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Je déclare la séance ouverte. Il s'agit de la 17
e réunion du Comité permanent du commerce international.
Conformément à l'article 108(2) du Règlement et à la motion adoptée par le Comité le jeudi 18 septembre 2025, le Comité reprend son étude sur le Canada et le prochain examen de l'ACEUM.
Je souhaite la bienvenue à nos témoins. Je constate que nous avons de nouveaux visages autour de la table aujourd'hui. Je vous souhaite à tous la bienvenue.
Nous recevons M. Martin Gendreau, co‑président de Garaga. Nous recevons également M. Kurt Niquidet, président du BC Lumber Trade Council. Enfin, nous recevons M. Daniel Tisch, président et chef de la direction de la Chambre de commerce de l'Ontario.
Nous vous remercions sincèrement d'avoir pris le temps d'être des nôtres aujourd'hui.
La parole est à M. Gendreau.
Vous disposez de cinq minutes.
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Bonjour, tout le monde.
Merci beaucoup de m'avoir invité à comparaître devant vous aujourd'hui.
Je m'appelle Martin Gendreau. Je suis coprésident de Garaga et copropriétaire du Groupe Novatech, qui sont deux entreprises canadiennes fabriquant des portes de garage, des portes d'entrée thermiques, des vitrages décoratifs et des portes patio.
Notre entreprise familiale emploie plus de 3 200 personnes au Canada et aux États‑Unis. Nous sommes profondément engagés dans les chaînes d'approvisionnement canadiennes, achetant presque tout notre acier à Hamilton, en Ontario. Garaga et Novatech sont enracinées au Québec, fières de créer des emplois en région et d'investir dans nos communautés, notamment par l'entremise de notre fondation.
Nous rencontrons quatre défis, que je voudrais aborder avec le Comité aujourd'hui.
Premièrement, il est question des droits de douane américains sur l'acier. Les portes de garage canadiennes sont soumises à des droits de douane sur l'acier de 50 %, alors que les produits américains entrant au Canada sont assujettis à des droits de douane de seulement 25 %. La conséquence: 30 % de notre production canadienne de portes de garage est à risque, puisqu'elle est faite localement, au Canada, mais exportée aux États‑Unis. Depuis le début de l'année, nous avons dû faire des investissements de plus de 20 millions de dollars dans notre usine du Minnesota, afin que nos ventes sur le marché américain soient faites à cette dernière, au lieu d'être faites à des usines de Barrie, en Ontario, et de Saint‑Georges de Beauce. Les clients ne voulaient pas encaisser les droits de douane de 50 %. Ce n'était pas possible.
Pendant ce temps, environ 200 millions de portes de garage américaines sont importées au Canada par des clients canadiens et celles-ci ne sont assujetties qu'à des droits de douane de 25 %. Ces droits de douane sont en partie subventionnés par les compétiteurs américains afin de maintenir leur part de marché. Je vous demande s'il y aurait moyen d'harmoniser les droits de douane à 50 %. La semaine passée, des annonces ont été faites au sujet des produits dérivés de l'industrie de l'acier. Ça sent bon, mais les codes SH n'ont pas encore été publiés, ce qui ne permet pas de savoir si les droits de douane imposés aux portes de garage importées des États‑Unis vont monter à 50 %.
Deuxièmement, il s'agit de l'importation déloyale d'acier en provenance de l'Asie. Nous constatons une forte importation de produits à bas prix, parfois sous le coût de la matière, contenant des isolants non conformes à nos règles environnementales. En raison des droits de douane américains sur les produits asiatiques, les fabricants asiatiques redirigent leur production vers le Canada à très bas prix. De plus, ils utilisent des isolants non réglementés. À ce jour, la douane a retourné trois conteneurs. Nous espérons que des mesures robustes vont continuer de leur être imposées en but d'assurer le respect des règles environnementales canadiennes.
Troisièmement, j'aimerais vous parler de l'approvisionnement d'acier. Jusqu'à la semaine passée, il n'y avait pas de stratégie claire sur l'industrie de l'acier et ça créait énormément d'incertitude. Nous nous approvisionnons exclusivement en Ontario, à Hamilton. Depuis le début de l'année, nous avons commencé à qualifier des fournisseurs internationaux pour protéger notre chaîne d'approvisionnement, et non pour épargner des coûts. De notre côté, sans acier, il n'y a pas d'usines de portes de garage et de portes d'entrée. C'est très important pour nous. Il nous faut une prise de position claire de la part du gouvernement. Il devra soutenir l'industrie de l'acier et s'assurer qu'elle ne disparaîtra pas du Canada.
Le quatrième défi est lié à la main-d'œuvre régionale. Les régions regorgent d'emplois, et nous ne pouvons pas déplacer nos usines qui sont ancrées dans leurs communautés. Les travailleurs étrangers temporaires sont essentiels. Ils travaillent pendant les quarts de nuit et de fin de semaine. L'année prochaine, nous allons perdre 15 travailleurs à Novatech, et nous allons en perdre 30 l'année suivante. Ces pertes de main-d'œuvre vont réduire directement nos capacités de production. Cela ne nous aide pas à être plus compétitifs par rapport au marché américain.
En conclusion, voici nos demandes clés. Nous voudrions que des droits de douane de 50 % soient imposés sur les portes américaines importées au Canada, afin que cette mesure soit réciproque. De plus, nous voulons des mesures antidumping pour les produits asiatiques, qui entrent de plus en plus au Canada, et ce, depuis que les Américains leur ont imposé des droits de douane.
Nous voulons continuer à produire ici, à employer ici et à acheter notre acier ici.
Merci beaucoup de votre attention.
Je suis maintenant prêt à répondre à vos questions.
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Merci, madame la présidente, et merci aux membres du Comité. Je m'appelle Kurt Niquidet et je suis président du BC Lumber Trade Council, qui représente la majorité des producteurs de bois d'œuvre de la Colombie‑Britannique. Notre secteur, qui représente environ 40 % des exportations de bois d'oeuvre à destination des États‑Unis, soutient quelque 100 000 emplois, et il rapporte environ 6 milliards de dollars par an à l'État en recettes publiques.
Alors que vous vous préparez pour l'examen conjoint de l'ACEUM en 2026, je tiens à souligner deux priorités qui sont essentielles pour garantir un commerce équitable et stable pour notre industrie et pour la compétitivité nord-américaine.
Premièrement, il est important de rechercher un règlement durable du différend sur le bois d'œuvre. Depuis 2017, les producteurs canadiens ont versé plus de 10 milliards de dollars en droits injustifiés. Ces charges pèsent sur les entreprises et les travailleurs canadiens et font augmenter le coût des intrants dans la construction de logements pour les consommateurs américains. Pendant ce temps, les importations européennes, sur lesquelles ne pèsent pas de droits, ont supplanté le bois d'œuvre canadien sur le marché américain. Le bois d'œuvre est un intrant stratégique pour le logement, les chaînes d'approvisionnement et la résilience économique en Amérique du Nord. Le Canada doit rechercher un règlement durable du différend sur le bois d'œuvre, soit dans le cadre du processus de l'ACEUM, soit parallèlement à celui‑ci.
Deuxièmement, nous devons renforcer le système de groupes spéciaux binationaux de l'ACEUM. Le système de groupes spéciaux binationaux prévu au chapitre 10 est l'outil le plus efficace dont dispose le Canada pour contester les mesures commerciales injustifiées des États‑Unis. Ses décisions ont force de loi aux États‑Unis, ce qui en fait un outil essentiel pour rétablir un accès équitable au marché. Cependant, à l'heure actuelle, le système ne fonctionne pas comme prévu. Les nominations des groupes spéciaux accusent de longs retards. Une contestation déposée en 2017 n'a pas été entendue avant 2023. Ces lacunes compromettent la capacité du Canada de défendre ses intérêts et imposent des coûts importants aux producteurs et aux collectivités.
Le Canada devrait profiter de l'examen de 2026 pour renforcer le chapitre 10 en obtenant qu'on y ajoute des délais exécutoires pour la nomination des groupes spéciaux. Un mécanisme de règlement des différends prévisible est essentiel à la crédibilité d'un accord commercial.
En conclusion, l'examen de l'ACEUM en 2026 est un moment crucial. Le Canada doit rechercher un règlement durable du différend sur le bois d'oeuvre et renforcer le chapitre 10 en y faisant ajouter des délais exécutoires pour la constitution des groupes spéciaux. Un système stable fondé sur des règles est essentiel pour les travailleurs et les collectivités canadiennes, ainsi que pour la crédibilité de l'ACEUM même.
Je vous remercie. Je serai heureux de répondre à vos questions.
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Merci beaucoup, madame la présidente, mesdames et messieurs les membres du Comité.
Je vous remercie de me donner l'occasion de comparaître devant vous aujourd'hui.
La Chambre de commerce de l'Ontario représente 60 000 entreprises de toutes tailles, de tous les secteurs et de toutes les collectivités de l'Ontario. C'est un réel privilège de participer à cette réunion aujourd'hui.
Les accords commerciaux sont, évidemment, plus que de simples textes juridiques. Ils créent les règles du jeu économique pour les entreprises et les collectivités d'une nation commerçante. Ils énoncent des règles du jeu claires et prévisibles pour les entreprises de part et d'autre des frontières de ce continent. Lorsqu'ils fonctionnent, ils créent des emplois, attirent des investissements et font que nos chaînes d'approvisionnement restent résilientes. Lorsqu'ils vacillent, comme nous le voyons aujourd'hui, l'incertitude empêche les entreprises d'embaucher, d'investir et de prendre leur essor.
Pour nous, l'examen de l'ACEUM n'est pas seulement un examen, c'est l'occasion de vérifier si l'intégration économique nord-américaine, telle qu'elle existe aujourd'hui, peut survivre à une Maison-Blanche dont les politiques sont de nature à éloigner le commerce de ce continent.
L'idée même de l'accord commercial est menacée. Nous devons donc réaffirmer une vérité toute simple: les accords commerciaux sont rédigés pour les entreprises, pas pour les gouvernements. Pour avoir parlé régulièrement avec la Chambre de commerce américaine et avec les chambres de tous les États de la région des Grands Lacs, je suis convaincu qu'elles pensent comme nous qu'il devrait y avoir moins d'obstacles au commerce, et pas plus, et que les entreprises sont d'avis que le libre-échange leur est profitable.
Les sondages le confirment, puisqu'il en ressort que 94 % des fabricants nord-américains des trois pays s'appuient sur l'ACEUM pour leurs activités et que, quoi que le président des États‑Unis puisse vouloir, près de 80 % des Américains estiment que l'accord est bon pour leur économie. Profitons de ce précieux consensus, c'est essentiel.
Nous avons interrogé nos membres et, à l'heure actuelle, 33 % des entreprises ontariennes, ce qui est très peu, sont convaincues que nous pouvons renégocier l'ACEUM à des conditions acceptables, mais près de la moitié ne le sont pas. Parallèlement, 61 % de ces entreprises pensent pouvoir s'adapter à des droits de douane plus élevés, mais, bien sûr, cette résilience a des limites, et les entreprises font déjà des choix difficiles: 34 % ont diversifié leurs fournisseurs, 33 % ont augmenté leurs prix et 28 % vendent maintenant plus sur des marchés hors États‑Unis. Malgré le fantasme de rapatriement du président américain, les entreprises ontariennes ne bougent pas: seulement 4 % des répondants à notre sondage envisageraient de délocaliser une partie de leurs activités aux États‑Unis.
Bien entendu, rester au Canada et survivre ne signifie pas prospérer. C'est pourquoi, en novembre, nous avons parlé d'une seule voix au nom des industries ontariennes touchées par le commerce. Nous les avons toutes réunies plus tôt cette année au sein de l'Ontario Business and Trade Leadership Coalition, et 18 hauts dirigeants des secteurs les plus exposés au commerce en Ontario se sont joints à moi pour présenter des recommandations relatives à cet examen.
Nous avons recommandé trois principales mesures.
Premièrement, nous recommandons de préserver l'ACEUM en tant qu'accord trilatéral et juridiquement contraignant, doté d'un mécanisme de règlement des différends équitable. Deuxièmement, nous recommandons de mettre fin aux droits de douane sectoriels, comme l'ont mentionné certains de mes collègues, et de réduire l'incertitude. Nous reconnaissons que cela doit se faire bilatéralement, en parallèle aux pourparlers trilatéraux sur l'ACEUM. Troisièmement, nous recommandons au gouvernement de chercher à prolonger et à actualiser l'accord, plutôt que de le réécrire complètement, afin qu'il s'agisse d'un examen et non d'une refonte.
Nous estimons aussi que le Canada doit se préparer aux risques qui se présentent lorsque l'on a affaire à un partenaire commercial peu fiable et imprévisible, insensible même aux besoins des entreprises américaines. Cette situation signifie, selon nous, que les entreprises ontariennes continueront d'avoir besoin des gouvernements fédéral et provincial comme partenaires pour s'adapter à de nouveaux modèles de fonctionnement, à de nouvelles chaînes d'approvisionnement et à de nouveaux marchés.
Nous recommandons que le gouvernement fédéral accorde, comme l'Ontario, un crédit d'impôt à l'investissement de 15 % au secteur manufacturier, afin de créer une incitation harmonisée et combinée de 30 % à investir pour améliorer la productivité; qu'il évite les interdictions d'exporter des ressources essentielles qui pourraient provoquer des représailles; qu'il renforce les chaînes d'approvisionnement nationales pour les biens et matériaux essentiels; et qu'il élargisse les sources de capital de croissance, y compris, ce dont nous nous réjouissons, le mandat de la Banque de l'infrastructure du Canada — nous l'avons relevé dans le budget et nous en sommes encouragés, mais nous devons continuer de chercher des moyens de faire en sorte que les entreprises canadiennes aient accès à plus de capital de croissance.
Madame la présidente, mesdames et messieurs les membres du Comité, en cette période de turbulences commerciales, je conclurai en disant que l'ACEUM n'est pas un simple atout, mais un élément vital pour nos échanges commerciaux sur ce continent et au‑delà. Il est essentiel de le préserver et de le renouveler non seulement pour le commerce, mais aussi pour la compétitivité, pour la prospérité et pour une sécurité à la fois inclusive et durable.
L'heure est au courage et à la clarté. Nous devons saisir cette occasion pour renforcer l'assise économique de l'Amérique du Nord et, selon nous, c'est précisément ce que les entreprises, les collectivités et les travailleurs canadiens attendent de nous.
Je vous remercie de votre attention.
Nous serons heureux de discuter avec vous.
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Merci, madame la présidente.
Chers témoins, merci de vous être déplacés pour être parmi nous aujourd'hui. Nous vous en sommes reconnaissants.
J'aimerais saluer chaleureusement M. Martin Gendreau, un fier Beauceron, et lui souhaiter la bienvenue. La Beauce est la plus belle région du Canada, nous le savons tous ici.
M. Gendreau est coprésident de Garaga, une entreprise qui fabrique des portes de garage, mais il est aussi copropriétaire de Novatech. Il est un homme d'affaires respecté, à la tête d'une entreprise solidement établie et profondément engagée chez nous, dans la communauté, depuis plusieurs années.
Garaga, c'est d'ailleurs un nom connu par plusieurs personnes. C'est notamment le nom du club de hockey dans lequel j'ai eu la chance de jouer pendant plusieurs années et avec lequel nous avons gagné à deux reprises la Coupe Allan, le championnat canadien. Ce sont de magnifiques souvenirs. C'étaient les belles années, comme on dit.
Monsieur Gendreau, dans votre secteur d'activité, les droits de douane imposés par les Américains sont de 50 %.
À votre avis, le gouvernement libéral en fait-il assez pour protéger les entreprises canadiennes dans cette guerre tarifaire?
Sinon, quelle serait votre recommandation pour le gouvernement?
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Merci, madame la présidente.
Je remercie les témoins d'être avec nous aujourd'hui. Je les remercie aussi de leurs exposés.
Monsieur Niquidet, bien sûr, il y a des solutions immédiates. Quant à l'industrie du bois, vous avez probablement vu que le Bloc québécois demande certaines mesures d'urgence. Au-delà de ça, nous sommes ici pour parler de la révision de l'ACEUM ou de sa renégociation, selon la forme que ça prendra.
Vous avez bien dit que nous avons déjà fait les changements qu'il y avait à faire. En tout cas, au Québec, le prix du bois mis en marché est fixé par des enchères. Il est donc conforme aux règles du libre-échange. Évidemment, je connais moins que vous le système de la Colombie‑Britannique en détail. De ce que je comprends, il est conforme aux exigences et aux règles du libre-échange, lui aussi.
Comme on le sait, l'action des Américains est calculée. Ils veulent que les poursuites soient les plus longues possibles, sachant qu'ils vont perdre. Or le temps que ça dure, ils nous mettent en difficulté.
En 2020, la révision du mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États n'était pas mauvaise, mais elle n'avait pas tout réglé. Même s'il y a une date butoir, il n'y en a pas pour nommer un arbitre.
Ne serait-ce pas une manière d'encadrer véritablement les poursuites pour qu'elles ne s'étirent pas indûment?
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J'ai mentionné dans mes observations préliminaires certains besoins des entreprises canadiennes. Il me semble qu'en fait, les entreprises ont besoin de capacités et de possibilités. Le gouvernement va, selon moi, dans le bon sens, mais je crains qu'il y ait encore, dans trop d'entreprises, une sorte d'inertie, ce qui n'est pas surprenant, et le mieux que nous puissions faire, c'est de les inciter à investir dans leurs activités.
J'ai donné l'exemple, dans le plaidoyer que nous avons présenté aujourd'hui au Comité, de l'harmonisation avec le crédit d'impôt à l'investissement de 15 % accordé au secteur manufacturier par l'Ontario, afin d'inciter les entreprises à investir dans leurs activités. Cependant, il est important aussi d'aider les entreprises à réduire les risques liés à la diversification internationale en s'assurant que le gouvernement collabore avec elles pour renforcer le Service des délégués commerciaux et la capacité d'Exportation et développement Canada d'aider les entreprises à atteindre et à exploiter des marchés en forte croissance et non traditionnels. Je pense qu'il faut également cibler les secteurs à fort potentiel, où nous avons un avantage concurrentiel et dans lesquels nos exportations sont élevées. Je dirai qu'il s'agit des secteurs de la défense, de l'aérospatiale, du numérique, de l'IA, de la technologie quantique, des minéraux critiques, des technologies propres, des infrastructures et du nucléaire.
Il faut se montrer très stratégique, mais aussi réduire les risques liés à la diversification. Il faut remplacer la passivité par la compétitivité. Au lieu de dépendre d'un seul marché, il faut se diversifier en ouvrant de nombreux marchés, mais je pense que les entreprises ont besoin de l'aide du gouvernement pour réduire les risques liés à cette proposition.
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Je pense que nous devons, comme l'a dit mon collègue du BC Lumber Trade Council, poursuivre la voie bilatérale pour obtenir un allégement des droits de douane sectoriels. Parallèlement, la meilleure garantie de notre sécurité est le renouvellement de l'accord commercial entre le Canada, les États‑Unis et le Mexique. Nous devons absolument protéger ce dialogue trilatéral et le processus de négociation trilatéral. Nous devons faire les deux en même temps.
S'il existe une police d'assurance, c'est tout ce que nous pouvons faire... Comme nous ne pouvons pas contrôler les États‑Unis, nous devons contrôler ce que nous pouvons ici, au Canada. C'est pourquoi je reviens à la nécessité de prendre des mesures et de se montrer encore plus agressifs.
Nous estimons que le gouvernement va dans le bon sens dans beaucoup de mesures annoncées dans le budget. Nous nous réjouissons, par exemple, de la superdéduction, mais ce que disent les entreprises en général, c'est que, même si cette mesure leur plaît pour l'instant, elles ne savent pas si elle sera suffisante. D'où notre proposition, dans le cas du secteur manufacturier, de passer d'une déduction fiscale à un crédit d'impôt, ce qui, selon nous, inciterait plus les entreprises à investir dans leurs activités.
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Merci, madame la présidente.
Je remercie les témoins de se prêter à ce jeu, aujourd'hui.
Mes principales questions s'adressent à M. Gendreau.
Bonjour, monsieur Gendreau. Je suis content que nous puissions avoir un manufacturier ici avec nous.
Nous savons que la situation avec les États‑Unis est exceptionnelle. Plusieurs experts sont venus témoigner, et ils ont dit qu'ils n'avaient jamais vu une telle situation dans l'histoire, et ce sont des gens qui négocient depuis plus de 50 ans.
Comme vous l'avez dit d'entrée de jeu, on aimerait tous que cette situation se règle demain matin. Toutefois, dans le contexte actuel, on ne sait pas si ça va se régler demain matin. Il est possible que ça prenne des mois et des années avant que ça se règle. Je ne suis pas en train de me faire prophète de malheur, mais certaines situations arrivent comme ça.
Dans le passé, j'ai financé des entreprises qui ont vécu des cycles difficiles dans leur secteur d'affaires. Les entreprises qui s'en sortaient le mieux, c'était souvent celles qui investissaient le plus pendant les périodes difficiles.
En tant que manufacturier, avez-vous fait des investissements dans les dernières années?
Prévoyez-vous investir pour aider la productivité, diminuer vos coûts et rester compétitif, malgré la situation actuelle? On ne sait pas si ça peut se régler demain matin. Il est possible que ça prenne des années, et l'entreprise doit continuer de fonctionner.
Avez-vous une stratégie parallèle, ou attendez-vous juste de voir si cette question de droits de douane va se régler?
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Comment l'adapteriez-vous?
Je ne sais pas si vous le savez, mais, dans mon ancienne vie, j'étais banquier, et le mot que nous préférions, c'était « prévisibilité ». Ce que nous voulions, c'était de la prévisibilité pour les entreprises. Si nous accordions un prêt à une entreprise, la pérennité de cette entreprise était notre priorité.
Nous vivons une période d'imprévisibilité, et cela ne changera peut-être pas demain matin. Dans ce contexte, quelle action concrète peut-on faire en parallèle pour ne pas attendre que la prévisibilité revienne?
Elle ne reviendra peut-être jamais. On ne le sait pas. Qu'est-ce qu'on peut faire?
Qu'est-ce que les entreprises peuvent faire?
Qu'est-ce que le gouvernement peut faire en collaboration avec vous pour que, malgré cette imprévisibilité, on continue d'avancer, d'améliorer la productivité, d'améliorer les processus, d'ouvrir des marchés et de les diversifier, sans attendre ça?
Si ça vient, tant mieux, mais, comme on le disait toujours, un banquier prévoit le pire et espère le meilleur.
Comment prévoit-on le pire?
Madame la présidente et mesdames et messieurs les députés, je vous remercie de me donner l'occasion de témoigner aujourd'hui.
Je m'appelle Michael Worry. Je suis directeur général, directeur technique et fondateur de Nuvation Energy. Fondée en 1997, Nuvation conçoit et commercialise des systèmes de gestion de batteries. L'ensemble de nos activités de conception et de fabrication se déroulent ici même, en Ontario. Il s'agit des composants électroniques de contrôle qui sont au cœur des systèmes modernes de stockage d'énergie.
Un système de stockage d'énergie par piles utilise de grandes batteries de piles pour capter l'électricité et la stocker en vue d'une utilisation ultérieure. Les actifs de stockage d'énergie permettent de répondre à la demande de pointe et de réduire le besoin de générateurs pour augmenter la production d'électricité.
Fondamentalement, le stockage d'énergie est nécessaire pour assurer la fiabilité et la stabilisation du réseau. Il est également indispensable à la croissance de l'intelligence artificielle. L'IA a des exigences de disponibilité très élevées et est soumise à d'importantes fluctuations de puissance. Les centres de données d'IA ont donc besoin de stockage d'énergie, et le réseau n'est pas conçu pour y répondre.
Le marché canadien du stockage d'énergie connaît une expansion extraordinaire. Entre 2019 et 2024, la capacité nationale a augmenté de près de 192 %.
Je tiens à souligner que, la semaine dernière, le , le et le Centre de la sécurité des télécommunications ont publié un avis conjoint avertissant que des adversaires étrangers ciblent les infrastructures essentielles dans le secteur de « l’énergie, de la gestion de l’eau, de la santé, des finances et des transports ».
Pour ceux d'entre nous qui bâtissent ces systèmes au quotidien, cette information n'était pas nouvelle. Les systèmes d'énergie modernes dépendent de composants électroniques de contrôle relativement petits et peu coûteux qui régulent l'énergie, gèrent les batteries, se connectent au nuage et s'interfacent sur le réseau. Ces composants, qui sont le type de produits fabriqués par Nuvation, constituent le cerveau du système. Aujourd'hui, trop nombreux sont ceux qui proviennent de fournisseurs dans des pays dont le comportement soulève de graves préoccupations en matière de sécurité nationale.
Les entreprises canadiennes de ce secteur sont soumises à une double pression. Premièrement, les concurrents étrangers soutenus par l'État exportent des composants électroniques de contrôle à des prix artificiellement bas qu'aucun fabricant canadien ne peut égaler de manière durable. Deuxièmement, l'incertitude liée aux droits de douane signifie que nous sommes de moins en moins en mesure d'offrir la confiance nécessaire pour remporter des contrats aux États-Unis, alors que leurs intégrateurs nous considèrent comme une option sûre pour protéger leurs infrastructures.
Il en résulte une situation sans issue: nous ne pouvons pas remporter de contrats aux États-Unis en raison de l'incertitude des prix, et nous ne pouvons pas remporter de contrats au Canada parce que des produits étrangers à très bas prix avalent nos propres marchés publics, laissant les deux pays vulnérables à des composants à haut risque.
Même si les gouvernements s’efforcent de choisir des fournisseurs canadiens, les problèmes d’étiquetage et d'indication d’origine permettent aux fabricants étrangers de faire transiter leurs produits par l’entremise de Canadiens ou de partenaires. Selon les normes d'origine de l'ACEUM, l'assemblage final ici peut légalement qualifier un produit comme étant de fabrication canadienne, même si les pièces les plus cruciales viennent d'ailleurs.
Il est important de noter que tous les composants ne présentent pas le même risque. Nous devrions nous concentrer sur les composants à haut risque afin de nous adapter aux réalités de la chaîne d'approvisionnement et de protéger notre industrie du stockage d'énergie. Par exemple, une cellule de batterie est un produit relativement peu coûteux. Cependant, les composants électroniques de contrôle, les onduleurs, les micrologiciels et le matériel de communication sont des composants à haut risque, car ils permettent l'accès à distance, les mises à jour à distance et une visibilité approfondie sur le fonctionnement du système. S'ils sont compromis, ces dispositifs peuvent permettre à un acteur étranger de recueillir des données opérationnelles sensibles, de déconnecter des équipements du réseau ou même de déclencher un incendie de batterie au lithium.
En réalité, il y a de nombreux exemples que je serai heureux de vous donner lors de questions. Il s'agit parfois d'attaques de grande envergure et, parfois, nous voyons des adversaires étrangers s'attaquer à des exemples même assez modestes.
Le défi est sur le point de prendre une ampleur considérable. Le a annoncé des plans pour un réseau électrique national est-ouest, ce qui est formidable, mais, si un tel projet se poursuit selon les règles actuelles en matière d'approvisionnement et d'origine, nous risquons en fait d'intégrer ces mêmes vulnérabilités dans l'ensemble de la structure du futur système énergétique canadien. Un réseau national pourrait être une occasion générationnelle ou la plus grande expansion de l'accès contrôlé par des étrangers à nos infrastructures que le Canada ait jamais connue.
L'Ontario a déjà pris des mesures importantes. Les projets de loi 5, 40 et 72 donnent à la province le pouvoir de restreindre les fournisseurs étrangers à haut risque, d'exiger la prise en compte de la résilience économique dans les marchés publics et de donner la priorité aux produits canadiens, mais la plupart des provinces et municipalités ne disposent pas des ressources ou de l'expertise nécessaires pour faire face à ces risques, de sorte qu'un leadership fédéral est essentiel.
Voici nos recommandations.
Premièrement, mettre en place un examen obligatoire de la sécurité nationale pour les marchés publics impliquant des composants électroniques de contrôle, des onduleurs ou des systèmes connectés au réseau, afin d'identifier et d'exclure les composants à haut risque provenant d'adversaires étrangers.
Deuxièmement, afin de garantir que l'industrie canadienne puisse toujours s'approvisionner en ce dont elle a besoin, distinguer les composants à haut risque des composants à faible risque dans toute modification de politique sur cette question.
Troisièmement, améliorer les définitions du point d'origine des composants d'infrastructures essentielles, que ce soit dans le cadre de l'ACEUM ou autrement, afin que les fournisseurs adverses ne puissent pas se cacher derrière un simple assemblage final.
Quatrièmement, auditer les installations existantes d'électronique de contrôle connectées au réseau afin d'identifier les vulnérabilités qui existent déjà.
Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, la transition énergétique du Canada et la croissance rapide de notre économie de centres de données et d'IA ne peuvent pas reposer sur des systèmes de contrôle auxquels nous ne pouvons pas faire confiance. Les entreprises canadiennes ne peuvent pas croître si elles font face à des importations subventionnées par l'État, dont les prix sont fixés pour acheter l'accès aux infrastructures plutôt que pour rivaliser en matière d'innovation.
L'avis publié la semaine dernière a clairement indiqué que les chaînes d'approvisionnement compromises constituent une menace pour la cybersécurité. Nous devons passer de la simple recommandation aux opérateurs de donner la priorité à la sécurité à l'imposition des outils politiques et juridiques nécessaires pour le faire.
Je vous remercie et me ferai un plaisir de répondre à vos questions.
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Je remercie la présidente et les membres du Comité de me donner l'occasion de comparaître aujourd'hui.
Je suis ici pour vous présenter le point de vue de Surrey et White Rock, l'une des régions économiques les plus dynamiques et les plus importantes du Canada sur le plan stratégique.
Surrey occupe une place importante sur le plan géographique et économique. Notre ville est suffisamment grande pour contenir Vancouver, Burnaby et New Westminster réunies, tout en disposant encore d'une superficie considérable. Cette taille se traduit directement en valeur économique nationale. Surrey représente environ 22 % des terrains industriels de la région métropolitaine de Vancouver, à une époque où les terrains propices à la création d'emplois se font rares dans toute la région.
Nous sommes également le point d'ancrage de l'un des corridors logistiques les plus stratégiques d'Amérique du Nord, qui s'étend de la frontière américaine au fleuve Fraser et qui est relié aux réseaux ferroviaires, routiers et maritimes qui desservent la porte d'entrée du Pacifique. Notre concentration d'emplois dans les secteurs du transport et de l'entreposage est supérieure de 60 % à la moyenne régionale, ce qui souligne notre rôle central dans le transport des marchandises. Nous sommes culturellement diversifiés et parlons plus de 100 langues, ce qui nous relie aux économies du monde entier.
Nous saluons les mesures annoncées dans le budget de 2025 pour le programme de la Loi sur l'unité de l'économie canadienne. Ces engagements soutiendront la résilience économique, feront progresser des secteurs clés et aideront les entreprises canadiennes à se diversifier au‑delà des marchés traditionnels. Plus que tout, nous avons besoin d'un environnement commercial stable pour atteindre nos objectifs collectifs.
Une récente résolution politique que nous avons rédigée a déjà influencé des mesures comme la diversification de la chaîne d'approvisionnement, la réduction des barrières commerciales interprovinciales et le renforcement du soutien aux PME. Cependant, 64 % des entreprises citant l'incertitude transfrontalière comme une préoccupation majeure, beaucoup ajustent leur production, retardent leurs investissements ou envisagent de délocaliser. Bon nombre des PME de notre région n'ont ni la capacité ni la volonté de se développer rapidement. D'autres souhaitent se développer, mais sont freinées par l'incertitude, la hausse des coûts et les risques liés à l'entrée sur de nouveaux marchés.
Les entreprises locales nous ont directement fait part de l'impact profond des droits de douane, qu'il s'agisse d'un petit salon de manucure qui ne peut plus se permettre d'importer les emballages spéciaux dont il dépendait ou d'un grand fabricant de produits en papier dont le chiffre d'affaires annuel s'élève à 100 millions de dollars et qui a rapidement pris des mesures pour réduire de 30 % sa dépendance vis-à-vis des importations américaines.
L'ACEUM reste la pierre angulaire de la stabilité économique nord-américaine. Notre résolution nationale a souligné que des mesures commerciales imprévisibles peuvent nuire à la compétitivité, entraîner des mises à pied et décourager les investissements. L'examen à venir n'est donc pas seulement un exercice procédural. Il s'agit d'une occasion de renforcer la prévisibilité, de consolider l'intégration et de veiller à ce que l'accord continue de fonctionner pour les entreprises des deux côtés de la frontière.
En nous appuyant sur les observations des PME et sur les recommandations entérinées à l'échelle nationale dans notre résolution, plusieurs priorités devraient orienter l'approche du Canada.
Il s'agit notamment d'un marché nord-américain stable et sans droits de douane. Les droits de douane imposés à des industries canadiennes clés font grimper les coûts et perturbent les chaînes d'approvisionnement. Le Canada doit continuer à faire pression pour la suppression des droits de douane injustes, établir un processus trilatéral limpide pour prévenir de nouveaux différends commerciaux et recourir à des mesures proportionnées qui défendent les intérêts canadiens sans nuire à nos propres industries.
Nous devons également moderniser le chapitre 16. La liste des professions admissibles n'a pas été mise à jour depuis les années 1990 et ne reflète plus la main-d'œuvre actuelle. L'élargir pour inclure des secteurs modernes, tels que la technologie, la finance et les industries créatives, permettrait de supprimer les obstacles pour les entreprises et de renforcer la mobilité de la main-d'œuvre nord-américaine.
Enfin, troisièmement, nous devons défendre l'ensemble de la population. L'ACEUM prévoit actuellement des protections limitées pour les femmes, les groupes de diverses identités de genre et les peuples autochtones, ce qui maintient des obstacles à la participation et à l'égalité des avantages. Les États-Unis ont régressé dans ce domaine, mais, au Canada, nous savons que notre diversité est notre force. Nous recommandons que le Canada profite de l'examen pour renforcer les protections et garantir une consultation utile avec les groupes concernés.
Alors que vous examinez la position du Canada à l'approche de l'examen de l'ACEUM, je vous encourage à regarder au‑delà des indicateurs macroéconomiques et à prendre en compte l'impact humain très réel de l'instabilité commerciale sur les PME qui constituent la base de notre économie. Nous avons besoin que les entreprises de toutes tailles, de tous types et issues de groupes diversifiés soient productives et résilientes pour que notre nation prospère.
Les villes de Surrey et White Rock sont prêtes à contribuer à un marché fort et compétitif. Grâce à un leadership proactif, le Canada peut protéger ses intérêts économiques, soutenir son milieu des affaires et renforcer sa position sur la scène mondiale.
Je vous remercie de votre attention. Je répondrai avec plaisir à vos questions.
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C'est une très bonne question.
[Traduction]
Nous constatons que le risque élevé se situe vraiment dans le domaine de l'électronique, dans le matériel et les logiciels. La plupart des travaux législatifs que nous avons réalisés vont dans ce sens. En ce qui concerne les minéraux rares, qui constituent également un enjeu très important, ce sont des composants à faible risque. De mon point de vue, comme responsable de la sécurité de la chaîne d'approvisionnement, nous n'avons pas à nous inquiéter de portes dérobées électroniques cachées dans les minéraux bruts, car il s'agit de matières premières. C'est au niveau des semi-conducteurs, des processeurs et des codes de mémoire qu'on peut trouver des portes dérobées électroniques. C'est à ce niveau qu'il faut légiférer, selon nous.
Comme ingénieurs, nous pensons que le lieu de conception d'un produit est plus important que celui de sa fabrication. Pour répondre à votre question sur ce que nous devrions faire dans le cadre de l'ACEUM, je pense que nous devons examiner les règles relatives au lieu de conception de ces composants électroniques. S'ils entrent au Canada et sont placés dans un autre boîtier avec une autre étiquette, cela ne change rien au lieu de conception de ces composants électroniques. Cela ne change en rien le profil de risque.
Ce serait ma recommandation au sujet de l'ACEUM: examinez où ces composants électroniques ont été conçus. Nous disposons en fait d'un profil de matrice de risque complet que Nuvation a aidé à élaborer. Je copréside un comité sur la cybersécurité au sein de la Trade Association for Advanced Battery Technology in North America. Nous aidons à élaborer des règlements et des lignes directrices sur la façon de mesurer où les choses sont conçues et le risque qui en découle, plutôt que l'endroit où elles sont fabriquées, car cela comporte un risque supplémentaire modéré.