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Lib. (NB)
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2020-08-12 12:26 [p.2748]
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Monsieur le Président, je remercie la ministre et mes collègues pour leurs mots très importants aujourd'hui. Il est essentiel de faire preuve de solidarité et de compassion en ces heures sombres.
Fredericton compte une communauté libanaise dynamique et bien enracinée. J'ai appris, au cours des derniers jours, que la communauté libanaise était solidement enracinée un peu partout au Canada.
J'aimerais souligner l'apport du formidable consul honoraire du Liban dans les provinces atlantiques, le consul Fares, qui attache une grande importance aux liens avec son pays natal et aux Canadiens d'origine libanaise. Je suis de tout cœur avec le consul Fares pour le travail qu'il devra accomplir dans les prochains mois. Mes pensées accompagnent le Liban en entier, alors qu'il doit affronter l'impensable. C'est en tant que Canadiens et citoyens du monde que nous éprouvons de la compassion pour les Libanais. Nous leur offrons nos plus sincères condoléances. J'espère que les familles des victimes obtiendront justice, que le Liban se remettra rapidement et pacifiquement de cette épreuve et que le Canada lui apportera une aide adéquate.
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Lib. (NB)
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2020-08-12 12:43 [p.2751]
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Monsieur le Président, je remercie mon collègue le chef du Bloc québécois de sa question.
Il a souligné, je pense, un fait important, à savoir que notre gouvernement, le premier ministre et les membres de notre Conseil des ministres ont toujours été disponibles pour répondre aux questions, que ce soit à la Chambre des communes, en comité plénier, comme c'est le cas aujourd'hui, ou devant les Comités de la Chambre des communes. En même temps, comme le ministre des Finances et la ministre de la Diversité et de l’Inclusion et de la Jeunesse l'ont souligné, notre gouvernement est foncièrement tourné vers les questions économiques qui préoccupent les Canadiens et vers les questions de santé publique.
Nous serons très heureux de travailler avec nos collègues de l'opposition, comme nous l'avons fait depuis le début de la pandémie, afin d'adapter des programmes pour appuyer les Canadiens, les entreprises canadiennes et, surtout, nos partenaires des provinces afin de faire face à la situation sanitaire qui est toujours inquiétante.
Nous sommes tout à fait au travail. Les ministres sont au travail, nos collègues députés sont dans leurs circonscriptions partout au pays afin d'appuyer leurs concitoyens et de développer des politiques qui répondront aux besoins des Canadiens. C'est exactement ce que nous allons continuer de faire.
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Lib. (NL)
Monsieur le Président, nous avons toujours défendu les intérêts du secteur gazier et pétrolier de l'Alberta, de la Saskatchewan et de Terre-Neuve-et-Labrador.
Le mois dernier, les entreprises générant des recettes de 100 à 500 millions de dollars qui étaient financièrement viables avant la pandémie ont été autorisées à demander des prêts d'Exportation et développement Canada. Les montants des prêts se situeront maintenant entre 12,5 et 60 millions de dollars.
Le gouvernement aide depuis des mois les petites entreprises de ce secteur grâce au Programme de crédit aux entreprises. Les petites entreprises génèrent 85 % des emplois dans le secteur gazier et pétrolier, et elles peuvent compter sur nous.
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Lib. (NB)
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2020-08-12 14:04 [p.2765]
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Monsieur le président, ma première question à la ministre de la Santé est très simple.
Le ministère de la ministre est-il responsable de faire respecter la Loi canadienne sur la santé dans l'ensemble des provinces et des territoires du Canada?
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Lib. (NB)
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2020-08-12 14:04 [p.2765]
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Monsieur le président, par conséquent, le gouvernement interviendra-t-il pour sauver la clinique 554 et, ce faisant, assurer à la communauté LGBTQ2S+ au Nouveau-Brunswick l'accès à des services de santé génésique et à des services essentiels?
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Lib. (NB)
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2020-08-12 14:05 [p.2765]
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Monsieur le président, lorsque le ministre de la Sécurité publique a fait l'annonce importante selon laquelle le gouvernement fédéral lançait une enquête publique complète sur la tuerie survenue en Nouvelle-Écosse, il a indiqué qu'il avait entendu les demandes des familles, des survivants et des représentants. Les familles obtiendront des réponses, les collectivités pourront guérir et on formulera des recommandations, qui garantiront qu'une telle tragédie ne se reproduise plus jamais.
Le ministre peut-il également entendre les familles de Rodney Levi, de Chantel Moore et de Brady Francis? Peut-il entendre les demandes des chefs du Nouveau-Brunswick et de la Colombie-Britannique et celles des dirigeants et des militants autochtones et lancer une enquête complète, ouverte et entièrement transparente sur la façon dont le système judiciaire et le système d'application de la loi ont laissé tomber les Autochtones du Nouveau-Brunswick?
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Lib. (NB)
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2020-08-12 14:06 [p.2765]
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Monsieur le président, la pandémie a ébranlé le fondement même de la manière dont nous faisions nos achats il n'y a pas si longtemps: entrer dans un magasin, essayer et toucher divers articles et serrer la main une fois la transaction finalisée. Les entreprises ont dû s'adapter rapidement à de nouvelles façons de faire.
En réponse à la situation et pour défendre les intérêts de toutes les entreprises, le groupe des agences de développement économique de Fredericton a souligné la nécessité pour les entreprises d'obtenir un soutien et des renseignements pour effectuer la transition vers le commerce en ligne ou pour en améliorer les options. Le gouvernement a-t-il un plan pour aider les entreprises à effectuer la transition?
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Lib. (NB)
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2020-08-12 14:07 [p.2765]
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Monsieur le président, la dernière fois que la Loi sur les langues officielles a été complètement révisée, c'était en 1988. J'ai pratiquement le même âge que cette loi. Les communautés de langue minoritaire partout au pays, les intervenants des organisations et des spécialistes ont travaillé fort afin de contribuer à l'étude, et le rapport et des recommandations ont été remis au gouvernement il y a déjà plus d'un an. Je sais que la ministre a à cœur la vitalité des langues officielles, mais avec tant de délais, l'espoir de voir ce projet se concrétiser s'estompe de jour en jour.
Est-ce que la ministre peut confirmer que la Loi sera bel et bien modernisée sous son présent mandat?
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Lib. (NB)
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2020-08-12 14:09 [p.2765]
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Monsieur le président, j'ai lu le rapport de l'étude sur le racisme et l'oppression systémiques au Musée canadien pour les droits de la personne. Lorsqu'une institution qui a été créée pour promouvoir le respect des autres et pour encourager la réflexion et le dialogue se trouve à manquer à sa propre mission, cela révèle l'ampleur des problèmes qui affligent notre société et à quel point le racisme systémique et l'homophobie sont répandus. Le rapport contient des recommandations pour y remédier. Tous les gestes qui favorisent l'inclusivité ont le potentiel d'apporter des améliorations considérables dans la vie des Canadiens. Certaines recommandations portent plus précisément sur la langue employée dans les communications.
Ma question s'adresse à la ministre de la Diversité, de l'Inclusion et de la Jeunesse. Le gouvernement serait-il prêt à adopter un langage non sexiste, à éliminer la conception binaire homme-femme, et à adopter un style de rédaction épicène dans l'ensemble de ses communications internes et externes, en anglais comme en français?
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Lib. (NB)
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2020-08-12 16:35 [p.2788]
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Monsieur le Président, pour une néophyte, disons que ce fut tout un baptême de la politique fédérale. Ce qui compte vraiment pour les gens qui habitent dans ma circonscription, les rouages de l'appareil gouvernemental, ma contribution personnelle: j'ai dû tout apprendre, et vite.
Après l'effervescence de la période postélectorale, la réalité nous rattrape et il faut vite se monter un bureau, ici et dans notre circonscription. Il faut aussi former une équipe pour mieux servir les gens de notre circonscription, Fredericton dans mon cas, et représenter les Canadiens.
Durant les cinq mois qui ont suivi les élections, soit jusqu'à ce que le Canada soit frappé par la pandémie que l'on sait, les travaux du Parlement ont suivi leur cours normal. Depuis, nous avons consacré autant de temps à régler les urgences sanitaires, sociales et économiques occasionnées par la COVID-19.
Comme le savent bon nombre de députés, je suis enseignante de formation. Je sais que je ne suis pas le cheminement de carrière traditionnel des politiciens, mais à mes yeux, la 43e législature n'a absolument rien de traditionnel. Pendant 10 ans, j'ai montré aux jeunes à exercer leur esprit critique, à défendre ce en quoi ils croient et à refuser l'injustice. J'ai appliqué les mêmes principes à mon travail de députée, et c'est un honneur pour moi de les partager avec mes collègues.
Même si j’ai changé de carrière, j’ai gardé les mêmes priorités et les mêmes passions. Je suis venue ici dans le but de créer un monde meilleur pour les enfants et les jeunes et de créer de meilleures collectivités dans lesquelles ils pourront grandir. Dans le débat exploratoire d’aujourd’hui, je veux parler des familles, des étudiants, de certaines réalités de la pandémie et des moyens que nous pouvons prendre pour aller de l’avant ensemble.
Ma famille est tout pour moi, et elle m’a accompagnée dans ce voyage intense. La pandémie a représenté pour nous des mois d’isolement intermittent, une bulle familiale, des journées en auto pour venir ici et retourner au Nouveau-Brunswick, et seulement huit heures environ, depuis le mois de mars, où j’ai été sans mes deux enfants, à l’exception des heures passées à siéger à la Chambre. Voilà peut-être pourquoi j’ai l’un des meilleurs bilans d’assiduité.
Si mes collègues n’ont pas compris l’humour dans ce que je viens de dire, ils peuvent quand même être rassurés sur le fait que j’aime mes enfants et que mes enfants m’aiment, mais que nous avons bien hâte de reprendre le cours normal de nos vies. Le fait est que, en tant que maman qui travaille, ne pas avoir eu d’écoles ou de services de garde au cours des derniers mois a été comme avoir un congé de maternité sans congé. Travailler à temps plein tout en supervisant des enfants et en en prenant soin d'eux est tout simplement impossible, tout particulièrement s’il faut en plus faire l’école à la maison.
Beaucoup de parents m’ont fait part de leurs difficultés et de leurs préoccupations quant à l'éducation de leurs enfants en temps de pandémie. Les parents canadiens ont besoin d’une pause, tout particulièrement les parents d’enfants handicapés, autistes ou d’enfants aux prises avec des problèmes de comportement qui ont besoin d’une aide pour l’éducation, d’enseignants ressources et de conseillers.
Les enfants ont également besoin de prendre congé de leurs parents, surtout ceux qui sont peut-être victimes de négligence ou de maltraitance. J'ai souvent pensé à ces enfants au cours des derniers mois. Les enfants ont besoin d’interagir avec d’autres adultes, des conseillers et des modèles. Profitons de ce temps d’arrêt pour apprécier à leur juste valeur nos systèmes d’éducation pour la petite enfance et nos écoles publiques ainsi que les gens sur lesquels nous comptons pour les faire fonctionner.
En tant que gouvernement, nous devons nous engager à ce que les parents, les enfants, les enseignants et les employés se sentent en sécurité lors du retour en classe.
Les familles sont stressées et redoutent les choix difficiles qui devront être faits. Je sais que des solutions et des idées novatrices existent, et j’ai bonne confiance que le gouvernement aidera les provinces lorsqu’elles rouvriront les écoles en fournissant des conseils de santé clairs et avisés.
Je pense également aux familles séparées à cause de la fermeture de nos frontières. Des ressortissants étrangers partenaires de longue date et des enfants adultes ne peuvent toujours pas entrer au Canada pour voir leurs proches. Ces familles ont déjà passé cinq mois séparées. Tout en imposant des quarantaines de deux semaines, nous pourrions alléger les restrictions de voyage pour les étudiants et les membres immédiats des familles, en leur permettant de revenir chez eux, dans leurs collectivités canadiennes. Ces changements, en plus de rappeler que le Canada accueille des gens de partout dans le monde, aideraient beaucoup à combattre l’isolationnisme qui, on le sait, nourrit le mépris, dont les étudiants étrangers ont déjà fait les frais dans notre pays.
Deux campus universitaires et plusieurs collèges sont basés à Fredericton.
Les étudiants étrangers qui viennent à Fredericton chaque année forment une composante essentielle de nos collectivités locales. Cette année, la majorité d'entre eux ne reprendront pas leurs cours, ce qui constitue une énorme perte pour la région. Les universités dans ma province ont annoncé des protocoles de lutte contre la pandémie qui seront mis en place au prochain semestre. Les établissements d'enseignement subissent d'énormes pressions, mais je ne peux m'empêcher de penser aux répercussions sur les étudiants.
En plus de toutes les craintes qui ont été suscitées en nous au cours des cinq derniers mois, les étudiants doivent prendre la décision de continuer à accumuler des dettes d'études à un moment où ils ne savent pas du tout dans quel genre de climat économique ils obtiendront leur diplôme. Le gouvernement actuel, et probablement le gouvernement à venir, devra demeurer solidaire envers ces étudiants qui devront rembourser la dette étudiante qu'ils ont contractée à ce stade-ci de leur vie.
Parlant de dettes d'études, l'initiative du gouvernement permettant aux nouveaux diplômés de remettre à plus tard le remboursement de leurs dettes tire à sa fin. Cela veut dire qu'ils devront recommencer à rembourser leur dette à hauteur de centaines de dollars par mois. Le programme devrait être prolongé d'au moins six mois, et nous devrions commencer à envisager sérieusement une remise de dette pour les étudiants.
Nous devons soutenir les familles, particulièrement les enfants, les adolescents et les jeunes adultes, durant ces temps incertains.
Les derniers mois ont été marqués non seulement par une urgence de santé publique, mais aussi par des troubles civils et des actions civiles. Nous avons été témoins de décès dans nos rues; nous avons aussi vu une oppression et une injustice constantes. Je pense au monde dont hériteront mes enfants et tous les enfants, au monde dont hériteront les jeunes et les étudiants du Canada. Je regarde autour de moi, je regarde les nouvelles et je lis les commentaires publiés dans les médias sociaux, ce que je ne devrais peut-être pas faire puisqu'ils me laissent perplexe. Nos enfants auront des questions à propos de tout cela, et il vaudrait mieux avoir des réponses acceptables à leur proposer.
Nous devons saisir l'occasion qui nous est offerte, prendre la responsabilité qui nous revient en tant que parlementaires et nous attaquer à des problèmes qui nous aveuglent: le racisme systémique généralisé, qui rend invisibles les nombreuses micro-agressions et les nombreux gestes ouvertement racistes du quotidien; la masculinité toxique, qui mène à une acceptation silencieuse de la culture du viol et de la violence à l'endroit des femmes, des filles et des membres de la communauté LGBTQ2IA+; la situation de privilège qui restreint notre vision du monde et qui rend invisibles les personnes qui vivent dans la pauvreté et n'ont pas de logement sûr, les personnes handicapées, celles qui luttent contre une dépendance et celles qui ont vécu des traumatismes. Nous devons recommencer à voir les gens et à trouver de la compassion pour nos voisins.
Depuis mon élection au Parlement, je milite activement pour l'égalité et pour un changement systémique. Récemment, compte tenu des événements tragiques qui se sont produits à l'échelle internationale et locale, j'ai appuyé la tenue d'une enquête nationale du Sénat sur les contrôles de bien-être qui sont effectués par la police en réponse aux problèmes de santé mentale au Canada, j'ai participé à une marche de la guérison en hommage à Chantel Moore et Rodney Levi, j'ai pris l'engagement public de dénoncer le racisme lorsque je le vois, que ce soit en ligne ou ailleurs, j'ai signé une pétition visant à réclamer une étude sur le racisme systémique au sein des services de police, je vous ai adressé une lettre, monsieur le Président, afin que nous nous penchions sur le racisme dans cette institution, j'ai interrogé la ministre de la Santé au sujet des mesures qu'elle compte prendre pendant son mandat pour combattre le racisme dans le système de santé, et j'ai demandé au ministre de la Sécurité publique d'exprimer son indignation et de s'engager à protéger tous les Noirs, tous les Autochtones et toutes les personnes de couleur contre l'injustice raciale.
Voilà les promesses que j'ai faites aux jeunes étudiants avec qui j'ai travaillé. Je leur ai appris à devenir des militants. Si nous voyons quelque chose de mal, nous devons agir. Si quelqu'un n'arrive pas à se faire entendre, nous devons trouver des façons de lui donner voix au chapitre.
Alors que je me prépare à renvoyer mes enfants à l'école, je réfléchis à l'immense responsabilité qui reposera sur les épaules des enseignants au cours de cette année scolaire. Ils devront trouver un juste équilibre entre les protocoles de santé publique, les programmes scolaires et le changement dans la composition des classes. Ils devront aussi répondre aux questions de jeunes esprits curieux au sujet du monde dans lequel nous vivons. Leurs réponses contribueront à façonner l'esprit de la prochaine génération de dirigeants.
Les enseignantes et les enseignants ont besoin de notre soutien, de notre patience et de nos encouragements.
Tout comme les professionnels de la santé se sont mobilisés pour lutter contre la pandémie, on demande aux enseignants de se mobiliser dès maintenant pour effectuer un travail important: aider à élever des enfants, contribuer à leur éducation et les aider à renforcer leur résilience devant l'incertitude. Je les remercie de leur service et je suis solidaire des familles canadiennes.
Je tiens à dire aux jeunes penseurs et apprenants de partout au Canada que je suis à leur écoute. Nous avons besoin de votre leadership pour relever les défis qui se présentent à nous, et nous relèverons ces défis ensemble. N'hésitez pas à communiquer avec nous en tout temps.
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Lib. (NB)
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2020-08-12 16:45 [p.2790]
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Monsieur le Président, je remercie grandement mon collègue de m'avoir posé cette question cruciale.
Oui, mes concitoyens me parlent certainement de leur difficulté à obtenir des prestations parentales et des prestations de maternité à cause de la COVID.
Il y a un groupe d'entre eux qui se sont réunis. Partout au pays, des parents se débattent avec ce problème. Durant nos appels quotidiens ou presque quotidiens avec divers ministères, je posais invariablement cette question, et je me faisais toujours répondre qu'on cherchait une solution à ce problème.
Je suis très déçue du temps que cela prend. Il y a des personnes qui attendent. Certaines d'entre elles ont déjà eu leurs enfants, et elles ont besoin de recevoir ces prestations. J'ai donc été heureuse ce matin d'entendre la ministre parler de versements rétroactifs, mais cela ne répond pas aux besoins des gens entretemps. Je suis très inquiète de la lenteur du processus, mais je suis encouragée par le fait que des mesures seront peut-être enfin prises dans ce dossier.
Voilà cinq mois que la pandémie a débuté et que ces parents vivent dans l’attente. L’argent doit être versé aux parents immédiatement. Même s'il est bon de savoir qu’il y aura des versements rétroactifs, ce dossier traîne depuis beaucoup trop longtemps.
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Lib. (NB)
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2020-08-12 16:48 [p.2790]
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Monsieur le Président, en tant que députée du Parti vert, ma priorité, c'est l'environnement. C'est dans cette optique que j'analyse toutes les politiques et les enjeux, y compris la justice sociale. Tout est relié. Selon moi, il s'agit d'une composante cruciale du plan de relance. Cependant, les jeunes se mobilisent déjà. Ils sont déjà actifs et engagés. Cela me motive et me donne l'énergie dont j'ai besoin pour accomplir mon travail à la Chambre.
Je conseille au député de tenir bon, de demeurer optimiste et de ne pas perdre espoir. Les solutions existent. Nous sommes les leaders d'aujourd'hui, mais pas ceux de demain. Les voix des jeunes sont cruciales pour inspirer et guider le travail que nous faisons.
En tant que parlementaires, nous avons le devoir de servir de modèle et de faire preuve de franchise à la Chambre, de ne pas semer la discorde et laisser nos idéologies personnelles nous freiner, et de faire le travail pour lequel nous avons été élus.
Je vais parler de questions environnementales, non pas seulement parce que je suis députée du Parti vert, mais parce que je suis Canadienne, mère et enseignante et que cela est important à mes yeux.
Sur la côte Est, nous constatons le changement des conditions météorologiques. Nous battons des records de chaleur. Les gens sont très conscients de ces impacts. Il suffit de leur permettre de poursuivre ce travail, de continuer de militer et de manifester ou de poser les gestes qui ont de l'importance pour eux. Les médias sociaux sont une bonne tribune à cette fin également.
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Lib. (NB)
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2020-08-12 16:51 [p.2791]
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Monsieur le Président, en tant qu'ancienne enseignante, je crois que nous vivons un moment incroyablement important et absolument inédit. Je crois que, au début, les enseignants cherchaient des façons de s'impliquer. Ils voulaient en faire davantage, mais en raison des restrictions et de toutes les mesures mises en place pour nous protéger, ils n'ont pas tout à fait réussi à y arriver.
Maintenant que le temps a passé, je crois que les enseignants canadiens sont vraiment prêts à retourner en classe. Nous, les enseignants, nous profitons autant que possible de la pause de l'été, mais quand arrive septembre, nous sommes impatients de retourner à la rencontre de nos élèves, qui comptent tellement pour nous. Les enseignants sont prêts depuis des mois déjà, alors je crois vraiment qu'ils pourront prendre le taureau par les cornes. Ils seront proactifs et ils feront le nécessaire pour assurer la sécurité des enfants et la leur, ainsi que celle du personnel, et pour assurer le bien-être de tous.
Ce qui m'importe vraiment dans le retour à l'école des enfants, outre la matière à apprendre et tout ce qui est nécessaire pour qu'ils réussissent leur année, c'est leur bien-être: l'aspect social d'être avec d'autres personnes que les membres de leur bulle familiale avec qui ils sont coincés depuis cinq mois.
À mon avis, les enseignants sont bien outillés pour y arriver. Comme je l'ai dit, ils attendent tout simplement leur tour: ils sont prêts à servir la société pendant cette pandémie. J'ai très hâte de voir ce qu'ils nous réservent. Les systèmes d'éducation canadiens réagissent très bien lorsqu'ils doivent relever des défis. Je suis en particulier très fière du système d'éducation au Nouveau-Brunswick.
Je signale toutefois que le Nouveau-Brunswick s'en est plutôt bien tiré pendant la pandémie. Nous n'avons donc pas à composer avec le même degré d'incertitude que d'autres régions du Canada. Je leur souhaite que tout se passe bien. J'espère que nous procéderons graduellement. J'espère que nous serons aussi prudents que la situation l'exige et que nous prendrons toutes les précautions nécessaires. Néanmoins, je me réjouis que les enfants puissent retourner à l'école. J'espère que je pourrai aider les enseignants de ma circonscription à offrir un retour le plus sécuritaire et le plus agréable possible.
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Lib. (NB)
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2020-08-12 16:53 [p.2791]
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Monsieur le Président, j'ignorais que ma collègue est elle aussi enseignante de formation, mais j'aurais dû m'en douter parce que nous sommes souvent sur la même longueur d'onde.
La situation varie d'un endroit à l'autre, comme je le disais. Personnellement, j'aime beaucoup les normes d'envergure nationale. Où que l'on soit au Canada, on devrait avoir droit au meilleur de ce qui se fait dans les autres provinces et territoires.
J'ai foi dans les provinces et j'estime que notre travail consiste à les protéger et à les épauler, alors j'espère qu'elles suivront la situation de près et qu'elles réussiront à atteindre les mêmes normes qu'ailleurs. Le Canada ne s'est pas encore doté de normes de ce genre, mais ce serait certainement une bonne idée.
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Lib. (NL)
Madame la présidente, hier, la Chambre a voté en faveur de l'élargissement du programme de subvention salariale. Ces modifications prévoient le prolongement de cette mesure de soutien essentielle jusqu'en décembre pour un grand nombre de travailleurs canadiens, ce qui inclut le secteur de l'énergie. Ces modifications permettront de mieux répondre aux besoins en liquidités pour ainsi prévenir d'autres mises à pied et de continuer à soutenir les travailleurs de l'énergie, peu importe où ils vivent au Canada, même si nous savons qu'ils sont surtout concentrés en Alberta, en Saskatchewan et à Terre-Neuve-et-Labrador.
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Lib. (NL)
Madame la présidente, je suis d'accord avec la députée sur le fait que cette industrie est cruciale, mais je rejette la prémisse selon laquelle l'objectif de zéro émission nette nous rend moins compétitifs. Selon Cenovus et beaucoup d'autres grands joueurs du secteur pétrolier à l'échelle du pays, s'engager à devenir carboneutre est, en fait, un avantage concurrentiel.
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Lib. (NB)
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2020-07-22 14:18 [p.2724]
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Monsieur le Président, la députée a donné de nombreux exemples de choses capitales que les gens font pour composer avec la pandémie de COVID-19. Vous avez mentionné le soutien aux refuges, aux particuliers et aux minorités racialisées, le soutien en matière de santé mentale et la collaboration fédérale-provinciale-territoriale. Cependant, je remarque une omission. SeIon vous, le logement sûr et abordable est-il un droit? Appuyez-vous un gel des loyers pendant que les familles et les particuliers sont aux prises avec la pandémie de COVID-19?
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Lib. (NB)
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2020-07-22 15:23 [p.2733]
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Madame la présidente, j'ai vraiment apprécié l'intervention de la députée d'Edmonton Strathcona, comme toujours. Je la remercie de son travail et de ses efforts. La députée a évoqué une solution très intéressante, soit un revenu universel de base, et elle a expliqué comment une telle mesure aurait pu venir à la rescousse d'un bien plus grand nombre de Canadiens.
D'après la députée, pourquoi le gouvernement libéral résiste-t-il à cette idée?
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Lib. (NB)
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2020-07-22 15:47 [p.2737]
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Madame la présidente, la chambre de commerce de Fredericton a tenu un webinaire avec la ministre du Développement économique. Elle a comparé le travail à faire relativement à la pandémie de COVID-19 à une blessure que l'on traite en arrêtant l'hémorragie, puis en faisant des points de suture pour ensuite laisser le tout se cicatriser. J'ai l'impression que nous avons bien arrêté l'hémorragie. Nous avons mis en œuvre des programmes incroyables. Nous leur avons apporté des ajustements et des améliorations, ce que je comparerais aux points de suture pour recoudre la plaie.
Selon la députée, quel serait maintenant le meilleur moyen de favoriser la prochaine étape de la guérison, que les Canadiens recherchent?
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Lib. (NB)
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2020-07-22 16:12 [p.2740]
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Madame la présidente, au cours des quatre derniers mois, j'ai été témoin d'innombrables exemples de la gentillesse et de la créativité des Canadiens, en particulier au sein de la fonction publique fédérale.
La fameuse fin de semaine de la mi-mars, ce moment historique où la pandémie s'est installée au Canada, a provoqué une réaction en chaîne: des entreprises ont fermé leurs portes au public, des employés ont perdu leur emploi et les gens se sont prévalus en masse des programmes d'aide du gouvernement, craignant de ne pas pouvoir payer leur loyer.
L'énorme quantité de demandes qui ont été présentées et traitées par les employés de Service Canada et par l'Agence du revenu du Canada est incroyable. Plus de 6 millions de demandes avaient été présentées en date de la mi-avril, seulement deux semaines après que les Canadiens et Canadiennes eurent recommencé à présenter leurs demandes.
Parmi les héros de l'ombre depuis le début de la pandémie, on compte les employés d'Affaires mondiales Canada et de l'Agence des services frontaliers du Canada, qui ont eu à déployer des efforts considérables pour rapatrier les Canadiens partout dans le monde. Durant les premières semaines de la pandémie, les fonctionnaires ont déplacé des montagnes pour organiser les vols, confirmer l'admissibilité d'embarquement, collaborer avec les consulats et les gouvernements des autres pays pour ramener les citoyens canadiens et les résidents permanents canadiens dans notre pays. On parle d'efforts extraordinaires. Le ministre responsable a fait preuve d'un grand leadership pour diriger tous ces efforts, et je tiens à le remercier également.
Qui peut passer sous silence le travail fantastique accompli par toutes les personnes au sein de l'infrastructure de la santé publique canadienne? Le leadership de la Dre Tam et de tous les autres responsables de la santé publique dans les provinces, avec leurs bilans quotidiens, de même que le soutien de l'Agence de la santé publique du Canada et de tous les ministères de la santé publique provinciaux et territoriaux, qui ont mis en commun les données, fait le suivi des cas et instauré des protocoles, a permis de sauver d'innombrables vies.
Tous ces efforts doivent être soulignés. Cependant, tous les employés qui ont consacré leur temps à ces mesures d'urgence ont dû délaisser leurs tâches habituelles, et les dossiers en cours à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, à Service Canada, à l'Agence du revenu du Canada, à Anciens Combattants Canada, entre autres, ont été mis sur la glace depuis des mois. Que font les citoyens quand le fonctionnement de leur gouvernement fédéral est mis en suspens? Ils se tournent vers leur député.
Mon équipe et moi avons fait un nombre incroyable de demandes au nom de personnes dont la vie est en suspens pendant que leurs dossiers stagnent avec tous les autres qui sont en attente. Le gouvernement travaille lentement à traiter les dossiers qui s'accumulent sur les bureaux dans les ministères, mais les pièces justificatives habituelles qu'il faut obtenir ne sont pas toujours disponibles, de sorte que les gens ne peuvent pas répondre aux demandes qui leur sont faites. Il faut permettre aux travailleurs de trouver d'autres façons de faire pour les Canadiens. L'effondrement actuel des systèmes a des effets secondaires et tiers sur des personnes et sur des familles partout au Canada.
J'aimerais parler aux députés de quelques-uns des résidants de ma circonscription.
Il y a dans ma circonscription un homme qui travaille au Canada depuis plusieurs années maintenant et qui a présenté une demande de résidence permanente. Il a présenté tous ses documents, mais on lui a demandé de fournir un dernier renseignement: une vérification de sécurité effectuée par le FBI. Il ne lui est pas possible d'obtenir ce document pour l'instant, car le FBI ne procède pas actuellement à ces vérifications. Compter sur d'autres pays pour fournir des documents est très complexe, quand on sait à quel point il est difficile d'obtenir des documents au sein de notre gouvernement. Cet homme devra-t-il quitter le Canada parce que nous avons insisté pour qu'il obtienne un document qu'il n'a pas été en mesure d'obtenir? Combien de temps allons-nous laisser cet homme et ses proches dans l'incertitude? Notre système d'immigration doit être flexible, et nous avons besoin d'agents autorisés à trouver des solutions de rechange dans le processus pour obtenir la résidence et la citoyenneté, sinon nous risquons de perdre nos voisins qui en sont venus à considérer le Canada comme leur pays.
Voici un autre cas. Un couple de ma circonscription dépend des chèques du Supplément de revenu garanti qu'il reçoit chaque mois, comme beaucoup d'autres Canadiens. Ces deux personnes ont envoyé leur déclaration de revenus sur papier en même temps au mois de février. L'une d’elles a vu sa déclaration de revenus faire l'objet d'une déclaration, tandis que la déclaration de l'autre a été égarée. Par conséquent, on refuse de faire les paiements du Supplément de revenu garanti à ces gens tant qu'ils n'auront pas envoyé une nouvelle déclaration de revenus, ce qu'ils doivent faire par voie électronique, à ce qu'on leur dit. Malheureusement, ils n'en ont pas été capables jusqu'ici. Il faut que l'ARC fasse preuve de souplesse et donne à ses employés la latitude nécessaire pour pouvoir aider les gens. Dans ce cas-ci, il faut soit retrouver la déclaration sur papier, soit aider le couple à refaire une déclaration pour qu'il puisse recevoir ses paiements du Supplément de revenu garanti.
Je cite encore un autre cas, celui d'une mère de famille de ma circonscription qui a perdu la prestation fiscale pour enfant juste avant que les bureaux ferment à cause de la pandémie, en mars. Elle a perdu la prestation parce que le père de ses enfants a indiqué qu'il en avait la garde, alors que ce n'était pas le cas. L'ARC oblige cette mère de famille à prouver que c'est elle qui dit vrai si elle veut recevoir la prestation de nouveau, alors qu'elle en a besoin pour élever ses enfants. L'un des documents qu'elle doit produire est une lettre d'un professionnel de la santé attestant ses dires. Or, depuis des mois, les médecins, les dentistes et les autres professionnels de la santé ne fournissent plus ces services. Il est très difficile d'obtenir un tel document.
Encore une fois, nous devons mettre en œuvre des systèmes qui sont flexibles et qui permettent aux employés fédéraux de travailler plus directement avec les gens durant ces temps incertains.
Je sais qu'un grand nombre de mes collègues à la Chambre ont travaillé jour et nuit pendant les premiers mois de la pandémie, et qu'ils continuent de le faire, pour que les Canadiens en difficulté reçoivent de l'aide. Il faut maintenant s'occuper de l'arriéré de cas. Mes adjoints de circonscription et moi continuons d'essayer d'aider les personnes qui s'adressent à nous, mais il faut une solution plus générale.
J'aimerais donc poser une question à mes collègues du gouvernement. Quelle est la prochaine étape? Pouvons-nous lancer une vaste campagne d'embauche, comme celle qu'a annoncée Anciens Combattants Canada la semaine dernière pour traiter son arriéré?
Il y a encore tant de Canadiens sous-employés ou sans emploi. Cela semble l'occasion idéale pour faire appel à un plus grand nombre de personnes et collaborer entre ministères.
Pouvons-nous donner plus de flexibilité et d'outils aux agents chargés du traitement des dossiers pour qu'ils puissent traiter les dossiers dans le système? Il faut quand même reconnaître que la documentation standard aujourd'hui est d'une lourdeur inimaginable, et qu'elle pourrait le rester pendant des mois.
Je ne suis qu'une députée de l'opposition, et une débutante, en plus. Je ne prétends pas avoir toutes les solutions, mais je sais qu'il y a des solutions, et je crois qu'on les trouvera dans notre fonction publique. Les âmes brillantes et compatissantes qui ont travaillé sans relâche tout au long des mois de mars et d'avril pour que les Canadiens puissent toucher l'aide offerte doivent être équipées et avoir les pouvoirs nécessaires pour mettre leur génie au service de ces enjeux.
Partout au pays, nous observons nos communautés changer. Le gouvernement doit ajuster ses services et se mettre à niveau avec la technologie.
Il y a tant d'éléments en lien avec ce virus que nous ne pouvons maîtriser, mais nous pouvons gérer notre réponse face à ce virus.
J'aimerais finir sur une note positive et dire merci à notre fonction publique et lui promettre que mes collègues et moi, à la Chambre, ferons tout notre possible pour qu'elle obtienne les outils dont elle a besoin et le respect qu'elle mérite afin d'aider les Canadiens en ce moment et dans l'avenir.
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Lib. (NB)
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2020-07-22 16:19 [p.2742]
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Madame la présidente, j'appuie sans réserve la réponse du gouvernement à la COVID-19. Hier, j'ai souligné à quel point je suis fière d'être députée et Canadienne, parce que nous nous sommes très bien tirés d'affaire sur la scène nationale dans le dossier de la COVID-19.
Les programmes que nous avons mis sur pied ne sont pas parfaits, mais nous avons travaillé ensemble pour veiller à ce qu'ils répondent aux besoins de la majorité des Canadiens. Je me dois toutefois d'exprimer mon appui à l'égard du revenu minimum garanti. N'étant pas assorti de critères d'admissibilité stricts, ce dernier aurait permis d'aider nettement plus de Canadiens au début de la crise. Ceux-ci auraient eu le soutien dont ils avaient besoin pour traverser les derniers mois et les mois à venir.
Alors que nous commençons à parler du rétablissement du Canada et de la suite des choses, j'espère vraiment que le gouvernement fera preuve d'une grande ouverture d'esprit lorsqu'il se penchera sur la notion du revenu de base garanti ou du revenu minimum garanti. Je crois sincèrement qu'il s'agit de la prochaine étape pour continuer d'aider les Canadiens comme nous l'avons fait pendant la crise de la COVID-19.
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Lib. (NB)
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2020-07-22 16:21 [p.2742]
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Madame la présidente, je remercie la députée de son travail à la Chambre. Nous nous entendons à presque tous les points de vue et je suis heureuse de siéger à ses côtés au cours de cette 43e législature.
Je suis moi aussi en faveur d'un système universel de garde d'enfants. J'ai moi-même deux enfants. Beaucoup de mes amis, de familles et de Canadiens comprennent l'importance de la garde d'enfants pour les prochaines étapes du rétablissement et pour reconstruire le Canada en mieux. Il faut donc assurément mettre l'accent là-dessus. Nous savons que les femmes ont été touchées de façon disproportionnée par la pandémie de COVID-19.
J'ai ressenti ces pressions en tant que femme et en tant que députée nouvellement élue, avec tout ce que cela comporte. Cependant, je sais que je suis privilégiée et je ne peux m'imaginer ce qu'ont vécu au cours des derniers mois les personnes dont la situation est moins favorable et qui doivent faire face à un avenir incertain.
Il faut certainement apporter des changements. Vous avez parlé de modifications au régime de l'assurance-emploi. Encore une fois, je crois sincèrement que la meilleure façon de procéder est de réunir l'ensemble disparate de mesures afin d'offrir un revenu de base garanti à tous les Canadiens. Les coûts administratifs s'en verraient considérablement réduits, de même que le stress que les députés ont vécu lors de la mise en œuvre des programmes. C'est dans ce sens que je déploierais mes efforts et ce à quoi j'accorderais mon vote.
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Lib. (NB)
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2020-07-22 16:23 [p.2742]
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Madame la présidente, je remercie ma collègue de Victoria de se joindre à nous virtuellement. Voilà qui illustre tout ce que nous avons accompli pour que les députés puissent faire leur travail.
Tout à l'heure, j'ai donné quelques exemples de gens qui ont du mal à joindre les deux bouts. Je pense par exemple aux gens qui attendent impatiemment leur chèque du Supplément de revenu garanti, ou à ceux qui ont un revenu limité. Je pense aussi aux mères qui ont du mal à trouver du travail ou qui souhaitent passer du temps avec leurs enfants avant qu'ils rentrent à l'école.
Selon moi, cette mesure permettrait d'aider un très grand nombre de Canadiens, dont les entrepreneurs, les travailleurs qui ont envie de prendre des risques professionnels, les artistes et tous ceux qui vivent de petits boulots. Je crois qu'elle serait particulièrement avantageuse pour de nombreux Canadiens de l'Atlantique, comme les personnes handicapées ou celles qui sont aux prises avec des problèmes de santé mentale. À mes yeux, c'est le genre de filet dont nous devrions doter le Canada parce que nous pourrions alors éliminer les failles que la pandémie de COVID-19 a fait ressortir au grand jour.
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Lib. (NB)
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2020-07-21 13:41 [p.2683]
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Madame la Présidente, je suis heureuse d'être à la Chambre avec mes collègues. Mon voyage pour venir jusqu'ici a été encore une fois toute une aventure, surtout avec le bref préavis, mais je sais que nous avons un travail important à effectuer.
J'ai appuyé le gouvernement tout au long de cette tempête de la COVID-19. Je tiens aussi à remercier les autres députés de l'opposition de leur travail acharné pour qu'on puisse prendre les mesures nécessaires. C'est pour moi un honneur d'être députée au cours de la 43e législature; je suis fière d'être canadienne.
J'ai un seul regret, et c'est de voir la politique partisane tourner notre institution en dérision. À cause d'elle, des problèmes systémiques perdurent à la Chambre et nous nous dressons les uns contre les autres. Elle attise la haine et la peur, comme le ferait un manifeste de terroristes canadiens.
Je tiens à témoigner ma sincère compassion au premier ministre, à sa famille et à la gouverneure générale. Je pense que nous devrions tous réfléchir sérieusement à ce qui est arrivé à Rideau Hall et nous engager à mieux enseigner l'amour dans nos collectivités.
Au sein de notre système parlementaire, les députés se battent pour de la reconnaissance, au point de s'entredéchirer à la moindre occasion. C'est la population canadienne qui en souffre. Je pense à tous les Canadiens qui attendent impatiemment le paiement unique pour les personnes handicapées qui avait été proposé en juin. C'est la mauvaise planification et la politicaillerie qui ont pour conséquences que les Canadiens ont attendu un mois de plus sans obtenir de l'aide.
J'ai moi aussi dû fixer des limites où je ne voulais pas le faire. Tout n'est pas tout noir ou tout blanc. Si nous sommes réellement ici pour défendre les intérêts des Canadiens, des contribuables qui ont voté pour nous faire élire, je dois donc poser la question: mais que faisons-nous? Pourquoi dépenser tant d'énergie et de ressources à essayer de se damer le pion les uns les autres?
Je ne veux en aucun cas insinuer que nous n'avons pas le droit d'être en désaccord, de demander des clarifications, de remettre en question des témoignages ou de demander des comptes au gouvernement. Au contraire, je demande une participation accrue et une meilleure collaboration. J'aimerais que nous nous respections mutuellement. C'est ce qu'on appelle de la bienséance ou de la dignité humaine.
Sur ce, j’aimerais parler de certaines particularités du projet de loi C-20. La chose la plus importante que nous puissions faire maintenant et dans les prochains mois est de veiller à ce que les Canadiens disposent des ressources nécessaires pour combler leurs besoins. J’applaudis la décision du gouvernement de soutenir les salaires des Canadiens. Toutefois, je m’interroge sur la complexité du système qu’il a conçu et je crains particulièrement que le manque de clarté persistant sur les détails de ce programme ne rende les propriétaires d’entreprise vulnérables à des vérifications et à des enquêtes à venir.
Il est essentiel que dans un an, ou dans sept ans, nous nous souvenions que ces programmes évoluaient en temps réel et que les Canadiens qui ont obtenu la subvention salariale, la prestation d’urgence, la prestation d’urgence pour étudiants et les autres formes d'aide l’ont fait de bonne foi en se fiant aux renseignements dont ils disposaient à l’époque. L’imposition de lourdes sanctions rétroactives ne sera pas la bonne approche.
Je suis heureuse de voir qu'enfin, nous nous apprêtons à autoriser le versement d'une somme forfaitaire aux personnes handicapées, et j'espère que cette mesure sera bel et bien adoptée. Ma province affiche les taux les plus élevés de personnes handicapées au Canada, et nombre d’entre elles vivent dans les régions rurales. Le Nouveau-Brunswick étant la seule province bilingue du Canada, de nombreux francophones ayant un handicap sont à la recherche de ressources adéquates dans leur langue maternelle. L'aide financière qui est prévue est un pas en avant, mais elle n’aurait jamais dû tarder autant.
J'aimerais lire, à l'intention de la ministre responsable de l'inclusion des personnes handicapées, un extrait d'une lettre de la coalition néo-brunswickoise pour les personnes handicapées, un groupe formé récemment:
[...] jour après jour, pendant ses points de presse quotidiens, l'honorable [premier ministre] ne mentionnait que très rarement les personnes handicapées. Puis, quand le paiement de 600 $ qui avait été promis n'a pas été approuvé par la Chambre des communes, nous nous sommes dit qu'il fallait peut-être « laisser les adultes en discuter ». Puis nous avons ensuite décidé que non, nous ne resterions plus assis tranquillement dans notre coin. C'est ce qu'on attend des personnes handicapées depuis trop longtemps [...] Soyons honnêtes. [Le premier ministre] a dit que la COVID‑19 avait mis en évidence des « vérités désagréables » sur notre façon de prendre soin des aînés. En fait, ne devrions-nous pas être aussi embarrassés par la façon dont nous traitons les personnes handicapées dans ce pays? Voilà un groupe de personnes qui vivent sous le seuil de la pauvreté un mois après l'autre, une année après l'autre, sans avoir AUCUNE possibilité de retourner sur le marché du travail [...] Nous restons assis les bras croisés tandis que le premier ministre de ce pays que nous aimons tant décide qu'il faut 2000 $ par mois pour survivre dans ce pays. Pourtant... nous demandons aux personnes handicapées de se débrouiller avec beaucoup moins. Quand arrive une période de crise, nous leur disons, par notre silence, que nous occuperons d'elles à la toute fin. Quand nous nous décidons finalement à leur verser un paiement unique de 600 $ pour les aider, eh bien... cette proposition tombe à l'eau. Pendant ce cauchemar qu'est la COVID, c'est le seul programme d'aide financière qui est tombé à l'eau.
Il incombe aux détenteurs du pouvoir de veiller à ce que les plus vulnérables d’entre nous reçoivent le soutien dont ils ont besoin. De nombreux Canadiens avaient déjà de la difficulté à joindre les deux bouts, notamment parce qu’ils ne pouvaient trouver un emploi avant la COVID. Ceux qui dépendent des programmes provinciaux d’aide sociale, du RPC ou de la prestation d’invalidité ont vu leurs activités régulières terriblement interrompues par la COVID.
La précarisation du logement, la fermeture des soupes populaires et des lieux publics ainsi que les restrictions relatives aux transports en commun ont eu des conséquences financières pour les personnes qui subsistaient déjà à peine. Ces citoyens auraient dû figurer parmi les premiers à recevoir de l’aide. Au lieu de cela, la plupart d’entre eux n’ont toujours rien reçu, et les personnes handicapées ont attendu cinq mois pour qu'on leur verse un montant forfaitaire. Il est prévu que la Chambre siège de nouveau dans deux semaines, et j’encourage mes collègues du Cabinet à nous revenir à ce moment-là avec une proposition valable pour soutenir tous les Canadiens les plus vulnérables du point de vue financier.
Je me réjouis aussi de voir que le Comité sur les relations Canada-Chine pourra poursuivre ses travaux. J’espère que nous serons assez courageux pour nous exprimer ouvertement sur l’occupation du Tibet par la Chine, sur le traitement qu’elle réserve aux minorités religieuses, notamment dans les camps de concentration pour les Ouïghours, et sur la récente loi concernant la sécurité à Hong Kong.
Je suis également ravie de voir que le Comité permanent de la sécurité publique et nationale va commencer à se réunir par téléconférence. Nous avons un travail incroyablement important à accomplir en tant que parlementaires, et plus nous aurons recours aux téléconférences pour pouvoir faire notre travail, plus nous arriverons à bien servir nos concitoyens.
Je suis impatiente de voir ce qu'il adviendra des votes à distance, d'autant qu'on annonce une deuxième vague de COVID-19 cet automne. Ce serait irresponsable que nous puissions être des vecteurs de transmission dans nos circonscriptions, mais une chose est sûre, les travaux de la Chambre doivent reprendre si l'on veut débattre et adopter de nouvelles lois.
Cela me ramène à ce que je disais au début sur le tort que les chicanes partisanes peuvent causer au Canada. J'invite tous les députés, quel que soit leur parti, à trouver des moyens de collaborer afin de répondre le mieux possible aux besoins des Canadiens au lieu de penser uniquement aux intérêts partisans. La pandémie nous a tous touchés, en tant que parlementaires, mais aussi en tant que citoyens. Je souhaite le meilleur à mes collègues et j'espère qu'ils se portent tous bien.
De mon côté, je vois l'effet que la pandémie a eu sur ma famille, mes amis, mes employés et leurs proches. Nous assistons à une vaste lutte collective, ici et dans le reste du monde. Or, en période de crise, nous devons passer outre aux obstacles inhérents à nos idéologies et trouver des moyens d'unir nos efforts. Nous avons besoin les uns des autres. Nous ne pourrons pas passer à travers la prochaine vague si nous ne nous pouvons pas compter sur les autres Canadiens. Ensemble, nous sommes plus forts. Nous devons être capables de discuter et de remettre en question les normes et les préjugés, mais la Chambre doit être un exemple de décence humaine, de respect, de bienveillance et de compassion si nous voulons que les gens en fassent autant.
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Lib. (NB)
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2020-07-21 13:50 [p.2684]
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Madame la Présidente, je pense que cela en dit long sur les priorités de la société d'aujourd'hui et illustre à quel point nous avons complètement oublié nos personnes âgées et l'importance du rôle qu'elles jouent dans nos collectivités. La vieillesse est un destin qui nous est tous réservé. Nous devrions certainement tenter d'améliorer la qualité de notre vie à tous les stades de notre parcours, mais il faut se pencher plus particulièrement sur nos plus vieux jours.
À mon avis, nous devons en faire beaucoup plus pour protéger les membres les plus vulnérables de notre société, ceux qui sont des Canadiens depuis des dizaines d'années, qui ont vécu une panoplie d'expériences et qui ont traversé des crises comme celle qui nous secoue aujourd'hui. Nous avons tant de choses à apprendre d'eux. Leur offrir un paiement unique de 300 $ et prétendre que nous les aidons symbolise bien la valeur que nous leur accordons. Nous devrions en faire beaucoup plus.
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Lib. (NB)
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2020-07-21 13:52 [p.2684]
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Madame la Présidente, en toute honnêteté, je dois dire que je ne partage pas l'opinion que ma collègue a exprimée dans la première partie de son intervention. À mon avis, surtout en tant que députée du Parti vert, j'ai eu plus d'occasions de participer aux débats. J'aime particulièrement le modèle virtuel avec les périodes de questions de cinq minutes et les échanges qu'elles permettent. Nous avons la possibilité de poser nos questions devant les Canadiens. Nous recevons des réponses des ministres responsables.
Nous avons des discussions adéquates, mais j'aimerais que le vote virtuel soit mis en place. C'est l'élément manquant. Nous pouvons mener les travaux qui doivent être faits à la Chambre. Nous devons nous adapter aux changements que la pandémie nous a imposés. Pour y arriver, il faut permettre le vote virtuel.
Je ne vois pas comment cette enceinte...
Une voix: Si vous ne voulez pas venir travailler, démissionnez.
Mme Jenica Atwin: Je travaille en ce moment même, je vous l'assure. J'ai toujours la parole et j'aimerais que vous respectiez le décorum...
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Lib. (NB)
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2020-07-21 13:53 [p.2685]
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Madame la Présidente, nous ne pouvons pas nous réunir tous les 338 députés dans cette salle. Elle est déjà bien remplie en ce moment. Chacun d'entre nous a sa propre vie et doit s'occuper de sa famille et de sa communauté, et il serait très irresponsable de notre part de faire revenir tout le monde. Sans la possibilité pour les députés de voter de manière virtuelle et de représenter chacun sa circonscription, c'est la voie à suivre, et c'est la voie que je soutiens.
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2020-07-21 15:03 [p.2698]
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Monsieur le Président, la pandémie nous force à revoir le monde dans lequel nous vivons, que ce soit la sécurité alimentaire, nos espaces de travail ou les conséquences du racisme systémique. Alors que nous poursuivons notre lutte pour survivre à la crise sanitaire de la COVID-19, n'oublions pas que la crise des changements climatiques est aussi une crise sanitaire, économique et sociale. Ces trois aspects sont étroitement liés, et notre réponse doit reposer sur le renforcement de la résilience des communautés afin qu'elles soient capables de s'adapter.
Le ministre de l'Environnement et du Changement climatique peut-il nous expliquer comment les effets indéniables de la crise des changements climatiques seront pris en considération dans le prochain budget et dans le plan de redressement à long terme après la pandémie?
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Lib. (NL)
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2020-07-08 16:36 [p.2577]
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Monsieur le Président, c'est toujours un plaisir d'écouter ma collègue et amie de Saanich—Gulf Islands. Ma circonscription se trouve sur l'une des côtes du pays, et la sienne, sur l'autre.
Je suis à Ottawa depuis quelques jours pour assister aux réunions du comité de la condition féminine. Nous avons eu une excellente idée des répercussions que la COVID-19 a pu avoir sur les femmes de partout au pays, qu'il s'agisse des Autochtones, des femmes de couleur, de celles qui font leur entrée sur le marché du travail ou de celles qui y sont depuis déjà longtemps. Plus tôt aujourd'hui, le ministre des Finances a lui aussi évoqué les terribles effets de la pandémie sur les Canadiennes.
Maintenant que le pays est sur la voie de la relance, j'aimerais savoir si ma collègue aurait un conseil pour la ministre des Femmes et de l’Égalité des genres afin que les femmes ne soient plus désavantagées et pour que l'économie reparte du bon pied, car nous savons qu'elles auront un rôle important à jouer.
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Lib. (NB)
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2020-05-26 11:01 [p.2407]
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Monsieur le Président, je remercie le secrétaire parlementaire du premier ministre d’avoir partagé son temps avec moi aujourd’hui.
C’est un réel plaisir, comme c’est toujours le cas, d’être ici avec vous tous. Je suis ravie de voir certains députés pour la première fois depuis des mois. Tout le monde m'a manqué. Encore une fois, il n’a pas été facile de venir ici. J’ai pris la route avec ma famille pour venir jusqu’ici depuis le Nouveau-Brunswick. Ils resteront avec moi. Nous demeurerons ici le temps qu'il faudra pour les travaux du Parlement qui sont cruciaux à ce moment-ci.
Je pense à tous les députés qui ne sont pas ici aujourd’hui. S'ils n'y sont pas, ce n’est pas faute de vouloir être là ou parce qu’ils ne travaillent pas. En balayant du regard cette enceinte, je vois que nous sommes une trentaine séparés par plusieurs sièges vides. Je me rappelle que chaque siège vide représente environ 100 000 Canadiens. Leurs voix ne seront pas entendues ici aujourd’hui.
Certains députés croient qu’une juste représentation des députés par parti est adéquate pour prendre des décisions et poser des questions au gouvernement. Cependant, n’oublions pas que nous travaillons d’abord et avant tout pour nos électeurs et non pour nos partis.
Je suis ravie de représenter la circonscription de Fredericton et de soulever les questions qui sont importantes pour mes électeurs. Comme le député de Foothills l’a mentionné, c’est une expérience inoubliable d’avoir été élue à la Chambre et de me tenir ici dans cet endroit historique, qui constitue un symbole de notre liberté et de notre démocratie. C’est un endroit où se côtoient la dignité et le respect. Pourtant, il y a eu des commentaires irrespectueux, tels que des insinuations voulant que nos collègues ne se présentent pas au travail parce qu’ils ne peuvent pas être ici en personne.
Nous avons entendu des anecdotes du temps de la guerre et des citations de Winston Churchill, entre autres, laissant sous-entendre que la COVID-19 en 2020 est en quelque sorte similaire à la Seconde Guerre mondiale et à l’épidémie de grippe. Bien sûr, nous savons que ce n’est pas le cas.
L’expression « sans précédent » a été utilisée un nombre de fois inégalé pour décrire la situation à laquelle nous faisons face. Nous ne voyons pas les forces mondiales affronter des régimes tyranniques. Il n’y a pas de bombes qui explosent au-dessus de nos têtes. Nous faisons face à un ennemi invisible. C’est un ennemi qui ne fait aucune distinction, qui infecte son hôte à un rythme que vous n’avons jamais vu auparavant et qui a laissé nos communautés vulnérables.
Nous avons assurément un rôle essentiel à jouer en tant que parlementaires, mais c’est aussi un rôle sans précédent dans toute notre histoire. La motion dont nous sommes saisis nous demande d’être créatifs, coopératifs et respectueux les uns des autres. Elle vise, j’en suis convaincue, à permettre la pleine participation, dans cette Chambre, des représentants de toutes les circonscriptions de notre beau pays.
Peu de députés du Canada atlantique ont pu être présents aujourd’hui. Cela me préoccupe, car ma région natale fait face à des problèmes urgents et uniques. À l’heure actuelle, nous avons des problèmes concernant la saison du homard, les quotas de pêche et l’incapacité des transformateurs à recruter suffisamment de travailleurs. Les travailleurs saisonniers étrangers n’ont été autorisés à entrer au Nouveau-Brunswick que vendredi dernier, ce qui a retardé le démarrage de la saison et entraîné de graves conséquences pour l’économie et la production agricole.
Mentionnons aussi le traitement de la tragédie de Portapique à l'égard duquel les gens réclament une enquête publique. Cette tragédie a également suscité un débat au sujet des mesures collectives à prendre en matière de santé mentale et de violence familiale, surtout dans les zones rurales.
Les villes et les villages du Canada atlantique sont beaucoup plus petits que les grands centres urbains des autres provinces, ce qui signifie qu’une partie des fonds fédéraux alloués au Nouveau-Brunswick, à l’Île-du-Prince-Édouard et même à la Nouvelle-Écosse ne peuvent pas être utilisés par les municipalités qui en ont le plus besoin.
Sans compter que le Nouveau-Brunswick, dans sa situation unique de province bilingue, doit aussi s’assurer que la minorité francophone reçoit des informations précises et pertinentes sur le virus. Je signale que cette province jouit d’une position très enviable dans le monde, car elle compte très peu de cas de COVID-19 et aucun décès. Finalement, habiter au Nouveau-Brunswick, c’est un avantage.
Le Canada devrait surveiller de près ce qui se passe dans ma province au fur et à mesure qu’elle déconfine son économie, car il pourra en tirer des leçons sur la façon dont les entreprises peuvent se relancer après la COVID-19, avec l'aide nécessaire. Il faut pouvoir parler des enjeux propres à certaines régions. Or, la plupart des députés qui représentent les circonscriptions de ces régions ne peuvent pas être ici à cause des restrictions imposées en ce qui concerne les déplacements interprovinciaux, les liaisons aériennes nationales et le nombre de députés présents à la Chambre.
Je note également que, pour d’autres députés, il n’est pas prudent d’être ici. Je songe notamment à ceux qui viennent de localités isolées ou qui risquent de contaminer leur collectivité en se rendant à Ottawa. Pouvons-nous vraiment demander à ceux qui ne sont pas ici aujourd’hui de risquer de devenir des vecteurs de transmission? Par ailleurs, comment la Chambre peut-elle prendre des décisions et représenter tout le Canada sans la présence des représentants de ces régions vulnérables?
Je reste convaincue que, tant que nous ne pouvons pas avoir l’assurance que la participation virtuelle pourra être totalement intégrée à la participation présentielle à des séances de la Chambre ou d’un comité spécial, nous ne servons pas les intérêts des Canadiens des régions rurales, du Nord, de l’Atlantique et de la côte Ouest. Aujourd’hui même, nous ne représentons pas toutes les régions du Canada de façon équitable, ce qui est pourtant l’un des principes fondamentaux de la Chambre. Cela dit, je vois que le gouvernement fait un effort en présentant une motion qui intègre la participation virtuelle et les séances présentielles.
Je reconnais également que les séances quotidiennes se dérouleraient au sein du Comité spécial sur la pandémie de la COVID-19, plutôt que dans le cadre de séances plénières à la Chambre des communes, ce qui serait l'idéal.
Compte tenu de ces éléments, j’appuierai la motion parce que je crois qu'elle sert la démocratie à ce stade.
Lorsque nous aurons déterminé comment fonctionnera l’intégration virtuelle des députés, la Chambre devra se réunir à nouveau pour déposer des projets de loi urgents, notamment celui qui concerne l’aide médicale à mourir. À ce chapitre, le ministre de la Justice a demandé en février à la Cour suprême de surseoir de quatre mois l'application de son arrêt afin d'éviter qu'il y ait un cadre différent au Québec et dans le reste du Canada. Nous avons déjà bénéficié d’une prolongation. Des questions difficiles restent à régler et les Canadiens qui souhaitent recevoir l'aide médicale à mourir comptent sur nous pour adopter ce projet de loi.
En mars, le gouvernement a présenté un projet de loi visant à criminaliser la pratique cruelle de la thérapie de conversion. Nous devons nous engager à interdire au plus vite cette dernière. Nous devons également prendre connaissance des détails du projet de loi sur les armes à feu censés découler des changements réglementaires apportés le 1er mai. Les Canadiens doivent en prendre connaissance pour mettre un terme aux suppositions qui polarisent la population.
En trouvant le moyen d'intégrer en un tout la présence virtuelle et la présence concrète des députés, le Canada ouvre la voie de l'avenir au moment où le monde du travail se transforme radicalement. Certains Canadiens devront continuer à faire du télétravail pendant un certain temps. D'autres souhaiteront le faire. D'autres encore devront répartir leur travail entre leur domicile et leur bureau. Nous savons faire preuve de créativité. Il y aura moins de déplacements par avion et moins de déplacements pour se rendre au travail. Proposons des modèles de lieux de travail en permettant aux députés de prendre les meilleures décisions pour leurs concitoyens et de participer pleinement au débat et au processus décisionnel qui ont lieu à la Chambre.
J’espère que tous les Canadiens sauront à quel point nous travaillons fort pour eux chaque jour. Que nous soyons dans nos salons en compagnie de nos enfants devant un écran Zoom, ou ici à la Chambre des communes, notre engagement et nos efforts sont indéfectibles.
Je pense constamment à ceux qui sont laissés pour compte dans la lutte contre la COVID-19, par exemple les organisations à but non lucratif, les organisations caritatives et les groupes religieux qui, pour une raison ou pour une autre, ne sont pas admissibles au programme de subvention salariale en dépit des services essentiels qu’ils fournissent dans la collectivité. Mentionnons aussi les nettoyeurs et les caissiers qui ne bénificient pas du supplément de salaire au Nouveau-Brunswick; les dentistes inquiets de leur avenir et qui ont du mal à se procurer de l'équipement de protection individuelle; les étudiants étrangers qui n'ont toujours pas droit aux prestations pour étudiants et qui n’ont nulle part où aller et aucun soutien; les femmes enceintes qui n’ont pas de réponses précises au sujet de leurs prestations de congé parental pour les semaines à venir, et bien d’autres.
Mes collègues et moi travaillons pour eux. Je sais que nous pouvons continuer à faire ce travail de façon à protéger la santé et la sécurité de nos communautés.
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