milieu de la nuit et s'est mis à envoyer des gazouillis énonçant les exigences des États-Unis pour qu'un accord puisse être conclu. Il parlait de trois grandes questions.
Premièrement, il fallait que l'accord comprenne une disposition de caducité après cinq ans ou disposition obligeant les États à renégocier l'accord au bout de cinq ans. Il fallait inclure cette idée dans les négociations, sinon il n'y aurait pas d'accord. Le Canada a refusé. Nous ne pouvons nous attendre à ce que des communautés d'hommes et de femmes d'affaires, des entrepreneurs, acceptent d'investir, de mettre à niveau leur entreprise et de la moderniser si le potentiel de faire fructifier leurs investissements n'est garanti que pour cinq ans. Nous savons ce que disaient les conservateurs. Depuis le début, ils étaient d'avis que nous devions être prêts à conclure un accord à n'importe quelles conditions. Il fallait signer un accord à tout prix, selon eux. Nous n'avons pas suivi cette voie; nous avons obtenu ce que nous voulions.
Deuxièmement, le président Trump a envoyé un gazouillis au milieu de la nuit pour dire que nous devions abandonner la gestion de l'offre. Les États-Unis voulaient l'exclure de l'accord. Aujourd'hui, la gestion de l'offre est-elle toujours en vigueur au Canada? Bien sûr que oui. C'est un mécanisme très important. Les États-Unis n'inonderont pas le marché canadien avec leurs produits bon marché. Ce ne sera pas le cas. Nous sommes de fiers Canadiens et nous allons continuer de défendre la gestion de l'offre pour tous les Canadiens.
Troisièmement, le président Trump a affirmé ne pas vouloir d'un accord à moins que le mécanisme de règlement des différends soit modifié. Il était important pour les États-Unis de changer ce mécanisme. Pourquoi? Parce que, dans 98 % des cas, les États-Unis n'ont pas gain de cause devant le tribunal international chargé de régler les différends. Le président Trump voulait se débarrasser du tribunal international. Il souhaitait que ce soient des avocats et des juges étatsuniens qui tranchent les litiges. Les conservateurs, eux, voulaient que le Canada accepte cette condition et signe. Mais nous avons affirmé qu'une telle disposition était inacceptable, et il n'y en a jamais eu dans l'accord. Voilà qui est également important.
Je pense encore aux conservateurs, qui nous critiquaient et qui nous disaient de signer, mais nous avons maintenu le cap. Nous avons réussi. L'ancien premier ministre du Canada, Brian Mulroney, a dit que le Canada s'en est très bien sorti. Il a dit que c'est un excellent accord. Il parlait évidemment au nom des conservateurs.
Pour le NPD, il n'y a pas d'accord possible. Les néo-démocrates sont contre le commerce. Nous n'aurions jamais pu les satisfaire. Pour eux, il y a toujours un ennui ou un problème.
Il y a cependant un néo-démocrate, le député de Rosemont—La Petite-Patrie, qui fait du bon travail dans le dossier du commerce. Je crois qu'il veut être libéral. Je pense qu'il est plus libéral que néo-démocrate. Voici ce qu'il a dit:
J'aimerais seulement féliciter tous les gens présents dans cette salle de leur excellent travail, et je salue évidemment le leadership d'Unifor. Cela montre qu'on peut obtenir le meilleur accord possible tout en protégeant l'ensemble des travailleurs du pays.
Il était plutôt impressionnant d'entendre un député néo-démocrate qui comprend vraiment l'importance des accords commerciaux.
Parlons brièvement de l'Accord Canada—États-Unis-Mexique. À certains égards, nous sommes sortis victorieux, sans compter le fait d'avoir dit à M. Trump que les trois concessions qu'il demandait ne seraient jamais acceptées et qu'il devrait s'y faire. Je suppose qu'il s'est fait à l'idée. Il ne s'est pas présenté, la semaine dernière. Il a envoyé M. Pence ici. Il sait qu'il n'a pas obtenu le meilleur accord pour les États-Unis. Il sait que le Canada s'en est mieux tiré. Il sait que le gouvernement libéral a réussi à conclure l'accord qu'il voulait.
Nous avons aussi eu du succès sur la question très importante du travail. Nous avons réussi à inclure des dispositions plus ambitieuses et plus rigoureuses dans la section de l'accord qui porte sur le travail. Les nouvelles règles d’origine que nous avons réussi à obtenir pour l'industrie automobile permettront de protéger l'emploi des travailleurs de ce secteur pour les années à venir. L'industrie automobile en est très fière.
Nous avons aussi proposé des changements cruciaux en matière d'environnement, qui ont été intégrés à l'accord. Ils portent sur la qualité de l'air, l'eau et les milieux marins, des éléments d'une grande importance.
De plus, comment pourrait-on passer sous silence l'examen sous l'angle de l'équité entre les sexes? En tant que parti, nous sommes résolus à faire le nécessaire pour que les personnes de tous les genres aient la possibilité de réussir. Nous avons donc instauré un mécanisme pour protéger les droits des femmes et nous savons qu'il est essentiel de tenir compte de l'identité de genre et de l'orientation sexuelle.
Nous ne pouvons pas l'oublier. Les députés du Parti conservateur, du NPD, du Bloc et du Parti vert nous ont demandé comment nous avions pu signer un accord qui n'éliminait pas les droits de douane sur l'acier et l'aluminium. Nous savions très bien ce que nous faisions. Nous faisions le nécessaire pour conclure une entente et nous préparer à la ratifier, mais sans la ratifier réellement avant l'élimination des droits de douane sur l'acier et l'aluminium. Ces droits de douane sont maintenant chose du passé. Ils n'existent plus. Nous avons réussi à les faire lever.
Les députés doivent tous garder à l'esprit que cet accord constitue une victoire pour les Canadiens. C'est une grande victoire pour les Néo-Écossais. C'est aussi un accord crucial pour les gens de Sackville—Preston—Chezzetcook. Cet accord créera de bons emplois de la classe moyenne pour tous les Canadiens.
C'est parce que nous croyons en l'industrie que nous concluons d'excellentes ententes. Quand les règles du jeu sont équitables, nos produits sont les meilleurs de la planète. La mise en œuvre des accords commerciaux le prouve. Les Canadiens ont créé plus d'un million d'emplois, et ce, avant même de pouvoir constater la réussite de ces accords commerciaux.
Il s'agit d'un excellent accord pour les Canadiens. J'en suis très fier et je sais que tous les Canadiens en sont fiers, eux aussi.
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Lib. (NS)
Monsieur le Président, je dois d'abord préciser quelque chose à mon collègue. Mon discours n'était pas animé par la colère, mais par la passion. C'est de l'autre côté de la Chambre que se trouve la colère. Nous, nous sommes passionnés par notre travail pour les Canadiens. Je veux que mon collègue se souvienne de ce qui s'est passé à l'époque des conservateurs. Les exportations n'ont à peu près pas augmenté sous le gouvernement de Stephen Harper. Il a enregistré la croissance la plus lente depuis l'après-guerre.
Le député devrait se rappeler les propos du Conseil canadien des affaires. Il a félicité le gouvernement d'avoir réussi à négocier une entente globale de grande qualité à propos du commerce nord-américain. Ce sont là des commentaires élogieux. Je l'invite à lire l'entente attentivement parce qu'elle contient des choses extraordinaires pour les Canadiens.
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Lib. (NS)
Monsieur le Président, je dois apporter quelques rectifications à ce que le député a dit. Premièrement, nous ne précipitons pas le processus. Il était déjà en place, et nous procédons une étape à la fois. Nous ne laisserons pas le Parti conservateur, le NPD ni quiconque d'autre nous ralentir, parce que les Canadiens ont besoin de cet accord.
Deuxièmement, je dirais à mon collègue qu'il devrait examiner les statistiques. Plus de femmes travaillent actuellement au Canada que jamais auparavant. C'est extrêmement important, et le député devrait jeter un œil là-dessus.
Je pourrais continuer ainsi parce que de nombreuses citations parlent du fait que cet accord est bon pour le Canada. Il permet de créer beaucoup d'emplois pour les Canadiens. Bien sûr, certains agriculteurs n'ont pas obtenu tout ce qu'ils voulaient. Cependant, nous leur offrons une compensation, nous investissons en eux, et nous stimulons l'innovation dans leur secteur. C'est ce que j'appelle avoir une vision d'ensemble. Nous répondons aux besoins des Canadiens.
Voir le profil de Darrell Samson
Lib. (NS)
Monsieur le Président, le député anime ma passion. Je tiens à l'informer que les Canadiens ont créé plus d'un million d'emplois. Nous avons le taux de chômage le plus faible de l'histoire du Canada. Le pourcentage d'Autochtones qui travaillent au Canada n'a jamais été aussi élevé que sous le gouvernement actuel.
Je ne peux terminer sans déplorer ce que les conservateurs ont fait à la Nouvelle-Écosse au chapitre de l'investissement. Par exemple, en neuf ans, ils ont investi 530 millions de dollars en Nouvelle-Écosse. Nous y avons investi 560 millions de dollars en quatre ans. La Nouvelle-Écosse prospère sous le gouvernement actuel.
Voir le profil de Darrell Samson
Lib. (NS)
Monsieur le Président, ces députés voudraient que nous arrêtions tout et que nous recommencions à zéro. Ils ne se rendent pas compte de l'importance de cette économie pour notre pays. Des échanges représentant 2 milliards de dollars sont en jeu entre nos deux nations.
On ne peut pas revenir sur les 825 000 personnes et les 300 000 enfants que nous avons sortis de la pauvreté. L'Allocation canadienne pour enfants, qui n'est pas imposable, est cinq fois supérieure à la prestation qui était offerte par les conservateurs. Nous avons là une formidable conjoncture économique, et nous devrions en être fiers. Signez cet accord.
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Lib. (NS)
Monsieur le Président, je prends la parole pour faire le point sur la construction du raccordement Sackville-Bedford-Burnside. Ce projet améliorera la sécurité et réduira le temps de déplacement des navetteurs ainsi que la circulation commerciale entre Burnside et Sackville. La construction du raccordement de liaison a déjà commencé et plus de 500 emplois ont été créés.
Plus de 40 000 véhicules se déplacent entre Sackville et Burnside chaque jour, ce qui cause d'énormes embouteillages. J'étais fier d'être aux côtés du premier ministre lorsqu'il a annoncé que le gouvernement investirait 86 millions pour régler le problème. Après 30 ans de planification, cet important ajout au réseau de routes de la série 100 est un excellent exemple de partenariat entre une province et le gouvernement fédéral.
J'ai hâte de faire part aux habitants de ma circonscription des progrès de ce projet très important et réussi du gouvernement.
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Lib. (NS)
Monsieur le Président, les conservateurs de M. Harper ont donné des chèques aux millionnaires. Notre gouvernement a créé l'Allocation canadienne pour enfants.
Les conservateurs de M. Harper ont accordé des crédits d'impôt aux riches. Notre gouvernement a introduit la nouvelle prestation parentale partagée.
La différence entre ces politiques est claire: les familles de la classe moyenne reçoivent près de 51 000 $ de plus, par enfant, sous notre gouvernement que sous les conservateurs.
Est-ce que le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social pourrait nous expliquer ce que notre gouvernement fait pour aider la classe moyenne?
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Lib. (NS)
Monsieur le Président, conformément à l'article 34(1) du Règlement, j'ai l'honneur de présenter à la Chambre, dans les deux langues officielles, deux rapports de la délégation de la Section canadienne de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie.
Le premier concerne sa participation à la 31e réunion de l'Assemblée régionale de Europe, tenue à Andorre-la-Vieille du 21 au 24 octobre 2018.
Le second concerne sa participation à la réunion du Bureau de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie tenue à Bruxelles, en Belgique, du 31 janvier au 2 février 2019.
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