Bienvenue à la 42e réunion du Comité permanent du commerce international.
Conformément à l'article 108(2) du Règlement et à la motion adoptée par le Comité le jeudi 18 septembre 2025, le Comité reprend son étude sur le Canada et le prochain examen de l'ACEUM.
Avant de donner la parole aux témoins, il y a deux motions. L'une est présentée par M. Chambers, et l'autre par Mme Acan. Je crois que les membres du Comité en ont discuté.
En particulier, en ce qui concerne la motion de M. Chambers — vous en avez tous pris connaissance —, y a‑t‑il des amendements proposés ou quoi que ce soit d'autre?
Monsieur Naqvi, vous avez la parole.
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Oui, l'amendement vise simplement à ce que le libellé de la motion soit conforme à celui que l'on utilise habituellement.
(La motion modifiée est adoptée.)
La présidente: Y a‑t‑il des commentaires sur la motion de Mme Acan?
Je sais que vous n'avez pas eu toute la semaine pour les examiner. On les a tous reçus.
Compte tenu des préoccupations de Mme Lapointe, je vais attendre jusqu'à midi. À midi, lorsque l'on aura terminé avec ce groupe de témoins, qui attendent déjà depuis longtemps, je demanderai si tout le monde est d'accord, et on l'adoptera à ce moment‑là.
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On veille à ce que tout le monde soit satisfait.
On accueille aujourd'hui des amis qui ont déjà comparu devant nous: M. Kingston, président et directeur général de l'Association canadienne des constructeurs de véhicules, et Cathy Jo Noble, vice-présidente de l'Association nationale des engraisseurs de bovins.
Bienvenue à vous deux. Je m'excuse du retard, mais c'est comme ça en cette période de l'année.
Vous connaissez les règles pour l'interprétation, alors je vais passer directement à M. Kingston.
Je vous invite à prendre la parole pour un maximum de cinq minutes, s'il vous plaît.
Madame la présidente, mesdames et messieurs les membres du Comité, je vous remercie de m'avoir invité à comparaître aujourd'hui dans le cadre de votre étude sur l'examen de l'ACEUM.
L'Association canadienne des constructeurs de véhicules, ou ACCV, est l'association qui représente les principaux constructeurs canadiens de véhicules automobiles légers et lourds. Nous comptons parmi nos membres Ford, General Motors et Stellantis.
Les membres de l'ACCV exercent leurs activités au Canada depuis plus de 100 ans. En fait, l'association vient de célébrer son 100 e anniversaire en 2026. Ils assurent la majeure partie de la production automobile au pays, ayant construit plus de 100 millions de véhicules depuis 1945. Aujourd'hui, ils sont les principaux employeurs, investisseurs et innovateurs dans le secteur de la construction automobile.
Avec plus de 90 % de la production canadienne destinée aux États-Unis, l'accès au marché américain et l'intégration nord-américaine sont les fondements de l'industrie automobile. La diversification n'est pas une option pour notre secteur, car les marchés d'Europe et d'Asie sont mieux servis par les usines d'assemblage de ces régions. Le marché canadien est trop petit pour justifier à lui seul la construction à grande échelle.
En termes simples, il n'y aurait pas d'industrie automobile canadienne sans les États-Unis. L'avenir du secteur et des centaines de milliers d'emplois qu'il soutient nécessite le maintien de nos relations commerciales.
Les droits de douane imposés par les États-Unis en vertu de l'article 232 sur l'industrie automobile et les mesures de rétorsion du Canada nuisent énormément à la chaîne d'approvisionnement automobile intégrée de l'Amérique du Nord. La facture totale des droits de douane devrait atteindre 188 milliards de dollars américains pour les constructeurs d'automobiles d'ici la fin de l'année prochaine. Dans l'état actuel des choses, il est plus rentable de construire un véhicule au Japon ou en Allemagne et de l'exporter aux États-Unis que de le construire en Amérique du Nord pour le marché américain.
Compte tenu de l'intégration avec les États-Unis, la situation à laquelle le Canada est confronté est particulièrement grave. Les droits de douane sur les véhicules canadiens ont atteint 5 milliards de dollars en 2025. Cela sape la compétitivité de notre production nationale et nuit de plus en plus au climat d'investissement.
Alors que l'on se prépare à l'examen de l'ACEUM, nous recommandons les mesures suivantes, qui, selon nous, permettront au Canada de réussir.
Premièrement, il faut éliminer le partenariat stratégique entre le Canada et la Chine. Cet accord négocié avec la Chine permet l'importation de 49 000 véhicules électriques au Canada. Cela représente 30 % du nombre de véhicules électriques vendus l'an dernier. Ce n'est pas rien. Cela nuit à notre secteur en ce moment. Cela met en péril la chaîne d'approvisionnement automobile nord-américaine. La Chine n'adhère pas aux principes de commerce et d'investissement fondés sur des règles qui ont été essentiels au succès de l'industrie automobile et de l'économie canadienne en général.
Il est important de noter que cet accord ne prévoit aucune mesure de protection visant à garantir des conditions équitables pour les constructeurs qui ont investi au Canada ou pour protéger les Canadiens contre les cyberrisques. Outre l’instauration d'une surtaxe sur les véhicules électriques chinois, nous avons exhorté le gouvernement fédéral à mettre en œuvre l'interdiction proposée de certains logiciels de véhicules connectés chinois, à l’instar des États-Unis. Cela protégera les conducteurs canadiens contre des acteurs étrangers qui manipuleraient ces technologies pour accéder à des renseignements sensibles ou personnels. Cela nous mettra aussi en bonne position pour les discussions avec les Américains.
Deuxièmement, il faut réduire la complexité de la réglementation. Face aux perturbations commerciales et aux droits de douane américains, il faut faire tout ce qui est possible dès maintenant pour améliorer les conditions d'investissement dans le secteur automobile en se concentrant sur ce que l'on peut contrôler. Cela signifie qu'il faut supprimer ou réduire le fardeau réglementaire des entreprises en réduisant le coût d'investissement dans les usines, la machinerie et la recherche et le développement ici au Canada.
J'ai quelques exemples à vous donner.
L'obligation fédérale de vente de véhicules électriques demeure en place à ce jour, quatre mois après l'annonce de son abrogation. Nous avons recommandé qu'elle soit abrogée immédiatement, car elle impose des coûts aux fabricants.
Bien qu'il soit urgent de supprimer l'obligation relative aux véhicules électriques, l'inverse est vrai pour l'élaboration de la réglementation canadienne en matière de GES, également connue sous le nom de réglementation sur les gaz d'échappement. À l'heure actuelle, le gouvernement fédéral se dépêche d'élaborer une réglementation propre au Canada. Or, nous sommes totalement intégrés aux États-Unis. Adopter une approche propre au Canada peut s'avérer extrêmement risqué pour le secteur automobile. Nous demandons au gouvernement de prendre le temps de bien faire les choses.
Je vais terminer sur une note optimiste. Je crois qu'un accord est possible. Il faut s'asseoir à la table de négociations. Les Américains s’intéressent principalement aux déficits. S'ils privilégient cet angle, le Canada est le seul pays au monde qui est bien placé dans cette discussion. Les Américains ont enregistré un excédent commercial moyen de 2,7 milliards de dollars américains dans le secteur de l'automobile avec le Canada depuis l'entrée en vigueur de l'ACEUM. Nous sommes le seul pays au monde avec lequel les Américains ont un excédent.
Une entente est possible. Le Canada ne fait pas partie du problème. En réalité, il fait partie de la solution pour les Américains. Il faut négocier. On peut conclure un accord, mais cela doit se faire immédiatement.
Merci.
Je vous remercie d'avoir invité l'Association nationale des engraisseurs de bovins à comparaître devant votre comité aujourd'hui. Je vous remercie également du nombre de témoins du secteur agricole que vous avez déjà convoqués, car l'ACEUM est une priorité pour ce secteur.
L'ANEB est le porte-parole des engraisseurs de bovins — des éleveurs qui accueillent des veaux dans leurs parcs d'engraissement et modifient leur régime alimentaire, passant de l'herbe à un fourrage à haute teneur énergétique pour favoriser la prise de poids et créer les produits de bœuf persillé de grande qualité que le Canada et le monde entier aiment. La taille des parcs d'engraissement peut varier, mais il s'agit encore d'exploitations familiales qui regroupent souvent plusieurs membres d'une famille sur plusieurs générations. Ils font partie intégrante du tissu social du Canada rural et le pilier du secteur canadien du bœuf.
Notre secteur dépend des exportations. Chaque année, le Canada exporte environ 50 % de son bétail sur pied et de son bœuf. De ce nombre, 75 % sont destinés aux États-Unis et 5 % au Mexique. Les secteurs bovins du Canada et des États-Unis sont des marchés profondément intégrés, les animaux vivants franchissant la frontière souvent plus d'une fois — par exemple, un animal né aux États-Unis peut être élevé dans un parc d’engraissement canadien avant d’être renvoyé aux États-Unis pour y être transformé. Cette intégration concerne aussi les importations et les médicaments vétérinaires. L'intégration du marché a été grandement facilitée par l'ACEUM et les accords commerciaux qui l'ont précédé.
Nous soutenons la diversification des marchés pour le bœuf, mais nos membres exploitent des animaux vivants dont la distance de transport est limitée, ce qui accentue l'intégration du marché canado-américain. Malgré nos frustrations à l'égard de la relation actuelle avec les États-Unis, ceux-ci demeurent notre principal partenaire commercial, et une frontière fonctionnant de manière optimale et sans entrave est absolument nécessaire au succès du secteur bovin canadien.
Nous saluons le travail accompli par le gouvernement pour le renouvellement de l'ACEUM, et le secteur a lui aussi fait ses devoirs. Nous avons été en étroite communication avec notre propre gouvernement, et la semaine dernière, l'ANEB a signé une lettre, aux côtés de 160 autres associations du Mexique, des États-Unis et du Canada, adressée au et à ses homologues américains et mexicains, pour demander le renouvellement de l'ACEUM. De plus, la semaine dernière, j'ai passé la semaine à Washington avec l'Alliance canadienne du commerce agroalimentaire pour rencontrer des décideurs américains, transmettre notre message et recueillir leur point de vue. Nous avons insisté sur les avantages économiques de l'ACEUM pour le secteur agricole des deux pays, mais aussi sur les avantages pour les consommateurs et l'abordabilité des denrées alimentaires, ainsi que sur la sécurité et la disponibilité alimentaires tout au long de l'année pour nos pays.
Je terminerai mes observations en soulignant qu'il est difficile de parvenir à un renouvellement positif de l'ACEUM lorsque des accords parallèles sont conclus avec d'autres régions. En particulier, l’accord avec le Mercosur enverra un mauvais signal aux États-Unis au sujet de l'ACEUM, car lorsque les prix baissent au Canada, cela a des répercussions sur l'ensemble du marché nord-américain.
Merci.
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D'abord et avant tout, nous devons nous asseoir à la table. Les États-Unis souhaitent, bien sûr, négocier de façon bilatérale, et notre contrôle à cet égard est limité, mais plus tôt nous ouvrirons ces discussions bilatérales, mieux nous serons placés.
Deuxièmement, nous devons nous assurer que, dans le cadre de ces discussions, la suppression de l'article 232 est au premier plan. Tout accord qui n'entraînera pas d'allégement tarifaire pour les secteurs clés ne sera pas très utile. Il offre une certaine certitude pour les investissements, mais si les coûts tarifaires ne sont pas supprimés, nous nous retrouverons dans une situation très difficile.
Troisièmement, et je sais que le en a parlé la semaine dernière, veillez à ce que cet accord soit renouvelé pour une plus longue période. Nous ne pouvons pas nous retrouver dans une situation où nous vivrons cela chaque année pendant les 10 prochaines années. Ce serait très dommageable pour le climat d'investissement. Un renouvellement à long terme — 16 ans, si nous pouvons le négocier — serait très bien accueilli.
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Je me fais l'écho de ce que M. Kingston a dit. Pour ce qui est de la durée de vie du bétail, il faut une certaine prévisibilité quant au marché final et à ce à quoi il ressemble. Il sera important de ne pas se contenter d'un renouvellement annuel.
Jusqu'à présent, les aliments, en particulier le bœuf, n'ont pas été touchés par les tarifs qui sont en place — je pense que cela a duré deux jours — et cela a été bénéfique non seulement pour nous, mais aussi pour les consommateurs, parce que ce marché intégré offre également le produit le moins cher aux consommateurs.
Notre message est assez simple. Nous aimerions que l'ACEUM soit renouvelé dans les meilleurs délais et dans son état actuel. Il y aura toujours des défis réglementaires que nous pourrons relever, à mesure que nous avancerons, pour mieux harmoniser la réglementation à la frontière et ainsi de suite. En fait, pour nous, il s'agit de renouveler l'ACEUM dans sa forme actuelle.
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Merci, madame la présidente.
Je salue tous mes collègues. Je suis désolé de devoir me joindre à eux de façon virtuelle aujourd'hui, en raison d'obligations familiales.
Je remercie les deux témoins de leur présence. Encore une fois, ce sont des témoignages très intéressants et riches en contenu.
Mes premières questions seront pour vous, monsieur Kingston. C'est un plaisir de vous revoir. Nous avons pu échanger, il y a quelques semaines, au Comité permanent de l'industrie et de la technologie.
Dans votre allocution, vous avez dit que le Canada achetait plus de véhicules américains que les États‑Unis achetaient de véhicules faits au Canada. Est-ce bien ça?
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Bien sûr. Lorsque nous parlons à nos homologues américains, nous comprenons qu'ils surveillent ce que nous faisons sur les marchés, que ce soit avec la Chine ou le Mercosur.
Le Mercosur n'a pas les mêmes normes en matière de main‑d'œuvre, de soins aux animaux et de réglementation phytosanitaire. Quand on n'a pas les mêmes normes, on peut produire du bœuf à moindre coût. Vous allez importer du bœuf de mauvaise qualité et à faible coût, ce qui supplante le marché canadien. Cependant, comme nous sommes si intégrés, cette production supplante également le marché américain. Si vous faites baisser les prix du bœuf et du bétail au Canada, nous allons le vendre moins cher sur le marché américain, et ils n'obtiennent pas les mêmes avantages non plus.
De plus, en ce qui concerne les maladies, le Mexique, les États-Unis et le Canada sont très intégrés. Nous le constatons maintenant avec les défis actuels liés au ver en vis. Lorsque vous importez un produit d'un pays qui n'a pas les mêmes normes en matière de maladie ou de déclaration, les États-Unis le surveilleront. C'est une tache noire qui n'aidera pas les négociations de l'ACEUM.
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C'est le point numéro un. L'accès au marché américain est la principale raison de notre compétitivité.
Nous disposons toutefois d'avantages dans d'autres domaines. On souligne souvent que la main-d'œuvre canadienne est très instruite, hautement qualifiée et très ponctuelle. Il y a de nombreux avantages à disposer d'un site de fabrication au Canada. Comparez cela au Mexique. Ce pays bénéficie d'un avantage en matière de coût de la main-d'œuvre, mais la qualité de la main-d'œuvre n'est pas la même qu'ici, au Canada.
L'autre domaine où nous disposons d'un avantage — que nous n'avons pas encore exploité, mais qui, selon moi, présente un potentiel si l'adoption des véhicules électriques finit par s'accélérer — est que nous disposons justement de tous les minéraux essentiels nécessaires à la fabrication des batteries. À l'heure actuelle, le monde dépend entièrement de la Chine. Cela ne peut pas continuer. Les entreprises et les pays tentent de réduire leur dépendance envers la Chine, et c'est au Canada que cette activité devrait en grande partie se dérouler.
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Merci, madame la présidente.
Monsieur Kingston, vous avez rappelé que plusieurs composantes en aluminium se retrouvent aujourd'hui dans les véhicules électriques. À cause des droits de douane, on voit présentement les exportations d'aluminium du Québec se diriger vers l'Europe plutôt que vers les États‑Unis. Si je ne me trompe pas, la plupart des importations d'aluminium des États‑Unis viennent présentement du Moyen‑Orient, et plusieurs barges seraient retenues dans le détroit d'Ormuz, ce qui pourrait finir par entraîner une pénurie d'aluminium aux États‑Unis.
En avez-vous eu des échos?
Est-ce que la question de la fabrication de pièces en aluminium pour les composantes d'automobiles a présentement un impact sur les États‑Unis?
Est-ce qu'il pourrait y avoir un risque de pénurie d'ici quelques mois, si le conflit en Iran ne se règle pas et que le détroit d'Ormuz reste fermé, ou n'est-ce pas un enjeu pour vous, présentement?
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Merci beaucoup, madame la présidente.
Monsieur Kingston, merci d'être avec nous aujourd'hui.
L'Alliance for Automotive Innovation, ou AAI, est la principale association commerciale qui représente les constructeurs de véhicules aux États-Unis, y compris Ford, General Motors et Stellantis, et ces trois entreprises sont également vos clients.
Dans quelle mesure votre organisme coordonne‑t‑il ses activités avec l'AAI en vue de l'examen de l'ACEUM, et où les intérêts des industries canadiennes et américaines convergent-ils?
Nous accueillons aujourd'hui trois témoins dans le cadre de notre étude sur les relations commerciales entre le Canada et le Japon.
Du Conseil canadien des affaires, nous accueillons Trevor Kennedy, vice-président, Asie-Pacifique, par vidéoconférence.
Nous sommes heureux que vous puissiez comparaître devant le Comité cette fois‑ci, monsieur Kennedy.
De la Canadian Canola Growers Association, nous accueillons Rick White, président-directeur général.
De l'Association canadienne de l'industrie manufacturière du Pacifique, nous accueillons Brendan Sweeney, président-directeur général, également par vidéoconférence.
Je dois rappeler aux témoins que les membres du Comité peuvent poser des questions en français ou en anglais. Si vous avez besoin de l'interprétation, veuillez prendre un moment pour vous familiariser avec l'oreillette et sélectionner le canal d'écoute afin de tirer pleinement parti du temps qui vous est alloué.
J'ai proposé au Comité que nous poursuivions jusqu'à 13 h 15, étant donné que nous avons été interrompus par les votes. Si tout le monde est d'accord, nous allons poursuivre.
Monsieur Kennedy, je vous cède la parole pour un maximum de cinq minutes. Allez‑y, je vous prie.
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Cela ne pose pas de problèmes. Merci.
Même si j'aurais été honoré de m'adresser au Comité en personne aujourd'hui, il me semble tout aussi approprié de participer à sa réunion depuis le premier bureau régional du Conseil canadien des affaires pour la région de l'Asie-Pacifique, qui est situé à Tokyo. Le Canada et le Japon entretiennent des relations économiques fructueuses de longue date, qui sont caractérisées par d'importants volumes d'échanges commerciaux bilatéraux, et le Japon figure parmi les principaux investisseurs au Canada. Bien que ces relations économiques soient solides depuis des dizaines d'années, le Canada et le Japon sont devenus des partenaires stratégiques au cours de ces dernières années, et cette évolution a entraîné l'émergence de plusieurs nouveaux débouchés pour le milieu des affaires.
Le Japon est un marché de premier plan pour le bois et le bois d'œuvre, le canola, les engrais, les minéraux, le porc, les fruits de mer et d'autres produits canadiens. Ces produits restent très rentables pour les exportateurs canadiens, mais de nouvelles possibilités de croissance se profilent également. Après des décennies de demande énergétique stable, le gouvernement japonais a revu à la hausse ses prévisions en matière de demande dans le cadre de son plan énergétique stratégique de 2025, en raison des besoins croissants du Japon liés aux centres de données et à la réindustrialisation.
Le Japon privilégie la diversité et la stabilité chez ses fournisseurs, et le Canada est bien placé pour en tirer parti. Le Canada a déjà démontré qu'il pouvait être un exportateur majeur de gaz de pétrole liquéfié, ou GPL. AltaGas assure désormais 25 % des importations totales de GPL au Japon. À la suite de l'achèvement du projet de LNG Canada l'année dernière, le Canada a commencé à exporter du gaz vers le Japon, l'un des plus grands acheteurs de gaz du monde entier, et le Japon est aussi en train de réintégrer rapidement l'énergie nucléaire dans sa production électrique. La reprise des activités dans ce secteur pourrait offrir au Canada des débouchés en matière d'exportations d'uranium, d'ingénierie et d'adoption de nouvelles technologies.
Les fournisseurs de services jouent également un rôle important dans cette relation. L'année dernière, on a enregistré plus de 688 000 arrivées au Japon en provenance du Canada, c'est‑à‑dire un flux important de voyageurs rendu possible par le nombre croissant de liaisons aériennes proposées par Air Canada et WestJet. Parmi les autres grands fournisseurs de services très présents sur ce marché, on retrouve Manulife et OpenText, et de nombreuses grandes banques canadiennes sont déjà implantées à Tokyo ou y développent leurs activités.
Bien que votre réunion soit axée sur le commerce, il est important de reconnaître le rôle considérable que jouent les investissements dans ces relations. Le Japon est l'un des principaux investisseurs au Canada, et il contribue depuis longtemps à la création d'emplois bien rémunérés dans les secteurs de l'industrie manufacturière, de l'énergie, de l'exploitation minière et des technologies. Cette tendance devrait se poursuivre, étant donné que les entreprises japonaises accordent la priorité aux investissements à l'étranger et au renforcement des chaînes d'approvisionnement régionales.
Parallèlement, le Japon est devenu une destination plus attrayante et plus lucrative pour les investisseurs institutionnels canadiens. On constate une nette intensification des activités sur le terrain de la part des fonds de pension et d'autres investisseurs.
La sécurité économique constitue manifestement la priorité du gouvernement japonais et du milieu des affaires. Ces dernières années, le Japon s'est retrouvé exposé aux perturbations des chaînes d'approvisionnement causées par des catastrophes naturelles, des pandémies et des aléas géopolitiques. Le Japon considère le Canada comme une solution potentielle à bon nombre de ses problèmes. Cependant, bien que le Japon ait manifesté un intérêt à l'égard du Canada, les risques et les incertitudes qui s'y rattachent ont contraint à plusieurs reprises le Japon à se tourner vers d'autres perspectives à l'échelle mondiale.
Par exemple, à la suite de l'invasion illégale de l'Ukraine par la Russie en 2022, le Japon a demandé au Canada de l'aider à réduire sa dépendance vis‑à‑vis du pétrole et du gaz russes. Il est vrai que, depuis ce temps, le Canada a achevé l'expansion de l'oléoduc Trans Mountain et le projet de LNG Canada, mais ces projets étaient déjà en cours de construction, et aucune mesure constructive n'a été prise à l'époque pour accélérer ces travaux qui auraient permis d'accroître les exportations du Canada.
Si l'on se tourne vers le présent, on constate que les perturbations causées par le conflit au Moyen-Orient pourraient représenter un défi encore plus grand pour le Japon. Le Japon est déterminé à résoudre ce problème, et il a jusqu'à maintenant concentré ses efforts sur un renforcement de sa collaboration avec les États-Unis, le Brésil et le Mexique, entre autres. Le Canada devrait également faire partie de la solution au problème du Japon. De même, le Japon espère mettre en place une chaîne d'approvisionnement sécurisée pour les minéraux critiques, et le Canada sera un partenaire idéal à cet égard si nous parvenons à avancer au rythme requis.
Le Japon s'efforce de diversifier ses partenariats en matière de défense et de réduire sa dépendance à l'égard d'une poignée de fournisseurs d'équipements. Il accroît également ses dépenses de défense et ouvre ce secteur aux exportations et aux partenariats. Le Japon pourrait être un partenaire pour le Canada dans le cadre de ses efforts visant à renforcer son infrastructure industrielle de défense, et le Canada dispose de solutions qu'il pourrait proposer pour améliorer la sécurité du Japon, notamment en matière de cybersécurité.
Il peut sembler inhabituel d'évoquer l'ACEUM au cours d'une séance consacrée aux échanges commerciaux avec le Japon. Cependant, si des entreprises japonaises sont implantées au Canada, c'est en partie en raison de la proximité et de l'interconnexion du Canada avec l'économie nord-américaine. Comme l'ambassadeur du Japon, M. Yamanouchi, l'a récemment expliqué aux Canadiens, l'incertitude quant à l'avenir de notre accord de libre-échange est une source de préoccupation croissante pour les entreprises japonaises. Il est essentiel que le Canada consolide ce cadre et qu'il continue de garantir à notre pays un accès concurrentiel aux marchés des États-Unis et du Mexique.
Même s'il y a encore des progrès à réaliser, il est clair que nos relations avec le Japon n'ont jamais été aussi solides, et cela vaut également pour le milieu des affaires. Après des décennies de collaboration, le Conseil canadien des affaires et le Keidanren, la principale association commerciale japonaise, ont conclu un partenariat stratégique à la fin de l'année dernière. Nous avons hâte de renforcer ce partenariat à la fin du mois, pendant la prochaine mission commerciale d'Équipe Canada.
Je vous remercie de m'avoir donné l'occasion de m'entretenir avec vous. C'est avec plaisir que je répondrai à vos questions.
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Je vous remercie infiniment de m'avoir invité à comparaître devant votre comité.
Je m'appelle Rick White, et je suis président-directeur général de la Canadian Canola Growers Association, ou association canadienne des producteurs de canola, dont le siège se trouve à Winnipeg. La CCGA est une association nationale qui regroupe les 40 000 producteurs de canola du Canada et les représente au sujet d'enjeux, de politiques et de programmes qui ont une incidence sur la réussite de leurs exploitations agricoles.
Développé au Canada, le canola est un pilier de l'agriculture canadienne, et il témoigne de notre engagement en faveur de la science et de l'innovation. Le canola apporte une contribution économique importante aux exploitations agricoles familiales et à nos collectivités rurales. En 2025, le canola, qui a engendré 12,1 milliards de dollars, soit 24 % du total des recettes agricoles, est demeuré la première source de revenus pour les agriculteurs.
Les exportations canadiennes de canola ont atteint une valeur de 12,6 milliards de dollars en 2025, et plus de 80 % de la récolte ont été exportés sous forme de semences, d'huile et de tourteau. Chaque année, le secteur du canola contribue à l'économie canadienne à hauteur de 43,7 milliards de dollars par l'intermédiaire d'activités économiques directes, indirectes et induites, et il assure 200 000 emplois au Canada.
Le Japon figure régulièrement parmi les cinq premiers importateurs de graines de canola et représente un marché évalué à 1,3 milliard de dollars en 2025, soit une hausse par rapport aux 720 millions de dollars enregistrés en 2024. Bien que le Japon soit principalement un marché de graines, de petits volumes d'huile de canola sont également exportés vers le Japon. Les produits canadiens du canola sont exportés vers le Japon en franchise de droits de douane dans le cadre de l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste, ou PTPGP, et ils représentaient 10 % de la valeur des exportations de canola en 2025.
J'ai eu le privilège de constater de mes propres yeux l'immense valeur du partenariat avec l'industrie japonaise de transformation du canola, qui a été établi depuis 50 ans par les agriculteurs canadiens, les exportateurs de semences et nos gouvernements respectifs. Depuis 1976, le Canada et le Japon se réunissent deux fois par an dans le cadre de ce que nous appelons les consultations et préconsultations Canada-Japon sur le canola, afin d'échanger des renseignements sur la culture du canola, l'offre et la demande, la qualité du canola, la durabilité, le transport et d'autres sujets. Les sujets de préoccupation peuvent être soulevés et discutés par les deux parties, ce qui permet de trouver des solutions plutôt que de créer des tensions. Cette dynamique de communication ouverte est particulière et unique parmi les partenaires commerciaux producteurs de canola, ce qui fait de notre relation bilatérale la plus ancienne et la plus durable dans ce domaine.
Pour souligner à quel point le marché japonais est important pour nos agriculteurs, je précise que j'occupe également le poste de coprésident canadien du Conseil des chambres de commerce du Japon et du Canada, ou CCCJC. Il s'agit là d'un forum des affaires qui renforce les liens commerciaux et économiques entre le Canada et le Japon. À ce titre, je contribue à faire avancer les discussions sur le commerce, sur les chaînes d'approvisionnement et sur la sécurité alimentaire, tout en représentant les intérêts de l'agriculture canadienne.
La capacité de nos agriculteurs à continuer d'augmenter leurs rendements tout au long de cette longue histoire a permis d'élargir nos débouchés pour cette culture tout en continuant à répondre aux besoins du Japon. Dans le contexte actuel du marché, où les relations commerciales et les accords de libre-échange peuvent être rapidement remis en cause, il m'apparaît très clairement que les agriculteurs canadiens reconnaissent la valeur de la relation qui a été établie avec le Japon et l'importance de pouvoir compter sur des partenaires commerciaux constants et fiables.
Le marché japonais est un débouché relativement stable et constant pour le canola canadien, et les agriculteurs ne le tiennent pas pour acquis. Le canola canadien a connu des perturbations commerciales sans précédent au cours des deux dernières années. L'importance que revêtent un accord commercial solide dans le cadre du PTPGP et un dialogue annuel avec le Japon a contribué à forger les relations commerciales solides que nous entretenons aujourd'hui avec ce pays.
Je tiens à remercier votre comité d'avoir pris le temps de se renseigner sur cette importante relation commerciale et d'en débattre. Nous espérons que l'avenir des échanges commerciaux de canola entre le Japon et le Canada sera prospère.
Je vous remercie de votre attention.
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Bonjour. Je vous remercie de m'avoir invité à intervenir dans le cadre de cette importante réunion consacrée aux échanges commerciaux entre le Canada et le Japon.
Je m'appelle Brendan Sweeney, et je suis président-directeur général de l'Association canadienne de l'industrie manufacturière du Pacifique, ou ACIMP. Les membres de l'ACIMP comprennent Honda et Toyota, deux entreprises japonaises qui assemblent des véhicules au Canada depuis quatre décennies.
Au cours de ces quatre décennies, Honda et Toyota ont réalisé d'importants investissements au Canada et, par conséquent, ces sociétés apportent une contribution considérable à l'économie canadienne et à son secteur manufacturier. En 2025, Honda et Toyota ont assemblé 77 % de l'ensemble des véhicules fabriqués au Canada dans cinq sites de production. Elles employaient 60 % de l'ensemble des salariés actifs des usines d'assemblage de véhicules. Aucune de ces deux entreprises n'a mis à pied des salariés de ses usines d'assemblage depuis plus de quatre décennies.
Les membres de l'ACIMP exercent leurs activités aux côtés d'un réseau canadien regroupant plus de 40 fabricants de pièces d'automobile de premier rang qui appartiennent à des sociétés japonaises. Ces fournisseurs emploient plus de 20 000 personnes au Canada, soit environ 30 % de la main-d'œuvre active du secteur de la fabrication de pièces automobiles au Canada.
Une grande majorité des véhicules fabriqués par les membres de l'ACIMP sont exportés vers les États-Unis. Ce pourcentage varie entre 75 % et 85 %, selon le modèle de véhicule. La quasi-totalité du reste est vendue au Canada. À l'heure actuelle, en dehors des États-Unis, il n'y a aucun marché d'exportation réellement viable pour les véhicules fabriqués dans les usines d'assemblage canadiennes des membres de l'ACIMP.
En ce qui concerne l'exportation des véhicules fabriqués au Canada par les membres de l'ACIMP, l'élimination des droits imposés en application de l'article 232 de la loi américaine et le renouvellement de l'ACEUM, assorti d'exigences raisonnables liées à la teneur en valeur régionale, constituent la priorité absolue du gouvernement fédéral et doivent le rester. Les véhicules que les membres de l'ACIMP fabriquent au Canada sont principalement composés de pièces et de composants fabriqués au Canada, aux États-Unis et, dans une moindre mesure, au Mexique. Ces véhicules sont conformes à l'ACEUM, ce qui signifie que 75 % de leur contenu est d'origine nord-américaine.
Les véhicules fabriqués par les membres de l'ACIMP au Canada comprennent également certains composants provenant du Japon. Il s'agit principalement de composants électriques et électroniques qui ne sont pas fabriqués en Amérique du Nord. Le PTPGP facilite l'approvisionnement fiable et efficace de ces composants en provenance du Japon. La valeur totale de ces composants provenant du Japon — je précise encore une fois qu'il s'agit de composants qu'il n'est pas facile de se procurer en Amérique du Nord — est nettement inférieure à celle des composants provenant du Canada ou des États-Unis, mais ils n'en restent pas moins importants. Nous ne pouvons pas nous procurer ces pièces en Amérique du Nord pour le moment.
Les accords de libre-échange tels que l'ACEUM et le PTPGP favorisent la compétitivité des membres de l'ACIMP au Canada. Ils ont conduit à une situation où les membres de l'ACIMP assemblent au Canada près de trois fois plus de véhicules qu'ils n'en vendent sur le marché canadien. Il s'agit là d'un rapport production-ventes considérable de trois pour un, qui n'a jamais été égalé à aucun autre moment, même à l'époque de l'apogée du secteur, à la fin des années 1990. Le libre-échange avec le Japon, les États-Unis et le Mexique est essentiel à la compétitivité des membres de l'ACIMP au Canada. Il n'est pas compliqué de maintenir le libre-échange et de bonnes relations avec le Japon. C'est le statu quo.
Si nous voulons améliorer ces relations et maintenir, voire renforcer, la compétitivité de l'industrie automobile au Canada, nous devrions nous employer à le faire, mais aussi à éliminer les droits imposés en application de l'article 232 de la loi américaine, à renouveler l'ACEUM à long terme et à mieux harmoniser la politique environnementale du Canada avec sa stratégie industrielle.
Je vous remercie de votre attention.
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Merci, madame la présidente.
Chers témoins, je vous salue et vous remercie de vos présentations riches en contenu et de votre présence.
Monsieur Sweeney, pendant la première heure de la réunion, nous avons reçu M. Kingston, de l'Association canadienne des constructeurs de véhicules. Si j'ai bien compris, il nous a dit qu'avec les droits de douane du gouvernement Trump, construire un véhicule en Amérique du Nord coûte présentement plus cher que de le construire et de l'assembler en Europe ou en Asie.
Est-ce la même chose au Japon ?
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Merci, madame la présidente.
Je tiens tout d'abord à remercier nos trois invités d'aujourd'hui pour leur engagement en faveur des relations commerciales entre le Canada et le Japon. Cela me donne l'occasion de mettre en avant la magnifique ville de Mississauga, située dans la circonscription que je représente. Sur les 250 plus grandes entreprises japonaises implantées ici au Canada, plus d'une centaine sont situées à Mississauga. Pourquoi? Eh bien, c'est avant tout grâce à la relation de confiance qui s'est établie entre Mississauga et la ville jumelle de Kariya.
En écoutant les témoins, madame la présidente, il a beaucoup été question de la possibilité pour le Canada de compter sur un partenaire de confiance. En s'appuyant sur le PTPGP, le et la première ministre Takaichi ont récemment lancé le Partenariat stratégique global entre le Canada et le Japon, lequel s'inscrit du PTPGP. Quelles sont les principales opportunités du Canada en matière de croissance économique et d'investissements directs étrangers, comme ceux réalisés par le Japon dans le secteur de l'automobile?
Je souhaite à présent m'adresser à M. Kennedy pour qu'il nous éclaire sur ce point.
Je tiens à remercier M. Sweeney pour son travail dans le secteur manufacturier. Nous reconnaissons à quel point les fabricants japonais sont importants, en particulier ici, en Ontario. C'est le gouvernement libéral de l'Ontario qui a attiré Toyota et Honda, et développé ces industries en partenariat avec le Japon, si bien qu'aujourd'hui, au moins 77 % des véhicules fabriqués dans la province de l'Ontario sont en réalité des véhicules japonais. Ces entreprises effectuent un travail formidable. Pourquoi une telle croissance phénoménale a‑t‑elle eu lieu? C'est grâce à l'efficacité de ces usines, et aux travailleurs qui y sont employés.
Nous vous sommes particulièrement reconnaissants de n'avoir jamais procédé à une seule mise à pied au cours de toutes ces décennies d'activité industrielle en Ontario. Nous serons présents à la table des négociations, dans le cadre de l'ACEUM, pour plaider en faveur d'un secteur de l'automobile plus résilient.
Monsieur White, en ce qui concerne l'industrie du uniformisation avec canola, existe‑t‑il encore des débouchés? Je comprends que la démographie au Japon soit en déclin, mais où se trouvent les débouchés à valeur ajoutée concernant le uniformisation avec canola?