Nous en sommes à la 31e réunion du Comité permanent du commerce international.
Vous avez reçu une ébauche de budget pour l'étude sur le libre-échange au Canada. Pourrions-nous l'adopter avant de commencer à entendre les témoins?
Des députés: D'accord.
La présidente: Conformément à l'article 108(2) du Règlement et à la motion adoptée par le Comité le jeudi 12 février 2026, le Comité entreprend son étude du libre-échange au Canada.
Nous accueillons aujourd'hui Corinne Pohlmann, première vice-présidente, Défense des intérêts, Fédération canadienne de l'entreprise indépendante. Je vous souhaite de nouveau la bienvenue à notre comité.
De l'association Manufacturiers et Exportateurs du Québec, nous recevons Julie White, présidente et cheffe de la direction, par vidéoconférence.
De QSL International Ltd., nous accueillons Robert Bellisle, président et chef de la direction, par vidéoconférence.
Bienvenue à tous.
Nous allons commencer par les déclarations préliminaires.
Madame Pohlmann, je vous invite à nous présenter un exposé ne dépassant pas cinq minutes.
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Je vous remercie de me donner l'occasion d'être ici aujourd'hui pour parler de l'état du commerce intérieur au Canada.
La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, FCEI, représente plus de 103 000 petites et moyennes entreprises dans tous les secteurs de l'économie et dans toutes les régions du Canada. Pour nos membres, les obstacles au commerce intérieur ont une incidence sur la capacité de croître, d'embaucher, d'acheminer des biens et de soutenir la concurrence jour après jour.
Notre dernière enquête sur le commerce intérieur révèle que 63 % des petites entreprises ont vendu ou acheté des biens ou des services dans une autre province ou dans un autre territoire au cours des 12 derniers mois, et environ trois entreprises sur quatre ont indiqué qu'elles étendraient probablement leurs activités à de nouveaux marchés ou à des marchés supplémentaires au Canada si l'on réduisait l'ampleur des obstacles au commerce intérieur.
Le tableau de bord du commerce interprovincial établi par la FCEI pour 2025 et notre rapport d'étape du début de l'année montrent que le Canada a enfin commencé à faire des progrès significatifs. En fait, plus de progrès ont été réalisés en 2025 qu'au cours des huit années qui ont suivi la signature de l'Accord de libre-échange canadien en 2017. L'apport des gouvernements doit être souligné dans ce contexte.
Le message que nous vous adressons aujourd'hui est simple: les petites entreprises ne considèrent toujours pas le Canada comme un marché intérieur ouvert. Une grande partie des progrès récents demeurent inégaux, incomplets et fragiles. Permettez-moi de traiter de quelques obstacles importants qui subsistent.
Premièrement, le Canada fonctionne encore suivant un ensemble disparate de règles, plutôt que comme une seule et même économie. La reconnaissance mutuelle a été une priorité, et c'est une bonne chose. Cependant, c'est un message de confusion qui se dégage de ce que nous disent les propriétaires d'entreprises. Pour l'instant, la reconnaissance mutuelle existe peut-être en principe, mais elle n'existe pas systématiquement en pratique. De nombreuses provinces l'ont adopté avec des portées différentes, des exclusions variables, des formalités administratives supplémentaires et, dans de nombreux cas, des exigences réciproques. Par conséquent, un produit ou un service dont la vente est autorisée dans une province doit souvent être approuvé de nouveau dans une autre. Du point de vue des petites entreprises, ce n'est pas vraiment une reconnaissance mutuelle. Ce sont d'anciennes barrières portant de nouvelles étiquettes.
Deuxièmement, les grands secteurs qui comptent le plus pour les petites entreprises demeurent exclus ou ne sont touchés que partiellement. Cela comprend les services, la nourriture, l'alcool et la mobilité de la main-d'œuvre, autant d'éléments ciblés à maintes reprises dans les travaux de la FCEI comme faisant partie des obstacles au commerce intérieur les plus persistants et les plus coûteux. Cela comprend les frustrations ressenties par les petites entreprises en raison des différences entre les normes professionnelles et de santé et l'équipement de sécurité, et la nécessité de s'enregistrer auprès de plusieurs commissions des accidents du travail partout au pays.
L'alcool est un autre exemple flagrant. On a dit aux entreprises que l'expédition directe aux consommateurs serait autorisée, mais à un mois de la date de mise en œuvre, en mai, la plupart des provinces ont fait peu de progrès visibles, à l'exception du Manitoba et du Nouveau-Brunswick. Cette incertitude freine l'investissement et la croissance, surtout pour les petits producteurs.
Le troisième obstacle vient du fait que la mobilité de la main-d'œuvre demeure entravée par la double réglementation. Les petites entreprises continuent de devoir composer avec des retards lorsqu'elles embauchent d'une province à l'autre en raison des exigences de certification non uniformisées, des documents à remplir en double et de la lenteur des processus d'approbation. Les membres de la FCEI nous disent que cela ralentit le processus tout en entraînant des coûts additionnels à un moment où les pénuries de main-d'œuvre qualifiée demeurent un grave problème. La réforme du commerce intérieur ne pourra être couronnée de succès si les travailleurs se heurtent encore à des obstacles pour se rendre là où se trouvent les emplois.
Enfin, il y a un manque de clarté et de transparence pour les entreprises sur le terrain. Il ne suffit pas d'annoncer des accords ou de signer des protocoles d'entente. Les propriétaires de petites entreprises doivent savoir ce qui va changer, à quel moment ces changements interviendront et comment cela s'appliquera à eux. Trop souvent, les réformes sont annoncées sans échéancier clair, sans orientation clairement énoncée et sans reddition de comptes quant aux résultats.
Qu'est‑ce qu'il conviendrait de faire maintenant selon la FCEI?
Premièrement, les gouvernements doivent mettre en œuvre pleinement et uniformément la reconnaissance mutuelle pancanadienne sans conditions réciproques en ne prévoyant qu'un nombre très restreint d'exceptions. La reconnaissance mutuelle doit être claire, automatique et exécutoire, sinon elle ne donnera pas de résultats.
Deuxièmement, il faut élargir la reconnaissance mutuelle aux services, à l'alimentation, à l'alcool et à la mobilité de la main-d'œuvre. Il ne s'agit pas ici d'enjeux secondaires. Ces éléments sont au cœur de l'activité économique des petites entreprises canadiennes.
Troisièmement, les gouvernements doivent publier des plans de mise en œuvre clairs, y compris des échéanciers, une couverture par secteur et des conseils pratiques pour les entreprises. Si les petites entreprises ne voient pas que des changements sont apportés, aussi bien ne rien faire du tout.
Enfin, les gouvernements doivent éviter de remplacer les anciennes barrières par de nouvelles. Les projets pilotes, les exclusions et les lentes mises en œuvre progressives risquent de recréer le même système fragmenté qui freine le Canada depuis des décennies.
Je pense qu'il est généralement reconnu que l'élimination des obstacles au commerce intérieur est l'un des moyens les plus rapides et les plus efficaces d'améliorer la productivité, la compétitivité et la résilience économique. Nous croyons que le Canada est plus près que jamais de réaliser un véritable libre-échange intérieur, mais nous n'en sommes vraiment pas encore là.
Il faut que les gouvernements passent de la simple impulsion aux résultats concrets et des annonces à la mise en œuvre, afin que les petites entreprises puissent commencer à ressentir les répercussions sur le terrain et à mener plus facilement leurs activités en route vers la croissance.
Merci. Je me ferai un plaisir de répondre à vos questions.
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Merci beaucoup, madame la présidente.
Je tiens d'abord à vous remercier de m'avoir donné l'occasion de présenter la voix des manufacturiers québécois aujourd'hui devant ce comité.
Manufacturiers et Exportateurs du Québec, ou MEQ, est une association d'affaires qui se consacre, évidemment, à la croissance du secteur manufacturier québécois. Notre association représente des entreprises de toutes tailles et de tous les sous-secteurs manufacturiers dans l'ensemble des régions du Québec.
Nous représentons les intérêts des membres, et nous les accompagnons pour ce qui est des défis liés à la main-d'œuvre, à la compétitivité, à l'innovation et à l'exportation. Nous faisons aussi partie de Manufacturiers et Exportateurs du Canada, l'association commerciale et industrielle fondée en 1871.
Tout d'abord, il est important de rappeler que le secteur manufacturier est un pilier de l'économie québécoise. Il est au premier rang de tous les secteurs en fonction de son poids dans le produit intérieur brut, ou PIB, et sa contribution est de 12,3 %. Nous employons plus de 501 000 Québécoises et Québécois. Nous représentons plus de 86 % des exportations et nous regroupons un total de plus de 13 600 entreprises. Les dernières données démontrent que nous avons généré, en 2024, des ventes globales de plus de 219 milliards de dollars. Nous sommes au cœur de la vitalité économique de nombreuses régions du Québec.
Le secteur manufacturier est malheureusement le plus touché par la guerre commerciale. Une étude de Desjardins démontrait aussi récemment que le Québec était plus touché que les autres provinces par cette situation. Pour nos membres, c'est donc une tempête parfaite qu'il faut combattre pour rester compétitifs et traverser cette période d'incertitude économique.
Alors que nous devons faire face à des bouleversements géopolitiques que nous ne maîtrisons pas, il est essentiel de nous concentrer sur les pistes de solution que nous maîtrisons au Canada.
Nous avons eu l'occasion de parler à plusieurs reprises de ces différentes solutions, mais il est clair que faciliter le libre-échange à l'intérieur du Canada est l'une de celles-ci.
Soyons clairs, ce n'est pas une nouvelle demande du monde économique. Ça fait des décennies que les gouvernements provinciaux et fédéraux, peu importe les partis politiques, promettent d'avancer sur ce terrain.
De toutes bonnes crises naissent des occasions, et il faut saisir cette occasion pour régler ce dossier. Nous parlions de ces défis pendant la pandémie. Toutefois, aucun changement important à court terme n'a suivi. Si nous ne faisons pas l'ensemble des changements qui s'imposent actuellement, il y a un fort risque qu'ils ne se fassent jamais. Je suis d'accord sur les propos de ma collègue qui s'est exprimée précédemment, à savoir que les derniers mois ont été très importants et qu'il faut continuer dans cette direction.
Quand nous parlons à nos membres des sources d'irritation liées au commerce au Canada, il est important de vous dire que la première source d'irritation est celle du transport et de la chaîne logistique. M. Bellisle pourra en parler tout à l'heure, mais je trouvais qu'il était important de le souligner. C'est un frein important quant à la maximisation des occasions que nous avons, ici, à l'intérieur du Canada. Par exemple, on me dit trop souvent qu'il est beaucoup plus facile d'envoyer des produits en Floride à partir du Québec que dans les Prairies. Cela est attribuable à la fois à la disponibilité des infrastructures routières, aux règles différenciées sur le camionnage, à la résilience de notre système ferroviaire et au manque d'optimisation du corridor Saint‑Laurent—Grands‑Lacs.
Nous constatons, notamment depuis le dernier budget, qu'il y a des avancées importantes pour certains de ces points, notamment la désignation du projet Contrecœur concernant le Port de Montréal, l'argent prévu pour les investissements portuaires et la volonté d'établir un nouveau terminal de conteneurs à Québec avec QSL, d'ailleurs.
Cela dit, plusieurs projets traînent depuis longtemps, et ils mériteraient d'avancer rapidement. Si ces projets avaient été prêts en amont de la situation que nous vivons actuellement, ils auraient pu avoir des effets sur les retombées économiques actuelles.
Notre volonté actuelle d'avancer dans ce dossier ne doit pas être ralentie. Il faut vraiment continuer d'accélérer nos efforts.
Pour ce qui est du camionnage, nous rappelons l'importance d'assurer plus de fluidité pour réduire les temps de transports. La reconnaissance mutuelle des règles serait une bonne avenue pour y arriver.
De ce côté, au Québec, notons qu'on a adopté une loi pour appliquer la reconnaissance mutuelle de la réglementation des autres provinces afin de faciliter le commerce interprovincial. De plus, cette loi est simple.
Il est peu réaliste de penser que nous pouvons harmoniser l'ensemble des réglementations dans l'ensemble des provinces dans des domaines variés partout au Canada, notamment à cause de la nature même de notre fédération et des spécificités des différentes provinces, dont le français au Québec. Reconnaître les règles des autres provinces de façon simple et facile, c'est faisable.
Ça s'applique non seulement au camionnage, mais aussi à un ensemble de règles différenciées. Prenons l'exemple du secteur manufacturier. Nous représentons quand même beaucoup de manufacturiers du secteur alimentaire, alors c'est un des points qu'il faut regarder.
Le gouvernement fédéral devrait jouer un rôle de leader dans cette situation pour s'assurer que tous emboîtent le pas. Il faudrait qu'il le fasse lui aussi de son côté concernant les règles qui s'additionnent par rapport à certaines règles provinciales.
Aujourd'hui, notre recommandation principale est d'accélérer ce point, d'assurer la continuité des investissements et d'accélérer les investissements dans la chaîne logistique pour assurer que nos manufacturiers québécois profitent mieux de l'ensemble des occasions partout au Canada.
Je vous remercie de votre attention. Ce sera avec plaisir que je répondrai à vos questions.
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Madame la présidente, chers membres du Comité, à titre de président et chef de la direction de QSL, j'aimerais vous remercier de m'avoir offert ce privilège de vous faire part de notre point de vue sur le rôle essentiel du transport maritime dans l'économie canadienne et de mettre en lumière la façon dont notre secteur s'adapte aux défis et aux occasions actuels dans le contexte du commerce entre les provinces.
[Traduction]
Je vous parlerai aujourd'hui du rôle essentiel du transport maritime dans l'économie canadienne, et plus particulièrement de son importance pour le commerce interprovincial, les chaînes d'approvisionnement et la compétitivité.
Le transport maritime n'est pas un simple créneau. C'est un pilier stratégique de notre économie. Près de 80 % des biens que les Canadiens utilisent sont transportés par bateau à un moment ou à un autre de leur parcours. Même si seulement environ 5 % de nos échanges commerciaux avec les États-Unis se font par voie maritime, la moitié des importations et des exportations totales du Canada dépendent du transport maritime, qu'il s'agisse de produits finis, de matières premières ou d'intrants industriels indispensables. Tous ces éléments sont essentiels à la productivité, à la création de valeur et à la souveraineté économique du Canada.
Quatre portes d'entrée principales structurent nos échanges commerciaux en Amérique du Nord: la côte Est, la côte du Pacifique, le golfe du Mexique et le corridor Saint-Laurent—Grands Lacs. Ces corridors ne permettent pas seulement de transporter des marchandises; ils soutiennent des écosystèmes industriels entiers dans les deux pays et leurs provinces ou États.
QSL est une entreprise maritime basée au Québec qui exerce ses activités dans plus de 66 terminaux portuaires au Canada et aux États-Unis, et qui compte plus de 2 000 employés. Au Canada, nous sommes présents au Québec, en Ontario, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve. Cette perspective nous permet de constater en temps réel la façon dont les changements économiques mondiaux se traduisent en pressions et en possibilités pour le Canada.
Nous sommes actuellement témoins de changements importants dans des secteurs clés. En raison du ralentissement dans le secteur de l'automobile et dans certaines parties de la construction, les volumes d'acier ont diminué dans plusieurs ports canadiens. En revanche, l'aluminium, qui était autrefois acheminé par train vers les États-Unis, est maintenant expédié via d'autres moyens de transport, puis par bateau vers l'Europe. En même temps, le secteur de l'énergie éolienne a connu une forte croissance partout en Ontario, au Québec et dans les provinces de l'Atlantique, avec des composants et des pales qui arrivent d'Europe et d'usines canadiennes pour emprunter le fleuve Saint‑Laurent, un corridor stratégique pour la transition énergétique, alors que d'autres projets éoliens tournent au ralenti dans l'Est des États‑Unis.
Le secteur du vrac, y compris les matériaux d'infrastructure et les minéraux critiques, est très sensible aux dynamiques géopolitiques, aux cycles d'investissement et aux fluctuations des prix des produits de base, à l'exception de certains biens essentiels, comme le sucre et le sel de voirie, sur lesquels les Canadiens et les industries canadiennes comptent quotidiennement. Le secteur des conteneurs, en revanche, est principalement tributaire des volumes d'importation et d'exportation, les routes maritimes étant façonnées par les flux commerciaux et les coûts de manutention des terminaux. Le transport maritime joue un rôle essentiel dans les deux secteurs en offrant de la souplesse et des économies d'échelle. Lorsqu'il fonctionne efficacement, il réduit les coûts, renforce les chaînes d'approvisionnement et procure des avantages tangibles aux entreprises et aux consommateurs.
Cela m'amène au rôle du gouvernement fédéral. Il contrôle plusieurs leviers clés, dont notamment le système portuaire canadien, les services frontaliers et certains aspects du cadre réglementaire. Il est donc essentiel qu'il soit efficace dans ce qu'il contrôle déjà. Les récents programmes fédéraux de soutien des infrastructures portuaires sont les bienvenus et étaient attendus depuis longtemps. L'orientation stratégique est correcte. Le défi est maintenant l'exécution, et les choses doivent se faire plus rapidement. Le moment ne pourrait être mieux choisi. Le secteur maritime est actuellement bien aligné, mobilisé et favorable aux initiatives en cours.
Ce niveau d'harmonisation dans l'ensemble de notre chaîne d'approvisionnement est rare et représente une véritable occasion de faire avancer les projets efficacement et de produire des résultats économiques bien concrets. Cependant, les longs processus de consultation et de délivrance de permis, qu'ils soient environnementaux ou réglementaires, demeurent un obstacle majeur. Ces processus sont coûteux pour les gouvernements, mais encore plus pour les entreprises, surtout lorsque les délais s'étalent sur de nombreuses années. Le respect des exigences environnementales et réglementaires n'est pas remis en question, mais il est clairement possible de simplifier les processus, de réduire les chevauchements entre les organisations fédérales ainsi que les entités provinciales et publiques, et de raccourcir les délais sans compromettre le respect des normes.
[Français]
Pour illustrer cela, nous avons lancé un projet de terminal à Sorel‑Tracy en 2020. Six ans plus tard, il fait toujours l'objet de consultations, et il est en attente d'approbation. On ne peut qu'imaginer les retombées économiques que ce projet aurait pu générer.
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C'est une question intéressante.
Nous étions largement en faveur de l'Accord de libre-échange canadien et nous avions bon espoir qu'il permette d'améliorer les choses. Nous avons souvent travaillé avec les gens qui font partie de la Table de conciliation et de coopération en matière de réglementation, des fonctionnaires des différentes provinces et du gouvernement fédéral qui conjuguent leurs efforts.
Ce qui s'est passé, à mon avis... Ils sont tous les deux toujours actifs. Les deux groupes se réunissent encore régulièrement. Ils ne consultent pas nécessairement beaucoup l'industrie, même si nous nous faisons un devoir de participer aux échanges. Leur priorité était vraiment l'harmonisation. Ils pouvaient se concentrer sur une mesure très ciblée et travailler ensuite pendant ce qui semblait être deux ou trois ans à essayer d'harmoniser les règles du jeu relativement à la mesure en question.
Entre 2017 et 2025, les progrès ont été extrêmement lents. Je pense qu'ils avaient une liste de peut-être 40 ou 50 domaines, et ils sont peut-être parvenus à l'harmonisation pour une quinzaine d'entre eux. Ensuite, bien sûr, il fallait soumettre le tout aux provinces pour ratification, ce qui prenait encore un certain temps. Le processus a été très long et n'a donné que très peu de résultats.
Je pense que l'idée de départ était bonne, mais le mécanisme d'harmonisation n'était peut-être pas nécessairement le plus efficace et le plus rapide qui soit. Par conséquent, nous sommes de fervents partisans de la reconnaissance mutuelle comme moyen d'y arriver plus rapidement. L'harmonisation pourrait se faire parallèlement à cela au fur et à mesure, mais la reconnaissance mutuelle est absolument nécessaire pour que nous puissions progresser vers cette économie nationale unique que nous considérons tous comme un grand pas en avant.
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Merci, madame la présidente.
Bienvenue à nouveau à Mme Pohlmann et aux autres témoins.
Dans votre déclaration préliminaire, vous avez mentionné que le Canada avait accompli davantage au cours de la dernière année pour réduire les obstacles au commerce interprovincial qu'au cours des huit dernières années. C'est formidable à entendre. Je sais que cette question a été une priorité absolue pour notre gouvernement. Tous les obstacles interprovinciaux fédéraux ont été éliminés. Je crois savoir qu'environ 53 ont été éliminés. Pour aider les provinces, le gouvernement fédéral a joué un rôle de premier plan comme catalyseur afin que davantage d'obstacles puissent être éliminés entre les provinces.
Vous avez aussi dit que le Canada suivait toujours un ensemble disparate de règles plutôt que de fonctionner comme une seule et même économie. Puis, vous avez mentionné que d'anciennes barrières portent de nouvelles étiquettes. Le député McKenzie nous a parlé du carrefour de renseignements et du suivi, d'une carte des résultats.
La FCEI a‑t‑elle une carte des résultats quant à ses principales priorités et à la mesure dans laquelle elles se concrétisent dans le commerce interprovincial?
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C'est une très bonne question. Tout le monde semble tenir le bon discours, mais lorsqu'il s'agit de passer à l'action et, par exemple, de concevoir un protocole d'entente, comme bon nombre de provinces l'ont fait l'année dernière, seules deux provinces ont procédé de manière unilatérale. Elles ont adopté des mesures législatives leur permettant de collaborer avec toutes les autres provinces du pays. Elles n'ont pas besoin d'un accord de réciprocité. Je parle ici du Québec et de la Colombie-Britannique. Toutes les autres provinces ont des accords de réciprocité. L'Ontario et la Nouvelle-Écosse ont un protocole d'entente prévoyant qu'elles collaboreront entre elles.
On s'est retrouvé avec une énorme mosaïque. Du point de vue d'une petite entreprise, imaginons que je représente une entreprise ontarienne et que je souhaite exercer mes activités en Nouvelle-Écosse, au Manitoba et en Alberta. Avons-nous conclu des accords comparables avec ces quatre autres provinces? En réalité, cela ne fait que compliquer davantage la situation. L'accord de reconnaissance mutuelle sur les produits qui vient d'être annoncé était une bonne chose. C'est une initiative que nous avons vraiment saluée. Toutes les provinces semblaient y adhérer. Il est censé entrer en vigueur d'ici juin. Nous espérons à nouveau que l'initiative aura un effet positif et qu'elle contribuera à atténuer certains de ces problèmes de réciprocité qui se posaient et qui étaient vraiment source de confusion.
Encore une fois, il nous faudra attendre de voir ce qui se passera, car nous constatons que bon nombre de provinces prévoient des exceptions. « Tout cela, oui, mais pas ceci. » C'est très similaire à ce que nous avons vécu. Tout se joue dans les détails. Donc, depuis notre position, nous devrons voir à quoi la situation ressemblera d'ici la fin de l'année, une fois que les accords auront été mis en place, en théorie.
Je vais d'abord poser des questions à l'ensemble de nos témoins sur une question bien simple.
Quand on parle de lever des barrières interprovinciales, toutes sortes de propositions sont faites. Le terme « barrière », d'ailleurs, est un peu un terme fourre-tout. Notre comité est bien placé pour savoir ce que ça veut dire. Cela peut désigner un peu n'importe quoi.
Par exemple, on a souvent abordé la question des barrières non tarifaires, que ce soit dans le cadre du libre-échange international ou sur le plan interprovincial. On ne parle pas de tarifs, mais de politiques, de règlements ou de manières de limiter d'une façon ou d'une autre le commerce.
Nous avons souvent parlé, au Comité, des barrières tarifaires imposées par l'Union européenne. Ce n'est pas parce qu'il y a des tarifs, mais c'est parce qu'on invente des politiques en matière de normes scientifiques ou phytosanitaires, dans le cas qui nous occupe. À l'inverse, il y a des barrières canadiennes pour ce qui est des voitures électriques européennes. Bref, c'est un terme qui est un peu général.
Je suis en faveur de cela, par principe. Je suis là par sympathie. Ce qui me pose un problème, c'est l'éventualité où cette situation porterait atteinte au modèle québécois et à la distinction québécoise.
On a souvent parlé des ordres professionnels par rapport à la question des barrières tarifaires. Est-ce que tout le monde ici s'entend sur le fait qu'il est parfaitement légitime de mettre en place une réglementation?
Êtes-vous d'accord pour dire que les ordres professionnels dont les membres exercent leur profession au Québec ne peuvent pas faire fi de l'exigence liée à la connaissance du français qui est en vigueur dans la province?
J'invite les témoins à répondre à ces questions à tour de rôle.
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Évidemment, la question des barrières interprovinciales est large. J'en conviens. C'est pour ça qu'il est nécessaire de tenir compte du modèle de chaque province. Nous sommes dans une fédération, et les préoccupations sont différentes. Nous sommes d'accord pour dire qu'il faut travailler à bâtir une économie pancanadienne plus forte, mais il faut quand même tenir compte de certains aspects propres à chacune des provinces. Il faut tenir compte de l'exigence liée au français, au Québec, mais le Québec a aussi d'autres particularités.
Nous nous appuyons beaucoup sur la question de la reconnaissance mutuelle. Nous pensons que c'est la voie à suivre pour justement préserver ces préoccupations d'une région à l'autre.
Les barrières peuvent concerner la reconnaissance des diplômes. Il peut y avoir des façons, pour les ordres professionnels, d'être plus agiles. La question des ordres professionnels a longtemps été une préoccupation importante. Ce l'est encore. Par exemple, l'Ordre des ingénieurs du Québec a beaucoup progressé de ce côté dans le secteur manufacturier.
Par contre, c'est sûr que les ordres professionnels, globalement, ne sont pas nécessairement ultra-agiles dans la reconnaissance des diplômes au-delà de la particularité liée au français. Il est donc important de travailler avec eux pour accélérer les choses, parce qu'on a effectivement des préoccupations importantes par rapport à certains corps de métier.
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Le système de la Gestion des cotisations et des recettes de l'ASFC, ou GCRA, a été pleinement mis en œuvre en 2025, juste au moment où les droits de douane étaient imposés, ce qui a ajouté un degré de complexité à un système qui s'annonçait déjà assez complexe.
Comme bon nombre d'entre vous le savent, le système était censé faciliter les importations de produits au Canada. Cependant, on a, en fait, modifié une partie des règles. L'inscription au système a été rendue assez complexe. Un élément de sécurité, qui n'existait pas auparavant, a été ajouté, ce qui a entraîné des coûts supplémentaires pour les petites entreprises.
Nous recevons toujours des plaintes sur la difficulté d'utiliser le système de la GCRA. Son lancement complet, qui a eu lieu, je crois, en mai dernier, au moment où les droits de douane étaient à leur plus haut niveau, s'est avéré être un véritable cauchemar.
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Merci beaucoup, madame la présidente.
Merci à tous les témoins de participer à cette discussion très importante et de nous donner leur point de vue.
Madame Pohlmann, je vous remercie pour votre témoignage et pour les rapports que vous avez produits, à la FCEI, concernant l'état des lieux du commerce intérieur. C'est une question à laquelle je travaille depuis un certain temps.
J'aimerais axer notre discussion sur le rôle des provinces et des territoires, car ils en jouent un très important dans cette démarche. Bien sûr, le gouvernement fédéral a un rôle à jouer en prenant des mesures.
Vous défendez les intérêts des entreprises à l'échelle provinciale également. Pouvez-vous nous parler de ce que vous observez actuellement à l'échelle provinciale quant aux efforts déployés pour éliminer les barrières internes au Canada?
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Merci, madame la présidente. C'est un plaisir d'être ici.
J'aimerais reprendre là où mon collègue, M. Mantle, s'est arrêté.
Vous avez dit que nous n'avons pas de libre-échange au Canada, malgré la promesse du selon laquelle ce serait le cas d'ici la fête du Canada. Vous avez également dit — et je suis d'accord avec vous — qu'il y a eu beaucoup de paperasse à ce sujet.
Lorsque nous examinons les résultats, nous constatons que, selon le FMI, Trevor Tombe et d'autres, nous pourrions générer environ 200 milliards de dollars grâce à une activité économique supplémentaire. D'après votre expérience et celle de vos membres, quelle part de ces 200 milliards de dollars a été réalisée?
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Merci beaucoup, madame la présidente.
Je souhaite la bienvenue aux témoins au Comité permanent du commerce international.
Ma circonscription, soit Rivière‑des‑Mille‑Îles, regroupe Deux‑Montagnes, Saint‑Eustache, Boisbriand et Rosemère. Il s'agit des Basses‑Laurentides.
Vous savez sûrement qu'on y trouve des chaînes d'approvisionnement. Nous sommes aussi très bien représentés dans le secteur manufacturier relativement au transport et au secteur aérospatial.
Madame White, j'aimerais vous poser deux questions.
Premièrement, quel type de norme ou de règle crée le plus de frictions entre les provinces?
Deuxièmement, est-ce que l'harmonisation des règles pourrait améliorer la productivité et la compétitivité du Québec?
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Merci, madame la députée.
Effectivement, votre circonscription compte un assez grand nombre d'entreprises manufacturières. Il y a deux ou trois semaines, je suis allée dans votre coin pour y faire une tournée régionale. Nous avons eu l'occasion d'échanger avec des représentants de plusieurs entreprises. De notre côté, nous avons sondé nos membres à plusieurs reprises pour essayer d'obtenir le plus d'informations possible. La première chose qui revient, quant aux occasions d'affaires au Canada, c'est que notre marché est relativement petit comparativement au marché international ou à celui des États‑Unis, notamment.
Au Québec, il y a des filières importantes, comme l'aéronautique, où il n'est pas si simple de faire affaire avec une autre province. Ça ne se fait pas comme ça. Il y a donc une question de marché et de type de production, ce qui fait que les entreprises ne choisissent pas nécessairement d'envisager le marché canadien. Ça ne changera pas, même si on enlève les barrières interprovinciales. Certaines réalités de marché sont déjà en place.
En ce qui concerne les entreprises qui ont le potentiel d'aller chercher des marchés au Canada, la première chose qui revient, c'est la question de la logistique liée au transport et à la facilitation de ces éléments, tant sur le plan du temps que sur le plan des coûts. Les deux aspects sont très importants. Mme Pohlmann a dit que, avant de décider si elle développera un nouveau marché en Ontario ou au Manitoba, une entreprise doit tenir compte des coûts, qui demeurent un risque quant aux affaires.
C'est vraiment la première chose. Il est donc important d'accélérer l'ensemble des investissements dans la chaîne logistique, que ce soit à l'égard du transport maritime ou à la résilience des compagnies ferroviaires, par exemple. Dans les dernières années, plusieurs arrêts de travail ont entraîné beaucoup de problèmes. Cela a notamment nui à la perception que les gens ont de ces moyens de transport. On a alors plaidé en faveur de règles plus simples sur le camionnage.
Cela dit, ce qui est important, pour nos membres, ce n'est pas nécessairement l'harmonisation, encore une fois, mais plutôt la reconnaissance des règles, parce qu'il y a des règles qui peuvent être adaptées. Nos membres sont habitués à les appliquer d'une façon ou d'une autre.
Plusieurs entreprises membres sont déjà implantées dans d'autres provinces. Le fait qu'il y ait une seule règle canadienne pour l'ensemble des éléments n'est pas nécessairement une chose positive. On veut aussi que ça avance rapidement. L'harmonisation, c'est beaucoup plus long à instaurer que la reconnaissance mutuelle. C'est sûr que si on arrive à instaurer cette reconnaissance mutuelle dans l'ensemble des provinces, ça va faire diminuer les coûts et le temps d'adaptation aux différentes règles. Ça pourrait effectivement avoir un impact sur la productivité, mais ce serait surtout sur la compétitivité de nos entreprises. C'est une question de coûts pour tout le monde.
Je ne sais pas si ma réponse est claire.
:
Nous reprenons nos travaux.
Nous accueillons aujourd'hui l'honorable Dominic LeBlanc, ministre responsable du Commerce Canada-États-Unis, des Affaires intergouvernementales et de l'Unité de l'économie canadienne.
C'est un petit mandat.
Nous accueillons également le sous-ministre adjoint délégué, Politique et négociations commerciales du ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement, Martin Moen. Nous accueillons aussi Jeannine Ritchot, sous-ministre adjointe, Affaires intergouvernementales, Relations multilatérales et commerce intérieur au Bureau du Conseil privé.
Bienvenue à tous. Nous vous sommes très reconnaissants d'être ici aujourd'hui. Nous allons commencer par les déclarations préliminaires, puis nous passerons aux séries de questions.
Monsieur le ministre, je vous invite à vous adresser au Comité pour un maximum de cinq minutes. Les membres du Comité auront amplement le temps de vous poser des questions par la suite. Je vous cède la parole, monsieur.
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Merci, madame la présidente.
Chers collègues, je vous remercie de m'avoir invité et d'accueillir mes collègues du ministère du Commerce international et du Bureau du Conseil privé.
Madame la présidente, par votre entremise, je remercie les membres du Comité pour leur travail important sur le commerce intérieur et le libre-échange au Canada. Nous pensons que le commerce se fait à l'extérieur de nos frontières. Au cours des derniers mois et des dernières années, nous avons appris qu'il y a de grandes possibilités au sein du Canada. Comme vous le savez, des biens et des services d'une valeur de 520 milliards de dollars traversent les frontières provinciales et territoriales chaque année. C'est important, mais on pourrait générer encore plus d'activité économique si le commerce à l'intérieur du Canada était plus ouvert et plus efficace. Les avantages profiteraient aux acteurs de toute la chaîne d'approvisionnement et de l'économie canadienne, du fabricant au détaillant, et, au bout du compte, à tous les Canadiens, bien sûr.
[Français]
La construction d'une seule économie canadienne est au cœur des missions que le a fixées à notre gouvernement, car c'est un des éléments clés que nous contrôlons pour favoriser la création d'emploi et la croissance des entreprises et, évidemment, pour rendre la vie plus abordable pour les Canadiens. Nous avons tous pris des mesures décisives en ce sens en supprimant les obstacles fédéraux au commerce intérieur.
[Traduction]
La Loi sur le libre-échange et la mobilité de la main-d'œuvre au Canada, que le Parlement a adoptée en juin dernier, fait en sorte qu'il est plus facile pour les Canadiens de travailler et de faire des affaires partout au Canada. Comme mes collègues le savent, grâce à cette loi, nous avons éliminé les formalités administratives en reconnaissant les exigences provinciales relatives à la vente de biens ou à la prestation de services dans tout le pays lorsqu'elles chevauchent les règles fédérales, permettant aux travailleurs titulaires d'un permis ou d'une certification délivré par une province ou un territoire d'exercer une profession comparable relevant de la compétence fédérale sans avoir à être requalifiés. Nous avons également éliminé toutes les exemptions fédérales restantes dans l'Accord de libre-échange canadien, ce qui, avec le projet de loi que j'ai mentionné, signifie que les obstacles fédéraux au commerce intérieur ont disparu.
Le travail à faire incombe maintenant aux provinces et aux territoires, nos partenaires de la fédération. Nous travaillons de concert avec eux — c'est un objectif commun aux premiers ministres de tout le pays — pour nous assurer d'obtenir un véritable libre-échange au sein du Canada.
Par exemple, en novembre 2025, j'ai assisté à une réunion dans les Territoires du Nord-Ouest, où nous avons signé l'Accord canadien de reconnaissance mutuelle sur la vente de produits. Cet accord facilite la vente de produits par les entreprises partout au pays en veillant à ce que, si une administration juge qu'un produit est sûr pour la consommation, il soit réputé approuvé dans d'autres administrations provinciales et territoriales du pays.
Tous les gouvernements ont également convenu d'un nouveau protocole d'entente sur le camionnage interprovincial afin d'améliorer l'efficacité de la circulation des marchandises dans tout le pays, qui comprend notamment des normes communes pour les panneaux, les drapeaux et les dispositifs lumineux afin de réduire les arrêts à la frontière.
De plus, comme mes collègues le savent, nous avons négocié un nouveau chapitre sur les services financiers dans l'Accord de libre-échange canadien, qui offre plus de transparence et de prévisibilité aux entreprises de tout le pays.
De nombreuses administrations ont fait preuve d'un leadership considérable de leur propre chef. Le gouvernement de l'Ontario, par exemple, a été la première administration au Canada à suivre notre exemple en supprimant ses exemptions à l'Accord de libre-échange canadien.
Malgré ces réalisations, nous pensons que nous pouvons faire beaucoup plus collectivement.
[Français]
a convoqué ses homologues des provinces et des territoires en janvier. Lors de cette réunion, le premier ministre du Canada et ses homologues ont été très clairs quant à l'ambition collective dont nous devons faire preuve en matière de commerce intérieur.
Depuis, j'ai rencontré mes collègues ministres qui sont responsables du commerce intérieur et, il y a quelques semaines, nous nous sommes mis d'accord sur une feuille de route claire. Nous avons convenu d'harmoniser les codes de construction et l'approbation des logements préfabriqués d'ici 2026, ainsi que de faire avancer la reconnaissance numérique des titres de compétences d'ici 2027. Nous avons aussi convenu d'élargir la reconnaissance mutuelle au secteur des services avant la fin de l'année et — j'espère que nous pourrons en discuter — de lancer un réseau de commissaires au commerce intérieur pour accroître les échanges liés au commerce interprovincial, par exemple, en matière d'aliments et d'alcool.
Pour terminer, je dirai que nous continuons à collaborer avec nos collègues des provinces et des territoires afin de proposer des solutions concrètes visant à éliminer, ensemble, j'en suis convaincu, les obstacles qui demeurent. Comme je vous l'ai dit, bâtir une seule économie canadienne est une volonté partagée par tous les premiers ministres de tous les gouvernements et des différents partis politiques partout au Canada.
[Traduction]
Merci, chers collègues, du travail que vous faites dans ce dossier. J'ai hâte de discuter avec vous au cours des prochaines minutes.
Merci, madame la présidente.
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Madame la présidente, je remercie M. Lawrence pour sa question capitale.
Vous avez raison. L'enjeu a été soulevé. Il en a été question à la Chambre des communes, et nous sommes nombreux à avoir parlé officieusement des avantages économiques potentiels. Dans une fédération comme la nôtre, il va sans dire que nous avons un rôle à jouer et que nous devons collaborer avec nos homologues des provinces et des territoires. Il reste du travail à faire.
Franchement, un grand nombre d'obstacles qui sont visibles pour la population canadienne ainsi que pour les petites et grandes entreprises canadiennes qui cherchent à élargir leurs marchés relèvent en fait de la compétence des provinces. En général, les entraves au commerce ne se trouvent pas dans les secteurs de l'économie soumis au pouvoir du gouvernement fédéral.
Ma collègue Mme Ritchot a peut-être une estimation précise de la croissance du PIB entraînée par l'élimination des obstacles fédéraux. Si nous n'avons pas le chiffre exact, je serai ravi de demander à nos collègues du ministère des Finances d'essayer de le calculer, puis de vous envoyer la réponse, madame la présidente.
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Vous avez simplifié la promesse. Je comprends.
J'imagine que nous aurions pu insérer au début de notre programme un rappel que le Canada est une fédération. Des gouvernements souverains exercent leur autorité dans différentes régions du pays. Notre autorité est limitée.
Blague à part, monsieur Lawrence, la fédération a beaucoup d'intérêts communs. Certaines provinces devancent le gouvernement du Canada depuis longtemps. Il y a plusieurs années, l'ancien premier ministre de l'Alberta, M. Kenney, a fait adopter une loi sur la reconnaissance mutuelle des exigences en matière de main-d'œuvre pour différentes professions, bien avant toutes les autres provinces.
Les intérêts communs sont nombreux. Ils ont été mis au premier plan durant la campagne électorale, certes, mais aussi en raison des défis posés par les États-Unis.
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Merci, madame la présidente.
Monsieur le ministre, je vous remercie d'être là. Je remercie aussi les témoins. Nous sommes contents de vous recevoir au Comité.
Quand ça a été annoncé, le printemps dernier, ma réaction et celle de certains citoyens de ma circonscription a été de nous demander pourquoi nous n'avions pas pensé à ouvrir ce marché auparavant. Pour certaines personnes, ça peut paraître simple, mais, en réalité, ça ne l'est pas pour plein de raisons.
Aujourd'hui, presque un an plus tard, il me vient une question. Vous avez peut-être commencé à y répondre tout à l'heure, mais j'aimerais que nous parlions de choses plus concrètes.
Quelles sont les initiatives concrètes du gouvernement, en collaboration avec les provinces, afin de faciliter, d'encourager et d'aider les entreprises à augmenter le commerce entre les provinces?
Où en est-on quant à ces initiatives?
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Je vous remercie. C'est une très bonne question.
Je vais offrir quelques exemples très concrets, et Mme Ritchot ou d'autres collègues pourront en mentionner d'autres.
Selon les ministres responsables du commerce intérieur qui se trouvaient à Yellowknife pour la réunion tenue en novembre, il y a déjà cinq mois, l’Accord canadien de reconnaissance mutuelle sur la vente de produits aurait dû être conclu il y a des années. Vous avez totalement raison.
Je pense que les Canadiens n'en ont pas été conscients, mais ce n'était pas délibéré. C'est un peu comme pour la question de M. Lawrence. Au fil des années, des provinces ou des territoires, pour des raisons totalement légitimes et appropriées pour ces régions, ont bâti une série de mesures qui faisaient qu'on avait le vent dans la face en matière de libre-échange canadien. Je dirais donc que la reconnaissance mutuelle sur la vente de produits est très importante.
Nous nous sommes attaqués à la prochaine étape, soit la vente de services. Cela représente un pourcentage économique plus important que la vente de biens. C'est une priorité que nous nous sommes donnée.
Je passe à un autre exemple. Là encore, c'est dans les mains des provinces, mais ça m'encourage beaucoup de le constater. Onze des treize entités territoriales se sont mises d'accord pour reconnaître, dès le mois prochain, la vente directe aux consommateurs de produits alcoolisés. Si vous possédez un vignoble en Nouvelle‑Écosse et que vous voulez vendre vos produits au Québec ou en Colombie‑Britannique, ou l'inverse, comme les provinces se sont donné l'obligation de rendre ça possible d'ici la fin du mois prochain, vous pourrez le faire. Nous n'avons pas de parti pris à ce sujet, si ce n'est d'encourager les provinces. Nous sommes tout à fait contents qu'elles aient accepté de faire ça. C'est un autre exemple. Les deux autres territoires vont prendre un tout petit peu plus de temps.
C'étaient là deux exemples concrets.
Évidemment, il y a aussi l'exemple du camionnage. Auparavant, si on partait du port d'Halifax pour se rendre à Toronto afin de changer les pneus de son camion, il fallait répondre à diverses obligations quant aux pneus, aux trousses de premiers soins ou aux extincteurs. Tout ça a été énormément amélioré grâce à une telle entente.
J'ai essayé de donner une réponse exhaustive.
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Il y a aussi le port de Saint John, au Nouveau‑Brunswick, et, effectivement, celui de Québec.
Il n'y a pas de doute que beaucoup de ces échanges se font par camion. L'infrastructure routière est donc très importante. Pour la province de Terre‑Neuve‑et‑Labrador, les traversiers sont évidemment très importants. Il faut avoir un système de traversiers qui permettent ces échanges. Quand le coût de la traversée du pont de la Confédération entre ma province et l'Île‑du‑Prince‑Édouard a été réduit de 50 $ à 20 $, ça a directement avantagé les gens de l'Île‑du‑Prince‑Édouard et ceux des autres provinces qui voulaient échanger des biens.
En ce qui concerne le système ferroviaire, je ne suis pas expert et je ne connais pas tous les détails. Cependant, j'ai assisté à bien des réunions où les grandes sociétés de chemin de fer nous ont parlé de leurs gares intermodales.
Dans certaines régions, il y a d'énormes ports. À Winnipeg, mes collègues nous parlent d'un port intérieur. Au bout du compte, ce sont des infrastructures logistiques qui permettent de rendre le transport en camion ou le transport ferroviaire efficace et d'éviter des retards. Par exemple, un wagon peut être stationné pendant deux semaines, alors qu'il pourrait l'être pendant seulement deux jours.
C'est un peu la même chose que pour les échanges internationaux, mais c'est au bénéfice des échanges locaux et du commerce intérieur.
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Merci, madame la présidente.
Monsieur le ministre, madame Ritchot, monsieur Moen, je vous remercie d'être des nôtres.
Je pense que la levée des barrières en soi ne pose de problème à personne. Bien sûr, il faut se rappeler que nous ne parlons pas de barrières tarifaires. Il n'y en a pas, et c'est illégal d'en mettre entre les provinces. Cependant, je crains que le terme « barrières » soit utilisé à toutes les sauces pour désigner n'importe quelle politique ou n'importe quel programme ou règlement qui peut être mauvais, mais qui demeure légitime tant que ça vient de la démocratie d'un des parlements provinciaux.
Monsieur le ministre, je sais que vous êtes francophone. Vous êtes donc attaché à la langue française. On parle souvent d'ordres professionnels quand il est question des barrières entre les provinces.
Pour vous, est-il important de ne pas toucher d'une quelconque façon à la primauté du français telle qu'elle est mise en place par le gouvernement du Québec ni à l'imposition de la connaissance du français aux ordres professionnels qui seraient en activité au Québec?
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Monsieur Savard‑Tremblay, c'est une excellente question.
Je veux m'assurer de la façon dont vous avez posé la question, parce que je ne veux pas dire « oui » si la question nécessite un « non ».
Je peux vous assurer qu'à aucun moment, les rencontres ou conversations auxquelles nous avons participé et auxquelles nous participerons avec le gouvernement du Québec ne feront que l'obligation essentielle de cette province, qui insiste avec raison sur la protection de la langue française, soit diminuée.
C'est une façon indirecte de répondre « oui » à votre question. Si la question vise à savoir si nous nous sommes engagés, avec nos partenaires au Québec et devant les autres provinces, à ne rien faire qui va diminuer la capacité du gouvernement du Québec à prendre les décisions qui s'imposent, comme celles concernant la protection de la langue française, alors, la réponse est absolument « oui ». Nous avons appuyé ça. Nous l'avons dit. Je pense que j'étais là quand a dit la même chose à M. Legault il y a quelques mois.
Vous n'avez pas à vous inquiéter. Nous sommes du même avis que vous à ce sujet.
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Madame Lapointe, je vous remercie de votre question.
Vous avez soulevé deux questions.
J'en ai effectivement parlé dans mon allocution d'ouverture. Je vous annonce une bonne nouvelle: les premiers ministres des provinces se sont mis d'accord pour établir ce genre de service de commissaire du commerce interne lors de la rencontre tenue avec le à la fin du mois de janvier.
Quand on voyage à l'international, comme M. David McKenzie et moi l'avons fait en nous rendant au Mexique, on constate tout le travail extraordinaire que font les collègues de Martin Moen dans nos ambassades et au Canada pour aider des entreprises canadiennes à diversifier leurs marchés, à aller chercher des clients ou à créer des relations économiques à l'extérieur du Canada.
Le gouvernement du Canada, tout comme celui de beaucoup de provinces, offre des services bien rodés. On m'a d'ailleurs offert un appui extraordinaire lors de la mission commerciale que j'ai menée au Mexique il y a un mois et demi. Cependant, nous n'avons jamais mis l'accent sur leur façon de faire les choses pour les raisons que vous avez mentionnées dans votre question.
Par exemple, le gouvernement du Canada et les ministères provinciaux de développement économique n'ont jamais dit aux agences de développement régional comment nous pouvions aider les entreprises du Canada atlantique, par exemple, à diversifier leurs ventes, leurs clients ainsi que leurs occasions d'affaires au Québec ou dans le reste du Canada. Pour ce qui est des agences de développement régional, au Québec, il s'agit de Développement économique Canada pour les régions du Québec. Chez nous, il s'agit de l'Agence de promotion économique du Canada atlantique, ou APECA. Il y a des bureaux dans toutes les régions du pays.
Vous êtes sûrement mieux informée que moi sur le sujet, mais je veux vous dire qu'il y aura au début de mai, à Montréal, un genre de salon professionnel de quelques jours qui regroupera des entreprises du secteur agroalimentaire venant de partout au Canada.
L'APECA, avec la participation des quatre provinces atlantiques, est en train de former une délégation de gens d'affaires de l'Atlantique, qu'elle emmènera à Montréal pour les informer et, avec l'aide des gouvernements du Québec et du Canada, leur parler des occasions d'affaires partout au Canada. C'est exactement ce que l'on fait à l'étranger.
J'ai écrit à mes collègues ministres responsables des agences de développement régional pour leur parler de cela. Le a, quant à lui, demandé aux premiers ministres des provinces de désigner un représentant principal au sein des ministères provinciaux afin qu'il se joigne aux agences de développement économique du Canada. La bonne nouvelle, c'est que déjà beaucoup de travail a été fait.
Si cela vous intéresse, nous pourrons nous organiser pour qu'une personne responsable fournisse de meilleurs exemples que seulement ceux que j'ai donnés. C'est vraiment encourageant et intéressant. Les provinces ont bien réagi. Elles étaient enthousiastes.
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Vous avez absolument raison, ça demeure un problème.
J'ai participé à des conversations où le premier ministre de la Colombie‑Britannique disait vouloir acheter de l'acier ou de l'aluminium du Canada pour des projets majeurs. Toutefois, il constatait que le coût lié au transport de ces produits de l'Ontario ou du Québec vers l'Ouest était souvent plus élevé que le coût associé à l'importation d'un autre pays.
C'est pourquoi M. Carney, ma collègue Mélanie Joly et, je pense, François‑Philippe Champagne ont annoncé des programmes pour essayer, précisément, de reconnaître que le coût du transport, dans la mesure où il est raisonnable, ne doit pas empêcher une province ou une grande société d'acheter un produit ou un bien canadien.
La géographie et le coût du transport sont des aspects importants à considérer. Je ne suis pas expert dans le domaine des chemins de fer, mais je peux comprendre que le coût lié au transport de l'acier par train vers Prince George, en Colombie‑Britannique, puisse être très élevé.
Il faut y travailler. Il faut être responsable. Je n'aurais aucune difficulté à accepter le fait que le gouvernement du Canada aide ces entreprises à faire des échanges commerciaux. Je pense que nous le faisons.
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Merci, madame la présidente.
Bonjour, monsieur le ministre. C'est un plaisir de vous recevoir aujourd'hui.
Je vais vous demander de mettre votre autre chapeau. Ma circonscription est située près de la frontière américaine, en Beauce. Comme vous le savez, on y fait beaucoup d'affaires, dans plusieurs secteurs d'activité. Nous sommes notamment des leaders dans l'industrie de l'acier en Amérique du Nord.
Vous semblez avoir beaucoup de plaisir aujourd'hui, mais les entreprises n'ont vraiment pas de plaisir présentement. On disait qu'elles allaient se heurter à un mur, mais elles sont rendues là.
Ma question est bien simple. Il y a beaucoup de dossiers à traiter, depuis un an, et le dossier prioritaire n'est pas encore réglé.
Vous êtes responsable des négociations avec les Américains. Où en êtes-vous à ce sujet?
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Monsieur Naqvi, c'est une excellente question.
Vous avez suffisamment travaillé avec le pour savoir qu'il se concentre sur les résultats. Ce principe est relayé dans ses conversations avec les premiers ministres des provinces, tels que le premier ministre du Manitoba, qu'il a rencontré cette semaine. Il demande constamment à ses homologues de continuer à intensifier leurs efforts. L'accélération des grands projets au moyen du principe « un projet, un examen » par exemple aura pour effet indirect d'améliorer le commerce intérieur.
L'exemple le plus récent remonte à la rencontre des premiers ministres des provinces à la fin du mois de janvier. J'y accompagnais le premier ministre. Au souper, puis à la réunion le lendemain, le premier ministre a insisté sur l'établissement d'échéanciers précis, par exemple, pour la reconnaissance mutuelle qui permettra la mobilité de la main-d'oeuvre qualifiée en mesure de répondre aux urgences dans le secteur du logement, de la construction et des grands projets. Ces questions sont une priorité pour lui.
Madame la présidente, Mme Ritchot pourrait probablement donner de meilleurs exemples sur cette question en particulier.
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Merci, madame la présidente.
Oui. Nous avons soutenu le dans l'organisation des nombreuses réunions des premiers ministres depuis novembre 2024. Le commerce intérieur est une priorité pour tous les premiers ministres.
À la dernière réunion, dont parlait le ministre LeBlanc, plusieurs engagements majeurs assortis d'une échéance fixe ont été pris. Tous les premiers ministres se sont en effet prononcés en faveur de ces engagements.
Ce dont je peux faire part est l'accent mis par les premiers ministres sur l'élargissement des accords de reconnaissance mutuelle d'ici la fin de 2026. Le ministre LeBlanc a fait allusion à ces accords, dont certains ont été conclus pour élargir les services.
Les premiers ministres se sont entendus également pour promouvoir une plus grande harmonisation des mécanismes d'approbation des matériaux de construction et des maisons préfabriquées d'ici la fin de l'année. C'est un autre domaine où beaucoup de progrès sont réalisés.
À propos de la mobilité de la main-d'œuvre, je crois que le ministre a mentionné la solution numérique de reconnaissance des titres de compétence des gens de métier, qui sera déployée d'ici le printemps 2027. Il a également parlé des efforts accélérés pour mettre à l'avant-plan les exigences relatives à la santé et à la sécurité au travail dans le secteur de la construction d'ici l'automne 2026.
Tous se sont fixé des échéanciers ambitieux.
:
Madame la présidente, je répondrais à M. Naqvi qu'il a tout à fait raison.
Pensez‑y. Environ 11 provinces ou territoires sur 13 se sont entendus pour autoriser la vente directe d'alcool au consommateur avant la fin du mois prochain, dans quelques semaines. Ils ont convenu dans l'enthousiasme et la bonne humeur, devant tout le monde, que c'était impératif. C'est un contraste avec les relations difficiles et les monopoles provinciaux qui ont perduré pendant des décennies.
C'est un exemple. Nous parlons de la partie la plus ardue, qui est également la plus visible. Certains députés ont déposé des projets de loi d'initiative parlementaire sur cette question, qui sont très intéressants. Il y a eu la campagne pour libéraliser la livraison d'alcool. Nous avons pris note de la conférence de presse de sur le sujet. Le gouvernement est d'accord, tout comme les provinces, qui l'ont démontré en prenant des mesures concrètes.
Je suis convaincu que les circonstances actuelles nous inciteront tous à progresser et à mettre en place une économie fondée sur un véritable libre-échange au pays. Je suis très optimiste.
:
Madame la présidente, par votre entremise, je remercie M. Zuberi de son excellente question.
À l'heure actuelle, que ce soit pour les grands projets ou le logement — nous sommes tous au courant des graves problèmes touchant l'accès au logement, dont l'abordabilité —, la mobilité de la main-d'œuvre des secteurs réglementés au pays sera essentielle. Les provinces, comme l'a mentionné Mme Ritchot, se sont engagées à... Certaines provinces ont pris des initiatives importantes d'envergure — j'ai mentionné l'Alberta tout à l'heure — sur le plan de la reconnaissance mutuelle des titres de compétence, par exemple, dans les métiers spécialisés.
Pour bâtir l'extension du Port de Montréal à Contrecœur, réaliser des projets de gaz naturel liquéfié sur la côte Ouest — il y en a plus d'un — ou construire des logements résidentiels de toutes les tailles dans tous les types de localités partout au pays, l'accès à de la main-d'œuvre qualifiée est un défi crucial à relever. De nombreux gens de métier en Atlantique Canada gagnent leur vie dans l'Ouest canadien et ailleurs au pays. Plus la reconnaissance des titres de compétence répondant à des normes élevées sera simple, rapide...
Nous avons discuté avec les ministres des provinces de choses comme l'harmonisation de normes élevées de sécurité en milieu de travail entre autres sur la prévention des chutes pour les personnes qui travaillent sur des échafaudages ou qui utilisent des équipements lourds en hauteur. Les règlements varient selon les provinces. Certains sont plus efficaces que d'autres.
Les provinces admettent qu'elles pourraient établir des normes et des fonctions communes au lieu de forcer quelqu'un à suivre un énième cours sur un aspect en particulier de la sécurité en milieu de travail. Voilà un exemple d'initiative que le gouvernement du Canada serait très heureux d'aider les provinces à mettre en place.