:
Je déclare la séance ouverte.
Bienvenue à la 15e réunion du Comité permanent de l'agriculture et de l'agroalimentaire de la Chambre des communes.
La réunion d'aujourd'hui se déroule en mode hybride, conformément au Règlement. Certains députés participent en personne dans la salle, et je pense que nous aurons quelques participants en ligne.
Avant de poursuivre, je demanderais aux participants dans la salle de consulter les lignes directrices inscrites sur les fiches qui se trouvent sur la table. Ces mesures sont en place pour prévenir les incidents acoustiques et pour protéger la santé et la sécurité de tous les participants, y compris les interprètes. Vous remarquerez aussi un code QR sur la fiche, qui renvoie à une courte vidéo de sensibilisation.
J'aimerais faire quelques observations à l'intention des témoins et des membres du Comité.
Avant de prendre la parole ou de répondre à une question posée directement par un des membres du Comité, veuillez attendre que je vous donne la parole. Les personnes qui participent par vidéoconférence doivent cliquer sur l'icône du microphone pour l'activer. Prenez soin de le mettre en sourdine lorsque vous ne parlez pas.
Les personnes qui participent sur Zoom et qui souhaitent recourir au service d'interprétation doivent sélectionner au bas de leur écran le canal approprié entre le parquet, l'anglais ou le français. Les personnes dans la salle doivent utiliser l'oreillette et sélectionner elles aussi le canal approprié.
Je vous rappelle que tous les commentaires doivent s'adresser à la présidence.
Je demanderais aux députés dans la salle de lever la main s'ils souhaitent prendre la parole, et à ceux qui participent sur Zoom d'utiliser la fonction « Lever la main ». Le greffier et moi-même ferons de notre mieux pour gérer l'ordre des interventions, et nous vous remercions de votre patience et de votre compréhension à cet égard.
Conformément à l'article 108(2) et à la motion adoptée par le Comité le jeudi 18 septembre, le Comité reprend son étude sur la mise à jour de la mise en œuvre du Code de conduite des épiceries.
Je vais vous présenter les témoins qui se joignent à nous aujourd'hui.
Nous avons M. Pietro Nenci, vice-président principal, Marchandisage, Costco Wholesale Canada Limited. Nous recevons M. Rob Allsop, vice-président, Approvisionnement national et Mobilisation des fournisseurs, Empire Company Limited. Nous accueillons enfin Mme Rhonda Maines‑Corrado, vice-présidente, cheffe du contentieux et secrétaire, La Compagnie Wal‑Mart du Canada.
Merci d'être des nôtres aujourd'hui. Nous vous remercions de consacrer du temps au Comité malgré votre horaire chargé.
Chaque témoin disposera de cinq minutes pour prononcer sa déclaration liminaire, après quoi nous passerons à la première série de questions. Nous allons commencer par les témoins qui participent en personne.
Monsieur Nenci, vous avez cinq minutes.
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Monsieur le président, messieurs et mesdames les membres du Comité, bonjour. Je vous remercie d'avoir invité Costco à comparaître devant le Comité aujourd'hui pour discuter du code de conduite canadien du secteur des produits d'épicerie.
Je m'appelle Pietro Nenci et je suis le vice-président principal du marchandisage pour Costco au Canada. Dès les premières discussions, j'ai été impliqué dans les conversations portant sur le code de conduite du secteur des produits d'épicerie par l'entremise du Conseil canadien du commerce de détail. Dès le printemps 2024, Costco a été activement impliquée dans le groupe de travail des parties prenantes de l'industrie sur le processus de règlement des différends et d'autres documents de gouvernance.
Comme vous le savez, Costco est un club-entrepôt qui nécessite une adhésion. Notre mission consiste à offrir à nos membres des biens et services de première qualité au meilleur prix possible grâce à notre modèle d'affaires unique. Nous offrons un nombre d'articles limité, nous misons sur les ventes et nous nous efforçons de garder nos coûts bas.
[Traduction]
Nous ne le répéterons jamais assez: nous respectons notre code d'éthique. En effet, nous nous conformons à la loi et nous prenons soin de nos membres et de nos employés, ainsi que de nos fournisseurs et de nos actionnaires.
Nous portons le message voulant que la réussite de Costco soit tributaire de celle des fournisseurs. Nous sommes interdépendants. Les fournisseurs canadiens représentent 65 % des ventes des produits Kirkland Signature, la marque privée de Costco au Canada. Notre priorité est d'acheter local lorsque c'est possible et pertinent.
Nous soutenons les principes de transparence, de prévisibilité et de traitement équitable prévus dans le code, qui coïncident avec ceux de notre propre code d'éthique. Nous continuons à travailler avec diligence par l'entremise du groupe de travail pour terminer la mise au point des règles de gouvernance qui encadreront l'application du code de conduite des épiceries. Beaucoup de travail a été accompli par toutes les parties prenantes, notamment sur le processus de règlement des différends, qui est une composante majeure du code du point de vue de Costco. Nous avons bon espoir que les parties prenantes travailleront en concertation et dégageront des compromis pour en arriver rapidement à une entente sur les quelques points en suspens.
Vous avez demandé si le code de conduite des épiceries allait faire diminuer les prix des aliments pour les consommateurs. Nous ne pensons pas que ce sera le cas parce que ce n'est pas l'objet initial de l'instrument. Toutefois, s'il y a une vaste participation dans l'industrie, y compris des petits et grands détaillants, fournisseurs et grossistes, nous croyons que le code pourrait atteindre son objectif de contribuer à la prospérité et à la compétitivité du secteur de l'épicerie.
[Français]
Nous appuyons les principes du code de conduite des épiceries et nous prévoyons de les accepter une fois qu'un accord mutuel sur le détail de sa gouvernance sera conclu.
Merci.
:
Monsieur le président, mesdames et messieurs, bonjour, et merci de me donner l'occasion de m'adresser au Comité.
Je m'appelle Rob Allsop, et je suis vice-président de l'approvisionnement national et de la mobilisation des fournisseurs à Sobeys Inc.
Pour la petite histoire, j'ai décroché mon premier emploi d'étudiant dans une épicerie Sobeys il y a 35 ans. Je poussais des chariots dans les allées. J'ai ensuite assumé différents rôles comportant des responsabilités croissantes au sein de l'organisation. Pendant toutes ces années, j'ai toujours été très fier, et je le suis encore aujourd'hui, de faire partie de la famille canadienne de Sobeys.
Mes fonctions actuelles me permettent de travailler avec nos fournisseurs partenaires chaque jour. J'ai participé de près à la préparation de la mise en œuvre du code. Au cours du processus, nous avons fait appel à une équipe interfonctionnelle représentative des parties prenantes de l'ensemble de l'organisation pour faire en sorte que toutes les facettes de la mobilisation avec les fournisseurs partenaires reflètent notre engagement envers l'équité et la transparence.
Depuis le début du processus, Sobeys fait une promotion énergique du concept, de l'adoption et de la mise en œuvre à venir du code. Depuis le début, en 2020, lorsque Michael Medline, notre PDG à l'époque, a parlé des relations difficiles entre fournisseurs et épiciers et réclamé un code, en passant par l'ébauche en 2021 du Code de pratiques proposé pour l'approvisionnement des épiceries au Canada, jusqu'à la version actuelle du code de conduite des épiceries, nous avons toujours exercé un leadership. Autrement dit, nous sommes très fiers d'avoir été le premier détaillant majeur à signer le code en juillet dernier.
En outre, si vous êtes à l'affût des nouvelles, vous avez probablement entendu récemment l'annonce officielle de la nomination de Pierre St‑Laurent, notre nouveau PDG. Ce vieux routier du secteur de l'épicerie, qui y travaille depuis plus de 30 ans, est résolument en faveur du code et y adhère complètement.
La conduite des affaires équitable, collaborative et cohérente a toujours fait partie de notre culture depuis la fondation de l'entreprise il y a plus de 100 ans. Le code n'est pas seulement un cadre; c'est un engagement à mettre en place une industrie plus forte et plus transparente qui favorise autant les fournisseurs et les détaillants que les consommateurs.
Nous encourageons continuellement les relations collaboratives avec tous nos fournisseurs partenaires à Sobeys. Une de nos plus grandes priorités a toujours été d'investir dans les fournisseurs locaux canadiens pour faciliter leur expansion dans le marché plus vaste de l'épicerie.
Les étapes précédant la mise en œuvre du code nous ont fourni une excellente occasion d'examiner de près nos politiques et nos façons de travailler pour nous assurer que nous respectons à la fois nos propres normes et le code.
Je vais énumérer quelques faits saillants. Nous avons évalué et mis à jour les politiques là où nous détections des possibilités d'amélioration. Nous avons mis au point un modèle d'entente-cadre qui sert de fondement à nos partenariats avec nos fournisseurs. Nous avons développé de nouvelles ressources pour les fournisseurs telles qu'un glossaire comportant des définitions en langage simple de bon nombre de termes techniques que nous employons chaque jour dans l'organisation. Nous avons établi un centre de ressources pour les fournisseurs où sont regroupées toutes nos politiques dans un portail centralisé. Cette plateforme en ligne est un guichet unique qui procure toutes les informations que doivent connaître les fournisseurs et qui simplifiera aussi l'intégration des nouveaux fournisseurs. Ce portail contribuera à accroître la mobilisation et à renforcer les principes fondamentaux de transparence, de prévisibilité et d'ouverture.
Nous avons aussi déployé un plan complet de mise à jour de la formation et des communications pour que tous les coéquipiers internes soient bien outillés en prévision de janvier. En outre, nous maintenons un modèle progressif de collaboration avec nos partenaires locaux, petits, moyens, nationaux et internationaux. Ce modèle constitue une façon simplifiée pour les petits fournisseurs locaux tels que Meadow Creek Sausage and Meat, en Alberta, la Great Lakes Food Company, en Ontario, Une Touche d'Ail, au Québec, et Paradise Bakery, à Terre‑Neuve, de bâtir des relations commerciales avec nous.
Nous avons favorisé la croissance de nos fournisseurs partenaires, qui les a fait passer du marché hyperlocal au marché national. Nous sommes fiers de dire que nous avons plus de 2 500 fournisseurs locaux ici même au Canada, et que ce nombre continue d'augmenter.
En somme, nous allons nous assurer que les pratiques exemplaires prévues dans le code sont respectées au sein de notre organisation. Nous avons hâte de poursuivre notre collaboration continue avec la nouvelle surintendante, Karen Proud, et son équipe en sachant que le code apportera de la stabilité, accroîtra l'efficacité et encouragera l'investissement dans l'industrie alimentaire canadienne. La chaîne d'approvisionnement au pays sera par conséquent renforcée dans les mois et les années à venir.
Finalement, comme je le disais, nous sommes fiers d'avoir défendu le code dès le début. Nous sommes convaincus que c'est dans l'esprit du code que nous faisons affaire avec nos fournisseurs. Nous sommes également convaincus que nous allons régler tous les accrocs grâce à la mobilisation, à la collaboration et à une attitude équitable et cohérente avec nos partenaires, comme nous le faisons toujours.
Monsieur le président, mesdames et messieurs, merci de m'avoir invité à témoigner.
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Bonjour, monsieur le président et honorables membres du Comité.
Je vous remercie de me donner l'occasion de contribuer, au nom de Walmart Canada, à votre importante étude sur la mise en œuvre du code de conduite des épiceries.
Je m'appelle Rhonda Maines-Corrado et je suis vice-présidente et cheffe du contentieux chez Walmart Canada. Chez Walmart, notre mission est simple: aider les Canadiens à économiser de l'argent et à mieux vivre. Bien que ce soit toujours important, cela le devient encore plus en période de difficultés économiques. Réduire les prix pour nos clients est dans notre ADN.
[Français]
C'est la mission autour de laquelle nos équipes se rassemblent depuis plus de 30 ans. Nous comptons plus de 400 magasins pour être au service des familles et des communautés canadiennes partout au pays.
[Traduction]
Cette année, Walmart Canada a annoncé un nouvel investissement de 6,5 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années pour agrandir ses magasins et développer sa chaîne d'approvisionnement, qui fait suite à un investissement de 3,5 milliards de dollars annoncé en 2020. Nous soutenons également les collectivités locales, et depuis 1994, nous avons recueilli plus de 850 millions de dollars pour des organismes de bienfaisance canadiens, dont 83 millions de dollars en 2024 seulement. D'un océan à l'autre, notre équipe d'environ 100 000 associés sert des millions de clients chaque semaine, leur offrant les bas prix quotidiens qu'ils méritent.
Les bas prix quotidiens — ou BPQ, comme nous les appelons chez Walmart — sont au cœur de nos activités. Les BPQ ne sont pas seulement une stratégie de prix, et ils ne sont pas une réaction au contexte actuel. Pour les consommateurs canadiens, ils représentent un accès fiable et constant à des produits alimentaires abordables sans avoir à attendre une promotion ou une vente.
Nous offrons ces bas prix quotidiens en partie grâce à la collaboration avec nos fournisseurs. Walmart Canada entretient d'excellentes relations avec ses fournisseurs, que nous tenons en très haute estime. Depuis 1994, nous avons acheté pour des milliards de dollars de biens auprès de nombreux fournisseurs canadiens. Nous travaillons en étroite collaboration avec eux pour les aider à développer et à soutenir leurs activités, dans le but de croître ensemble.
Pas plus tard que cet été, nous avons tenu un premier Sommet de la croissance de Walmart Canada, en invitant 120 fournisseurs locaux à présenter leurs produits directement à nos commerçants pour avoir la chance d'être inscrits sur notre liste. Tous ces fournisseurs ont été invités à participer à notre marché en ligne, et environ la moitié d'entre eux travaillent maintenant en étroite collaboration avec nous pour mettre leurs produits sur nos tablettes, le premier arrivant au début de l'année prochaine.
L'équité, la transparence et la prévisibilité, les mêmes principes que le code cherche à établir, ont défini nos relations avec nos fournisseurs au cours des 30 dernières années.
En ce qui concerne le code, permettez-moi d'être claire. Walmart Canada a l'intention d'y adhérer une fois que tous les documents auront été finalisés. Nous avons participé activement à leur élaboration, y compris en participant de façon constructive au groupe de travail sectoriel.
Chez Walmart Canada, nos valeurs fondamentales définissent les attentes quant à la façon dont nos associés doivent agir, c'est-à-dire d'une manière équitable, honnête et transparente, pour gagner la confiance de nos clients, de nos fournisseurs et des collectivités.
En conclusion, Walmart Canada s'engage à travailler avec votre comité, le Bureau du Code de conduite pour le secteur des produits d’épicerie et nos partenaires fournisseurs pour veiller à ce que le code atteigne les objectifs visés. Nous continuerons d'investir au Canada, de soutenir les entreprises et les producteurs locaux et d'offrir une bonne valeur à nos clients grâce à des prix bas quotidiens. Nous sommes prêts à collaborer avec les décideurs politiques et les partenaires du secteur pour donner la priorité à l'abordabilité et à l'accessibilité pour les Canadiens.
Je vous remercie de me donner l'occasion de comparaître devant le Comité aujourd'hui. Je suis prête à répondre à vos questions.
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Merci, monsieur le président.
Je remercie tous nos témoins d'être ici et de nous expliquer, je l'espère, quelles sont les dernières étapes de l'entrée en vigueur du code de conduite des épiceries.
Je dois dire, monsieur Nenci, que je suis vraiment surpris de vous avoir entendu dire dans votre déclaration que le code de conduite des épiceries ne fera pas baisser les prix.
Il y a environ deux ans, à ce temps‑ci de l'année, l'actuel a fait une impressionnante annonce à la Tribune de la presse dans laquelle il s'engageait à réduire le prix des aliments avant l'Action de grâces 2023, en lançant cinq initiatives très percutantes. L'une d'entre elles était le code de conduite des épiceries, qui devait faire baisser le prix des aliments, comme il l'avait promis aux Canadiens.
Par contre, deux ans plus tard, l'inflation alimentaire au Canada est 40 % plus élevée qu'aux États-Unis. Nous sommes le seul pays du G7 où elle a augmenté pendant quatre mois consécutifs, et elle est maintenant 50 % plus élevée que la cible. Je suis surpris que le prétende que le code de conduite des épiceries fera baisser les prix des aliments alors que, de toute évidence, d'après votre témoignage et celui d'autres acteurs du secteur, cela ne se produira pas.
J'aimerais que vous expliquiez pourquoi le gouvernement affirme que le code va faire baisser le prix des aliments, alors que cela n'en a jamais été l'objectif. Il semble certainement y avoir un décalage entre ce qu'est le code et ce que le gouvernement prétend qu'il aura comme effet.
Je vais vous demander de nous en dire un peu plus à ce sujet, monsieur Nenci, par exemple.
Une fois que les Canadiens apprendront que le code de conduite des épiceries aura été promulgué plus tard en janvier, accompagné des communications du gouvernement libéral, aussi trompeuses soient-elles, selon lesquelles les prix des produits d'épicerie vont soudainement commencer à baisser… En tant que détaillant, craignez-vous que, si cela ne se produit pas en février, mars et avril, les détaillants soient blâmés parce que le gouvernement libéral a dit qu'une fois le code de conduite des épiceries en vigueur, les prix allaient baisser?
À votre avis, qui sera blâmé si les prix ne baissent pas? Même si ce n'est pas de votre faute, car ce sont des communications trompeuses provenant directement du gouvernement libéral.
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Je veux bien en parler, parce que c'est ce dont je me suis occupé tous les jours pendant de nombreuses décennies. Qu'est‑ce qui détermine le prix d'un aliment? Il y a beaucoup de facteurs.
Le premier est le produit lui-même: la nature du produit et la façon dont il est cultivé. Dame Nature est imprévisible. C'est probablement le premier aspect du coût d'un produit.
Deuxièmement, il y a des variables. Il y a le dollar canadien. Souvent, nous devons acheter des produits avec une autre devise. Cela a aussi un effet sur le coût final. Il y a le prix du transport et le prix de la main-d'œuvre — il y a eu une forte inflation du coût de la main-d'œuvre. Lorsque l'on additionne tous ces éléments, cela explique une grande partie de l'inflation récente.
Cependant, il y a aussi une déflation dans certaines catégories. Je vais vous donner quelques exemples, s'ils peuvent vous intéresser. Il y a deux ans, le prix de l'huile d'olive a monté en flèche, et cette année, il est en chute libre. Il en va de même pour l'huile de canola. Si la récolte est mauvaise, le prix augmente. Lorsqu'il y a une bonne récolte, le prix baisse. Cela n'a rien à voir avec un quelconque comité. C'est juste que, parfois, dame Nature fait simplement son œuvre.
Regardez le prix du chocolat. Lorsque vous irez magasiner du chocolat cet automne, vous verrez qu'il coûte plus cher que l'année dernière. Cela n'a rien à voir avec certaines politiques: c'est simplement une mauvaise récolte au pays qui produit la fève de cacao. Le prix du café explose ces jours‑ci. Le prix finira par baisser, mais il y a beaucoup de… les prix dans notre monde alimentaire. Je pourrais aussi parler des petits producteurs. Avec une bonne récolte, il y a une pression à la baisse sur les prix et avec une mauvaise récolte, les prix augmentent. Il y a beaucoup de variables. Dame Nature a une certaine influence.
De plus, pour les aliments préparés ou transformés, le sucre, la farine et tous les ingrédients entrent en jeu. Plus que des politiques, plus que tout, je pense que le marché des produits de base lui-même… C'est pourquoi, chaque jour, nous suivons ces prix de très près, à la hausse ou à la baisse.
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Merci beaucoup, monsieur Nenci. Votre position reflète probablement celle de vos collègues et celle des autres épiciers. Mon temps de parole est limité, mais je voudrais vous remercier de votre engagement envers le code de conduite. Nous entendons énormément parler de la façon dont vous traitez bien vos employés. J'ai l'impression que vous avez aussi une bonne relation avec vos fournisseurs.
Monsieur Allsop, j'aimerais remercier Empire d'avoir été le premier détaillant à signer le code de conduite. D'ailleurs, il est toujours le seul détaillant à l'avoir fait à ce jour.
Ça me ramène à Walmart. Walmart est un peu la source du code de conduite. Il y a quelques années, des problèmes de systèmes informatiques avaient occasionné des frais qui finiraient par être refilés aux producteurs. C'est ce qui a suscité la volonté de créer un code de conduite à adhésion volontaire.
Est-ce que vous pouvez nous préciser où vous en êtes quant à votre engagement envers le code de conduite? À quel point Walmart est-elle près de signer le code de conduite?
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Merci beaucoup, monsieur le président.
Merci aux témoins de s'être rendus disponibles. Nous leur sommes reconnaissants de leur présence. C'est toujours très important de pouvoir consulter tout le monde. En fait, nous avions déjà rencontré quelques épiciers, et j'ai proposé que nous invitions ceux-ci, parce que nous voulions vraiment couvrir la totalité des épiciers.
Monsieur Allsop, je vais un peu répéter les propos de ma collègue Mme Dandurand, mais je tire mon chapeau à Empire d'avoir déjà accepté de signer le code de conduite. C'est très important pour nous que les grandes chaînes le signent. Vous comprendrez que c'est fondamental. Si ce n'est pas tout le monde qui joue, ça ne pourra pas fonctionner, de toute évidence. Donc, nous vous remercions.
J'aimerais que vous me disiez, monsieur Allsop, ce qui a motivé Empire à signer le code de conduite maintenant, même si les dernières négociations ne sont pas tout à fait finalisées.
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Merci beaucoup, monsieur Allsop.
Madame Maines‑Corrado, merci beaucoup d'être des nôtres. Vous l'entendez, Empire a déjà signé le code de conduite. Pour votre part, vous dites que vous allez le signer quand les documents seront finalisés. Je comprends ça. Or, la réunion d'aujourd'hui est publique, alors votre engagement est formel. Il faudrait donc qu'il se produise quelque chose de bien grave pour que vous ne signiez pas le code de conduite, puisque vous êtes engagés dans le processus. J'aimerais savoir ce que vous en pensez.
J'aimerais aussi que vous nous parliez de votre niveau de participation dans les négociations qui ont lieu pour mettre en place ce code. Je n'ai pas l'impression que Walmart est très active à la table de négociation. Pouvez-vous m'éclairer là-dessus?
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Merci beaucoup. Ça me rend moins inquiet.
Permettez-moi de rappeler que, dans les processus antérieurs, il y avait deux chaînes qui ne voulaient pas signer le code de conduite au bout du compte. Vous en faisiez partie. Nous avions alors invité Walmart au Comité. Finalement, vous avez décidé que vous alliez le signer. Nous sommes très heureux que vous soyez là. Merci beaucoup. Ce que je comprends de votre réponse, c'est qu'il est à peu près officiel que vous allez le signer. Merci. C'est rassurant pour le milieu.
Je vais maintenant m'adresser à M. Nenci.
D'abord, merci d'être parmi nous en personne.
Comme ça a été mentionné un peu plus tôt, l'avantage pour le Comité d'avoir mené ces études, c'est que ça nous a quand même permis de recevoir des représentants des grandes chaînes à trois reprises. Ça nous permet de mieux vous connaître et de mieux voir les relations que vous avez avec vos fournisseurs. J'ai effectivement la même impression que ma collègue d'en face: vous allez signer le code de conduite, vous aussi, c'est pratiquement officiel.
Qu'est-ce qui vous empêche de le faire maintenant?
J'aimerais vous soumettre une idée et savoir ce que vous en pensez. Monsieur Nenci, je commence par vous, parce que je pense que c'est vous qui ferez le plus preuve d'ouverture.
Dans le cadre des études réalisées par le Comité, nous avons parlé de mettre en place un organisme de surveillance de la fixation des prix. Il est important de savoir un peu quels sont les ratios et les marges de profits. J'ai compris la façon dont vous fonctionnez, de votre côté, mais différents exemples ont été présentés au cours des témoignages. Les marges sont beaucoup plus grandes du côté des maraîchers ou des produits biologiques, par exemple. Il y a donc un manque de transparence à cet égard.
Seriez-vous à l'aise avec un système de surveillance des prix qui serait mis en place par l'État, mais qui protégerait vos informations confidentielles, bien sûr?
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Merci, monsieur le président.
Je remercie les témoins de leur présence.
Je vais commencer par M. Allsop.
Je tiens d'abord à remercier Empire d'avoir pris l'initiative, dans le secteur du commerce de détail, de réclamer un code ou d'avoir accepté de promouvoir le code — je ne sais pas quelle est la bonne formulation —, et je vous remercie encore une fois de votre leadership actuel.
Depuis juillet de l'année dernière, lorsque tous les détaillants ont convenu d'adhérer aux principes, avez-vous changé certaines pratiques dans le cadre de votre processus annuel de renégociation pour la prochaine saison et l'année à venir? Dans votre déclaration préliminaire, vous avez mentionné avoir examiné et clarifié certaines conditions, mais avez-vous modifié vos pratiques dans vos relations avec vos fournisseurs, en général?
J'ai discuté avec des fournisseurs. Il semble qu'Empire et Costco n'ont pas apporté de changements majeurs au processus annuel, en particulier pour le calendrier cyclique.
Je vais passer à la représentante de Walmart. Je vais être direct: je ne veux pas que mes observations ou questions soient interprétées comme étant négatives à l'égard de la finalisation du code. Ce n'est pas le cas, bien au contraire. Cependant, je suis préoccupé par les informations selon lesquelles certains détaillants devancent la date de renégociation pour terminer avant le 1er janvier.
J'aimerais avoir vos commentaires, non seulement au sujet du changement au calendrier, mais aussi sur le fait que votre entreprise s'est montrée beaucoup plus agressive cette année, comparativement aux années antérieures, dans ses demandes aux fournisseurs à mesure que la situation évolue. Madame Maines-Corrado, je vous demanderais de répondre, au nom de Walmart.
Est‑ce que Walmart a modifié son calendrier? C'est ce que j'ai entendu, et Walmart n'est pas le seul détaillant à l'avoir fait.
En réponse à ma question précédente, vous avez dit que vous n'étiez pas au courant de changements au calendrier du cycle annuel de Walmart. Je vous demanderais de vérifier auprès de vos collègues, puisque vous occupez le poste de conseillère juridique principale, je crois. Pourriez-vous transmettre la réponse au Comité si vous apprenez que Walmart a modifié le calendrier avec ses fournisseurs, pour ce qui est des demandes?
Je vous prie de ne pas interpréter mes commentaires comme une critique négative au sujet de l'élaboration de ce code. J'y suis tout à fait favorable, et j'attends avec impatience sa mise en œuvre par toutes les parties dans l'ensemble de la chaîne de valeur.
Merci, monsieur le président.
:
Ce serait quelque chose d'indépendant, alors ça ne viendrait pas ralentir vos activités courantes.
Ne pensez-vous pas que ça pourrait être profitable à des maraîchers, par exemple, qui peuvent vendre des laitues à un certain prix à une épicerie, qui les revend ensuite à un prix quatre ou cinq fois plus élevé? Ces laitues peuvent parfois faire l'objet d'un rappel et être remplacées par des laitues du Mexique, et on ne voit pas le prix descendre par la suite. Je pense aussi aux produits biologiques, qui sont beaucoup plus chers que les autres produits à l'épicerie. Or, quand on examine les coûts de production, on se rend compte que la marge de profit doit être beaucoup plus grande pour ces produits. C'est peut-être parce qu'ils sont présentés comme étant des produits un peu plus de luxe. Il me semble que, si cette information était rendue publique, ça ne pourrait qu'être bénéfique.
J'aimerais savoir ce que vous en pensez, madame Maines‑Corrado.
:
Monsieur le président, membres du Comité, je vous remercie de m'avoir invitée à nouveau dans le cadre de votre étude sur le code de conduite pour le secteur des produits d'épicerie. Je commence à me sentir chez moi, ici, ces jours‑ci.
Depuis ma dernière comparution, le Bureau a réalisé d'importants progrès en ce qui concerne le processus de règlement des différends. Nous avons maintenant une ébauche finale très solide qui reflète les nombreux commentaires de l'ensemble du secteur et qui franchit actuellement le processus d'approbation. Grâce à ces progrès, nous maintenons le cap vers une mise en œuvre complète le 1er janvier, et nous espérons pouvoir lancer les activités officielles de recrutement au début du mois de décembre.
J'ai écouté attentivement les témoignages devant le Comité, et un message qui ressort très clairement concerne les préoccupations relatives à la confidentialité lorsque des questions sont soulevées auprès du Bureau. Le déséquilibre des pouvoirs dans certaines parties de la chaîne d'approvisionnement est très réel, surtout pour les agriculteurs. Nous comptons sur eux pour produire les aliments qui nourrissent notre pays, mais dans bien des cas, ils ont peu de pouvoir sur le plan commercial. Il est essentiel de veiller à ce qu'ils aient un mécanisme fiable pour soulever leurs préoccupations pour assurer le fonctionnement efficace du code, et nous prenons ces préoccupations très au sérieux.
Bien que le processus de règlement des différends joue un rôle important, il est conçu, à l'instar du système d'arbitrage officiel du Royaume-Uni, pour être utilisé uniquement lorsque les recours antérieurs n'ont pas mené à la résolution du différend. Il est conçu pour être un processus bilatéral entre deux parties ayant une relation commerciale précise, et ne permet pas l'examen de plaintes comme les recours collectifs. En outre, il n'est pas confidentiel entre les parties, de sorte que certains producteurs pourraient avoir de la difficulté à y recourir.
Pour ces raisons, notamment, il importe de souligner que le processus de règlement des différends n'est pas censé être le point de départ pour la plupart des litiges. C'est d'ailleurs pourquoi le Bureau a créé des mécanismes supplémentaires destinés à être utilisés lorsque des problèmes liés au code sont soulevés pour la première fois. Ces mécanismes confidentiels et systémiques permettent aux membres et à leurs associations de soulever des préoccupations en toute confidentialité, et permettent au Bureau de communiquer directement avec les entreprises pour avoir des précisions sur les enjeux, promouvoir la compréhension et appuyer les efforts d'harmonisation volontaire avec le code. Cela reflète l'expérience du Royaume-Uni, où la grande majorité des préoccupations sont résolues par des voies confidentielles, et non par un arbitrage officiel.
Nous reconnaissons la nécessité d'un dialogue accru avec les producteurs primaires, et nous avons commencé à étudier des options pour améliorer nos interactions avec les producteurs et leurs associations dans les limites juridiques que nous devons respecter. Ces approches visent à améliorer le dialogue, à renforcer la confiance et à veiller à ce que les producteurs disposent de mécanismes efficaces et fiables pour exprimer leurs préoccupations. Nous consulterons directement les producteurs et leurs associations à mesure que ce travail progressera. Nous présenterons nos observations sur les aspects qui fonctionnent bien et ceux qui nécessitent des ajustements dans nos rapports annuels, à mesure que nous nous familiariserons avec le code et les systèmes que nous avons mis en place pour appuyer sa mise en œuvre.
Notre modèle s'harmonise de près aux pratiques exemplaires internationales. L'accent qui est mis sur le dialogue confidentiel en amont, le suivi des problèmes systémiques et le mécanisme de suivi transparent reflète l'expérience du Royaume-Uni, où ces outils ont contribué à améliorer les pratiques commerciales et à renforcer la confiance des fournisseurs au fil du temps.
Je tiens à remercier le Comité de l'attention soutenue qu'il porte au secteur agricole et aux réalités auxquelles les agriculteurs sont confrontés. Votre attention est importante. Dans le cas d'un code volontaire comme le nôtre, la surveillance parlementaire renforce l'importance de l'équité, de la transparence et de la reddition de comptes dans l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement.
J'encourage le Comité à continuer de suivre nos progrès à mesure que la mise en œuvre progressera, et je serais ravie d'avoir l'occasion de revenir encore une fois, lorsque le code sera en place depuis un certain temps, pour faire rapport sur son fonctionnement d'un point de vue pratique.
Merci. C'est avec plaisir que je répondrai à vos questions.
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Merci, monsieur le président. Je n'ai qu'une seule question, après quoi je céderai le reste de mon temps à mon collègue, M. Epp.
Madame Proud, merci encore pour tout le travail que vous avez accompli pour en arriver là où l'on en est aujourd'hui, mais je pense qu'il est légitime de s'inquiéter au sujet du code de conduite des épiceries, car il y a deux ans, le actuel a déclaré qu'il allait utiliser cinq outils distincts pour faire baisser les prix des aliments et que, si ceux‑ci ne baissaient pas, il prendrait des mesures supplémentaires. C'est ce qu'il a dit.
L'un de ces outils consistait à dire aux Canadiens qu'une fois le code de conduite des épiceries mis en œuvre, les prix des aliments baisseraient. Tous les intervenants, y compris vous-même, nous ont dit que ce n'était pas le cas. Je crains que cela ne sape la confiance des gens dans le code de conduite des épiceries lorsqu'il sera mis en œuvre — que les Canadiens s'attendront à ce que les prix des aliments diminuent, ce qui ne se produira tout simplement pas.
Avez-vous eu des discussions avec le gouvernement pour que l'on communique cette information aux Canadiens — à savoir que ce n'était pas là l'objectif du code de conduite des épiceries — afin que le code inspire confiance, non seulement aux membres de votre organisme, mais aussi aux consommateurs?
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Merci. Je suis ravi de vous revoir.
Je voudrais revenir sur un point que vous avez soulevé dans votre témoignage concernant la confidentialité. Évidemment, si la confidentialité est un élément important, c'est en raison du risque d'intimidation et d'autres facteurs similaires.
À titre d'information, je sais que les fournisseurs avec lesquels je communique ne sont pas seulement des petits producteurs dont la taille diffère. Un certain nombre d'entre eux ont en fait un volume de ventes qui se situe dans les neuf chiffres.
Pensez-vous que ce soit un facteur important même pour les entreprises dont le chiffre d'affaires atteint des centaines de millions de dollars?
:
Dans le cadre de notre processus, si une personne ou une association nous fait part d'un problème lié au code, la première chose que nous faisons est de vérifier s'il s'agit bien d'un problème lié au code, car de nombreux éléments, comme les prix, ne relèvent pas du code.
Nous recueillons le plus de renseignements possible sur la nature exacte du problème. Ensuite, notre travail — et c'est mon rôle au quotidien — consiste à travailler avec l'entreprise en question, à discuter avec elle des comportements, des processus ou des politiques qui, selon nous, pourraient poser un problème au regard du code.
À ce stade, nous ne nous prononçons pas sur l'existence ou non d'une violation du code. Il s'agit plutôt d'informer les entreprises et de déterminer si elles sont conscientes de ce qui se passe, si elles ont de bonnes raisons et s'il y a un problème lié au code. Ensuite, nous entamons des discussions afin d'essayer de changer les choses s'il s'agit réellement d'un problème lié au code.
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Merci. Mon oreillette ne fonctionnait pas, mais je crois avoir compris votre question.
Un producteur dispose en fait de deux moyens pour obtenir l'aide du bureau sans devoir suivre le processus officiel de résolution des litiges. Il peut utiliser notre portail confidentiel, où il peut saisir lui-même tous ses renseignements et nous signaler ses problèmes, ou il peut s'adresser à son association professionnelle, qui peut porter ses problèmes à notre attention, également en toute confidentialité. Il lui est possible de procéder avec la collaboration de son association.
Les associations jouent un rôle important, car elles peuvent obtenir des renseignements de la part de bon nombre de leurs membres. Elles peuvent vraiment signaler au Bureau du Code de conduite les problèmes systémiques majeurs — non pas les cas isolés, mais les enjeux qui touchent l'ensemble de leur secteur.
Nous encourageons les membres de notre bureau et les producteurs à faire appel à leur association afin qu'elle puisse nous transmettre l'information. Nous fonctionnons de la même manière. Si une association nous communique de l'information, nous la vérifions — nous essayons d'obtenir davantage de renseignements —, puis nous portons la question à l'attention de l'autre partie afin de voir si nous pouvons régler le problème sans recourir à un processus officiel de résolution des litiges.
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Merci, monsieur le président.
Madame Proud, nous allons poursuivre sur la même lancée.
Vous dites que, le cas échéant, vous retireriez leur statut de membre à ces entités. J'aimerais revenir sur ce règlement que Mme Dandurand a cité. À l'article 2.01, il est vraiment écrit que les associations peuvent être partenaires, à moins que je ne comprenne pas ce que je lis.
Je me demande pourquoi les associations ne pourraient pas être membres. Ma position à ce sujet ne surprendra personne. En effet, nous nous en sommes déjà parlé. Nous considérons que, pour les petits producteurs agricoles, il y a un risque important. Vous l'avez même dit tantôt en citant l'exemple du Royaume‑Uni. Dans les premiers mois, personne ne parlait à la personne responsable, parce qu'on avait peur au manque de confidentialité et de sécurité.
Là, vous nous dites que les associations ne peuvent pas être membres et qu'elles ne peuvent pas défendre leurs propres membres, alors que ces derniers n'ont pas en leur sein des juristes ou des avocats, contrairement aux grands détaillants.
De plus, vous nous dites que le processus informel pour régler des problèmes systémiques n'est pas détaillé, et qu'il n'a pas à l'être, si j'ai bien compris ce que vous avez répondu.
Alors, comment les producteurs agricoles peuvent-ils faire confiance au code? Il n'existe pas encore, le code. Vous pouvez bien me dire qu'après un an, ils seront en confiance, mais, pour l'instant, on compte très peu de producteurs agricoles parmi la centaine de membres qui ont adhéré au code de conduite. Ça m'inquiète beaucoup. La confiance, c'est fondamental.
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Je ne nie pas que c'est difficile pour ceux qui ne veulent pas porter plainte parce qu'ils ont des préoccupations au sujet de la confidentialité. Nous nous efforçons de mettre en place des processus qui font en sorte que les gens se sentent à l'aise de signaler des problèmes.
Ce n'est pas moi qui ai décidé que les associations ne peuvent pas adhérer au code. Le code est rédigé de manière très claire à cet égard: il s'applique aux détaillants et à leurs fournisseurs. Il ne s'applique pas aux associations.
Les règlements sont également très clairs sur le fait que les associations peuvent être des membres provisoires, mais que dès que nous passerons à la phase finale, elles ne seront plus membres. C'est ainsi que la gouvernance a été conçue avant la création de mon bureau.
Pour répondre à votre question, je dirais que nous essayons de simplifier le système au maximum afin que les producteurs, les fournisseurs et d'autres intervenants puissent y avoir accès sans avoir recours à un conseiller juridique. Il ne s'agit pas d'un processus juridique onéreux et lourd. Les personnes qui ont conçu le processus voulaient qu'il soit très similaire à celui du Royaume-Uni, à savoir que la démarche soit souple. L'approche britannique est exactement la même que celle que nous utilisons ici.
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Je saisis ce que vous me dites, madame Proud, mais je n'arrive pas à comprendre pourquoi c'est comme ça.
Premièrement, vous me parlez des règlements, mais je vous invite à aller les voir pour vrai. C'est peut-être moi qui ne comprends pas, aussi. Vous pourriez nous envoyer une explication écrite de la disposition 2.01b), qui dit que les associations peuvent être membres. C'est écrit sur le site du Code d'épicerie du Canada. Pourtant, vous me dites que ce n'est pas le cas, et que vos règlements sont clairs. Je n'ai peut-être pas pris l'information au bon endroit, mais je vous invite à aller lire cette disposition et à nous fournir ensuite une explication par écrit. C'est vraiment écrit « associations ».
Je ne vois pas en quoi l'adhésion des associations nuirait au processus. Est-ce que ce sont les grandes chaînes qui ont refusé que les associations soient membres? Les associations seront là de bonne foi aussi, comme tous les membres du code de conduite. Je ne vois pas la logique là-dedans.
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Je ne veux pas vous coincer, madame Proud, mais vous savez que la confiance et l'indépendance sont importantes. Je vous apprécie et vous m'inspirez confiance, et je pense que c'est la même chose pour les membres du Comité. C'est important.
Cela dit, quelques petits producteurs m'ont dit, séparément, avoir reçu de votre part un courriel envoyé conjointement à eux et à des distributeurs. Ils sont devenus inquiets et se sont demandé si vous étiez vraiment impartiale. J'espère que vous allez me dire que vous l'êtes. Personnellement, je crois que oui.
Premièrement, pourriez-vous me répondre à propos de ce courriel?
Par ailleurs, avez-vous prévu un processus pour adapter les positions ou la façon dont le travail se fait dans l'avenir?