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Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
La présidente du Conseil du Trésor invoque le Règlement.
The hon. President of the Treasury Board is rising on a point of order.
Voir le profil de Mona Fortier
Lib. (ON)
Voir le profil de Mona Fortier
2022-12-02 10:03 [p.10339]
Madame la Présidente, j'aimerais prendre le temps de déposer ce matin, avec grand honneur, dans les deux langues officielles, au nom de 89 ministères et agences, les rapports sur les résultats ministériels pour l'exercice 2021‑2022.
Madam Speaker, I would be very honoured to take the time today to table, in both official languages, on behalf of 89 departments and agencies, the departmental results reports for 2021-22.
Voir le profil de Filomena Tassi
Lib. (ON)
propose que le projet de loi C-23, Loi concernant les lieux, personnes et événements d'importance historique nationale ou d'intérêt national, les ressources archéologiques et le patrimoine culturel et naturel, soit lu pour la deuxième fois et renvoyé à un comité.
moved that Bill C-23, An Act respecting places, persons and events of national historic significance or national interest, archaeological resources and cultural and natural heritage, be read the second time and referred to a committee.
Voir le profil de John Aldag
Lib. (BC)
Voir le profil de John Aldag
2022-12-02 10:06 [p.10339]
Madame la Présidente, je suis vraiment ravi et bien sûr honoré de prendre la parole pour appuyer le projet de loi C-23. Cette mesure législative évoque pour moi des liens personnels importants. Ces liens tiennent en partie aux 30 années que j'ai passées à Parcs Canada avant d'entrer dans la vie politique. J'ai travaillé, entre autres en qualité de directeur, dans de nombreux parcs nationaux bien connus et très appréciés dont la réserve de parc national Pacific Rim; les parcs nationaux Yoho, Kootenay, Banff, Wood Buffalo et Riding Mountain. J'ai aussi travaillé dans des lieux historiques nationaux dont le Complexe-Historique-de-Dawson, la Piste-Chilkoot, le NCSM Haida ainsi que les forts Langley, Walsh, George, Malden et Woodside.
Outre ma longue carrière à Parcs Canada, j'ai présenté à la Chambre, au cours de la 42e législature, le projet de loi C-374, qui visait à faire avancer la réconciliation par la mise en œuvre de l'appel à l'action no 79(i) de la Commission de vérité et réconciliation. Cette mesure a reçu un appui unanime. Malheureusement, elle n'a pas terminé son parcours législatif et est morte au Feuilleton du Sénat au moment de la dissolution du Parlement, à la fin de la 42e législature. Je suis vraiment honoré d'aborder de nouveau la question et de voir que des changements fort nécessaires proposés dans mon projet de loi d'initiative parlementaire, dans le but de protéger les trésors nationaux du Canada, se retrouvent dans le projet de loi C-23 et sont débattus à la Chambre aujourd'hui.
Avant de faire valoir l'importance du projet de loi, je dois souligner respectueusement que nous sommes rassemblés sur le territoire traditionnel du peuple algonquin anishinabe. Les terres, les eaux et les glaces où nous vivons, travaillons et jouons partout au Canada sont les territoires ancestraux et traditionnels et les terres natales des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Le gouvernement du Canada honore leur identité et leur histoire.
Je suis conscient qu'un tel hommage n'est peut-être un petit pas vers la réconciliation, mais il n'est pas dénué de sens. C'est une façon de rappeler constamment à notre mémoire qui étaient les premiers gardiens du territoire désormais connu sous le nom de Canada et de marquer notre respect envers eux. L'histoire de ce territoire n'a pas commencé avec l'arrivée des Européens. Cet hommage est également conforme aux principes de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Comme mes collègues le savent, le Canada s'est engagé à assurer la mise en œuvre intégrale et efficace de cette déclaration. C'est pour cette raison que le Parlement a adopté la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones en juin 2021. En ce sens, le projet de loi dont nous débattons aujourd'hui représente un autre pas important vers la réconciliation.
Je m'explique. Le projet de loi C‑23 a deux objectifs principaux: premièrement, favoriser la réconciliation et promouvoir l'inclusion grâce à de meilleures désignations patrimoniales; deuxièmement, renforcer la protection des lieux historiques fédéraux. Le projet de loi a été élaboré en tenant compte des principes d'inclusion, de transparence et de durabilité.
En ce qui concerne l'amélioration des désignations patrimoniales fédérales, le projet de loi C‑23 permettrait au gouvernement de respecter son engagement à mettre en œuvre tous les appels à l'action pertinents de la Commission de vérité et réconciliation. Je pense en particulier à l'appel à l'action no 79, qui demande au gouvernement du Canada de collaborer avec les survivants, les organisations autochtones et les membres de la communauté artistique, afin d'établir un cadre de travail se rapportant à la réconciliation pour les besoins du patrimoine canadien et des activités de commémoration. La Commission a déclaré que cela devrait inclure, au minimum, les trois éléments suivants:
i. la modification de la Loi sur les lieux et monuments historiques de manière à inclure la représentation des Premières Nations, des Inuits et des Métis au sein de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada et de son secrétariat;
ii. l’examen des politiques, des critères et des pratiques se rattachant au Programme national de commémoration historique pour intégrer l’histoire, les valeurs patrimoniales et les pratiques de la mémoire autochtones au patrimoine et à l’histoire du Canada;
iii. l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan national du patrimoine et d’une stratégie pour la commémoration des sites des pensionnats, de l’histoire et des séquelles de ces pensionnats et de la contribution des peuples autochtones à l’histoire du Canada.
Ce premier volet correspond au texte de mon projet de loi d'initiative parlementaire, et je suis honoré de voir qu'il est de nouveau soumis à la Chambre, de même que la totalité de l'appel à l'action no 79.
Je suis heureux de dire que le gouvernement a fait de grands progrès relativement à la mise en œuvre de ces mesures importantes. Dans le budget de 2018, par exemple, le gouvernement s'est engagé à verser près de 24 millions de dollars sur cinq ans dans le but de reconnaître et intégrer les récits, les voix et les perspectives des peuples autochtones dans des lieux historiques administrés par Parcs Canada. Dans le budget de 2022, le gouvernement s'est engagé à verser à Parcs Canada 25 millions de dollars sur trois ans pour appuyer la commémoration des sites des anciens pensionnats autochtones.
Sur le plan des politiques, en 2019, Parcs Canada a dévoilé son nouveau plan du réseau, intitulé « Le cadre pour l’histoire et la commémoration ». Fondé sur une consultation publique exhaustive, y compris avec des groupes et des communautés autochtones, ce nouveau cadre décrit les moyens que prendra Parcs Canada pour s'attaquer à quatre priorités stratégiques, dont l'histoire des peuples autochtones et la diversité.
L'histoire des peuples autochtones comprend la totalité de l’expérience autochtone depuis des temps immémoriaux, comme les récits autochtones, les liens qui unissent ces peuples à la terre et la complexité et la diversité des différentes cultures autochtones, ainsi que l’héritage du colonialisme et de ses répercussions sur les peuples autochtones. La commémoration des sites des anciens pensionnats autochtones, de même que l'histoire et les profondes répercussions intergénérationnelles des pensionnats sur les peuples autochtones font partie intégrante de ces efforts.
En guise de mise en contexte, je rappellerais aux députés que la désignation de personnes, d'événements et de lieux d'importance historique nationale se fait presque entièrement en fonction des nominations du grand public. Tout le monde peut faire une recommandation quant à une désignation.
Des personnes ou des organismes peuvent soumettre des nominations à la Commission des lieux et monuments historiques du Canada, qui fait à son tour des recommandations au ministre relativement à des désignations. Le Conseil est soutenu dans ce travail par Parcs Canada, qui fournit des services professionnels et administratifs, notamment les recherches historiques et archéologiques nécessaires à l'évaluation adéquate des nominations.
En septembre 2020, le gouvernement du Canada a désigné le système des pensionnats — un événement tragique et déterminant de l'histoire canadienne — événement d'importance historique national. Cette désignation découle d'une nomination de la part du Centre national pour la vérité et la réconciliation. Coïncidant avec cette désignation, deux anciens pensionnats ont été désignés comme des lieux historiques nationaux. Il s'agit de l'ancien pensionnat de Portage la Prairie, au Manitoba, et de l'ancien pensionnat de Shubenacadie, en Nouvelle‑Écosse.
Le processus menant à ces désignations illustre l'engagement du gouvernement du Canada à travailler avec les peuples et les communautés autochtones pour faire partager les expériences des enfants autochtones dans ces écoles, garantissant ainsi que ce pan de l'histoire n'est jamais oublié.
L'ancien pensionnat de Portage la Prairie se trouve sur des terres de réserve appartenant à la Première Nation de Long Plain. Il a été mis en nomination en vue d'une désignation par cette nation. Après la mise en nomination, Parcs Canada et la Première Nation de Long Plain ont travaillé en collaboration pour déterminer la valeur historique de cet ancien pensionnat, et ils ont rédigé conjointement le rapport présenté à la Commission des lieux et monuments historiques du Canada.
Le processus de désignation de l'ancien pensionnat de Shubenacadie est lui aussi le fruit d'une collaboration. Ce lieu a été mis en nomination par le groupe de travail sur la culture et le patrimoine du Forum tripartite Mi’kmaq—Nouvelle‑Écosse—Canada. Parcs Canada et le comité ont travaillé en collaboration pour déterminer la valeur historique de cet ancien pensionnat, et ils ont rédigé conjointement le mémoire présenté à la Commission.
Depuis ces désignations initiales, Parcs Canada a aussi travaillé avec la Première Nation de Muskowekwan pour la désignation de l'ancien pensionnat indien Muscowequan, à Lestock, en Saskatchewan, de même qu'avec le Shingwauk Residential Schools Centre et et la Children of Shingwauk Alumni Association pour la désignation de l'ancien pensionnat indien de Shingwauk à Sault Ste. Marie, en Ontario.
Parcs Canada continue de collaborer avec le Centre national pour la vérité et la réconciliation et son réseau de survivants des pensionnats, des conseillers en matière de patrimoine culturel autochtone, des collègues du gouvernement fédéral et la Commission des lieux et monuments historiques du Canada, en vue d'envisager si d'autres anciens pensionnats devraient être désignés lieux historiques et de déterminer les façons les plus appropriées de commémorer l'histoire et les conséquences du système de pensionnats indiens au Canada.
Alors que les sites d'anciens pensionnats ont été récemment désignés comme lieux historiques nationaux, prenons un instant pour réfléchir au rôle important que jouent, dans ce système, les gens et les entités autres que le gouvernement fédéral qui sont propriétaires de lieux historiques nationaux. En effet, le gouvernement du Canada n'est pas propriétaire de tous les lieux historiques nationaux. La grande majorité d'entre eux appartient à d'autres gouvernements, à des organismes à but non lucratif et à des propriétaires privés.
Aux termes du projet de loi C‑23, toutes les désignations de lieux historiques nationaux existantes seraient maintenues, peu importe qui est propriétaire du lieu. Les programmes de conservation du patrimoine culturel continueraient d'être offerts; c'est le cas, par exemple, du Programme national de partage des frais qu'offre Parcs Canada aux personnes et entités autres que le gouvernement fédéral qui sont propriétaires de lieux historiques nationaux.
Les désignations de lieux historiques nationaux reflètent 100 ans de travail de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada en collaboration avec le public. Le projet de loi C‑23 s'appuie sur ce siècle de travail. Il maintiendrait le rôle essentiel joué par le public dans la proposition de nouvelles désignations. Il respecterait le rôle du conseil d'administration, dont la composition serait toutefois élargie. Soulignons également qu'il n'est pas prévu de changer le nom des lieux historiques nationaux emblématiques, qui sont, je le souligne, situés dans des collectivités partout au Canada.
En plus de recommander de nouvelles désignations, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada a également pour mandat de revoir les désignations qui ont été faites dans le passé. Cela est nécessaire pour s'assurer qu'elles reflètent les connaissances et la recherche actuelles.
De nos jours, nous voyons l'héritage de certains personnages historiques nationaux faire l'objet de controverse parce qu'ils sont connus pour avoir eu des opinions racistes ou antisémites, ou pour avoir proposé et mis en œuvre des politiques et des actions coloniales contre les peuples autochtones. J'espère que nous pouvons tous reconnaître, dans la réflexion d'aujourd'hui, que certaines désignations sont dépassées, comme la découverte du fleuve Mackenzie, la découverte de l'Île‑du‑Prince‑Édouard, de même que le fait de désigner des postes de traite des fourrures sans reconnaître les peuples avec lesquels ces lieux de commerce faisaient leurs affaires à l'origine, comme c'est le cas pour le lieu historique national du Fort-Langley.
Dans le contexte de la mise en œuvre de son nouveau cadre pour l'histoire et la commémoration, Parcs Canada collabore avec la Commission des lieux et monuments historiques du Canada et d'autres partenaires pour passer en revue les désignations de lieux, de personnages et d'événements historiques qui ont été faites au pays depuis 1919. On se penche notamment sur l'information inscrite sur les plaques de bronze associées à ces désignations et installées dans le cadre du processus de commémoration.
Je suis sûr que tous les députés conviendront que les Autochtones doivent faire partie intégrante de cet examen et que leurs opinions doivent être prises en compte lors de l'étude des désignations qui seront proposées dans l'avenir. Le projet de loi C‑23 tiendrait compte de cet aspect important en élargissant la composition de la commission de manière à inclure des représentants des Premières Nations, des Inuits et des Métis, comme le recommande la Commission de vérité et réconciliation. Ces représentants seraient nommés par le gouverneur en conseil à la suite de consultations avec des groupes autochtones.
Je rappelle à la Chambre que ce changement s'accorde avec ce qui était proposé dans mon ancien projet de loi d'initiative parlementaire, le projet de loi C‑374. Bon nombre se rappelleront que ce projet de loi a été adopté à l'unanimité par la Chambre des communes, en 2018, mais qu'il est ensuite mort au Feuilleton au Sénat. D'ailleurs, le projet de loi dont nous sommes saisis renforcerait cette initiative en exigeant que le travail de la commission s'appuie sur le savoir autochtone, et que celui-ci se voie accorder une importance égale à celle accordée à d'autres sources d'information.
Les Autochtones continuent de subir les effets du colonialisme tout en se remettant lentement des séquelles du système des pensionnats. Le temps est venu d'aller de l'avant avec ce projet de loi. Il contribuerait à faire en sorte que les personnes, les lieux et les événements historiques d'importance nationale soient véritablement représentatifs de l'histoire du Canada de même que significatifs pour tous les Canadiens, y compris les Autochtones, les jeunes et les membres des divers groupes au pays.
En 2019, le baromètre de réconciliation de la jeunesse canadienne de l'Environics Institute a montré que 89 % des jeunes Autochtones et 87 % des jeunes non autochtones considéraient qu'il était important « pour tous les Canadiens non autochtones de comprendre le véritable traitement réservé aux peuples autochtones par les gouvernements et par la société au pays. » Le projet de loi C‑23 contribuerait à concrétiser cette vision. Nous sommes déterminés à présenter notre histoire d'une manière qui soit à la fois représentative et significative.
Nous sommes également déterminés à faire en sorte que les lieux historiques qui nous informent et nous inspirent aujourd'hui soient préservés pour les générations à venir. Ce sont des éléments historiques bien concrets. Les lieux historiques contribuent à raconter l'histoire du Canada tout en procurant des avantages sociaux, économiques et environnementaux à des collectivités de toutes les tailles dans chaque province et territoire. En effet, les lieux historiques nationaux administrés par Parcs Canada contribuent à eux seuls pour plus de 600 millions de dollars par année au PIB du Canada. Ces lieux soutiennent directement et indirectement plus de 6 000 emplois dans tout le pays, y compris dans des collectivités rurales, éloignées et autochtones.
Bien des Canadiens ne seront probablement pas surpris d'apprendre que la vaste majorité des plus de 300 lieux historiques de propriété fédérale, y compris les édifices du Parlement, n'ont aucune protection juridique. Le Canada est le seul pays du G7 qui n'a pas de cadre législatif complet pour protéger les lieux historiques. Le gouvernement fédéral accuse aussi un retard par rapport aux provinces et aux territoires à ce sujet: ils ont tous des lois sur le patrimoine qui protègent et préservent les lieux historiques relevant de leurs compétences respectives.
Dans la sphère fédérale, cette situation a été soulevée par diverses sources, dont la vérificatrice générale et le Comité permanent de l'environnement et du développement durable, un comité auquel j'ai siégé au cours de la 42e législature et qui a étudié le sujet pour la première fois. Il n'existe pas de cadre cohérent pour la protection des biens patrimoniaux qui sont confiés aux soins du gouvernement du Canada. C'est plutôt une série d'obligations imposées par des lois et des politiques adoptées au fil des ans qui détermine s'ils sont protégés ou non.
Par conséquent, les désignations patrimoniales fédérales actuelles ne mènent pas nécessairement à la protection ou à la préservation d'un lieu à moins qu'il soit aussi désigné comme une gare ferroviaire patrimoniale ou un phare patrimonial. Ces deux cas de figure bénéficient d'une protection particulière au titre de lois distinctes découlant de projets de loi d'initiative parlementaire. Les gares ferroviaires patrimoniales et les phares patrimoniaux sont les seules désignations fédérales qui entraînent automatiquement une protection juridique. Corriger cette situation est essentiel et urgent.
Dans un rapport qu'il a publié en 2017, intitulé « Préserver le patrimoine du Canada », le Comité permanent de l'environnement et du développement durable a noté que bon nombre de lieux historiques canadiens disparaissent ou risquent de disparaître. Il a aussi lancé un sombre avertissement: une fois qu'un lieu historique perd sa valeur patrimoniale, il est impossible de revenir en arrière. Elle est perdue à jamais.
La vérificatrice générale a fait écho à ces préoccupations. Dans le rapport de l'automne 2018 intitulé « La conservation des biens patrimoniaux fédéraux », la vérificatrice générale a constaté la détérioration d'un certain nombre de bâtiments patrimoniaux fédéraux. Fait tout aussi inquiétant, elle a constaté que les gardiens de ces lieux historiques, soit les autorités fédérales propriétaires de ces bâtiments, disposaient d'informations incomplètes et inexactes sur leurs avoirs.
Il est pourtant très important de disposer d'informations complètes et à jour. Cela permet aux Canadiens et aux parlementaires d’avoir une bonne compréhension et de discuter de l’état des biens patrimoniaux et des conséquences qu’il pourrait y avoir à ne pas en assurer la conservation.
Bien que les organisations qui ont fait l'objet d'une vérification, y compris Parcs Canada, aient entrepris de régler les problèmes identifiés par la vérificatrice générale, il est clair que le gouvernement doit adopter une approche législative plus poussée pour protéger et conserver ces lieux irremplaçables. C'est ce que le projet de loi C‑23 permettrait de faire de façon transparente et durable. En réponse directe aux recommandations de la vérificatrice générale, il introduirait une obligation légale pour Parcs Canada d'établir et de maintenir un registre public listant toutes les désignations antérieures et nouvelles faites par le ministre.
Pour améliorer encore la transparence, les ministères seraient tenus de rendre compte de l'état des lieux historiques dont ils sont responsables. Ce type de diffusion inciterait les ministères à être proactifs dans le maintien de la valeur patrimoniale des lieux historiques dont ils ont la charge. Les ministères recevraient des directives claires sur la façon de réaliser les travaux de modification des lieux historiques de manière appropriée et financièrement responsable, tout en respectant les exigences en matière d'écologisation et d'accessibilité.
Le projet de loi fournirait un point de référence commun obligatoire, une ligne directrice flexible, durable et respectée en la matière. En outre, les ministères seraient tenus de consulter les spécialistes de Parcs Canada avant d'apporter à un lieu historique le moindre changement qui pourrait en réduire la valeur patrimoniale.
Il s'agirait de la première loi canadienne consacrée à la désignation et à la protection des lieux historiques appartenant au gouvernement fédéral. Cela favoriserait la transparence dans la prise de décisions, la communication de renseignements utiles et exacts aux Canadiens et aux parlementaires et la protection durable des lieux historiques appartenant au gouvernement fédéral.
Le projet de loi C‑23 serait inclusif. En plus de prévoir de nouveaux représentants pour les Autochtones, il confère des pouvoirs clairs et indique clairement que seront révisées et, au besoin, révoquées les désignations qui ne reflètent plus la compréhension actuelle de la complexité de l'histoire du Canada.
Le projet de loi C‑23 est le fruit d'une vaste consultation auprès de partenaires et de groupes autochtones, des ministères fédéraux, de représentants des provinces, des territoires et des municipalités et d'autres parties intéressées, notamment des organismes voués au patrimoine national.
Le projet de loi représenterait une prise de mesure concrète vers la réconciliation. Il refléterait l'engagement du gouvernement du Canada à recenser, à protéger et à conserver les lieux historiques du Canada en collaboration et en consultation avec des partenaires autochtones, les gouvernements provinciaux et territoriaux, les administrations municipales et les intervenants dans le domaine du patrimoine.
S'il est adopté, le projet de loi remplacera les mesures législatives et les politiques actuelles, qui sont incomplètes, par un cadre législatif plus ferme qui orientera la gestion des magnifiques lieux qu'on trouve partout au Canada, et il permettra aux générations futures de jouir elles aussi de ces lieux.
Je peux personnellement parler des défis opérationnels et administratifs de la surveillance de lieux historiques nationaux qui sont contigus comme Fort Rodd Hill et le phare de Fisgard, deux lieux désignés par des lois fédérales distinctes. Il arrive à l'occasion que du vandalisme soit commis dans ces endroits.
Dans le cas de Fort Rodd Hill, le service d'application de la loi de Parcs Canada pouvait être appelé à faire appliquer la loi alors que, au phare Fisgard, il fallait communiquer avec les services policiers locaux. On comprend les défis et la frustration que mes collègues et moi vivions lorsque nous devions attendre l'arrivée des forces de l'ordre pour qu'elles s'occupent des malfaiteurs qui étaient en train de détruire des ressources autochtones anciennes.
Les services policiers locaux avaient la plupart du temps d'autres chats à fouetter. En tant que gestionnaire, j'étais chargé par les Canadiens d'assurer la protection de ces ressources, mais je n'avais ni le pouvoir ni les moyens de le faire. C'est le genre d'obstacles administratifs et juridiques que lèvera le projet de loi C‑23.
À mon avis, le projet de loi C‑23 ne permettra pas de régler les problèmes qui touchent les lieux historiques nationaux qui ne sont pas la propriété du gouvernement fédéral, mais il représente un pas important en matière de protection des lieux historiques nationaux appartenant au gouvernement fédéral. Ce serait une première étape importante pour permettre au Canada de respecter ses obligations internationales en matière de préservation du patrimoine.
Pour la suite des choses, il sera nécessaire de déterminer si le Programme national de partage des frais pour les lieux patrimoniaux doit continuer d'être la principale source de soutien financier pour les lieux historiques désignés par le gouvernement fédéral qui appartiennent à des intérêts privés et, dans l'affirmative, si cela est suffisant. Toutefois, cette question pourra faire l'objet d'un débat distinct. Ensemble, nous pouvons assurer un avenir à notre passé et veiller à la saine gestion des lieux historiques au Canada, et ce, en privilégiant l'inclusivité, la transparence et la durabilité. J'exhorte tous les députés à se joindre à moi aujourd'hui pour appuyer ce projet de loi.
Madam Speaker, it is truly a pleasure and indeed an honour to speak in support of Bill C-23. For me, Bill C-23 has really important personal connections. Part of this connection arises from the more than 30 years I spent prior to politics working with Parks Canada. I worked in and managed many well-known and well-loved national parks, such as Pacific Rim National Park Reserve; Yoho, Kootenay and Banff National Parks; Wood Buffalo National Park; and Riding Mountain National Park. I also worked in and supported national historic sites, such as the Dawson Historical Complex, the Chilkoot Trail, HMCS Haida, Fort Langley, Fort Walsh, Fort George, Fort Malden and Woodside, among others.
Along with my extensive career with Parks Canada, I also carried Bill C-374 through the House in the 42nd Parliament, where the bill, which would have advanced reconciliation through the implementation of the Truth and Reconciliation Commission's call to action 79(i), received unanimous support. Unfortunately, the bill did not make it to completion and died in the Senate with the dissolution of Parliament at the end of the 42nd Parliament. I am truly honoured to be back and now seeing my private member's bill and much-needed changes in support of protecting Canada's national treasures covered in Bill C-23 and being debated in the chamber today.
Before digging into the importance of this bill, I must respectfully acknowledge that we are gathered on the traditional territory of the Algonquin Anishinabe peoples. I also respectfully acknowledge that the lands, waters and ice where we live, work and play all across Canada are the ancestral and traditional territories and homelands of first nations, Inuit and Métis peoples. The Government of Canada honours their connections, stories and histories.
I am aware that such an acknowledgement is perhaps a small step along the path of reconciliation, but it is not without meaning. Acknowledgements such as this are a gesture of respect and awareness, a recognition of the original stewards of this land now known as Canada and a recognition that the history of this land did not begin with the arrival of Europeans. It is also aligned with the principles of the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples. As my fellow members know, Canada has committed to its full and effective implementation. It is for this reason that Parliament adopted the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples Act in June 2021. In that sense, the bill we are debating today represents another important step along the path of reconciliation.
Let me explain. Bill C-23 has two main goals: advance reconciliation and promote inclusion through better heritage designations; and create stronger protection for federal historic places. The bill was developed with the principles of inclusion, transparency and sustainability in mind.
With respect to improving federal heritage designations, Bill C-23 would enable the government to advance its commitments to implement all the relevant calls to action from the Truth and Reconciliation Commission. I refer specifically to call to action 79, which calls on the Government of Canada to collaborate with survivors, indigenous organizations and the arts community to develop a reconciliation framework for Canadian heritage and commemoration. The commission stated that this should include, at a minimum, the following three items:
i. Amending the Historic Sites and Monuments Act to include First Nations, Inuit, and Métis representation on the Historic Sites and Monuments Board of Canada and its Secretariat.
ii. Revising the policies, criteria, and practices of the National Program of Historical Commemoration to integrate Indigenous history, heritage values, and memory practices into Canada’s national heritage and history.
iii. Developing and implementing a national heritage plan and strategy for commemorating residential school sites, the history and legacy of residential schools, and the contributions of Aboriginal peoples to Canada’s history.
This first point was the content of my private member's bill, and I am honoured to see this item and the entirety of call to action 79 back before the House.
I am pleased to say that the government has made significant progress toward the implementation of these important actions. In budget 2018, for example, the government committed close to $24 million over five years to recognize and integrate indigenous peoples' histories, voices and perspectives at heritage places administered by Parks Canada. In budget 2022, the government committed to providing Parks Canada with $25 million over three years to support the commemoration and memorialization of former residential school sites.
In terms of policy, in 2019, Parks Canada released its new system plan, entitled “Framework for History and Commemoration”. Based on extensive public consultation, including with indigenous groups and communities, the new framework describes how the agency will address four strategic priorities, including the history of indigenous peoples and diversity.
The history of indigenous peoples includes the whole of indigenous experiences since time immemorial, such as indigenous histories, indigenous connections to the land and the complexity and diversity of indigenous cultures, as well as the legacy of colonialism and its impact on indigenous peoples. The commemoration of residential school sites, as well as the history and far-reaching legacy and impact of residential schools on generations of indigenous peoples, is integral to this effort.
By way of context, I would remind members that the designation of persons, events and places of national historic significance is based almost entirely on nominations from the public. Anyone and everyone can make a recommendation for designation.
Individuals or organizations may submit nominations to the Historic Sites and Monuments Board of Canada, which in turn makes recommendations for designation to the minister. The board is supported in this work by Parks Canada, which provides professional and administrative services, including the historical and archaeological research needed to enable proper evaluation of nominations.
In September 2020, following its nomination by the National Centre for Truth and Reconciliation, the Government of Canada designated the residential school system, a tragic and defining event in Canadian history, as an event of national historic significance. Coinciding with this designation, two former residential schools were designated as national historic sites: the former Portage La Prairie Indian Residential School in Manitoba and the former Shubenacadie Indian Residential School in Nova Scotia.
The process leading to these designations exemplifies the Government of Canada’s commitment to working with indigenous peoples and communities to share the experiences of indigenous children in these schools to ensure that this history is never forgotten.
The former Portage La Prairie residential school is located on the reserve lands of the Long Plain First Nation. It was nominated for designation by the first nation. Following the nomination, Parks Canada and the Long Plain First Nation worked collaboratively to identify the historic values of this former residential school and co-authored the report submitted to the Historic Sites and Monuments Board of Canada.
The designation of the site of the former Shubenacadie Indian Residential School followed a similar collaborative process. The site was nominated by the Tripartite Culture and Heritage Working Committee of the Mi'kmaq-Nova Scotia-Canada Tripartite Forum. Parks Canada and the committee collaborated in identifying the historic values of the former school and co-authored the submission to the board.
Since these initial designations, Parks Canada has also worked with the Muskowekwan First Nation for the designation of the former Muscowequan Indian Residential School in Lestock, Saskatchewan, and with the Shingwauk Residential Schools Centre and the Children of Shingwauk Alumni Association for the designation of the former Shingwauk Indian Residential School in Sault Ste. Marie, Ontario.
Parks Canada continues to collaborate with the National Centre for Truth and Reconciliation and its network of residential school survivors, with indigenous cultural heritage advisers, with federal colleagues and with the Historic Sites and Monuments Board of Canada to consider other former schools for designation and determine the most appropriate ways to commemorate the history and legacy of the residential school system in Canada.
With these recent residential school site designations in mind, let us pause to reflect on the importance of non-federal owners of national historic sites for the overall system. Not all national historic sites are owned by the Government of Canada. In fact, the vast majority of national historic sites are owned by other governments, not-for-profit organizations and individual private property owners.
Under Bill C-23, all existing national historic site designations would be retained, no matter who owns the site. The cultural heritage conservation programming, such as the national cost-share program offered by Parks Canada to non-federal owners of national historic sites, would continue to be available.
National historic site designations reflect 100 years of work by the Historic Sites and Monuments Board of Canada in collaboration with the public. Bill C-23 builds on this century of work. It would maintain the essential role played by the public in proposing new designations. It would respect the board but with expanded membership. Let me also point out that there are no plans to change the names of these iconic national historic sites, which are, I stress, located in communities across Canada.
In addition to recommending new designations, the Historic Sites and Monuments Board of Canada also has a mandate to review designations that have been made in the past. This is necessary to ensure they reflect present-day knowledge and scholarship.
We have seen a number of examples of national historic persons whose legacies are now controversial because they are known to have held racist or anti-Semitic views or to have proposed and carried out colonial policies and actions against indigenous peoples. I hope we can all recognize in today’s thinking that certain designations are outdated, such as the discovery of the Mackenzie River, the discovery of Prince Edward Island and designations of fur trade posts without acknowledging the original peoples with whom these places of commerce conducted their trade, as we see at Fort Langley National Historic Site.
As part of the implementation of its new framework for history and commemoration, Parks Canada is collaborating with the Historic Sites and Monuments Board of Canada and other partners to review designations of national historic sites, persons and events made by the Government of Canada since 1919. The review includes examining the content that appears on the bronze plaques associated with these designations and installed as part of the commemorative process.
I am certain all members will agree that indigenous voices must be an integral part of this review, as well as in consideration of future nominations for designation. Bill C-23 would address this important consideration by expanding the current membership of the board to include representation by first nations, Inuit and Métis as called for by the Truth and Reconciliation Commission. These representatives would be appointed by the Governor in Council following consultations with indigenous groups.
I would remind the House that this change is consistent with Bill C-374, my former private member's bill. Many will recall that this was passed unanimously by the House of Commons in 2018, but subsequently died in the Senate. In fact, the bill before us would strengthen that initiative by requiring that the work of the board be informed by indigenous knowledge, and that indigenous knowledge be considered on an equal footing with other sources of information.
Indigenous peoples continue to suffer the impacts of colonialism while slowly healing from the legacy of the residential schools system. The time is now to proceed with this bill. It would help to ensure nationally significant historic persons, places and events would be truly representative of Canada’s history and meaningful for all Canadians, including indigenous peoples, youth and members of diverse groups across the country.
In 2019, the Environics Institute’s “Canadian Youth Reconciliation Barometer” found that 89% of indigenous youth and 87% of non-indigenous youth thought it was important “for all non-Indigenous Canadians to understand the true history of how Indigenous Peoples have been treated by governments and society in this country.” Bill C-23 would help make this vision a reality. We are committed to presenting our history in a manner that is both representative and meaningful.
We are also committed to ensuring that the historic places that inform and inspire us today are preserved for generations to come. This is history that we can see and touch. Historic places help to tell the stories of Canada while delivering social, economic and environmental benefits to communities of all sizes in every province and territory. Indeed, national historic sites administered by Parks Canada alone contribute over $600 million a year to Canada’s GDP. Directly and indirectly, they support more than 6,000 jobs across the country, including in rural, remote and indigenous communities.
It would probably come as no surprise to many Canadians that the vast majority of the more than 300 federally owned historic places, including the Parliament buildings, have no legal protection. Canada is the only country in the G7 without comprehensive legislation for the protection of historic places. The federal government is also behind the provinces and territories in this area, all of which have heritage legislation in place to protect and conserve historic places under their respective jurisdictions.
In the federal realm, this has been pointed out by sources ranging from the Auditor General to the Standing Committee on Environment and Sustainable Development, which is a committee that I was part of in the 42nd Parliament and that studied this issue for the first time. There is no coherent framework for the protection of heritage assets entrusted to the care of the Government of Canada. Instead, they are protected or not protected through a range of legal and policy obligations adopted over the years.
As a result, current federal heritage designations do not necessarily lead to protection nor conservation unless the site is also designated as a heritage railway station or a heritage lighthouse. Both of these have specific protection under separate legislation arising from private members' bills. Heritage railway stations and heritage lighthouses are the only federal designations that automatically include legal protection. Rectifying this situation is essential and urgent.
In its 2017 report, “Preserving Canada’s Heritage”, the Standing Committee on Environment and Sustainable Development noted that many of our heritage places are disappearing or are under threat. It issued a stark warning: Once the heritage value of a historic place is lost, the damage cannot be undone. It is lost forever.
The Auditor General echoed these concerns. In the fall 2018 report, “Conserving Federal Heritage Properties”, the Auditor General noted the deterioration of a number of federal heritage buildings. Just as concerning is that it found the custodians of these historic places, which were the federal authorities that own these buildings, had incomplete and inaccurate information about their holdings.
Complete and current information matters. It allows Canadians and parliamentarians to fully appreciate, understand and discuss the condition of heritage properties, as well as the potential consequences of not conserving them.
While the organizations that were audited, including Parks Canada, have undertaken to address the issues identified by the Auditor General, it is clear that a more comprehensive legislative approach to protect and conserve these irreplaceable places is needed. That is what Bill C-23 would provide transparently and sustainably. In direct response to the recommendations of the Auditor General, it would introduce a legal obligation for Parks Canada to establish and maintain a public register listing all previous and new designations made by the minister.
To further enhance transparency, departments would be required to report the condition of historic places for which they are responsible. This type of disclosure would provide an incentive for departments to be proactive in maintaining the heritage value of historic places under their care. There would be clear direction to departments on how to carry out modifications to historic places properly and in a financially responsible manner while respecting greening and accessibility requirements.
The bill would provide a common and mandatory benchmark of respected, flexible and sustainable guidance on these matters. There would also be a requirement for departments to consult with Parks Canada specialists prior to making any changes to a historic place that could impact its heritage value.
This would be Canada’s first act dedicated to the designation and protection of federally owned historic places. It would result in transparent decision-making, the sharing of accurate and meaningful information with Canadians and parliamentarians, and the sustainable protection of federally owned historic places.
Bill C-23 would be inclusive. In addition to the new representatives for indigenous peoples, Bill C-23 would provide clear authority and direction to revise and, when needed, to revoke designations that no longer reflect current understandings of the complexity of Canadian history.
Bill C-23 is the product of extensive engagement and input from indigenous partners and groups; federal departments; representatives of the provinces, territories and municipalities; and other key stakeholders, including national heritage organizations.
The bill would represent concrete action for reconciliation. It would reflect the Government of Canada’s commitment to identify, protect and conserve historic places in Canada through collaboration and engagement with indigenous partners; provincial, territorial and municipal governments; and heritage stakeholders.
If adopted, it would replace the current incomplete legislation and policies with a strong legislative framework to help guide the management of treasured places across Canada, and it would ensure they can be enjoyed for generations to come.
I can personally speak to the operational and management challenges of overseeing contiguous national historic sites, such as Fort Rodd Hill and Fisgard Lighthouse, which were designated under different federal acts. Both sites occasionally experience vandalism.
In the case of Fort Rodd Hill, Parks Canada’s law enforcement service could enforce the legislation, while at the adjacent Fisgard Lighthouse, the local police of jurisdiction needed to be called. Imagine the challenges and frustrations I and my colleagues experienced while awaiting the arrival of the local police to deal with pot diggers who were ruining ancient indigenous resources.
These local law enforcement agencies were often dealing with other municipal policing priorities. This left me, as a manager, knowing that I was entrusted by Canadians to ensure the protection of these resources, but powerless and without the tools to offer these protections. These types of legal and administrative roadblocks would be addressed through Bill C-23.
I offer that Bill C-23 would not address the issues faced by national historic sites not owned by the federal government, but this legislation would be an important step and a significant step forward in ensuring that federally owned national historic sites are protected. This would be an important first step to ensure that Canada could meet its international obligations to safeguard our heritage.
Future work must consider whether the current national cost-share program is the primary level of support for privately owned and federally designated sites and if this enough. However, that is a debate for another day. Together, we can give our past a future and ensure the stewardship of historic places in Canada, inclusively, transparently and sustainably. I urge all members to join me today in supporting this bill.
Voir le profil de Marilyn Gladu
PCC (ON)
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2022-12-02 10:26 [p.10342]
Madame la Présidente, je remercie de député de son discours et de tout le travail qu'il a accompli à l'égard de nos merveilleux parcs nationaux.
Le projet de loi C‑23 comporte de nombreux éléments auxquels je suis favorable. Toutefois, j'ai des réserves à propos d'un élément et c'est...
Madam Speaker, I would like to thank the member for his speech and for all of his work for our beautiful parklands.
Bill C-23 has many things I agree with, but I am concerned about one part of it and that is—
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Il y a un rappel au Règlement. Il semble qu'il y ait un problème d'interprétation.
Le député de Joliette a la parole.
There is a point of order. It seems there is an issue with translation.
The hon. member for Joliette.
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
2022-12-02 10:27 [p.10343]
Madame la Présidente, malgré tout le respect que je porte à mon estimée collègue, le service d'interprétation n'est pas capable de traduire ses propos, étant donné la qualité du signal audio.
Madam Speaker, with all due respect to my esteemed colleague, the interpretation service is unable to translate her words because of a poor audio signal.
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Nous allons vérifier cela.
Il semble que tout fonctionne bien maintenant. La parole est à l'honorable députée de Sarnia—Lambton.
We will check on that.
It appears to be working now. The hon. member for Sarnia—Lambton.
Voir le profil de Marilyn Gladu
PCC (ON)
Voir le profil de Marilyn Gladu
2022-12-02 10:27 [p.10343]
Madame la Présidente, je reconnais que le projet de loi C‑23 comporte de nombreux éléments positifs, mais le paragraphe 43(3) permettrait la fouille et la saisie illégales de biens dans les parcs, sans mandat. C'est contraire à l'article 8 de la Charte.
J'aimerais demander au député si le gouvernement serait prêt à retirer ce paragraphe du projet de loi, puisqu'il viole les droits des gens garantis par la Charte.
Madam Speaker, I appreciate that Bill C-23 has many good parts, but subclause 43(3) would allow the unlawful search and seizure of people's property without a warrant while they were in parks. That is contrary to section 8 of the charter.
I ask the member if the government would be willing to take that part out of the bill since it is in violation of people's charter rights?
Voir le profil de John Aldag
Lib. (BC)
Voir le profil de John Aldag
2022-12-02 10:28 [p.10343]
Madame la Présidente, le plus important avec ce projet de loi, c'est d'en saisir la Chambre pour qu'il soit débattu et que l'on prenne connaissance des questions et des préoccupations, telles que celle soulevée par la députée. Nous devons renvoyer ce texte au comité pour que les questions de ce type puissent être étudiées et que des amendements puissent être apportés. Nous voulons un bon projet de loi, un projet de loi solide, qui prévoit les mesures nécessaires pour protéger les lieux historiques nationaux désignés par le gouvernement fédéral et lui appartenant.
Nous voulons que ce projet de loi soit conforme à la Charte, cela va de soi. C'est là l'objet du processus législatif: repérer les problèmes et résoudre les conflits éventuels. Nous serons ravis de discuter de tout cela à l'étape du comité.
Madam Speaker, the important part of this legislation is getting it before the House and having debates, and hearing questions and concerns, such as the issue raised by the member. We need to get it to committee so that these types of questions can be studied and perhaps amendments can be made. We want to have good, solid legislation that would offer the protections that are needed to look after federally designated and federally owned national historic sites.
Of course, we want the legislation to be compliant with the charter. That is what this process is about: to make sure that flags are identified and any conflicts are resolved. We look forward to having that discussion at the committee stage.
Voir le profil de Monique Pauzé
BQ (QC)
Voir le profil de Monique Pauzé
2022-12-02 10:28 [p.10343]
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de son discours.
Il a abordé l'essentiel de l'histoire qui ne doit jamais être oubliée. Il a mentionné aussi qu'il avait beaucoup de paliers. Je dirais que nous sommes d'accord; nous trouvons qu'il y a un gouvernement de trop, mais ce n'est pas l'objet de mon propos.
C'est bien, le projet de loi permet d'honorer des engagements en vertu de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Le député a mentionné que c'était plus fort que ce qu'il y avait avant. Il s'agit de tenir un registre public, d'avoir des directives claires pour faire des modifications, de consulter les spécialistes, mais la question qui nous préoccupe est de savoir si le projet de loi C‑23 est assez robuste pour faire en sorte qu'un promoteur ne puisse pas arriver par toutes sortes de détours à abattre des arbres, des bâtiments historiques et des lieux patrimoniaux.
Madam Speaker, I thank my colleague for his speech.
He shared some essential history that must never be forgotten. He also said that there are several levels of government involved. On that we agree. We think there is one level too many, but that is not the point I am here to make.
It is nice that the bill enables the government to honour its commitments under the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples. According to the member, it is more robust than what was in place before. The idea is to create a public register, provide clear directives for making changes and consult experts, but what we want to know is whether Bill C‑23 is robust enough to ensure that developers cannot circumvent the law to cut down trees and demolish historic buildings and historic sites.
Voir le profil de John Aldag
Lib. (BC)
Voir le profil de John Aldag
2022-12-02 10:29 [p.10343]
Madame la Présidente, j'aimerais aborder quelques aspects de cette question très importante.
Tout d'abord, ce projet de loi protégerait définitivement les lieux historiques nationaux appartenant au gouvernement fédéral. Certains éléments, comme les perspectives, font partie intégrante d'un lieu historique. Ce projet de loi permettrait de les protéger et d'imposer des sanctions, ce qui n'est souvent pas le cas actuellement.
Pour ce qui est des types de dommages et de dégradation auxquels la députée a fait référence, aucune sanction n'est prévue à l'heure actuelle ou, à tout le moins, les sanctions qui existent sont difficiles à appliquer dans de tels cas de figure, d'où l'importance de cette mesure législative.
Pour ce qui est des sites n'appartenant pas au gouvernement fédéral, ceux-ci ne font toujours l'objet d'aucune protection. C'est un point sur lequel il faudra nous pencher pour que les nombreux lieux historiques nationaux appartenant à des tiers finissent par bénéficier de mesures de soutien. Cependant, pour l'instant, l'accent est mis sur les lieux historiques nationaux qui appartiennent au gouvernement fédéral.
Madam Speaker, there are a couple of pieces to that very important question that I would like to discuss.
One of them is that this would give protections, once and for all, to federally owned national historic sites. Things like viewscapes are part of the essence of a historic place. Those would be protected and there would be consequences that could be enforced that, in many cases now, do not exist.
For the types of damage and destruction that were referenced by the member, there are no penalties right now, or there are penalties that are difficult to enforce for those types of actions. That is where this legislation is so important.
For non-federally owned sites, there are still no protections. That is something that will need to be looked at in the future so that many of the third party owned national historic sites will eventually get support. However, for now, the focus is on federally owned national historic sites.
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Madame la Présidente, je connais l'expérience du député et je lui suis reconnaissant de tous ses efforts dans ce dossier. Je comprends ce qui le motive.
C'est un projet de loi très important. À la base, nous devons reconnaître l'histoire autochtone du Canada, qui est complètement ignorée dans la plupart de nos commémorations. Afin de protéger les lieux historiques, les monuments, les sites ou quel que soit le nom qu'on veut bien leur donner, il faut du financement. En 2018, le vérificateur général a constaté qu'il n'y avait pas suffisamment de financement.
C'est le cas dans ma circonscription. Le Miners' Union Hall, à Rossland, qui est le seul lieu historique national dans ma circonscription, n'a pas pu obtenir de financement fédéral pour faire l'entretien de sa toiture.
Madam Speaker, I know the member's history and appreciate all the work he has put into this and where he is coming from.
It is a very important bill, and we should, at its core, recognize the indigenous history of Canada, which has been completely absent from most of our commemorations. To protect historic sites, monuments, places or whatever one wants to call them, we need funding. In 2018, the Auditor General found that there was not adequate funding.
That happened in my riding. The Miners' Union Hall in Rossland, which is the only site in my riding that is a national historic site, could not get federal funding to maintain its roof.
Voir le profil de John Aldag
Lib. (BC)
Voir le profil de John Aldag
2022-12-02 10:31 [p.10343]
Madame la Présidente, je remercie mon collègue du travail qu'il a accompli dans ce domaine.
Comme je l'ai mentionné, le projet de loi, dans sa forme actuelle, concerne surtout les lieux historiques nationaux qui appartiennent au gouvernement fédéral, et ce dernier a fait d'importants investissements pour aider Parcs Canada et d'autres ministères et organismes fédéraux à améliorer la qualité de ces lieux patrimoniaux, mais aussi la production de rapports pour mieux comprendre l'état dans lequel se trouvent ces lieux.
Dans le cas des lieux qui appartiennent à des intérêts privés, comme l'a mentionné le député, il y a le Programme national de partage des frais, administré par Parcs Canada au nom du gouvernement fédéral, qui permet le partage des frais dans le cas des lieux historiques nationaux qui appartiennent à des tiers du secteur privé.
Pendant quelques années, le gouvernement a bonifié le montant disponible. Ce montant est cependant revenu à peu près au niveau de référence historique. J'aimerais qu'on injecte des fonds dans ce programme afin d'assurer la pérennité de biens très importants comme celui qui se trouve dans la circonscription du député.
Madam Speaker, I thank my colleague for the work that he has done in this realm.
As I noted, this legislation deals very much with federally owned national historic sites at this stage, and the government has invested significantly in helping Parks Canada and other federal departments and agencies to improve not only the quality but also the reporting, understanding the condition of these heritage assets.
For the privately owned sites, as the member referenced, there is a program called the national cost-sharing program, which Parks Canada administers on behalf of the federal government, that does cost-sharing for these privately owned, third party owned national historic sites.
The government, for a couple of years, topped up the amount that was available. It has gone back to a more historic reference level. I would love to see money go toward that program to help very important assets, such as was mentioned in the member's riding, to be there for the long term.
Voir le profil de Terry Duguid
Lib. (MB)
Voir le profil de Terry Duguid
2022-12-02 10:32 [p.10344]
Madame la Présidente, permettez-moi de remercier le député de ses années de service dans les parcs de notre pays et de sa passion pour le sujet. Je sais que notre pays possède de magnifiques parcs nationaux d'un océan à l'autre, et je me demande si le député peut nous dire s'il pense que ces parcs peuvent être utilisés à des fins de sensibilisation du grand public à la question importante de la réconciliation, à la démarche que nous suivons et, espérons-le, à l'existence du Centre national pour la vérité et la réconciliation, qui se trouve à Winnipeg.
Je sais qu'il a travaillé dans au moins un parc du Manitoba. Pourrait-il nous faire part de ses observations à ce sujet?
Madam Speaker, let me thank the hon. member for his years of service serving in parks across the country and his passion for this topic. I know there are beautiful national parks from coast to coast to coast, and I wonder if the hon. member could comment on whether those sites could be used for reconciliation education to educate the general population about that important issue, the path we are on and, hopefully, connect with the National Centre for Truth and Reconciliation, which is in Winnipeg.
I know he served in at least one Manitoba park. Could he comment on that?
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